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Introduction aux réseaux téléinformatiques

Ce document présente une introduction aux réseaux téléinformatiques. Il définit ce qu'est un réseau de télécommunications et présente différentes classifications des réseaux selon le support de transmission, la nature de l'information et l'étendue du réseau. Il décrit également les principales techniques de commutation utilisées dans les réseaux.

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Introduction aux réseaux téléinformatiques

Ce document présente une introduction aux réseaux téléinformatiques. Il définit ce qu'est un réseau de télécommunications et présente différentes classifications des réseaux selon le support de transmission, la nature de l'information et l'étendue du réseau. Il décrit également les principales techniques de commutation utilisées dans les réseaux.

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INF3401

Réseaux téléinformatiques

Module 1: Introduction

© Steven Chamberland 2002-2004


Contenu du module 1

Le module 1, a pour but de présenter une vision globale des réseaux


téléinformatiques.
Les concepts traités dans ce module sont les suivants:
• Définition d’un réseau de télécommunications;
• Classification des réseaux;
• Techniques de commutation:
• Commutation de circuits;
• Commutation de messages;
• Commutation de « classique » paquets (ou par datagramme);
• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels: relais de
trame et relais de cellules.
2
Contenu du module 1 (suite)

• Introduction au modèle OSI (Open System Interconnection);


• Résumé des principales architectures technologiques;
• Internet, intranet et extranet;
• Topologie des réseaux;
• Fiabilité des réseaux.

3
Définition d’un réseau de télécommunications

Un réseau de télécommunications est un ensemble d’équipements de


télécommunications reliés entre eux permettant de véhiculer des
données, de la voix et/ou des images entre des utilisateurs
géographiquement éloignés (de quelques mètres à plusieurs milliers
de kilomètres).
Par exemple,
• Réseaux téléphoniques;
• Réseaux informatiques;
• Réseaux satellites;
• Réseaux mobiles;
• etc.
4
Classification des réseaux

1. Classification selon les supports de transmission


• Réseaux câblés;
• Réseaux sans fil.

2. Classification selon la nature de l’information


• Réseaux de voix;
• Réseaux de données;
• Réseaux intégrés (ou multiservices).

3. Classification selon l’étendu du réseaux


• Réseaux locaux (LAN: Local Area Network);
• Réseaux métropolitains (MAN: Metropolitan Area Network)
• Réseaux étendus (WAN: Wide Area Network).
5
Classification des réseaux (suite)

• Classification selon les supports de transmission


• Réseaux câblés
• Trois types de supports pour les réseaux câblés: câbles à
paires torsadées, câbles coaxiaux et câbles de fibres
optique.

Câbles à paires torsadées

câble coaxial 6
Câble de fibres optiques
Classification des réseaux (suite)

• Classification selon les supports de transmission (suite)


• Réseaux câblés (suite)
• Pour les systèmes informatiques, on parle de câblage
courant faible (vs. câblage courant fort où circule le courant
électrique).
• Le même support de transmission est utilisé pour
transporter l’une ou l’autre des applications suivantes: voix,
données et images (incluant la vidéo).

7
Classification des réseaux (suite)

• Classification selon les supports de transmission (suite)


• Réseaux sans fil
• Défis majeurs: faible encombrement, propagation des
ondes radios, attribution des fréquences.
• Les réseaux sans fil sont de plus en plus présents:
• Accès sans fil;
• Réseaux locaux sans fil (WLAN: Wireless LAN);
• Réseaux cellulaires;
• etc.

8
Classification des réseaux (suite)

• Classification selon la nature de l’information


• Réseaux de voix (téléphoniques)

9
Classification des réseaux (suite)

• Classification selon la nature de l’information (suite)


• Réseaux de données (téléinformatiques)
• Ensemble d’équipements informatiques relié avec un
réseau de télécommunications.
Ordinateur

Terminal Serveur

Terminal PC
10
Imprimante
Classification des réseaux (suite)

• Classification selon la nature de l’information (suite)


• Réseaux intégrés
• Partage statique de capacités: chaque réseau a ses propres
nœuds exécutant chacun un certain nombre de
fonctionnalités. Toutefois, la largeur de bande des liaisons
(à hauts débits) est partagée de façon équitable par ces
réseaux.
• Partage dynamique de capacités: lorsqu’un réseau devient
momentanément inoccupé, l’autre réseau utilise toute la
largeur de bande disponible, ce qui permet d’avoir une
utilisation plus efficace des deux réseaux.

