Compte Rendu TP Variation de vitesse Lemaire-Khayrat-Lesert
I2GI TP Gr4
Sommaire
TP N°1 : Mise en œuvre d’un modulateur d’énergie pour moteur à courant continu ....................... 2
Première partie : étude théorique ....................................................................................... 2
Technique de variation de vitesse des moteurs à courant continu ......................................... 2
Quadrants de fonctionnement ......................................................................................... 2
Etude de la régulation de vitesse ...................................................................................... 3
Réglages et choix d’un Rectivar ........................................................................................ 3
Deuxième partie : étude pratique ........................................................................................ 3
Conclusion ....................................................................................................................... 6
TP n°2 : Mise en œuvre d’un modulateur d’énergie pour moteur asynchrone ................................ 7
Première partie : étude théorique ....................................................................................... 7
Technique de variation de vitesse des moteurs asynchrones ................................................ 7
Modulation de largeur d’impulsion................................................................................... 7
Caractéristiques de couple.................................................................................................. 8
Deuxième partie : étude pratique ........................................................................................ 8
Conclusion ......................................................................................................................10
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TP N°1 : Mise en œuvre d’un modulateur d’énergie pour moteur à
courant continu
Première partie : étude théorique
Technique de variation de vitesse des moteurs à courant continu
1. Puisque , on peut, pour faire varier la vitesse d’un moteur à courant continu,
faire varier la tension U ou faire varier le courant d’excitation (tout en veillant à ne pas
l’annuler pour ne pas emballer le moteur.
2. , donc le couple est indépendant des variations de tensions. De
même est indépendant des variations de courant
d’excitation.
3. Pour la majorité des applications on utilisera la variation de tension pour faire varier la vitesse
d’un moteur à courant continu. Cette technique est la moins risquée, en effet en faisant varier le
courant d’excitation on risque de provoquer l’emballement du moteur. De plus en faisant varier
la tension il est plus simple de créer un régime établi stable et sans échauffement.
Quadrants de fonctionnement
1.
Pour le fonctionnement
moteur, la puissance est
positive, le sens du couple
dépend de la marche. C’est la
situation dans laquelle on se
trouver quand le moteur
tourne, comme pour faire
fonctionner un treuil par
exemple.
Pour le fonctionnement
générateur, la puissance est
négative, le sens du couple
dépendant toujours de la
marche. Dans ce cas l’énergie
cinétique du moteur est
injectée sous forme électrique
dans le réseau grâce au moteur. C’est par exemple le cas dans une phase de freinage sur un métro.
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Etude de la régulation de vitesse
1.
Représentation de N=f(I) pour un moteur à
excitation indépendante
2000
Chute ohmique
1500
1000 N (sans variateur)
La chute ohmique
500 N (avec variateur)
est compensée
0 par le moto-
0 2 4 6 8 10 variateur
2. Ci-dessous le schéma de câblage permettant de visualiser u(t) et i(t) :
Ci-dessus le schéma fonctionnel de la boucle de régulation de vitesse en faisant abstraction de la
boucle de régulation de courant.
3. La chute ohmique du Rectivar avec ses réglages d’usine est de 5% pour une température de
40°c.
4. La chute ohmique est , avec R la résistance du moteur qui dépend du moteur est de sa
température de fonctionnement. Il conviendra d’adapter le réglage pour chaque moteur pour
obtenir un résultat optimal.
5. On peut régler la chute ohmique dans les réglages du Rectivar.
6. On peut régler la correction de la boucle de régulation de vitesse selon une méthode
proportionnelle (P) ou proportionnelle intégrale (PI).
7. Il faut s’assurer que le courant maximal est limité par une protection (par exemple un
disjoncteur) pour ne pas endommager les composants du variateur.
