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Risques d'érosion à Oued Mina

La zone d'étude est caractérisée par un climat semi-aride avec des pluies rares et irrégulières. Le document présente une analyse détaillée des caractéristiques physiques et socio-économiques de la zone, notamment la géologie, la stratigraphie, la lithologie, les sols, la géomorphologie, le relief, l'hydrographie et le climat.

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Risques d'érosion à Oued Mina

La zone d'étude est caractérisée par un climat semi-aride avec des pluies rares et irrégulières. Le document présente une analyse détaillée des caractéristiques physiques et socio-économiques de la zone, notamment la géologie, la stratigraphie, la lithologie, les sols, la géomorphologie, le relief, l'hydrographie et le climat.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE ABDELHAMID IBN BADIS – MOSTAGANEM

Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie


Département Agronomie
Mémoire de fin d’études
Présenté par:
M. BEN CHETTOUH Ahmed

En vue de l’obtention du diplôme de Magistère

Spécialité : Sciences Agronomiques


Option : Gestion conservatoire des eaux, des sols et de l’environnement

Intitulé :

‘’ Etude des risques d’érosion hydrique du sol


au moyen du Système d’Information Géographique (SIG):
cas de la zone marneuse du bassin versant de l’Oued Mina- Algérie’’

Composition du jury de soutenance


Nom et Prénom Grade Qualité Appartenance administrative
Haddad Ahmed M.C (A) Président U.M.A.B
Remaoun Mohamed M.C (A) Examinateur [Link]
Boualem Abdelkader M.C (B) Examinateur U.M.A.B
Kouri Lakhdar Professeur Encadreur U.M.A.B

Thème réalisé au Laboratoire Biodiversité et Conservation des Eaux et des Sols


Université Abdelhamid Ibn Badis – Mostaganem

Année universitaire : 2011/2012


Remerciements
Je tiens à remercier le Bon Dieu qui m’a donné le courage pour accomplir ce
modeste effort, ainsi que, toute personne ayant participe à la réalisation de mon
mémoire, et notamment:
J’aimerais adresser mes sincères remerciements à:

Μ .Ahmed
Ahmed HADDAD, Maître de Conférences à l’Université Abdelhamid
Ibn Badis Mostaganem (Département Agronomie), d’avoir accepté de présider
mon travail. Je suis profondément reconnaissant de sa participation à ce jury de
mémoire.
Μ .Mohamed
Mohamed REMAOUN,
REMAOUN Maître de Conférences à l’Université Hassiba
Ben Bouali Chlef (Département Agronomie), d’avoir accepté d’examiner mon
travail.
Μ .Abdelkader
Abdelkader BOUALEM,
BOUALEM Maître de Conférences à l’Université
Abdelhamid Ibn Badis Mostaganem (Département Agronomie), d’avoir accepté
d’examiner mon travail.
Μ .Lakhdar
Lakhdar KOURI,
KOURI Professeur à l’Université Abdelhamid Ibn Badis
Mostaganem (Département Agronomie), qui a accepté d’encadrer mon travail et
m’a apporté de précieux conseils pour la réalisation de ce mémoire.
Enfin, j'adresse mes plus sincères remerciements à toutes les personnes qui de
près ou de loin pour leur aide en particulier:

Μ .Hakiki
Hakiki,
Hakiki Chef personnel de la conservation des forêts de la wilaya de
Rélizane (Algérie).
Μ .Fekir
Fekir,
Fekir, Y., Enseignant Chercheur au Laboratoire de Recherche sur les
Systèmes Biologiques et la Géomatique Université de Mascara (Algérie) pour sa
disponibilité.
Μ .Achite,
Achite, M. , Enseignant à l’Université Hassiba Ben Bouali, Chlef
(Algerie).
Merci à tous et à toutes.

M. Ben chettouh , A.
Résumé

La zone des marnes tertiaires du bassin versant de l’oued Mina est caractérisée par un
climat semi-aride à écart thermique atteint parfois 41,2 °C entre juillet et janvier et des pluies
rares et irrégulières. Ces dernières décennies, l’insécurité et l’exode rural laissent cette zone
exposée à une sévère dégradation du sol. Les sédiments issus de l’érosion sont transportés et
contribuent à l’envasement du barrage Es-Saada.
L’intégration des cartes thématiques des différents facteurs érosifs à base de l’équation
universelle de pertes en sol (USLE) dans le Système d’Information Géographique (SIG), a
permis de localiser les zones sources des sédiments.

Notre étude nous a permis l’évaluation du taux d’érosion en nappe à 5,1 t/ha/an et
l’établissement d’une carte de répartition des degrés de vulnérabilité des marnes à l’érosion.

Selon l’impact de chaque facteur sur les pertes en sol, nous avons classé par ordre
d’importance, la pente (R² = 0,98), le couvert végétal (R² = 0,97), l’érodibilité des sols
(R² = 0,91), les pratiques culturales (R2 = 0,89).

Mots clés: Oued Mina, Marnes, Erosion, Evaluation, Equation universelle de pertes en sol,
Système d’Information Géographique.

Abstract

The area of tertiary marls of watershed of Oued Mina is characterized by a semi-arid


climate with a temperature sometimes reaching the threshold of 41,2 °C between July and
January, rare and irregular torrential rains. During the last decades, the insecurity and the rural
exodus leaving the soils exposed to severe degradation of the soil. The sediments from this
erosion were transported and contributed to silt up the dam of Es-Saada.
The integration of thematic maps on various factors of the universal soil loss equation
(USLE) in the Geographic Information System (GIS) helped us to locate the source areas of
sediments.

Our study has permitted us the evaluation of the rate of erosion at 5.1 t/ha/yr and the
establishment of the distribution map for the vulnerability levels of the marls to sheet erosion.
Depending on the impact of each factor on soil losses, we have ranked by their importance
order, the slope (R²= 0,98), the vegetation cover (R²= 0,97), the soil erodibility (R²= 0,91) and
the cultural practices (R²= 0,89).

Keywords: Oued Mina, Marls, Erosion, Evaluation, Universal Soil Loss Equation,
Geographical Information System.
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Table des matières

Liste des abréviations :……………………………………………………….……………….…………….… i


Liste des figures :………………………………………………………………….…………………………… ii
Liste des planches :……………………………………………………………….…………………………… iii
Liste des tableaux :………………………………………………………….……………………………….… iv

Introduction :……………………………………………………………………….…………………………… 1

Première partie: Analyse des caractères du milieu de la zone d'étude

Premier chapitre: Cadre physique et socio-économique du milieu


1.1- Introduction :…………………………...…………………………………….………………...…………. 3
1.2- Localisation de la zone d’étude :……………………………………………………………………… 3
1.3- Cadre physique :……………………………………………………………………….………...……….. 4
1.3.1- Géologie :……………………………………………………………………….………………………. 4
1.3.2- Stratigraphie :……………………………………………………………………….…………...……... 5
1.3.3- Lithologie et types de sols :……………………………………………………………………..…… 6
1.3.4- Caractéristiques géomorphologiques :…………………………………………………………….. 7
[Link]- Reliefs :……………………………………………………………………….………………………. 7
[Link]- Hypsométrie :……………………………………………………………………….……………….. 9
[Link]- Réseau hydrographique :………………………………………………………………………...... 9
1.3.5- Analyses climatiques :……………………………………………………………………….……….. 10
[Link]- Pluies :……………………………………………………………………….……………………….... 10
a- Les stations pluviométriques :……………………………………………………………………. 10
b- La pluviométrie moyenne interannuelle :……………………………………………………… 11
c- Coefficient d’abattement de la pluie Ki :………………………………………………………. 12
d- Indice de Desfontaines modifié (1968) :………………………………………………………. 13
e- Variations interannuelles des précipitations (station: Oued El-Abtal) :…………………. 13
[Link]- Températures :……………………………………………………………………….………………. 14
[Link]- Autres facteurs climatiques :……………………………………………………………………… 15
a- Le vent :………………………………………………….………………………………………...….. 15
b- La gelée :………………………………………………….………………………………………….. 16
[Link]- Synthèse bioclimatique :…………………………………………………………………………… 16
a- Le quotient pluviothermique et les étages bioclimatiques d’Emberger :………………... 17
b- L’indice d’aridité climatique de De Martonne (1927) :……………………………………... 17
c- L’indice xérothermique :…………………………………………………………………………... 18
d- Le diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen (1953) :………………………. 18
1.3.6- Le couvert végétal :…………………………………………………………………………...………. 19
[Link]- Couvert végétal permanent :…………………………………………………………………...…. 20
a- Les cultures pérennes :…………………………………………………………………………..…. 20
b- Le couvert forestier :……………………………………………………………………………….. 20
c- Le reboisement :…………………………………………………………………………………….. 20
d- La steppe :……………………………………………………………………………………………. 20
[Link]- Couvert végétal temporaire :……………………………………………………………………… 21
a- La céréaliculture :………………………………………………………………………………...…. 21
b- Les cultures maraichères :………………………………………………………………………… 21
[Link]- Les terrains nus :………………………………………………………………………………….…. 21
1.4- Cadre socio-économique :…………………………………………………………………………...…. 21
1.4.1- Présentation du milieu rural :……………………………………………………………………...… 22
1.4.2- Choix des communes dans la zone d’étude :…………………………………………………..… 24
1.4.3- Atouts et contraintes de développement de la zone d’étude :………………………………… 24
[Link]- Atouts du développement :………………………………………………………………………... 24
[Link]- Contraintes de développement :………………………………………………………………….. 25
1.4.4- Contexte social :……………………………………………………………………………………….. 26
[Link]- La population :……………………………………………………………………………………….. 26
[Link]- Les effectifs animaux :……………………………………………………………………………... 27
1.5- Conclusion :……………………………………………………………………………………………….. 28