11
Classification des réseaux (suite)

• Classification selon l’étendu du réseau


• Réseaux locaux (LAN)
• Les réseaux locaux sont des réseaux de faible diamètre (au plus
quelques kilomètres).
• Typiquement un LAN sert à des fins privées (i.e., un LAN
appartient typiquement à une seule administration, souvent pour
des raison de sécurité).
• Peut-être distribué dans plusieurs bâtiments (on parle alors de
réseaux « campus »).
• Fonctionnel sur plusieurs types de support de transmission,
plus spécifiquement des supports pouvant accommoder des
débits élevés sur une courte distance (typiquement des câbles à
paires torsadés et câbles de fibres optiques). 12
Classification des réseaux (suite)

• Classification selon l’étendu du réseau


• Réseaux locaux (suite)
• Exemples d’architectures technologiques:
• Ethernet (IEEE 802.3 et DIX Ethernet II);
• WLAN (IEEE 802.11);
• Token Bus, Token Ring, etc.

13
Classification des réseaux (suite)

• Classification selon l’étendu du réseau (suite)


• Réseaux métropolitains (MAN)
• Se situe à mi-chemin entre les LAN et les WAN.
• Interconnecte des LAN sur une étendue géographique de
la taille d’une grande ville (par exemple, ≤ 100 km).
• Fonctionnel sur plusieurs types de support de
transmission, plus spécifiquement des supports pouvant
accommoder des débits élevés sur de longues distances
(typiquement les câbles coaxiaux et câbles de fibres
optiques).
• Peuvent servir à des fins privées ou publiques.
14
Classification des réseaux (suite)

• Classification selon l’étendu du réseau (suite)


• Réseaux étendus (WAN)
• Les réseaux étendus sont des réseaux couvrant plusieurs
villes.
• Fonctionnel sur plusieurs types de support de
transmission, plus spécifiquement des supports pouvant
accommoder des débits élevés sur de longues distances
(typiquement les câbles de fibres optiques).
• Sert quasi-exclusivement à des fins publiques.

15
Techniques de commutation

Avant la commutation
• Connexion directe des appareils entre eux …

Clients Paires de fils

10 45

50 1225

100 4950

N N (N-1)/2

16
Techniques de commutation (suite)

La commutation
• Raccorder les clients directement entre eux ne suffit plus …
Il faut plus de souplesse …
A B

17
Techniques de commutation (suite)

Dans un contexte plus moderne …


• La commutation s’effectue automatiquement, avec des
commutateurs programmés pour établir le transfert de
l’information, par exemple, entre les ordinateurs A et B.

18
Techniques de commutation (suite)

Voici les principaux types de commutations:


• Commutation de circuits;
• Commutation de messages;
• Commutation « classique » de paquets (ou par datagramme);
• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels:
• Relais de trames;
• Relais de cellules.

19
Techniques de commutation (suite)

• Commutation par circuits


• Un chemin « physique » (ou circuit) entre le nœud émetteur et
le nœud récepteur est préalablement déterminé pour la
transmission des données.

20
Techniques de commutation (suite)

• Commutation par circuits (suite)


• Caractéristiques:
• Utilisation exclusive du chemin après connexion;
• Libération des liaisons après l’échange (déconnexion).
• Utilisation originelle:
• Réseaux téléphoniques.
• Inconvénient:
• Mal adaptée au transport de données en rafales.
• Avantage:
• Livraison séquentielle des messages.

21
Techniques de commutation (suite)

• Commutation par messages


• Aucun chemin physique n’est préalablement établi entre l’émetteur
et le récepteur.
• Le message transite d’un nœud à l’autre où il est inspecté, puis
gardé en mémoire jusqu’à ce qu’une liaison vers le prochain nœud se
libère, d’où son appellation store and forward.
A 1 2
Message
Message

3
Message B
Message

4
5
22
Techniques de commutation (suite)

• Commutation par messages (suite)


• Caractéristiques:
• Contrôle d’erreur à chaque nœud;
• Pas de monopole de chemin;
• Acheminement par étape du message au complet.
• Avantage:
• Meilleure utilisation des liaisons et des ressources du réseau.
• Inconvénients:
• Nécessité de grandes capacités de mémoire aux nœuds;
• Pénalisation des messages de petite taille;
• Possibilité de saturation des liaisons par des messages de trop
grande taille.
• Utilisation:
23
• Inappropriée pour les systèmes fonctionnant en mode interactif.
Techniques de commutation (suite)

