section
Universit Mohammed V - Agdal Facult des Sciences Dpartement de Mathmatiques et Informatique Avenue Ibn Batouta, B.P. 1014 Rabat, Maroc
Filire DEUG :
Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) Module Mathmatiques :
Par BENSAOUD IMADE
Rsolution des systmes linaires par la mthode de Gauss
Un systme de m quations linaires n inconnues x1, x2, ..., xn est un ensemble d'quations de la forme :
a11x1 + a12x2 + ... + a1nxn = b1 a x + a x + ... + a x = b 21 1 22 2 2n n 2 am1x1 + am2x2 + ... + amnxn = bm
. .
(1)
o les
aij R
sont donns et sont appels
coecients du systme. Les bi R sont aussi donns. Si tous les bi sont nuls le systme est appell systme homogne
Rsolution des systmes par la mthode de Gauss
La mthode du pivot de Gauss est une mthode pour transformer un systme en un autre systme quivalent (ayant les mmes solutions) qui est triangulaire et est donc facile rsoudre. Les oprations autorises pour transformer ce systme sont :
change de deux lignes. multiplication d'une ligne par un nombre non
nul.
addition d'un multiple d'une ligne une autre
ligne.
Exemples Nous allons donner des exemples o
on va rsoudre le systme par la mthode de Gauss :
Exemple.
x + y + 2z = 2
3x y + z = 6 x + 3y + 4z = 4
Exemple.
x + 2y + 2z = 2
x + 3y 2z = 1 3x + 5y + 8z = 8
Exemple.
3x + 2y + z = 3
2x + y + z = 0 6x + 2y + 4z = 6
Exemple.
y z t = 1 x + y + z + 2t = 4 2x + 3y + z + 3t = 7
x+y+t=3
Calcul matriciel Dnitions Dnition 1. une matrice de type
(m, n)
est un
tableau rectangulaire de
mn
lments, disposs
sur m lignes et n colonnes comme suit :
a1,1 a 2,1
. .
a1,2 . . . a1,n a2,2 . . . a2,n
. .
. .
am,1 am,2 . . . am,n
Les nombres ai,j sont des rels appells les cofcients de la matrice. On note une matrice par
(ai,j )
Exemple.
1 3 8 1 3 9
1 2 3 2
est une matrice de type (2, 2),
est une matrice de type (2, 3)
Dnition 2. une matrice nulle est une matrice
dont tous les cocients sont nuls.
Dnition 3. une matrice
(ai,j )
est dite carre
d'ordre n si elle est de type (n, n)
Exemple.
2 6 1 9
est une matrice carre d'ordre
Dnition 4. La matrice identit d'ordre n note
I
ou plus prcisment
In
est la matrice carre
d'ordre n dont les lments de la diagonale sont 1 et dont tous les autres cocients sont nuls.
Oprations algbriques sur les matrices Dnition 5. (Addition de matrices)
Soient
et et
deux marices de mme type o La somme de
A
A = (ai,j )
B = (bi,j ).
et B ,
note A + B est la marrice obtenue en additionnant leurs lments corresondants :
(ai,j ) + (bi,j ) = (ai,j + bi,j )
Exemple. Calculer la somme des deux matrices
suivantes :
A= 1 9 6 4 5 6 1 8 B= 8 5 1 0 4 2 1 9
Dnition 6. (Multiplication par un scalaire)
Soient
A = (ai,j )
une matrice et
un scalaire,
le produit de A par est la matrice obtenue en multipliant chaque lment par
(ai,j ) = (ai,j )
Exemple. Calculer 5A o A est la matrice :
A= 2 9 7 6 8 3
Thorme 1. Soient A,
et
trois marices de
mme type et soient et deux scalaires alors :
A+B =B+A
(A + B) + C = A + (B + C)
( + )A = A + A
(A + B) = A + B
(A) = (A)
Dnition 7. ( Multiplication des matrices)
Soient
A = (ai,j )
de type
(m, n)
et
B = (bj,l )
une matrice de type (n, p), on appelle le produit de A par B not AB la matrice C = (cil) de type
(m, p)
dont les lments cil =
j=n j=1
aij bjl .
Exemple. Calculer le produit des deux matrices
suivantes :
1 2 8 2 0 1
1 0 2 2 1 0 0 0 1
Thorme 2. Soient A une matrine de type (m, n),
B
et B deux matrices de type (n, p), soit C une
matrice de type (p, q) et un scalaire alors :
(AB)C = A(BC)
(AB) = (A)B = A(B)
A(B+B ) = AB+AB
et
(B+B )C = BC+B C
Dnition 8. (Matrice inversible)
Une matrice carre A est inversible s'il existe B telle que AB = BA = I .
Dterminants
Dterminant d'ordre 2 Le symbole d'ordre
2 a11 a12 a21 a22
est appel dterminant
A= a11 a12 a21 a22
de la matrice
et est
dni par detA =
Exemple. :
a11 a12 = a11a22 a12a21. a21 a22
1 3 2 4 3 1 = 4 6 = 2, = 6 4 = 2, = 2 4 1 3 4 2 64=2
On constate alors que : 1) Si deux ranges ( ou deux colonnes ) d'un dterminant sont permutes la valeur d'un dterminant est multiplie par 1. 2) Si on pose constate que
A= 1 3 2 4
tA =
1 2 3 4
. On
detA = dettA,
d'o la valeur d'un
dterminant est conserve lorsque l'on change les colonnes et les lignes ( dans le mme ordre ).
