Techniques d'argumentation en français
Techniques d'argumentation en français
Annexes ................................................................................................................................97
Annexe 1: Liste des résultats d’apprentissages spécifiques ..................................................99
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Unité modèle: l’argumentation
A30
Présentation de l’unité
Cette unité modèle est conçue pour préparer les élèves du secondaire à mieux comprendre un point de
vue, une opinion et à mieux présenter leurs points de vue ou leurs opinions. Dans la vie de tous les jours
nous devons donner notre opinion, prendre position ou essayer de comprendre la position d’une autre
personne. Pour arriver à bien le faire, il faut savoir organiser ses idées afin d’être bien compris.
Les différents scénarios sont présentés de façon continue, mais peuvent facilement être agencés de façon à
faire de la lecture, un peu d’écriture, à communiquer oralement et à revenir enfin à l’écriture avec la
production finale de la lettre d’opinion.
• Je fais un retour en grand groupe pour la mise en commun des réponses si la discussion s’est faite en
équipe. Je peux présenter la fiche 1: «Situations dans lesquelles les élèves argumentent à l’école» (p. 9)
afin de compléter ou d’organiser les idées des élèves.
• Je présente la fiche 3: «Schéma des connaissances d’une structure de texte argumentative» (p. 12) afin
de bien situer les connaissances et les tâches à faire au cours de cette unité.
Thème
Je présente la fiche des sujets du thème qui peuvent être abordés dans les différentes activités (fiche 2:
«Thème de l’unité: la fierté fransaskoise», p. 10).
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Survol des ressources
Le survol des ressources devra être fait durant les activités.
Symboles utilisés
Domaine: lecture
Domaine: écriture
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Document d’information Fiche 1
Situations dans lesquelles les élèves argumentent à l’école1
• Lorsqu’un élève et une personne adulte se retrouvent dans une situation spontanée de négociation.
• Lorsque les élèves sont dans une situation où ils doivent donner leur point de vue.
• Lorsque les élèves et l’enseignant sont dans une situation où ils doivent défendre un point.
• Lorsque les élèves et l’enseignant sont dans une situation où ils doivent défendre un point de vue.
• Quand les élèves et l’enseignant sont dans une situation spontanée de résolution de problèmes (ex.:
bataille à la récréation).
• Lorsque les élèves et l’enseignant sont dans une situation formelle de résolution de problèmes (ex.:
mathématiques).
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Document d’information Fiche 2
Thème de l’unité: la fierté fransaskoise
Voici quelques sujets qu’il est possible d’aborder (il y a des thèmes, des faits et des opinions):
• Un journal francophone se doit de représenter toute la communauté: où est la place des jeunes dans le
journal l’Eau vive?
• Les jeunes ont-ils vraiment leur place au sein des associations fransaskoises?
• L’avenir est aux francophones qui possèdent bien leur langue première.
• Être bilingue dans l’Ouest, c’est ne pas accepter l’absence de services en français.
• Être artiste en Saskatchewan, c’est choisir une route qui mène je ne sais où.
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• Au service de la communauté fransaskoise dans mon choix de carrière.
• Je suis francophone d’origine, mais je ne suis pas Fransaskois ou Fransaskoise, où est ma place dans la
communauté fransaskoise?
• Mettre sur pied des écoles pour francophones, c’est gaspiller de l’argent.
• Quitter l’école fransaskoise pour une école d’immersion ou une école anglaise.
• Est-ce qu’un groupe francophone de musique rock est viable dans l’Ouest?
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Document d’information Fiche 3
Schéma des éléments d’une structure de texte argumentative
billet éditorial
destinataire intention
sujet amené
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Scénario 1: lecture
je découvre la silhouette de la structure de texte argumentative
Préparation à l’apprentissage
Mise en situation à partir des connaissances antérieures
• Je fais des équipes de 3-4 élèves pour répondre à la question: «Quelles sortes d’arguments utilises-tu
pour arriver à convaincre une autre personne?»
Il est possible aussi de donner une mise en situation concrète où les élèves donnent les arguments qui
pourraient être utilisés pour arriver à convaincre une autre personne.
Il est bon de garder sur transparent les différents arguments donnés afin de pouvoir faire le lien avec
les connaissances qui suivront à l’activité 2 (p. 37).
• Je présente le schéma de l’organisation du texte et des supports des arguments et j’explique les
différentes composantes à l’aide de la Fiche 5: «Schéma de l’organisation du texte et des supports des
arguments» (p. 22).
Tâches
• Reconstruire la présentation visuelle d’un texte.
• Identifier les différents éléments d’une argumentation.
• Identifier les supports des arguments.
• Évaluer la valeur des supports des arguments.
• Identifier les marqueurs de relation.
Matériel
• Rétroprojecteur, transparents et marqueurs à effacement à sec.
• Fiches 4 à 10, le titre des fiches est donné dans chaque activité.
Connaissances
• Organisation générale de la structure de texte argumentative (voir aussi fiche 4, p. 15):
° 1er paragraphe: la prémisse
° un argument par paragraphe: le paragraphe commence par l’argument; il est suivi des supports qui
sont des éléments qui devraient appuyer l’argument, tels que: une illustration, un fait, un exemple,
une citation, etc.
° dernier paragraphe: la conclusion
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• Définition des termes utilisés pour l’argumentation:
° prémisse (thèse): proposition théorique, opinion, position sur quelque chose
dont on s’attache à démontrer la vérité (Le Petit Larousse Illustré 1994).
° argument: preuve qui appuie une affirmation, une thèse, une demande
(Le Petit Larousse Illustré 1994).
° support: élément qui appuie un argument, tel que: une illustration, un fait, un
exemple, une citation, etc.
° conclusion: conséquence logique; proposition qui clôt un raisonnement (Le Petit Larousse
Illustré 1994).
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Document d’information Fiche 4
Connaissances sur l’argumentation
Une argumentation sert à prouver ou à réfuter un fait, une opinion ou un énoncé quelconque. Quel que
soit son point de vue, l’auteur ou l’auteure cherche à convaincre la personne qui l’écoute ou le lit que sa
position (son opinion) est valable, même si elle est personnelle.
La qualité d’une argumentation repose en grande partie sur l’art de convaincre de son auteur ou auteure.
Cependant, se contenter de simplement donner son opinion n’est pas suffisant. Il faut être capable de
l’appuyer sur quelque chose de solide, qu’on ne peut nier. Cet élément, si important, est représenté par les
arguments et constitue le cœur même de l’argumentation.
Une argumentation bien structurée permet à la personne qui la lit ou l’écoute de bien saisir le point de vue
de l’auteur ou de l’auteure.
Organisation du texte
• Structure de texte argumentative par opposition
° l’auteur ou l’auteure annonce un thème;
° il présente des arguments:
– aspects positifs, avantages;
– aspects négatifs, désavantages.
Structure de l’argumentation
• La prémisse (l’introduction)
° La prémisse fait connaître le thème, le fait ou le sujet de l’opinion qui sera développée. Elle
présente le sujet traité (sujet amené), le point de vue défendu (sujet posé) et les différents éléments
qui seront développés (sujet divisé).
− Sujet amené: présentation générale du thème, du fait ou du sujet de l’opinion. J’attire l’attention
vers un sujet.
− Sujet posé: je donne le point de vue sur le sujet amené; je donne une opinion, une position face
au sujet amené.
− Sujet divisé: je donne les différents éléments qui seront développés.
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− argument: énoncé qui sert à prouver ou à nier une idée, une proposition, un
point de vue. Il est indispensable à toute présentation d’un point de vue qui veut convaincre,
provoquer un changement ou modifier l’opinion d’une autre personne;
− contre-argument: énoncé qui va contre l’argumentation générale;
− non-argument: énoncé qui se limite à développer un argument sans modifier l’argumentation.
° Un argument peut être une seule phrase qui énonce une vérité reconnue par tout le monde et qui ne
peut être contestée. Un argument peut aussi être une idée abstraite qui doit être appuyée et
expliquée pour avoir toute sa force de persuasion.
Origine du mot «nestorien»: cette appellation a été donnée en référence à un roi légendaire et
héros de la guerre de Troie, le roi Nestor, roi de Pylos, qui organisait son armée de cette façon:
les meilleurs éléments en avant et en arrière et les éléments les moins sûrs au centre (Tiré de: Le
texte argumentatif, ministère de l’Éducation du Québec, p. 7).
• La conclusion
Elle reprend l’idée de départ pour terminer l’argumentation.
• En connaissant très bien les différents supports des arguments, il est possible de les utiliser
adéquatement pour être au service de l’argumentation. Pour qu’une argumentation soit rigoureuse,
l’opinion doit être soutenue par deux ou trois supports pour chaque argument développé.
• Les faits: mentionner des dates, des événements, des situations. Ils servent à souligner un événement
qui a eu lieu ou aura lieu. C’est donc une situation facilement vérifiable et mesurable.
• Les références: faire référence à des études, à des enquêtes qui appuient les affirmations soumises,
rappeler leurs conclusions, résumer leurs arguments, citer des pourcentages, etc. (pour des références
tirées de textes publiés, il faut donner la source).
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• Les citations ou les énoncés généraux: rapporter les paroles d’une personne qui fait autorité, citer un
proverbe, une maxime, une loi, un règlement, etc.
• Les sentiments, les valeurs, la nouveauté, l’opinion générale, etc.: faire appel à l’amitié, aux liens
familiaux, à l’altruisme, au droit à la vie, à la liberté d’opinion, au progrès, à la nécessité de changer,
etc.
Procédés argumentatifs
• La réfutation (lexique de l’opposition, négation, concession): rejet de la thèse adverse pour mieux
défendre la sienne en faisant appel au destinataire qui est présenté comme son ou sa complice.
• L’explication: précise son point de vue en prétendant répondre à la demande d’explication de son ou
de sa destinataire.
• La démonstration: explication d’un fait ou d’une opinion dans le but de rendre évident ou de prouver
ce fait ou cette opinion.
• La délibération: selon le Petit Larousse Illustré (1994), c’est une réflexion destinée à peser le pour et
le contre avant de prendre une décision. Ce procédé est surtout utilisé par des gens de loi (juge, avocat
ou avocate).
Outils de l’argumentation
• Pour renforcer son plan:
° bien situer ses débuts de texte et de paragraphe;
° soigner ses enchaînements d’idées et d’arguments au cours de son développement;
° souligner son bilan ou sa conclusion.
• Le sujet du texte
° De quoi allons-nous parler?
° Choix d’un sujet auquel il est difficile de répondre par oui ou non;
° La thèse que l’émetteur ou l’émettrice développe.
• Le contexte spatio-temporel:
° Quand et où a été publié le texte, ce qui se passait au moment de la publication: contexte social,
politique, économique, etc.
Cohérence du texte
• Ce sont les liens entre les différentes parties du texte. Assurer la cohérence du texte, c’est s’assurer que
ces liens forment un tout et qu’ainsi, le texte soit compréhensible.
• Plusieurs éléments assurent la cohérence d’un texte, certaines règles facilitent ce travail. On peut les
trouver en utilisant la stratégie: «Assurer la cohérence du texte» qui est expliquée dans le programme
d’études de français.
• Il y a aussi les marqueurs de relation: ce sont des outils fort utiles pour établir des liens entre les
différentes parties d’un texte. Dans la structure de texte argumentative, certains de ces marqueurs de
relation sont plus appropriés à la prémisse qu’à la chaîne des arguments ou qu’à la conclusion.
• Marqueurs de relation
° Définition
− Les marqueurs de relation sont des mots qui aident à établir des liens entre
différents éléments d'une phrase ou entre les parties d’un texte. Ils permettent
d'identifier plus clairement chacune des parties du texte. De plus, chaque
marqueur de relation a un sens précis et indique les rapports établis entre les
idées.
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° Rapports établis par les marqueurs de relation
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° Dans le premier paragraphe:
− tout d'abord, d'un côté, commençons par, d'une part, premièrement.
° Dans la conclusion:
− bref, cela dit, donc, en conclusion, en fin de compte, en résumé, en soi, en somme,
pour conclure, tout bien considéré, tout bien pesé, tout compte fait.
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° Le sujet posé qui, en 1 ou 2 phrases (éléments du sujet à traiter, position), reprend le
sujet donné au point de départ et peut être écrit dans ses propres mots; le sujet peut être
présenté sous forme de question:
− j’utilise une phrase pour faire le lien entre le sujet général et l’élément du sujet à traiter;
− je présente la position face au sujet choisi; j’utilise des mots comme: quoique, bien que, etc.;
− j'emploie de verbes d'expression.
° Le sujet divisé qui, en 1 ou 3 phrases, présente les éléments du sujet (généralement 3) sur lesquels on
s’appuie pour élaborer la chaîne des arguments, pour convaincre de la justesse de son point de vue,
pour influencer:
− j’utilise des marqueurs de relation pour établir un lien entre les différents éléments qui seront
développés (voir la série des marqueurs de relation pour la prémisse, p. 20).
• Conclusion
° Elle débute par un marqueur de relation ( voir la liste de marqueurs de relation à
utiliser dans la conclusion, p. 20).
° Elle rappelle la thèse, l'opinion sur le sujet posé.
° Elle résume l’ensemble des arguments: une phrase par élément développé ou par
paragraphe.
° Elle peut proposer une piste de réflexion, inviter à réfléchir, formuler un souhait,
poser une question.
° Elle peut se terminer par une phrase choc, un proverbe, un dicton, une maxime, etc.
