Étude du dépérissement du Cyprès vert
Étude du dépérissement du Cyprès vert
Laboratoire de recherche
Valorisation des Actions de l’Homme pour la Protection de l’Environnement et
Application en Santé Publique
En vue de l’obtention du
Diplôme de Doctorat
En Ecologie animale
Présentée par Mr NICHANE Mohamed
science.
Ce travail est le fruit de la participation et le soutien de nombreuses personnes.
En premier lieu, je tiens à remercier de façon particulière et chaleureusement mon
Directeur de thèse Mr KHELIL Mohamed Anouar, Professeur à l’université de Tlemcen,
d’avoir accepté de diriger ce travail avec beaucoup d’attention et de soin. Je tiens à le
remercier pour ses aides fructueuses, ses orientations, ses conseils pertinents, sa gentillesse
et ses qualités humaines.
J’adresse mes sincères remerciements et ma profonde gratitude à mon Co-directeur de
thèse Mr BOUHRAOUA Rachid Tarik, Professeur à l’université de Tlemcen, pour son
dévouement, ses précieux conseils et son aide à la réalisation de ce travail.
J’adresse également mes remerciements à Mme ABDELLAOUI Karima, Professeur
à l’université de Tlemcen, pour avoir accepté de présider ce jury.
Mes sincères remerciements s’adressent également à Mr MEHDADI Zoheir,
Professeur à l’université de Sidi Bel Abbes, pour m’avoir fait l’honneur d’examiner ce
travail.
Je remercie chaleureusement Mr PUJADE-VILLAR Juli, Professeur à l’université de
Barcelone (Espagne), pour avoir bien accepté de faire partie du jury et pour l’effort qu’il a
déployé pour examiner ce travail.
Que Melle BENIA Farida, Maitre de conférence A à l’université de Sétif 1, trouve ici
toute ma gratitude d’avoir accepté de faire partie du jury et d’avoir pris le temps de juger ce
travail
Je tiens à remercier aussi Mr FELLAG Abdellatif, chef district des Forêts (Bab El
Assa) et ses employés pour l’aide précieuse qu’ils m’ont fourni et d’avoir mis à ma
disposition tout le matériel disponible pour réaliser « la partie terrain » de notre étude.
Tous mes remerciements à toutes les personnes qui m’ont apporté leur soutien et leur
aide. Je cite le personnel du Lycée de Bab El Assa, en particulier les responsables du
laboratoire des Sciences naturelles.
Je tiens à remercier également mes amis, tous ceux qui de près ou de loin, m’ont aidé
à la réalisation de ce travail.
Merci mille fois à ma femme Djamila, Professeur de mathématiques au Lycée de Bab
El Assa, pour sa patience, ses conseils et ses encouragements.
Dédicaces
Celle que j’aime beaucoup ma femme, pour son amour et sa patience et ses
encouragements.
Mes beaux parents.
Toute ma famille.
NICHANE. Med
Sommaire
Introduction générale 1
Chapitre I : Présentation du milieu d’étude : Monts des Traras
Occidentaux
1. Milieu physique 4
1.1. Localisation géographique 4
1.2. Topographie 5
1.3. Hydrographie 5
1.4. Géologie 6
1.5. Pédologie 6
2. Risques naturels 7
2.1. Erosions 7
2.2. Incendies des forêts 7
3. Climatologie 8
3.1. Facteurs climatiques 9
3. 1. 1. Les précipitations 9
3. 1. 2. Les températures 10
3.1.3. Humidité relative 14
3.1.4. Vents 15
4. Synthèse climatique 15
4.1. Amplitude thermique moyenne et indice de continentalité 16
4.2. Etage altitudinale de végétation 16
4.3. Indice de sécheresse estivale 17
4.4. Diagramme ombrothermique 17
4.5. Quotient pluviométrique et climagramme d’Emberger 18
5. La végétation 21
Chapitre II : Considérations générales sur le Cyprès vert
1. Historique et origine 22
2. Taxonomie 23
3. Caractéristiques botaniques 23
Sommaire
4. Caractéristiques écologiques 26
5. Associations végétales 26
6. Régénération 26
7. Opérations sylvicoles 26
8. Aménagement 27
9. Aire de répartition 27
10. Importance économique 28
Chapitre III : Problème du dépérissement
1. Concepts de dépérissement 30
2. Définitions et terminologie 32
3. Hypothèses relatives au dépérissement des forêts 33
3. 1. Hypothèse de l’acidification des écosystèmes 33
3. 2. Hypothèse du rôle de l’ozone 33
3. 3. Hypothèse d’une alimentation azotée déséquilibrée 33
3. 4. Hypothèse de l’interaction « climat – parasites – pollution atmosphérique » 33
4. Facteurs impliqués dans le dépérissement forestier 34
5. Types de dépérissement 36
6. Symptômes du dépérissement 36
7. Le dépérissement forestier dans le monde 37
8. Le dépérissement forestier en Algérie 39
9. Complexité de l’étude du dépérissement forestier 39
10. Conclusion 40
Chapitre IV : Matériels et méthodes
1. Installation des placettes 41
2. Forme et taille des placettes 42
3. Récolte de données 43
3. 1. Données stationnelles 45
3. 2. Données dendrométriques 47
4. 3. Données sanitaires 51
Sommaire
3. 3. 1. Diagnostic visuel 51
3. 3. 2. Méthodes de piégeage d’insectes 53
3. 3. 2. 1. Prélèvement de rameaux feuillés 54
3. 3. 2. 2. Prélèvement de cônes 54
3. 3. 2. 3. Piège vitre 55
3. 3. 2. 4. Arbres piège 58
4. Traitement de données stationnelles et dendrométriques 62
4. 1. Caractérisation individuelle des tiges du Cyprès 62
4. 1. 1. Caractérisation qualitative des tiges 62
4. 1. 2. Caractérisation dendrométrique des tiges 62
4. 2. Caractérisation des peuplements échantillonnés 63
4. 2. 1. Stratification des facteurs stationnels 63
4. 2. 2. Caractérisation dendrométrique du peuplement 63
4. 2. 3. Variabilité de la structure des peuplements en relation avec les facteurs
stationnels 64
4. 2. 4. Projection verticale et horizontale des tiges à l’intérieur des peuplements 64
4. 2. 5. Caractérisation sanitaire 64
4. 2. 5. 1. Taux de dépérissement 64
4. 2. 5. 2. Indice sanitaire 65
5. Traitement des données entomologiques 65
5. 1. Indices écologiques 66
5. 1. 1. Fréquence d’occurrence 66
5. 1. 2. L’abondance relative 66
5. 1. 3. La densité 66
5. 1. 4. Indice de diversité de Shannon Weaver 67
5. 1. 5. Equitabilité 67
5. 2. Analyse factorielle des correspondances (A. F. C) 67
5. 3. Evaluation de l’importance des dégâts causés par les insectes 68
5. 3. 1. Fréquence d’attaque 68
Sommaire
Figure 89: Répartition des insectes capturés par ordre systématique. 151
Figure 90: Répartition des Coléoptères par famille. 152
Figure 91: Répartition des Lépidoptères par famille. 153
Figure 92: Répartition des Hyménoptères par famille. 153
Figure 93: Répartition des Homoptères par famille. 154
Figure 94: Répartition des Orthoptères par famille. 155
Figure 95: Distribution des spécimens par aptitude trophique. 156
Figure 96: Distribution des spécimens par type de piégeage. 158
Figure 97: Distribution des spécimens par station. 158
Figure 98: Représentation graphique des groupements « espèces – stations » dans le
plan réduit F1-F2 165
Figure 99: Abondance relative des xylophages par famille des trois stations. 166
Figure 100: Spectre biogéographique des xylophages récoltés dans les trois stations. 168
Figure 101: Richesse spécifique des xylophages des trois stations. 169
Figure 102: Distribution des insectes xylophages selon les niveaux de l’arbre. 173
Figure 103: Dégâts et système de galeries de Scolytus sp. 177
Figure 104: Dégâts et système de galeries de Pityokteines curvidens. 178
Figure 105: Dégâts et système de galeries de Pissodes sp. 179
Figure 106: Système de galeries de Anthaxia sp. 179
Liste des tableaux
Introduction générale
Les forêts méditerranéennes couvrent environ 81million d’hectares (9.4% de
la superficie forestière mondiale) et sont constituées d’une mosaïque d’essences
forestières feuillues et résineuses (MUGNOSSA et al., 2000). Ces forêts rendent
des services écologiques, sociaux, économiques et esthétiques nécessaires à la vie
et au bien être humain (LUYSSAERT et al., 2010 ; FAO, 2010). Elles se
caractérisent par une grande hétérogénéité qui favorise l’adaptation de multiples
formations végétales, elles demeurent cependant soumises à un climat irrégulier
et à des perturbations fréquentes qui entrainent une certaine fragilité de ses
écosystèmes. Cette situation se complique davantage du fait de l’extension des
activités humaines en forêts telles que l’agriculture, l’élevage, l’urbanisation qui
conduit inéluctablement au recul du couvert forestier à la réduction de sa
biodiversité (ADJAMI, 2008).
En Algérie, les forêts et les maquis couvrent 4,1 millions d’hectares soit un
taux de boisement de 16,4% pour le nord et de 1,7% seulement si les régions
sahariennes arides sont également prises en considération. Ces taux de boisement
sont évidemment très insuffisants pour assure l’équilibre physique et biologique.
Le pin d’Alep occupe une superficie de plus d’un million d’ha suivi par le chêne
liège et le chêne vert. Parmi les espèces endémiques secondaires, se sont les
cupressacées, surtout le Thuya Tetraclinis articulata et les Genévriers qui
constituent la majorité des formations forestières et pré-forestières en zone
montagneuse sèche. Ces formations sont d’une très grande importance sur les
plans écologiques, à travers leur rôle de protection contre les processus de
désertification et d’érosion, très dynamiques dans ces régions.
En Algérie, le genre Cupressus se trouve, sauf quelques rares petites
formations, à l’état d’arbre isolé ou utilisé comme brise-vent ou arbre d’ornement
ou d’alignement. Les espèces endémiques ou naturalisées de ce genre sont : le
cyprès du Tassili (Cupressus dupreziana A. Camus), le cyprès de l’Atlas
(Cupressus atlantica Gaussen), le cyprès toujours vert (Cupressus sempervirens
L). Le cyprès de l’Arizona (Cupressus arizonica Greene) est une espèce
introduite et pas très utilisée.
Le Cyprès vert Cupressus sempervirens L. est utilisé surtout comme brise-
vent dans les régions à risque de vents violents. Pendant la période coloniale, dans
la plaine de Mitidja et celle de Mohammedia où il a été planté de vastes champs
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Introduction générale
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Introduction générale
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
1. Milieu physique
1. 1. Localisation géographique
Les Traras Occidentaux ou région de M’Sirda, région reconnue par les opérations de
délimitation entreprises entre 1905-1923. Administrativement, cet espace s’étend sur une
superficie de 338 km2, et concerne quatre communes :
1- la commune de Bab El Assa.
2- la commune de Souk Tleta.
3- la commune de M’Sirda Fouaga.
4- la commune de Marsa Ben M’hidi.
La région est située à l’extrémité occidentale de l’Algérie (Fig. 1), touche à la fois la mer
méditerranée et le royaume du Maroc avec les limites suivantes :
Au nord, la mer méditerranée.
A l’est, la commune de Souahlia.
Au sud, la commune de Maghnia.
A l’ouest, les frontières Algéro-marocaine.
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
1. 2. Topographie
L’espace dans son ensemble présente le caractère montagneux, à l’exception d’une
plaine assez peu étendue qui se trouve sur la frontière entre les douars de Beni Mengouch et
Attia et qui est le prolongement de la plaine marocaine des Terrifia.
Les aspects de l’arrière pays changent en moyenne tous les vingt kilomètres (20 km)
selon la nature des roches qui affleurent successivement dans les trois massifs de Beni
Mengouch, de M’Sirda et de Souahlia (THINTOIN, 1960).
Les altitudes varient entre 100m-600m. Elles peuvent atteindre les 600 m, c’est le cas de
Djebel Zindel (618m).
Il existe plusieurs classes de pentes dont les dominantes sont en général supérieures à
25%, alors que seulement 15% de superficie ont des pentes comprises entre 12 et 15%.
1. 3. Hydrographie
Le massif renferme un réseau hydrographique relativement important constitué de
plusieurs oueds dont les plus importants sont :
Oued Kiss, il prend naissance dans le territoire marocain. Il rentre en confluence avec
Oued El Malha au niveau de Bab El Assa avant de se déverser dans la mer méditerranée
au niveau de l’agglomération de Marsa Ben M’hidi. Il représente aussi une limite
administrative d’état (frontière avec le Maroc). Le long de cet Oued peut être identifié
trois petites aires d’irrigation bien distinctes : le Kiss aval, le Kiss amont et Oued Sidi
Slimane totalisant une superficie prés
de 300 ha.
Oued Kouarda: il draine sous bassin de 82 km2. Il est formé par le versant nord de Bab El
Assa et Djebel Zendel. La totalité de ses affluents (Oued Berhoum, Oued Mizab, Oued
Ouaddane) se rejoignent au niveau de la commune de Souk Tleta. Ils donnent naissance à
un cours d’eau très encaissé qui se jette au niveau de la plage de Ouled Ben Aïd.
D’une manière générale, la région des Traras Occidentaux est caractérisée par un
bassin hydrogéologique qui s’étend de la commune de Souk Tleta jusqu'à la frontière
algéro-marocaine. Les faibles précipitations que reçoit cette région, la structure
pédologique des sols (en majorité argilo marneuse) ainsi que la faible couverture
végétale sont autant d’éléments qui favorisent beaucoup plus le ruissellement (AUBERT
et MANJAUZE, 1946).
De ce fait, les eaux pluviales sont presque entièrement canalisées par un réseau
hydrographique très ramassé qui rejoint rapidement la mer.
Toutefois, deux exceptions peuvent être soulevées :
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
La vallée du Kiss dispose d’une nappe d’importance locale dans sa partie aval.
L’inconvénient de l’exploitation de cette dernière réside dans la remontée des sels marins
pendant les périodes d’étiages ce qui les rend parfois inconsommables.
Le versant nord de Djebel Zendel qui représente le bassin le mieux arrosé de toute la
partie occidentale. Plusieurs émergences de sources sont à l’origine d’une vallée
marécageuse (BERRAYAH, 2004).
1. 4. Géologie
La géologie constitue une donnée importante pour la connaissance et l’étude du milieu.
La nature des terrains est un des principaux critères qui conditionne le choix des travaux et
mise en valeur (BERRAYAH, 2004).
Les principaux ensembles constituant le substratum géologique des Traras Occidentaux
sont :
Formations carbonatées : calcaire, grés et dolomies, argile et marnes cas de Djebel
Zendel, Marsa Ben M’hidi.
Formations non carbonatées : regroupent les terrains non calcaires.
Formations volcaniques : ces formations sont représentées sur des superficies restreintes
au niveau de la commune de Marsa Ben M’hidi et M’Sirda Fouaga.
Formations quaternaires : le quaternaire demeure mal connu au niveau de la région nord-
ouest ; c’est le cas évidemment de certaines zones relevant des Traras (BENEST, 1985).
Les terrains quaternaires fournissent des substrats diversifies selon leur origine et leur
dynamique. Il s’agit deux types :
1- Les formations d’origine éolienne.
2- Les formations alluviales.
Les formations alluviales sont représentées par des terrasses étagées ou non et se
rencontrent le long de l’Oued Kiss.
1. 5. Pédologie
Les données disponibles sur les ressources en sol de la région des Traras sont très mal
connues, en effet très peu d’études ont été réalisées au niveau de cet espace.
D’une manière générale les principaux types de sols rencontrés dans la zone d’étude
peuvent se résumer comme suit :
Les sols décalcifiés : ils occupent le nord de la vallée de Kiss, les pentes argileuses des
montagnes jurassiques et les dépôts marneux des coulés volcaniques : ils posent souvent
des problèmes de glissement (BENEST et al., 1991).Ils sont couverts d’une végétation
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
herbacée. Les sols décalcifies purs constituent de bonnes terres à céréales notamment sur
les terrains plats. En pente, ils s’adaptent mieux à la vigne et l’olivier en sec.
Les sols calcaires : ce sont des sols plus ou moins riches en matière organique (25%),
leur forte teneur en matière organique s’explique par le fait qu’ils se sont développés au
dépend d’anciens sols marécageux calcaires. On les rencontre en grande partie sur la
bande côtière (KAZI TANI, 1996).
Les sols dunaires : on les rencontre du coté de Marsa Ben M’hidi. Ils sont souvent
instables et sont caractérisés par un couvert végétal clairsemé.
Les sols calcimagnésiques : ils sont très abondant au niveau de la zone d’étude eu raison
de la forte présence des roches calcaires et l’action active de l’érosion, ce type de sol peut
se rencontre dans la région de Souk Tleta, Bab El Assa et M’Sirda Fouaga.
Le solentz : ils se sont formés au dépend des marnes saliferes du miocène. Ils forment les
bassins versant supérieurs de Oued Kouarda et Kiss. Ils sont caractérisés par une texture
lourde qui favorise le développement d’une gamme variée de cultures.
Les sols alluvionneux : ils constituent les terrasses modernes et récentes des principaux
cours d’eau, ils se rencontrent le long de l’Oued Kiss.
D’une manière générale la région de Traras Occidentaux contient surtout des sols
calcaires, environ (60%).
2. Risques naturels
2.1. Erosions
Au niveau des monts des Traras ; il n’existe pas de stations d’observation, ni d’études
approfondies portant sur l’érosion des sols.
Le phénomène est visible et ancien comme l’indique l’état du ravinement dans de
nombreuses communes affectées de manière très variable. Les causes sont essentiellement
le relief.
la nature de substratum.
Le climat.
L’action anthropique.
2. 2. Incendies des forêts
D’une manière générale, les incendies constituent le facteur le plus ravageur des massifs
forestiers (MADOUI, 2000). Le potentiel forestier de la zone d’étude est dominé dans son
ensemble par des formations basses (maquis), les espèces résineuses les plus dominantes
sont le pin d’Alep, le Thuya et le Cyprès.
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
3. Climatologie
Les principaux paramètres pris en considération restent la précipitation et la température.
Ils nous permettent de situer la zone d’étude au niveau de l’étage bioclimatique approprié à
partir du quotient pluviométrique d’EMBERGER (1942) et de déterminer la période sèche
par le diagramme ombrothermique de BAGNOULS et GAUSSEN (1953).
Les phénomènes météorologiques (EMBERGER, 1955) et surtout pluviométriques
jouent un rôle fondamental dans toute étude d’aménagement mais, ils ne sont pas toujours
simples à analyser et cela par suite de la faiblesse du réseau d’observation au niveau de la
zone d’étude qui n’est qu’un échantillon représentatif du réseau météorologique national.
Les stations existantes se regroupent le long des voies de communication et dans les anciens
centres administratifs et militaires de l’époque coloniale. C’est ainsi que les quelques
stations de mesure existantes sont périphériques et mal équipées au niveau de la zone
d’étude.
Pour mieux caractériser le climat de la zone d’étude et afin de montrer les variations
climatiques dans le temps, il a été procèdé à l’analyse des données climatiques de deux
périodes différentes :
L’une ancienne : 1913-1938 (SELTZER, 1946).
L’autre récente : (1970-2011) (Station météorologique de Ghazaouet, 2011)
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
Dans la station de référence, les valeurs « m » sont de l’ordre de 7.0 °C pour la période
ancienne 1913-1938 et de 8.8 °C pour la période récente 1970-2009 ce qui explique un
certain réchauffement. Elles sont toujours enregistrées en mois de janvier.
- Moyenne des maxima du mois le plus chaud «M »
Le Tableau 5 regroupe les différentes températures maximales enregistrées toujours au
niveau de la station de référence pendant les deux périodes.
Tableau 5 : Températures maximales moyennes en (°C) enregistrées au niveau de la station
de référence de Ghazaouet.
Périodes J F M A M J Jt A S O N D Moy
1913-1938 15.9 16.5 17.5 19.7 21.9 25.2 27.9 29 26.6 22.4 19.6 17.1 21.61
1970-2011 18.0 19.0 20.2 21.8 22.6 25.90 28.07 31.33 27.91 24.26 22.98 20.44 23.54
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
avec 135.44 mm soit 31.86%, le printemps avec 100.39 mm soit 23.61% et enfin l’été avec
16.92 mm, ce qui représente 3.98 % seulement.