• Commutation « classique » de paquets


• Le message à transmettre est décomposé en petits
« messages » de format donnés, appelés paquets, munis chacun
de l’adresse de destination.
• Les paquets s’acheminent de façon indépendante à travers le
réseau selon le principe de la commutation de messages.
A 2
Paquets
1
Paquets 1 et 3
1,2 et 3

3
Paquets 1 et 3
Message B
Paquet 2
Paquets
Paquet 2
4 1, 2 et 3
Message
5
24
Techniques de commutation (suite)

• Commutation « classique » de paquets (suite)


• Résous les inconvénients de commutation par messages. Quel
sont les nouveaux inconvénients?
• Format d’un paquet:
En-tête Données Remorque
(header) (trailer)

• En-tête: contient, par exemple, des informations d’identification


telles que l’adresse source, l’adresse destination et le numéro de
séquence du paquet, etc.
• Données: contient l’information à transmettre.
• Remorque (pas toujours présente): regroupe, par exemple,
l’information de contrôle de transmission permettant la détection
25
et la correction d’erreurs éventuelles.
Techniques de commutation (suite)

• Commutation « classique » de paquets (suite)


• La commutation « classique » de paquets est aussi appelé
commutation de paquets par datagramme
(datagram packet-switching) par opposition aux techniques de
commutations de rapide de paquets par circuits virtuels
(virtual-circuit fast packet-switching).

26
Techniques de commutation (suite)

• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels (CV)

Commutation rapide de
paquets par CV

Relais de trames Relais de cellules


(longueur variable) (longueur fixe)

La commutation de paquet par datagramme vs. la communication


rapide de paquets par circuits virtuels:
• Rapide: le commutateur n’attend pas la fin du paquet avant de débuter la
commutation.
• Circuit virtuel: une connexion virtuelle avant la transmission du premier
paquet. 27
Techniques de commutation (suite)

• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels (suite)


• Un identificateur (composé de un ou plusieurs chiffres) est
utilisé a chaque interface (ou port) pour identifier la connexion
virtuelle. Cet identificateur, ajouté dans l’en-tête des paquets,
est utilisé par le commutateur pour commuter le paquet
(l’adresse de destination n’est pas utilisée).
A B

Identificateur 3

Identificateur 7 Identificateur 9
Identificateur 3
28
Techniques de commutation (suite)

• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels (suite)


• Qu’est-ce qu’un port?
Alcatel 5620
Interrupteur
Alarmes
Ventilateurs

Connecteurs Port (Tx, Rx)


arrières

Rails
29
Techniques de commutation (suite)

• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels (suite)


Port 30
7

Port 71
Identificateur 7 3

Identificateur 3

Table de Entrée Sortie


(Port 30)
commutation
Identificateur Port Identificateur
3 71 5
5 51 4
9 40 12
7 71 3 30
Techniques de commutation (suite)

• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels (suite)


• Il y a deux principaux types de connexions virtuelles:
• Les connexions permanentes (PVC: Permanent Virtual
Connections):
• Les PVC sont approvisionnés par le fournisseur de services;
• Une fois approvisionné, un PVC est toujours présent dans le
réseau à moins qu’il y ait une panne.

• Les connexions commutées (SVC: Switched Virtual


Connections):
• Les SVC sont initiés par les clients mais acheminées par le
réseau;
• Une fois établi, un SVC est présent seulement pour la durée
31
d’utilisation à moins d’une panne.
Techniques de commutation (suite)

• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels (suite)


• Établissement d’un SVC (point-à-point)

Adresse “A” Adresse “B”

SETUP* à "B"

SETUP*

CALL PROCEEDING*
CALL PROCEEDING*

CONNECT*
CONNECT*

CONNECT ACKNOWLEDGE*
CONNECT ACKNOWLEDGE*
32
*La nomenclature des messages peut varier selon les architectures technologiques
Techniques de commutation (suite)

• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels (suite)


• Relâchement d’un SVC (point-à-point)

Adresse “A” Adresse “B”

RELEASE*

RELEASE*

RELEASE COMPLETE*

RELEASE COMPLETE*

33
*La nomenclature des messages peut varier selon les architectures technologiques.
Techniques de commutation (suite)

• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels (suite)


• Commutation par relais de trames
• La commutation par relais de trames utilise des paquets de
longueur variable.
• Exemple d’architectures technologiques:
• FR (Frame Relay).

34
Techniques de commutation (suite)

• Commutation rapide de paquets par circuits virtuels (suite)


• Commutation par relais de cellules
• La commutation par relais de cellules utilise des paquets
de longueur fixe.
• Exemples d’architectures technologiques:
• ATM (Asynchronous Transfer Mode);
• SMDS (Switch Multimegabit Data Sevice).