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Document d’information Fiche 5
Schéma de l’organisation du texte et des supports des arguments
Organisation du texte
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Activité 1 La présentation visuelle de la structure de texte
argumentative
Matériel
Fiche 6: Présentation visuelle de la structure de texte argumentative (p. 26)
Fiche 7: Exemple de présentation visuelle d’un texte (p. 27)
Fiche 8: Choix de texte: présentation visuelle; Les coupures à Radio-Canada (p. 28)
Fiche 8a: Corrigé (p. 29)
Fiche 9: Présentation visuelle: La radio française (p. 31)
Fiche 9a: Corrigé (p. 32)
Fiche 10: Prédiction et réaction (p. 33)
Fiche 10a: Corrigé (p. 34)
Fiche 10b: Présentation visuelle: Les canaux français sur le câble (p. 35)
Fiche 10c: Corrigé (p. 36)
Mise en situation
• Je fais le dessin d’un sapin au tableau et je pose les questions suivantes:
° Quel lien existe-t-il entre le sapin et l’organisation d’une structure de texte argumentative?
° Comment penses-tu qu’une structure de texte argumentative va être organisée?
° Comment ses composantes vont-elles se présenter visuellement? Sers-toi de ce que tu connais
de l’organisation générale d’un texte.
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• J’explique la présentation visuelle d’une structure de texte argumentative en parallèle avec la
présentation générale d’un texte et le sapin. Il est important de faire ressortir qu’une présentation
visuelle correcte du texte permet une meilleure compréhension et
une meilleure production (voir fiche 6: «Présentation visuelle de la structure de texte argumentative»,
p. 26).
• Je définis les termes utilisés pour les différentes parties d’une argumentation.
• Je présente un texte qui respecte la présentation visuelle d’un structure de texte argumentative et
j’identifie les différentes parties de l’argumentation: prémisse, chaîne des arguments et conclusion (voir
fiche 7, p. 27).
• Je fais le modelage de la démarche à faire pour organiser le texte: j’exprime à voix haute ce que je
pense lorsque je regarde l’organisation d’une structure de texte argumentative. J’énonce les questions
que je me pose, les stratégies à utiliser, les erreurs rencontrées et ce que je peux faire pour les corriger.
Il est important de le faire sous la forme «je» et non pas sous la forme «tu». Lorsqu’il n’y a pas de
marqueurs de relation, je peux le dire et citer ceux qui sont souvent sous-entendus (voir fiches 8, 9 et
10, p. 28 à 36).
Objectivation
Je pose des questions qui touchent le contenu du texte et qui peuvent amener une discussion. De plus, il
est important d’attirer l’attention sur les indices qui aident à organiser le texte, sur les difficultés
rencontrées et sur les solutions trouvées. Il y a, après chaque texte de cette activité, des suggestions de
questions d’objectivation.
Ensuite, je vois avec les élèves comment cela peut être réutilisé dans une autre situation.
Objectivation:
1. Quel est le rôle, selon vous et selon M. Potié, de la SRC?
2. Et vous, comme jeunes, est-ce que la Société Radio-Canada a une place dans votre
vie quotidienne?
3. Quels indices peuvent nous aider à organiser le texte?
4. Quelles difficultés y voyez-vous?
5. À quoi reconnaît-on la prémisse, un argument et la conclusion?
6. Comment ferez-vous pour organiser le prochain texte?
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• Texte: La radio française (p. 31)
Prendre le temps de faire la fiche de prédiction (p. 33) et réaction afin de bien situer le sujet et les
connaissances des élèves face au sujet. Il est possible de poser quelques questions à toute la classe
avant de faire individuellement la fiche de prédiction.
Objectivation:
1. Êtes-vous d’accord avec la position de l’auteur face à l’effet négatif de la radio?
2. Quelles difficultés avez-vous rencontrées?
3. Quelles solutions avez-vous trouvées?
4. Avez-vous découvert un élément nouveau qui facilitera votre démarche?
Réinvestissement
• La présentation visuelle est très utile pour la compréhension du texte, car elle permet de bien voir les
différentes parties qui le composent. À chaque fois qu’un texte avec une structure argumentative sera
lu, il serait bon d’attirer l’attention des élèves sur la présentation visuelle qui leur donnera une piste
pour aborder leur texte.
Évaluation
• Évaluation formative seulement puisque la présentation visuelle sera évaluée plus loin avec d’autres
activités, car il est important de réinvestir ce concept dans les autres activités.
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Document d’information Fiche 6
Présentation visuelle de la structure de texte argumentative
• autres paragraphes:
° 2e argument avec les éléments qui l’appuient;
° conclusion secondaire (conclusion de l’argument);
° 3e argument avec les éléments qui l’appuient;
° conclusion secondaire (conclusion de l’argument).
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Document d’information Fiche 7
Exemple de présentation visuelle d’un texte
Deux peuples2
«Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre», dit l'adage. Quand, au
Canada, on parle de constitution, on constate encore la justesse de ce proverbe.
Sujet amené Cela fait 50 ans (certains disent 150 ans) que le Québec réclame la
Sujet posé reconnaissance de sa distinction en tant que société. Le Québec et le Canada sont aussi
distincts et différents que le sont la France et l'Angleterre. Bien sûr, théoriquement, rien ne devrait
Prémisse empêcher deux peuples différents à former un seul pays, malgré tous les conflits et rivalités
que l'Histoire a pu semer entre
Sujet divisé eux. Pour y parvenir, il suffit de deux ingrédients: la reconnaissance des différences et de la
bonne volonté.
A1 Reconnaître les différences, cela veut dire que l'on oublie les victoires militaires du passé
et que l'on accepte de reconnaître à l'autre peuple fondateur le statut «d'égal à
égal». Au Canada, cela est refusé par la majorité anglo-saxonne autant aux Québécois
qu'aux autres francophones canadiens.
A2 Pour ce qui est de la bonne volonté, cela doit aller plus loin que de reconnaître que la
poutine, Céline Dion et les rigodons sont des composantes essentielles de la culture
francophone d'Amérique.
Tous les francophones du Canada (Québec inclus) demandent une seule chose:
Chaîne des la reconnaissance que le Canada a été fondé par deux peuples principaux qui
arguments
ont des droits, privilèges et obligations égaux d'un océan à l'autre.
Le 30 octobre dernier, les Québécois ont dit, par référendum, qu'il y a une autre
solution que la séparation. En effet, la solution finale à ce problème ne se trouve
pas dans les efforts soutenus du Canada de faire plier le Québec mais, au
contraire, dans les efforts déployés afin de faire changer les mentalités au Canada
anglais et casser les résistances qu'elles génèrent.
2. Jean-François Lacerte. — La Liberté. — Vol. 83, No 1 (5-11 avr. 1996). — Saint-Boniface : Presse-Ouest, 1996
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Feuille de travail Fiche 8
Choix de texte: présentation visuelle
Consignes
1. Détermine si c’est un thème, un fait ou une opinion.
2. Ensuite, annote ton travail de façon à reconnaître chaque partie de ta présentation visuelle: P =
prémisse SA = sujet amené
A1 = 1er argument SP = sujet posé
A2 = 2e argument SD = sujet divisé (pas toujours là)
C = conclusion S = support de l’argument (facultatif)
Le président de la SRC, Perrin Beatty, a jeté une douche froide sur tous les Canadiens et les Canadiennes en
annonçant des coupures sans précédent. La programmation locale des réseaux anglais et français sera réduite
partout au Canada. C’est clair que la communauté fransaskoise sera affectée de façon démesurée par les
compressions annoncées. Alors que la communauté anglophone peut compter sur une diversité de canaux, de
journaux et de revues dans sa langue, les Fransaskois n’ont que la SRC et l’Eau vive où se reconnaître. Nous
venons de nous voir soutirer un pilier sur lequel nous pouvions nous appuyer. La SRC contribue énormément à
l’épanouissement de la communauté: au niveau du dépistage et du développement des jeunes artistes fransaskois, en
offrant un service d’information d’une grande qualité et une programmation qui reflète la communauté. Le président
de l’ACFC a eu raison de qualifier cette réduction de services inacceptable. Cela va à l’encontre de la politique de
bilinguisme du Canada. Il faut se battre pour préserver les services de radio et de télévision auxquels nous avons
droit. Souhaitons que ces coupures aient l’effet contraire à celui qui est prévisible. Puisse cette annonce rassembler
tous les Fransaskois et francophones canadiens afin de dessiner une riposte à cette nouvelle attaque. Ce n’est pas
parce qu’on n’a plus de micros qu’il faut se taire! Au contraire!
3. Francis Potié. — L’Eau vive. — (26 sept. 1996). — Regina : Coopérative des publications fransaskoises
28
Feuille de travail: Corrigé Fiche 8a
Présentation visuelle: Les coupures à Radio-Canada
Texte annoté
P
Le président de la SRC, Perrin Beatty, a jeté une douche froide sur tous les Canadiens
canaux, de journaux et de revues dans sa langue, les Fransaskois n’ont que la SRC
A2
et l’Eau vive où se reconnaître. / Nous venons de nous voir soutirer un pilier sur
(S)
lequel nous pouvions nous appuyer. / La SRC contribue énormément à l’épanouissement
cette annonce rassembler tous les Fransaskois et francophones canadiens afin de dessiner
une riposte à cette nouvelle attaque. Ce n’est pas parce qu’on n’a plus de micros qu’il faut
se taire! Au contraire!
29
Présentation visuelle: Les coupures à Radio-Canada
Sujet amené Le président de la SRC, Perrin Beatty, a jeté une douche froide sur tous les
Canadiens et les Canadiennes en annonçant des coupures sans précédent. La
Prémisse programmation locale des réseaux anglais et français sera réduite partout au
Sujet posé Canada.
A1 C’est clair que la communauté fransaskoise sera affectée de façon démesurée par
les compressions annoncées. (S) Alors que la communauté anglophone peut
compter sur une diversité de canaux, de journaux et de revues dans sa langue,
les Fransaskois n’ont que la SRC et l’Eau vive où se reconnaître.
A2 Nous venons de nous voir soutirer un pilier sur lequel nous pouvions nous
appuyer. (S) La SRC contribue énormément à l’épanouissement de la
Chaîne descommunauté: au niveau du dépistage et du développement des jeunes artistes
arguments
fransaskois, en offrant un service d’information d’une grande qualité et une
programmation qui reflète la communauté.
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Feuille de travail Fiche 9
Présentation visuelle: La radio française4
Consignes
En 1924, période de prospérité économique, les ventes de postes récepteurs de radio augmentent en
flèche. Cependant, pour les 136,000 personnes de langue française
de l’Ouest canadien, la radio, principalement de langue anglaise, représente un risque dont la majorité ne
peut mesurer. Les chefs, eux, ont saisi le danger; la radio de langue anglaise affaiblit de l’intérieur la force
de l’âme canadienne-française et elle peut même mener à l’assimilation. La radio anglaise vient en quelque
sorte assaillir quotidiennement le foyer, principal sanctuaire de la langue. C’est aussi un puissant moyen de
propagande qui permet, par exemple, à des conférenciers indifférents ou même ennemis des valeurs
franco-catholiques et, professant en plus une conception matérialiste de l’existence de pénétrer à volonté
dans le milieu familial. Plusieurs émissions transmises dans l’Ouest sont dites «bilingues», à cause d’un
contenu musical instrumental. Il n’en reste pas moins que les Franco-canadiens entendent rarement des
«syllabes françaises». Jeunes et vieux écoutent à longueur de journée, dans une langue autre que la leur,
des propos étrangers à leurs mœurs, à leur nationalité, à leur foi. Une telle situation leur semble
intolérable. La langue, gardienne de la foi, disparaîtra sans aucun doute!
4. Laurier Gareau. — Le défi de la radio française. — Regina : Société historique de la Saskatchewan, 1990. — P. 6
31
Feuille de travail: Corrigé Fiche 9a
Présentation visuelle: La radio française
Sujet amené P En 1924, période de prospérité économique, les ventes de postes récepteurs de
Sujet posé radio augmentent en flèche. Cependant, pour les 136,000 personnes de langue
française de l’Ouest canadien, la radio, principalement de langue anglaise,
Sujet divisé représente un risque dont la majorité ne peut mesurer. Les chefs, eux, ont
saisi le danger; la radio de langue anglaise affaiblit de l’intérieur la force de
Prémisse
l’âme canadienne-française et elle peut même mener à l’assimilation.
A2 C’est aussi un puissant moyen de propagande qui permet, par exemple, à des
conférenciers indifférents ou même ennemis des valeurs franco-catholiques
Chaîne des et, professant en plus une conception matérialiste de l’existence de pénétrer à
arguments volonté dans le milieu familial.
32
Feuille de travail Fiche 10
Prédiction et réaction
Consignes
Avant de lire le texte: «La radio française», tente de répondre par vrai ou faux aux questions suivantes.
Lorsque tu auras lu le texte, vérifie tes réponses.
Vrai Faux
1. La radio française existait en 1924.
33
Feuille de travail: Corrigé fiche 10a
Prédiction et réaction
Consignes
Avant de lire le texte: «La radio française», tente de répondre par vrai ou faux aux questions suivantes.
Lorsque tu auras lu le texte, vérifie tes réponses.
Vrai Faux
1. La radio française existait en 1924. √
2. Pendant les émissions bilingues, les francophones de la province √
pouvaient écouter des chansons en français.
3. Les chefs de la communauté s’inquiétaient de l’impact de la radio de √
langue anglaise sur les francophones.