Deuxième chapitre: Aperçu bibliographique sur l'érosion hydrique


2.1- Introduction :……………………………………………………………………………………………… 30
2.2- L’érosion hydrique: Origine et mécanismes :……………………………………………………… 30
2.2.1- Le détachement :……………………………………………………………………………………….. 30
[Link]- L’humectation par l’effet de l’impact des gouttes de pluies :……………………………… 30
a- L'éclatement :………………………………………………………………………………………… 30
b- Le gonflement différentiel :………………………………………………………………………. 30
c- La dispersion physico-chimique :………………………………………………………………... 30
d- La désagrégation mécanique sous l'impact des gouttes de pluie :………………………… 31
[Link]- Le ruissellement :……………………………………………………………………………………. 32
2.2.2- Le transport des particules et la formation des croûtes de battance :……………………….. 32
2.2.3- La sédimentation (dépôt) :…………………………………………………………………………… 32
2.3- L’érosion en nappe «Sheet erosion» :………………………………………………………………... 33
2.3.1- Méthode de quantification et de prévision des taux d’érosion hydrique :…………………. 34
[Link]- Développements qui ont mené à l'USLE :……………………………………………………... 34
[Link]- Le principe du modèle :……………………………………………………………………………. 34
[Link]- Utilisation de l’USLE et ses objectifs dans le monde :……………………………………… 35
[Link]- Limites et intérêts de l’USLE :…………………………………………………………………… 35
a- Limites :………………………………………………………………………………………………. 35
b- Intérêts :……………………………………………………………………………………………….. 36
2.3.2- Les facteurs de l’équation universelle de pertes en sol :………………………………………. 36
[Link]- L’agressivité climatique: Facteur R :……………………………………………………………. 36
[Link]- L’érodibilité du sol: Facteur K :………………………………………………………………….. 39
[Link]- La topographie: Facteur LS :……………………………………………………………………… 40
a- Degré de la pente: L’indice S :…………………………………………………………………… 40
b- Longueur de la pente: L’indice L :……………………………………………………………… 41
[Link]- Le couvert végétal: Facteur C :…………………………………………………………………... 42
[Link]- Les pratiques antiérosives: Facteur P :………………………………………………………….. 42
2.4- Conclusion :………………………………………..……………………………………………………… 43

Deuxième partie: Evaluation des risques d'érosion


au moyen du Système d’Information Géographique

Troisième chapitre: Méthode adoptée


3.1- Introduction :……………………………………………………………...………………………………. 44
3.2- Matériel et Méthodes :…………………………………………………………..………………………. 44
3.2.1- Matériel :…………………………………………………….…………………..………………………. 44
[Link]- Données pluviométriques :………………………………………………… .……………………. 44
[Link]- Cartes utilisées :……………………………………………………………………………..………. 44
[Link]- Fichier MNT :……………..…………………………………………………………………………. 44
[Link]- Images satellitaires (mai, 2007) :………………………………………………………………… 45
[Link]- Supports de travail :……………………………………………………………………………….... 46
a- MapInfo Professionnel 10.0 :…………………………………………………………………..… 46
b- Vertical Mapper 3.0 :……………………………………………………………….……………… 46
c- River Tools 2.4 :……………..……………………………………………………………………… 47
3.2.2- Méthodes :…………………………………………………………..…………………………………... 47
[Link]- L’agressivité climatique: Facteur R :……………………………………………………….…… 47
[Link]- L’érodibilité du sol: Facteur K :……………………………………….……………………...… 48
[Link].1- Démarche de l’échantillonnage :……………………………..……………………...………… 48
[Link].2- Mode opératoire :…………………………………………………………………………………. 49
a- La structure :……………………………………………………………………………………...... 49
b- La perméabilité :……………………………………………………………………………......…. 50
c- La granulométrie :……………………………………………………………………………...…. 50
d- La matière organique (MO) :…………………………………………………………………… 51
e- La texture :………………………………………………………………………………….....……. 51
f- La sensibilité à la battance (l’indice de battance: IB) :………………………………......… 51
g- La stabilité structurale (l’indice: Is) :……………………………………………………..…... 52
[Link]- La topographie: Facteur LS :……………………………………………………………………… 53
[Link]- L’occupation du sol: Facteur C :……………………………………………………………….… 53
[Link]- Les pratiques antiérosives: Facteur P :……………………………………………………..…… 54
[Link]- Le croisement des cartes thématiques :………………………………………………………… 55

Quatrième chapitre: Résultats et discussions


4.1- Répartition spatiale des différents facteurs de l’USLE dans la zone d’étude :…………...…. 56
4.1.1- L’agressivité climatique (R) :………………………………………………………………….…… 56
4.1.2- L’érodibilité du sol (K) :………………………………………………………..………….………… 58
4.1.3- La topographie (LS) :……………………………………………………………………………….… 62
4.1.4- L’occupation du sol (C) :………………………………………………………………………..…… 63
4.1.5- Les pratiques antiérosives (P) :………………………………………………………………...…… 64
4.2- Evaluation des pertes en sol :…………………………………………………………….……………. 65
4.2.1- Répartition des pertes en sol par rapport au seuil de tolérance :…………………...………… 66
4.2.2- Comparaison des pertes en sols avec les résultats des mesures bathymétriques :……...… 67
4.2.3- Comparaison des pertes en sols avec celles enregistrées dans d’autres régions voisines 68
4.3- Influence de chaque facteur sur les pertes en sol :………………………………………………… 68
4.3.1- Effet de l’agressivité climatique (R) :…………………………………………………………...… 69
4.3.2- Effet de l’érodibilité des sols (K) :……………………………………………………………….… 70
4.3.3- Effet de l’indice de longueur de pente (L) :……………………………………………………… 71
4.3.4- Effet de l’indice de pente (S) :……………………………………………………………………… 72
4.3.5- Effet de la topographie (LS) :……………………………………………………………………..… 72
4.3.6- Effet du couvert végétal (C) :……………………………………………………………………..… 73
4.3.7- Effet des pratiques antiérosives (P) :…………………………………………………………….… 74
4.4- Conclusion :……………………………………………………………………………………………….. 75

Cinquième chapitre: Proposition des techniques antiérosives dans la zone d’étude


5.1- Introduction :……………………………………………………………………………………………… 76
5.2-Techniques combinées (biologiques et mécaniques) :…………………………………………..… 76
5.3-Techniques mécaniques (ouvrages spéciaux de protection) :………………………………….… 78
5.4- Conclusion :…………………………………………………………………………………………….…. 78
Conclusion:…………………………………………………………………………………………………..…. 79
Références bibliographiques
Annexes
Liste des abréviations :……………………………………….………………………………………………i

ANRH : Agence Nationale des Ressources Hydriques.


CEC : Capacité d’Echange Cationique.
DSA : Direction des Services Agricoles.
Ec: Energie cinétique des pluies.
EGM96: Earth Gravitational Model 1996.
EPFL : Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne.
ETM+ : Enhanced Thematic Mapper Plus.
FAO : Food and Agriculture Organization.
GDEM : Global Digital Elevation Map.
GPS : Global Positioning System.
GTZ : Gesellschaft fûr Technische Zusammenarbeit.
H: Heure.
Ham: Hauteur de pluie annuelle moyenne.
HCDS: Haute Commissariat de Développements Steppique.
I30: Intensité maximale des pluies en 30 minutes.
IDL : Interactif Data Language.
MC(A): Maître de Conférences grade A.
MC(B): Maître de Conférences grade B.
Mj: Mégajoules.
mm: millimètres.
Mm3 : Millions mètres cubes.
MNT30m : Modèle Numérique de Terrain, résolution 30 mètres.
ONS : Office National des Statistiques.
PPDRI: Plan de Proximité de Développements Rural Intégré.
Qx/ha: Quintaux/hectare.
Ram: Agressivité annuelle moyenne.
SAT: Surface Agricole Totale.
SAU: Surface Agricole Utile.
SIG: Système d'Information Géographique.
t: tonnes.
UHB Chlef: Université de Hassiba Ben Bouali- Chlef.
UMAB: Université de Mostaganem- Abdelhamid Ibn Badis.
USDA : United States Department of Agriculture.
USLE : Universal Soil Loss Equation.
UTM : Universal Transverse Mercator.
WGS84: World Geodetic System 1984.
Liste des figures :………………………………………...………………………………………………….. ii