Dterminant d'ordre 3 Soit
a11 a12 a13 A = a21 a22 a23 , a31 a32 a33
on dnit
a11 a12 a13 detA = a21 a22 a23 a31 a32 a33 a22 a23 = a11 a32 a33
a21
Exemple. :
mineur de a11
mineur de a21
a12 a13 a32 a33
+a31
1 3 0 6 4 3 0 3 0 detA = 2 1 = 2 6 4 =1 0 2 0 2 6 4 1 0 2 12 12 12 = 12
e Le cofacteur de l'lment de detA de la i`me ligne
et la
e k`me
colonne est gal
(1)i+k
fois le
mineur de cet lment ( c. .d le dterminant d'ordre
2
obtenu en supprimant la
e i`me
ligne et
e la k`me colonne ).
Remarque 1. :
Le cofacteur de a22 est (1)2+2 Les signes
+ + + + + (1)i+j
a11 a13 a31 a33
forment la table suivante
.
(1)
On remarque que l'on peut crire forme :
detA = a11C11 + a21C21 + a31C31
sous la
Ci1
est le
cofacteur de ai1 dans detA.
3) Le dterminant de A,
detA,
peut tre deve-
lopp suivant n'importe quelle ligne ou colonne, c'est dire, qu'il peut tre crit sous la forme d'une somme de trois lments de n'importe quelle ligne ( ou colonne ), chacun multipli par son cofacteur.
Exemple. :
a a a a a a detA = a21 12 13 +a22 11 13 a23 11 12 a32 a33 a31 a33 a31 a32
4) Si tous les lments d'une ligne ( ou d'une colonne ) d'un dterminant sont multiplis par
une constante k, la valeur du nouveau dterminant est
k
fois la valeur du dterminant initial.
Cette proprit peut tre utilise pour simplier un dterminant.
Exemple. :
1 3 0 1 3 0 1 3 0 2 6 4 = 2(1) 2(3) 2(2) = 2 1 3 2 = 1 0 2 1 0 2 1 0 2 1 3(1) 0 1 1 0 1 1 0 2 1 3(1) 2 = 6 1 1 2 = 12 1 1 1 = 1 3(0) 2 1 0 2 1 0 1 12
5) Si tous les lments d'une ligne ( ou colonne ) d'un dterminant sont nuls, la valeur du dterminant est nulle.
6) Si chaque lment d'une ligne ( ou colonne ) d'un dterminant est exprim sous la forme d'un binme, le dterminant peut tre crit comme somme de deux dterminants.
Exemple. :
d1 b1 c1 a1 b1 c1 a1 + d1 b1 c1 a2 + d2 b2 c2 = a2 b2 c2 + d2 b2 c2 d3 b3 c3 a3 + d3 b3 c3 a3 b3 c3
7) Si deux lignes ( ou colonnes ) d'un dterminant sont proportionnelles, la valeur du dterminant est nulle.
Exemple. :
1 2 2 1 2 3 =0 1 2 1
8) La valeur d'un dterminant est conserve si l'on ajoute une ligne ( ou une colonne ) une combinaison des autres lignes ( ou colonnes ).
Exemple. :
1 1 0 C1+C3 1 1 0 1 1 1 = 2 1 1 = 1 1 0 1 0 0 1
C1 +C3
signie que l'on a ajout la colonne C3
la colonne C1.
Cette dernire proprit permet de simplier normment les calculs, elle permet de rduire le calcul d'un dterminant d'ordre seul dterminant d'ordre 2.
Exemple. :
3
au calcul d'un
Calculer
3 1 2 6 2 4 1 7 3
C1 +C2 C3
3 1 2 6 2 4 1 7 3 4) = 0
0 1 2 1 2 = 5(4+ 0 2 4 = 5 2 4 5 7 3
Remarque 2. :
La ligne ( ou colonne ) dans laquelle seront effectus les calculs ne doit pas tre multiplie par des scalaires. La multiplication par un scalaire reviendrait multiplier le dterminant par .
Exemple. :
1 2 2L1L2 0 2 = 2, 2 3 1 3
alors que
1 2 = 1 2 3
Dterminant d'ordre n
Le symbole . . minant
a11 a12 . . . a1n a21 a22 . . . a2n
. est appel dter.
an1 an2 . . . ann d'ordre n.
Pour n = 1, a signie a11. Pour n 2, a signie la somme des produits des lments de n'importe quelle ligne ou colonne par leurs cofacteurs respectifs c'est dire
a11 a12 . . . a1n a21 a22 . . . a2n
. .
. .
an1 an2 . . . ann
ou
ai1Ci1 + ai2Ci2 + . . . + ainCin ( i = 1, 2 . . . , ou n )
= a1k C1k + a2k C2k + . . . + ank Cn ( k = 1, 2 . . . , ou n )
Le dterminant d'ordre n est alors dni en fonction de
n
dterminants d'ordre
(n 1),
chacun
(n 1)
est son tour, dni en fonction de dterminants d'ordre
(n 2)
et ainsi de suite,
nalement on aboutit aux dterminants d'ordre
2.
Remarque 3. :
Les proprits 1) jusqu' 8) restent valables pour
un dterminant d'ordre
n.
Pour calculer la valeur d'un dterminant, on d-
veloppera suivant la ligne ou colonne o il y a le
plus de zros.