4. La radio peut être un facteur d’assimilation. √
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Feuille de travail Fiche 10b
Présentation visuelle: Les canaux français sur le câble5
Consignes
2. Ensuite, annote ton travail de façon à reconnaître chaque partie de ta présentation visuelle:
P = prémisse SA = sujet amené
A1 = 1er argument SP = sujet posé
A2 = 2e argument, etc. SD = sujet divisé (pas toujours présent)
C = conclusion
Depuis quelques années, le nombre de canaux disponibles sur le câble ne cesse d’augmenter. En est-il de
même pour les canaux français? La révolution technologique dans la télédiffusion fait en sorte que la
majorité des foyers fransaskois peuvent avoir accès à une cinquantaine de canaux anglais, contre
seulement trois canaux en français. Et la tendance se poursuit. Le Conseil de la radiodiffusion et de la
télédiffusion canadiennes (CRTC) a accordé 223 nouvelles licenses pour des canaux de télévision
spécialisés dont quatre pour des canaux français. Sur ce, trois sont censés être disponibles à l’échelle du
Canada alors que le quatrième sera disponible au Québec seulement. Au premier regard, cela semble être
de très bonnes nouvelles pour les francophones en milieu minoritaire. Le choix de canaux de télévision
française disponibles en Saskatchewan sera appelé à augmenter. À l’heure actuelle, tout le monde est
censé avoir accès à la SRC, RDI et TV5. En ce qui concerne RDI et TV5, ce n’est pas encore chose faite
partout. Et que dire des autres services de télévision en français tels que le Canal famille, le Réseau des
sports, Premier choix, Télé-Métropole et bien d’autres. En Saskatchewan, ces services ne sont carrément
pas disponibles. La technologie actuelle permettrait aux francophones de l’Ouest l’accès à une dizaine de
canaux de télévision en français. Mais les chances que les câblo-distributeurs accordent la priorité à des
canaux de télévision en français sont nulles. Les câblo-distributeurs sont en affaires pour faire de l’argent
et ils vont sûrement offrir les services les plus en demande. C’est donc important que les francophones en
fassent la demande. Il faut qu’individus et organismes se concertent pour inciter les câblo-distributeurs à
offrir ce service. Visons le jour où nous pourrons appeler notre câblo-distributeur et demander le «French
package».
5. Francis Potié. — L’Eau vive. — (12 sept. 1996). — Regina : Coopérative des publications fransaskoises. — P. 4
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Feuille de travail: Corrigé Fiche 10c
Présentation visuelle: Les canaux français sur le câble
Sujet amené P Depuis quelques années, le nombre de canaux disponibles sur le câble ne cesse
Sujet posé d’augmenter. En est-il de même pour les canaux français? La révolution
Sujet divisé technologique dans la télédiffusion fait en sorte que la majorité des foyers
fransaskois peuvent avoir accès à une cinquantaine de canaux anglais, contre
Prémisse
seulement trois canaux en français. Et la tendance se poursuit.
A2 À l’heure actuelle, tout le monde est censé avoir accès à la SRC, RDI et TV5.
Chaîne desEn ce qui concerne RDI et TV5, ce n’est pas encore chose faite partout. Et que
arguments dire des autres services de télévision en français tels que le Canal famille, le
Réseau des sports, Premier choix, Télé-Métropole et bien d’autres. En
Saskatchewan, ces services ne sont carrément pas disponibles.
36
Activité 2 Sur quoi te bases-tu?
Matériel
Textes que vous trouverez en annexe ou autres textes déjà lus ou textes de l’actualité
(p. 99)
Fiche 4: Connaissances de l’argumentation (p. 15)
Fiche 5: Schéma de l’organisation du texte et les supports des arguments (p. 22)
Fiche 11: Identification des arguments (p. 39)
Rétroprojecteur
Mise en situation
• Je présente le schéma de l’organisation du texte afin de situer les différents supports des arguments
(fiche 5, p. 22).
• Je reprends les arguments donnés par les élèves lors de la mise en situation du scénario 1 (p. 13) en
cherchant à les préciser en fonction des connaissances du schéma de la fiche 5 (p. 22) et des
connaissances de chacun des supports (p. 15).
Il faut aussi tenir compte de l’organisation générale du texte afin de déterminer si c’est un texte qui
présente un thème, un fait ou une opinion. Cette organisation générale déterminera aussi l’organisation
des supports des arguments.
• Il est possible d’utiliser les textes des activités précédentes et d’identifier les supports des arguments
avec les élèves, de déterminer quel genre de support a été utilisé et sa validité.
• Cette activité peut se faire avec toute la classe, en équipe et ensuite individuellement.
Objectivation
1. Quels supports utiliserais-tu pour appuyer les arguments avancés dans les textes que tu as lus?
2. Que valent les supports utilisés par les différents auteurs? Viennent-ils appuyer
les arguments, les renforcent-ils, etc.?
Évaluation
Évaluation formative au cours des exercices collectifs et en équipe et évaluation du premier texte étudié
individuellement. L’évaluation sommative de l’organisation du texte et de l’identification des arguments
peut se faire lors de l’activité d’écriture.
Réinvestissement
Il est fortement suggéré de reprendre les différents éléments du schéma dans d’autres activités de lecture,
d’écoute et même d’écriture.
37
Commentaires (points à améliorer la prochaine fois):
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
38
Feuille de travail Fiche 11
Identification des arguments
2e argument: _____________________________________________________________________
_____________________________________________________________________
• support de l’argument: ___________________________________________________________
type d’argument: ________________________________
3e argument: _____________________________________________________________________
_____________________________________________________________________
• support de l’argument: ___________________________________________________________
type d’argument: ________________________________
39
Scénario 2: écriture
j’organise mes idées
Préparation à l’apprentissage
Mise en situation à partir des connaissances antérieures
• Je reviens avec l’image du sapin et je fais définir chacune des parties, selon ce qui a été vu pour la
structure de texte argumentative.
• Je présente le schéma de l’organisation de la structure de texte argumentative (fiche 5,
p. 22).
• Je remets la fiche du thème en précisant l’usage de cette fiche (fiche 2, p. 10).
Matériel
• Fiches 12 à 36. Le titre des fiches est donné dans chaque activité.
41
Document d’information Fiche 12
Connaissances nécessaires pour la rédaction d’un texte à structure argumentative
• Fait: Action de faire, événement, acte. Ce qui est fait, ce qui existe (Le Petit Larousse
Illustré, 1994).
• Opinion: Jugement, avis émis sur un sujet (Le Petit Larousse Illustré, 1994).
Organisation du texte
• Le thème, le fait ou l’opinion vont déterminer l’organisation de la structure de texte argumentative.
° Si l’auteur ou l’auteure choisit de développer son argumentation en partant d’un
thème, l’organisation de son texte se fera par opposition: avantages et désavantages, aspects
positifs et aspects négatifs.
° Si l’auteur ou l’auteure choisit de développer son argumentation en partant d’une opinion,
l’organisation de son texte se fera par accumulation: les arguments se suivent avec leurs
illustrations, les preuves pour les appuyer. Les modes d’illustration les plus utilisés sont:
l’illustration par un récit, par un fait et par un exemple. L’illustration sert donc à appuyer
l’argument.
° Si l’auteur ou l’auteure choisit de développer son argumentation en partant d’un
fait, l’organisation de son texte se fera par la présentation des causes et des effets.
• Supports des arguments: pour ces trois choix d’organisation du texte, il y a différents supports qui
viennent aider à développer l’argumentation, appuyer ce qui est dit ou écrit. Ces informations se
trouvent à la fiche 4: «Connaissances de l’argumentation»
(p. 15), et dans le schéma de la fiche 5 (p. 22).
• Organisation de la prémisse: la prémisse doit avoir les trois éléments suivants afin de bien situer son
sujet:
° Sujet amené: présentation générale du sujet.
° Sujet posé: le point de vue sur le sujet traité.
° Sujet divisé (s’il y a lieu): annonce des grands points du développement .
43
° Les arguments doivent former un tout qu’on appelle la chaîne des arguments: ils doivent se tenir
ensemble, l’un amenant l’autre.
• Organisation de la conclusion: la conclusion reprend d’une certaine manière l’idée de départ afin de
fermer la boucle.
44
Activité 1 Un thème, un fait ou une opinion
Matériel
Fiche 13: Un thème, un fait ou une opinion (p. 47)
Fiche 13a: Corrigé (p. 48)
• Je peux dire aux élèves qu’on peut tailler un sapin afin de lui donner la forme voulue. Il aura une taille
différente selon qu’on utilise le thème, le fait ou l’opinion. Je peux illustrer le tout en dessinant 3 sapins
de formes différentes: un sapin allongé, un autre plus court et un dernier arrondi, selon ma créativité.
• Je fais un retour sur la présentation visuelle du texte en la reliant à un autre élément de l’organisation
du texte tel que: le thème, le fait ou l’opinion.
• Je peux compléter ces informations avec la fiche 4 traitant des connaissances sur la structure de texte
argumentative (p. 15).
• Je montre comment distinguer le thème, le fait et l’opinion: il est important que l’élève distingue bien
un thème, un fait ou une opinion car cela prédétermine l’organisation de la structure de texte
argumentative qu’il ou elle peut lire ou écrire (fiche 13: «Un thème, un fait ou une opinion», p. 47).
• À partir des énoncés de la fiche 13, je demande de transformer les énoncés de thème et de fait en
énoncés d’opinion.
Objectivation
1. À quoi peux-tu reconnaître un thème, un fait ou une opinion dans un énoncé?
2. As-tu rencontré certaines difficultés en cherchant à les identifier?
3. Qu’as-tu fait pour résoudre ton problème?
4. As-tu rencontré certaines difficultés en cherchant à les transformer?
5. Qu’est-ce qui a facilité ta démarche de transformation?
45
Évaluation
L’évaluation formative a lieu lors de la correction de l’exercice.
46
Feuille de travail Fiche 13
Un thème, un fait ou une opinion
Consignes
Voici quelques phrases ou sujets qui pourraient devenir une structure de texte argumentative.
Ensuite, après avoir corrigé ce travail avec le groupe, transforme les thèmes et les faits en
opinion.
7. ____ Le bilinguisme.
Exemples:
1. La créativité de nos artistes fransaskois.
Transformation en opinion: nos artistes fransaskois font preuve de créativité à la télévision française.
2. La jeunesse fransaskoise
Transformation en opinion: la jeunesse fransaskoise prend de plus en plus sa
place au sein de nos associations provinciales et locales.
47
Feuille de travail: Corrigé Fiche 13a
Un thème, un fait ou une opinion
Consignes
Voici quelques phrases ou sujets qui pourraient être le sujet d’une structure de texte argumentative.
Ensuite, après avoir corrigé ce travail avec le groupe, transforme les thèmes et les faits en
opinion.
7. _T__ Le bilinguisme.
Exemples:
1. La créativité de nos artistes fransaskois.
Transformation en opinion: nos artistes fransaskois font preuve de créativité à la télévision française.
2. La jeunesse fransaskoise
Transformation en opinion: la jeunesse fransaskoise prend de plus en plus sa place au sein de nos
associations provinciales et locales.
Activité 2 Je te présente...
48
Matériel
Fiche 2: Thème de l’unité: la fierté fransaskoise (p. 10)
Fiche 12: Connaissances nécessaires pour la rédaction d’un texte à structure
argumentative (p. 43)
Fiche 14: Démarche pour rédiger une prémisse (p. 51)
Fiche 15: Évaluation en équipe des prémisses (p. 52)
Fiche 16: Évaluation individuelle des prémisses (p. 53)
Fiche 17: Évaluation sommative de la prémisse (p. 54)
• Je pose ensuite la question: «Quels liens pouvez-vous établir entre cette présentation et la prémisse
d’une argumentation?»
• Ainsi, je tente d’identifier les éléments essentiels de la prémisse à partir des réponses des élèves.
• Il est maintenant temps de revenir à la fiche du thème afin de commencer le travail de préparation à la
rédaction d’un texte à structure argumentative et à la présentation orale d’une argumentation (fiche 2:
«Thème de l’unité: la fierté fransaskoise», p. 10).
• J’écris, au tableau ou sur un transparent, différentes prémisses en partant d’un thème, d’un fait ou
d’une opinion.
• Je fais le modelage de la démarche à suivre: j’énonce à voix haute ce que je dois faire lorsque j’ai à
rédiger une prémisse à partir d’un thème, d’un fait et d’une opinion. J’énonce à voix haute les
questions que je me pose, en écrivant les réponses trouvées, les stratégies utilisées, les difficultés
rencontrées et ce que je peux faire pour les surmonter. Il est important de le faire en utilisant la forme
«je» plutôt que la forme «tu».
• En équipe ou avec un partenaire, rédiger 3 prémisses différentes en se servant des énoncés de la fiche
2: «Thème de l’unité: la fierté fransaskoise», p. 10.
° une prémisse pour un thème;
° une prémisse pour un fait;
° une prémisse pour une opinion.
49
• Dans chaque prémisse, il faut avoir:
° le sujet amené: présentation générale du sujet;
° le sujet posé: le point de vue sur le sujet amené;
° le sujet divisé: annonce des grands points du développement.
• L’équipe présente ses 3 prémisses à une autre équipe qui aura à les évaluer (fiche 15: «Évaluation en
équipe des trois prémisses», p. 52).
• Ensuite, je fais choisir à chaque élève l’élément du thème qu’il ou elle voudra aborder dans sa lettre
d’opinion.
° Chaque élève devra rédiger 3 prémisses pour l’énoncé choisi:
− une prémisse pour un thème;
− une prémisse pour un fait;
− une prémisse pour une opinion.
° Les 3 prémisses sont ensuite évaluées par une autre personne de la classe. L’auteur ou l’auteure
des prémisses en choisira une, y apportera les corrections nécessaires et la remettra à l’enseignant
ou à l’enseignante pour l’évaluation sommative.
Objectivation
L’objectivation informelle se fait tout au long des différentes étapes de la tâche afin d’attirer l’attention
sur ce qui se passe et sur les difficultés rencontrées.
