Biographie
Zamenga Batukezanga est né le 20 février 1933 à Nkobo-Luozi dans la province du Bas-Congo
(République démocratique du Congo). Dans les années 1950, il fait ses études supérieures à
Mangembo puis en 1960, une bourse d’études lui permet d’étudier à l’Institut supérieures des
sciences sociales appliquées à Mons et à l’Université libre de Bruxelles, en Belgique. Il fait une
spécialisation à Manchester et en Afrique de l’Ouest. De retour au Congo en 1965, il s’occupe d’abord
des homes pour étudiants à l’Université de Kinshasa puis est nommé directeur des œuvres sociales
estudiantines. En 1974, il rentre chez General Motors Zaïre comme cadre chargé des affaires sociales
et relations extérieures. En 1977, il quitte General Motors et ouvre un centre pour la rééducation des
jeunes handicapés physiques (Kikesa) qu’il dirigera jusqu’en 1981. Il est nommé en 1984, directeur
général de la Société nationale des éditeurs, compositeurs et auteurs (SONECA).
Vers la fin des années 1980, il décide de tout quitter. Il refuse un poste à l’Unesco en 1986 pour se
consacrer entièrement à l’écriture et aux œuvres philanthropiques. Il passe les dernières années de
sa vie dans sa région natale, au service des plus démunis. Il meurt le 2 juin 2000
1989: Pour une démystification: la littérature en Afrique, éditions Zabat, Kinshasa, essai.
1990: Un boy à Pretoria, éditions Saint Paul Afrique, roman
1992: Laveur des Cadavres, éditions Zabat, roman
1992: Le Trafiquant, éditions Zabat, roman
1995: Belle est aussi ma peau, Kinshasa, OMS, 1995.
1996: Ce qui bloque le développement de l'Afrique, éditions Saint Paul Afrique, roman,
205 pages.
2005: Pour un cheveu blanc, œuvre posthume, éditions Zabat, Kinshasa, 127 pages,
roman
2005: La Mercédès qui saute le trou, œuvre posthume, éditions Zabat, Kinshasa
2006: Le Chemin interdit
2007: Nkenge la divorcée
2008: Le Crâne de maman
synthèse
1°) Il ne faut pas se leurrer d'illusions. Le « mal africain », c'est avant tout l'éducation aliénante et
pervertie que nous nous donnons en famille, en so- ciété, à l'école. Partout, nous devrions nous
préoc- cuper de rechercher ce qui est foncièrement nôtre, et qu'il faut préserver jalousement, et le
profit que nous devons tirer pour nous-mêmes de ce qui nous vient de l'extérieur;
2) Avant nous, il y avait nos ancêtres. C'est une évidence dont il faut accepter d'assumer
courageusement et honnêtement toutes les conséquen- ces. Très souvent, en effet, nous nous
comportons ei agissons comme si nous étions les purs produits d’un accident ou d’une exception de
l’Histoire. Apres nous, vivront nos rejetons. Quelles sortes d’ancêtres serons-nous pour eux ? Déjà
nous n’avons plus de village. Nos cités actuelles se dérobent à foute définition… Qu’est-ce l’homme,
s’il ne peut assumer son passé, maîtriser son présent et inventer fon devenir ?