Correction thermique
Tout comme la pluviométrie, les valeurs de la température sont également en étroite
relation avec l’altitude. Cependant, pour une élévation de 100 m d’altitude, la valeur de la
température maximale (M) diminue de 0.6 ° C et celle de la température minimale (m) de
0.4 ° C (DREUX ,1980)
Correction thermique
Calcul des températures des maxima (M) :
Altitude moyenne : 350 m
Altitude de la station : 04 m
Différence d’altitude : 346 m
Pour une élévation de 100m, « M » diminue de 0.6 ° C
M= (346*0.6)/100 = 2.08° C
Exemple : Pour le mois de janvier : M = 18.0- 2.08 =15.92° C
Pour une élévation de 100 m, « m » diminue de 0.4° C
m = (346*0.4)/100 = 1.39° C.
Exemple : Pour le mois de janvier : m = 8.8 – 1.39 = 7.41° C.
Les résultats de telle correction sont mentionnés dans le Tableau 10.
Tableau 10 : Résultats de la correction thermique pour la période 1970-2011.
Mois J F M A M J Jt A S O N D Moy
M 15.92 16.92 18.12 19.72 20.52 23.82 25.99 29.25 25.83 22.18 20.90 18.36 21.46
m 7.41 7.76 7.86 10.16 13.98 15.92 19.02 20.55 17.55 14.30 10.35 7.54 12.70
(M+m)/2 11.67 12.34 12.99 14.94 17.25 19.87 22.56 24.90 21.69 18.24 15.63 12.95 17.08
Source : Station météorologique de Ghazaouet (2011)
Nous remarquons d’après ce tableau que :
La température maximale moyenne du mois le plus chaud « M » est de 29.25° C
enregistrée en août.
La température minimale moyenne du mois le plus froid « m » est de 7.41° C observée
en janvier.
3. 1. 3. L’humidité relative
L’humidité de l’air est un facteur écologique fondamental. Chez les insectes en
particulier, son action s’opère surtout au cours des stades larvaires plus sensibles
écologiquement (DREUX, 1980).
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
La synthèse des données climatiques fait appel à plusieurs indices, dont nous retenons
particulièrement : l’amplitude thermique moyenne et l’indice de continentalité, l’étage
altitudinal de végétation, l’indice de sécheresse estivale, le diagramme ombrothermique de
Gaussen, le quotient pluviométrique et le climagramme d’Emberger.
4. 1. Amplitude thermique moyenne et indice de continentalité
L’amplitude thermique moyenne (M-m) est un facteur permettant de définir l’indice de
continentalité de la région. Cet indice est consigné dans le Tableau 13.
Tableau 13 : Indice de continentalité de la zone d’étude
Période M (°C) m (°C) (M-m) (°C) Type de climat
1970-2011 29.25 7.41 21.84 Climat littoral
Source : Station météorologique de Ghazaouet (2011)
Selon la classification thermique de DEBRACH (1953) l’amplitude thermique de la
région se trouve dans le climat littoral avec une différence de température (M-m) de
21.84° C.
4. 2. Etage altitudinale de végétation :
Le concept de l’étage bioclimatique est une notion botanique qui a été créé pour associer
la répartition des être vivants à des schémas climatiques mondiaux liés à la géographie et
l’altitude. L’étage est défini de manière assez empirique par une association de végétation
(et de faune associée) et une situation géographique. Plusieurs critères climatiques sont
utilisés pour définir ces étages tels que la température moyenne annuelle et l’altitude
(RIVAS MARTINEZ, 1982).
A partir des valeurs thermiques enregistrées dans la zone d’étude, ainsi que leur altitude
moyenne indiquées dans le Tableau 14, nous pouvons localiser notre espèce dans l’étage de
végétation suivant :
Tableau 14: Valeurs thermiques et étages de végétation des espèces résineuses de la région
des Traras Occidentaux.
Période m (°C) T (°C) Altitude moyenne (m) Etage de végétation
1913-1938 5.61 16.27 350 Thermo méditerranéen
1970-2011 7.41 18.33
Source : Seltzer (1946), station météorologique de Ghazaouet (2011)
Selon le tableau ci-dessus et d’après RIVAS MARTINEZ (1981), AIME (1991) et
QUEZEL (2000), nous remarquons que le Cyprès vert de la zone d’étude s’intègre dans
l’étage de végétation thermo- méditerranéen (m > 3°C; T > 16°C et alt. < 600 m).
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
120 60 120 60
100 50 100 50
80 40 P 80 40 P
T T
60 30 60 30
40 20 40 20
Période Période
sèche sèche
20 10 20 10
0 0 0 0
N
J
S
JT
M
N
J
S
JT
100 50 100 50
80 40 P 80 40 P
60 30 T 60 30 T
40 20 40 20
Période Période
20 sèche 10 20 sèche 10
0 0 0 0
M
N
J
S
JT
M
N
J
S
JT
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- -
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Chapitre I Présentation du milieu d’étude
5. La végétation
La forêt est un écosystème richement marqué par l’activité humaine, mais aussi peuplée
de flore et de faune souvent remarquables et dont sa protection s’impose (BARBERO et
LOISEL, 1984 ; ALKARAZ, 1982).
La superficie forestière occupée par la région des Traras Occidentaux est estimée à 6453
ha répartie comme suit :
Commune de Bab el Assa : 700 ha
Commune de Souk Tleta : 2098 ha
Commune de Marsa Ben M’hidi : 2180 ha
Commune de M’Sirda Fouaga : 1475 ha.
Les principales essences forestières de la région sont le pin d’Alep, le Thuya,
l’Eucalyptus, le Cyprès et d’autres formations de la strate herbacée telles que ; Juneperus
Phoenicea, Chamærops humilis , Ampelodesma mauritanica &etc (Fig. 4)
.
Cyprès
10%
Eucalyptus Autres formations
10% 10%
Thuya
12%
Pin d'Alep
58%
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Chapitre II Considérations générales sur le Cyprès vert
1. Historique et origine
Au début du siècle, des peuplements spontanés de Cyprès ont été découverts. Il y a eu le
Cupressus dupreziana au Tassili et le Cupressus atlantica. Ces deux espèces ont été, à un
moment confondu avec le Cupressus sempervirens, ce n’est qu’après des études botaniques
approfondies qu’il y a eu différentiation des trois espèces.
STEWART (1969) pense qu’à l’origine il y a eu une seule espèce de Cupressus qui
recouvrait toute la zone méditerranéenne. La différentiation entre le Cyprès vert, le Cyprès
du Tassili et le Cyprès de l’Atlas s’est fait au cour du temps et serait due à l’influence du
milieu.
Tableau 17 : Différence des caractères botaniques des trois espèces de cyprès
méditerranéens endémiques de l’Algérie (FERRANDES, 1979).
Partie Cupressus sempervirens Cupressus dupreziana Cupressus atlantica
Ramule Court, cylindrique non Disposé dans un plan. Fin et court, nettement
distique quadrangulaire
ème
Ramule de 2 ordre En plusieurs plans. Cônes En plan perpendiculaire. Quadrangulaire en plan
de 2 à 3,5 cm. Mucron peu Glandes résinifères peu perpendiculaire. Glandes
développé visibles. Cônes de 1 à 2,4 résinifères visibles. Cônes
cm. Mucron faible de 1,8 à 2,3 cm. Mucron
faible enfoncé.
Pollen 27 à 29 μ m 38,5 μ m 28,4 μ m
Graine Irrégulière, coque épaisse, Presque sphérique régulière, Brune à aile étroite
aile étroite presque unie, aile large et fine
orbiculaire
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Chapitre II Considérations générales sur le Cyprès vert
2. Taxonomie
Embranchement Spermaphytes
Sous Embranchement Gymnospermes
Classe Pinopsida
Ordre Pinales
Famille Cupressaceae
Genre Cupressus
Espèce sempervirens
3. Caractéristiques botaniques
Catégorie : arbre (conifère) à grande longévité, monoïque et thermophile, au tronc
rectiligne à l’écorce d’un gris brunâtre fibreuse et striée verticalement, les rameaux écailleux
sont bruns (BECKER et al., 1982).
Port : élancé, conique, en étroite colonne compact et dense.
Feuillage : persistant, aromatique, vert foncé. Sur de courtes ramules, petites feuilles
glanduleuses (glandes résinifères), squamiformes, imbriquées sur au moins 4 rang à la
pointe émoussée.
Fleurs : à l’extrémité des rameaux, chatons mâles jaune à brun claire chargés en pollen
pouvant être allergisant (en février 3 mars), les femelles globuleux verts réunis en bouquet à
l’extrémité des jeunes pousses.
Cônes : strobiles, globulaires, vertes (3 à 4 cm) et brillantes, légèrement mucronées à 6 3 14
écailles ligneuses polygonales d’un brun clair à brun foncé à maturité (tous les deux ans),
contenant de nombreuses graines ailées (CAMUS, 1914).
Taille : l’arbre a une taille moyenne de 20 à 30 m. On distingue différentes formes de
Cyprès qui par sélection, ont donné des variétés aujourd’hui bien distinctes reproduites par
bouturage. On distingue notamment une forme aux branches horizontales et houppier
conique : Cupressus sempervirens « horizontalis » et une forme colonnaire qui forme un
fuseau plus ou moins étroit : Cupressus sempervirens « pyramidalis » ou « stricta »
(LETREUCH-BELAROUCI, 1991).
Graines : les graines sont petites, mesurant de 4 à 7 mm de long. Elles portent deux ailes, de
part et d’autre de la graine.
Floraison : au début du printemps, la production importante de pollen est la cause, tous les
ans, de nombreuses allergies. Certaines variétés produisent beaucoup de fruits, ce qui peut
nuire à l’esthétique de l’arbre, notamment chez les formes colonnaires, en provoquant une
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Chapitre II Considérations générales sur le Cyprès vert
arqure des branches. Certaines variétés ont été sélectionnées pour leur capacité à former
moins de fruits. La pollinisation est anémogame (pollen transporté par le vent).
Pollen : les graines de pollen de Cupressacées sont morphologiquement très homogènes. Il
est donc impossible de réaliser des déterminations polliniques au niveau du genre ou de
l’espèce. Le genre Cupressus pollinie abondamment en février 3 mars. Le Cyprès a un
pollen au pouvoir allergisant, lorsqu’ils sont en trop grande quantité dans l’atmosphère, ils
peuvent provoquer l’apparition d’allergies.
Enracinement : son enracinement le fixe solidement au sol. Il assure la stabilité de l’arbre
(BOUDY, 1950).
Multiplication : se fait par semis au printemps après avoir pris soin de conserver les graines
au froid durant 3 mois (pour respecter la dormance), bouturage en fin d’été (Fig. 5 et 6)
Cônes Ecorce
Figure 5: Cyprès vert (Cupressus sempervirens L) (MARCELLO et al., 2004)
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Chapitre II Considérations générales sur le Cyprès vert
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Chapitre II Considérations générales sur le Cyprès vert
4. Caractéristiques écologiques
Le Cyprès est une plante de climat doux. Il a besoin de chaleur ; il doit être protégé des
vents froids. Il peut résister à des températures négatives allant jusqu’à -20°C.
Température : du point de vue thermique, le Cyprès peut résister à une température jusqu’à
3 20°C. Comme beaucoup de plantes méditerranéennes, c’est le froid humide en hiver qui
peut être préjudiciable à sa longévité (ALIFRIQUE, 1995).
Précipitation : le Cyprès est une essence xérophile, car c’est un arbre robuste susceptible de
s’adapter à des conditions physiques très sévères. Mais il peut être plastique, c'est-à-dire qui
peut se développer dans des climats humides. En effet, le Cyprès est un arbre qui n’a pas
d’exigence pluviométrique et peut se contenter de 250 à 350 mm / an.
Altitude : le Cyprès vert se rencontre spontanément dans toutes les zones basses du
pourtour méditerranéen à moins de 500 m d’altitude. On les trouve souvent en limites de
zones agricoles ou en alignement dans les parcs ou les propriétés où leur forme particulière
en fuseau marque les paysages.
Sol : il est indifférent à la nature chimique du substrat. Il préfère les sols profonds, drainés,
si non ras même sec et calcaire. Il supporte mal les terres argileuses ou trop gorgées d’eau.
Néanmoins, le Cyprès vert tolère les sols superficiels (moins de 50 cm, voire 30cm) et
caillouteux. Un sol trop humide peut entraîner le développement des champignons parasites
(BENJAMAA, 2004). C’est une excellente essence vis-à-vis la résistance au vent et à la
sécheresse (ARFAOUI, 2002).
5. Associations végétales
Les espèces végétales associées au Cyprès sont différentes selon les conditions
écologiques, c'est-à-dire la pluviométrie, l’altitude et les conditions édaphiques. On trouve
Juniperus sp, Rosmarinus sp, Ampelodesma mauritanica, Chamaerops sp …
6. Régénération
Le Cyprès est arbre au tempérament vigoureux et rustique. Sa régénération se fait
aisément, les graines germent plus facilement dans la partie fraîche. Dans les zones très
sèches, les semis arrivent à s’implanter s’il n’y a pas de surpâturage.
Le feu, en supprimant les inhibitions (dormances …) et la concurrence, semble avoir un
impact très positif sur la régénération de Cyprès.
7. Opérations sylvicoles
Le Cyprès vert a une tendance à développer des branches basses, très nombreuses et
vigoureuses. Les tailles et élagages doivent être réalisés très rapidement et elles doivent être
régulières.
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Chapitre II Considérations générales sur le Cyprès vert
Les tailles de formation doivent être réalisées tous les ans dès la deuxième ou troisième
année, jusqu’à ce que les arbres aient atteints 5 à 6 mètres de haut ou 8 cm de diamètre.
Ensuite, les élagages doivent éliminer les branches basses jusqu’à 4 ou 6 mètres de hauteur.
Ces élagages seront réalisés en 2 ou 3 fois généralement entre 6 et 15 ans.
8. Aménagement
L’aménagement forestier ou encore la planification de la gestion des massifs forestiers
repose sur une description typologique claire des potentialités du milieu, définit et synthétise
les objectifs attribués aux peuplements et les techniques à mettre en Suvre pour assurer la
stabilité de l’écosystème et l’obtention régulière des produits ciblés (JOUBERT et
BURROLLET, 1934 ; BOUDY, 1950).
Dans ce cas, un traitement en futaie régulière mixte ou pure est préconisé selon
l’itinéraire sylvicole suivant :
Dépressage sur régénération acquise (jusqu’à 2m), densité finale 1400 tiges /ha si fort
potentiel.
Première éclaircie à 30 3 40 ans, puis éclaircies en rotation tous les 15 à 20 ans.
Age d’exploitabilité, 100 ans environ.
Durant ces dernières années, les concepts d’aménagement ont évolué, ceci grâce aux
progrès des connaissances en écologie, en économie forestière et en sociologie rurale
rendant ainsi cette mutation possible.
9. Aire de répartition
On ne connait pas exactement l’aire naturelle de Cyprès qui a été depuis très longtemps,
planté sur tous le pourtour du bassin méditerranéen. Il est vraisemblablement spontané dans
les montagnes du nord de l’Iran et sans doute aussi en Asie mineure. Pour certains auteurs, il
serait originaire de l’île de Chypre et de là, il serait propagé en Grèce, Turquie.
En France, le Cyprès a été planté et se trouve dans toutes les régions côtières allant des
Alpes aux Pyrénées.
En Grèce, le Cyprès pousse du niveau de la mer jusqu’à la limite de la végétation (1750
m au dessus du niveau de la mer en Crète) et constitue des forêts naturelles en Crète, à
Samos, Rhodes, Kos, Simi et Millos.
En Espagne, le Cupressus sempervirens, a été introduit seulement récemment et les
espèces les plus vieilles ont environ 150 ans.
En Italie, nous ne trouvons pas de forêts naturelles de Cyprès. Des Cyprières de petite
dimension se trouvent sur les collines de la côte de la mer Tyrrhénienne, de la Ligurie à la
Calabre et en Sicile ; celles plus vastes et productives, sont localisées en Italie centrale,
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Chapitre II Considérations générales sur le Cyprès vert
surtout en Toscane près de Florence, de Sienne et de Pise. Dans le Nord de l’Italie, le Cyprès
se trouve principalement sur les rives des lacs.
Au Portugal, le Cupressus sempervirens n’est pas très diffusé.
Il serait très anciennement naturalisé partout ailleurs. Quoi qu’il en soit, en Afrique du
Nord et tout particulièrement en Algérie, il se comporte actuellement comme une essence
autochtone, très bien adaptée à nos climats secs. Il en existe deux formes, souvent présentes
dans le même lot de plants : la forme fastigiata à cime étroitement conique et la forme
horizontalis à branches étalées (LETREUCH-BELAROUCI, 1991) (Fig. 7).
Cupressus sempervirens L
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Chapitre II Considérations générales sur le Cyprès vert
Le bois, à la forte odeur poivrée, semblable à celle du cèdre et du genévrier, et qui agit
comme insectifuge pour différents insectes nuisibles, et utilisé surtout pour des décorations
externes comme les portes, les persiennes, les surfaces de piétinement, ainsi que pour les
pièces d’ameublements internes comme les armoires, les coffres et les planchers sans oublier
les constructions navales.
Les composants chimiques d’huile essentielle des rameaux de Cupressus sempervirens
sont : -3 carène (16.49%), sabinène (13.91%), -pinène (13.07), terpin-1-èn-4-ol (7.69%),
terpinolène (7.13%), limonène (6.28%), - terpinène (4.97%), myrcène (4.86%), cédrol
(3.62%), acètate di -terpenyle (2.98%) (PIERRE, 2000).
A l’époque, en Algérie, Cette espèce est utilisée surtout comme brise-vent dans les
régions à risque de vents violents. Pendant la période coloniale, dans la plaine de Mitidja a
Blida (25 Km à l’Ouest d’Alger) et celle de Mohammedia (à 65 Km au Sud d’Oran) où il a
été planté de vastes champs d’agrumes, les colons français ont utilisé cette espèce
massivement afin de border et délimiter ces champs servant comme abris et pour créer un
microclimat favorable à la culture des agrumes. Actuellement cette espèce est répandue et
utilisée par la population locale comme espèce permettant de délimiter leurs champs
(cultures maraîchères, arboriculture, autres…) surtout après le problème de Morcellement
(partage et subdivision des terrains agricoles par héritage entre une même famille) (LARBI
et BELGHERBI, 2007). Dans les zones montagneuses, cette espèce est rarement utilisée
dans les travaux de conservation des sols à risque d’érosion hydrique et éolienne. Ainsi on le
trouve partout dans les cimetières musulmans, chrétiens et juifs.
Actuellement, le Cyprès contribue à la protection des sols contre les différents types
d’érosion (brise - vent) et constitue une aire de loisir, c’est donc un élément de reboisement
le plus précieux pour l’Afrique du Nord.
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Chapitre III Problème de dépérissement
1. Concepts de dépérissement
Les dépérissements forestiers ne sont pas des phénomènes nouveaux, la littérature
allemande (SCHUTT, 1977 ; WACHTER, 1978 ; CRAMER ET CRAMER-
MIDDENDORF, 1984) et nord-américaine (WALKER et AUCLAIR, 1989 ; MILLERS
et al., 1988) en rapportent depuis plus d'un siècle . La littérature française est relativement
moins riche mais fournit quelques descriptions pour le Sapin pectiné, (LANDMANN,
1993), le Chêne (DELATOUR, 1983) et le Hêtre (DE LEMPS, 1955 ; SCHAEFFER,
1955).
Depuis plus d'un siècle également, les pathologistes se sont efforcés, avec un succès
inégal, d'élucider les causes des divers dépérissements d'arbres et de peuplements. Le besoin
de formalisation des concepts est cependant relativement récent, puisque les concepts
auxquels on fait actuellement référence, explicitement ou implicitement, datent des années
1960. Les dépérissements forestiers n'ont jamais été des sujets consensuels, les
connaissances et concepts développés au cours des décennies récentes ne font pas
l'unanimité au sein des pathologistes et ne sont pas nécessairement compris ou acceptés par
les scientifiques des autres disciplines.