Exemple. :
1 1 1 3 1 1 3 1 1 3 1 1 3 1 1 1 0
C1 +C2 +C3 +C4
0 1 1 3 0 1 3 1 = 0 3 1 1 0 1 1 1
1 1 1 sin2 sin2 sin2 L1+L2 cos2 cos2 cos2 = cos2 cos2 cos2 = 1 1 1 1 1 1 0
Remarque 4. :
1)
det(A + B) = detA + detB
en gnral.
2)
det(AB) = (detA)(detB)
3)
det(A1) = (detA)1 A.
A1
dsigne l'inverse
de
Applications Calcul de l'inverse d'une matrice carre d'ordre
n
On rappelle qu'une matrice carre d'ordre est inversible s'il existe
B
n A
d'ordre
telle que
AB = BA = I n,
o I est la matrice unit d'ordre
c'est dire la matrice diagonale dont les l-
ments diagonaux sont tous gaux 1.
Critre : A est inversible si detA = 0.
Une fois assur que
est inversible, on cal-
cule son inverse l'aide de la formule suivante :
1 A1 = detA (adjA)
(adjA)
dsigne l'adjoint
t[C ] ij
classique de
Cij
c'est dire la matrice
dsigne la matrice des cofacteurs de A.
Exemple. :
A = 0 4
3 4 2 1 1 5 2
5 14 2 3 4 L12L3 0 5 14 = = detA = 0 4 0 4 2 = 2 4 2 1 1 5 1 1 5 46 = 0,
donc A est inversible.
Dterminons les 9 cofacteurs de A
C11 = 4 2 0 2 = 18, C12 = =2 1 5 1 5
C13 =
0 4 3 4 = 4, C21 = = 11 1 1 1 5
C22 =
2 4 2 3 = 14, C23 = =5 1 5 1 1
C31 =
2 4 3 4 = 4 = 10, C32 = 0 2 4 2 2 3 = 8 C33 = 0 4
1 A1 = 46
18 2 4
11 10 14 4 5 8
Rsolution de systmes linaires ( Mthode de Cramer ) Un systme d'quations,
AX = b,
est une
matrice carre d'ordre n, peut tre rsolu l'aide des dterminants, lorsque detA = 0.
Si on pose
x1
X =
. .
et
b1
xn
b =
. .
, alors
bn
1 1 xi = detA [C1ib1 + C2ib2 + . . . + Cnibn] = detA detBi
Bi
est la matrice obtenue en remplaant la
e i`me
colonne de A par b.
Exemple. :
Utiliser la mthode de Cramer pour rsoudre le systme :
x1 + 3x3 = 2 x1 + 2x2 + 2x3 = 3 x2 + 4x3 = 5 1 0 3 L2+L1 1 0 3 detA = 1 2 2 = 0 2 5 = 3 0 1 4 0 1 4
1 0 3 0 1 4
A = 1 2 2
2 0 3 2 0 3 1 x1 = 1 3 2 2 = 3 7 0 6 = 1 [(12 + 3 3 5 1 4 5 1 4 21)] = 3.
1 2 3 1 2 3 x2 = 1 1 3 2 = 1 0 5 5 = 5 . 3 3 3 0 5 4 0 5 4
1 0 2 1 0 2 x3 = 1 1 2 3 = 1 0 2 5 = 5 . 3 3 3 0 1 5 0 1 5
Suites numriques Dnitions
Dnition 9. On appelle suite termes rels ou
suite relle une application de N dans R. En g-
nral si u est une suite on utilise la notation indice un la place de u(n) pour dsigner l'image par
u
de l'entier n. La suite
est alors note
(un)nN.
Remarque 5. Parfois une suite n'est dnie qu'
partir d'un certain rang. A titre d'exemples la suite
1 un = n
n'est dnie que pour
n > 0,
la
suite un =
n4
n'est dnie que pour n > 3.
Plus gnralement nous appellerons aussi une suite relle une famille de rels indexe par un in-
tervalle entier du type [[n0, +[[ (o [[n0, +[[ est l'ensemble des entiers n n0)
Dnition 10. on appelle suite rcurrente linaire
d'ordre p, toute suite valeurs dans pour tout suivante :
n n0
dnie
par la relation de rcurrence
a0, a1 , . . . ap1
tant
scalaires xs de
R (a0
non nul), pour tout n n0 on a
un+p = a0un + a1un+1 + . . . + ap1un+p1
Une telle suite est entirement dtermine par la donne des p premiers termes de la suite et par la relation de rcurrence
Exemple. Soit (un)nN une suite dnie par un+1 =
un + 1
pour n 1 et u0 = 0
u0 = 0, u1 = 1, u2 = 2, . . . , un = n, un+1 = n + 1, . . .
Plus gnralement une suite (un)nN est entirement dnie par la donne des p premiers termes
et la relation
un+p = f (n, un, un+1, . . . , un+p1)
o f est une application.
Dnition 11. Une suite (un)nN est stationnaire
si elle est constante partir d'un certain rang, c..d. si
p N n p un+1 = un
Exemple. Soit (un)nN la suite dnie par un+1 =
1 un
et u0 = 1
Dnition 12.
- On appelle suite arithmtique de premier terme
a
et de raison r, la suite dnie par un = a+nr
- On appelle suite gomtrique de premier terme
a
et de raison q, la suite dnie par un = aqn
Remarque 6.
1 Pour une suite arithmtique de raison r on a
un+1 = un + r
2 Pour une suite gomtrique de raison q on a
un+1 = qun
Exercice 1.