Réglages et choix d’un Rectivar
1. Pour choisir un variateur il faut déterminer ses contions de fonctionnements (dans quels
quadrants va-t-il fonctionner) et identifier les paramètres du réseau et du moteur tels que la
puissance du moteur, etc…
Deuxième partie : étude pratique
1. Lorsque Uref est nul, le couple moteur est affiché nul puisque le moteur ne tourne pas mais il est
réalité maximal puisque le variateur est réglé tel quel.
2. Schéma de câblage permettant de mesurer la tension aux bornes du tachymètre permettant de
connaître la vitesse de rotation N :
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Schéma de câblage permettant de relever la tension de commande du variateur Uref :
Schéma de câblage permettant de relever la tension d’alimentation du moteur U :
3. Ci-dessous la vitesse de rotation en fonction de la tension :
1600
1400
1200
1000
N (tr/min)
800
600
400
200
0
0 2 4 6 8 10 12
Uref (V)
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4. Ci-dessous le schéma de câblage permettant l’observation à l’oscilloscope du comportement du
montage :
Voici ce que l’on peut observer sur
l’oscilloscope :
On observe sur le signal du bas que le
courant I est une demi-sinusoïde qui
résulte de l’activation des thyristors. Le
signal du haut est la tension, elle est
continue nulle pendant une période plus
ou moins importante, lorsque le moteur
fonctionne en génératrice.
5. Ci-dessous l’enregistrement du cycle de passage de marche avant à marche arrière en mode XY :
On observe de droite à gauche distinctement le
passage en phase génératrice créé par l’inversion
du sens du courant vers le bas, les frottements
aidant le moteur à ralentir. Puis la phase
d’accélération moteur et un léger dépassement de
la consigne entraînant un passage court dans le
cadran de marche arrière en génératrice.
6. En conduction continue on lit les valeurs
suivantes : Uref = 10V, U=234V, I=9,2A et la charge
à 30.
A la limite de conduction on peut lire : U= 231V, I =
5,41 et la charge réglée à 20.
Sur l’oscilloscope on peut observer que le courant
ne s’annule pas, de même pour la tension.
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7. On observe une rampe lors du démarrage du moteur, ce qui prouve que les paramètres de
correction sont adéquats
Conclusion
8. Le choix de la technologie électronique utilisée pour effectuer de la variation de vitesse dépend
de l’application, de son fonctionnement (quadrants). Le régulateur de vitesse permet de
compenser la perte de vitesse due à la résistance ohmique permettant d’optimiser le
fonctionnement général du moteur.
9. Si le tachymètre est monté à l’envers le moteur ne démarre pas parce que les informations
renvoyées au Rectivar sont contraires au fonctionnement normal.
10. Ce TP permet de comprendre le fonctionnement du régulateur de vitesse et nous avons pu
observer le comportement qu’il induit au moteur dans les différentes phases de fonctionnement
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TP n°2 : Mise en œuvre d’un modulateur d’énergie pour moteur
asynchrone
Première partie : étude théorique
Technique de variation de vitesse des moteurs asynchrones
1. Les avantages de la variation de vitesse par paires de pôles se fait simplement par retrait ou
ajout d’une paire, en revanche cela ne permet pas un réglage précis du fait de la variation non
continue qui crée des paliers.
2. Les autres méthodes sont la variation de tension, une action sur le glissement (utilisation de
résistances rotorique), une variation de fréquence ou une variation de tension.
3. On a . = .
Pour trouver le couple maximal on va chercher le maximum en dérivant l’expression. On
s’intéressera qu’au dénominateur car c’est le seul endroit avec variables.
g= g=+/-
4. Pour la valeur gmax, on obtient :
. = =
Avec
5. On a
On pose k= donc Cem= k.
Le couple sera constant si
Modulation de largeur d’impulsion
On a :
Or ; et le signal est impair avec une symétrie de glissement donc .