35
Introduction au modèle OSI

Pour cheminer d’un ordinateur à l’autre, les données subissent


plusieurs modifications.
• L’usager envoie, par exemple, un fichier.
• Le réseau transmet un signal optique/électrique/hertzien.
• Le correspondant reçoit le fichier.

36
Introduction au modèle OSI (suite)

On transforme
graduellement les
Format A données et on les
prépare pour le
Format B transport.

Format C

Format D

Format E

Format F
37
Introduction au modèle OSI (suite)

Format A

Format B Le transport
s’effectue, par
Format C exemple, avec une
fibre optique.
Format D

Format E

Format F
38
Introduction au modèle OSI (suite)

On reformate
graduellement les
Format A données pour qu’elles
Format A
soient lisibles par les
Format B applications de l’usager. Format B

Format C Format C

Format D Format D

Format E Format E

Format F Format F
39
Introduction au modèle OSI (suite)

La transformation
complète des données est
représentée, de façon
Application Application
générale, par le modèle
Présentation OSI Présentation
(Open System
Session Session
Interconnection)
Transport Transport

Réseau Réseau

Liaison Liaison

Physique Physique

40
Lien optique/électrique/hertzien
Principales architectures technologiques

• SONET/SDH (Synchronous Optical Network/Synchronous Data Hierarchy)


• L’architecture technologique SONET (Synchronous Optical
Network) est utilisée au niveau de la couche physique du
modèle OSI.
• Les équipements SONET sont typiquement utilisés pour fournir
de la connectivité entre les équipements de niveau 2 (e.g., ATM,
FR, etc.).

DS-1 DS-1
OC-12

OC-12

DS-1
SONET
DS-1

DS-1

DS-1
OC-12 OC-12

41
Principales architectures technologiques (suite)

• SONET/SDH (suite)
• Comme la technologie SONET est utilisée dans le cœur du
réseau, un réseau SONET doit être fiable.
• La fiabilité des réseaux SONET est fonction de la topologie du
réseau et des mécanismes de protection utilisés.
• La conception topologique est une étape stratégique de la conception
d’un réseau SONET car la topologie est liée aux mécanismes de
protection utilisés et donc à la fiabilité globale du réseau SONET.

• L’alternative aux réseaux SONET est de brancher les ports


directement avec un lien optique point à point. Cela peut
cependant poser des problèmes au niveau de la fiabilité, de la
gestion et de la rentabilité du réseau.
42
Principales architectures technologiques (suite)

• SONET/SDH (suite)
• SONET est un standard qui définit le format de l’information
transmis entre les équipements
• L’unité des transmission dans un réseau SONET est la trame.
Chaque trame SONET contient deux champs: l’entête et la
charge utile.
• L’entête d’une trame SONET contient trois parties.
• Section (Section Overhead)
• Ligne (Line Overhead)
• Chemin (Path Overhead).
43
Principales architectures technologiques (suite)

• SONET/SDH (suite)
• En fait il y a deux standards:
SONET Amérique du Nord
SDH International

SDH signifie Synchronous Data Hierarchy.


Bien qu’il y ait deux standards, le fonctionnement de SONET et
SDH est identique à un bit près, dans le champ concernent les
pointeurs (i.e., les champs H1, H2, H3).

44
Principales architectures technologiques (suite)

• SONET/SDH (suite)
90 colonnes
87 colonnes

Entête de
section Entête de Chemin
9 lignes

Charge utile
Entête de
ligne

45
Principales architectures technologiques (suite)

• SONET/SDH (suite)
Le nombre de bits dans une trame OC-1 est donc
90 * 9 * 8 bits = 6480 bits
Comme il y a une trame à chaque 125µs la vitesse d’un signal OC-1
est
6480 bits/125 µs = 51.84 Mbps.
Le débit net est
(86 * 9 * 8) bits/125 µs = 49.536 Mbps.