1 Montrer que la somme
Sn
des
premiers
termes d'une suite arithmtique est donne par
n(u0 + un1) n(n 1) n1 Sn = k=0uk = = na+ r 2 2
2 Montrer que la somme
Sn
des
premiers
termes d'une suite gomtrique est donne par
1 qn n1 n1 k Sn = k=0uk = u0k=0q = u0 1q
Dnition 13. Une suite (un)nN est :
majore si M R minore si m R
: n N, un M : n N, un m
borne si elle est majore et minore (c..d. si
M R : n N, |un| M )
1 Exemple. La suite (un)nN dnie par un = n est
borne.
Dnition 14. Une suite (un)nN est
croissante si n N,
un+1 un un+1 > un
strictement croissante si n N, dcroissante si n N,
un+1 un
strictement dcroissante si n N,
un+1 < un
monotone si elle est croissante ou dcroissante
Exemples.
1 1 La suite (un)nN dnie par un = n+2 est une
suite dcroissante 2 La suite (un)nN dnie un = n est une croissante
Suites convergentes
Dnition 15. On dit que la suite
(un)nN
est
convergente vers l (l R) si
> 0, N N; n N, n N |un l|
Si une suite est unique
(un)nN
converge, alors sa limite
Proposition 1. Si une suite (un)nN converge vers
l,
alors la suite |u| = (|un|)nN converge vers |l|
Remarque 7. Attention la rciproque est fausse
(il sut de prendre la suite un = (1)n)
Proposition 2. Si la suite (|un|)nN converge vers
0 alors la suite (un)nN converge vers 0
Proposition 3. Toute suite convergente est bor-
ne
Proposition 4. Le produit d'une suite borne par
une suite tendant vers 0 est une suite tendant vers 0 Exercice 2. Calculer la limite de la suite (un)nN dnie par un = sin n n
Proposition 5. tant donnes deux suites
u
et
convergeant respectivement vers
l1
et
l2
et 2
rels et , les suites u + v et uv convergent respectivement vers l1 + l2 et l1l2
Proposition 6. Si u est une suite convergeant vers
une limite rang
n0
l = 0.
Alors partir d'un certain sont non nuls et la suite
tous les
un
(1/un)nn0
converge vers 1/l
(un)nN
Dnition 16. On dit que la suite
tend
vers + si
A R, n0 N : n N n n0 un A
Proposition 7. Soit
et
deux suites conver-
gentes alors s'il existe un entier n0 tel que n
n0, un vn
on a lim u lim v
Existence de limite par encadrement
Proposition 8. Soient
u
et v deux suites converw
geant vers la mme limite. Si vriant
est une suite
n0 : n n0 un wn vn
Alors la suite w est convergente et de plus lim u =
lim v = lim w
Proposition 9. Soient u et v deux suites vriant
n0 : n n0, un vn
1- Si lim u = +, alors lim v = + 2- Si lim v = , alors lim u = Thorme fondamental
Thorme 3. Soit (un)nN une suite croissante
1 Si en plus la suite est majore alors elle est convergente 2 Si la suite n'est pas majore alors elle tend vers +
Thorme 4. Soit (un)nN une suite dcroissante
1 Si en plus la suite est minore alors elle est convergente 2 Si la suite n'est pas minore alors elle tend vers
Suites adjacentes
Dnition 17. Soient
u
et
deux suites. On dit
que
et
sont adjacentes si elles vrie les
hypothses suivantes .
n N un vn
. u est croissante et v est dcroissante
. la suite (un vn)nN tend vers 0
Proposition 10. Deux suites adjacentes
u
et
convergent vers la mme limite l en plus vrie un l vn EXERCICES
Exercice 3. Soit (un)n la suite dnie par
u = 2 0 u = 1 + un n+1
pour tout
n0
1- Montrer que un > 1 2- Dmontrer que la limite ventuelle de est l = 1+sqrt5 2
(un)
3- Montrer que |un l| kn|u0 l| o 0 < k < 1 4- En dduire que (un)n converge vers l
Exercice 4. Une balle lche d'une hauteur de 2m
rebondit une innit de fois. A chaque rebondissement la balle atteint une hauteur gale la moiti de celle atteinte au prcdent rebondissement. Quelle est la distance totale qui sera parcourue par la balle ?
Exercice 5. On considre la suite (un)n dnie par
u = 4 0 1 u = un + n+1 , n+1
pour tout n 0
1- Vrier que pour tout n 0 ; on a : un 0 2- Montrer par rcurrence que la suite (un)n est borne 3- Montrer que la suite (un)n est convergente.
Exercice 6. On considre la suite (un)n dnie par
u = 1 0 un+1 =
un , 1 + un
pour tout n 0
1- Vrier que pour tout n 0, un 0
2- Montrer que la suite et trouver sa limite.
(un)n
est convergente
Fonctions Numriques : limites et Continuit Dnitions
Dnition 18. Soient I un intervalle ouvert conte-
nant x0 et f une fonction dnie sur I sauf peut tre en x0 valeurs dans R. On dit que f tend vers l en x0 si l'on a
> 0, > 0 : |x x0| < |f (x) l| <
Ce rel l est alors unique ; on l'appelle limite de la fonction f en x0 et on le note limxx0 f (x) = l
Exemples.