Les concepts de base actuels ont été définis par SINCLAIR (1964, 1967) et HOUSTON
(1967). Ces auteurs ont travaillé principalement sur divers dépérissements feuillus, dans le
Nord-est de l’Amérique. D'autres dépérissements étaient cependant décrits dans le Sud et
dans l'Ouest sur des résineux. Toutes ces maladies avaient en commun un certain nombre de
symptômes, en particulier des réductions de croissance, un dépérissement graduel de la
cime, se soldant occasionnellement par la mort d'arbres.
HOUSTON (1967) développa le concept de maladie déclenchée par un stress
« stress-triggered disease », selon lequel un arbre soumis à un stress répété finit par être
endommagé et devient susceptible à l'attaque d'organismes secondaires le conduisant
éventuellement à la mort. Ce concept, développé et affiné depuis lors HOUSTON (1973,
1981, 1984, 1992), considère le dépérissement comme une ' « maladie ordinaire », en
référence au ' triangle de la maladie constitué par la plante, le pathogène et l'environnement.
Si toutefois on considère une « maladie ordinaire » comme un phénomène dans lequel
l'influence de l'environnement s'exerce uniquement sur le pathogène et le processus
infectieux « pathogen-based disease », le dépérissement selon Houston n'apparaît plus
comme une maladie typique.
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Chapitre III Problème de dépérissement
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Chapitre III Problème de dépérissement
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Chapitre III Problème de dépérissement
d’organes pérennes (branches, rameaux notamment chez les feuillus) ou des pertes
prématurées d’aiguilles chez les conifères (FIOT et al., 2007).
Le dépérissement est le résultat de l’interaction de plusieurs facteurs de stress de nature
biotique ou abiotique. Ces facteurs agissent de façons consécutives ou concomitantes et
provoquent l’affaiblissement de l’arbre et parfois même sa mort (LAFLAMME, 1992).
En outre, il est admis que le dépérissement des essences forestières affecte le dynamisme
de la forêt, en changeant sa structure et ses ressources physiques à une quelconque échelle
spatiale ou temporaire (LANDMANN, 1994).
3. Hypothèses relatives au dépérissement des forêts
3. 1. Hypothèse de l’acidification des écosystèmes
Emise en 1979 en Allemagne, cette hypothèse atteste que les écosystèmes forestiers
subissent l’agression des retombées de sulfate, ce qui provoque une acidification du sol
entraînant la libération de l’aluminium phytotoxique à l’état libre. Le pH des pluies (4,2 en
moyenne) n’a pas changé depuis les cinq dernières décennies, en plus des dépérissements
sont observés sur des sols calcaires qu’acides (LANDMANN, 1994).
3. 2. Hypothèse du rôle de l’ozone
Proposée en 1982, l’auteur de cette hypothèse mentionne que des composés
photochimiques à effet phytotoxique dont l’ozone associé à la pauvreté relative des sols
pourraient expliquer les symptômes observés (LANDMANN, 1994).
En effet, l’excès d’ozone provoque un stress oxydatif par l’accumulation d’une protéine clé
du photosystème 2 dans les chloroplastes induisant ainsi le premier signal moléculaire du
dépérissement par destruction du mécanisme de photosynthèse. Ainsi, il perturbe la
régulation de la fermeture des stomates, en provoquant une évapotranspiration excessive et
un déficit en eau (BONNEAU et LANDMANN, 1988).
3. 3. Hypothèse d’une alimentation azotée déséquilibrée
En forêt, le cycle nutritif normal des arbres est perturbé par l’apport de l’azote sous
forme de dépôts assimilables provenant des oxydes d’azote émis dans l’atmosphère. Ce
stress combiné à d’autres facteurs induit un déséquilibre entre les racines des arbres et les
champignons mycoryzateurs, ce qui explique un déséquilibre ionique observé foliaire, étant
donné que la microflore est considérablement appauvrie dans les forêts atteintes
(LANDMANN, 1994; DE BEAULIEU, 2007).
3. 4. Hypothèse de l’interaction « climat – parasites – pollution atmosphérique »
Emise en 1983, cette hypothèse démontre que la perte de vigueur des essences
forestières est la résultante d’action de nombreux facteurs écologiques (sécheresse) qui
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Chapitre III Problème de dépérissement
fragilisent la forêt en la rendant sensible aux attaques des agents biotiques secondaires ou de
faiblesse en l’occurrence les insectes xylophages et les maladies cryptogamiques
(BONNEAU et LANDMANN, 1988).
4. Facteurs impliqués dans le dépérissement forestier
La vitalité d’un arbre est définie comme sa capacité à assimiler les ressources, se
développer, survivre aux stress, s’adapter aux changements et se reproduire (DOBBERTIN
et BRANG, 2001).
Corollairement, le dépérissement en forêt est un processus d’affaiblissement général de
l’arbre, causé par un faisceau de facteurs interagissant entre eux. Le dépérissement est un
processus complexe et évolutif. Ses principaux symptômes sont la perte de vitalité
(défoliation, diminution de la croissance, décoloration des feuilles) et la mortalité de
branches et de rameaux (NAGELEISEN et al., 2010). La plupart des facteurs à l’origine du
dépérissement sont abiotiques et ne sont a priori pas identifiés (BONNEAU et
LANDMANN, 1988). La mort de l’arbre est une issue possible mais non certaine du
dépérissement (BONNEAU et LANDMANN, 1988; NAGELEISEN et al., 2010). Il est
courant de hiérarchiser les facteurs causaux en trois catégories (BOUTTE, 2007) :
Les facteurs prédisposants, qui sont propres à l’endroit, au massif et aux arbres, et qui
en déterminent la productivité mais aussi son degré de résistance ou de faiblesse face aux
agressions potentielles (patrimoine génétique, climat, conditions stationnelles, âge,
gestion, aménagement, pollution atmosphérique…).
Les facteurs déclenchants, ou incitants, qui sont exceptionnels, plus ou moins intenses
et de courte durée (stress, gel, sécheresse, attaques de défoliateurs, pollution de l’air,
etc.), et qui enclenchent le processus de dépérissement plus ou moins important selon la
résistance de l’arbre ou du massif. LANDMANN (1994) note que l’influence des
facteurs déclenchants, combinée à celle des facteurs prédisposants provoquent une
détérioration de la cime et du système radiculaire. Ils sont essentiellement de nature
abiotique comme la sécheresse et biotique comme les attaques d’insectes défoliateurs en
particulier (AUCLAIRE et al., 1997). Il convient de signaler ici que les défoliateurs
forestiers sont beaucoup moins dangereux sur les essences feuillues que sur les conifères
(BOVEY, 1971). D’après cet auteur, il est rare qu’une défoliation consécutive ait une
conséquence néfaste sur la vitalité des arbres. Au contraire, chez les résineux, la
destruction des aiguilles perturbent la physiologie des arbres et les exposent à un
affaiblissement plus avancé.
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Chapitre III Problème de dépérissement
Les facteurs aggravants, sont des facteurs qui interviennent en phase terminale du
déclin (LANDMANN, 1994) ; qui sont les ravageurs (insectes, pourritures, virus,
nématodes, …) ou les catastrophes (incendies, tornades, …) qui achèvent le processus de
dépérissement de l’arbre, parfois jusqu’à la mort et la décomposition. Certains auteurs,
considèrent que ces facteurs ne participent pas à proprement parler au dépérissement, car
ils interviennent après que celui-ci soit irréversible. Ils ne feraient alors qu’accélérer la
disparition de l’arbre. Les facteurs aggravants sont les plus visibles, ils ne sont nullement
la cause du dépérissement, mais en constituent son point final.
Le classement des facteurs dans ces différentes catégories demeure une vue de l’esprit.
Dans la réalité, il y a interaction permanente entre tous ces facteurs. Le dépérissement reste
un processus complexe, de causes multiples qui s’entre-influencent (MANION, 1981).
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Chapitre III Problème de dépérissement
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Chapitre III Problème de dépérissement
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Chapitre III Problème de dépérissement
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Chapitre IV Matériels et méthodes
Page 41
Chapitre IV Matériels et méthodes
14
12 6 5
11 2 13 16
10 8
9 1 17 21 25 15 7 24
19 20 23 3
18 22 4
1 à 25 : Placettes d’étude
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Chapitre IV Matériels et méthodes
5m
4 ares
10 m
6 ares
15 m
8 ares
20 m
10 ares
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Chapitre IV Matériels et méthodes
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Chapitre IV Matériels et méthodes
Fiche de référence
Sp : superficie de placette.
N° : numéro de la tige.
C 1.30 : circonférence à 1. 30 m.
Ht : hauteur totale.
Hhoup : hauteur du houppier
Htige : hauteur du fût
Ft : forme des tiges :
0 : normale.
1 : cassée.
2 : fourchue.
3 : tordue.
4 : arbre incliné de plus de 15°.
Pc : production de cônes :
0 : aucun cône.
1 : très faible.
2 : faible.
3 : moyenne.
4 : forte.
En : élagage naturel :
0 : mauvais.
1 : moyen.
2 : bon.
Sh : symétrie du houppier :
0 : houppier symétrique.
1 : houppier asymétrique.
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Chapitre IV Matériels et méthodes
L’altitude et l’exposition sont prélevées au niveau des placettes d’étude par le biais d’un
GPS. La pente est mesurée par un blume-leiss.
La mesure de la profondeur du sol est effectuée à l’aide d’une tige métallique graduée et
plantée dans le sol à 1 mètre de la base du tronc. La profondeur a donc été calculée en
mesurant la partie enterrée.
La mesure du pH du sol est effectuée entre 0 et 20 cm. Elle s’effectue sur une suspension
de terre fine. Le pH doit être pris d’abord dans l’eau distillée bouille, puis dans une solution
normale de KCL, en utilisant la méthode éléctrométrique à électrodes de verre.
Les monts des Traras Occidentaux sont caractérisés par différentes positions
topographiques. Selon MASSON (2005), ces positions sont décrites selon un indice
topographique et sont classées en quatre niveaux distincts (Fig. 13). Plus l’indice est élevé
plus la position est favorable à l’accumulation de l’eau.
TOPO 1 : les pertes latérales d’eau sont supérieures aux apports.
TOPO 2 : les apports sont nuls ou égaux aux pertes d’eau par drainage.
TOPO3 : l’eau circule plus lentement à ce niveau, ce qui constitue une situation
favorable.
TOPO 4 : la situation hydrique est exceptionnellement favorable.
Pour cela les arbres ont fait l’objet de plusieurs observations distinctes : forme des tiges,
fructification, position sociale, état du houppier.
Selon la structure d’un peuplement, on distingue plusieurs étages :
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Chapitre IV Matériels et méthodes
Page 47
Chapitre IV Matériels et méthodes
1 2 3
4 5 6
7 8 9
10 11
1 : Position pour la mesure du diamètre à hauteur de poitrine (DHP) sur terrain plat
2 et 3 : Position pour la mesure du DHP d’un arbre sur un terrain incliné
4 et 5 : Arbre fourchu
6 : Position pour la mesure du DHP d’un arbre avec des contreforts
7 : Position pour la mesure du DHP d’un arbre avec des racines aériennes
8 et 9 : Position pour la mesure du DHP d’un arbre avec des branches ou un renflement à 1,30 m
10 : Position pour la mesure du DHP d’un arbre penché
11 : Position pour la mesure du DHP d’un arbre couché
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Chapitre IV Matériels et méthodes
La hauteur totale d'un arbre est la distance séparant le pied de l'arbre et son bourgeon
terminal (RONDEUX, 1999). Pour mesurer la hauteur des arbres, nous avons utilisé des
appareils appelés dendromètres. Les plus utilisés sont le Blume-Leiss, d'origine allemande.
Cet appareil est basé sur un principe trigonométrique (mesures d'angles) et il nécessite que
l'observateur se place à une distance prédéterminée de l'arbre (la plus proche possible de la
hauteur estimée) (Fig. 15 et 16).
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Chapitre IV Matériels et méthodes
Pour une pente par exemple de 14°(mesurée sur l’échelle basse du Blume 3Leiss), on a
FC = 0.06. Dans notre exemple, H vraie = 16 3 (16 x 0.06) = 15 m.
La table des FC pour chaque pente figure au dos de l’appareil.
Comme il s’agit d’arbres sains et affaiblis dans les différentes placettes, la mesure du
houppier doit être faite soigneusement. La Figure 16 illustre quelques recommandations lors
de mesures de hauteurs e houppiers (DNARPA, 1995).
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Chapitre IV Matériels et méthodes
3. 3. Données sanitaires
Comme il s’agit l’identification de deux types de facteurs : biotiques et abiotiques,
l’évaluation sanitaire consiste à observer les différentes parties d’arbres échantillons. De ce
fait, deux méthodes sont utilisées dans ce travail à savoir le diagnostic visuel et la méthode
de piégeage d’insectes.
3. 3. 1. Diagnostic visuel
Aucune mesure physique ou chimique n’ayant fait ses preuves jusqu’à maintenant, c’est
l’appréciation visuelle qui reste la base de tout diagnostic (ASSE, 2012).
L’évaluation de l’état sanitaire consiste à observer les différentes parties des arbres
échantillonnés (450 tiges). De ce fait, nous avons adopté la méthode de DRENOU et al.,
(2011) et GRAVIER, (2012). C’est une méthode simple basée sur des observations
visuelles qui ont porté sur des symptômes jugés anormaux par rapport à un arbre estimé en
bonne santé (coloration anormale, desséchement des aiguilles, pertes foliaires). Cette
Page 51
Chapitre IV Matériels et méthodes
méthode a été développée pour la première fois sur le chêne pédonculé (Quercus robur L),
puis sur le Sapin pectiné (GIRAUD, 2012).
Cette méthode est basée sur l’analyse de l’architecture de l’arbre d’où son nom méthode
ARCHI. Elle prend en compte les deux composantes d’un dépérissement, les symptômes de
dégradation de l’houppier, d’où écarts à la normale et les processus de résilience, les retours
à la normale (Fg. 18).
En effet un arbre est composé de plusieurs niveaux d’organisation : unité de croissance
(ou pousse annuelle), axe ramifié, unité architecturale (ou arbre jeune), arbre entier
(BARTHELEMY et CARAGLIO, 2007). Plus l’échelle est petite et meilleure est la
précision des observations. Ces dernières deviennent difficiles au fur et à mesure que l’arbre
grandit. La visibilité de l’architecture devient vite problématique quand les arbres dépassent
25 mètres de hauteur et lorsqu’ils sont situés en forêts denses, surtout s’ils portent un
feuillage persistant comme le Cyprès. Pour cela nous avons donc choisi des critères
architecturaux simples, peu nombreux et facilement visibles avec une paire de jumelles
(12X50). Afin de faciliter encore davantage le travail sur le terrain, une série de questions à
réponses binaires oui/non intégrant les critères architecturaux retenus est proposée (Tableau
19).
Tableau 19 : Niveaux d’observations et questions posées sur terrain (DRENOU et al.,
2011).
Niveaux d’observations Questions posées
Arbre entier L’arbre est il vivant ?
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Chapitre IV Matériels et méthodes
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Chapitre IV Matériels et méthodes
Page 54
Chapitre IV Matériels et méthodes
cônes / boite) aérées et déposées au laboratoire afin de récupérer l’entomofaune qui y vit
(Fig. 20).
Page 55
Chapitre IV Matériels et méthodes
forêt de conifères et donnent de bons résultats, pour la collecte des insectes xylophages,
entre autre, les Cerambycidae. Pour une meilleure récolte des Scolytidae, il existe un autre
type de piège ; il s’agit des pièges à Terpène, mais son emploi est assez onéreux (Fig. 21).
Couvercle
Entonnoir
1.5 m du sol
Récupérateur
Les pièges sont installés durant le mois de mars 2012, jusqu’à expiration de la saison
estivale, phase d’activités intense des insectes adultes. Les prélèvements sont effectués tous
Page 56
Chapitre IV Matériels et méthodes
les 15 à 20 jours. Au total 10 prélèvements ont été effectués entre le mois de mars et le mois
de septembre.
Les insectes récupérés sont mis dans des boites en plastique et ramenés au laboratoire
pour détermination.
1 2 3 4
5 6
Station : Acharrab
Figure 22: Installation des piges-vitre dans les trois stations (Originale)
Page 57
Chapitre IV Matériels et méthodes
3. 3. 2. 4. Arbres - piège
Cette technique est classiquement employée notamment pour les Cerambycidae
(VILLIERS, 1946) et les Scolytidae (BALACHOWSKY, 1949). Elle est largement utilisée
par les forestiers comme moyens de lutte contre les Scolytides (CHARARAS, 1982). Elle a
fait l’objet d’essais en Eucalypteraie pour capturer le longicorne d’Eucalyptus Phoracantha
semipunctata (CHARARAS, 1969).
Cette méthode d’échantillonnage repose sur, l'élevage des insectes xylophages à partir de
tronçons de 40 à 45 cm de longueur et des branches d'arbres dépérissants susceptibles de les
héberger. Elle consiste d’abattre des pieds de Cyprès d’âge moyen, et les faire exposer aux
attaques des insectes xylophages, en période d’essaimage, c'est-à-dire au moment où les
adultes quittent leur biotope de naissance pour chercher un nouveau biotope propice à la
ponte. Les arbres ainsi abattus séjournent quelques jours dans la nature pour coïncider avec
la période d'attaque avant leur colportage au laboratoire (Fig. 23).
Page 58
Chapitre IV Matériels et méthodes
Pour couvrir toute la période d’activité des insectes, en particulier les xylophages,
l’opération d’abatage s’est réalisée dans deux périodes en 2012 (printanière et estivale) selon
un calendrier préalablement défini (Tableau 22). La première période s’étale du fin mars au
mi mai et la deuxième débute du mi mai jusqu’au mi juin, soit une période d’un mois à deux
mois d’exposition des arbres aux attaques d’insectes.
Tableau 22 : Calendrier d’abattage d’arbres-piège dans chaque station.
Période d’abattage Station Nombre d’arbres Date d’abattage Date de ramassage
abattus
1 El Mahsar 2 25/03/2012 17/05/2012
2 3 17/05/2012 15/06/2012
1 Had Sebabna 3 25/03/2012 17/05/2012
2 2 17/05/2012 15/06/2012
1 Acharrab 1 25/03/2012 17/05/2012
2 1 17/05/2012 15/06/2012
Au total 12 arbres appartenant aux différentes classes d’état sanitaire sont abattus et
écorcés en 2012. En effet, l’appréciation visuelle de la vitalité des arbres et par conséquent
de l’état sanitaire se base principalement sur l’aspect de la cime (GARREC et al., 1991). Le
critère le plus souvent pris en compte pour caractériser cet aspect est le déficit foliaire qui
traduit la perte des aiguilles dans la partie fonctionnelle de la cime (BECKER, 1987 ; D. S.
F, 1991). Pour caractériser l’importance d’un déficit foliaire, nous nous sommes basé sur
une note qualitative de densité ou un pourcentage indicatif utilisé par RENAUD et
NAGELEISEN (2004) (Tableau 23).
Tableau 23 : Classes de notation de déficit foliaire et les principales catégories sanitaires
d’arbres (RENAUD et NAGELEISEN, 2004).
Classes Proportion du feuillage affecté Signification des classes
0 0 3 10 % Arbre non défolié
1 15 3 25 % Arbre faiblement défolié
2 30 3 60 % Arbre modérément défolié ou modérément
dépérissant
3 65 3 95 % Arbre fortement défolié ou dépérissant
4 100 % Arbre mort ou sec
Page 59
Chapitre IV Matériels et méthodes
De chaque arbre abattu, trois rondins de 40 cm, ont été tronçonnés et prélevés au hasard
de chacun des quatre niveaux de l’arbre; la base (B), la partie médiane (M), la cime (C) et
les rameaux (R) (Fig. 24).
1m
B M C
B La base C La cime
M La partie médiane R Les rameaux
Figure 24 : Schéma d’un Cyprès abattu montrant les différents niveaux à partir desquels les rondins
ont été échantillonnés (Originale)
Sur chaque rondin transporté au laboratoire, nous avons noté le nom de la station, la
classe de hauteur (B, M, C, R), la classe de dépérissement du pied, la date d’abattage et la
date de ramassage. Le Tableau 24 montre les caractéristiques dendrométriques et sanitaires
des arbres abattus.
Tableau 24 : Caractéristiques dendrométriques et sanitaires des arbres abattus.
