Travaux pratiques d’électrotechnique Pr A.
BERDAI
TP n° 4 : Moteur asynchrone triphasé
[Link] de la manipulation
Le moteur asynchrone triphasé est de loin le plus répandu dans l’industrie. La
présente séance de travaux pratiques à pour but l’étude élémentaire d’un tel moteur :
1. Câblage
2. Démarrage.
3. Mise en charge et relevé de quelques caractéristiques.
Le moteur à étudier est un moteur asynchrone à bagues (rotor bobiné) dont les
principales caractéristiques sont indiquées sur la plaque signalétique.
On relèvera les donnes sur la plaque de ce moteur :
● Puissance en KW ;
● Tension nominale et courant nominal pour les couplages étoile triangle ;
● Facteur de puissance ;
● Rendement.
Pour plus de détail, voir cours de 1ère année.
II. Principe de la manipulation
Le moteur étudié entraîne une génératrice à courant continu à excitation séparée
qui en constitue la charge.
C’est en faisant varier la valeur de la résistance du rhéostat de charge qu’on
modifiera la charge du moteur et qu’on changera de point de fonctionnement.
- Le courant d’excitation de la génératrice est fixé à 0.8A
On connaît la caractéristique de rendement de la génératrice G = f (IG) pour une
vitesse de 1500 tour/mn.
pG
On déduira donc : PM =
G
PM P N
D’où le couple moteur : C= G avec = 2
G . 60
PM
D’où le rendement du moteur : M = avec PE = 3UI M cos M
PE
Tel est le principe de la série d’essais à effectuer.
- Réaliser le montage et le faire vérifier par l’enseignant avant la mise sous tension.
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III. Mesures et essais
Mettre sous tension le moteur et assurer son démarrage en manoeuvrant le
rhéostat rotorique prévu à cet effet.
Quand le groupe a démarré, le charger progressivement en excitant la génératrice
avec un courant de 0.8 A puis en introduisant des résistances du rhéostat de charge
(rhéostat à lampes).
Effectuer toutes les opérations précédentes en contrôlant le courant IM absorbé par
le moteur. Remplir alors le tableau de mesures suivant :
U (V) IM (A) W (W) VG (V) IG (A) N
(tr/mn)
15
13.6
10.2
6.8
3.4
0
On essaiera d’effectuer les mesures pour des valeurs voisines des points définis.
N.B. : On n’oubliera pas de tenir compte des calibres des appareils de mesures et du
transformateur d’intensité.
- On appelle Rph la résistance entre phases du stator; mesurez l'ordre de grandeur
de cette résistance à l'ohm-mètre. En déduire les pertes joules statoriques dans cet
essai à vide.
Les pertes joule rotor peuvent être négligées (glissement très faible) L’ensemble
(Pfer+Pméca) du moteur sera appelé pertes constantes ou collectives ; en effet, ces
pertes dépendent essentiellement de la tension et de la fréquence du réseau, qui
sont imposées une fois pour toutes, ainsi que de la vitesse qui varie peu avec la
charge (ainsi que nous le vérifierons au cours de la manipulation). Déduisez de
l’essai à vide la valeur des pertes constantes du moteur. Nous conserverons cette
valeur pour les différents essais en charge ultérieurs
Mesure de la vitesse
On effectue la mesure directe de N au tachymètre.
NS N
On rappelle que le glissement est : g= avec NS = 1500 tr/mn
NS
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A l’aide du tableau de mesures précèdent, on dressera le tableau suivant :
points I M PE ηG PG PM C ηM CosφM g
15 A
13.6 A
10.2 A
6.8 A
3.4 A
0
On rappelle que PE = 3 * W
IV. Exploitation des résultats
- Tracer sur papier millimétré et interpréter les caractéristiques suivantes :
- la courbe : g en fonction de Pa
- la courbe : cos(φ) en fonction de PE
- la courbe : η en fonction de PE
- la caractéristique mécanique : Tu en fonction de N
- Commentaires ?
- Conclure
V. Etude des pertes au point nominal :
Considérez votre point de mesures le plus proche du point de fonctionnement
nominal. Pour ce point, on se propose de retrouver le rendement du moteur par la
méthode des pertes séparées.
a) Méthode directe:
Calculer d’abord le rendement en prenant les mesures directes
b) Méthode des pertes séparées :
Le principe du calcul est le suivant : supposons que nous ne puissions pas
mesurer directement le moment du couple sur l'arbre ; le seul moyen de connaître la
puissance mécanique utile pour un fonctionnement donné est alors de faire le calcul
suivant : Pu = Pa - pertes
Il est donc impératif de déterminer les pertes pour le fonctionnement considéré.
b-1 ) Mesurer la résistance entre phases au stator à chaud .
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Expliquer la méthode utilisée.
b-2 ) Rappelez pour quel point de fonctionnement vous désirez faire le bilan
des puissances .
b-3 ) Pour ce fonctionnement :
- calculez les pertes joule au stator ;
- calculez la puissance transmise au rotor ;
- calculez les pertes joule au rotor ;
- calculez la puissance utile du moteur ;
- en déduire le rendement du moteur.
- Conclure.
Annexe:
IG (A) 15 13.6 10.2 6.8 3.4
ηG 0.88 0.89 0.88 0.86 0.78
Schemas du montage:
Rhéostat de
démarrage
Max
mV
CC
TI
R Shunt
20A/100Mv
A W V
Rhéostat à
lampes
MA [Link]
S
T Inducteur
N
E
Alimentation variable à
courant continu
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