Figure 1 Situation géographique de la zone d’étude :…………………………………………. 4


Figure 2 Stratigraphie de la zone d’étude :………………………………………………………. 5
Figure 3 Lithologie de la zone d’étude :………………………………………………………….. 6
Figure 4 Carte d’orientation du relief :…………………………………………………………… 8
Figure 5 Carte hypsométrique :…………………………………………………………………….. 9
Figure 6 Le réseau hydrographique :……………………………………………………………… 10
Figure 7 Coefficient d’abattement (Ki) (1969/70 - 2005/06) :………………………………. 12
Figure 8 L’indice de Desfontaines modifié (station de Sidi Mhamed Benaouda
(1990/91-2005/06) :………………………………………………………………………. 13
Figure 9 Variabilité interannuelle de la pluviométrie à la station d’oued El-Abtal
(1969/70-2005/06) :……………………………………………………………………….. 14
Figure 10 Régime thermique interannuel de la station de Rélizane (1969/70 - 2005/06 :. 15
Figure 11 Diagramme Ombrothermique (station d’Oued El-Abtal: 1969/70 -2005/06) :. 19
Figure 12 Les communes de la zone d’étude :……………………………………………………. 22
Figure 13 Les zones homogènes :…………………………………………………………………… 23
Figure 14 Réseau routier :…………………………………………………………………………….. 25
Figure 15 Modèle numérique du terrain (MNT30m) de la zone d’étude :………………….. 45
Figure 16 Localisation des prélèvements des échantillons :…………………………………… 48
Figure 17 Méthode de détermination de la texture des sols :………………………………….. 51
Figure 18 Approche méthodologique de l’étude :……………………………………………….. 55
Figure 19 Distribution des valeurs de l’agressivité climatique par classe :………………… 56
Figure 20 Distribution des classes de l’indice R calculé d'après la formule de Rango et
Arnoldus :…………………………………………………………………………..……….. 57
Figure 21 Distribution des classes d’érodibilité des sols et des marnes :…………………… 60
Figure 22 La stabilité structurale de sols et de marnes :…………………………………….….. 61
Figure 23 Distribution des classes de facteur topographique :…………………………...…… 62
Figure 24 Carte d’occupation du sol :………………………………………………………..…….. 63
Figure 25 Distribution des classes de l’occupation des sols :…………………….…………… 64
Figure 26 Distribution des classes de pratiques antiérosives :………………………………… 65
Figure 27 Carte des pertes en sol de la zone d’étude :………………………………………….. 66
Figure 28 Distribution des pertes en sol par rapport au seuil de tolérance :………………... 67
Figure 29 Distribution des pertes moyennes en sol en fonction de l’agressivité
climatique :………………………………………………………………………………….. 69
Figure 30 Distribution des pertes moyennes en sol en fonction de l’érodibilité du sol :… 70
Figure 31 Distribution des pertes moyennes en sol en fonction des longueurs de pente :. 71
Figure 32 Distribution des pertes moyennes en sol en fonction de l’indice des pentes :… 72
Figure 33 Distribution des pertes moyennes en sol en fonction de la topographie :……… 73
Figure 34 Distribution des pertes moyennes en sol en fonction du couvert végétal :…….. 74
Figure 35 Distribution des pertes moyennes en sol en fonction de l’indice des pratiques
antiérosives :………………………………………...…………………………….…………. 74
Figure 36 Carte des sites de protection des zones prioritaires :……………………………….. 78
Liste des planches :………………………………………………………………………………………… iii

Planche 1 Rejaillissement du sol et de l’eau suite à l’impact d’une goutte d’eau


«effet de splash» (Le Bissonnais et al., 2002) :………………………..……………… 31
Planche 2 L’érosion en nappe se manifeste en plein paysage (Le Bissonnais et al., 2002): 33
Planche 3 Dispositif de mesure de la perméabilité sur échantillon remanié
(d’après Guy, 1978):….………………………………………………………………..…… 50
Liste des tableaux :………………………….……………………………………………………………. iv

Tableau 1 Surface des orientations du relief :…………...…………………………………….. 8


Tableau 2 Caractéristiques des stations pluviométriques :…………...…………………..… 11
Tableau 3 Pluviométrie moyenne interannuelle (mm) (1969/70 - 2005/06) :…………... 11
Tableau 4 Pluviométrie moyenne interannuelle de la zone d’étude
(1969/70-2005/06) :…………...………….…………………………………………… 12
Tableau 5 Températures moyennes interannuelles (°C) de la station de Rélizane
(1969/70 - 2005/06) :…………...……………………………………………………... 14
Tableau 6 Direction et fréquence des vents (%) (d’après Touaibia, 2000) :……………. 16
Tableau 7 Nombre de jours de sirocco/an (d’après Touaibia, 2000) :…………...………. 16
Tableau 8 Nombre de jours de gelée/an (d’après Touaibia, 2000) :…………...……......... 16
Tableau 9 L’indice bioclimatique d’Emberger, L. (d’après Stewart, 1969) :…............... 17
Tableau 10 L’indice de De Martonne :…………...…………………………………………….… 18
Tableau 11 L’indice xérothermique :…………...………………………………………………… 18
Tableau 12 Répartition de la population (hab) :…………...…………………………………… 26
Tableau 13 Le Cheptel selon la campagne: 2007-2008 :…………...………………………… 27
Tableau 14 Codes des classes de structure (d’après: FAO, 1977) :…………...…………… 49
Tableau 15 Codes des classes de perméabilité :…………...…………………………………… 50
Tableau 16 Classes de battance des sols :…………...………………………………..………… 52
Tableau 17 Différents indices de recouvrement de végétations forestières et pérennes: 53
Tableau 18 Méthode de détermination de l’indice C pour pâturage permanent et
terrains non cultivés (d’après Wischmeier et Smith, 1978) :…………..…...… 44
Tableau 19 Le facteur des pratiques antiérosives en Amérique et en Afrique de l'ouest
(Roose, 1977) :…………...…………………………………………………………….. 55
Tableau 20 L’agressivité climatique R ([Link]/ha.H) :…………...…………………………. 56
Tableau 21 Valeurs du facteur R dans d’autres bassins versants :…………...……………... 57
Tableau 22 Evaluation des facteurs K et Kajusté des altérites de marnes tertiaires :…….. 58
Tableau 23 Distribution des valeurs du facteur K :…………...……………………………….. 62
Tableau 24 Valeurs du facteur C dans d’autres régions voisines :…………...…………….. 64
Tableau 25 Répartition des pertes en sol dans la zone d’étude :…………...……………… 66
Tableau 26 Répartition des pertes en sol en fonction de l’agressivité climatique :……... 69
Tableau 27 Répartition des pertes en sol en fonction de l’érodibilité des sols :……….. 70
Tableau 28 Répartition des pertes en sol en fonction de l’indice de longueurs
des pentes :…………...…………………………………………………….…………. 71
Tableau 29 Répartition des pertes en sol en fonction de l’indice des pentes :…………… 72
Tableau 30 Répartition des pertes en sol en fonction de la topographie :…………...….. 72
Tableau 31 Répartition des pertes en sol en fonction d’occupation de sol :…………........ 73
Tableau 32 Répartition des pertes en sol en fonction des pratiques antiérosives :……… 74
Tableau 33 Coordonnées approximatives des limites des zones potentielles
d’implantation des retenues collinaires et des ouvrages de capture dans
les oueds :…………...………………………………………………………………….. 77
Introduction

Introduction

La zone des marnes tertiaires est caractérisée par la prédominance de formations


lithologiques friables. Elle est constituée de marnes avec intercalation de calcaires et des grès
calcaires (Kouri, 1993).

Les terrains nus sur toute l’année représentent 50% du secteur étudié, et les restes sont
protégés par une végétation à recouvrement faible. Durant ces dernières décennies l’exode
rural s’est accéléré suite à la sévérité du climat, de la sécheresse et des problèmes sécuritaires.
Les agriculteurs laissent leurs sols exposés aux différentes formes de dégradation (surpâturage
des terres agricoles, forêts pâturées et bad-lands piétinés). Le barrage Es-Saada a été construit
en 1978 à l'aval de cette zone, pour une capacité initiale à la cote normale de 235 Mm3.
En 2006, le service du barrage fait un levé bathymétrique en estimant l’envasement à 81,3
Mm3; c'est-à-dire un apport annuel de sédiments de 3 127 000 m3. Kouri et al. (1997);
Touaibia et Achite (2003) ont considéré que la zone des marnes tertiaires est menacée par
une activité des processus d’érosion intense, donc, elle constitue la source majeure
des sédiments déposés dans le lac de ce barrage.

Notre approche vise les objectifs suivants:

• rassembler et cartographier les différents facteurs de l’USLE intervenant dans


le processus érosif en créant une base de données interactive qui englobe des données
codifiées et structurées de ces facteurs.
• localiser les zones susceptibles de produire les sédiments et évaluer les pertes en sols
par l’intégration du modèle USLE de Wischmeier & Smith (1978) dans le Système
d'Information Géographique (SIG).

L’évaluation des risques d’érosion des sols de la zone d’étude nécessite la cartographie et
l’analyse des nombreux facteurs intervenant dans le processus érosif: l’agressivité
des précipitations, la pente et la longueur de pente, l’érodibilité des sols, le couvert végétal et
les pratiques culturales. On a abouti ainsi, à une multitude de données à cartographier,
stocker, structurer et traiter de manière rationnelle dans le SIG.

Le SIG permet également de croiser des cartes aux thèmes différents, de fusionner leurs
bases de données et d’appliquer des équations mathématiques sur les valeurs numériques
des facteurs d’érosion qui y sont rangées.

L’équation de Wischmeier & Smith (1978) (Universal Soil Loss Equation: USLE) reste,
de loin, le modèle le plus utilisé parmi les modèles mathématiques de prédiction de l’érosion

-1-
Introduction

en nappe. L’intégration des cartes thématiques des facteurs de ce modèle dans le SIG a permis
de cerner l’impact de chaque facteur dans les pertes en sol, de classer par importance relative
les zones d’érosion et de quantifier les pertes en sol.

Le présent travail s’articule autour de cinq chapitres:

I- Etude physique et socio-économique du milieu.


II- Aperçu bibliographique consacré à la présentation du phénomène d’érosion hydrique
en nappe et sa modélisation.
III- Méthode adoptée basée sur le Système d’Information Géographique pour
la modélisation des différents facteurs contrôlant l’érosion hydrique en nappe selon le modèle
de Wischmeier et Smith.
IV- Evaluation des risques d’érosion et interprétation des résultats obtenus.
V- Proposition des techniques antiérosives.