Évaluation
Fiche 15: Évaluation en équipe des prémisses (p. 52)
Fiche 16: Évaluation individuelle des prémisses (p. 53)
Fiche 17: Évaluation sommative de la prémisse (p. 54)
50
Document d’information Fiche 14
Démarche pour rédiger une prémisse
Alors,
1. je choisis le sujet de mon texte, et
6. j’ajoute les marqueurs de relation qui établissent le mieux les relations entre
les phrases, et
51
Échelle d’appréciation Fiche 15
Évaluation en équipe des prémisses
52
Échelle d’appréciation Fiche 16
Évaluation individuelle des prémisses
53
Échelle d’appréciation Fiche 17
Évaluation sommative de la prémisse
0 1 2 3 4 5
Total: / 35 points
Commentaires:___________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
54
Activité 3 Un bon argument
Matériel
Prémisses rédigées en équipe au cours de l’activité précédente
Fiche 5: Schéma de l’organisation du texte et des supports des arguments (p. 22)
Fiche 18: Démarche pour rédiger un argument (p. 57)
Fiche 19: Évaluation en équipe des trois arguments (p. 58)
Fiche 20: Évaluation individuelle des deux arguments (p. 59)
Évaluation sommative d’un argument (p. 59)
Mise en situation
• Je rappelle les connaissances se rapportant à ce qu’est un argument et ce qui est important pour que
ce soit un bon argument. J’établis le lien entre ces connaissances et la prémisse afin de bien assurer la
cohérence de cette partie de l’argumentation à rédiger.
• Je modélise la rédaction d’un argument à partir d’une prémisse rédigée par un ou une élève.
J’écris, au tableau ou sur un transparent, différentes prémisses en partant d’un thème, d’un fait ou
d’une opinion: j’exprime à voix haute ce que je dois faire lorsque j’ai à rédiger une prémisse à partir
d’un thème, d’un fait et d’une opinion. J’énonce à voix haute les questions que je me pose en écrivant
les réponses trouvées, les stratégies utilisées, les difficultés rencontrées et ce que je peux faire pour les
surmonter. Il est important de le faire en utilisant «je» plutôt que «tu».
• Ensuite, en équipe ou avec un ou une partenaire, je demande aux élèves de rédiger un argument pour
chaque prémisse rédigée à l’activité 2. Pour chaque argument, il doit y avoir au moins un support.
Les marqueurs de relation doivent établir les liens entre les différentes parties (fiche 18: «Démarche
pour rédiger un argument», p. 57).
L’équipe présente ses 3 arguments avec les prémisses à une autre équipe qui aura à les évaluer (fiche
19: «Évaluation en équipe des trois arguments», p. 58).
• Individuellement, chaque élève aura ensuite à rédiger 2 arguments pour une prémisse choisie parmi
celles qui ont été rédigées en équipe. Ces arguments sont ensuite présentés à un ou autre élève pour
évaluation. Puis, l’auteur ou l’auteure choisira un seul argument qu’il présentera avec la prémisse
pour que l’enseignant ou l’enseignante en fasse une évaluation sommative (fiche 20: «Évaluation
individuelle des deux arguments et évaluation sommative d’un argument», p. 59).
Objectivation
L’objectivation informelle se fait tout au long des différentes étapes de la tâche afin d’attirer l’attention
sur ce qui se passe et sur les difficultés rencontrées.
55
Évaluation
Fiche 19: Évaluation en équipe des trois arguments (p. 58)
Fiche 20: Évaluation individuelle des deux arguments (p. 59)
Évaluation sommative d’un argument (p. 59)
56
Document d’information Fiche 18
Démarche pour rédiger un argument
Alors,
1. je reprends les éléments énoncés dans le sujet divisé de la prémisse, et
6. j’ajoute les marqueurs de relation nécessaires pour établir des liens dans
chaque paragraphe et entre chaque paragraphe (voir fiche 4, p. 15), et
57
Échelle d’appréciation Fiche 19
Évaluation en équipe des trois arguments
Membres de l’équipe:
_________________________________ _________________________________
_________________________________ _________________________________
Commentaires:______________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________
58
Échelle d’appréciation Fiche 20
Évaluation individuelle des deux arguments
1er argument
Organisation du texte: ____________________________
oui non à améliorer
L’argument tient compte de l’organisation du texte.
L’argument tient compte de la prémisse.
Le support de l’argument vient appuyer l’argument.
Les marqueurs de relation sont pertinents.
2e argument
Organisation du texte: _____________________________
oui non à améliorer
L’argument tient compte de l’organisation du texte.
L’argument tient compte de la prémisse.
Le support de l’argument vient appuyer l’argument.
Les marqueurs de relation sont pertinents.
Commentaires:____________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
Signature de l’évaluateur ou de l’évaluatrice: ____________________________________
Commentaires: ___________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
59
Activité 4 En conclusion...
Matériel
Fiche 4: Connaissances de l’argumentation (p. 15)
Fiche 21: Démarche pour rédiger une conclusion (p. 62)
Fiche 22: Évaluation en équipe des trois conclusions (p. 63)
Fiche 23: Évaluation individuelle des deux conclusions (p. 65)
Fiche 24: Évaluation sommative de la conclusion (p. 66)
Mise en situation
Je pose des questions pour faire appel aux connaissances antérieures sur
l’organisation de la structure de texte argumentative et je vérifie ce que peut être la conclusion d’un texte
ayant une structure argumentative.
• J’écris, au tableau ou sur un transparent, différentes prémisses rédigées par des élèves en partant d’un
thème, d’un fait ou d’une opinion.
Je fais le modelage de la démarche à faire pour rédiger une conclusion. Je peux aussi présenter des
conclusions rédigées par les élèves.
• En équipe ou avec un partenaire, les élèves rédigent trois conclusions pour les prémisses rédigées à
l’activité 2 (p. 37).
° Dans chaque conclusion, il faut avoir:
• un marqueur de relation qui débute la conclusion;
• une phrase qui résume chaque aspect développé;
• une piste de réflexion, un souhait, ou une question;
• une phrase choc, un proverbe, un dicton ou une maxime pour terminer.
° L’équipe présente ses trois conclusions avec les prémisses à une autre équipe qui les évaluera (fiche
21: «Évaluation en équipe des trois conclusions», p. 62).
• Ensuite, chaque élève aura à rédiger, individuellement, deux conclusions différentes pour la prémisse
rédigée individuellement à l’activité 2.
° Ces deux conclusions seront évaluées par une autre personne de la classe. Ensuite, l’élève en
choisira une seule, y apportera les changements nécessaires et la remettra à l’enseignant ou
l’enseignante pour évaluation sommative (fiche 22: «Évaluation individuelle des deux conclusions»,
p. 63).
60
Objectivation
L’objectivation informelle se fait tout au long des différentes étapes de la tâche afin d’attirer l’attention
sur ce qui se passe et sur les difficultés rencontrées.
Évaluation:
Fiche 22: Évaluation en équipe des trois conclusions (p. 63)
Fiche 23: Évaluation individuelle des deux conclusions (p. 65)
Fiche 24: Évalution sommative de la conclusion (p. 66)
61
Document d’information Fiche 21
Démarche pour rédiger une conclusion
Alors,
1. je relis ma prémisse, et
62
Échelle d’appréciation Fiche 22
Évaluation en équipe des trois conclusions
Équipe de travail:
_______________________________ _______________________________
_______________________________ _______________________________
63
Conclusion d’une opinion oui non à améliorer
Il y a un marqueur de relation qui débute la conclusion.
Le choix du marqueur de relation est adéquat.
Chaque élément énoncé dans la prémisse est résumé.
Le résumé de chaque énoncé est clair.
Il y a une piste de réflexion, un souhait ou une question.
La piste de réflexion, la question ou le souhait est clair.
La piste de réflexion, la question ou le souhait est pertinent.
Il y a une phrase choc, un proverbe, etc., pour terminer.
La phrase choc ou le proverbe, etc., est clair.
La phrase choc ou le proverbe est approprié.
Il y a des marqueurs de relation qui établissent des liens.
Le choix des marqueurs de relation est adéquat.
Commentaires:____________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
64
Échelle d’appréciation Fiche 23
Évaluation individuelle des deux conclusions
Travail de ____________________________________________
2e Conclusion ___________________________________
oui non à améliorer
Il y a un marqueur de relation qui débute la conclusion.
Le choix du marqueur de relation est adéquat.
Chaque aspect énoncé dans la prémisse est résumé.
Le résumé de chaque énoncé est clair.
Il y a une piste de réflexion, un souhait ou une question.
La piste de réflexion, la question ou le souhait est clair.
La piste de réflexion, la question ou le souhait est pertinent.
Il y a une phrase choc, un proverbe, etc., pour terminer.
La phrase choc ou le proverbe, etc., est clair.
La phrase choc ou le proverbe est approprié.
Il y a des marqueurs de relation qui établissent des liens.
Le choix des marqueurs de relation est adéquat.
Commentaires: ___________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
65
Échelle d’appréciation Fiche 24
Évaluation sommative de la conclusion
Travail de ______________________________
0 1 2 3 4 5
Commentaires : __________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
66
Activité 5 J’organise mon texte
Matériel
Fiche 25: Grille d’évaluation de la présentation visuelle d’un court texte (p. 68)
Mise en situation
Je fais un retour sur les connaissances antérieures des élèves sur l’organisation de la structure de texte
argumentative.
• Je remets tout de suite les différentes grilles d’évaluation afin de permettre aux élèves de bien savoir
quels seront les critères d’évaluation (fiche 25: «Grille d’évaluation de la présentation visuelle d’un
court texte», p. 68).
• Lorsque le texte est rédigé, l’équipe présente son travail à une autre équipe pour obtenir des
commentaires. Elle fait ensuite les modifications suggérées et met son travail au propre afin de le
remettre pour l’évaluation sommative.
Objectivation
Elle se fait tout au long du travail en équipe et lors de l’évaluation formative par une autre équipe.
Évaluation
Fiche 25: Grille d’évaluation de la présentation visuelle d’un court texte (p. 68)
Évaluation sommative (p. 68)
67
Échelle d’appréciation Fiche 25
Grille d’évaluation de la présentation visuelle d’un court texte
Commentaires:
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
Signature des membres de l’équipe évaluatrice:
______________________________ ______________________________
Évaluation sommative
M F B TB E
Indices 1 2 3 4 5
Le ou les premiers paragraphes présentent la prémisse.
Il n’y a qu’un argument par paragraphe.
Le nombre d’arguments demandés est respecté.
Le nombre d’arguments correspond au sujet divisé.
La conclusion se trouve dans le dernier paragraphe.
La conclusion appuie bien le texte.
2 4 6 8 10
La structure des phrases est adéquate.
Les mots sont bien orthographiés.
Commentaires:____________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
68
Activité 6 Mes informations et mon plan
Matériel
Fiche 26: Démarche pour la recherche d’informations nécessaires à la rédaction
d’un texte (p. 71)
Fiche 27: Collecte d’informations (p. 72)
Fiche 28: Bibliographie (p. 73)
Fiche 29a: Plan de l’argumentation d’un thème (p. 75)
Fiche 29b: Plan de l’argumentation d’un fait (p. 76)
Fiche 29c: Plan de l’argumentation d’une opinion (p. 77)
Fiche 30: Grille d’évaluation formative du plan de l’argumentation (p. 78)
Mise en situation
• Je présente les fiches nécessaires pour la collecte d’informations et pour la préparation du plan.
• J’informe les élèves que le plan de leur argumentation va leur servir pour rédiger une lettre d’opinion.
Les informations recueillies vont venir appuyer leurs arguments et permettre ainsi de bien développer
leur point de vue.
• De plus, ce plan va leur servir lors de la présentation orale de leur point de vue.
Objectivation
1. Quelles difficultés as-tu rencontrées en utilisant la fiche de la collecte d’informations?
2. Quelles difficultés as-tu rencontrées en faisant ton plan?
3. Comment as-tu réussi à les surmonter?
69
Évaluation
• Fiche 30: Grille d’évaluation formative du plan de l’argumentation (p. 78)
• Lors de la remise finale du travail écrit, le plan devra être remis pour qu’une évaluation sommative soit
faite.
70
Document d’information Fiche 26
Démarche pour la recherche d’informations nécessaires à la rédaction d’un texte
Alors
6. j’inscris, dans la section «V», ce que je voudrais savoir sur mon sujet, et
7. je complète la section «A» avec ce que j’ai appris dans les livres, et
71
Feuille de travail Fiche 27
Collecte d’informations
Nom ____________________________________
Thème de lecture
S V A
ce que je sais ce que je veux savoir ce que j’ai appris
1. 1. 1.
2. 2. 2.
3. 3. 3.
4. 4. 4.
5. 5. 5.
6. 6. 6.
7. 7. 7.
8. 8. 8.
9. 9. 9.