46
Principales architectures technologiques (suite)

• SONET/SDH (suite)

Niveau Vitesse de
transmission
STS-1/OC-1 51.840 Mbps
STS-3/OC-3 155.52 Mbps
STS-12/OC-12 622.08 Mbps
STS-48/OC-48 2.488 Gbps
STS-192/OC-192 9,953 Gbps
47
Principales architectures technologiques (suite)

• SONET/SDH (suite)
• Niveaux PDH (Plesiochronous Data Hierarchy)
×4 ×7
DS-1 DS-2 DS-3
×24 1.544 Mbps 6.312 Mbps 44.736 Mbps

DS-0
64 kbps

×4 ×4
×32 E1 E2 E3
2.048 Mbps 8.448 Mbps 34.368 Mbps
48
Principales architectures technologiques (suite)

• xWDM (Wavelength Division Multiplexing)


• La technologie WDM (Wavelength Division Multiplexing)
consiste à utiliser plusieurs canaux, chacun faisant usage d’une
longueur d’onde différente, sur la même fibre optique.
• Les systèmes WDM permettent de mieux exploiter l’énorme largeur de
bande offerte par les ondes lumineuses dans les fibres optiques.
• Cela donne un multiplexage de longueurs d’ondes similaires au
multiplexage en fréquences (c=?f) utilisée en transmission analogique.

49
Principales architectures technologiques (suite)

• xWDM (suite)
• La technologie DWDM (Dense WDM) est un successeur de
WDM avec plus de longueurs d’ondes sur une fibre optique
(>10).
• La technologie DWDM permet d’augmenter la capacité des
réseaux optiques de manière significative.
Par exemple un système à 10 Gbps avec 40 longueurs d’ondes a une
vitesse de 400 Gbps.

• Actuellement des systèmes à 16, 32 et 64 longueurs d’ondes


sont disponibles.
• Des systèmes avec plus de longueurs d’ondes sont en phase de
conception.
50
Principales architectures technologiques (suite)

• xWDM (suite)
• Analyseur spectral (EXFO)

51
Principales architectures technologiques (suite)

• xWDM (suite)
• Latechnologie DWDM est à la couche 1 (physique) du modèle
OSI.
Cette technologie est utilisée pour augmenter de manière significative
la capacité des réseaux de transports SONET et SDH. C’est pour cela
que la grande majorité des systèmes actuels considèrent à la fois
SONET/SDH et DWDM.

SONET/SDH
Couche 1
PHYSIQUE
DWDM

52
Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (Asynchronous Transfer Mode)


• Architecture technologique de commutation par relais de cellules.
• Niveau 2 du modèle OSI (Liaison)
• Utilisation de cellules de 53 octets.
• Supporte les communications à débit variable et constant.
• Supporte les technologies actuelles.
• Technologie transparente à l’application.
• Offre de la bande passante sur demande.
• Utilisation de liens à hauts débits.

53
Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (suite)
• L’avantage de la technologie ATM est qu’elle permet de bâtir
des réseaux multiservices (e.g., voix, vidéo, images, données,
etc.) avec des qualités de service garanties.
Ethernet

Internet Téléphonie

Émulation Vidéo compressé


de circuit
Réseau
Vidéo sur
ATM
xDSL/modem
demande câble

Vidéo Frame Relay 54


Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (suite)

• STM (Synchronous Transfer Mode)

F … F

1 2 3 4 5 6 7 N

Temps fixe (e.g., 125 µs)

• ATM (Asynchronous Transfer Mode)

H H H H H

55
Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (suite)
• Les connexions virtuelles sont identifiées par deux paramètres:
• VPI (Virtual Path Indentifier)
• VCI (Virtual Channel Identifier)

A B

VPI = 5, VCI = 61

VPI = 3, VCI = 41
VPI = 7, VCI = 55 VPI = 5, VCI = 61
56
Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (suite)
• Le trafic est transporté dans le réseau ATM avec des cellules de
53 octets dont 5 pour l’entête.
5 octets 48 octets

Entête Charge utile

C
GFC VPI VCI PTI L HEC
P
4 8 16 3 1 8 bits
GFC: Generic Flow Control PTI: Payload Type Identifier
VPI: Virtual Path Identifier CLP: Cell Loss Priority 57
VCI: Virtual Circuit Identifier HEC: Header Error Control
Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (suite)
La technologie ATM a pour but d’intégrer différents services
dans un seul réseau. Cela est réalisé en utilisant plusieurs
catégories de services.
Les catégories de services disponibles sont
• CBR (Constant Bit Rate)
• VBR-rt (Variable Bit Rate – Real Time)
• VBR-nrt (Variable Bit Rate – Non-Real Time)
• UBR (Unspecified Bit Rate).