-2-
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

Chapitre I : Cadre physique et socio-économique du milieu

1.1- Introduction

Le bassin versant de l’oued Mina, vu son importance stratégique et socio-économique,


a connu l’installation de deux barrages. En amont; le barrage de Bekhadda et en aval, celui
d’Es-Saada. Leurs mises en service dataient de 1940 et 1978 successivement. Le barrage
Es-Saada a été depuis longtemps l’objet de plusieurs études soit à l’échelle des conventions
effectuées par l’Etat algérien dans le cadre de la conservation des eaux et des sols, en citant
les travaux de la coopération technique Algéro-Allemande GTZ en 1990 et Algéro-
Canadienne TECSULT en 2006, soit au niveau des études de recherches scientifiques: thèses
de doctorat, de magister, d’ingéniorat (Kouri, 1993; Gomer, 1994; Mahieddine, 1997; Achite,
1999 et Touaibia, 2000), ou bien des études de publications (Touaibia et al., 1995;
Touaibia et al., 2001; Touaibia et Achite, 2003). L’oued Mina draine une région dont
l’activité principale est l’agriculture et l’élevage. En conséquence, la plupart des études
effectuées ont été menées dans le cadre d’aménagement intégré du bassin versant en vue
de la protection du barrage contre l’envasement.

1.2- Localisation de la zone d’étude

La zone d’étude appelée zone des marnes est située dans la partie occidentale du bassin
versant de l’oued Mina (figure 1). Elle est située entre la latitude 35° 18' 35" et
35° 34' 59" Nord et la longitude 0° 22' 15" et 0° 50' 4" Est.

-3-
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

1°00'
0°30'

2°00'
0°00'

1°30'

n ée
36°30'
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i te Tipaza
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36°00' if
ne

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Rélizane
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35°30' Mascara
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H ina Tiaret
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Oued Abd

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35°00'

Saida u x
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Sai da H a u
M o n t s de

Légende:

Limite du bassin versant de l'Oued Mina Agglomération principale


Zone d'étude Les pricipaux oueds 0 25 50
Kilomètres
Limites de Wilaya

Figure 1: Situation géographique de la zone d’étude

1.3- Cadre physique

1.3.1- Géologie

La zone marneuse s’étend sur le domaine tellien. Ce dernier s’est mis en place depuis
le crétacé supérieur avec une structure complexe constituée de marnes, de calcaire et de grès
calcaire. Les marnes contiennent des lentilles de sel et de gypse très solubles. Les fonds
de vallée sont occupés par des alluvions pléistocènes, le paysage du Tell reflète l’interaction
entre orogenèse et érosion. Le contact entre la partie méridionale et celle septentrionale
du bassin versant de l’oued Mina correspond à une zone de chevauchement exploitée par
la vallée du cours moyen de l’oued Mina (Kouri, 1993).

-4-
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

1.3.2- Stratigraphie

La zone d’étude, comme le montre la figure 2 s’étend sur cinq principaux faciès
stratigraphiques:

• l’Oligocène marin (marnes): il se trouve sur la rive droite de l’oued Mina, sur
les monts de Djebel Boubaghla (556 m) au Nord et les Koudiates Mandjar (480 m), Ouled Ali
(430 m) et Nagar (490 m) à l’est de la zone d’étude. Ainsi que, sur la rive gauche de l’oued
Haddad du Djebel Temdrara (642 m) au Nord, jusqu’à Koudiate Bouaza (504 m) à l’Ouest de
la zone d’étude avec quelques particularités dans les vallées au milieu du secteur étudié.
• le Miocène inférieur marin (marnes): est localisé dans le secteur Sud de la zone
d’étude, il s’étend sur le Kef Lazreg (260 m), Koudiates Mekmene (517 m) et Cheboub (518
m) de l’Est vers les monts de Koudiate El-Bailek (427 m) et Koudiate Touila (413 m) à
l’Ouest et sur les monts de l’Argoub El-Adjaje (585 m).
• l’Eocène inférieur marin (marnes): est localisé à l’intérieur de la zone d’étude sur
les rives de l’oued Mina, où l’altitude ne dépasse pas 343 m.
• le Jurassique (sols calcaires): est localisé dans le secteur Sud-Ouest sur Koudiate
Es- Serdje (505 m) jusqu’à Argoub El-Djana (500 m) Nord, ainsi que, sur le versant Nord
de Djebel Lahouel (618 m) jusqu’à Koudiate Touila.
• les alluvions, regs et terrasses, se forment dans les vallées des oueds et leurs affluents.
0°43'
0°23'

260 270 280 290 300 310

35°36' a
aad

Bar
r ag
eE

D. T emdrara
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D. Boubaghla K. Mandjar

3 940
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K. Nagar
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K. Bouaza K. Errmick
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Kef lazreg
K

3 930 K. El-Bailek
e

A. El- Djana K. T ouila


k men

K. Cheboub
Légende:
K. Me

K. Es- Serdje D. Lahouel


Oligocène marin: marnes
Quaternaire continental
3 920 A. El-Adjedje
Miocène inférieur marin:marnes
Jurassique moyen:calcaires
35°17' Eocène moyen marin:marnes
Eocène inférieur marin:marnes
0 10 20
3 910 Crétacé inférieur
Kilomètres

Source: Kouri (1993)


Figure 2: Stratigraphie de la zone d’étude
-5-
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

1.3.3- Lithologie et types de sols

Les marnes d’âge tertiaires (Eocène, Oligocène et Miocène) comportent, des blancs
discontinus de grès et de calcaire. Kouri (1993) a identifié quatre types des marnes réparties
dans la zone d’étude:

Les marnes vert-clair de l’Oligo-Miocène forment l’essentiel des terrains dans la partie
aval du bassin versant de l’oued Haddad et dans le secteur occidental sur la rive droite
de l’oued Mina.

• les marnes brunes miocènes affleurent très largement dans la partie orientale, et sur
la rive gauche de l’oued Mina, dans les bassins versants de l’oued El-Abed et Taht. Ce sont
des formations épaisses souvent remaniées par solifluxion.
• les marnes bleues compactes sont fréquentes dans la partie occidentale, mais
n’affleurent que localement sur les interfluves, en association avec les calcaires du Crétacé.
• les marnes grises sont moins fréquentes et difficilement distinguables de marnes
vert-clair dans la morphologie des paysages.
0°43'
0°23'

260 270 280 290 300 310

35°36' d a
Saa

Barr age
Es-

Légende:
3 940
Marnes vert-clair
Marnes vert-clair armées de grès
Marnes vert-clair armées de calcaire
Marnes brunes
Marnes brunes armées de grès bruns
3 930 Marnes brunes armées de calcaire
Marnes bleues compactes et calcaires
Marnes grises
S ol alluvionnaire
S ables vifs
3 920
Terrains calcaires
Affleurements de grès (espaces non calculés)

35°17'

0 10 20
3 910
Kilomètres

Source: Kouri (2010)


Figure 3: Lithologie de la zone d’étude

Selon les comportements physiques et l’érodibilité des sols marneux, Kouri (1993)
a regroupé les types de sol en sept classes:

• les vertisols, profonds à texture argileuse (> 60% d’argile) ayant une faible sensibilité
à la battance. Cette classe occupe 23% des terrains, et se trouve essentiellement sur
-6-
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

les plateaux du Nord-Ouest du secteur étudié dans les dépressions et sur les versants exposés
au Nord.
• les sols argileux à charge caillouteuse présentent presque les mêmes caractéristiques
que la classe précédente. Ils contiennent des cailloux et des blocs arrondis provenant
des bancs des grès et de calcaire.
• les sols argilo-limoneux sont des sols bruns calcaires peu épais sur croûte. Leur
structure sensible à la battance forme un secteur source de ruissellement.
• les sols limoneux à charge caillouteuse ont une structure instable et sensible à
la battance. Les secteurs formés de ce type de sols sont des zones de forts ruissellements.
• les sols rouges sur croûte calcaire sont localisés sur la rive gauche de l’oued Mina et
dans la partie amont du bassin de l’oued Haddad. Du fait de leur sensibilité à la battance,
des encroûtements calcaires et des fortes pentes, ils forment une vaste zone source
de ruissellement.
• les sols de la basse terrasse, sont des types peu évolué d’apport alluvial, à texture
limoneuse à limono-argileuse, sont moyennement battants. La structure des horizons
superficiels instables et l’aptitude à la fissuration faible à moyenne expriment leur sensibilité
au ruissellement et à l’érosion.
• les sols salsodiques sont présents dans toute la zone des marnes. Ces sols sont
excessivement salés à l’exception des plateaux. Ils sont profonds à texture argileuse à argilo-
limoneuse et à structure dégradée.

1.3.4- Caractéristiques géomorphologiques

Les caractéristiques géomorphologiques d’une zone influencent fortement sa réponse


hydrologique, et notamment le régime des écoulements des eaux de surface. Cette zone
est caractérisée par sa surface, sa forme, son élévation, sa pente et son orientation. A ces
facteurs s'ajoutent encore, les caractéristiques du réseau hydrographique.

[Link]- Reliefs

Le phénomène de l’érosion hydrique, en particulier l’érosion en nappe dans une zone


varie d’un secteur à un autre, cette variabilité spatiale est liée beaucoup plus au facteur relief.

Le relief de la zone des marnes tertiaires de l’oued Mina est très morcelé. Les profondes
entailles en V sont généralement plus raides en exposition Sud qu’en exposition Nord
(Gomer, 1994). Cette asymétrie est due à des différences de pédogénèse, de météorisation et
d’ablation selon l’exposition (Blum, 1989 in Gomer, 1994). D’autres processus
géomorphologiques autres que l’érosion en nappe et/ou en ravines dans la zone des marnes

-7-
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

sont les glissements de terrains, liés aux sels et aux anhydrites inclus dans la composition
minérale marneuse, et qui peuvent donner aux versants une forme en gradins.