Station N° d’arbres Classe de Hauteur (m) Circonférence (cm)
dépérissement
El Mahsar Arb. 1 C4 10, 60 94, 2
Arb. 2 C4 09, 54 62, 8
Arb. 3 C3 09, 52 58, 6
Arb. 4 C4 10, 40 90, 1
Arb. 5 C2 08, 75 60, 6
Had Sebabna Arb. 6 C4 09, 35 62, 5
Arb. 7 C4 08, 45 57, 7
Arb. 8 C3 07, 87 53, 8
Arb. 9 C2 10, 25 85, 7
Arb. 10 C2 09, 44 60, 5
Page 60
Chapitre IV Matériels et méthodes
Les 36 rondins prélevés des différents niveaux des 12 arbres sont ramenés au laboratoire
afin d’être mis en éclosion dans un éclosoir (Fig. 25). Un récipient contenant de l’eau est
placé à l’intérieur de l’éclosoir afin de garder une certaine humidité des rondins. Cette eau
est renouvelée tous les 15 jours après pulvérisation complète. Les insectes sont collectés
dans un récupérateur en plastique, placé en haut et muni d’un cône en papier ouvert à son
extrémité, permettant ainsi la pénétration de la lumière et dirige l’insecte vers la sortie, tout
empêchant son retour après l’avoir franchi.
Tube en plastique
Cône en papier
Page 61
Chapitre IV Matériels et méthodes
Page 62
Chapitre IV Matériels et méthodes
π
V ho = ( d ho) 2 h ho
12
Page 64
Chapitre IV Matériels et méthodes
4. 2. 5. 2. Indice sanitaire
Par ailleurs, l’indice sanitaire (IS) est calculé à partir de l’ensemble d’arbres pris
individuellement. Cet indice été déjà utilisé pour le Sapin, l’Epicéa et le chêne.
L’étude du dépérissement nécessite une recherche d’éventuels relations avec ces facteurs
considérés isolément. De ce fait, une analyse de la variance à un facteur au seuil de
signification de 95% est préconisée. Elle détermine l’allure du dépérissement vis-à-vis les
diverses variables qualitatives et quantitatives. L’analyse est faite par un logiciel SPSS 20.
5. Traitement des données entomologiques
Les différents insectes récoltés sont traités par des indices écologiques de composition et
de structure et par l’AFC. Ainsi, pour évaluer l’importance de leurs dégâts, certains
paramètres sont calculés à savoir : la fréquence d’attaque, la densité d’attaque, la surface
d’attaque et l’intensité d’attaque.
Page 65
Chapitre IV Matériels et méthodes
5. 1. Indices écologiques
En vu d’évaluer l’importance et le rôle des insectes dans le dépérissement du Cyprès
vert, l’entomofaune récoltée est analysée par divers indices écologiques de composition et
de structure.
5. 1. 1. Fréquence d’occurrence
D’après DAJOZ (1971, 1974), la fréquence d’occurrence est le rapport entre le nombre
d’apparition d’une catégorie alimentaire ou d’une espèce donnée (ni) et le nombre total des
catégories ou des espèces présentes (N). Elle est calculée par la formule suivante :
C% = (ni/N) x100
C% : Fréquence d’occurrence.
ni : Nombre de relevés contenant l’espèce i.
N : Nombre total des relevés.
Selon SCHERRER-LORENZEN et al., (2005), la formule appliquée à la constance
fait ressortir six (06) catégories qui sont :
C = 100 : L’espèce est dite omniprésente.
C supérieure à 75 : L’espèce est dite constante.
C entre 50 et 75 : L’espèce est dite régulière.
C entre 25 et 50 : L’espèce est dite accessoire.
C entre 5 et 25 : L’espèce est dite accidentelle.
C inférieure à 5 : L’espèce est rare.
5. 1. 2. L’abondance relative
Selon DAJOZ (1971), l’abondance relative est le pourcentage des individus d’une
espèce par rapport à l’ensemble des individus (toutes espèces confondues). L’abondance
relative désignée par (AR%) est donnée par la formule suivante :
AR% = (ni /N) x 100
AR% : Abondance relative,
ni: Nombre des individus de l’espèce,
N: Le nombre total de tous les individus constituant le peuplement.
5. 1. 3. La densité
C’est le nombre d’individus présents par unité de surface ou de volume (DAJOZ,
1985).
Effectif récolt é dans les diff érents pr élèvements d ′ une même esp èce
D=
Surface (100 m 2 )
Page 66
Chapitre IV Matériels et méthodes
Page 67
Chapitre IV Matériels et méthodes
Page 68
Chapitre V Résultats et discussion
Page 69
Chapitre V Résultats et discussion
Tige normale;
200 65%
Tige
fourchue;
150 11%
100
55 40
50 33 30
0
Tige normale Tige fourchue Tige inclinée Tige tordue Tige cassée
Forme de tige
70%
Sains
60%
Dépéris
Fréquence relative (%)
50% Atteints
40% 38%
30%
18% 19%
20%
11%
9%
10% 5%
0%
Tige normale Tige anormale
Forme de tige
Figure 27: Fréquences relatives des strates de la forme des tiges de Cyprès vert
Page 70
Chapitre V Résultats et discussion
70%
61%
Fréquence relative (%)
60%
50%
40%
30%
20% 16%
9% 9% Sains
10% 3% 2% Atteints
0%
< 40 40 - 60 > 60
Page 71
Chapitre V Résultats et discussion
Parmi les 450 tiges échantillonnées, 59% sont non fructifères. Les tiges ayant une forte
production de cônes ne présentent que 4%. La Figure 29 illustre cette répartition.
La faible production de cônes peut être due à un affaiblissement des tiges. En effet,
l’arbre compense beaucoup d’énergie lors de sa reproduction. Toute réduction du potentiel
photosynthétique sous l’effet d’un stress (attaque parasitaires, pâturage &) engendre chez
l’arbre une réduction d’énergie investie dans la production de cônes (DUBE, 2007).
60%
51%
50%
Fréquence relative (%)
40%
30%
20% Sains
20% Atteints
10%
10% 8%
2% 2% 2% 1% 3%
1%
0%
NulLe Très faible Faible Moyenne Forte
Production de cônes (%)
Page 72
Chapitre V Résultats et discussion
70%
61%
60%
Fréquence relative (%)
50%
40%
20% Atteints
11%
10%
3%
0%
Asymétrique Symétrique
Extension du houppier
Page 73
Chapitre V Résultats et discussion
Sains
14%
Dépéris
Atteints
29% 57%
Figure 31: Fréquences relatives des tiges de Cyprès selon leur état sanitaire
1. 2. 1. Circonférence à 1.30 m
La croissance en grosseur des tiges varie en fonction du mode de traitement et très
probablement aussi de la richesse du sol (LETREUCH-BELAROUCI, 1992). De ce fait,
les opérations sylvicoles, comme les éclaircies favorisent la croissance en diamètre et en
hauteur (KADIK, 1987).
Les circonférences des peuplements du Cyprès inventoriés présentent les caractéristiques
statistiques suivantes :
Tableau 26: Caractéristiques statist iques de la circonférence des tiges de Cyprès vert
Arbres sains Arbres dépéris Arbres atteints
Moyenne arithmétique (m) 1.39 1.02 1.52
Valeur minimale (m) 0.15 0.09 0.7
Valeur maximale (m) 1.57 1.37 1.02
Coefficient de variation (%) 64.52 35.76 30.48
Il ressort d’après le Tableau 26 que les Cyprès sains présentent une grande variabilité
dans la mesure où le coefficient de variation atteint 64.52%. Chez les sujets dépéris, le
coefficient de variation est de 35.76%. La valeur moindre est enregistrée chez les sujets
atteints.
Page 74
Chapitre V Résultats et discussion
La répartition des fréquences relatives des classes de circonférences de tige montre une
allure décroissante (Fig. 32).
40%
35%
35%
Fréquence relative (%)
30%
25%
20% 17% Sains
16%
15% dépéris
10%
10% 8% Atteints
4% 5%
5%
1% 1% 1% 1% 1%
0%
0,15 - 0,55 0,55 - 0,95 0,95 - 1,35 1,35 - 1,75
Classess de circonférences (m)
Figure 32: Fréquences relatives des classes de circonférences à 1.30 m de tiges de Cyprès selon l’état
sanitaire
La classe de 0.15 à 0.55 m, soit celle de faibles grosseurs présente la fréquence relative
la plus élevée (56%).
Concernant la répartition des tiges non saines, c'est-à-dire dépéris ou atteints à travers les
différentes classes de circonférences, nous constatons que :
Le dépérissement à une allure décroissante où la classe de grosseurs moyennes soit celle
de 0.55 et 0.95 m est la plus touchée. Plus de 1/3 de tiges de cette catégorie sont
dépérissants et morts.
La catégorie de faibles grosseurs, celle de 0.5 et 0.55 m, présente le 1 /2 de tiges non
saines (dépéris et atteints).
En général, le dépérissement est observé et signalé dans toutes les catégories de
grosseurs. Nous constatons, qu’il affecte les jeunes sujets que les grosses tiges. Il s’agit en
fait, d’un syndrome et non pas d’un phénomène de sénescence naturel qui soit lié à un
vieillissement des peuplements.
Le dépérissement entrave l’évolution naturelle du Cyprès. Il risque d’accentuer le
déséquilibre déjà constaté dans la répartition des tiges à travers les différentes classes de
grosseurs.
Page 75
Chapitre V Résultats et discussion
La répartition des tiges inventoriées à travers les 25 placettes d’étude présente une allure
décroissante selon leurs catégories de diamètres. La catégorie des petits bois présente la
fréquence relative la plus élevée soit 23%. La catégorie des très gros bois présente une faible
fréquence relative, soit 8%.
Par ailleurs, le dépérissement est enregistré au niveau de chaque catégorie de diamètre
avec des proportions variables. La fréquence relative la plus élevée soit 19% est observée
chez la catégorie des gros bois. Celle, la plus faible, soit 4% est enregistrée chez la catégorie
des petits bois (Fig. 33).
25% 23%
20%
Fréquence relative (%)
17%
15%
12%
Sains
10% 9%
8% 8% dépéris
7%
6%
5% Atteints
5% 4%
1%
0%
0%
PB BM GB TGB
Catégories de diamètres (m)
Page 76
Chapitre V Résultats et discussion
Tableau 27: Caractéristiques statist iques de la hauteur totale des tiges de Cyprès vert
Arbres sains Arbres dépéris Arbres atteints
Moyenne arithmétique (m) 11.02 14.65 12.98
Valeur minimale (m) 1.47 1.35 1.56
Valeur maximale (m) 20.93 15.75 12.01
Coefficient de variation (%) 32.94 26.70 20.71
La distribution des classes de hauteurs totales suit une allure décroissante. La fréquence
relative la plus faible, soit 10% est enregistrée au niveau de la catégorie de plus de 16 m,
qui correspond à celle des Cyprès les plus longs.
A partir de la Figure 34, nous constatons que :
Les Cyprès sains présentent la fréquence relative la plus élevée dans la catégorie de
moins de 6,4 m.
La catégorie de 6,4 à 11,4 m, soit celle des hauteurs moyennes, présente la fréquence
relative la plus élevée en nombre d’arbres dépérissants et morts.
La catégorie de plus de 16 m est celle où le dépérissement est le plus faible.
30%
25%
25%
Fréquence relative (%)
20%
15% 14%
12% Sains
11%
10% dépéris
10% 8% 8%
6% Atteints
5% 4%
2%
0% 0%
0%
1,4 - 6,4 6,4 - 11,4 11,4 - 16,4 16,4 - 21,4
Classes de hauteurs totales (m)
Figure 34 : Fréquences relatives des classes de hauteurs totales des tiges de Cyprès selon l’état
sanitaire
Page 77
Chapitre V Résultats et discussion
La longueur moyenne des futs est d’ordre de 3 m. Ces futs sont favorablement acquis à
la production de bois d’Suvre. Chez les arbres sains, les futs sont bons. Ils sont cylindriques,
sans nSuds et sans défauts. Ces qualités sont propres aux arbres forestiers de forte valeur
économique (BOUDRU, 1989).
Le coefficient de variance présente une grande variabilité (72%). La distribution des
classes de futs montre une allure décroissante (Fig. 35). Les tiges présentant des futs de 0,6 à
4,4 m ont une fréquence relative la plus élevée (60%). Cette même classe présente une
fréquence relative de 9% d’arbres atteints. Au-delà de cette classe, le dépérissement devient
faible et parfois nul.
Page 78
Chapitre V Résultats et discussion
60%
51%
50%
Fréquence relative (%)
40%
30% 26%
Sains
20%
Atteints
9%
10% 7%
5%
2%
0% 0%
0%
0,6 - 4,4 4,4 - 8,2 8,2 - 12 12 - 15,8
Calsses de longueurs de futs (m)
Figure 35 : Fréquences relatives des classes de longueurs de futs des tiges de Cyprès selon l’état
sanitaire
1. 2. 4. Surface terrière
Superficie de la coupe transversale d’un arbre mesuré à 1,3 m (DHP) au-dessus du sol
qui s’exprime en mètre carré à l’hectare (m2/ha). Elle dépend à la fois de la grosseur et du
nombre d’arbres, donne un renseignement précieux sur la densité d’un peuplement et est liée
au volume sur pied. La surface terrière est ainsi un des indicateurs de la pertinence
d’intervenir ou non dans un peuplement (MASSENET, 2005).
La surface terrière à travers les 25 placettes d’étude, présente les caractéristiques
suivantes :
Tableau 29: Caractéristiques statist iques de surfaces terrières des tiges de Cyprès vert
Arbres sains Arbres dépéris Arbres atteints
Moyenne arithmétique (m2) 0.29 0.35 0.32
Valeur minimale (m2) 0.0005 0.002 0.04
Valeur maximale (m2) 1.77 1.53 1.20
Coefficient de variation (%) 97.96 74.38 43.45
Les surfaces terrières enregistrées sont très variables. La distribution des fréquences
relatives en classes de surfaces terrières présente une courbe décroissante. 90% des tiges
inventoriées présentent des surfaces terrières inferieures à 0.5 m2. La même catégorie
Page 79
Chapitre V Résultats et discussion
60%
51%
50%
Fréquence relative (%)
40%
30% 27%
Sains
20% dépéris
12% Atteints
10% 5%
2% 1% 1% 0% 1% 0% 0% 0%
0%
0 - 0,5 0,5 - 1 1 - 1,5 1,5 - 2
Classes de surfaces terrières (m 2)
Figure 36: Fréquences relatives des classes de surfaces terrières des tiges de Cyprès selon l’état
sanitaire
1. 2. 5. Surface du houppier
Un houppier ou couronne est la partie d'un arbre constituée de l'ensemble des branches
situées au sommet du tronc (des branches maîtresses aux rameaux). C'est le principal
support des organes photosynthétiques. Sa consistance dépend de la qualité de la station, du
statut hydrique et nutritionnel des sujets (LAMHAMDI et CHBOUKI, 1994).
Il existe une corrélation entre la surface du houppier d’un arbre en bon état de croissance
et sa surface terrière, donc son diamètre (LETREUCH-BELAROUCI, 1992).
Les surfaces de houppiers enregistrées présentent les caractéristiques suivantes :
Page 80
Chapitre V Résultats et discussion
Tableau 30: Caractéristiques statistiques de surfaces de houppiers des tiges de Cyprès vert
Arbres sains Arbres atteints
Moyenne arithmétique (m2) 35.11 27.98
Valeur minimale (m2) 1.80 2.01
Valeur maximale (m2) 78.5 63.5
Coefficient de variation (%) 66.09 45.85
D’après le Tableau 30, nous constatons une grande variabilité des surfaces de
houppiers. En fait, la classe de 1,5 à 20 m2 présent la fréquence relative la plus élevée
(49%). De plus, les arbres atteints par le phénomène de dépérissement sont recensés au
niveau de la classe de moins de 40 m2. Au-delà de cette classe, soit les catégories maximales
des surfaces de houppiers, le dépérissement devient très faible et rare (Fig. 37). Ce qui
dénote un dépérissement rare chez les Cyprès ayant un espace vital suffisant assurant une
bonne extension de ramification des houppiers.
45% 41%
40%
35%
Fréquence relatives
30%
25%
19%
20% Sains
15%
15% 11% Atteints
10% 8%
6%
5%
0% 0%
0%
1,5 - 20 20 - 40 40 - 60 60 - 80
Classes de surfaces de houppiers (m2)
Figure 37 : Fréquences relatives des classes de surfaces de houppiers des tiges de Cyprès selon l’état
sanitaire
1. 2. 6. Volume du houppier
Le volume du houppier à travers les 25 placettes d’étude, présente les caractéristiques
suivantes :
Page 81
Chapitre V Résultats et discussion
Tableau 31: Caractéristiques statistiques de volumes de houppiers des tiges de Cyprès vert
Arbres sains Arbres atteints
Moyenne arithmétique (m3) 24.91 19.87
Valeur minimale (m3) 0.15 0.23
Valeur maximale (m3) 57.82 32.09
Coefficient de variation (%) 45.98 27.31
50%
45%
45%
40%
Fréquence relative (%)
35%
30%
25% 22%
20% Sains
15% 11% Atteints
10% 9%
10%
5% 3%
0% 0%
0%
0,15 - 15 15 - 30 30 - 45 45 - 60
Classes de volumes de houppiers (m 3)
Figure 38 : Fréquences relatives des classes de volumes de houppiers des tiges de Cyprès selon l’état
sanitaire
1. 3. Caractérisation symptomatologique du dépérissement du Cyprès
Le dépérissement du Cyprès vert est un phénomène évoluant au cours du temps et
traduisant une détérioration de la santé de l’arbre.
Les principaux critères visuels les plus utilisés pour évaluer le dépérissement du Cyprès
vert sont : la coloration anormale du feuillage, le déficit foliaire et la mortalité des branches.
Le phénomène s’identifie par des symptômes relatifs à chaque stade de régression.
L’identification symptomatologique est importante du fait qu’elle donne à chaque arbre son
degré d’altération selon les différentes unités architecturales.
L’architecture de l’arbre repose sur la nature et l’agencement relatif de chacune de ses
parties. Elle est l’expression d’un équilibre entre les processus endogènes de croissance et
les contraintes exogènes exercées par l’environnement (NICOLINI et CARAGLIO, 1994;
NICOLINI et al., 2003 ; BARTHELEMY et CARAGLIO, 2007).
Page 82
Chapitre V Résultats et discussion
Page 83
Chapitre V Résultats et discussion
racines ou d’éléments non disponibles dans le sol, ce qui réduit les capacités
photosynthétiques des feuilles (BONNEAU, 1988 ; DREYER et al ; 1994). Les
subcarences participent naturellement à la régulation de la perte foliaire. Il ne cependant pas
de doute que les arbres mal nourris sont plus fragiles, et en particulier résistent moins bien
aux sécheresse (LANDMANN, 1988 ; BONNEAU et al., 1994).
Symptôme 02 (déficit foliaire)
Rameaux courts
Page 84
Chapitre V Résultats et discussion
A5
A4
A3
Page 85
Chapitre V Résultats et discussion
Rameaux
longs
ayant
perdus
leur
ramilles et
rameaux
courts
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Chapitre V Résultats et discussion
Page 87
Chapitre V Résultats et discussion
1
1
6 2
5 3
Page 88
Chapitre V Résultats et discussion
Ramification dense
Page 89
Chapitre V Résultats et discussion
Absence de
ramification
Page 90
Chapitre V Résultats et discussion
Extrémité du
Déficit foliaire houppier
(60%)
Parties basses
saines
Page 91
Chapitre V Résultats et discussion
Extrémité du houppier
DF= 100%
Page 92
Chapitre V Résultats et discussion
Page 93
Chapitre V Résultats et discussion
Branches cassées
Page 94
Chapitre V Résultats et discussion
Page 95
Chapitre V Résultats et discussion
facteurs aggravants à long terme, cela dépend de l’agressivité des espèces impliquées et du
moment de l’attaque par rapport à d’autres facteurs (BAKRY et al., 2001 ; NAGELEISEN,
2007 ; WERMELINGER et al., 2008).
Le détachement de l’écorce résulte de l’activité des insectes sous corticaux (Fig. 52). Les
xylophages sont des perceurs qui causent la mortalité des arbres en creusant des galeries
dans le phloème, altérant ainsi la distribution des photosynthétats et causant des dommages
structurels au niveau de l’aubier (HAAVIK et al., 2008).