72
Bibliographie
Bédard-Frapet, Johanne — Album souvenir : 75e anniversaire. — Regina : Association culturelle Franco-
Canadienne, 1987. — P. 60
Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada. — «Dessein 2000 : Pour un espace
francophone» : Rapport final. — Ottawa : Fédération des communautés francophones et acadienne du
Canada, 1992
La Moisson : Bulletin de liaison des conseils scolaires fransaskois. — Regina : Conseil général des écoles
fransaskoises
Landry, Rodrigue. — «Le bilinguisme additif chez les francophones minoritaires du Canada». — Revue
des sciences de l’éducation. — Vol. 8, no 2 (1982). — P. 219-241
73
Ministère de l’Éducation de la Saskatchewan. — Sciences humaines : Matériel d’appui : La
Saskatchewan française : Volume 1 : La culture canadienne-française et l’éducation fransaskoise. —
Regina : Ministère de l’Éducation de la Saskatchewan, 1996
Adresses électroniques
BMLO: [Link]
La communauté fransaskoise
[Link]
La Liberté: [Link]
74
Feuille de travail Fiche 29a
Plan de l’argumentation d’un thème
Nom ________________________
Avantages
1er argument
support
support
2e argument
support
support
3e argument
support
support
Désavantages
1er argument
support
support
2e argument
support
support
3e argument
support
support
Conclusion:
75
Plan de l’argumentation d’un fait
Nom ________________________
Fait:
Causes: Conséquences:
support support
support support
support support
support support
support support
support support
Conclusion:
76
Feuille de travail Fiche 29c
Plan de l’argumentation d’une opinion
Nom _________________________
support
support
2e argument Illustration
support
support
3e argument Illustration
support
support
Conclusion:
77
Échelle d’appréciation Fiche 30
Grille d’évaluation formative du plan de l’argumentation
Nom ____________________________________
Commentaires: ___________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
Commentaires: ___________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
78
Plan à partir d’une opinion oui non à améliorer
L’opinion est bien énoncée.
Les arguments sont bien définis.
Le choix des arguments est pertinent.
Le choix des supports des arguments est pertinent et varié.
Le nombre de supports des arguments est suffisant.
La conclusion est claire.
Il y a un souhait, une solution ou une recommandation dans la solution.
Commentaires: ___________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
79
Activité 7 C’est sérieux le protocole!
Mise en situation
• Je commence par la recherche de la définition du mot «protocole».
• J’établis le lien avec les connaissances antérieures des élèves en allant vérifier ce qu’ils et elles savent
sur le protocole de la lettre.
• Pour pouvoir rédiger cette lettre d’opinion, je dois me servir de mes connaissances de la structure de
texte argumentative et les organiser d’une façon bien précise qu’on appelle le protocole de la lettre. Je
présente les différentes parties de la lettre, (fiche 30: «Connaissances du protocole de la lettre», p. 81).
• Les élèves écrivent leur lettre en se servant du plan fait à l’activité 6 (p. 69).
Objectivation
L’objectivation se fait de façon informelle tout au long de la tâche.
Évaluation
Fiche 32: Grille d’auto-évaluation de la lettre (p. 83)
Fiche 33: Grille d’évaluation sommative du plan et de la lettre (p. 84)
80
Document d’information Fiche 31
Connaissances du protocole de la lettre
Endroit et date
Endroit, date Nom de l’endroit avec majuscule et au complet
mois en minuscules, pas de point à la fin
81
Connaissances sur le protocole de la lettre
• Les différentes parties de la lettre sont toutes alignées à gauche.
• L’endroit et la date:
° l’endroit est inscrit dans le coin supérieur gauche à environ 4 cm du haut;
° l’endroit s’écrit avec une majuscule, il est suivi d’une virgule et de la date;
° le mois s’écrit sans majuscule en français.
• L’appel: c’est une formule de salutation placée juste avant le corps de la lettre, deux interlignes sous la
vedette. La formule est différente selon la personne:
° le terme choisi commence par une majuscule et est suivi d’une virgule
° lorsque je connais le titre du ou de la destinataire, je peux l’utiliser dans l’appel, par
exemple: «Monsieur le Président,» ou « Madame la Présidente,»
• La salutation finale: c’est la formule qui permet de terminer la lettre de façon polie.
° Je termine en reprenant l’appel que j’inclus dans ma salutation finale.
• La signature:
° je la mets à deux interlignes sous la salutation finale.
• L’adresse du signataire:
° je la mets à deux interlignes sous la signature.
82
Échelle d’appréciation Fiche 32
Grille d’auto-évaluation de la lettre
Travail de ______________________________________
Organisation du texte TB B A
J’ai clairement exprimé le sujet de ma lettre d’opinion.
J’ai fourni des détails qui facilitent la compréhension du sujet.
J’exprime clairement mon opinion.
J’appuie mon opinion avec des arguments.
J’ai utilisé une variété d’arguments.
J’ai utilisé des supports des arguments valables.
J’ai utilisé des supports des arguments différents.
L’ordre de présentation de mes arguments est logique.
Il y a des solutions, des recommandations, etc., dans ma conclusion.
Vocabulaire et phrases
J’ai utilisé des structures de phrases variées.
J’ai utilisé un vocabulaire précis, vivant et expressif.
J’ai établi des liens entre mes phrases avec des marqueurs de relation.
J’ai établi des liens entre mes paragraphes avec des marqueurs de relation.
Le ton de ma lettre est respectueux.
Protocole de la lettre
J’ai respecté la présentation de l’endroit et la date.
J’ai respecté la présentation de la vedette.
J’ai respecté la présentation de l’appel.
J’ai respecté la présentation du corps de la lettre.
J’ai respecté la présentation de la salutation finale.
J’ai respecté la présentation de la signature.
J’ai respecté la présentation de l’adresse du destinataire.
83
Échelle d’appréciation Fiche 33
Grille d’évaluation du plan et de la lettre
Plan Note
Le plan est clair. 0 1-3 4-6 /6
Les mots sont bien orthographiés. 0 1-2 3-4 /4
Total: / 10 pts
Commentaires:____________________________________________________________
84
Scénario 3: communication orale
je voudrais vous dire
Préparation à l’apprentissage
• Chaque équipe met son schéma sur une grande feuille de papier qui sera affichée au tableau et le
compare avec celui d’une autre équipe en tentant de défendre son schéma.
• Ensuite, je fais un retour sur les connaissances à partir des différents schémas des équipes.
Tâche
• Présenter oralement son point de vue sur un sujet qui touche les Fransaskois et les Fransaskoises ou la
francophonie.
Matériel
Fiche 2: Thème de l’unité: la fierté fransaskoise (p. 10)
Fiche 4: Connaissances de l’argumentation (p. 15)
Fiche 5: Schéma de l’organisation du texte et des supports des arguments (p. 22)
85
Activité 1 J’argumente et j’argumente...
Matériel:
Fiche 2: Thème de l’unité: la fierté fransaskoise (p. 10)
Fiche 4: Connaissances de l’argumentation (p. 15)
Fiche 5: Schéma de l’organisation du texte et des supports des arguments (p. 22)
Mise en situation
Elle varie selon le moment où je fais une activité de communication orale. Je dois tenir compte de ce que
j’ai fait en lecture ou en écriture.
• Je peux proposer des situations de la vie quotidienne pour faire un jeu de rôle dans lequel au moins
deux personnes doivent parler, défendre un point de vue, etc.
• Je peux présenter un bulletin de nouvelles et faire une table ronde pour que les élèves commentent les
événements.
• Lorsque je présente différentes situations de communication orale, j’en profite pour mettre en pratique
les différentes connaissances abordées:
° Fiche 2: Thème de l’unité: la fierté fransaskoise (p. 10)
° Fiche 4: Connaissances de l’argumentation (p. 15)
° Fiche 5: Schéma de l’organisation du texte et des supports des arguments (p. 22)
− Exemples:
• J’expose une mise en situation, et je demande aux élèves de donner des arguments qui seront
appuyés par des faits, des références, etc.
• Je donne un thème et je demande de mener, en équipe, une discussion qui présente des
avantages et des désavantages.
• Je donne un fait qui s’est passé dans l’école et je demande d’en discuter en faisant ressortir les
causes et les conséquences, et en appuyant le tout avec des valeurs, des sentiments ou des
nouveautés.
• Je présente une situation où les élèves doivent utiliser différents marqueurs de relation pour établir des
liens entre les idées.
Objectivation
• Je pose des questions qui touchent les connaissances de l’argumentation, afin de bien les identifier et
d’en voir le fonctionnement.
87
• J’attire l’attention des élèves sur ce qui a facilité l’expression de leur point de vue, et sur les difficultés
rencontrées.
• Dans le cas d’une situation d’interaction, j’attire l’attention des élèves sur le déroulement des
arguments, sur le réajustement, etc.
Évaluation
• L’évaluation est formative tout au long des différents scénarios afin de vraiment permettre aux élèves
de s’approprier l’argumentation.
• L’évaluation sera sommative lorsque les élèves auront terminé le scénario d’écriture et lorsqu’ils feront
le développement de leur point de vue oralement.
88
Activité 2 Je pense que...
Matériel
Plans des élèves faits à l’activité 6 en écriture (p. 69)
Fiche 33a: Évaluation formative de la présentation d’un point de vue à partir
d’un thème (p. 90)
Fiche 33b: Évaluation formative de la présentation d’un point de vue à partir
d’un fait (p. 91)
Fiche 33c: Évaluation formative de la présentation d’un point de vue à partir d’une
opinion (p. 92)
Fiche 34a: Grille d’évaluation de l’argumentation à partir d’un thème (p. 93)
Fiche 34b: Grille d’évaluation de l’argumentation à partir d’un fait (p. 94)
Fiche 34c: Grille d’évaluation de l’argumentation à partir d’une opinion (p. 95)
Mise en situation
• J’utilise une situation de la vie à l’école et je pose la question:
«Es-tu pour ou contre ....?»
• À partir de la discussion, je fais ressortir, avec les élèves, les différents éléments de l’argumentation qui
ont été utilisés.
• À partir de ce plan, l’élève prépare une présentation. Il ou elle peut faire sa présentation devant un
petit groupe de la classe afin d’obtenir des commentaires. Il n’est pas question ici de rédiger tout le
texte et de l’apprendre par cœur. Il s’agit plutôt d’avoir les idées à développer, d’être capable d’établir
des liens avec les marqueurs de relation et de développer son point de vue devant les autres membres
de la classe.
Objectivation
Elle se fera dans des sous-groupes, lorsque chaque personne aura pu présenter son point de vue. Il s’agit
de faire ressortir les indices qui aident à développer un point de vue, ce qui facilite l’expression du point
de vue et des difficultés rencontrées. Le partage des solutions aide à améliorer la présentation.
Évaluation
• Évaluations formatives lors des présentations en équipe en utilisant les fiches des pages 90 à 92.
• Évaluations sommatives lors de la présentation devant tout le groupe en utilisant les fiches des pages
93 à 95.
89
Échelle d’appréciation Fiche 33a
Évaluation formative de la présentation d’un point de vue
à partir d’un thème
Commentaires: ____________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
90
Échelle d’appréciation Fiche 33b
Évaluation formative de la présentation d’un point de vue
à partir d’un fait
Commentaires: ____________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
91
Échelle d’appréciation Fiche 33c
Évaluation formative de la présentation d’un point de vue
à partir d’une opinion
Commentaires: ____________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
92
Échelle d’appréciation Fiche 34a
Grille d’évaluation de l’argumentation à partir d’un thème
Commentaires: ____________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
93
Échelle d’appréciation Fiche 34b
Grille d’évaluation de l’argumentation à partir d’un fait
Commentaires: ___________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
94
Échelle d’appréciation Fiche 34c
Grille d’évaluation de l’argumentation à partir d’une opinion
Commentaires: ___________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________________
95
Annexes
97
Annexe 1: Liste des résultats d’apprentissage spécifiques
Culture
C1 Discuter de façon critique de sa réalité francophone à la lumière de réalités présentées dans
la littérature ou dans les médias [COM] [CRC] [VAL]
C2 Partager ses réflexions sur la promotion de la francophonie [COM] [CRC] [VAL]
Lecture
L1 Prévoir le point de vue de l’auteur ou de l’auteure [COM] [CRC]
L2 Formuler, en cours de lecture, des observations et des questions qui permettent d’approfondir et
d’élargir le sujet [COM] [CRC] [AUT]
L2 Utiliser ses connaissances sur les procédés du texte argumentatif [COM] [CRC]
L3 Évaluer l’efficacité des procédés employés par l’auteur ou l’auteure d’un texte argumentatif
[COM] [CRC]
Écriture
E1 Prévoir les procédés argumentatifs appropriés à la situation communication [COM] [CRC]
E1 S’assurer de l’efficacité de l’argumentation prévue [COM] [CRC] [AUT]
E2 Vérifier l’efficacité de l’utilisation des procédés propres au texte argumentatif [COM] [CRC]
E2 Nuancer la formulation de ses idées [COM] [CRC]
E2 Évaluer sa capacité à respecter ou à ajuster son plan de travail selon ses besoins [COM] [CRC] [AUT]
Communication orale
CO2 Faire appel à ses connaissances des procédés argumentatifs, afin de favoriser la compréhension
[COM] [CRC] [AUT]
CO6 Employer des mots ou des expressions appropriés pour présenter des arguments
[COM] [CRC]
CO8 Déterminer le registre de langue approprié à la situation de communication [COM]
CO8 Apporter des changements à son argumentation [COM] [CRC]
CO10 Présenter ou défendre son point de vue [COM] [CRC]
99
Annexe 2: Sélection de textes supplémentaires
Une sélection de textes a été faite dans les différents journaux de l’Ouest francophone.
Vous trouverez d’abord le texte sans aucune identification des différentes parties, puis
le texte où les différentes parties de la structure argumentative sont identifiées.
101
Le prix de l'avenir6
Sylviane Lanthier
Les uns après les autres, les gouvernements, leurs ministères, les sociétés d'État délaissent les populations
francophones de l'Ouest qui n'ont plus, surtout en ce qui concerne les affaires culturelles, que des miettes
leur permettant à peine de survivre.
Le plus dur, ce n'est pas que les francophones soient, comme les autres, victimes des compressions
budgétaires. Le plus difficile, c'est de constater le mépris que cachent à peine, trop souvent, ceux qui
décident des compressions. Le plus inacceptable, c'est de constater leur insensibilité devant la situation
particulière des francophones hors Québec, et en particulier ceux de l'Ouest canadien, qui ne sont pas
encore, quoi qu'on en dise, totalement et parfaitement assimilés.
