MINISTERE DE L’ÉDUCATION NATIONALE République Gabonaise
Département de Français Union-Travail- Justice
Collège et Lycée Raponda Walker
Classe : Terminale A1
Exposé De Français
Membres du groupe :
• MALEMOU KOUMBHA Hesther Marlie
• MBA Thomas Dimitri
• ELLA EBIAWENE Océane Marvine
• MOUNGUENGUI BODYAS Wein Samuel
• MOUTCHOUNGOU MOUKAMBI Johan Owen
• LENZAGHA BOUSSOUKA Joël
Sous la direction de : Monsieur GNONDA
Année scolaire : 2023-2024
Sommaire
[Link]
II. Lecture magistrale
III. Identification
[Link]ée générale
V. Axes et sous axes de lecture
VI. Outils d’analyse
VII. Formalisation
I - OBSERVATION
Le texte soumis à notre étude a pour titre "Métanga-Si, un quartier déshérité “ extrait du
roman Les matinées sombres de l’écrivain NARCISSE EYI MENIE. C’est un texte de genre
romanesque paru aux éditions Le KOMO en 2015 aux pages 42-43.
II- LECTURE MAGISTRALE
Texte 3 : Métanga-Si, un quartier déshérité.
La maison était crasseuse. Les déjections d'animaux ornaient le sol de cette baraque hors du
temps. Les locataires de cette baraque, endeuillés, étaient comme des pestiférés s'enfonçant
dans une lente agonie à laquelle la lumière du jour venait donner un signe d'espoir. Mais quel
espoir ? Que pouvons-nous espérer d'une voie de non-retour ? L'espoir ou la promesse d'un
nouveau jour qui se lève avec plus de désespoir ?
Pour espérer, il faut qu'il y ait quelque choses à espérer. La lumière naturelle a toujours été
jaune. La nuit, noire. Et... Si elle devenait bleue tout à coup ? Les riverains d'Arambo
survivaient. Pendant que les autres luttaient pour assujettir la nature, à Métanga-Si, on luttait
d'abord et toujours contre soi-même. Le jour dévoilait les horreurs interdites à la [Link] nuit
ne masquait plus rien. Dieu ne peut-il pas provoquer un nouveau déluge ? D'un coup de
pouce, refaire la création ? Peut-être dormait-il d'un œil ? L'œil fermé étant celui tourné vers
Métanga-Si. On ne pleurait plus les morts. Certains partaient comme ils avaient vécu :Dans
l'anonymat. Mais avaient-ils réellement vécu ? Les enfants du quartier s'évaporaient dans la
nature, changeant pour certains de honi par peur"ãe ia guigne de ivétariga-si où habitaient
encore leurs parents. La mondialisation; internet, la démocratie, étaient des termes connus.
Ils passaient au-dessus de leurs têtes non pas comme des oiseaux dont on peut distinguer la
taille et la couleur du plumage mais comme des ondes invisibles dont on subit des vibrations.
Tandis qu'une société mourait, une autre se créait déjà sous ses cendres. Métanga-Si
somnolait. Ses habitants avaient perdu leurs ontologiques. L'immoralité avait atteint son
paroxysme. Les petites filles avaient leurs premiers rapports sexuels à huit ans. A dix ans, elles
maîtrisaient les versets bibliques du Kama Sutra, devenaient ainsi les proies des Sans
Demoiselles Fixes (SDF) qui paradaient dans leurs énormes cylindrées.
Narcisse EYI MENIE, Les matinées sombres, Le Komo, 2015, Pp. 42-43
III - IDENTIFICATION
Le texte qui fait l’objet de notre attention présente une structure qui s’organise autour de
deux paragraphes. C’est une œuvre gabonaise qui aborde l’épineuse question de la précarité
avec son lot de conséquences.
IV - IDÉE GÉNÉRALE
Ce texte qui fait l’objet de notre étude met en lumière l’état déplorable des maisons et les
difficultés vécues par les habitants de ce quartier.
V- AXE DE LECTURE
AXE1 : La description d’un quartier misérable et ses habitants
Sous-axe 1 :L’environnement
Sous-axe 2 : Les mauvaises conditions de vie
Axe2 : un dilemme moral
Sous axe 1 : Le désespoir
Sous axe 2 : L’immoralité
VI- Outils d’analyse
AXE1 : La description d’un quartier misérable et ses habitants
Sous axe 1 : L’environnement
Le champ lexical de l’insalubrité << maison crasseuse>> L1 ; << étaient comme des pestiférés
>> L2; << endeuillés >>L2
La phrase interrogative : << que pouvons nous espérer d’une voie de non retour? >> L4
<< que pouvons nous espérer d’une voie de non retour? >> L4
Hyperbole << étaient comme des pestiférés >>L20
Sous axe 2 : Les mauvaises conditions de vie
Métaphore << maison hors du temps>> L2
Vocabulaire dépréciatif<< à Métanga-si on luttait d'abord et toujours contre soi >> L13
Euphémisme <<certains partais comme ils ont vécu : dans l'anonymat >> L9
AX2: Un dilemme moral
Sous axe 1: Le désespoir
Question rhétorique : << Mais quel espoir ?>>L4
La phrase interrogative : << L'espoir ou la promesse d'un nouveau jour qui se lève avec plus
de désespoir ?