0°43'
260 0°23' 270 280 290 300 310

35°36' da
Saa

Bar
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3 940

3 930

3 920 Légende: Orieltation (°)


0 - 90° Nord
35°17' 90 - 180° Est
180 - 270° S ud
0 10 20
3 910 270 - 360° Ouest
Kilomètres

Figure 4 : Carte d’orientation du relief

L’influence de l’orientation des versants est déterminée par l’intermédiaire des facteurs
tels que la durée d’ensoleillement, l’état hydrique du sol et la direction des vents (notamment
ceux qui sont dominants). Quatre classes sont considérées (N, E, S, et W).

Tableau 1 : Surface des orientations du relief

Orientations Surface
en ha en %
0-90° Nord (N) 20 320 27,2
90-180° Est (E) 13 370 17,9
180-270° Sud (S) 16 940 22,7
270-360° Ouest (W) 24 059 32,2
Surface totale 74 689 100
Les reliefs de la zone des marnes tertiaires présentent une légère asymétrie. En effet,
les versants à exposition Nord ont un pourcentage de surface supérieur à ceux (27,2%) du Sud
(22,7%), ainsi que les versants à exposition Ouest avec un pourcentage (32,2%) supérieur
à celui exposition est (17,9%).

-8-
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

[Link]- Hypsométrie

Elle consiste à joindre les points d’égales altitudes; dans le cas où elles sont rapprochées
la pente est raide et lorsqu’elles sont éloignées, la pente est faible et le terrain a un aspect plat.

0°43'
0°23'

260 270 280 290 300 310

35°36' a
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Bar
r ag
e Es-S

3 940

Altitude (en m)
130-180
180-230
230-280
3 930 280-330
330-380
380-430
430-480
480-530
530-580
580-630
630-680
680-730
3 920 730-780
780-830
830-880
880-930

35°17'

0 10 20
3 910
Kilomètres

Figure 5 : Carte hypsométrique

A partir du MNT30 de notre zone d’étude, traité par le logiciel Vertical Mapper nous
avons élaboré une carte hypsométrique avec des tranches d’altitude de 50 m, et ce pour faire
bien ressortir les surfaces correspondantes et avoir une idée sur le degré de pente pour chaque
tranche (tableau 1, annexe I).

Il en ressort que:
• une altitude moyenne de la zone d’étude de 397 m.
• une partie à faible pente qui correspond aux plaines de Tighennif-Griss, soit
un pourcentage de 78,5 % de la surface de la zone, avec des altitudes variant entre 230 m
et 530 m.
• les zones à altitude supérieure à 530 m ont des pentes raides et correspondent
aux monts des Beni-Chougrane au Nord-Est et aux monts de Saida au Sud de la zone d’étude.

[Link]- Réseau hydrographique

L’oued Mina forme de loin, le cours d’eau le plus important de la zone avec
ses principaux affluents:

-9-
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

• Oued Haddad.
• Oued El-Abed.
• Oued Taht.
da
Saa
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ra
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O
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Oue d A b e
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Oue
0 10 20

Kilomètres
Echelle: 1/50 000

Figure 6 : Le réseau hydrographique

Le réseau hydrographique a été extrait d’une façon automatique à partir du MNT30 traité.
Pour cela on a utilisé la fonctionnalité « River network » dans le logiciel RiverTools.

De la figure 6, la zone d’étude a un réseau hydrographique assez dense. Ce qui montre


une activité importante de phénomène de l’érosion hydrique à l’échelle de cette zone
marneuse.

1.3.5- Analyses climatiques

[Link]- Pluies

a- Les stations pluviométriques

Les données pluviométriques ont été obtenues auprès de l’ANRH d’Oran pour les cinq
stations (Ain Amara, Takhmaret, oued El-Abtal, Sidi AEK Djilali et El-Hachem). Alors pour
six stations (Mechra Sfa, Djilali Ben Amar, [Link], Rélizane, Aouf et Kaf
El-Mahboula), les données ont été obtenues auprès des DSA de la wilaya de Tiaret,
de Rélizane et de Mascara. Ces stations pluviométriques sont réparties spatialement comme
suit: quatre stations localisées à l’intérieur de la zone et sept autres sont situées hors de
la zone d’étude. Leurs caractéristiques sont données dans le tableau 2.
- 10 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

Tableau 2 : Caractéristiques des stations pluviométriques

Altitude (m)
Projection: UTM Zone 31,
Nbr.
Northern Hemisphere
N° Stations Code Localisation d’obs.
(WGS 84)
interanl.
X (m) Y (m)
1 Ain Amara 01.33.02 289 405 3 919 244 288 dans la zone 37ans
2 Kaf El-Mahboula 01.30.01 304 600 3 908 150 475 hors zone 37ans
3 Mechra Sfa 01.31.01 323 612 3 917 249 655 hors zone 37ans
4 Djilali Ben Amar 01.31.02 305 124 3 924 003 300 hors zone 37ans
5 Takhmaret 01.33.04 285 217 3 886 941 677 hors zone 37ans
6 Oued El-Abtal 01.33.05 290 673 3 925 843 354 dans la zone 37ans
7 Sidi AEK Djilali 01.34.01 281 627 3 928 670 225 dans la zone 37ans
8 El-Hachem 01.34.07 272 090 3 917 290 417 dans la zone 37ans
9 [Link] 01.34.10 282 139 3 940 224 145 hors zone 37ans
10 Rélizane 01.35.11 278 700 3 952 000 75 hors zone 37ans
11 Aouf 11.14.04 246 100 3 913 000 631 hors zone 37ans

b- La pluviométrie moyenne interannuelle

Pour déterminer la pluviométrie interannuelle de la zone d’étude, nous avons d’abord


choisi uniquement les stations pluviométriques qui sont au sein et à proximité de la zone
d’étude (stations n°: 1, 4, 6, 7, 8, et 9), puis on a délimité la surface d’influence de chacune en
calculant la précipitation moyenne interannuelle par la formule suivante:

Pmoy=

Où: le nombre de stations pluviométriques.

surface d’influence de chaque station pluviométrique (km²).

: pluviométrie moyenne interannuelle de chaque station (mm).

surface de la zone d’étude (km²).

Tableau 3 : Pluviométrie moyenne interannuelle (mm) (1969/70 - 2005/06)

N° Sep. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Jul. Aût. Moy.
1 16,8 25,1 29,9 27,9 26,0 32,5 31,0 26,5 21,7 3,8 1,1 6,0 248,1
4 15,4 28,2 29,6 40,2 61,2 64,5 44,6 38,1 13,4 6,5 0,7 4,1 346,2
6 18,0 40,6 35,2 38,2 31,3 37,3 46,9 27,5 22,3 6,4 1,6 4,9 310,2
7 12,7 26,2 34,2 24,2 22,6 32,3 30,2 23,0 18,7 2,6 1,4 3,2 231,3
8 13,4 37,4 32,8 38,1 37,2 42,9 50,1 31,2 24,8 7,0 3,5 2,2 320,4
9 15,8 20,0 34,7 26,7 29,0 28,5 24,2 26,6 19,8 2,0 1,9 1,9 231,2
Les surfaces d’influence sont déterminées par la méthode des polygones de Thiessen
(EPFL, 2003). Le résultat figure dans le tableau 4 et leur représentation est illustrée dans
la figure 2, l’annexe I.
- 11 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

Tableau 4 : Pluviométrie moyenne interannuelle de la zone d’étude (1969/70 - 2005/06)

N° Pluviométrie (Pi) Surface d’influence Pi .Si Pmoy


1 248,1 126,5 31 385
4 346,2 72,8 25 210
6 310,2 121,2 37 596
7 231,3 129,8 30 023
283,1mm
8 320,4 208,9 66 922
9 231,2 87,7 20 276
Somme = 746,89 Somme = 211 412
La pluviométrie moyenne interannuelle sur l’ensemble de la zone d’étude est
estimée à: Pmoy= 283,1 mm. Cette valeur est proche de la pluviométrie moyenne
interannuelle enregistrée dans la station de l’oued El-Abtal. Cette dernière sera prise en
considération pour déterminer la variation interannuelle des précipitations et les différents
indices climatiques.

c- Coefficient d’abattement de la pluie Ki

Cet indice a permis de sélectionner la station pluvieuse de celle qui l’est moins. C’est
le rapport entre la pluie moyenne ponctuelle Pi d’une station et la pluie moyenne Pmoy de
la zone d’étude.

Figure 7: Coefficient d’abattement (Ki) (1969/70 - 2005/06)

D’après la figure 7, on remarque que la station la plus pluvieuse est celle de Djilali
Ben Amar (notée 4), où le coefficient d’abattement est égal à 1,2.

- 12 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

d- Indice de Desfontaines modifié (1968)

Cet indice est utilisé à l’échelle mensuelle afin de classer les mois de l’année les plus
agressifs. Il est donné par la formule suivante:

I= b . c

Où: b: nombre moyen de jours de pluies du mois ≥ 20 mm/24 heures.


c : % de pluies mensuelles tombées sous forme de pluies journalières ≥ 20 mm.

Les résultats de mesure des débits liquides et solides pendant quatre années successives
dans la zone d’étude montrent que, toutes les pluies journalières ≥ 20 mm ont provoqué
un ruissellement et un transport solide en suspension mesuré à l’exutoire des petits bassins
versants (Kouri, 1993). C’est pourquoi nous avons retenu un seuil de 20 mm de pluie pendant
24 heures pour calculer cet indice. La station de Sidi Mhamed Benaouda a été choisie en
raison de la disponibilité de données pluviométriques.