Quand le Conseil des arts retranche 38 % de la subvention habituelle versée aux Éditions du Blé, ce n'est
pas une maison d'édition parmi d'autres qu'elle met en péril: c'est une des deux seules maisons d'édition du
Manitoba, et la plus ancienne.
Quand Radio-Canada effectue des compressions massues dans les stations de l'Ouest, elle prive une
population qui n'a souvent plus qu'elle pour entendre et voir du français à la télévision ou à la radio.
Quand la seule maison de production française du Manitoba tente de s'associer avec Radio-Canada pour
réaliser des projets et qu'elle n'y arrive pas, on peut se demander quel soutien véritable les stations locales
sont en mesure d'apporter aux populations régionales. Les vice-présidents de la SRC répètent tour à tour
qu'il demeure possible de réaliser des projets de télévision en coproduction, mais est-ce seulement un
beau discours pour clouer le bec des protestataires?
Face aux choix qu'imposent ces compressions monstres dans l'ensemble du réseau de la SRC, les
directeurs des stations de l'Ouest n'ont pas l'air de peser bien lourd quand vient le temps de faire valoir les
préoccupations de leur population.
Les francophones de l'Ouest ont-ils encore suffisamment de poids politique pour imposer un certain
respect au reste du pays? Et ceux qui sont placés pour faire valoir nos intérêts font-ils suffisamment bien
leur travail? Chose certaine, il y a des acquis qu'il ne faut pas accepter de perdre, tout comme on ne peut
se résigner à descendre au-delà d'un certain seuil.
Les gouvernements peuvent nous demander de faire notre part dans la vaste opération des compressions
budgétaires, mais pas au prix de notre avenir.
6. Sylviane Lanthier. — La Liberté. — Vol. 83, n° 29. (1er-7 nov. 1996) — Saint-Boniface : Presse-Ouest, 1996
102
Le prix de l'avenir (corrigé)
Sylviane Lanthier
Sujet posé Les uns après les autres, les gouvernements, leurs ministères, les sociétés d'État délaissent les
populations francophones de l'Ouest qui n'ont plus, surtout en ce qui concerne les affaires
culturelles, que des miettes leur permettant à peine de survivre.
Sujet divisé Le plus dur, ce n'est pas que les francophones soient, comme les autres, victimes des compressions
budgétaires. Le plus difficile, c'est de constater le mépris que cachent à peine, trop souvent, ceux
qui décident des compressions. Le plus inacceptable, c'est de constater leur insensibilité devant
la situation particulière des francophones hors Québec, et en particulier ceux de l'Ouest canadien,
qui ne sont pas encore, quoi qu'on en dise, totalement et parfaitement assimilés.
Quand le Conseil des arts retranche 38 % de la subvention habituelle versée aux Éditions du Blé,
ce n'est pas une maison d'édition parmi d'autres qu'elle met en péril: c'est une des deux seules maisons
d'édition du Manitoba, et la plus ancienne.
Quand Radio-Canada effectue des compressions massues dans les stations de l'Ouest, elle prive
une popula
Chaîne des tion qui n'a souvent plus qu'elle pour entendre et voir du français à la télévision ou à la radio.
arguments
Quand la seule maison de production française du Manitoba tente de s'associer avec Radio-
Canada pour réaliser des projets et qu'elle n'y arrive pas, on peut se demander quel soutien
véritable les stations locales sont en mesure d'apporter aux populations régionales. Les vice-
présidents de la SRC répètent tour à tour qu'il demeure possible de réaliser des projets de
télévision en coproduction, mais est-ce seulement un beau
discours pour clouer le bec des protestataires?
Face aux choix qu'imposent ces compressions monstres dans l'ensemble du réseau de la SRC, les
directeurs des stations de l'Ouest n'ont pas l'air de peser bien lourd quand vient le temps de faire
valoir les préoccupations de leur population.
Les francophones de l'Ouest ont-ils encore suffisamment de poids politique pour imposer un
certain respect au reste du pays? Et ceux qui sont placés pour faire valoir nos intérêts font-ils
Conclusion suffisamment bien leur travail? Chose certaine, il y a des acquis
qu'il ne faut pas accepter de perdre, tout comme on ne peut se résigner à descendre au-delà d'un certain
seuil.
Les gouvernements peuvent nous demander de faire notre part dans la vaste opération des
compressions budgétaires, mais pas au prix de notre avenir.
103
Vers un financement équitable7
Sylviane Lanthier
À quoi ça sert au juste d'obtenir la gestion des programmes français pour nos enfants si l'argent pour les
administrer ne suffit pas? Un peu partout dans les provinces canadiennes, les minorités francophones se
sont battues et ont remporté, les unes après les autres des causes devant les tribunaux afin de gérer leurs
écoles. Pour constater, les unes après les autres, le sous-financement des programmes français.
Aujourd'hui et toute la fin de semaine, des parents, des avocats, des associations de parents, des
représentants de conseil scolaires réunis à Ottawa discuteront de stratégie pour que dans l'avenir, les
programmes scolaires des minorités francophones reçoivent une part de financement équitable, qui assure
aux enfants une éducation de qualité comparable à l'instruction de la majorité, dans des conditions
équivalentes au plan des ressources humaines et physiques.
Dans un geste sans précédent, la Commission nationale des parents francophones (CNPF) dénonce
aujourd'hui l'inaction des gouvernements dans le dossier du financement de l'enseignement du français
langue première. Ces gouvernements, dit-on, ont depuis 25 ans détourné une grande partie des fonds
destinés à défrayer les coûts supplémentaires de cet enseignement.
La CNPF pose de nombreuses questions: comment se fait-il, par exemple, que les trois quarts des
subventions du Programme de langues officielles en enseignement (PLOE) aient été allouées aux Anglo-
Québécois quand les inscriptions sont plus élevées chez les francophones hors Québec? Comment se fait-
il que dans l'Ouest, à mesure que les besoins en immersion ont grandi, les sommes allouées aux
francophones ont diminué?
Mal géré, mal utilisé, le PLOE est aussi dénoncé pour l'absence d'imputabilité: les provinces n'ont pas à
justifier comment l'argent est dépensé. Il est parfois carrément impossible de même le savoir, a constaté la
CNPF, qui exige maintenant un programme efficace capable de répondre vraiment aux besoins des
francophones.
Il n'est pas normal, dit-on, que des parents comme ceux de Laurier ou de l'école Lavallée doivent se
battre constamment pour une école. Pas normal non plus qu'on leur demande d'attendre au même titre
qu'un groupe de parents issus de la majorité, alors que les jugements de la cour suprême sont clairs en ce
qui concerne les responsabilités des gouvernements: le principe d'équivalence, reconnu par le plus haut
tribunal du pays, a priorité sur les limites financières des gouvernements.
Après avoir acquis le droit de gérer leurs écoles, les francophones mesurent maintenant les limites de la
gestion quand elle n'est pas liée au principe de l'équivalence. Car c'est l'équivalence qui assure que des
ressources supplémentaires seront allouées aux francophones pour qu'ils aient eux aussi accès à des
programmes de qualité.
104
Un peu partout dans la francophonie, les associations de parents ont pris conscience de la situation. Les
parents sont prêts, maintenant, à passer à l'offensive et à réclamer leur dû. C'est en constatant cette
ébullition chez ses membres que la CNPF a préparé le symposium de cette fin de semaine, dont les
résultats donneront le signal de cette offensive vers un financement équitable.
6. Sylviane Lanthier. — La Liberté. — Vol. 83, n° 27 (18-24 oct. 1996). — Saint-Boniface : Presse-Ouest, 1996
105
Vers un financement équitable (corrigé)
Sylviane Lanthier
Sujet amené À quoi ça sert au juste d'obtenir la gestion des programmes français pour nos enfants
Sujet posé si l'argent pour les administrer ne suffit pas? Un peu partout dans les provinces canadiennes, les
minorités francophones se sont battues et ont remporté, les unes après les autres des causes devant
les tribunaux afin de gérer leurs écoles. Pour constater, les unes après les autres, le sous-
Prémisse financement des programmes français.
Sujet posé Aujourd'hui et toute la fin de semaine, des parents, des avocats, des associations de parents, des
représentants de conseil scolaires réunis à Ottawa discuteront de stratégie pour que dans l'avenir, les
programmes scolaires des minorités francophones reçoivent une part de financement équitable, qui
assure aux enfants une éducation de qualité comparable à l'instruction de la majorité, dans des
conditions équivalentes au plan des ressources humaines et physiques.
Dans un geste sans précédent, la Commission nationale des parents francophones (CNPF) dénonce
aujourd'hui l'inaction des gouvernements dans le dossier du financement de l'enseignement du français
langue première. Ces gouvernements,
dit-on, ont depuis 25 ans détourné une grande partie des fonds destinés à défrayer les coûts
supplémentaires de cet enseignement.
Chaîne des La CNPF pose de nombreuses questions: comment se fait-il, par exemple, que les trois quarts
arguments des subventions du Programme de langues officielles en enseignement (PLOE) aient été allouées
aux Anglo-Québécois quand les inscriptions sont plus élevées chez les francophones hors Québec?
Comment se fait-il que dans l'Ouest, à mesure que les besoins en immersion ont grandi, les sommes
allouées aux francophones ont diminué?
Mal géré, mal utilisé, le PLOE est aussi dénoncé pour l'absence d'imputabilité: les provinces n'ont
pas à justifier comment l'argent est dépensé. Il est parfois carrément impossible de même le savoir, a
constaté la CNPF, qui exige maintenant un
programme efficace capable de répondre vraiment aux besoins des francophones.
Il n'est pas normal, dit-on, que des parents comme ceux de Laurier ou de l'école
Lavallée doivent se battre constamment pour une école. Pas normal non plus qu'on leur demande
d'attendre au même titre qu'un groupe de parents issus de la majorité, alors que les jugements de la
cour suprême sont clairs en ce qui concerne les
responsabilités des gouvernements: le principe d'équivalence, reconnu par le plus haut tribunal du
pays, a priorité sur les limites financières des gouvernements.
Après avoir acquis le droit de gérer leurs écoles, les francophones mesurent maintenant les
limites de la gestion quand elle n'est pas liée au principe de l'équivalence. Car c'est l'équivalence qui
assure que des ressources supplémentaires seront allouées aux francophones pour qu'ils aient eux aussi
accès à des programmes de qualité.
Un peu partout dans la francophonie, les associations de parents ont pris conscience de
Conclusion la situation. Les parents sont prêts, maintenant, à passer à l'offensive et à réclamer leur dû. C'est en
constatant cette ébullition chez ses membres que la CNPF a préparé le symposium de cette fin de
semaine, dont les résultats donneront le signal de cette offensive vers un financement équitable.
106
Sommes-nous des spectateurs moins importants?8
Martine Bordeleau
Le jeudi 6 juin 1996, j’ai amené quatre enfants au Festival, pour voir le spectacle de Jacques Chénier. J’ai
choisi ce jour parce que votre programme annonçait que le spectacle allait être présenté en français. Au
début du concert, monsieur Chénier a demandé qui du public parlait français et qui parlait anglais. Voyant
qu’il y avait des anglophones dans la foule, il a proposé de faire un spectacle bilingue.
Le résultat final n’a rien de bilingue: sur 50 minutes de spectacle, Jacques Chénier a chanté deux chansons
en français et une troisième avec un couplet en français. Le reste du spectacle s’est fait entièrement en
anglais. Je comprends que monsieur Chénier a cherché à accommoder son public mais pourquoi au
détriment des francophones? Sommes-nous des spectateurs moins importants? Et les autres jours, aux
spectacles annoncés en anglais seulement, s’il y avait des francophones dans la salle, est-ce qu’on a
modifié le contenu pour les accommoder à leur tour?
Revenons aux enfants que j’accompagnais. Pour les deux fillettes de 2 et 3 ans qui ont été préparées en
français au spectacle, l’expérience n’a été qu’ennuyeuse, elles s’amusaient bien plus à la maison en
écoutant la cassette en français. Mais pour les deux garçons de
7 ans qui comprennent l’anglais, les conséquences sont plus sérieuses. On est en train de leur lancer le
message suivant: le français (par extension, votre culture et vos racines) est de second ordre, moins
important que l’anglais. À la moindre occasion, on le met de côté, on le fait disparaître. Pas étonnant que
les jeunes Franco-Manitobains vivent des moments de honte vis-à-vis de leur culture, parfois au point de
la renier!
Notre famille a déboursé 42$ pour participer au festival et nous n’avons pas eu ce qu’on avait annoncé.
Pourquoi nous attirer avec des informations qui ne sont pas respectées? Dans une situation comme celle-
ci, face à une entreprise commerciale, on aurait pu parler de publicité mensongère.
Et ce n’est pourtant pas l’argent dépensé qui justifie mon mécontentement. C’est l’idée qu’on ignore une
certaine classe de citoyens parce qu’ils ont la mauvaise habitude d’être différents et de vouloir le rester.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que dans nos efforts constants de parents pour faire aimer
et respecter la langue française à nos enfants, on nous coupe l’herbe sous le pied. Mais on ne s’y habitue
jamais.
Je ne pense pas revenir au Festival à moins que vous puissiez me prouver que la prochaine fois vous
respecterez vos engagements.
107
Sommes-nous des spectateurs moins importants? (corrigé)
Martine Bordeleau
sujet amené Le jeudi 6 juin 1996, j’ai amené quatre enfants au Festival, pour voir le spectacle de Jacques Chénier.