La phrase déclarative : << L'œil fermé étant celui tourné vers Métanga-Si. >> L12-13
Sous axe 2 : L’immoralité
La phrze affirmative: << Les petites filles avaient leurs premiers rapports sexuels à huit ans >>
L20
La métaphore : <<A dix ans, elles maîtrisaient les versets bibliques du Kama Sutra,
devenaient ainsi les proies des Sans Demoiselles Fixes (SDF) qui paradaient dans leurs
énormes cylindrées>> L20-23
La phrase déclarative : << L’immoralité avait atteint son paroxysme >>L19-20
Formalisation
Le texte soumis à notre étude est de l’écrivain gabonais Narcisse EYI MENIE titré *
Metanga-si un quartier déshérité * extrait son roman Les matinées sombres paru aux
éditions le komo en 2015 aux pages 42-43. Cet extrait de texte de genre romanesque et de
type narratif se veut de nous expliquer l’état défavorable du quartier metanga – si et les
difficultés vécues par les habitants. Pour une meilleure analyse nous montrerons comment
l’auteur fait la description d’un quartier misérable laisse place à un dilemme morale.
Après une lecture attentive de ce texte nous remarquons que le l’auteur fait la description
d’un quartier misérable à travers deux aspects : l’environnement et les conditions de vie des
habitants.
La description d’un quartier misérable se donne à lire d’abord dans le texte à travers
l’environnement. En effet avec l’emploi du champ lexical de la misère << maison crasseuse>>
L1 ; << étaient comme des pestiférés >> L2; << endeuillés >>L2 . Cela met en évidence les
différences formes d’insalubrités qui ornent les rues de Metanga -si. De même la phrase
interrogative << que pouvons nous espérer d’une voie de non retour? >> L4 qui montre
l’inquiétude des habitants sur la situation du quartier qui ne semble plus pouvoir être stoppée
. Enfin , cet environnement est visible à travers hyperbole << étaient comme des pestiférés
>> L2. À travers cette figure d’insistance l’auteur traduit l’apparence des locataires vivants dans
ce quartier .
La description d’un quartier misérable se donne également à lire à travers les conditions
de vie des populations. En effet , à travers la métaphore << maison hors du temps>> L2,
l’auteur veut mettre en lumière la désolation dans lequel se retrouve la maison .Aussi , le
vocabulaire dépréciatif <<<< à Métanga-si on luttait d'abord et toujours contre soi >> L13
dévoile à quel point la vie était difficile à métanga – si . Enfin , avec Euphémisme <<certains
partais comme ils ont vécu : dans l'anonymat >> L9 . Cette figure de style montre que les
conditions de vie était tellement difficile au point que certains habitants n’avait plus de vie .
Certes , la description d’un quartier misérable se donne à lire par son environnement et
par ses mauvaise sur conditions de vies. Toutefois , cette description débouche à un dilemme
moral .
Une seconde lecture suffit pour remarquer que l’auteur laisse également entrevoir un
dilemme moral. En effet , cela est visible à travers deux aspects : Le désespoir et l’immoralité.
Le dilemme moral se donne à lire dans le texte à travers le désespoir. En effet, à
travers la question rhétorique << Mais quel espoir ? >> L4 qui nous montre
effectivement que les habitants de cette ville n'avaient plus d'espoir. Il en est ainsi pour
la phrase interrogative << L'espoir ou la promesse d'un nouveau jour qui se lève avec plus
de désespoir L5 <<L'espoir ou la promesse d'un nouveau jour qui se lève avec plus de
désespoir ?>>qui nous fait également la description du désespoir éprouvé par les
habitants de Métanga-Si. Enfin , avec la phrase déclarative<<L'œil fermé étant celui
tourné vers Métanga-Si>>L12-13 dévoile le sentiment d’abandon et de désespoir des
habitants de Metanga – si.
Le dilemme moral est enfin visible dans le texte à travers l’immoralité.D’une part ,
avec la phrase affirmative << Les petites filles avaient leurs premiers rapports sexuels
à huit ans >> L20 , l’auteur traduit l’ignorance et l’immoralité de ces jeunes filles .
D’autre part , avec l’emploi de la métaphore <<A dix ans, elles maîtrisaient les versets
bibliques du Kama Sutra, devenaient ainsi les proies des Sans Demoiselles Fixes (SDF) qui
paradaient dans leurs énormes cylindrées>> L20-23 cela traduit la corruption morale de ces
dernières. Enfin ,la phrase déclarative << L’immoralité avait atteint son paroxysme >>L19-20
Cela traduit le niveau extrême de décadence à Metanga -si.
En définitive, après analyse de ce texte , il en ressort que l’auteur a su mettre à nu la
description d’un quartier misérable et ses habitants à travers d’une part l’environnement
et d’autre part à travers les mauvaises conditions de vie de ces [Link],
l’auteur laisse entrevoir un dilemme moral à travers le désespoir et
l’immoralité.Cependant , ce thème a su charmer d’autre auteur tel que Hubert Freddy
NDONG MBENG avec son œuvre Les Matitis qui met en lumière l’extrême misère et
précarité de ce quartier.