Figure 8 : L’indice de Desfontaines modifié (station de Sidi Mhamed Benaouda:


1990/91-2005/06)

La valeur de cet indice est élevée durant la saison du printemps (avril). Le risque
d’érosion est attenu pendant cette saison, durant laquelle les sols sont couverts et surtout
labourés (planches 1 et 2, annexe II).

e- Variations interannuelles des précipitations (station: Oued El-Abtal)

La hauteur des précipitations diffère d’une année à l’autre, car les précipitations sont très
irrégulières. L’intérêt de cette étude est de montrer les fluctuations qu’a subies la station de
la zone d’étude sur plusieurs années.

- 13 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

P (mm) interannuelles P (mm) moyennes


600
Précipitations (mm)

500

400

300

200

100

Période d'observation (interannuelle)


Figure 9: Variabilité interannuelle de la pluviométrie à la station d’oued El-Abtal
(1969/70-2005/06)

L’examen des régimes interannuels des précipitations sur une période de 37 ans
d’observation montre que 24 années ont une pluviométrie inférieure à la moyenne générale
(310,2 mm) et uniquement 13 années sont au dessus de cette moyenne.

[Link]- Températures

Les températures agissent directement sur le climat en interaction avec les autres facteurs
météorologiques et biogéographiques.

Vu l’absence des données de températures moyennes mensuelles et annuelles au niveau


de la station d’oued El-Abtal, celle de Rélizane située à une vingtaine de kilomètres à l’aval
du barrage Es-Saada à été prise en considération. Les températures enregistrées sur
une période de 37 ans (1969/70 - 2005/06) sont données dans le tableau 5.

Tableau 5: Températures moyennes interannuelles (°C) de la station de Rélizane


(1969/70 - 2005/06)
Mois Sep. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Jul. Aût. Moy.
Max. 32,4 27,4 22,1 18,3 17,0 18,9 21,9 23,6 29,6 34,6 38,8 38,4 26,9
Moy. 25,1 21,0 15,6 12,7 11,5 12,8 15,2 17,2 22,1 26,0 30,0 29,9 19,9
Min. 17,8 14,6 9,1 7,1 6,0 6,7 8,4 10,7 14,6 17,4 21,2 21,3 12,9
Apt.* 14,6 12,8 13,0 11,2 11,0 12,2 13,5 12,9 15,0 17,2 17,6 17,1 14,0
Apt.*: écart entre la valeur maximale et minimale Source: ANRH de Rélizane, 2010

L’alternance des cycles humectation-dessiccation favorise le processus d’altération


des marnes (Kouri, 1993).

- 14 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

Les températures moyennes mensuelles sont maximales au cours de la période de mai


à octobre (saison chaude), et atteint leur maximum pendant le mois du juillet avec une valeur
de 38,8°C. Les températures moyennes mensuelles sont minimales au cours de la période
de mois de novembre à avril (saison froide) et atteint une valeur de 6 °C (janvier). Si on
se réfère au mois de janvier de l’année 2005, le minimum est observé d’une manière répétée:
sept jours froids dont quatre jours sont successifs avec un minimum
de -2,4 °C (tableau 4, annexe I).

L’analyse de l’indice des écarts thermiques mensuels (M-m) met en relief des
températures assez importantes pendant une période allant de mai à septembre. Cet indice
moyen interannuel, appelé également l’indice de continentalité, permet de préciser l’influence
maritime ou au contraire continentale d’une région donnée. Debrach (1953) définit quatre
types de climats:

• climat insulaire: M-m < 15°C.


• climat littoral: 15°C < M-m < 25°C.
• climat semi-continental: 25°C < M-m < 35°C.
• climat continental: M-m > 35°C.

L’indice de continentalité permet de situer notre zone dans un climat insulaire.

Figure 10 : Régime thermique interannuel de la station de Rélizane


(1969/70 - 2005/06)

[Link]- Autres facteurs climatiques

a- Le vent

Le vent est un élément caractérisé par une fréquence et une direction données:
étroitement lié aux reliefs. Dans notre étude, on s’est basé sur les travaux de Touaibia (2000),

- 15 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

à cause d’une absence totale de données pour ce facteur climatique dans la station d’oued
El-Abtal. Le tableau suivant donne la direction et la fréquence des vents.

Tableau 6 : Direction et fréquence des vents (%) (d’après Touaibia, 2000)

Direction Sep. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Jul. Aût. Moy.
N 23 19 11 11 14 11 20 16 20 25 25 22 18
NE 11 14 10 8 11 12 9 10 9 10 11 12 11
E 2 3 5 2 4 5 4 3 4 4 2 3 3
SE 3 3 3 4 3 4 2 3 2 2 2 2 3
S 12 14 16 16 12 12 10 12 10 8 7 9 12
SO 11 15 19 22 19 19 9 12 9 7 8 8 14
O 19 20 24 26 23 27 27 28 27 28 27 22 25
NO 18 14 13 12 13 14 18 15 18 16 18 23 16
Les vents du Nord et de l’Ouest apportent à la région une humidité très bénéfique, surtout
pendant la période estivale. D’après le tableau 6, ces vents présentent une fréquence plus
élevée aux mois de juin, juillet et août.

Tableau 7 : Nombre de jours de sirocco/an (d’après Touaibia, 2000)

Mois Sep. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Jul. Aût. Moy /an.
Nombre 1 0 0 0 0 0 0 1 0 1 1 1 5
La zone marneuse n’échappe pas au sirocco en été. C’est un vent très chaud et sec
provoquant des fortes évaporations et exposant le sol à une grande érosion éolienne
notamment en période estivale. Ce vent souffle en moyenne 5 fois/an.

b- La gelée

La station d’oued El-Abtal a fourni aussi les informations nécessaires sur le nombre
de jours de gelée/ an. Ces données sont présentées dans le tableau ci-dessous.

Tableau 8: Nombre de jours de gelée/an (d’après Touaibia, 2000)

Mois Sep. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Jul. Aût. Moy/an.
Nombre 0 4 3 10 9 6 2 1 0 0 0 0 35

D’après le tableau 8, le territoire de la zone des marnes tertiaires est soumis


au phénomène de la gelée qui dure en moyenne 35 jours/an.

[Link]- Synthèse bioclimatique

La synthèse bioclimatique est une étape indispensable à tout projet relatif à


l’environnement. Elle s’est faite à partir des travaux d’Emberger (1930, 1955); Bagnouls et
Gaussen (1953); Thornthwaite (1946) et Sauvage (1963), pour ne citer que ces auteurs.

- 16 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

a- Le quotient pluviothermique et les étages bioclimatiques d’Emberger

L’emploi du quotient pluviothermique (Q2) est spécifique au climat méditerranéen.


Il a été utilisé avec succès en Afrique du Nord et en France méditerranéenne. En effet,
ce quotient permet d’apprécier l’aridité des régions méditerranéennes. Les valeurs du Q2 étant
d’autant plus basses quand le climat est plus sec.

Cet indice est calculé par la formule suivante:

Q2 = 1000 . P/(M-m)[(M+m)/2]

Où: P: précipitations moyennes annuelles (mm).


M: température moyenne des maxima du mois le plus chaud (°K).
m: température moyenne des minima du mois le plus froid (°K).

Cet auteur a mis au point un zonage du bioclimat méditerranéen du plus sec vers le plus
humide en combinant les données climatologiques et celles de la végétation.

On distingue le plus souvent les étages bioclimatiques: saharien, aride, semi-aride,


sub-humide et humide. Chaque étage comprend une stratification verticale.

Ce coefficient a été modifié par Stewart (1969), la formule obtenue est la suivante:

Q2= 3,43. P/ (M-m)

Tableau 9 : L’indice bioclimatique d’Emberger, L. (d’après Stewart, 1969)

Stations P (mm) M °C m °C Q2
Oued El-Abtal 310,2 311,8 279 32,4
La valeur de Q2 portée sur le climagramme en tenant compte de m, classe la station
d’oued El-Abtal de la zone d’étude dans l’étage bioclimatique semi-aride à hiver
doux (figure 3, annexe I).

b- L’indice d’aridité climatique de De Martonne (1927)

En se basant sur le régime de précipitations moyennes interannuelles P (mm) et


de températures moyennes interannuelles T (°C), l’indice d’aridité est calculé par la formule
suivante:

I= P/ (10+T)

Grille d’interprétation

7,5 < I < 10 climat steppique.


10 < I < 30 climat semi-aride.

- 17 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

30 < I < 50 climat tempéré.

Tableau 10 : L’indice de De Martonne

Stations P (mm) T (°C) T+ 10 (°C) I


Oued El-Abtal 310,2 19,9 29,9 10,4

D’après le tableau 10, la zone des marnes tertiaires est caractérisée par un climat
semi-aride.

c- L’indice xérothermique

L’intensité et l’importance de la saison sèche en méditerranée ont amené


Emberger (1942) à proposer un nouvel indice nommé: indice xérothermique.

L’auteur retient le total des précipitations estivales (en mm) et la moyenne des maxima
de la même période (en °C) en signalant que cet indice ne dépasse pas 7 pour les stations
non méditerranéennes.

Is= P / M

Où: P: total des précipitations estivales en (mm).


M: moyenne des maxima thermiques estivaux en (°C).

En Oranie, une étude conduite par Alcaraz (1969) signale l’existence d’espèces végétales
s’adaptant à un indice inférieur à 2. D’autres précisions ont été notées à ce sujet par
Benabdelli (1983) qui indique que, ce même indice peut être inférieur à 1, ce chiffre suppose
une sécheresse de la région dépassant la saison estivale.