1- Soit f la fonction dnie sur R/{3} par f (x) =
x2 9 x3 limx3 f (x) = 6
2- Soit f la fonction dnie sur R+/{3} par f (x) =
x3 x 3
limx3 f (x) = 2 3
Dnition 19.
. Une fonction f tend vers le rel l en + si :
> 0, A R : x Df , |x| > A |f (x)l| <
. Une fonction f tend vers le rel l en si :
> 0, A R : x Df , |x| < A |f (x)l| <
. Une fonction f tend vers + en x0 si :
A > 0, > 0 : x Df , |xx0| < f (x) > A
. Une fonction f tend vers + en + si :
A > 0, B > 0 : x Df , x > B f (x) > A
Pour une fonction f , on note Df le domaine de
dnition.
Exemple. La fonction
x 1 x
tend vers 0 en
et
Limites droite et gauche
Dnition 20.
. La fonction f admet l pour limite droite en
x0 l
si la restriction de f Df ]x0, +[ admet
pout limite en x0.
0
On note alors limxx+ f (x)
. La fonction f admet l pour limite gauche en
x0 l
si la restriction de f Df ] , x0[ admet
pout limite en x0.
0
On note alors limxx f (x)
Exemple. limx0+ |x| = 1 et limx0 |x| = 1 x x Proposition 11. f admet une limite l en
x0
si et
l1
seulement si
admet une limite droite
et
une limite gauche l2 et l1 = l2
Exemple. La fonction
x x
|x|
n'admet pas de li-
mite en 0 car la limite droite est dirent de
la limite gauche en 0
Opration sur les limites
Proposition 12. Soient
f
et
deux applications
dnies sur une partie D de R, ainsi que
et
deux rels. Si limxx0 f (x) = l et limxx0 g(x) =
m,
alors et
xx0
xx0
lim f (x)+g(x) = l+m
lim f (x)g(x)
Proposition 13. Si
et g sont deux applications
dnies sur une partie D de R tel que
xx0
lim f (x) = l R
et
xx0
lim g(x) = m R
alors limxx0 (f (x)/g(x)) = l/m
Proposition 14.
. Si
tend vers
en
x0
alors
1/f
tend vers
0 en x0 . Si la restriction de
f
D/x0
est strictement
positive au voisinage de x0 et si f tend vers 0 en x0, alors 1/f tend vers + en x0
limxx0 f (x)= limxx0 g(x)= limxx0 f (x) + g(x)= l l l+l l + + l + + +
limxx0 f (x)= limxx0 g(x)= limxx0 f (x)g(x)=
l l ll'
l=0 + ou +
0 + ou FI
limxx0 f (x)= limxx0 g(x)= limxx0 f (x)/g(x)=
l l =0 l/l
l=0 +
ou - 0
Passage la limite dans les ingalits
Proposition 15. Soient
f
et
deux applications
dnies sur une partie D de R et admettant des limites nies en x0 Si f < g, alors limxx0 f (x) limxx0 g(x)
Proposition 16. Soient f , g et h trois applications
dnies sur une partie D de R telles que
limxx0 f (x) = limxx0 h(x) = l R
Si f g h, alors limxx0 g(x) = l
x + cos(x) Exemple. limx+ = 1 x+2 x cos(x) x+1 ) x+2 x+2
(car
x1 x+2
Thorme de composition des limites
Proposition 17. Soit f une application admettant
une limite l en ment de
Df
x0 .
Si
(un)n x0
est une suite d'l-
admettant
pour limite ; alors la
suite (f (un))n tend vers l
1 Exemple. limn+ n sin( n ) = 1
Proposition 18. Soit g une application admettant
une limite l (l R ou l = ) en x0. Si f est une fonction valeurs dans
Dg
admettant
x0
pour
limite en t0 (t0 R ou t0 = ), alors la fonction
gof
admet l pour limite en t0
continuit
Dnition 21. Une fonction f est continue en x0
si la fonction
f (x0)
dnie en
x0
et
limxx0 f (x) =
Dnition 22. f est continue droite(resp. gauche
) de x0 si limxx+ f (x) = f (x0) (resp. limxx f (x) =
0 0
f (x0))
Dnition 23. On dit q'une fonction
continue
sur une partie I de R, si f est continue en tout point de I .
Prolongement par continuit
Dnition 24. Soit f une fonction dnie sur D/{x0}
(avec x0 D) si la limite de f en x0 existe et elle
est gale l alors la nouvelle fonction F dnie par
F (x) =
f (x) l
six D
six = x0
est continue en x0. F est appele prolongement de f par continuit en x0
Exercice 7. Determiner
a
pour que la fonction
dnie ci dessous admet une limite en 0 1)
f (x) = x2 + x + a
1 ex
pour
pour
x>0
x<0
2)
sin(ax) pour x > 0 2x + 1 1 + x f (x) = 1 1 sin( )e x pour x < 0 x
Thorme des valeurs intermdiaires
Thorme 5. Soit f une application continue sur
un intervalle
[a, b]
telle que
f (a)f (b) < 0
alors il
existe c [a, b] ; f (c) = 0
Remarque 8. Ce thorme est souvent utilis pour
donner la valeur approche d'une solution de l'quation f (x) = 0 (la mthode de dichotomie).