Chaque catégorie de service a différents paramètres de trafic qui


sont garanties par le réseau.
58
Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (suite)

CBR 1

VBR-rt 2 Algorithme
de
priorisation
VBR-nrt 3

UBR 4

59
Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (suite)

DS-3 ATM
Échangeur =
CBR Commutateur

CBR

UBR UBR CBR


U UBR
C

OC-3 ATM OC-3 ATM

60
Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (suite)
• CBR
Cette catégorie de services est idéale pour les services qui sont sensibles
au délai et ayant un débit de trafic relativement constant.
• VBR-rt
Cette catégorie de services est idéale pour les services sensibles au délai
et ayant un débit de trafic avec rafales.
• VBR-nrt
Cette catégorie de services est toute indiquée pour les services qui ne sont
pas sensibles au délai et ayant un débit de trafic avec rafales.
• UBR
Cette catégorie de services n’offre aucune qualité de services garantie et
est appelée un service «best effort». Cette catégorie de services est utile
61
pour exploiter la capacité non utilisée dans le réseau.
Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (suite)
• Hiérarchie d’un réseau ATM
Réseau d'accès
(Access Network)

Réseau de concentration
(Edge Network)

41
Réseau de commutation
(Core Network)

62
Principales architectures technologiques (suite)

• ATM (suite)
• Modèle ATM vs. modèle OSI
Plan de gestion
Plan de Plan
commande d’utilisateur
Couches Couches Couches
supérieures supérieures supérieures

Couche d’adaptation (AAL)


Liaison

Couche ATM (ATM)

Physique Couche physique (PHY)

Modèle OSI Modèle ATM


63
Principales architectures technologiques (suite)

• FR (Frame Relay)
• Utilisation de la technologie FR

Réseau FR

FR
FR

FRAD
FR
FRAD

FR: Frame Relay


64
FRAD: Frame Relay Access Device
Principales architectures technologiques (suite)

• FR (suite)
• Format d’une trame
2 octets <4096 octets 2 octets

Address
• DLCI
Frame Check
• DE Information Sequence
• FECN
• BECN

DLCI: Data Link Connection Identifier (10 bits)


DE: Discard Eligible bit (1 bit)
FECN: Forward Explicit Congestion Notification (1 bit)
BECN: Backward Explicit Congestion Notification (1 bit) 65
Principales architectures technologiques (suite)

• FR (suite)
• Transport de FR sur ATM

DLCI=16
DLCI=23
[Link]=5.54 DLCI=11

DLCI=12
[Link]=4.56

FRAD

66
Principales architectures technologiques (suite)

• Ethernet
• Ethernet (niveaux 1 et 2 du modèle OSI) est la technologie de
réseau local la plus utilisée.
• Un réseau Ethernet fait appel à une infrastructure physique
(câbles).
• Câbles à paires torsadées de différentes catégories
• Câbles coaxiaux
• Fibre optique.

67
Principales architectures technologiques (suite)

• Ethernet (suite)
• Peut importe la vitesse, les normes suivantes ne varient jamais.
• Méthode d’accès
• Format de la trame.

• Topologie

Répéteur multiports
(Ethernet hub)

Bus Étoile
68
Principales architectures technologiques (suite)

• Ethernet (suite)
• La méthode d’accès CSMA/CD (Carrier Sense Multiple Access
– Collision Detection) a été choisi pour assurer un grand débit de
transmission.
• Le processus est basé sur 4 étapes
1. Carrier Sense (Écouter avant de transmettre)
• Si libre, on transmet (étape 2), sinon (étape 4).
2. Multiple Access (Émettre lorsque libre)
3. Collision Detection (Détection de collision)
• Si aucune collision n’est détectée, la trame atteint sa destination (étape
1), sinon (étape 4).
4. Random Retry (Attente Aléatoire).
•Attendre une durée aléatoire avant de retournée à l’étape 1.
69
Principales architectures technologiques (suite)

• Ethernet (suite)
Méthode d’accès: CSMA/CD

Quel doit être le temps d’observation minimum pour détecter70 une


collision?
Principales architectures technologiques (suite)

• Ethernet (suite)
Format de la trame DIX Ethernet II

PRE DA SA Type DATA PAD FCS

8 octets 6 octets 6 octets 2 octets 46 à 1500 octets 4 octets

64 à 1518 octets

72 à 1526 octets

PRE: Preambule Type: Ethertype


DA: Destination Address PAD: Pad
SA: Source Address FCS: Frame Check Sequence

71
Principales architectures technologiques (suite)

• Ethernet (suite)
• Répéteur Ethernet
• Un répéteur est une pièce d’équipement qui régénère un signal
(niveau 1 du modèle OSI).
• Le répéteur est utilisé pour relier des segments de réseaux dans le
but d’en former un seul.