Tableau 11 : L’indice xérothermique

Station P (mm) M (°C) I


Oued El-Abtal 310,2 37,3 0,35
Du tableau ci-dessus, la valeur obtenue au niveau de la zone d’étude est de 0,35
traduisant un été sec et des pluies estivales qui se font de plus en plus rares. Cette valeur
correspond au développement de certaines espèces méditerranéennes rencontrées dans notre
zone d’étude, à savoir: Tetraclinis articulata, Quercus ilex, Eucalyptus gamphocephala,
Pistacia lentiscus, Artemesia herba alba, Olea europea et Cupressus sp.

d- Le diagramme Ombrothermique de Bagnouls et Gaussen (1953)

Les monts de la Mina ont un climat de type méditerranéen semi-aride caractérisé par
une sécheresse estivale prononcée. Selon Bagnouls et Gaussen (1953), une période sèche est

- 18 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

définie comme étant celle durant laquelle la moyenne des précipitations (en mm) est
inférieure au double de la moyenne des températures (en °C).

Figure 11 : Diagramme Ombrothermique (station d’Oued El-Abtal: 1969/70 -


2005/06)

Le diagramme Ombrothermique montre que, la zone des marnes tertiaires est caractérisée
par une période sèche s’étalant sur six (6) mois.

1.3.6- Le couvert végétal

C’est un facteur conditionnel important des phénomènes d’érosion. Son influence


se marque surtout à travers le degré de couverture du sol.

Roose (1977), considérant la couverture du sol, classe les couverts végétaux en Afrique
de l’Ouest en trois groupes:

• les couverts complets toute l’année: forêt, prairie de plus d’un an et cultures arbustives
avec plantes de couverture ou paillage.
• les sols nus ou pratiquement nus durant les mois les plus agressifs.
• les couverts incomplets au moins durant une partie de l’année: cultures vivrières
industrielles, plantes de couverture ou fourragères implantées tardivement ou encore
à démarrer lent.

En s’inspirant de cette classification on décrit les types de couverts végétaux en précisant


leur localisation et leur rôle protecteur du sol dans la zone d’étude.

- 19 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

[Link]- Couvert végétal permanent

a- Les cultures pérennes

Les cultures pérennes (amandier, olivier, vigne, … etc.) sont pratiquées exclusivement
dans le bassin versant de l’oued Haddad au Sud-Ouest de la zone d’étude sur des sols rouges
sur sables occupant un pourcentage de 10,6 % de la surface de la zone d’étude. Ce type
de culture se trouve en association avec des cultures céréalières. Cette culture dont les arbres
sont espacés a un recouvrement basal atteignant plus souvent 40 % et ne dépassant pas
4 mètres de hauteur.

b- Le couvert forestier

La végétation claire arborée est répartie sur deux faciès; l’un à Quercus ilex et Pistacia
lentiscus et l’autre à Tetraclinis articulata le long de la limite Sud-Ouest. Les terrains occupés
par cette végétation s’étendent dans la partie Miocène inférieur marin: marnes. Le cortège
floristique est généralement réduit à des arbustes de Tetraclinis articulata et Juniperus
phoenicea très espacés dont la taille est en moyenne de 3,5 à 4 mètres de hauteur, elle dépasse
rarement 4,5 mètres, formant un couvert clair discontinu sur les sols à encroûtement calcaire
recevant annuellement environ 320 mm de pluie. L’efficacité de ce type de couvert végétal
est réduite à cause de son faible taux de recouvrement du sol (25 à 50%).

c- Le reboisement

Les escarpements marneux sont reboisés en Pinus halpensis, Eucalyptus gamphocephala,


Acacia cyanophylla et Atriplex halimus recevant annuellement 231 mm de pluie.
Ces reboisements se divisent en deux types; l’un sur des sols stériles des terrasses qui est clair
et malvenant et l’autre sur des sols n’ayant subi aucun type d’aménagement. Ce dernier
apparaît dense (planche 7, annexe II).

d- La steppe

Cette formation est localement présente dans la partie aval du bassin versant de l’oued
Haddad sur des sols superficiels sur marnes vert-clair recevant moins de 230 mm de pluie
par an. Le cortège floristique est dominé par Artemesia herba alba et Artemesia compestris et
comporte également Stipa tenacissima, Poa bulbosa et Ziziphus lotus. Ces espèces sont
broutées par le bétail. Le recouvrement du sol est nul et la hauteur ne dépasse pas
50 cm (planche 8, annexe II).

- 20 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

[Link]- Couvert végétal temporaire

a- La céréaliculture

La céréaliculture est pratiquée sur les sommets de collines et des sols profonds
(planche1, annexe II) entre oued Taht et oued El-Abed ainsi que, sur les versants Ouest à
pentes douces (planche 2, annexe II) aux plaines d’El-Hachem et sur toutes les vallées le long
des oueds de la zone d’étude.

Les paysans cultivent généralement le blé tendre, le blé dur et l’orge. Les champs
sont labourés au début de l’automne de chaque année. Les plantes atteignent une hauteur
de 40 cm en avril (planche 3, annexe II). Ce dernier est considéré comme le mois le plus
pluvieux de l’année.

b- Les cultures maraichères

Cette activité est très modeste sur toute la zone d’étude. Destinée à l’autoconsommation,
elle ne représente qu’un pourcentage faible (1,2 %).

Les cultures maraichères occupent les secteurs irrigués situés dans les vallées à proximité
des oueds d’âge quaternaire continental (planche 4, annexe II). Les espèces maraichères
saisonnières exigeant des travaux de sarclage (pomme de terre, tomate, artichaut,
oignons,… etc.) sont pratiquées en rotation avec la jachère. La couverture par ces cultures
protège efficacement le sol, car les agriculteurs utilisent certaines techniques
antiérosives (planche 5, annexe II).

[Link]- Les terrains nus

Les terrains rocheux, les terres nues (parcours) et les bad-lands: ravinements généralisés,
ravinements intenses (champs enclavés entre des ravins partiellement cultivés), se localisent
exclusivement sur des marnes vert-clair et des marnes brunes se situant au droit du barrage
Es-Saada (sur la rive gauche de l’oued Haddad et celle droite de l’oued Mina).

1.4- Cadre socio-économique

L’homme par des pratiques inadaptées sur les versants à terres fragiles, est le facteur
principal conditionnant l’intensité de l’érosion. Les défrichements qu’il opère sur les forêts
et les parcours naturels, le surpâturage, la mise en culture sans précaution des terres
susceptibles à l’érosion en pente, les labours mécanisés dans le sens des grandes pentes et
la non restitution au sol de ses éléments nutritifs enlevés par les cultures facilitent

- 21 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

le ruissellement et par conséquent l’érosion et ses effets indésirables pour l’environnement,


le sol et l’économie locale.

L'érosion hydrique des sols résulte de l'interaction entre les facteurs statiques et ceux
dynamiques. Les facteurs statiques sont reliés à la vulnérabilité des terrains qui est
une caractéristique propre du milieu dépendante de la nature du terrain et indépendante
des facteurs dynamiques. Ces derniers sont les agents de pression qui peuvent être naturels ou
humains.

1.4.1- Présentation du milieu rural

La zone d’étude, occupant un territoire de 74 689 hectares, est administrativement


étendue sur 10 communes réparties sur deux wilayas; Mascara au Sud-Ouest et Rélizane
au Nord-est.

0°43'
0°23'

260 270 280 290 300 310 320

 
35°36'
Ben Aoud a
Sidi Mhamed
ad a
E s-Sa
e
r ag
Bar
Oued Essalem
3 940

S . Abdeldjebar
Sehailia
Oued El-Abtal
3 930

Tighennif
El-Hachem
Ain Ferrah

3 920

Sidi Kada
35°17'

Zalmata
3 910
Légende: Limites de commune Zone d'étude Agglomération

Figure 12 : Les communes de la zone d’étude

Cette zone connaît un grand mouvement de population, elle se vide d’année en année de
ses habitants à cause de deux problèmes majeurs: l’un est la sévérité du climat et l’autre
d’ordre sécuritaire, notamment durant la décennie: 1990-2000.

- 22 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

L’exode rural a fait perdre le contrôle des terres et par conséquent, a contribué
d’une façon indirecte à la dégradation des sols qui restent livrés au surpâturage illicite sans
présence des habitants locaux sauf El-Azaba.

Au plan de l’espace physique, ces communes sont réparties sur trois zones homogènes:

• au Nord, les monts des Béni-Chougrane forment une chaîne montagneuse continue
dans laquelle, on trouve les douars de la commune de Sidi Mhamed Benaouda (Mesmoud,
Es-Saadia et El-Ghlamnia) et ceux de la commune d’oued Essalem (Chaâchia, Ouled Hadj 1
et 2, ouled Smaine et Toumiat 1,2, et 3) (w. Rélizane), Sehailia, Sidi Abdeldjabar et oued
El-Abtal (w. Mascara). Cette zone se caractérise par une pluviométrie inférieure à 231 mm/an
et occupe une superficie de 47 095 hectares soit, 63% de la surface de la zone d’étude.
La salinité des sols rend indispensable les travaux de drainage.