Exemple. Donner une valeur approche de la so-
lution de l'equation x3 + 5x 4 = 0 1re iteration f (0) = 4;
f (1) = 2
donc il existe
une solution entre 0 et 1 posons c0 = (1 + 0)/2 2me itration
a1 = c0 ; b1 = b0 f (1/2) = 11/8 < 0
Posons
et c1 = (a1 + b1)/2
3me iteration f (3/4) = 11/64 > 0 Posons a2 =
a1 ; b2 = c1
et c2 = (a2 + b2)/2
nme iteration de proche en proche on construit
an1
et bn1 tels que an1 < bn1 et f (an1) <
0 < f (bn1)
et prenons cn1 = (an1 + bn1)/2
-si f (cn1) < 0 on pose an = cn1 et bn = bn1 -si
f (cn1) > 0
on pose
an = an1
et
bn = cn1
on pose cn = (an + bn)/2 on arrte cet algorithme lorsque infrieur la prcision demande.
Thorme 6. Soit f une application continue sur
(b a)/2n
est
un intervalle
f (a) [a, b]
[a, b].
Toute valeur comprise entre
f
et
f (b)
est atteinte par la fonction
sur
Exercice 8. Soit
x4 + 4x + 1.
la fonction dnie par
f (x) =
1) Montrer qu'il existe x0 ]1, 0[ tel que f (x0) =
0.
2) Le graphe de la fonction
rencontre t-il la
droite d'quation y = x + 1 ?
Remarque 9. Tout polynme de degrs impaire
admet une solution relle. En eet, soit f (x) =
a2n+1x2n+1+..+a1x+a0. Supposons que a2n+1 > 0.
Comme f (b) tend vers + quand b tend vers
+,
on peut trouver un b assez grand pour que ( tracer l'allure de la courbe au voisi+).
f (b) > 0
nage de
De mme, en utilisant que quand
a
f (a)
tend vers
tend vers
on peut
trouver a tel que f (a) < 0. D'aprs le thorme des valeurs intermdiaires, il existe un c tel que
f (c) = 0.
Fonctions monotones
Dnition 25. Soit f une fonction numrique d-
nie sur un intervalle I .
On dit que f est croissante (resp. dcroissante) si :
x, y I
on a
f
x y = f (x) f (y) (resp. f (x) f
On dit que
est strictement croissante (resp.
strictement dcroissante) si :
x, y I
on a x < y f (x) < f (y) (resp. f (x) > f (y))
f
On dit que
est monotone (resp. strictement
monotone ) si elle est croissante ou dcroissante (resp. strictement croissante ou strictement dcroissante )
Proposition 19. Soit
une fonction monotone
sur un intervalle ]a, b[. Alors elle admet une limite droite et une limite gauche en tout point de
[a, b].
Exemples.
1- La fonction f dnie sur R+ par
3x2 + 2 f (x) = x2 + 1
si x 1 si 0 x < 1
est une fonction croissante sur [0, 1] et elle est aussi croissante ]1, +[
De plus limx1+ f (x) = 5 = f (1), et limx1 f (x) =
2
Donc f est croissante sur R+ sur ]1, +[ 2- La fonction f dnie sur R+ par
x2 + 2 f (x) = 4x2 + 1
si x 1 si 0 x < 1
est une fonction croissante sur [0, 1] et elle est aussi croissante sur ]1, +[
De plus limx1+ f (x) = 3 = f (1), et limx1 f (x) =
5
mais la fonction
n'est pas croissante sur
R+
Thorme 7. Si
est une application continue
strictement monotone sur un intervalle I , alors f induit une bijection de I sur l'intervalle J = f (I), et sa rciproque est continue de J dans I
Fonctions et suites
Proposition 20. Soit (un) la suite dnie par un =
f (n)
o f est une fonction dnie sur un inter-
valle de type ]a, +[ avec a R+ Alors si
f
est monotone sur
]a, +[
alors la
suite (un) est monotone sur [[a, [[ et possde
le mme sens de variation que f
Proposition 21. Soit
f
une fonction dnie et telle que
f (I) I .
continue sur
I = [a, b]
On
dnit la suite (un)n par la donne de u0 I et
un+1 = f (un)
Si la suite (un)n est convergente alors sa limite
l
vrie f (l) = l
Si f est croissante u0 u1 u0 u1
alors la suite (un)n est croissante alors la suite (un)n est dcroissante.
Fonctions circulaires rciproque Arcsinus la fonction
f
dnie par
f (x) = sin(x)
est une fonc[ , ] 2 2
tion continue strictement croissante sur
d'aprs le Thorme 3 la fonction f dnit une bijection de [ , ] sur [-1,1] et la rciproque est 2 2 appele Arcsinus et note arcsin
Remarque 10. Pour tout x [1, 1] on a sin(arcsin(x)) =
x
Pour tout x [ , ] on a arcsin(sin(x)) = x 2 2 Ce rsultat n'est plus vrai si x [ , ] / 2 2
Par exemple arcsin(sin(5/6)) = /6. Arccosinus la fonction f dnie par f (x) = cos(x) est une fonction continue strictement dcroissante sur tion
f [0, ]
d'aprs le Thorme 3 la fonc[0, ]
dnit une bijection de
sur [-1,1]
et la rciproque est appele Arccosinus et note
arccos
Remarque 11. Pour tout x [1, 1] on a cos(arccos(x))
x
Pour tout x [0, ] on a arccos(cos(x)) = x
Ce rsultat n'est plus vrai si x [0, ] / Par exemple arccos(cos(/3)) = /3. Arctangente la fonction
f
dnie par
f (x) =
tan(x) est une fonction continue strictement crois-
sante sur ] /2, /2[ d'aprs le Thorme 3 la fonction sur
R
f
dnit une bijection de
] /2, /2[
et la rciproque est appele Arctangente
et note arctan
Remarque 12. Pour tout x R on a tan(arctan(x)) =
x
Pour tout x ] , [ on a arctan(tan(x)) = x 2 2 Ce rsultat n'est plus vrai si x ] , [ / 2 2 Fonctions Numriques : Drivabilit Dnition
Dnition 26. Soit I un ouvert de R on dit que f
est drivable en sur I/{a} par
a.