Pour les champignons, il existe trois types de pathogènes fongiques. Il y’a les pathogènes
foliaires qui réduisent la surface photosynthétique du feuillage, les pathogènes des tiges et
des pousses qui entraînent une diminution de la croissance en interférant avec les
mouvements de l’eau et des nutriments. Puis, les pathogènes racinaires qui perturbent la
disponibilité en eau et en nutriments pour les arbres (CHERUBINI et al., 2002). A la fin de
cette étape de dépérissement, la sève ne circule plus et s’opère une dégradation importante
(BOUGET et al., 2005).
Décollement d’écorce du
Cyprès vert
temporaires. Pour cela, il est difficile d’estimer cette vitesse. Néanmoins, l’utilisation de la
méthode ARCHI qui est basée sur l’observation des pertes d’unités architecturales depuis
l’extrémité des tiges jusqu’à la base, nous a permis de classer les tiges échantillonnées en
deux catégories :
La première, compte les tiges dont le dépérissement est lent ou chronique, caractérisé par
une mortalité progressive d’organes pérennes (Fig. 53).
La deuxième, renferme les Cyprès dont le dépérissement est dit aigu ou rapide. La
mortalité des organes pérennes survient rapidement et conduit à court terme à un
dépérissement complet (Fig. 54).
Page 97
Chapitre V Résultats et discussion
Houppier
complètement
dégradé
Branches
mortes
Page 98
Chapitre V Résultats et discussion
Page 99
Chapitre V Résultats et discussion
2. 1. Caractérisation stationnelle
2. 1. 1. Topographie
La topographie décrit la disposition des éléments du relief. Les différentes positions
topographiques observées sur terrain sont converties en indices topographiques. Ces indices
sont retenus sur la base d’apport et de perte d’eau suivant les différentes situations
topographiques (Fig. 56).
TOPO 1 : Présentant 54% de l’ensemble des observations.
TOPO 2 : Présentant 18% de l’ensemble des observations.
TOPO 3 : Présentant 16% de l’ensemble des observations.
TOPO 4 : Présentant 12% de l’ensemble des observations.
12%
TOPO 1
16%
TOPO 2
TOPO 3
54%
TOPO 4
18%
Page 100
Chapitre V Résultats et discussion
10%
15%
< 300
300 - 450
450 - 600
75%
Page 101
Chapitre V Résultats et discussion
17%
31%
S
SW
N
25%
NE
27%
Page 102
Chapitre V Résultats et discussion
17%
42% 0 - 10°
10 - 20°
20 - 30°
41%
Page 103
Chapitre V Résultats et discussion
27%
38%
20 - 40 cm
40 - 60 cm
60 - 80 cm
35%
Page 104
Chapitre V Résultats et discussion
11%
4,5 - 6
22%
6 - 7,5
7,5 - 9
67%
Page 105
Chapitre V Résultats et discussion
5%
8%
Cyprès vert
Pin d'Alep
52% Thuya
Eucalyptus
35%
Page 106
Chapitre V Résultats et discussion
40%
35%
30%
18%
Fréquence relative (%)
25% 16%
Cyprès vert
20%
Pin d'Alep
15%
13% 14% Thuya
12%
10% Eucalyptus
5%
5%
6% 4% 3,50%
3%
0% 2% 2%
Figure 63: Fréquences relatives des classes de densités totales des peuplements
2. 3. Caractérisation dendrométrique du peuplement de Cyprès
2. 3. 1. Densité totale des peuplements de Cyprès vert
C’est le nombre de pieds par unité de surface. La densité est étroitement liée à divers
concepts tels que la concurrence entre individus et du degré de couvert d’un peuplement
(RONDEUX, 1999).
La densité totale des peuplements de Cyprès vert inventoriés présente les caractéristiques
statistiques usuelles suivantes :
Moyenne arithmétique : 178 pieds / ha.
Valeur minimale : 61 pieds / ha.
Valeur maximale : 530 pieds / ha.
Coefficient de variation : 59, 02%.
La densité du peuplement présente une grande variabilité. Le coefficient de variation
atteint 59%. Par ailleurs, sa distribution par classes de densité présente une allure
décroissante (Fig. 64). La classe la plus représentée est celle des densités moyennes (100 à
150 pieds / ha) avec une fréquence de 48%. Les peuplements les plus denses (plus de 300
pieds / ha) ne représente que 4% de l’ensemble des prélèvements.
Page 107
Chapitre V Résultats et discussion
60%
50% 48%
Fréquence relative (%)
40%
30%
20%
20%
10% 10%
10% 8%
4%
0%
< 100 100 - 150 150 - 200 200 - 250 250 - 300 > 300
Classes de densités (pieds / ha)
Figure 64: Fréquences relatives des classes de densités totales de Cyprès vert
2. 3. 2. Circonférence moyenne
La circonférence moyenne d’un peuplement intervient dans la définition de la structure
d’un peuplement. De plus, elle permet d’apprécier la sylviculture adéquate et est le reflet de
plusieurs valeurs dendrométriques moyennes des peuplements (RONDEUX, 1999).
Le peuplement de Cyprès vert présente les caractéristiques statistiques suivantes :
Moyenne arithmétique : 1,07 m.
Valeur minimale : 0,5 m.
Valeur maximale : 2, 5 m.
Coefficient de variation : 21,08%.
Les valeurs de la circonférence moyenne présentent une faible variabilité (21,08%).
44 % des valeurs sont fortement concentrées près de la moyenne. Ainsi la distribution en
classes des circonférences moyennes montre une allure asymétrique (Fig. 65). Les
catégories de faibles grosseurs ( 1 m) ne représentent que 30% de l’ensemble des valeurs.
Page 108
Chapitre V Résultats et discussion
50%
44%
45%
40%
Fréquence relative (%)
35%
30%
25%
25%
20%
20%
15%
10%
5% 6%
5%
0%
0,5 0,5 - 1 1 - 1,5 1,5 - 2 2 - 2,5
Classes de circonférences moyennes (m)
Figure 65: Fréquences relatives des classes de circonférences moyennes de Cyprès vert
2. 3. 3. Circonférence dominante
Les tiges dominantes, soit celles les plus grosses au niveau d’une unité
d’échantillonnage, sont considérées comme étant des éléments indicateurs de la fertilité
stationnelle d’un milieu donné.
Sa variabilité au niveau des peuplements peut être caractérisée comme suit :
Moyenne arithmétique : 1,72 m.
Valeur minimale : 1,00 m.
Valeur maximale : 2,20 m.
Coefficient de variation : 14,76%.
Les valeurs de la circonférence dominante s’intercalant de 1,00 à 2,20 m présentent une
faible variabilité (14,76%). La distribution en classes de circonférences dominantes présente
une allure décroissante. La catégorie de faibles valeurs présente une fréquence relative de
41%, la catégorie de valeurs moyennes présente une fréquence relative de 43% et la
catégorie de grosseurs maximales présente une fréquence relative de 16% (Fig. 66). Nous
constatons que les différentes catégories de circonférences dominantes sont plus ou moins
équitables.
Page 109
Chapitre V Résultats et discussion
45% 41%
40%
35% 32%
fréquence relative (%)
30%
25%
20% 16%
15%
11%
10%
5%
0%
1 - 1,30 1,30 - 1,60 1,60 - 1,90 1,90 - 2,20
Classes de circonférences dominantes (m)
Figure 66: Fréquences relatives des classes de circonférences dominantes de Cyprès vert
2. 3. 4. Catégories de diamètres
La seule détermination du diamètre moyen n’est pas suffisante notamment en
peuplements irréguliers (GAUDIN, 1996).
On attribue aux diamètres moyens des peuplements les caractéristiques statistiques
usuelles suivantes :
Moyenne arithmétique : 0,4 m.
Valeur minimale : 0,10 m.
Valeur maximale : 0,70 m.
Coefficient de variation : 23,45%.
Il ressort que 55% des peuplements inventoriés ont un gros diamètre (GB). Le petit bois
et le bois moyen présentent 37% et le très gros bois ne présente que 8% (Fig. 67).
Page 110
Chapitre V Résultats et discussion
60% 55%
50%
fréquence relative (%)
40%
30%
21%
20% 16%
10% 8%
0%
PB (0,2 - 0,25) BM (0,3 - 0,4) GB (0,45 - 0,6) TGB (> 0,65)
Catégories de diamètres (m)
Page 111
Chapitre V Résultats et discussion
60%
53%
50%
Fréquence relative (%)
40%
30%
19%
20%
12%
10%
10% 6%
0%
4 - 8,0 8,0 - 12 12,0 - 16 16 - 20 20 - 24
Classes des hauteurs totales moyennes (m)
Figure 68: Fréquences relatives des classes de hauteurs totales moyennes du Cyprès vert
2. 3. 6. Hauteur dominante
C’est un bon indice de fertilité des stations. Elle est définie comme étant la hauteur
moyenne de n plus gros arbres à l’hectare (HAMILTON, 1975 ; PARADE et BOUCHON,
1988).
A travers les placettes d’étude, les valeurs statistiques de la hauteur dominante peuvent
être caractérisées comme suit :
Moyenne arithmétique : 15,5 m.
Valeur minimale : 7,5 m.
Valeur maximale : 22,5 m.
Coefficient de variation : 19,15%.
Les hauteurs dominantes présentent une faible variabilité (19,15%). L’analyse des
fréquences relatives des différentes classes de hauteur montre que la classe de 11jusqu’à 15
m, soit celle de hauteurs moyennes, présente la fréquence relative la plus élevée (41%).
L’allure devient descendante de part et d’autre de cette classe. Les classes de plus de 19 m
ne présentent que 5% de l’ensemble des valeurs (Fig. 69).
Page 112
Chapitre V Résultats et discussion
45% 41%
40%
35%
35%
Fréquence relative (%)
30%
21%
25%
20%
15%
10%
5%
5%
0%
7,0 - 11 11,0 - 15 15 - 19 19 - 23
Classes des hauteurs dominantes (m)
Figure 69: Fréquences relatives des classes de hauteurs dominantes du Cyprès vert
2. 3. 7. Facteurs d’élancement ou de stabilité
Les peuplements de Cyprès vert inventoriés à travers les 25 placettes présentent des
facteurs de stabilité dont les principales caractéristiques sont :
Moyenne arithmétique : 17.
Valeur minimale : 19,45.
Valeur maximale : 31,05.
Coefficient de variation : 12,55.
Avec un minimum de 19 et un maximum de 31, il apparait que le peuplement est
suffisamment stable.
2. 3. 8. Surface terrière totale
C’est un excellent critère de densité du peuplement et donc à la fois du volume sur pied
(M’HIRIT, 1982 ; NEDJAHI, 1988).
Elle présente à travers les 25 placettes étudiées les caractéristiques statistiques
suivantes :
Moyenne arithmétique : 30,76 m2/ha.
Valeur minimale : 9 m2/ha.
Valeur maximale : 57 m2/ha.
Coefficient de variation : 43,43%.
Page 113
Chapitre V Résultats et discussion
Les valeurs de la surface terrière totale du peuplement présentent une grande variabilité
(43,43%). La distribution des fréquences relatives des classes de surfaces terrières montre
une allure décroissante (Fig. 70). La classe de moins de 19 m2/ha, soit celle de surfaces
terrières faibles, présente la fréquence relative la plus élevée (51%).Par contre, les classes
extrêmes, soit celles des surfaces terrières importantes (plus de 39%) ne présentent que 12%.
60%
51%
50%
Fréquence relative (%)
40%
30%
23%
20%
14%
10% 7%
5%
0%
9,0 - 19 19 -29 29 - 39 39 - 49 49 - 59
Classes de surface terrière totale (m 2/ha)
Figure 70: Fréquences relatives des classes des surfaces terrières totales du Cyprès vert
2. 3. 9. Surface moyenne des houppiers
Le houppier par définition représente l’ensemble des branches vivantes et des rameaux
entourant la partie supérieure du tronc.
Les surfaces de houppiers de Cyprès vert présentent les caractéristiques statistiques
suivantes :
Moyenne arithmétique : 37,86 m2/ha.
Valeur minimale : 15 m2/ha.
Valeur maximale : 60 m2/ha.
Coefficient de variation : 29,87%.
Nous constatons que les valeurs enregistrées présentent une faible variabilité (29,87%).
La distribution des surfaces par classes présente une allure asymétrique (Fig. 71). La classe
la plus représentative (38%) est celle des surfaces moyennes (15 à 30 m2/ha).
Page 114
Chapitre V Résultats et discussion
40% 38%
35%
30%
Fréquence relative (%)
25%
20%
20% 18%
15% 14%
10%
10%
5%
0%
0 - 15 15 - 30 30 - 45 45 - 60 60 - 75
Classes de surfaces de houupiers (m2)
Figure 71: Fréquences relatives des classes des surfaces terrières totales du Cyprès vert
2. 3. 10. Volume moyen des houppiers
Les caractéristiques statistiques usuelles des valeurs de volume moyen des houppiers
enregistrées au niveau des placettes d’étude sont :
Moyen arithmétique : 24 m3/ha.
Valeur minimale : 1,01 m3/ha.
Valeur maximale : 45,23 m3/ha.
Coefficient de variation : 45,39%.
La distribution en classes de volumes montre une allure décroissante (Fig. 72). La
classe de 1,0 à 10 m3/ha, soit celle des faibles volumes présente la fréquence relative la plus
élevée, soit 44%. Les classe plus de 28 m3/ha, soit celles des extrêmes volumes ne
présentent que 11%.
Page 115
Chapitre V Résultats et discussion
50%
44%
45%
40%
Fréquence relative (%)
35%
29%
30%
25%
20%
16%
15%
10% 8%
5% 3%
0%
1,0 - 10 10,0 - 19 19 - 28 28 - 37 37 - 46
Classes des volumes de houppiers (m3/ha)
Figure 72: Fréquences relatives des classes des volumes de houppiers du Cyprès vert
2. 4. Variabilité de la structure des peuplements en relation avec les facteurs stationnels
L’analyse de la variance pour qu’elle soit rationnelle, une stratification appropriée des
facteurs stationnels a fait l’objet de l’étude (Tableau 32).
Tableau 32 : Stratification des facteurs stationnels.
Facteur stationnel Strate Fréquence relative (%)
Topographie TOPO 1 54
TOPO 2 18
TOPO 3 16
TOPO 4 12
Altitude Moins de 300 m 15
300 à 450 m 10
450 à 600 m 75
Exposition S 31
SW 27
N 25
NE 17
Pente 0 3 10° 17
10 3 20° 41
Page 116
Chapitre V Résultats et discussion
20 3 30° 42
Profondeur su sol 20 3 40 cm 38
40 3 60 cm 35
60 3 80 cm 27
pH superficiel du sol 4,5 3 6 11
6 3 7,5 22
7,5 3 9 67
Page 117
Chapitre V Résultats et discussion
Page 118
Chapitre V Résultats et discussion
Page 119
Chapitre V Résultats et discussion
Néanmoins, nous constatons que la surface terrière totale du Cyprès est sensiblement
importante dans des stations topographiques où l’approvisionnement en eau est bon.
Le Tableau 38 illustre cette constatation.
Tableau 38: Analyse de la variance de la surface terrière totale des peuplements du Cyprès
en rapport avec les facteurs du milieu au seuil de signification de 95%.
Facteurs stationnels F F critique Signification
Topographie 2. 32096341 2. 56908322 Non signification
Altitude 1. 33425049 4. 08714321 Non signification
Exposition 2. 14326754 2. 78641008 Non signification
Pente 0. 37865290 1. 12874320 Non signification
Profondeur du sol 1. 64897231 2. 19706503 Non signification
pH superficiel du sol 2. 35870915 3. 45690842 Non signification
Page 120
Chapitre V Résultats et discussion
Page 121
Chapitre V Résultats et discussion
Dominant
Prédominant Codominant
100
Intermédiaire 1 23
Dominé
30
Figure 73: Différentes positions sociales des tiges à l’intérieur des peuplements (Originale)
La présence des différentes positions sociales n’est pas toujours évidente. Sur les 25
placettes d’étude, seule la placette 17 présente des tiges représentatives de l’ensemble des
classes sociales. La totalité des tiges inventoriées et selon leur statut sociale se présente
comme suit :
Prédominants : présentant une fréquence relative de 4%.
Dominants : présentant une fréquence relative de 21%.
Codominants : présentant une fréquence relative de 27%.
Intermédiaires : présentant une fréquence relative de 31%.
Dominé : présentant une fréquence relative de 17%.
Page 122
Chapitre V Résultats et discussion
30%
25%
25%
Fréquence relative
20%
16%
15%
15%
12% 12% Sains
10% Affaiblis
6%
5% 5%
5% 4%
0%
0%
Prédominant Dominant Codominant Intermédiaire Dominé
Position sociale
Page 123
Chapitre V Résultats et discussion
Par exemple, une tige en croissance libre présente un fut et une extension maximale de
son houppier (Fig. 75). La production totale des sujets isolés est portée à son maximum
puisque l’espace vital n’est pas limité et que le développement se poursuit sans concurrence
et sans entraves (NAGGAR, 2011). La part du bois d’Suvre du fut est relativement peu
importante. Celles des ramifications abondantes de la cime représente une quotité de volume
plus élevée (BOUDRU, 1989 ; DROUINEAU, 2003).
En cas de compétition intense pour l’espace vital, l’arbre devient plus long avec un
houppier très court (Fig. 76). Selon BOUDRU (1989), une concurrence accrue pousse les
individus vers le niveau supérieur. La forme est meilleure ; cime moins basse et moins large,
branches moins grosses et moins longues. Ainsi, une densité trop forte a tendance à fermer
l’angle d’insertion des rameaux et à favoriser les fourches (BOUDRU, 1989).
Cyprès dépéris
25°
Page 124
Chapitre V Résultats et discussion
Cyprès dépéris
25°
Page 125
Chapitre V Résultats et discussion
Peuplement serré
Cyprès dépéris
25°
Page 126
Chapitre V Résultats et discussion
15°
Peuplements clairs : laissant apparaître des trouées non comblées par des ramifications
(BOUDRU, 1989) (Fig. 79).
Page 127
Chapitre V Résultats et discussion
Cyprès clair
Cyprès dépéris
20°
Page 128
Chapitre V Résultats et discussion
11
Cyprès sain
Cyprès dépéris
10
14
6 2
13
3
27°
Page 129
Chapitre V Résultats et discussion
3
16 D
Cyprès sain
Zone d’influence
21
Cyprès dépéris
C
A
20
Page 130
Chapitre V Résultats et discussion
D
Cyprès dépéris
Cyprès sain
Zone d’influence
A C
D
Cyprès sain
Zone d’influence
Cyprès dépéris
A C
Page 131
Chapitre V Résultats et discussion
Page 132
Chapitre V Résultats et discussion
30%
27%
25% 23%
Fréquence relative (%)
20% 19%
17%
15% 14%
10%
5%
0%
C0 C1 C2 C3 C4
Classe de déficit foliaire
Figure 84: Distribution globale des arbres de Cyprès vert par classes de déficit foliaire
2. 6. 2. Répartition des placettes par classes de déficit foliaire
Les classes de défoliation présentent une grande variabilité à travers les 25 placettes
d’étude. En effet, la distribution des placettes par classes de défoliation permet de tirer les
constations suivantes (Fig. 85) :
Les placettes 1, 5, 7, 8, 10 sont celles où plus de 70% des peuplements présentent des
défoliations inferieures à 25% (classes C0 et C1).
La placette 25 présente 30 à 40% de peuplements en stade de dépérissement (classe C4).
Les placettes 15, 18 présentent les proportions les plus élevées du Cyprès fortement
dépérissants (classe C3), dont un dépérissement important
Les placettes 11, 2, 21 et 24 sont composées essentiellement de peuplements sains
(classes C0 et C1) et peuplements complètement dépéris.
La placette 12 est composées de peuplements sains, moyennement et fortement dépéris
(classes C0, C1, C2 et C4). La classe intermédiaire C3 est absente.