Domaine de collision 72
Principales architectures technologiques (suite)

• Ethernet (suite)
• Pont Ethernet
• Un pont est un équipement qui sert à relier deux réseaux locaux
en isolant les domaines de collision (niveau MAC: Medium Access
Control).
• Un pont est la première pièce d’équipement qui permet de
segmenter un domaine de collision.

Pont

73
Principales architectures technologiques (suite)

• Ethernet (suite)
• Commutateur Ethernet
• Un commutateur est un équipement qui sert à segmenter les
domaines de collision (niveau MAC).
• Le commutateur Ethernet possède une certaine forme
d’intelligence. Il décide sur quel port il doit commuter la trame.
• Chaque port d’un commutateur représente un domaine de
collision.

Commutateur

74
Principales architectures technologiques (suite)

• TCP/IP (Transport Control Protocol/Internet Protocol)


• Technologie de commutation « classique » de paquets.
• Utilisation de paquets de longueur variable.
• Service sans connexion.
• Supporte les communications à débit variable.
• Offre de la bande passante sur demande.
• Utilisation de liens à hauts débits.
• Pas de qualité de service garantie.

75
Principales architectures technologiques (suite)

• TCP/IP (suite)
• Adressage IP
• L’adressage IP (de niveau 3) permet d’identifier les équipements
(cartes réseaux, interfaces des routeurs) communiquant avec le
protocole IP.
• Une adresse IP comporte 2 parties:
• netid: Identifie l’adresse du réseau
• hostid: Identifie l’équipement sur le réseau.
netid hostid

76
Principales architectures technologiques (suite)

• TCP/IP (suite)
• Adressage IP (suite)
• Une adresse IP comporte 4 octets.
• Chaque octet est séparé par un point, par exemple, [Link].
• Chaque adresse IP comporte deux parties
• La première représente le numéro du réseau.
• La seconde représente le numéro d’un équipement particulier.

• Valeurs associées
• Masque de réseau.
• Passerelle par défaut.

77
Principales architectures technologiques (suite)

• TCP/IP (suite)
Configuration dans Windows 2000

Adresse IP

Masque de réseau

Passerelle par défaut

78
Principales architectures technologiques (suite)
• TCP/IP (suite)
• Classes d’adresses IP
7 bits 24 bits
Classe A 0 netid hostid
14 bits 16 bits

Classe B 1 0 netid hostid

21 bits 8 bits

Classe C 1 1 0 netid hostid

28 bits
Classe D 1 1 1 0 multicast
27 bits
79
Classe E 1 1 1 1 0 Réservé pour le futur
Principales architectures technologiques (suite)

• TCP/IP (suite)
• Chaque routeur utilise les adresses IP pour aiguiller
l’information (les paquets).
• Le routeur regarde l’adresse IP de destination dans chaque
paquet IP et détermine l’interface de sortie sur lequel il
transmettra le paquet. Destination Interface Réseau B
[Link] [Link] S2 [Link]
[Link] E0
Réseau A [Link] E1
[Link]
E0
E0 S1 S2 [Link]

Destination Interface E1
[Link] E0
[Link]
[Link] S1 Réseau C
[Link] S1 [Link] 80
Principales architectures technologiques (suite)

• TCP/IP (suite)
Table de routage d’un PC (route print)

81
Principales architectures technologiques (suite)

• TCP/IP (suite)
Table de routage d’un routeur Cisco (show ip route)

82
Principales architectures technologiques (suite)

• TCP/IP (suite)
• Format d’un paquet
•L’entête du paquet IP de retrouve au début de chaque paquet IP.
• L’entête contient des champs de longueur fixe et variable.
• Chaque champ à un rôle bien spécifique à jouer.
1 1 1 2 2 3
0 3 4 7 8 5 6 9 2 3 1
VERS IHL TOS TOTAL LENGTH
IDENTIFICATION FLAGS FRAGMENT OFFSET
TTL PROTOCOL HEADER CHECKSUM
Adresse IP d’origine
Adresse IP de destination
OPTION Remplissage
Données