a (a I )
si la fonction, dnie possde une limite en
f (x) f (a) xa
Cette limite s'appelle drive de note f (a).
en
et se
Dnition 27. Lorsque la fonction f est drivable
en tout point de I , on dit que f est drivable en
I
Remarque 13. f drivable en a si et seulement si
f (a + h) f (a) limxa h
existe.
Exemples.
1- Calculer la drive de fonction point a > 0
en un
Pour cela on va calculer la limite en a du taux
f (x) f (a) on a alors xa x a x a x+ a = limxa limxa = xa xa x+ a
d'accroissement
1 1 limxa = x+ a 2 a 1 f (a) = 2 a
donc
pour a = 0
f (x) =
2- Calculer la drive de la fonction
x2 + 2x + 1
au point a
(x2 + 2x + 1) (a2 + 2a + 1) (x limxa = limxa xa 2a + 2
Proposition 22. Si f est drivable en a, alors elle
est continue en a Drive droite et gauche en un point
Dnition 28. Soit
f
une fonction dnie sur un
ouvert
contenant a. on dit que
est dri-
vable droite (resp. gauche) de a si le rapport
f (x) f (a) xa
admet une limite droite (resp. une
limite gauche) en a et sera note fd(a) (resp.
fg (a))
Exemple. Calculer la drive droite et la drive
gauche de existent.
de la fonction
f (x) = |x|
si elles
f (x) f (0) |x| limx0+ = limx0+ = 1 donc fd(0) = x0 x 1
limx0
f (x) f (0) |x| = limx0 = 1 x0 x
donc
fg (0) = 1
Remarque 14. On remarque que dans cet exemple
la drive droite est dirent de la drive gauche
Proposition 23. a
]c, b[,
la fonction
est dri-
vable en a si et seulement si elle est drivable droite et gauche en a et fd(a) = fg (a)
Proposition 24. a ]c, b[
. Si
est drivable droite en a, alors elle est
continue droite en a . Si f est drivable gauche en a, alors elle est continue gauche en a oprations sur les drives
Proposition 25. Soient f et g deux fonctions d-
nies sur un intervalle rels. Si fonctions l'on a :
f
ainsi que
et
deux
et
sont drivables en a, alors les et
fg
f + g
sont drivables en
et
(f + g) (a) = f (a) + g (a)
et
(f g) (a) =
f (a)g(a) + f (a)g (a)
Si de plus g ne s'annule pas sur I alors la fonction
f f (a)g(a) f (a)g (a) ( ) (a) = g g(a)2
Compose et fonction rciproque
Proposition 26. Soient I et J deux intervalles. Si
f g
est une application drivable de
dans
et
une application drivable sur J , alors g f est
= (g f )f f
drivable sur I et (g f )
Exercice 9. Calculer la drive de la fonction
dnie par f (x) = sin(x2)
Exercice 10. tudier la drivabilit de la fonction
f
dnie par
x2sin( 1 ) x=0 x f (x) = 0 x=0
si
si
Proposition 27. Si f est une fonction drivable et
strictement monotone de l'intervalle tervalle
J = f (I)
sur l'in-
et si
ne s'annule pas sur I ,
alors la fonction f 1 est drivable sur J et
(f 1) = 1 f f 1
Exemples La fonction
sin : ] , [] 1, 1[ 2 2
est
une bijection de plus la drive ne s'annule pas. Sa fonction rciproque Arcsin est donc drivable sur ] 1, 1[ et
arcsin (y) = 1 1 y2
La fonction cos
: ]0, []1, 1[
est une bijection
de plus la drive ne s'annule pas. Sa fonction rciproque Arcscos est donc drivable sur ]1, 1[ et
arccos (y) = 1 1 y2
Thorme de Rolle-Thorme des accroissements
nis
Dnition 29. On dit que f admet un maximum
en a E (resp. minimum) si
x E, f (x) f (a) (
rep f (x) f (a))
On dit que f admet un maximum local en a E (resp. minimum local) si
h > 0, x E, |xa| h f (x) f (a)
(resp. f (x)
Proposition 28. Soit
une fonction dnie sur
a
un intervalle I drivable en un point
de I qui
n'en est pas une borne alors si
prsente un
extremum local en a alors f (a) = 0
Remarque 15.