Page 133
Chapitre V Résultats et discussion
120
100
8 7 11 14 15 7 9 10
13 15 18 19 11 16 16 15
19 19 9 0 21 20 18 25 23
11
Fréquence relative (%)
17 12 0 0 31
0 13 8
80 17 10 38
17 19 31
17 15 17 36 11 23 10
22 15 10 19 33 31 23 31 12 C4
18 38
60 19 29 0 C3
12 21 18 21 18
21 29
16 12 19 21
19 29 29 C2
13 33
33 20 16
40 27 22
22 18 10 C1
66 17 32 28 17
59 11 22 36
52 C0
46 45 44 23 46
20 16 16 41 9
33 31 32
23 25 27 25 24 27
18 17 18
12 11 13 14 14
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25
Placettes
Page 134
Chapitre V Résultats et discussion
Sain
Début dépérissement
Dépérissant
Fortement dépérissant
4 3,78
3,7 3,7
3,56
3,5 3,31
3,01 3,01
2,91 2,87 2,85
3 2,71
2,6 2,6564
2,4
Indice sanitaire
1,5
0,5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 GL
Placettes d'étude
Page 135
Chapitre V Résultats et discussion
40%
36%
35%
30%
Fréquence relative
24% 24%
25%
20%
16%
15%
10%
5%
0%
Sain Début dépérissement Dépérissant Fortement
dépérissant
Etat sanitaire
Page 136
Chapitre V Résultats et discussion
beaucoup plus évident à l’échelle des individus qu’à l’échelle des peuplements. Ce résultat
est affirmé par DERAK et al., (2008) sur le Cèdre au Maroc.
Cela nécessite une sylviculture fine qui éduque les arbres et donne à chacun son espace
vital, améliore leur croissance et favorise l’installation d’une régénération suffisante
(BERNARD et PHILIPPE, 1994 ; EL YOUSFI, 1994 ; DERAK et al., 2008).
Tableau 41 : Analyse de la variance du dépérissement du Cyprès en rapport avec les
superficies concentriques au seuil de signification de 95%.
F F critique Signification
Taux de dépérissement 1. 98980127 2. 01154687 Non signification
Indice sanitaire 3. 67889763 4. 43289701 Non signification
On enregistre que le taux de dépérissement est élevé (27%) dans les situations où les
pertes en eau sont supérieures aux apports (TOPO1). Les arbres se caractérisent dans ces
stations par un enracinement superficiel et par conséquent, ils sont fortement serrés
(enchevêtrement des houppiers). Le manque d’espace vital suite à une surdensité engendre
une compétition importante. Cela compromis la vitalité des arbres.
Le Cyprès, comme autres résineux compense le manque d’eau par un enracinement
profond et est apte de garder une photosynthèse active, même lorsque la croissance en
Page 137
Chapitre V Résultats et discussion
hauteur soit arrêtée. Cependant la régulation stomatique tardive peut causer des
desséchements de cime à basses altitudes (COULBOIS et TOUZET, 1992 ; DUCREY,
1994).
En situations topographiques moins favorables (sols peu épais), la perte d’éléments
nutritifs par ruissèlement accentue chez le Cyprès le déficit hydrique intense et compromis
sa vitalité.
Le type, la période et l’importance des changements induits par le déficit hydrique chez
les arbres déterminent non seulement la nature et le degré d’altération des tissus mais aussi
la période où ceux-ci deviennent sensibles aux attaques parasitaires (ZINE EL ABIDINE,
2003).
En Amérique et en Europe, les attaques d’Armillaria sp sur les chênes ont été souvent
associées aux effets de la sécheresse (HOUSTON, 1992).
Au Maroc, les attaques de Lymantria dispar sur le chêne liège, de Thametopoea sp sur
les pins et le Cèdre de l’Atlas et de Phoracantha sur les eucalyptus ont été dévastatrices
pendant les années de sécheresse (EL HASSANI et MESSAOUDI, 1987).
3. 1. 3. Variabilité du dépérissement en relation avec l’altitude
Une éventuelle relation dépérissement / altitude est mise en évidence par le biais de
l’analyse de la variance à un facteur au seuil de signification de 95% (Tableau 43). Il ressort
que l’indice sanitaire et le taux de dépérissement présentent une variabilité significative en
rapport avec l’altitude dans la mesure où la « valeur de F » est supérieure à la « valeur
critique de F ». L’état sanitaire du Cyprès s’améliore au fur et à mesure que l’altitude
s’élève. Les travaux de SARMOUM (2008) et NAGGAR (2011) affirment ce résultat sur le
Cèdre à Theniet El Had où le dépérissement affecte beaucoup plus les cédraies de basses
altitudes.
La végétation d’altitude tire profit du rayonnement intense qui favorise leur activité
chlorophyllienne (MASSON, 2005).
Tableau 43: Analyse de la variance du dépérissement du Cyprès en rapport avec l’altitude
au seuil de signification de 95%.
F F critique Signification
Taux de dépérissement 2. 19456200 0. 98325002 Signification
Indice sanitaire 5. 002136578 2. 92187651 Signification
Page 138
Chapitre V Résultats et discussion
Page 140
Chapitre V Résultats et discussion
Page 141
Chapitre V Résultats et discussion
élevé dans les peuplements où le Cyprès constitue plus de 75% des proportions de mélanges.
Le dépérissement semble régresser dans les peuplements mixtes. MULLER – DOMBOID
(1992) affirme cette constatation dans la mesure où il a signalé que la structure forestière
simplifiée prédispose les peuplements aux dépérissements. Au Maroc, BENABID (1994) et
MORENO et al., (2007) ont signalé que les mélanges Cèdre 3 Chêne vert sont moins
exposés aux risques de dépérissement. De plus, l’élimination des feuillus en mélange avec le
cèdre dans le cadre d’un aménagement a favorisé l’installation d’un dépérissement massif.
En fait, la présence du Chêne vert favorise la régénération du Cèdre et offre un microclimat
plus humide. De plus, il a un impact positif sur la concentration de la matière organique,
d’azote, de calcium et de potassium, (DERAK et al., 2008).
3. 2. 2. Variabilité du dépérissement en relation avec la densité totale des Cyprès
Par le biais de l’analyse de la variance à un facteur au seuil de signification de 95%,
nous avons enregistré une variabilité non significative entre la densité totale des Cyprès et le
dépérissement (Tableau 50).
Tableau 50: Analyse de la variance du dépérissement du Cyprès en rapport avec la densité
totale des Cyprès au seuil de signification de 95%.
F F critique Signification
Taux de dépérissement 1. 98756701 1. 56789342 Non signification
Indice sanitaire 0. 56904321 2. 10874390 Non signification
Nous observons aussi, que le taux de dépérissement est faible chez les tiges à faibles
grosseurs (moins de 0,85 m) où il ne dépasse pas 10%. En revanche leur état sanitaire est
fortement détérioré
Page 142
Chapitre V Résultats et discussion
(IS = 3.31). En fait, l’état sanitaire des peuplements s’améliore chez les tiges à grosseurs
maximales (plus de 1.5 m), donc dotés d’une croissance beaucoup plus meilleure. Par
ailleurs l’indice sanitaire de 2. 19 relatif aux peuplements en début de dépérissement
confirme ce constat.
3. 2. 4. Variabilité du dépérissement en relation avec la circonférence dominante
L’analyse de la variance à un facteur au seuil de signification de 95% montre une
différence non significative entre le dépérissement et les circonférences dominantes
(Tableau 52).
Tableau 52: Analyse de la variance du dépérissement du Cyprès en rapport avec la
circonférence dominante au seuil de signification de 95%.
F F critique Signification
Taux de dépérissement 1. 76821320 3. 06610838 Non signification
Indice sanitaire 0. 77219083 1. 22109241 Non signification
Page 144
Chapitre V Résultats et discussion
Page 145
Chapitre V Résultats et discussion
Page 146
Chapitre V Résultats et discussion
Page 147
Chapitre V Résultats et discussion
Homoptera
Aphididae
Cedrobium laportei (Remaudière, 1954) P. R 10 6 9 25 Opo
Cinara cupressi (Mimeur, 1935) P. R 14 0 8 22 Opo
Diaspididae
Carulaspis minima (Borchsenius, 1949) P. C 16 0 10 26 Con
Hymenoptera
Torymidae
Megastigmus wachtli (Seitner, 1916) P. C 13 5 2 20 Con
Formicidae
Formica rufa (Linnaeus, 1758) P. R 45 51 33 129 Pré
Siricidae
Urocerus sp (Linnaeus, 1758) P. R 14 16 9 39 Gal
Xeris sp (Linnaeus, 1758) P. R 10 13 2 25 Gal
Braconidae
Esp 3 P. V 5 2 1 8 Par
Orussidae
Esp 4 P. V 3 6 0 9 Par
Dermaptera
Forficulidae
Forficula auricularia (Linnaeus, 1758) A. P 41 38 29 108 Pré
Orthoptera
Blattidae
Laboptera sp (Brunnervon-W, 1758) P. V 33 0 24 57 Déf
Gryllidae
Grylus compestris (Linnaeus, 1758) A.P 11 7 9 27 Pré
Mantoptera
Mantidae
Mantis religiosa (Linnaeus, 1758) P. V 22 10 11 43 Pré
Total 1586 1101 945 3632
Page 148
Chapitre V Résultats et discussion
Page 149
Chapitre V Résultats et discussion
7 mm
_5_mm
____ _5_mm
____ ______
4 mm
5 mm
_ 5_ mm
____ ______ ______
______
6 mm 6 mm
______ _ _5 _mm
___
1 cm
______ 1cm _5_mm
____
______
1 cm 8 mm
______ ______ _ _9 _mm
___
Page 150
Chapitre V Résultats et discussion
45
3% 2% 2% Coleoptera
39 5%
40
5% Lepidoptera
35
Hymenoptera
30 Hemiptera
10%
Effectif
25 Homoptera
10% 63%
20 Orthoptera
15 Dermaptera
10 Mantoptera
6 6
5 3 3 2 1 1
0
Ordres
Page 151
Chapitre V Résultats et discussion
12
10
10
8
Effectif
6
6 5
4 3 3 3
2 2
2 1 1 1 1 1
Famille
Page 152
Chapitre V Résultats et discussion
3,5
3
3
2,5
2
Effectif
1,5
1 1 1
1
0,5
0
Tortricidae Gelechiidae Thaumetopoiade Ponomeutidae
Famille
2,5
2
2
1,5
Effectif
1 1 1 1
1
0,5
0
Siricidae Torymidae Formicidae Braconidae Orussidae
Famille
Page 153
Chapitre V Résultats et discussion
D’après la Figure 92, les espèces appartenant à l’ordre des Hyménoptères sont réparties
en 5 familles. La famille des Siricidae est la plus représentée avec 2 espèces, soit 33% du
total des Hyménoptères. Parmi elles, nous citons le genre Urocerus et Xeris. Avec une seule
espèce représentative (16%), les familles Torymidae, Formicidae, Braconidae et Orussidae
viennent en dernier dont Megastigmus wachtli, Formica rufa, et 2 espèces non déterminées
(Esp 3 et Esp 4).
4. 1. 2. 3. Ordre des Homoptères et Orthoptères
L’ordre des Homoptères et Orthoptères regroupent pour l’instant 2 familles pour chacun.
Le premier compte une famille plus représentative (70%) Aphididae avec 2 espèces
opophages Cedrobium laportei et Cinara cupressi. Les Diaspididae sont représentés par une
seule espèce (30%) conophage Carulaspis minima. Le second ordre compte 2 familles,
Blattidae et Gryllidae représentées respectivement par Laboptera sp et Grylus compestris.
(Fig. 93 et 94).
2,5
2
2
1,5
Effectif
1
1
0,5
0
Aphididae Diaspididae
Famille
Page 154
Chapitre V Résultats et discussion
1,2
1 1
1
0,8
Effectif
0,6
0,4
0,2
0
Blattidae Gryllidae
Famille
Page 155
Chapitre V Résultats et discussion
3%
Gallicole 2 5% 3% Xylophage
Prédateur
Parasite 2
11% 41% Défoliateur
Aptitude trophique
Opophage 3 Conophage
15%
Opophage
Conophage 7
22% Parasite
Défoliateur 9 Gallicole
Prédateur 13
Xylophage 25
0 5 10 15 20 25 30
Effectif
Page 157
Chapitre V Résultats et discussion
30
11%
26
P. V
25 43%
16% A. P
P. R
Nombre d'espèces
20 18
30%
P. C
15
10
10
7
0
P. V A. P P. R P. C
Méthode de capture des insectes
1800
1586
1600
1400
Nombre d'individus
1200 1101
200
0
El Mahsar Had Sebabna Acherrab
Station
Page 158
Chapitre V Résultats et discussion
Page 159
Chapitre V Résultats et discussion
Page 160
Chapitre V Résultats et discussion
Page 161
Chapitre V Résultats et discussion
Nous avons jugé utile de discuter ces deux indices ensemble. Dans le cas présent, ces
deux critères éclairent sur la biologie et l’écologie de l’entomofaune récoltée. D’après les
résultats obtenus dans le Tableau 60, nous remarquons que l’espèce Tetropium sp est très
abondante dans la station 3 (Acherrab) avec une valeur de 9.10% et une densité de 0.86.
Scolytus sp vient en deuxième position dans les trois stations avec 8% et une densité de 0.76
à 1.32, suivi par Ernobius cupressi, Pityokteines curvidens, Cryphalus sp, Pissodes sp,
Page 162
Chapitre V Résultats et discussion
L’indice de Shannon Weaver calculé est d’ordre de 5 bits au niveau des trois stations. La
valeur est assez forte, ce qui indique les insectes capturés sont très diversifiés. D’après ces
résultats, nous pouvons conclure que la distribution des insectes est en équilibre et stable
dans toute la zone d’étude. DAJOZ (1971) souligne le fait que cet indice est est grand
lorsque les conditions du milieu sont favorables.
L’équitabilité des espèces recensées est de 0. 9 dans les trois stations. Celle-ci tend vers
1, ce qui implique que les effectifs des espèces en présence ont tendance à être en équilibre
entre eux.
4. 2. 2. Analyse factorielle des correspondances (A.F.C)
Après avoir réuni les espèces capturées dans un tableau de données et après projection
en individus sous forme de dispersion dans les différents plans considérés (Fig. 98), la
représentation graphique des groupements entomologiques permet de définir et comparer les
niches des espèces capturées. Nous avons noté une contribution à l’inertie totale où le
pourcentage est expliqué par les deux axes principaux :
Axe 1 = 74. 08%
Axe 2 = 25. 92%
Page 163
Chapitre V Résultats et discussion
Les valeurs propres de ces deux axes (F1, F2) sont élevées en particulier celle du
premier axe. Ceci implique une bonne diagonalisation des données sur chaque axe et indique
un assez bon recouvrement entre la station et l’espèce.
Les deux axes 1 et 2 sont suffisants pour cette analyse, le peuplement entomologique
contribue relativement à une inertie expliquée pour chacune des axes. La signification
écologique des axes est faite pour chacun.
L’axe 1 met en évidence les stations 1, 2 et 3 sur le côté positif de l’axe. L’axe 2 met en
évidence trois ensembles, l’un formé par les stations 1 et 2 située sur le côté positif de l’axe,
l’autre est formé par la station 3 situé sur le côté négatif de l’axe.
Analyse factorielle des correspondances (A.F.C) met en évidence les espèces
orthoptérologiques bien organisées sur les deux axes vis-à-vis des caractères
édaphoclimatiques et botaniques des trois stations prospectées. Une grande partie des
espèces se concentre sur l’axe central et forme un noyau.
L’axe 1 représente un pourcentage très élevé 74. 08%, c'est-à-dire le plus grand nombre
d’individus est recensés sont retrouvés dans la station 1 et 2 (El Mahsar et Had Sebabna).
L’espèce 1, 2, 8, 11, 14, 30 et 53 respectivement Scolytus sp, Cryphalus sp, Pityokteines
curvidens, Ernobius cupressi, Nanodiscus trnsversus, Carabus morbullosus et Formica rufa
ont une contribution relative dans cet axe très importante. En plus, les espèces 7, 23 et 58
ont une contribution relative dans cet axe importante, il s’agit de Pissodes sp, Alocerus
moesiacus, Forficula auricularia. Ce sont des espèces caractéristiques à la station 1 et 2.
L’axe 2 représente un taux mois important 25. 92%, c'est-à-dire un nombre d’individus
peu important et recensé dans la station 3. Au pôle positif, la station 1 et 2 s’individualisées
par les espèces 13 Anthaxia sp, 44, Epinotia algeriensis, 45, Pseudococcyx tessulatana, 9,
Pityokteines spinidens, 16, Scintillatrix rutilans et 17, Habroloma sp. Au pôle négatif, la
station 3 s’individualisée par l’espèce 20, Sitona discoideus et 24, Tetropium sp avec un
pourcentage moyen.
Page 164
Chapitre V Résultats et discussion
F 2= 25. 92% St 1
St 2
44
. .
.. 13
. .. . . .
. 17
.. 9 45 . . 2
. 8
.. . . .. 16
. 14 1
F 1 =74. 08%
. . . . ... ..... . . .
53
23 58
. . 30
. . . .. . . 11
. . 24
.
20
. .
. 7
St 3
Figure 98 : Représentation graphique des groupements « espèces-stations » dans le plan réduit F1-F2
4. 3. Structure et distribution spatiale du peuplement des principaux xylophages
4. 3. 1. Abondance relative des insectes xylophages
Durant notre étude, nous avons récolté 1901 individus xylophages (25 espèces), dont
l’effectif le plus élevé est représenté par les Scolytidae avec 40%. Les Cerambycidae
viennent en deuxième rang avec 20%, suivi par les Buprestidae en troisième position avec
16%. Les Curculionidae sont moins présentés avec 12%. Les Chrysomelidae, les
Scarabaeidae et les Tenebrionidae ne présentent que 4% (Fig. 99).
Page 165
Chapitre V Résultats et discussion
4%
4%
4%
12% 40%
Scolytidae
Cerambycidae
Buprestidae
Curculionidae
Chrysomelidae
Scarabaeidae
Tenebrionidae
16%
20%
Figure 99: Abondance relative des xylophages par famille des trois stations
4. 3. 2. Origine et biogéographie des insectes xylophages recensés
A fin de dégager le spectre biogéographique des xylophages recensés, nous avons adopté
la classification proposé par WINKLER (1924, 1932) et celle établie par MOUNA et al.,
(1985). Cette classification consiste à séparer les espèces selon leur origine comme suit :
Espèces paléarctiques ou euro-sibériennes (R 1), réparties en Europe, Asie septentrionale
et Afrique du Nord y compris les espèces endémiques de l’Algérie.
Espèces Atlanto-méditerranéennes ou lusitaniennes (R 2), réparties surtout dans les
territoires de la Méditerranée occidentale mais pouvant s’étendre vers l’Europe et l’Asie
mineure.
Espèces méditerranéo-asiatiques (R 3), d’Asie mineure mais dont les espèces les plus
plastiques s’étendent jusqu’à la région méditerranéenne occidentale.
Espèces indigènes (I), englobe les espèces qui ont citées comme endémiques et propre à
l’Algérie.
Espèces cosmopolites (C), dont la littérature les a citées comme ayant une répartition
mondiale.
Les résultats de cette distribution biogéographique sont consignés dans le Tableau 62.
Page 166
Chapitre V Résultats et discussion
Les résultats démontrent que les espèces d’origine paléarctique sont majoritaires avec 9
espèces représentant un taux de 36%. Les espèces cosmopolites viennent en deuxième
position avec 7 espèces et un taux de 28%. Les espèces méditerranéo-asiatiques avec 4
espèces, soit un taux de 16% et occupent la troisième position. En quatrième position,
viennent les espèces lusitaniennes avec 3 espèces et un taux de 12%. Les espèces indigènes
sont représentées en dernière position avec 2 espèces, soit 8% (Fig. 100).
Page 167
Chapitre V Résultats et discussion
Espèces indigènes ;
8%
Espèces
Espèces Atlanto- paléarctiques ; 36%
méditerranéennes
; 12%
Espèces
méditerranéo-
asiatiques ; 16%
Espèces
cosmopolites ; 28%
Figure 100 : Spectre biogéographique des xylophages récoltés dans les trois stations
Nous constatons que parmi les espèces xylophages du Cyprès un certain endémisme,
caractérisant une aire géographique restreinte, dont deux espèces caractéristiques du Cyprès
de la zone d’étude Cryphalus sp et Crypturgus sp. Ces deux espèces sont considérées
comme des espèces endémiques du Nord de l’Afrique. Elles ont été signalées
particulièrement en Algérie et au Maroc sur le Cèdre (DE PEYERIMHOFF, 1919 ;
MOUNA, 1994 ; BENHALIMA, 2004 ; TALBI, 2010).