83
Principales architectures technologiques (suite)

• TCP/IP (suite)
• Format d’un paquet (suite)
Ethernet Header Window: 17143
Destination: 00:90:6D:F2:C8:00 Checksum: 0xB800
Source: 00:50:BA:79:0F:EB Urgent Pointer: 0
Protocol Type:0x0800 IP No TCP Options
IP Header - Internet Protocol Datagram HTTP - HyperText Transfer Protocol
Version: 4 GET /images/logo 47 45 54 20 2F 69 6D 61 67 65 73 2F 6C 6F 67 6F
Header Length: 5 (20 bytes) .jpg HTTP/1.1.. 2E 6A 70 67 20 48 54 54 50 2F 31 2E 31 0D 0A
Type of Service: %00000000 Accept: */*.. 41 63 63 65 70 74 3A 20 2A 2F 2A 0D 0A
Precedence: Routine, Normal Delay, Normal Throughput, Referer: http:// 52 65 66 65 72 65 72 3A 20 68 74 74 70 3A 2F 2F
Normal Reliability [Link]/.. 77 77 77 2E 74 65 73 74 2E 63 6F 6D 2F 0D 0A
Total Length: 322
Accept-Language: 41 63 63 65 70 74 2D 4C 61 6E 67 75 61 67 65 3A
Identifier: 4631 en-ca.. 20 65 6E 2D 63 61 0D 0A
Fragmentation Flags: %010 Do Not Fragment Last Fragment Accept-Encoding: 41 63 63 65 70 74 2D 45 6E 63 6F 64 69 6E 67 3A
Fragment Offset: 0 (0 bytes) gzip, deflate.. 20 67 7A 69 70 2C 20 64 65 66 6C 61 74 65 0D 0A
Time To Live: 128 User-Agent: Mozi 55 73 65 72 2D 41 67 65 6E 74 3A 20 4D 6F 7A 69
Protocol: 6 TCP
lla/4.0 (compati 6C 6C 61 2F 34 2E 30 20 28 63 6F 6D 70 61 74 69
Header Checksum: 0x13A1
ble; MSIE 5.01; 62 6C 65 3B 20 4D 53 49 45 20 35 2E 30 31 3B 20
Source IP Address: [Link] Windows NT 5.0). 57 69 6E 64 6F 77 73 20 4E 54 20 35 2E 30 29 0D
Dest. IP Address: [Link] . 0A
No IP Options Host: [Link].c 48 6F 73 74 3A 20 77 77 77 2E 74 65 73 74 2E 63
TCP - Transport Control Protocol om.. 6F 6D 0D 0A
Source Port: 1384
Connection: Keep 43 6F 6E 6E 65 63 74 69 6F 6E 3A 20 4B 65 65 70
Destination Port: 80 World Wide Web HTTP
-Alive.. 2D 41 6C 69 76 65 0D 0A
Sequence Number: 831861752 Cookie: jsession 43 6F 6F 6B 69 65 3A 20 6A 73 65 73 73 69 6F 6E
Ack Number: 1883895931 id=1880481014844 69 64 3D 31 38 38 30 34 38 31 30 31 34 38 34 34
Offset: 5 393765.. 33 39 33 37 36 35 0D 0A
Reserved: %000000 .. 0D 0A
Code: %011000
Frame Check Sequence: 0x00000000
Ack is valid
Push Request

84
Principales architectures technologiques (suite)

• TCP/IP (suite)

IP

Applications HTTP, FTP, SMTP, etc.


Transport TCP ou UDP
Réseau IP
Liaison Ethernet, FR, ATM, etc.
Physique SONET, SDH, PDH, etc. 85
Internet, intranet et extranet

• Internet
Internet est un réseau informatique mondial constitué d'un
ensemble de réseaux nationaux, régionaux et privés, utilisant
TCP/IP, « qui coopèrent dans le but d'offrir une interface
unique à leurs utilisateurs ». Internet vient de l'expression
anglaise Interconnected Networks.
• Intranet
Un réseau privé et sécurisé qui peut être accédé uniquement
par les membres d’une organisation.
• Extranet
Un réseau privé constitué de plusieurs réseaux appartenant à
des organisations différentes. Permet de partager des
86
ressources et services communs entre organisations.
Topologie des réseaux

Les topologies suivantes sont utilisé dans les réseaux de


télécommunications:
• Étoile;
• Bus;
• Arbre;
• Anneau;
• Anneaux multiples;
• Complet;
• Mixte.

87
Fiabilité des réseaux

La fiabilité est un indicateur quantitatif de la capacité du réseau à


demeurer fonctionnel (définition générale).
• Probabilité de défaillance d’une composante du réseau.

La fiabilité peut aussi se référer


à la k-connexité
• Un réseau est k-connexe au sens des arcs s’il existe au moins k
chemins disjoints d’arcs entre chaque paire de nœuds.
• Un réseau est k-connexe au sens des nœuds s’il existe au moins k
chemins disjoints de nœuds entre chaque paire de nœuds.
• Quels sont les inconvénients de cette mesure de fiabilité?
88

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