J’ai choisi ce jour parce que votre programme annonçait que le
sujet posé spectacle allait être présenté en français. Au début du concert, monsieur Chénier a demandé qui du
pu
Prémisse blic parlait français et qui parlait anglais. Voyant qu’il y avait des anglophones dans la foule, il a
proposé de faire un spectacle bilingue.
Le résultat final n’a rien de bilingue: sur 50 minutes de spectacle, Jacques Chénier a chanté deux
chansons en français et une troisième avec un couplet en français. Le reste du spectacle s’est fait
entièrement en anglais. Je comprends que monsieur Chénier a cherché à accommoder son public mais
pourquoi au détriment des francophones? Sommes-nous des spectateurs moins importants? Et les
autres jours, aux spectacles annoncés en anglais seulement, s’il y avait des francophones dans la salle,
est-ce qu’on a modifié le contenu pour les accommoder à leur tour?
Revenons aux enfants que j’accompagnais. Pour les deux fillettes de 2 et 3 ans qui ont été préparées en
français au spectacle, l’expérience n’a été qu’ennuyeuse, elles s’amusaient bien plus à la maison en
écoutant la cassette en français. Mais pour les deux garçons de 7 ans qui comprennent l’anglais, les
conséquences sont plus sérieuses. On est en train de leur lancer le message suivant: le français (par
Chaîne des
extension, votre culture et vos racines) est de second ordre, moins important que l’anglais. À la
arguments moindre occasion, on le met de côté, on le fait disparaître. Pas étonnant que les jeunes
Franco-Manitobains vivent des moments de honte vis-à-vis de leur culture, parfois au point de la
renier!
Notre famille a déboursé 42$ pour participer au festival et nous n’avons pas eu ce qu’on avait
annoncé. Pourquoi nous attirer avec des informations qui ne sont pas respectées? Dans une situation
comme celle-ci, face à une entreprise commerciale, on aurait pu parler de publicité mensongère.
Et ce n’est pourtant pas l’argent dépensé qui justifie mon mécontentement. C’est l’idée qu’on ignore
une certaine classe de citoyens parce qu’ils ont la mauvaise habitude d’être différents et de vouloir le
rester.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que dans nos efforts constants de parents pour faire
Conclusion aimer et respecter la langue française à nos enfants, on nous coupe l’herbe sous le pied. Mais on ne s’y
habitue jamais.
Je ne pense pas revenir au Festival à moins que vous puissiez me prouver que la prochaine fois vous
respecterez vos engagements.
108
Des leçons à tirer9
Francis Potié
La Fête fransaskoise est un événement que les Fransaskois et les Fransaskoises inscrivent à leur calendrier
année après année. La longue fin de semaine du mois d’août est réservée à la Fête fransaskoise. Plusieurs
d’entre nous ont assisté à cinq, dix ou même douze Fêtes.
Il ne faut donc pas se surprendre qu’au terrain de camping, certains s’amusent à faire le palmarès des
Fêtes fransaskoises. Plusieurs ont de très bons souvenirs de Ponteix et du spectacle de la Bottine
souriante. D’autres ont aimé l’ambiance à Zenon Park, le camping à Prince Albert, etc.. Peu importe,
chacune des Fêtes avait son propre charme dû à la communauté hôte, à la programmation et à la
température... Qu’en est-il de la Fête du «week-end» dernier?
Sur le plan technique, les gens de Debden et de la Commission culturelle fransaskoise ont fait un très beau
travail. On sentait que tout était sous contrôle: les spectacles et les activités étaient à l’heure, les services
fonctionnaient, les installations étaient adéquates, etc.
En ce qui concerne les spectacles, la 17e Fête fransaskoise aura démontré que nous pouvons être fiers du
développement artistique qui se fait en Saskatchewan depuis de nombreuses années. Une foule d’artistes
se sont produits sur quatre différentes scènes. Il y en a eu pour tous les goûts.
Seulement voilà, malgré une organisation formidable, la 17e Fête fransaskoise a manqué d’ambiance. Ce
n’est que le dimanche soir que les festivaliers se sont retrouvés tous ensemble, les activités précédentes
étant isolées l’une de l’autre. Par exemple, la cantine et les kiosques étaient cachés au public et peu
fréquentés. Du côté des spectacles, il y avait les aînés dans une salle, la jeunesse dans l’autre et le reste
dans une autre salle. En plus d’isoler les activités, les organisateurs ont négligé d’installer des tables de
pique-nique au terrain de camping. De plus, il n’était pas permis de circuler avec notre bière.
Nous ne soulevons pas ces lacunes pour dénigrer le travail des gens de Debden. Au contraire, ils ont fait
un travail impeccable. Nous nous adressons plutôt aux organisateurs de la 18e Fête fransaskoise qui aura
lieu à Gravelbourg. À ces braves gens nous disons: Faites revenir l’artisanat et les arts visuels dans les
kiosques et donnez-leur un peu de visibilité. Présentez moins d’artistes, mais à plusieurs reprises. Placez
la cantine en plein centre d’un carrefour de sorte qu’on ne puisse pas la manquer. Délimitez une zone
extérieure où les gens peuvent circuler avec leur boisson alcoolisée. Cessez cette manie de vouloir utiliser
toutes les salles du village. Ramenez l’intimité et l’ambiance. Ramenez la tente!
9. Francis Potié. — L’Eau vive. — (8 août 1996). — Regina : Coopérative des publications fransaskoises, 1996
109
Des leçons à tirer (corrigé)
Francis Potié
Sujet amené La Fête fransaskoise est un événement que les Fransaskois et les Fransaskoises inscrivent à leur
calendrier année après année. La longue fin de semaine du mois d’août est réservée à la Fête
fransaskoise. Plusieurs d’entre nous ont assisté à cinq, dix ou même douze Fêtes.
Prémisse
Sujet posé Il ne faut donc pas se surprendre qu’au terrain de camping, certains s’amusent à faire
Sujet divisé le palmarès des Fêtes fransaskoises. Plusieurs ont de très bons souvenirs de Ponteix et du spectacle de
la Bottine souriante. D’autres ont aimé l’ambiance à Zenon Park, le camping à Prince Albert, etc.. Peu
importe, chacune des Fêtes avait son propre charme dû à la communauté hôte, à la programmation et à
la température... Qu’en est-il de la Fête du «week-end» dernier?
Sur le plan technique, les gens de Debden et de la Commission culturelle fransaskoise ont fait un très
beau travail. On sentait que tout était sous contrôle: les spectacles et les activités étaient à l’heure, les
services fonctionnaient, les installations étaient adéquates, etc.
Chaîne des En ce qui concerne les spectacles, la 17e Fête fransaskoise aura démontré que nous pouvons être fier
arguments du développement artistique qui se fait en Saskatchewan depuis de nombreuses années. Une foule
d’artistes se sont produits sur quatre différentes scènes. Il y en a eu pour tous les goûts.
Seulement voilà, malgré une organisation formidable, la 17e Fête fransaskoise a manqué
d’ambiance. Ce n’est que le dimanche soir que les festivaliers se sont retrouvés tous ensemble, les
activités précédentes étant isolées l’une de l’autre.
Par exemple, la cantine et les kiosques étaient cachés au public et peu fréquentés. Du côté des
spectacles, il y avait les aînés dans une salle, la jeunesse dans l’autre et le reste dans une autre salle.
En plus d’isoler les activités, les organisateurs ont négligé d’installer des tables de pique-nique au
terrain de camping. De plus, il n’était pas permis de circuler avec notre bière.
Nous ne soulevons pas ces lacunes pour dénigrer le travail des gens de Debden. Au contraire, ils ont
fait un travail impeccable. Nous nous adressons plutôt aux organisateurs de la 18e Fête fransaskoise
qui aura lieu à Gravelbourg. À ces braves gens nous disons: Faites revenir l’artisanat et les arts visuels
Conclusion dans les kiosques et donnez-leur un peu de visibilité. Présentez moins d’artistes, mais à plusieurs
reprises. Placez la cantine en plein centre d’un carrefour de sorte qu’on ne puisse pas la manquer.
Délimitez une zone extérieure où les gens peuvent circuler avec leur boisson alcoolisée. Cessez cette
manie de vouloir utiliser toutes les salles du village. Ramenez l’intimité et l’ambiance. Ramenez la
tente!
110
Santé en français10
Jean-François Lacerte
Au Canada, il est reconnu que les droits des minorités de langues officielles sont en fait un concept à deux
vitesses. Il y a d'un côté les anglophones du Québec qui jouissent de tous les mêmes services - parfois
même de meilleure qualité - que la majorité francophone. De l'autre, nous trouvons les francophones du
Canada qui aimeraient, en vain, avoir le même traitement que la majorité anglophone. Cette disparité dans
la livraison des services de base en fonction de sa langue est appelée avec sarcasme le «fédéralisme
asymétrique» par certains détracteurs du système politique canadien.
Au Québec, les anglophones poussent de grands cris parce que certains services auxiliaires (réception,
systèmes téléphoniques automatisés, etc.) seront peut-être donnés en français seulement.
Pendant ce temps, en Ontario, le gouvernement conservateur de Mike Harris veut fermer le seul hôpital
qui soit entièrement contrôlé par des francophones, l'hôpital Monfort d'Ottawa. Monfort est aussi le seul
endroit où tous les soins et services peuvent être donnés entièrement en français en Ontario. Ouvert au
milieu des années 50, Monfort a servi des générations de Franco-Ontariens qui, aujourd'hui, refusent de
laisser leur gouvernement fermer ce qu'ils ont durement acquis 40 ans plus tôt.
La mobilisation qui s'est créée autour de Monfort montre à quel point les
Franco-Ontariens en ont assez de se laisser manger la laine sur le dos.
L'éducation dans sa langue est un droit reconnu par la constitution canadienne et malgré cela, il est
difficile de l'obtenir d'un océan à l'autre. Obtenir des services de santé dans sa langue n'est-il pas un autre
droit tout aussi fondamental que l'éducation dans sa langue? Faudra-t-il alors exiger que la reconnaissance
de cette dignité de base soit, elle aussi, «constitutionnalisée» pour que l'on puisse enfin obtenir justice?
Au Manitoba, il y a bien quelques localités ici et là où d'excellents services de santé sont offerts en
français à la population (on pense notamment au village de Sainte-Anne). Sinon, le Manitoba fait, comme
les autres provinces sauf le Québec, figure de parent pauvre en la matière de services de santé dans la
langue de la minorité. Au-delà du personnel des relations publiques et de la réceptionniste, l'Hôpital
général de
Saint-Boniface reconnaît n'offrir pratiquement aucun service de santé en français un tant soit peu
comparable à ceux offerts même dans les petits hôpitaux de campagne du Québec. Pourtant, cet hôpital
dessert environ 30 000 citoyens de langue française. Ce nombre n'est-il pas suffisant?
Notre communauté a bien des raisons de craindre les effets des coupures de budget, des rationalisations et
de la régionalisation dans les services de santé. Si en plus l'hôpital Montfort d'Ottawa devait fermer
malgré la grande mobilisation qui s'est créée pour sa survie, cela enverrait le signal que les soins de santé
en milieu minoritaire hors-Québec ne sont pas une nécessité.
Partout au Canada, les francophones doivent désormais exiger que le fédéral intervienne afin de forcer les
provinces à reconnaître (au moins «là où le nombre le justifie», ce qui devrait inclure Saint-Boniface et
plusieurs municipalités rurales de notre province) la nécessité d'offrir des services en français. Plusieurs
politiciens répondront qu'ils ne peuvent rien faire «parce que la santé est de juridiction provinciale». À
ceux-là, il faut répondre que lorsque cela fait son affaire, le fédéral ne se gêne pas pour intervenir dans les
111
juridictions des provinces. Qu'il en fasse donc autant dans ce domaine jugé prioritaire par la population, à
commencer par nos aînés.
S'il le faut, exigeons sans relâche que ce droit fondamental soit inscrit dans la
constitution. Nos élus fédéraux iront bientôt en élection: c'est le temps ou jamais
d'insister auprès d'eux pour que justice se fasse.
9. Jean-François Lacerte. — La Liberté. — Vol 83, no 46 (7-13 mars 1997). — Saint-Boniface : Presse-Ouest, 1997
112
Santé en français (corrigé)
Jean-François Lacerte
présentation d’une opinion
Sujet amené Au Canada, il est reconnu que les droits des minorités de langues officielles sont
Sujet posé en fait un concept à deux vitesses. Il y a d'un côté les anglophones du Québec qui jouissent de tous
les mêmes services - parfois même de meilleure qualité - que la majorité francophone. De l'autre, nous
Prémisse trouvons les francophones du Canada qui aimeraient, en vain, avoir le même traitement que la majorité
anglophone. Cette disparité dans la livraison des services de base en fonction de sa langue est appelée
avec sarcasme le «fédéralisme asymétrique» par certains détracteurs du système politique canadien.
Au Québec, les anglophones poussent de grands cris parce que certains services
auxiliaires (réception, systèmes téléphoniques automatisés, etc.) seront peut-être
donnés en français seulement.
Pendant ce temps, en Ontario, le gouvernement conservateur de Mike Harris veut fermer le seul
hôpital qui soit entièrement contrôlé par des francophones, l'hôpital
Monfort d'Ottawa. Monfort est aussi le seul endroit où tous les soins et services
peuvent être donnés entièrement en français en Ontario. Ouvert au milieu des années 50, Monfort a
servi des générations de Franco-Ontariens qui, aujourd'hui, refusent de laisser leur gouvernement
Chaîne des
arguments fermer ce qu'ils ont durement acquis 40 ans plus tôt.
La mobilisation qui s'est créée autour de Monfort montre à quel point les
Franco-Ontariens en ont assez de se laisser manger la laine sur le dos.