4. 3. 3. Richesse spécifique des insectes xylophages
Les trois stations hébergent en commun 19 espèces. En effet, tous les insectes
xylophages recensés sont présent dans la station El Mahsar. Nous notons l’absence de trois
espèces dans la station de Had Sebabna à savoir Crypturgus sp, Acmaeodera degener,
Hylotrupes sp. De même pour Xyloborus dryographus, 0rthotomicus erosus, Pityokteines
spinidens qui sont absents dans la station de Acherrab (Fig. 101).
Page 168
Chapitre V Résultats et discussion
25
25
22 22
20
Richesse spécifique
15
10
5
EL Mahsar Had Sebabna Acherrab
Station
Page 169
Chapitre V Résultats et discussion
La richesse spécifique est très élevée dans le bois de la classe C4, caractérisé par la
présence de Cryphalus sp, Xyloborus dryographus, Scolytus sp, Melanophila marmottani,
Pityokteines curvidens, Crypturgus sp, Pissodes sp, Scintllatrix rutilans, Pityokteines
spinidens et Tetropium sp.
Tableau 63 : Variation de la richesse spécifique des xylophages selon les classes de
dépérissement (+ : présence de l’espèce)
Espèce Classe de dépérissement
Rondins examinés
C0 C1 C2 C3 C4
3 3 5 5 20
Orthotomicus erosus +
Cryphalus sp +
Xyloborus dryographus + + + + +
Scolytus sp + + + + +
Anthaxia sp +
Melanophila marmottani + +
Pityokteines curvidens +
Alocerus moesiacus +
Crypturgus sp +
Sitona discoideus +
Pissodes sp +
Scintllatrix rutilans +
Acmaeodera degener +
Pityokteines spinidens +
Tetropium sp +
Page 170
Chapitre V Résultats et discussion
Tableau 64 : Mensuration des différents diamètres des rondins (cm) selon les niveaux de
l’arbre et les classes de l’état sanitaire.
Niveau de l’arbre Classe de dépérissement
C0 C1 C2 C3 C4
B 17. 0 16 21 23. 8 25
M 11. 0 21 19. 0 18.4 22
C 6. 7 10. 5 12 12 11. 9
R 3. 0 6 7 4. 0 5. 9
Scolytus sp et Xyloborus dryographus attaquent aussi bien les arbres sains (C0 et C1)
que ceux en début de dépérissement (C2) ou en dépérissement avancé (C3 et C4) en
s’installant de la base des troncs jusqu’aux rameaux. Leur présence est particulièrement
remarquée au niveau du premier tiers inferieur des troncs et au niveau de la partie médiane
(17 et 25 cm). Au niveau des rameaux, l’insecte émerge du bois ayant un diamètre de 3. 0 à
6 cm.
Tableau 65 : Distribution des principaux xylophages du Cyprès vert en fonction des
différents niveaux de l’arbre (B : base ; M : partie médiane ; C : cime ; R : rameaux ; + :
présence de l’espèce)
Page 171
Chapitre V Résultats et discussion
Acmaeodera degener +
Pityokteines spinidens +
Tetropium sp +
Page 172
Chapitre V Résultats et discussion
Orthotomicus erosus
Alocerus moesiacus
Xyloborus dryographus
Cime Scolytus sp
Crypturgus sp
Rameaux
Cryphalus sps
Anthaxia sp
Alocerus moesiacus
Sitona discoideus Sitona discoideus
Scolytus sp Pityokteines spinidens
Tetropium sp Xyloborus dryographus
Partie médiane Scolytus sp
Melanophila marmottani
Pityokteines curvidens
Crypturgus sp
Scintillatrix rutilans
Pissodes sp
Xyloborus dryographus
Scolytus sp
Melanophila marmottani
Pityokteines curvidens
Base Crypturgus sp
Scintillatrix rutilans
Acmaeodera degener
Figure 102: Distribution des insectes xylophages selon les niveaux de l’arbre (Originale)
Page 173
Chapitre V Résultats et discussion
20 Attaqués El Mahsar 0 0 2 1 8
Had Sebabna 1 0 0 0 5
Acherrab 0 0 0 0 3
0 Sains El Mahsar 0 0 0 0 0
Had Sebabna 0 0 0 0 0
Acherrab 0 0 0 0 0
La totalité des rondins décortiqués s’est trouvée perforée par une ou plusieurs espèces
xylophages, avec des intensités d’attaque très variables. Pour estimer l’importance de ces
dégâts, nous calculons plusieurs paramètres : la fréquence d’attaque, la densité globale
d’attaque par rondin (D), la surface d’attaque de la même espèce par rondin (S) et en fin
l’indice d’intensité d’infestation (Ii).
4. 4. 1. Fréquence et densité globale d’attaque
La description des galeries des sept espèces de xylophages nous a permis d’étudier les
différentes caractéristiques liées à leur infestation. Nous constatons que quatre de ces
espèces sont à l’origine de la majorité des dégâts observés sur Cyprès dans la région
(Tableau 67). Il s’agit de Scolytus sp, Pityokteines curvidens, Pissodes sp et Anthaxia sp.
La fréquence d’attaque entre ces quatre espèces est sensiblement différente.
Le plus grand nombre de rondins décortiqués sont attaqués par Scolytus sp, Pityokteines
curvidens, Pissodes sp et Anthaxia sp, soit une fréquence respectivement de 75%, 60%,
50% et 45% et une densité globale moyenne respectivement de 12 ± 7, 10 ± 2, 17 ± 8 et 11±
5 galeries par rondin. En revanche, Xyloborus dryographus, Scintillatrix rutilans et
Cryphalus sp ont attaqué moins de rondins, soit 3 à 5 rondins.
Page 174
Chapitre V Résultats et discussion
Tableau 67 : Evaluation de l’importance des dégâts causés par les principales espèces
xylophages (N. R. A : nombre de rondins attaqués ; D : densité d’attaque globale ; F :
fréquence globale d’attaque)
Espèce N. R. A D F
Scolytus sp 15 12 ± 7 75%
Pityokteines curvidens 12 10 ± 2 60%
Anthaxia sp 9 11 ± 5 45%
Xyloborus dryographus 3 7±4 15%
Scintillatrix rutilans 5 8±2 25%
Cryphalus sp 3 7±3 15%
Pissodes sp 10 17 ± 8 50%
S. max % S. min %
Scolytus sp 225 29. 87 120 19. 65
Pityokteines curvidens 127 15. 45 83 3. 76
Anthaxia sp 84 11. 7 52 0. 19
Xyloborus dryographus 10 0. 89 5 0. 66
Scintillatrix rutilans 16 0. 91 8 0. 35
Cryphalus sp 10 0. 89 5 0. 21
Pissodes sp 98 12. 65 65 0. 15
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Chapitre V Résultats et discussion
D’après ce tableau, nous constatons que les Buprestidae présentent les valeurs
maximales enregistrées au niveau de la base et la partie médiane des arbres dépérissants de
la classe C4. Ces valeurs sont compris entre 25 ± 5 et 21 ± 19 trous / m2 de bois. Pour ces
mêmes niveaux d’arbres, cette intensité diminue pour les autres classes de dépérissement, en
variant entre 3 et 5 trous / m2. Nous observons également un nombre limité de trous de
forme ovale caractérisant les Buprestidae oscillant entre 1 et 2 trous / m2 au niveau des
cimes de tous les niveaux des arbres.
En revanche, les Scolytidae sont intensément présents au niveau des parties médianes et
cimes des arbres. Les valeurs maximales qui indiquent leur forte présence sont observés
chez les arbres sains de la classe C0 avec 112 trous / m2 pour les parties médianes et 95 trous
/ m2 pour les cimes.
Concernant les branches, nous constatons une faible intensité d’infestation, mais elle
reste sensiblement supérieure pour les Scolytidae par rapport aux Buprestidae.
A la lumière de ces résultats, il ressort que parmi les toutes les espèces de xylophages
responsables de la majorité des dégâts causées au Cyprès, nous retenons quatre redoutables
insectes à savoir Scolytus sp, Pityokteines curvidens, Pissodes sp et Anthaxia sp. Les
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Chapitre V Résultats et discussion
dommages engendrés par ces ravageurs sont considérables par le fait de leur fréquence et
densité d’attaque les plus élevées.
Scolytus sp
La femelle de Scolytus sp creuse une galerie sous corticale de type longitudinale
simple parallèle à l’axe de l’arbre ou légèrement oblique (Fig. 103), d’où partent les
différentes galeries larvaires. La galerie maternelle est de longueurs variables d’un individu
à l’autre. Elle mesure environ 3,5 à 4,5 cm de long et 1,2 mm de large impressionnant
nettement l’aubier avec environ 0,5 mm de profondeur sur toute la longueur de la galerie.
Les galeries larvaires sont perpendiculaires à la galerie maternelle, mais deviennent
sinueuses à leur terminaison et s’infléchissent vers le haut ou le bas. Leur longueur est de
8,9 ± 3,1 cm de long sur 0,5 mm de large, dépassant en générale celle de la galerie
maternelle. Elles sont nombreuses de 29 à 90 galeries par système, s’entrecroisant très
fréquemment lorsque les systèmes de galerie sont rapprochés. Les nymphes se reposent dans
des chambres situant dans l’épaisseur de l’écorce.
Galerie maternelle
Galeries larvaires
légèrement sur l’aubier. C’est dans cette zone que la femelle fore une galerie maternelle de 3
à 4 cm dont les bras partent à gauche et à droite transversalement à l’axe du tronc. Les
galeries larvaires mesurent généralement 4 à 5 cm.
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Chapitre V Résultats et discussion
Galeries
Trous
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Chapitre V Résultats et discussion
4. 5. Conclusion
La totalité des rondins décortiqués et examinés était la cible des attaques de tout un
cortège de xylophages, principalement représentés par Scolytus sp, Pityokteines curvidens,
Pissodes sp et Anthaxia sp. Ces espèces présentent des caractéristiques d’infestation
variables. Leurs fréquences et densités sont souvent élevées.
En revanche, Xyloborus dryographus, Scintillatrix sp et Cryphalus sp se manifestent
faiblement avec des fréquences et des densités d’attaque moins importantes. Mais ceci
n’empêche pas de dire que ce sont des espèces agressives et des ravageurs très redoutables
étant capable d’attaquer des arbres sains et peuvent causer des dégâts importants en cas de
forte pullulation.
A la lumière de ces résultats, nous pouvons dire que la majorité des espèces étudiées se
comportent comme des ravageurs secondaires en colonisant des arbres dépérissants
traversant des conditions physiologiques difficiles.
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Conclusion générale
Conclusion générale
Le Cyprès vert Cupressus sempervirens L., malgré sa superficie restreinte dans les
Monts des Traras Occidentaux, subit une dégradation très intense à cause du phénomène de
dépérissement qui prend de plus en plus d’ampleur avec les années et les hypothèses, quant
à l’origine de ce fléau qui reste non encore identifié de manière précise et suffisante.
Le diagnostic établi par les chercheurs montre que les causes de ce dépérissement sont
variées, mais les raisons les plus flagrantes sont l’absence d’une gestion sylvicole adéquate
de ces cyprières, aggravée par les changements climatiques défavorables, la pression
anthropique, les ravageurs et les maladies. Tous ces facteurs mis en commun ont fragilisé le
peuplement et favorisent le phénomène de dépérissement.
La démarche expérimentale prévaut l’installation d’unités d’échantillonnage à travers
l’ensemble des tâches des Cyprès dépéris, relevant de la région de Bab El Assa et de Marsa
Ben M’hidi. Ces unités au nombre de 25 ont des surfaces concentriques respectivement de
quatre, six , huit et dix ares. Au total 450 tiges (arbres) de Cyprès ont été inventoriées.
A travers l’ensemble des tiges échantillonnées, 65 % d’entre elles présentent une
forme normale dont 38% des tiges sont sains, 18% sont dépéris et 9% atteints par le
phénomène de dépérissement. 35% des tiges présentent des formes anormales (tige
fourchue, inclinée, tordue et cassée), soit le 1/3 dont 19% sains, 11% dépéris et 5% atteints.
L’extension asymétrique de leurs houppiers est un indicateur d’une mauvaise occupation
spatiale des tiges.
La fructification déficiente chez 51% des tiges soulève les contraintes de régénération
au sein de la cyprière. Les tiges ayant une bonne production de cônes ne représentent que
3%. Le dépérissement est signalé au niveau de l’ensemble des catégories dimensionnelles
des tiges de Cyprès à des fréquences relatives variables.
L’analyse symptomatologique du dépérissement montre que le phénomène évolue
depuis la cime jusqu’aux parties basses du houppier. Le déficit foliaire reste l’indicateur
primordial pour caractériser ce phénomène. Le déficit est suivi par une dégradation
évolutive des unités architecturales pérennes d’où, il commence par les axes les plus fins
(petits rameaux et ramilles) jusqu’aux gros axes (branches et tronc). Celles présentant de
faibles diamètres disparaissent en premier lieu. La coloration anormale des aiguilles, ainsi
que le dessèchement complet du houppier est suivi par une détérioration et un détachement
progressif de l’écorce. L’arbre devient donc un foyer d’un cortège entomologique très
diversifié.
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Conclusion générale
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Conclusion générale
même, nous enregistrons une perte de vigueur du Cyprès dans la mesure où l’indice
sanitaire atteint une valeur de 2.71 relatif aux Cyprès affaiblis ou en début de
dépérissement.
L’indice sanitaire présente une variabilité significative en rapport avec la profondeur du
sol où nous constatons que plus le sol est profond (plus de 60 cm), plus la probabilité
d’un état malade du Cyprès est grande.
Le taux de dépérissement et l’indice sanitaire présentent une variabilité significative en
rapport avec le pH superficiel du sol dans la mesure où nous constatons que la probabilité
d’un état malade du Cyprès est proportionnel au pH superficiel du sol (plus de 7.5).
Le taux de dépérissement montre une différence significative en rapport avec la densité
totale des peuplements (Cyprès, pin d’Alep, Thuya et Eucalyptus). En fait, la classe de
moins de 200 pieds / ha est celle où nous avons enregistré un dépérissement très fort
(39%). La densité n’influe pas par le nombre de pieds, mais par la répartition spatiale
des tiges les unes par rapport aux autres (surdensité locale).
L’état sanitaire des peuplements varie significativement en rapport avec la grosseur
moyenne. Nous observons que le taux de dépérissement est faible chez les tiges à faible
grosseur (moins de 0,85 m) ne dépassant pas les 10%. L’état sanitaire des peuplements
s’améliore chez les tiges à grosseur maximale (plus de 1.5 m), dotées d’une croissance
bien meilleure.
L’indice sanitaire présente une variabilité significative en rapport avec les classes de
hauteurs dominantes. En fait, les peuplements les moins vigoureux sont ceux à hauteurs
dominantes faibles, de moins de 11 m. L’état sanitaire reste meilleure chez les
peuplements de 11 à 19 m, soit celles de hauteurs dominantes moyennes.
L’indice sanitaire présente une variabilité significative en rapport avec les surfaces de
houppiers des tiges. Nous constatons que l’état sanitaire s’améliore chez les tiges
présentant des houppiers à surfaces maximales. Les tiges bénéficiant d’un espace
suffisant présentent une extension maximale de leurs houppiers.
Le problème de dépérissement du Cyprès n’est pas causé uniquement par les facteurs
stationnels et dendrométriques. Il existe d’autres facteurs aggravants représentés par
insectes.
La Cyprière de la région des Traras Occidentaux héberge une faune entomologique
assez diversifiée tant sur le plan systématique que sur le plan importance économique. Les
quatre techniques de piégeage employées nous ont permis d’obtenir 61 espèces. Du point de
vue systématique, ces espèces appartiennent aux 8 ordres et 29 familles. L’ordre le plus
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Conclusion générale
important est celui des Coléoptères avec 39 espèces, soit un taux de 63%, dont les Scolytidae
(Pityokteines, Scolytus, Cryphalus, Xyloborus, Crypturgus, Phloesinus, 0rthotomicus,
Pissodes, Xyloterus) représentent un taux de 26%, les Buprestidae avec 15% (Anthaxia,
Melanophila, Scintllatrix, Acmaeodera, Nanodiscus, Habroloma) et les Cerambycidae avec
Icosium, Alocerus, Tetropium, Arhopalus, Hylotrupes, soit un taux de 13%.
Les Lépidoptères et les Hyménoptères occupent le deuxième rang avec 6 espèces
chacun, soit 10% du total des insectes inventoriés. Ces ordres sont représentés
principalement et respectivement par les Tortricidae (50%) avec Acleris, Epinotia et
Pseudococcyx, et les Siricidae (33%), avec Urocerus et Xeris.
Les Homoptères et les Orthoptères regroupent pour l’instant 2 familles chacun. Le
premier renferme les Aphididae (70%) dont Cedrobium laportei et Cinara cupressi. Le
second les Blattidae et Gryllidae, représentées respectivement par Laboptera sp et Grylus
compestris.
Nous citons d’autres ordres de moindre importance tels que les Hémiptères, les
Dermaptères et les Mantoptères.
Selon l’aptitude trophique, les espèces recensées sont réparties en sept catégories : les
xylophages (41%), les prédateurs (22%), les défoliateurs (15%), les conophages (11%), les
opophages (5%), les parasites (3%) et les gallicoles (3%).
La fréquence d’occurrence calculée pour les espèces capturées dans les trois stations
(El Mahsar, Had Sebabna, Acherrab) nous a permis de relever que Scolytus sp, Tetropium sp
et Alocerus moesiacus sont des espèces accidentelles. Concernant les autres espèces, elles
sont classées comme rares.
Les calculs de l’abondance et de la densité font ressortir que les espèces Tetropium sp,
Scolytus sp, Ernobius cupressi, Pityokteines curvidens, Cryphalus sp, Pissodes sp,
Nanodiscus transversus, Formica rufa et Forficula auricularia restent les plus abondantes.
L’indice de diversité de Shannon Weaver calculé varie de 5. 25 à 5. 58, avec une
valeur assez forte, ce qui indique que les insectes capturés sont très diversifiés et leur
distribution est équilibrée et stable.
L’équitabilité de l’ordre de 0.90 signifie que les effectifs des espèces ont tendance à
être en équilibre entre elles.
L’analyse des composantes principales met en évidence des espèces capturées bien
organisées vis-à-vis les caractères édaphocilmatiques et botaniques dans les trois stations
prospectées.
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Conclusion générale
Parmi les insectes recensés, il semble que les xylophages, en particulier les Scolytidae,
les Cerambycidae et les Buprestidae jouent un rôle important dans le processus du
dépérissement du Cyprès de la zone d’étude. Ces xylophages sont composés majoritairement
par des espèces à dominance paléarctique.
La richesse spécifique des xylophages du Cyprès est variable entre les différentes
classes de dépérissement et n’augmente pas obligatoirement ou diminue suivant l’état de
dégradation de l’arbre. Toutefois, nous constatons que cette richesse spécifique est très
élevée dans le bois de la classe C4, caractérisé par la présence de Cryphalus sp, Xyloborus
dryographus, Scolytus sp, Melanophila marmottani, Pityokteines curvidens, Crypturgus sp,
Pissodes sp, Scintllatrix rutilans, Pityokteines spinidens et Tetropium sp.
La répartition spatiale des espèces xylophages par strate végétative montre que
l’attraction des espèces selon un niveau donné s’avère dépendante des exigences de chaque
espèce vis-à-vis du calibre du matériel ligneux et de l’épaisseur de son écorce. La richesse
spécifique diminue considérablement du collet aux rameaux où nous notons la concentration
des Xyloborus dryographus, Scolytus sp, Melanophila marmottani, Pityokteines curvidens,
Crypturgus sp, Scintllatrix rutilans, Acmaeodera degener au niveau de la base. Pour les
autres xylophages, ils sont fréquemment concentrés au sommet de l’arbre.
La totalité des rondins décortiqués s’est manifestée par une ou plusieurs espèces de
xylophages, avec des intensités d’attaques variables. Il est démontré que quatre espèces sont
à l’origine de la majorité des dégâts infligées au Cyprès : Scolytus sp, Pityokteines
curvidens, Pissodes sp et Anthaxia sp.
En effet, Xyloborus dryographus, Scintillatrix sp et Cryphalus sp sont faiblement présents
avec des fréquences et des densités d’attaques moins importantes. Ces dernières restent
quand même agressives pouvant attaquer des arbres sains en causant des dégâts importants
en cas de forte pullulation.