Avec 2.p+1=n
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D’où la décomposition en série de Fourrier suivante de U(t) :
Caractéristiques de couple
1. La MLI génère des courants qui ne sont pas parfaitement sinusoïdaux, par conséquent les
coupures de courant, même très brièvement, génèrent des pertes par vibrations qui empêchent
d’atteindre le couple nominal.
2. La fréquence induit directement la vitesse de rotation du moteur qui est refroidi par ventilation.
Ainsi pour des faibles vitesses le moteur sera mal refroidi, d’où cette protection empêchant
d’appliquer des couples élevés à des fréquences faibles.
3. Pour maintenir un couple élevé à basse vitesse il faut forcer une ventilation indépendante de la
vitesse de rotation.
4. On a , donc si la fréquence est élevée, le moteur aura des perfromances
moindres.
Deuxième partie : étude pratique
1. Ci-dessous le schéma de câblage (lignes 1) permettant de visualiser les valeurs qui nous
intéressent :
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2. À 50Hz, on lit u(t)= +480 V /-496 V et i(t) = +3 A / -3.2 A, et on observe un courant quasi
sinusoïdal.
3. Ci-dessous les valeurs relevées en faisant varier la tension du frein à poudre :
U frein à 0 0 3,5 4 4,5
poudre (V)
I frein à poudre 0,21 0 159,5 175,2 198,6
(mA)
Couple frein à 0,27 0 1,98 2,19 2,48
poudre (Nm)
I réseau (A) 0,2 0,64 2,51 2,8 3,02
U réseau (V) 200 200 200 200 200
P élec. (W) 5 59 303 343 376
U tachymètre 0 86 75,4 72,9 70,5
(V)
ω ([Link]) 0 1433 1256 1215 1175
ω (rad.s) 0 150,1 131,6 127,23 123,05
P méca. frein 0 0 260,56 278,64 305,15
(W)
4. On a C0 =0,27Nm, or C=K*I+C0, d’où K = (2,48-1,98)/(198,6-159,5)=0,0128
5. Pour f=50Hz et un frein réglé à 4,5V, on mesure Ve(t) = 200V et ie(t)=3,2A.
D’où Ve*ie=200*3,2=-640W et <ve*ie>=400W. On a donc un rendement moteur = 400/640=0,62
6. Ci-dessous nous mesures pour Uref variant de 0 à 10V :
U ref (V) 0 2 4 6 7.98 10
F (Hz) 0 10 20.4 30 39.9 50
U tachi 0 12.9 33.3 50.7 68.3 86.1
N ([Link]-1) 0 215 555 845 1138.33 1435
7. Les courbes sont donc :
F=f(Uref) (Hz;V)
60
50
40
30
20
10
0
0 2 4 6 8 10 12
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N=f(Uref) ([Link]-1;V)
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
0 2 4 6 8 10 12
8. Le relevé des fondamentaux est le suivant :
Fondamental courant : 350V – 50 Hz
Fondamental tension : 1,95A – 50 Hz
Le premier harmonique a une fréquence de 2,8 kHz et il s’agit du 56ème harmonique de courant
(2800/50) à 50mA. Le premier harmonique de tension est également le 56ème harmonique et vaut
46V.
9. Le rapport du fondamental de courant sur le 1 er harmonique est donc : , donc le
signal peut être assimilé à un signal sinusoïdal.
10. , donc l’inductance est de
Conclusion
1. Le pilotage d’un moteur par un variateur nécessite des précautions, notamment en termes de
refroidissement, il faut surveiller son fonctionnement à des vitesses faibles. L’utilisation de la
MLI permet d’éliminer les harmoniques de rang faibles et donc d’obtenir un fonctionnement
sans à-coups du moteur.
2. Le principal inconvénient du moto variateur est le rendement qu’il induit au moteur, mesuré ici à
0,62.
3. Au cours de ce TP nous avons vu quels sont les paramètres à faire varier pour régler la vitesse
d’un moteur asynchrone. Nous avons constaté les avantages et inconvénients du moto variateur
(voir ci-dessus).
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