- Une fonction f peut avoir un extremum local en un point
a
sans que la fonction soit d-
rivable en ce point ; par exemple la fonction
x |x|
admet un minimum en
mais cette
fonction n'est pas drivable en 0. - Une fonction
f
peut prsenter un extremum
local en un point d'extrmit sans que la drive soit nulle en ce point. Par exemple la
fonction f dnie par f (x) = x sur [0, 1] possde un minimum en 0 et un maximum en 1 - La drive d'une fonction peut s'annuler en un point mais l'extremum n'est pas atteint en ce point. Par exemple la fonction
[1, 1] x x3 0
sur
n'admet pas d'extremum en
tandis
que la drive s'annule en 0
Thorme 8. (Thorme de Rolle)
Soit
une fonction continue sur
[a, b]
drivable
sur ]a, b[ et qui vrie f (a) = f (b) alors il existe
un c ]a, b[ tel que f (c) = 0
Thorme 9. (Thorme des accroissement nis)
Soit
une fonction continue sur
[a, b]
drivable
sur ]a, b[ alors il existe un c ]a, b[ tel que :
f (b) f (a) = (b a)f (c)
Exercice 11. Montrer que
tan(x) < x cos2(x)
]0, [ 2
: on a
x <
Monotonie et Signe de la drive
Proposition 29. Soit f une fonction continue sur
I = [a, b],
drivable sur ]a, b[, alors
est croissante sur I si et seulement si x
]a, b[, f (x) 0
est dcroissante sur
si et seulement si
x ]a, b[, f (x) 0
est constante sur I si x ]a, b[,
f (x) = 0
Attention
Bien que l'on ait x dom(f ) f (x) 0 la fonction f peut ne pas tre dcroissante.
Exemple. Soit
1 x2
la fonction dnie par
f (x) =
sur R/{2}.
f (x) 0 f
On a x R/{2},
Bien que la fonction
, 2[
soit dcroissante sur
et sur ]2, +[ mais la fonction f n'est pas
dcroissante sur R/{2}
Proposition 30. Si
f
est une fonction drivable
x I , f (x) > 0
sur un intervalle I ; vrie (resp.
f (x) < 0)
alors
est strictement crois-
sante (resp. strictement dcroissante) sur I La rciproque est fausse c'est dire q'une fonction f drivable sur I peut tre strictement croissante sans que tion x x3 Intgrale
Dnition 30. Soit f une fonction continue sur un
f (x) > 0.
Par exemple la fonc-
intervalle [a, b], pour simplier on suppose que la fonction f est positive. On appelle intgrale de
f
sur le segment
[a, b]
la surface de la region compris entre la courbe representative de f , les deux verticales x = a et
x = b
et l'axe des abscisses x. Elle sera note
b f (x)dx a
Proprits de l'intgrale d'une fonction continue
Proposition 31. (Linarit)
Si f et g sont continues sur [a, b], on a
(, ) R2,
b a b b
(f (x)+g(x))dx =
f (x)dx+
Proposition 32. (Croissance)
Si f et g sont continues sur [a, b], on a
f g
b a
f (x)dx
b a
g(x)dx
Proposition 33. Si f est continue sur [a, b] alors
b b | a f (x)dx| a |f (x)|dx
Proposition 34. Relation de Chasles
Soit
une fonction continue sur
[a, b]
et soit
un lment de ]a, b[ alors on a :
b c b a f (x)dx = a f (x)dx + c f (x)dx
Primitives d'une fonction continue
Dnition 31. Si f est une fonction continue [a, b]
dans R, on appelle primitive de f sur [a, b] toute fonction de
[a, b]
dans R, drivable sur
[a, b]
et
dont la drive est gale f
Proposition 35. Soit
[a, b] f
une fonction continue de
dans R et soit c, d deux lments de [a, b] .
Si F est une primitive de f alors on a :
d f (x)dx = F (d) F (c) c
Proposition 36. Soit f une fonction continue [a, b]
dans
et soit
et
deux fonctions drivables
sur un intervalle
valeurs dans
[a, b]
alors la
fonction dnie sur J par
(x)
(x) =
(x)
f (t)dt
est drivable sur J et sa drive est
(x) = (x)f ((x)) (x)f ((x))
Mthodes de calculs des primitives Intgration par parties
Proposition 37. Soient
f
et
deux fonctions de
classe C 1 sur [a, b] alors :
b f (t)g (t)dt = f (b)g(b)f (a)g(a) b f (t)g(t)dt a a
Exercice 12. En faisant une intgration par partie,
calculer :
4 ln(x)dx 1
et
arctan(x)dx
Changement de variables
Proposition 38. Soient
f
une fonction continue
d'un intervalle I de R et une fonction de classe
C1
d'un intervalle J de R valeurs dans I . Si
et sont deux lments de J , on a :
() ()
f (t)dt =
f ((u)) (u)du
Exercice 13. En utilisant la formule de change-
ment de variable, calculer :
/2 sin(u) cos(u)du 0
2 0
4 u2udu
Application Intgration d'une fraction rationnelle
P f (x) = = E(x)+ n i=1 Q Ai, ri =1 (x a ) + i
m k=1
sk =1 (x
avec a2 4bk < 0 k
Primitives des lments simples de 1re espce
1 dx = (x a)n
ln |x a| +
1 n + 1 (x a)
constante si n = 1 1 + constante si n > n1
pour x = a
Primitives des lments simples de 2me espce
Ax + B dx 2 + ax + b x
avec = a2 4b < 0
Le changement de variable :
a t = 1 (x + 2 )
conduit au calcul de primitives de deux types :
2t 1 + t2
et
1 1 + t2
Intgration d'une fonction rationnelle
en
sin(x), cos(x)
et tan(x)
x t = tan( 2 )
En gnrale on pose la fonction f vrie :
Nanmoins, si
f (x) = f (x) on fait le changement de variable t = cos(x) f (+x) = f (x) on fait le changement de variable t = tan(x) f (x) = f (x) t = sin(x)
on fait le changement de variable