L'éducation dans sa langue est un droit reconnu par la constitution canadienne et malgré cela, il est
difficile de l'obtenir d'un océan à l'autre. Obtenir des services de santé dans sa langue n'est-il pas un
autre droit tout aussi fondamental que l'éducation dans sa langue? Faudra-t-il alors exiger que la
reconnaissance de cette dignité de base soit, elle aussi, «constitutionnalisée» pour que l'on puisse enfin
obtenir justice?
Au Manitoba, il y a bien quelques localités ici et là où d'excellents services de santé sont offerts en
français à la population (on pense notamment au village de Sainte-Anne). Sinon, le Manitoba fait,
comme les autres provinces sauf le Québec, figure de parent pauvre en la matière de services de santé
dans la langue de la minorité. Au-delà du personnel des relations publiques et de la réceptionniste,
l'Hôpital général de
Saint-Boniface reconnaît n'offrir pratiquement aucun service de santé en français un tant soit peu
comparable à ceux offerts même dans les petits hôpitaux de campagne du Québec. Pourtant, cet
hôpital dessert environ 30 000 citoyens de langue française. Ce nombre n'est-il pas suffisant?
Notre communauté a bien des raisons de craindre les effets des coupures de budget, des
rationalisations et de la régionalisation dans les services de santé. Si en plus l'hôpital Montfort
d'Ottawa devait fermer malgré la grande mobilisation qui s'est créée pour sa survie, cela enverrait le
signal que les soins de santé en milieu minoritaire hors-Québec ne sont pas une nécessité.
Partout au Canada, les francophones doivent désormais exiger que le fédéral intervienne afin de forcer
les provinces à reconnaître (au moins «là où le nombre le
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justifie», ce qui devrait inclure Saint-Boniface et plusieurs municipalités rurales de notre province) la
nécessité d'offrir des services en français. Plusieurs politiciens répondront qu'ils ne peuvent rien faire
«parce que la santé est de juridiction provinciale». À ceux-là, il faut répondre que lorsque cela
fait son affaire, le fédéral ne se gêne pas pour intervenir dans les juridictions des provinces. Qu'il en
fasse donc autant dans ce domaine jugé prioritaire par la population, à commencer par nos aînés.
S'il le faut, exigeons sans relâche que ce droit fondamental soit inscrit dans la constitution. Nos
Conclusion
élus fédéraux iront bientôt en élection: c'est le temps ou jamais d'insister auprès d'eux pour que
justice se fasse.
114
Étancher sa soif11
Sylvianne Lanthier
Nos librairies francophones n'ont pas la clientèle suffisante pour se permettre un grand inventaire. Aussi,
quand on est pris d'une envie frénétique de bouquiner dans des allées débordant de livres neufs, c'est
seulement du côté des boutiques anglophones qu'on peut se tourner.
Sauf pendant le Salon du livre. Pendant quelques jours, des milliers de bouquins sont
au rendez-vous pour nous permettre d'étancher notre soif de lecture. En milieu
minoritaire, cet événement, trop rare, fait l'effet d'un verre d'eau dans le désert. Les
amateurs n'ont pas besoin de se laisser convaincre longtemps pour y aller. Mais il n'y a pas que les mordus
de lecture, les rats de bibliothèque ou les intellectuels de tous
genres qui y trouvent leur compte. Des livres, le Salon en propose de toutes les sortes, pour tous les
goûts, et pour toutes les bourses.
Et contrairement à des événements gigantesques comme le Salon du livre de Montréal, qui présente tant
de choses à la fois qu'on ne sait plus où donner de l'œil, le Salon d'ici est plus convivial, plus simple, plus
sympathique, et plus communautaire. On s'y sent chez soi.
Le plaisir de lire, une fois qu'on l'a découvert, est comme une épice essentielle pour
relever la saveur parfois un peu fade de la vie quotidienne. Lire, c'est s’amuser,
s'émouvoir, s'émerveiller, s'enrichir, découvrir, traverser le temps et l'espace, écouter les riches voix de
tous ces auteurs de toutes les époques et de toutes les langues, qui ont eu chaque fois une histoire unique
à raconter.
10. Sylvianne Lanthier. — La Liberté. — Vol. 83, no 46 (14-20 mars 1997). — Saint-Boniface : Presse-Ouest, 1997
115
Étancher sa soif (corrigé)
Sylvianne Lanthier
procédé utilisé: la réfutation
Sujet amené Deux librairies, quelques bibliothèques, quelques centres CRÉE font beaucoup, à longueur d'année, pour que
les francophones puissent avoir un accès facile à des livres en français.
Prémisse
Sujet posé Nos librairies francophones n'ont pas la clientèle suffisante pour se permettre un grand inventaire. Aussi,
quand on est pris d'une envie frénétique de bouquiner dans des allées débordant de livres neufs, c'est
seulement du côté des boutiques anglophones qu'on peut se tourner.
Sauf pendant le Salon du livre. Pendant quelques jours, des milliers de bouquins sont au rendez-vous pour
Chaîne des nous permettre d'étancher notre soif de lecture. En milieu minoritaire, cet événement, trop rare, fait l'effet
arguments d'un verre d'eau dans le désert. Les amateurs n'ont pas besoin de se laisser convaincre longtemps pour y aller.
Mais il n'y a pas que les mordus de lecture, les rats de bibliothèque ou les intellectuels de tous genres qui y
trouvent leur compte. Des livres, le Salon en propose de toutes les sortes, pour tous les goûts, et pour toutes les
bourses.
Et contrairement à des événements gigantesques comme le Salon du livre de Montréal, qui présente tant de
choses à la fois qu'on ne sait plus où donner de l'œil, le Salon d'ici est plus convivial, plus simple, plus
sympathique, et plus communautaire. On s'y sent chez soi.
Le plaisir de lire, une fois qu'on l'a découvert, est comme une épice essentielle pour relever la saveur parfois
un peu fade de la vie quotidienne. Lire, c'est s’amuser, s'émouvoir, s'émerveiller, s'enrichir, découvrir,
traverser le temps et l'espace, écouter les riches voix de tous ces auteurs de toutes les époques et de toutes les
langues, qui ont eu chaque fois une histoire unique à raconter.
Parmi tous les événements culturels qu'organisent des groupes de francophones, le Salon du livre est un des
plus précieux. Parce que rien, mieux qu'un livre, ne peut nous rattacher à l'ensemble de la culture française à
Conclusion laquelle nous appartenons. Devant un livre, personne n'est minoritaire.
116
Où s’en va l’OCAF12
Francis Potié
Quel avenir est réservé à l’Office de coordination des affaires francophones (OCAF) du gouvernement de
la Saskatchewan? Cela fait déjà un an que le ministère des Affaires intergouvernementales de la
Saskatchewan a aboli le poste de direction de l’Office de coordination des affaires francophones pour des
raisons budgétaires.
L’OCAF fut créé autour de 1988 avec l’argent de l’entente parallèle de la première entente
Canada/communauté. Ceci répondait à une demande, de longue date des Fransaskois, d’avoir au sein du
gouvernement provincial, une agence pour assumer le rôle de liaison entre la communauté fransaskoise et
ce dernier. C’était une victoire importante pour les Fransaskois même si le gouvernement fédéral payait la
note en entier. L’existence de l’OCAF a une valeur symbolique du français en Saskatchewan. Sur le plan
pratique, l’OCAF est un appui de plus pour les personnes qui essaient de vivre en français en
Saskatchewan.
L’aspect de l’OCAF qui est le mieux connu est celui du bureau de traduction. Ce bureau est toujours en
place et continue de remplir son mandat. Jusqu’à la création de l’OCAF, la fonction publique du
gouvernement de la Saskatchewan n’avait pas la capacité de communiquer en français. Mis devant une
situation qui obligeait une communication en français, on demandait à n’importe qui de s’improviser
traducteur. C’est donc compréhensible que le gouvernement privilégie cet aspect du mandat de l’OCAF.
C’est utile et pas du tout encombrant.
Le ministre des Affaires intergouvernementales n’a pas encore annoncé ses plans à long terme pour son
agence gouvernementale. L’OCAF sera-t-il uniquement un bureau de traduction? Le gouvernement a-t-il
l’intention de conserver l’aspect liaison avec la communauté fransaskoise?
Après un an, le ministre, Ned Shillington, devrait énoncer clairement ce qu’il entend faire avec l’OCAF.
11. Francis Potié. — l’Eau vive. — (8 mai 1997). — Regina : Coopératives des publications fransaskoises, 1997
117
Où s’en va l’OCAF (corrigé)
Francis Potié
présentation d’un fait
procédé utilisé: explication
Sujet amené Quel avenir est réservé à l’Office de coordination des affaires francophones (OCAF)
Sujet posé du gouvernement de la Saskatchewan? Cela fait déjà un an que le ministère des Affaires
intergouvernementales de la Saskatchewan a aboli le poste de direction de l’Office de coordination des
Prémisse affaires francophones pour des raisons budgétaires.
L’OCAF fut créé autour de 1988 avec l’argent de l’entente parallèle de la première entente
Canada/communauté. Ceci répondait à une demande, de longue date des Fransaskois, d’avoir au sein
du gouvernement provincial, une agence pour assumer le rôle de liaison entre la communauté
fransaskoise et ce dernier. C’était une victoire importante pour les Fransaskois même si le
Chaîne des gouvernement fédéral payait la note en entier. L’existence de l’OCAF a une valeur symbolique du
arguments français en Saskatchewan. Sur le plan pratique, l’OCAF est un appui de plus pour les personnes qui
essaient de vivre en français en Saskatchewan.
L’aspect de l’OCAF qui est le mieux connu est celui du bureau de traduction. Ce bureau est toujours
en place et continue de remplir son mandat. Jusqu’à la création de l’OCAF, la fonction publique du
gouvernement de la Saskatchewan n’avait pas la capacité de communiquer en français. Mis devant une
situation qui obligeait une communication en français, on demandait à n’importe qui de s’improviser
traducteur. C’est donc compréhensible que le gouvernement privilégie cet aspect du mandat de
l’OCAF. C’est utile et pas du tout encombrant.
Le ministre des Affaires intergouvernementales n’a pas encore annoncé ses plans à long terme pour
son agence gouvernementale. L’OCAF sera-t-il uniquement un bureau de traduction? Le gouvernement
a-t-il l’intention de conserver l’aspect liaison avec la communauté fransaskoise?
Après un an, le ministre, Ned Shillington, devrait énoncer clairement ce qu’il entend faire avec
l’OCAF.
Conclusion
118
Annexe 3: Ressources pour l’argumentation
Blain, Raymond. — «Le discours argumentatif dans tous ses états». — Québec
Français. — No 79 (automne 1990). — Publications Québec français. — Revue
trimestrielle. — ISSN 0316-2052. — P. 36-38
Simard, J.-P. ; Blais, R. — «Comment utiliser les marqueurs de relation». — Montréal : Guérin, 1987. —
(Collection Clé 5. Point de vue). — ISBN-2-7601-1803-7. — P. 518-520
120
Annexe4: Lexique de l’unité
Argument: preuve qui appuie une affirmation, une thèse, une demande (Le Petit Larousse Illustré,
1994); énoncé qui sert à prouver ou à nier une idée, une proposition.
Argumentation: développement de la pensée ou d’un texte pour prouver ou réfuter une idée, une
opinion, un fait. Il s’agit plus que de seulement une opinion, il faut tenter de convaincre l’autre personne
du bien-fondé de sa position.
Cohérence textuelle: liens entre les différentes parties d’un texte afin d’assurer que le texte forme un tout
compréhensible.
Délibération: procédé argumentatif qui présente une réflexion destinée à peser le pour et le contre avant
de prendre une décision. Ce procédé est surtout utilisé par des gens de loi comme un ou une juge, un
avocat ou une avocate.
Démonstration: procédé argumentatif qui donne une explication d’un fait ou d’une opinion dans le but
de rendre évident ce fait ou cette opinion.
Explication: procédé argumentatif qui précise un point de vue en prétendant répondre à la demande
d’explication de son ou sa destinataire.
Fait: action de faire, événement, acte. Ce qui est fait, ce qui existe (Le Petit Larousse Illustré, 1994).
Marqueurs de relation: mots qui établissent des liens entre différents éléments d’une phrase ou entre les
parties d’un texte.
Ordre croissant des arguments: de l’argument plus faible à l’argument le plus fort.
Ordre décroissant des arguments: de l’argument plus fort à l’argument plus faible.
Ordre nestorien des arguments: la chaîne des arguments commence et se termine par les arguments les
plus forts tandis que les plus faibles se trouvent au centre.
Opinion: jugement, avis émis sur un sujet (Le Petit Larousse Illustré, 1994).
Prémisse: proposition théorique, opinion, position sur quelque chose dont on s’attache à démontrer la
vérité (Le Petit Larousse Illustré, 1994).
122
Protocole de la lettre: organisation des différentes parties d’une lettre.
Réfutation: procédé argumentatif qui rejette la thèse adverse pour mieux défendre la sienne en faisant
appel à son ou sa destinataire qui est présenté comme son ou sa complice.
Sujet amené: partie de la prémisse qui donne une présentation générale du thème, du fait ou du sujet.
Sujet divisé: partie de la prémisse qui donne les différents aspects qui seront développés.
Sujet posé: partie de la prémisse qui donne le point de vue sur le sujet amené.
Support à l’argument: les éléments qui appuient un argument tels que: une illustration, un fait, un
exemple, une citation, etc.
Thème: sujet, idée sur lesquels portent une réflexion, un discours, une œuvre autour desquels s’organise
une action (Le Petit Larousse Illustré, 1994).
123