La décortication des rondins nous a permis aussi de caractériser les formes de galeries
des principales espèces xylophages, ce qui facilite l’identification sur terrain de l’espèce en
cause, uniquement par une observation attentive des différents types de galeries.
A la lumière de ces résultats, il est évident que les contraintes d’espace vital et de
répartition spatiale inappropriée, l’existence d’arbres affaiblis sous l’effet d’un stress
hydrique dû aux séquences de sécheresse successives, d’une gestion sylvicole inadaptée et
de l’attaque d’insectes xylophages contribuent au dépérissement du Cyprès de la région des
Traras occidentaux.
Quelques pistes d’une bonne gestion peuvent être proposées :
Page 185
Conclusion générale
La coupe des arbres infestés par des ravageurs afin d’en limiter leur propagation.
Le maintien d’une densité raisonnable représente une solution pour limiter la compétition
hydrique du peuplement et assurer sa vigueur.
Une gestion adaptée aux conditions locales devra s’imposer pour la conservation des
Cyprès.
Une détermination de l’impact des stress abiotiques sur le fonctionnement éco
physiologique des Cyprès dans les programmes de reboisement.
Une analyse des mécanismes de résistance à la sécheresse, pour une meilleure adéquation
site/génotype.
Une détermination des types d’aménagements édaphiques adéquats, permettant
d’améliorer le bilan hydrique des sols dans différentes situations et leur efficacité dans le
temps.
Une étude d’impact des différents traitements sylvicoles pouvant favoriser le bilan
hydrique des sols.
Dans l’ensemble, une surveillance et des précautions sont nécessaires pour le maintient
de la santé du Cyprès.
Pour mettre en œuvre une stratégie de protection de ces écosystèmes fragiles, et afin
de contrecarrer ce fléau, il serait intéressant que ce thème soit complété par d’autres études
approfondies qui soient menées sur d’autres facteurs et dans d’autres régions en faisant
intervenir la biologie, la pédologie, la sylviculture, l’aménagement et l’écologie.
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Lebanese Science Journal, Vol. 14, No. 2, 2013 25
CONTRIBUTION À L’ÉTUDE DE
L’ENTOMOFAUNE DE QUELQUES ESPÈCES
RÉSINEUSES DE LA RÉGION DES TRARAS
OCCIDENTAUX (TLEMCEN – ALGÉRIE)
Mohamed Nichane, Zoheir Bouchikhi Tani et Mohamed Anouar Khelil
Département d’écologie et environnement, Faculté des sciences de la nature et de la vie et des
sciences de la terre et de l’univers, Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen, Algérie
nichanedz@[Link]
RÉSUMÉ
Dans le cadre de l’étude biocénotique des insectes liés aux espèces résineuses dans
la région des Traras Occidentaux (Tlemcen), une connaissance aussi complète que possible
de l’entomofaune fréquentant en particulier le pin d’Alep (Pinus halepensis Mill.) , le Thuya
de Barbarie (Tetraclinis articulata (Vahl) Masters) et le Cyprès vert (Cupressus sempervirens
L.) s’avère indispensable. Les différentes méthodes de capture des insectes utilisées ont
permis de récolter un nombre important des espèces, et un grand nombre reste encore
inconnu. Ces espèces sont réparties entre 10 ordres systématiques dont les plus importants
sont les Coléoptères, les Hyménoptères et les Lépidoptères. A travers cette liste d’insectes et
suivant leur mode de nourriture, on a discerné 6 régimes alimentaires auxquels appartiennent
ces espèces. Les plus représentatifs sont les défoliateurs, les auxiliaires et les xylophages. Cet
inventaire a permis de dresser une liste des insectes nuisibles aux espèces résineuses étudiées
dans la région. Ils totalisent 30 espèces dont 9 défoliateurs, 8 xylophages, 7 conobiantes, 5
opophages et une espèce gallicole. Les auxiliaires sont représentés par 26 espèces.
Mots-clés : espèces résineuses, pin d’Alep, Thuya de Barbarie, Cyprès vert, inventaire, ento-
mofaune, Traras Occidentaux
ABSTRACT
Within the framework of the study of Biocenotic insects related to conifer species in
Traras, the Western region of Tlemcen, a comprehensive knowledge of the insect fauna hosted
by the Aleppo pine (Pinus halepensis Mill.), Thuya Barbary (Tetraclinis articulata (Vahl)
Masters)) and Cypress green (Cupressus sempervirens L) is essential. The various methods
used for capturing insects allowed the collection of a large number of species, but a large
number still remains unknown. These species are distributed among 10 orders of which the
most important are the Coleoptera, Hymenoptera and Lepidoptera. Through this list of
insects and the nature of their food, six diets to which these species belong were identified.
The most representative are herbivores, auxiliaries and borers. This inventory allows the
compilation of a list of insects harmful to the conifer species studied in this region. They total
Lebanese Science Journal, Vol. 14, No. 2, 2013 26
Keywords: conifers, Aleppo pine, Thuya Barbary, Cypress green, inventory, entomofauna,
Western Traras
INTRODUCTION
Les forêts de conifères qui sont l’objet de cette étude, Pinus halepensis Mill.,
Tetraclinis articulata(Vahl) Masters et Cupressus sempervirens L. connaissent depuis
plusieurs années d’importants problèmes phytosanitaires. Il est évident que le facteur causal
est le manque d’une sylviculture appropriée et le non respect des méthodes de reboisement.
Dans ce type de forêts, les insectes ravageurs constituent les principales sources de
perturbation forestière (Khous & Gachi, 1996).
Pour cela, ce présent travail réalisé pour la première fois dans cette région a un
double but, d’une part dresser une première liste concernant l’entomofaune des conifères et,
d’autre part, identifier les principaux ravageurs de ces précieuses espèces.
Lebanese Science Journal, Vol. 14, No. 2, 2013 27
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Le choix des trois stations expérimentales (Fig.1) a été fait après une prospection
plus large du massif forestier de la zone d’étude en prenant compte les points suivants :
l’accessibilité des stations, l’intensité de l’attaque, l’exposition, l’altitude, la topographie.
Toutes les possibilités de variations climatiques qui influent sur le développement de l’insecte
seront considérées.
Station 01
Le lieu dit Tamarchalet est un massif qui fait partie de la commune de Marsa Ben
M’hidi. Il est situé au nord est du chef lieu de la commune. Le massif forestier a une
superficie de l’ordre de 332 ha. La station repose sur un terrain accidenté avec une pente de
25 % exposée au versant nord avec une altitude de 100 m. La forêt est caractérisée par un
climat de type méditerranéen, semi aride frais. Les précipitations annuelles ne dépassent pas
350 mm/an. Les températures extrêmes varient de 10°C à 32°C, les vents dominants sont
généralement de direction nord est au nord ouest et de l’ouest au sud ouest, (Anonyme, 2006).
La station est caractérisée par un sol constitué principalement des marnes et d’argiles
permettant de favoriser le ruissellement et par conséquent de provoquer l’érosion hydrique
(érosion en nappes) et éolienne sur les sommets (Anonyme, 2003). Elle est caractérisée par la
monospécifité de la plantation qui est composée du pin d’Alep (100%), où l’intensité de
l’attaque est d’ordre de 65%. On trouve aussi quelques espèces de la strate herbacée comme
Calycotome intermedia, Chamaerops humilis, Juniperus phoenicia, Erica multiflora,
Lavandula dentata, Ampelodesma mauritanica, etc….
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Station 02
Le lieu dit « Tarasmouth », fait partie de la commune de Souk Tleta. La station est
située au nord ouest du chef lieu de la commune. La superficie de la forêt est estimée à 503
ha, elle repose sur un terrain très accidenté avec une pente supérieure à 25 %. Le climat
caractéristique du massif est de type méditerranéen, assez froid et pluvieux en hiver, sec et
chaud en été. Elle est favorisée par l’influence maritime qui lui permet la pratique de
certaines spéculations agricoles particulières, (Anonyme, 2006). La température minimale
moyenne est de 10°C en hiver. En été la température moyenne maximale varie entre 20°C et
30°C. Les précipitations moyennes annuelles enregistrées varient entre 300 et 400mm. Les
gelées sont très rares. Les vents dominants sont généralement de direction nord ouest,
(Anonyme, 2006). Les sols sont représentés dans l’ensemble par les types Solonetz (argilo
marneux), leur texture formée aux dépends des marnes salifères est très lourde. Elle gonfle en
l’humidifiant et donne de larges fentes en séchant. Ces dernières permettent aux eaux de
circuler profondément et de provoquer des risques d’érosion hydrique et de glissement de
terrain, (Bouchenafa, 2004). La végétation caractéristique de la station est mélangée de deux
espèces forestières principales ; le pin d’Alep (50%) et le Thuya (50%) d’où l’intensité de
l’attaque est d’ordre de 45 à 50%. On trouve aussi le Chamaerops humilis, Lavendula
dentata, Ampelodesma mauritanica, etc….
Station 03
Les premières investigations ont été menées du 19 mars au 25 décembre 2010 d’une
part dans les forêts de la région de Marsa Ben M’hidi où l’on rencontre des zones de pinèdes à
pin d’Alep pure, des zones mixtes de pin d’Alep et de Cyprès vert et d’autre part dans un
autre secteur, à Souk Tleta où se trouve le Thuya de Barbarie.
Tous les insectes recueillis au cours de ces opérations ont été ramenés au laboratoire
de Zoologie forestière (Département Agro-Foresterie) pour identification. Certaines espèces
ont été vérifiées par Monsieur le Professeur Bouhraoua Rachid Tarik, d’autres en utilisant
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RÉSULTATS ET DISCUSSION
TABLEAU 1
+++ : Espèce très abondante ; ++ : Espèce abondante ; + : Espèce peu abondante. ; N : Espèce nuisible.
L’abondance mesurée, c’est l’abondance relative (Ar) des espèces qui est exprimée
en pourcentage ; c’est le nombre des individus d’une espèce par rapport au nombre total des
individus. Pour différencier cela, on a pris une échelle de calcul pour cette étude comme suit :
Une espèce est très abondante si Ar > 5%
Une espèce est abondante si 2 < Ar < 5%
Une espèce est peu abondante si Ar < 2%
La nuisibilité est estimée par le volume des dégâts sur la plante hôte ( défoliation, trous de
pénétration des insectes sur écorce …)
Lepidoptera:
Hymenoptera:
15%
17%
Selon le régime alimentaire, les espèces sont réparties en 6 catégories (Fig. 3).
Opophages: 6% Gallicoles: 1%
Auxiliaires: 33%
Conobiantes: 9%
Xylophages: 22%
Défoliateurs: 29%
Les auxiliaires sont les plus dominants avec 26 espèces dont 20 prédateurs et 6
parasites, soit un taux de 33%.
Les insectes défoliateurs viennent en second rang avec 22 espèces, soit un taux de
29%.
Les consommateurs du bois occupent le troisième rang avec 17 espèces soit un taux
de 22%.
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Les conobiantes qui attaquent les cônes de la plante hôte sont représentés par 7
espèces soit un taux de 9%.
Les opophages, sont importants car en suçant la sève, ils brûlent les feuilles
provoquant le flétrissement de l’arbre. Ils sont présents avec 5 espèces soit un taux de 6%.
Les insectes gallicoles qui causent la formation des galles au niveau des feuilles ou
des rameaux sont présents avec une seule espèce de la famille des Cecidomyidae
(Cecidomyia sp) inféodée au pin d’Alep.
Selon leur importance économique, les insectes recensés sont classés en trois
catégories : les insectes nuisibles ou ravageurs (30 sp), les auxiliaires (26 sp) et indifférents
(22 sp) (Fig. 4).
Indifférents: Nuisibles:
28% 39%
Auxiliaires:
33%
Concernant l’entomofaune nuisible des espèces résineuses de cette région (Fig. 5).
Prenant la liste globale des insectes inventoriés dans la région, on constate que
l’ordre le plus important reste celui des Coléoptères. Les genres Tomicus et Pityogenes sont
présents avec deux espèces dont T. piniperda L. et T. destruens Wolaston, P. bidentatus
Herbst et Pityogenes sp. Ces espèces ont été mises en évidence déjà sur le pin d’Alep à Djelfa
comme étant des véritables ravageurs.
Sur le pin d’Alep, on a recensé 48 espèces réparties entre 9 ordres dont 17 sont
Coléoptères, 9 Hyménoptères et 8 Lépidoptères. En comparaison avec d’autres inventaires
effectués en Algérie ou ailleurs et dans d’autres écosystèmes, Roques (1983) a établi une liste
importante concernant les insectes ravageurs des cônes et des graines en France ; Kerris
(1987) a estimé les dégâts provoqués par Rhyacionia buoliana Schiff en Algérie. Zemmouri
(1991) a inventorié une entomofaune importante du pin d’Alep dans la forêt de Bainem
(Alger) répartie entre les Coléoptères et les Lépidoptères ; Maatoug (1992) a estimé les dégâts
de la processionnaire du pin au niveau de la forêt de Nador (Tiaret). Deux espèces du genre
Thaumetopoea ont été traitées au Liban à savoir Thaumetopoea libanotica Kiriakiff et
Talhouk et Thaumetopoea wilkinsoni S. Ce sont des ravageurs redoutables du Cèdre du
Liban, Cedrus libani, (Tohmé, 1982 ; Tohmé et Hossari, 1993). Nichane (1996) a recensé
dans une étude bibliographique 160 espèces réparties entre 47 Coléoptères, 45 Hyménoptères
et 37 Lépidoptères. Bouragba (2002) a étudié deux espèces provoquant le dépérissement du
pin d’Alep au niveau de la forêt de Senalba Chergui (Djelfa) à savoir Orthotomicus erosus
Wollaston et Tomicus piniperda L. Chakali (2005) a mis en évidence un redoutable ravageur
des pins en zone semi aride (Algérie) à savoir Tomicus destruens Wollaston.
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Ces travaux sus-cités montrent bien que sur le pin d’Alep, les Coléoptères et les
Lépidoptères restent les ordres les plus importants.
Sur le Cyprès, Bouaziz (1993) et Bouaziz et Chakali (1998) ont mis en évidence 5
espèces sur les cônes du Cyprès en Algérie (Nanodiscus transversus Aubé, Brachyacma
oxycedrella Millière, Orsillus maculatus Fieber, Orsillus depressus Dallas, Carulaspis
minima Targioni et Tozzetti) ; une espèce a été établie par Roques (1998) au sud est de
l’Europe et elle est absente dans cet inventaire (Orsillus depressus Dallas), 3 espèces
considérées comme nouvelles au niveau de la zone d’étude (Pseudococcus tessulatana
Staudinger , Nysius cynoides Spinola et Megastigmus wachtli Seitner), 3 espèces évoluent sur
le Cyprès en Tunisie (Benjamaa & Roques, 1999) à savoir N. transversus Aubé, O. maculatus
Fieber et O. depressus Dallas. El Hassani (1984) et El Alaoui (1999) ont recensé 6 espèces
qui évoluent sur les cônes du Cyprès au Maroc dont 2 espèces sont absentes dans cet
inventaire (Megastigmus atlanticus Roques et Skrzypzynska et Orsillus depressus Dallas).
L’AFC est réalisée sur une matrice de données brutes (espèces/stations) représentant
les espèces par leur présence, leur absence et leur dominance. Ces variables ont été introduites
sous forme de codes en utilisant le logiciel STATISTICA (Fig. 6).
TABLEAU 2
Les quatre axes factoriels totalisent un pourcentage d’inertie assez élevé (56,26%)
exprimant plus de la moitié de l’information totale sur la distribution espèces 3 stations
(Tableau 2, Fig.6). Seuls les deux premiers descripteurs (axes) sont conservés, totalisant
34,42% de l’information recueillie. Les valeurs propres de ces deux axes (F1, F2) sont élevées
en particulier celles du premier axe. Ceci implique une bonne diagonalisation des données sur
chaque axe et indique un assez bon recouvrement entre la station et l’espèce.
Une grande partie des espèces se concentre sur l’axe central et forme un noyau.
Seules les espèces qui se situent de part et d’autre, c'est-à-dire aux extrémités des espaces
factoriels sont prises en considération dans cette analyse.
CONCLUSION
Ces premières investigations, par l’emploi des différentes méthodes de captures des
insectes, ont permis de recenser 78 espèces et il y a lieu de noter que certaines espèces sont en
cours de détermination comme certains micro lépidoptères.
Lebanese Science Journal, Vol. 14, No. 2, 2013 37
Parmi les 78 espèces, 30 se sont révélées être des ravageurs notoires ou potentiels
des conifères d’où 9 défoliateurs, 8 xylophages, 7 conobiantes, 5 opophages et une gallicole.
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Résumé
L’objectif de notre étude est de mettre l’accent sur les principales causes du dépérissement du Cyprès vert dans
les monts des Traras Occidentaux. La démarche expérimentale prévaut l’installation des unités
d’échantillonnage à travers l’ensemble des tâches des Cyprès dépéris relevant de la région de Bab El Assa et
Marsa Ben M’hidi. Ces unités d’échantillonnage au nombre de 25, de surface concentriques respectivement de
4, 6, 8 et 10 ares. L’indice sanitaire global est évalué à 2,6564, montre que les peuplements échantillonnés sont
au début de dépérissement. Une analyse de la variance à un facteur au seuil de signification de 95%, montre
que l’état sanitaire est bien meilleur, que les tiges présentent une extension maximale de leurs houppiers. Une
surdensité et une disposition inappropriées contribuent au dépérissement du Cyprès vert de la région des Traras
Occidentaux.
Le problème de dépérissement ne s’arrête pas avec les facteurs stationnels et dendrométriques comme cause,
puisque nous avons d’autres facteurs aggravants, se sont les insectes. Les quatre techniques de piégeage
employées ont permis d’obtenir 61 espèces au niveau de trois stations prospectées. L’indice de diversité de
Shannon Weaver calculé est d’ordre de 5 avec une équitablité de 0.90, ce qui montre que le peuplement
entomologique capturé est diversifié et sa distribution est en équilibre.
L’analyse factorielle des correspondances (AFC) met en évidence les espèces capturées bien organisées sur les
deux axes F1 et F2 vis-à-vis des caractères édaphocilmatiques et botaniques des trois stations prospectées.
Parmi les insectes recensés, il semble que les xylophages (41%), en particulier les Scolytidae, les
Cerambycidae et les Buprestidae jouent un rôle important dans le processus du dépérissement du Cyprès dans
la zone d’étude. Il est démontré que quatre espèces sont à l’origine de la majorité des dégâts infligés au Cyprès.
Il s’agit de Scolytus sp, Pityokteines sp, Pissodes sp et Anthaxia sp.
Mots clés : dépérissement, état sanitaire, espace vital, densité, entomofaune, insectes xylophages, Cyprès vert,
Traras Occidentaux.
Abstract
The objective of our study is to emphasize the main causes of the decline of the green Cypress in the western
mountains of Traras . The experimental approach prevails the installation of the units of sampling through all
the tasks of the Cypress decayed being of the region of Bab El Assa and Marsa Ben M'hidi. These units of
sampling among 25 are of surface concentric respectively 4, 6, 8 and 10 are. The global sanitary indication is
estimated at 2, 6564, shows that the sampled populating are at the beginning of decay. An analysis of the
variance shows that health status is better than the stems present a maximal extension of their crowns. A high
density and unfavorable social positions contribute to the decline of the green Cypress in the western
mountains of Traras.
The problem of decay does not stop with factors stationnels and dendrométriques as cause, because we have
other aggravating factors, are insects. Four used techniques of trapping allowed us to obtain 61 species at the
level of three canvassed stations. The indication of diversity of Shannon Weaver is 5 with an equitability 0.90,
shows that the captured entomological populating is diversified and its distribution is balanced.
The statistical analysis (AFC) highlights the captured species organized well on axes F1 and F2 closed view
the soil and climatic characters and and botanical of three stations prospected. Among the listed insects, it
seems that the xylophagous (41 %), in particular Scolytidae, Cerambycidae and Buprestidae play an important
role in the process of the decline of the Cypress in the zone of study. It is demonstrated that four species are at
the origin of the majority of the damages imposed on the Cypress. It is Scolytus sp, Pityokteines sp, Pissodes sp
and Anthaxia sp.
Keywords: decline, health assesment, living space, density, entomofauna, xylophagous insects, green Cypress,
western mountains of Traras.