0°43'
0°23'

260 270 280 290 300 310

35°36'
Sidi Mhamed Be

e E
n Aouda

s -S
aad
a 
r ag
Bar
Oued Essalem
3 940

S . Abdeldjebar
Sehailia
Oued El-Abtal
3 930

Tighennif
El-Hachem
Ain Ferrah

3 920

Sidi Kada
35°17'

Zalmata
3 910

Légende: Zone d'étude Agglomération Hautes plaines de Tighennif- Ghriss


Monts des Beni- chougrane Monts de Saida

Figure 13 : Les zones homogènes

• au milieu, la haute plaine de Tighennif-Ghriss, où se situent les communes


de Tighennif, Sidi Kada et El-Hachem. Ces communes s’étendent sur une surface de 22 243
hectares de la zone d’étude. Elle se caractérise par la richesse de son potentiel agricole.
- 23 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

Le climat est de type semi-aride, mais les précipitions sont plus élevées que pour la zone
des Béni-Chougrane (320,4 mm /an à la station d’El-Hachem).
• au Sud, sur le versant Nord des monts de Saida se situent les communes de Zalmata et
Ain Ferrah occupant une surface de 12 373 hectares soit 17% de la superficie de la zone
d’étude. Cette partie se caractérise par des précipitations abondantes (346,2 mm/an à la station
de Djilali Ben Amar).

1.4.2- Choix des communes dans la zone d’étude

Pour mieux cerner le facteur socio-économique vis-à-vis du phénomène d’érosion en


nappe dans la zone des marnes tertiaires, il est apparu nécessaire de prendre en considération
seulement les communes qui se trouvent à l’intérieur et à proximité de la zone d’étude.

1.4.3- Atouts et contraintes de développement de la zone d’étude

[Link]- Atouts du développement

• grandes potentialités de développement hydro-agricoles favorisées par la disponibilité


de ressources superficielles et par l'existence des plaines à fortes potentialités favorables
au développement des cultures irriguées.
• un fort taux de surface agricole totale (SAT) estimé à 60,1 % et pouvant être porté à
un niveau plus élevé si des actions de développement et d'équipement sont intégrées au profit
des zones de montagnes et de piémonts.
• existence des terroirs naturels spécifiques, à réhabiliter et à développer (olives,
agrumes, vignes de table et de cuve, maraîchage, oignons, pomme de terre, artichauts)
pouvant couvrir une partie non négligeable du marché national et du marché extérieur.
• disponibilité des sites favorables à l'implantation de petits barrages.
• un potentiel forestier important, pouvant être rentabilisé à travers une exploitation
rationnelle et disposant des perspectives de développement importantes.
• une position géographique stratégique, faisant de la zone d’étude un carrefour de
l'ensemble de l'Ouest algérien en direction de l'ensemble des régions du pays favorisée par
un maillage assez dense de différents réseaux routiers et ferroviaires (figure 14) reflétant
immédiatement l’importance de son action socio-économique.

- 24 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

0°24'

0°44'
250 260 270 280 290 300 310 320


3 950

da
s- Sa a
3 940
r age E
Ba r
S idi Mhamed Ben Aouda

35°30' Oued Essalem


3 930
Sehailia S . Abdeldjebar
Oued El-Abtal
Teghenni
3 920 El-Hachem
Ain Ferrah

Sidi Kada
35°20'
3 910
0 10 20
Zalmata
Kilomètres
3 900 Echelle: 1/50 000

Légende: Zone d'étude Agglomération Limites de commune


Routes principales Routes ferrées Routes secondaires Autres routes

Figure 14 : Réseau routier

[Link]- Contraintes de développement

La dynamique engagée se trouve confrontée à des contraintes majeures liées:

• au phénomène d’érosion chronique des sols particulièrement la chaîne montagneuse


des Béni-Chougrane ayant entraîné la dégradation avancée du couvert végétal et par
conséquent des potentialités pédologiques de la zone.
• au phénomène de sécheresse puisque la pluviométrie enregistrée sur les 37 dernières
années n’atteint qu’une moyenne de 283 mm/an.
• au phénomène de salinité (remonté des sels) qui s’aggrave dans les terres agricoles.
• à l’envasement accéléré des barrages générant une diminution de leurs capacités
de stockage.
• à la surexploitation des eaux souterraines aggravée par le phénomène de sécheresse.
Cette dernière a eu pour effet le rabattement de la nappe de 32 mètres sur les 15 dernières

- 25 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

années provoquant des restrictions sur la mobilisation des eaux destinées à l’agriculture
(Conservation des forêts de Mascara, 2008).
• à la saturation des périmètres urbanisables des principales agglomérations
compromettant les actions de développement futur.

1.4.4- Contexte social

[Link]- La population

Elle est estimée à 49 912 habitants selon l’Officie National des Statistiques (ONS) (2008)
répartie sur les douars et les communes de la zone d’étude.

Tableau 12: Répartition de la population (hab)

Population %

la commune

population
Densité de

(hab/km²)
Surface de
population
Total

(km²)
Commune rurale/

la
Urbaine Rurale
population
totale
El-Hachem 12 405 4 440 16 845 178,9 94,2 26,4
Oued El-Abtal 15 772 4 427 20 199 180,2 112,1 21,9
Sehailia 1 687 3 001 4 688 25,4 184,5 64,0
S. Abdeldjebar 0,0 4 007 4 007 73,8 54,3 100
S.M.B.A 0,0 2 580 2 580 136,6 18,9 100
Oued Essalem 0,0 1 593 1 593 84,6 18,8 100
Total 29 853 20 059 49 912 679,6 73,4 40,2
Source: ONS d’Oran (2008)

Du tableau ci-dessus, on peut tirer les constations suivantes:

• la zone d’étude a une densité moyenne de la population de 73,4 hab/km².


• la population des communes de Sidi Abdeldjebar, Sidi Mhamed Benaouda et oued
Essalem, est exclusivement rurale (100%).
• pour les communes, oued El-Abtal, El-Hachem et Sehailia, la population rurale
représente respectivement 21,9%, 26,4% et 64% de la population totale.

Sur le plan spatial, la zone d’étude présente une irrégularité dans la répartition de
la population.

Les douars de la commune de Sidi Mhamed Benaouda et oued Essalem situés au Nord et
à l’est de la zone d’étude ont une densité de 19 hab/km² environ. Leur activité agricole
principale est la culture maraichère.

Les communes de Sehailia, oued El-Abtal et El-Hachem dans les secteurs Sud et Ouest
de la zone d’étude ont une densité élevée: 184,5 hab/km², 112,1 hab/km² et 94,2 hab/km²
- 26 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

respectivement. Ces secteurs reposent sur un sol à forte activité agricole. La topographie et
le type du sol sont favorables aux cultures pérennes, maraichères et céréalières intensives.

[Link]- Les effectifs animaux

L'espace pastoral s'amenuise suite au surpâturage. La diminution accrue de la couverture


végétale laisse donc, des surfaces de sol importantes non protégées, et par la suite, plus
exposées aux effets érosifs de la pluie et du ruissellement.

L’élevage dans la zone d’étude concerne principalement les ovins, les bovins et
les caprins.

Tableau 13: Le Cheptel selon la campagne: 2007-2008

Effectif ovins/100

Effectif total/100
Terrains à usage

Caprins (têtes)

caprins/100 ha
agropastorale

bovins/100 ha
Bovins (têtes)
Ovins (têtes)

Total (têtes)

têtes/100 ha
Par secteur
Communes

%Caprins

%Bovins
%Ovins

Effectif

Effectif
ha

ha
El-Hachem 7 945 17 980 1 040 1 192 20 212 89,0 5,1 5,9 226 13 15 254
Oued El-Abtal 5 867 8 480 3 560 401 12 441 68,2 28,6 3,2 145 61 7 212

853
Sehailia 503 12 039 1 256 281 13 576 88,7 9,3 2,1 2 393 250 56 2 699
S. Abdeldjebar 6 086 12 426 2 228 322 14 976 83,0 14,9 2,2 204 37 5 246
S.M.B.A. 10 244 6 350 712 250 7 312 86,8 9,7 3,4 62 7 2 71

66
Oued Essalem 6 774 3 221 698 201 4 120 78,2 16,9 4,9 48 10 3 61

Total 37 419 60 496 9 494 2 647 72 637 83,3 13,1 3,6 162 25 7 194 459

Source: DSA de Mascara et DSA de Rélizane (2008)

Les ovins prédominent et représentent 83,3% de l’effectif global avec 60 496 têtes.
L’élevage caprins vient en seconde position 13,1% soit: 9 494 têtes. L’effectif des bovins
reste faible avec 2 647 têtes (3,6% de l’effectif global).

Dans la zone d’étude, il y a une spécialisation des zones agro-écologiques en matière


d’élevage. Si on projette ces effectifs en unité de surface des terres à usage agropastoral:
les terrains rocheux, les jachères, les matorrals, les steppes, les terres enclavées entre
les ravins et abandonnées par les agriculteurs constituant des zones de pâturage, on trouvera
dans 100 hectares:

• 162 têtes d’ovins.


• 25 têtes de caprins.
• 7 têtes de bovins.

- 27 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

Au total, 100 hectares supportent 194 têtes (ovines, caprines et bovines).

L’élevage reste cantonné dans le secteur Sud-Ouest et centre (Sehalia, El-Hchem,


Sidi Abdeldjebar et oued El-Abtal) et atteint une moyenne de 853 têtes/ 100 hectares,
tandis que, le secteur Nord-Est (Sidi Mhamed Benaouda et oued Essalem) a une faible
moyenne en effectif animal soit 66 têtes/ 100 hectares. Cette situation agropastorale s’étend
sur 9 mois, dès les premières gouttes de pluie et l’apparition d’un paysage automnal formé par
un tapis végétal à base d’adventices (Calendula arvensis et crucifères) (planche 9, annexe II),
jusqu’à la fin de la saison de la récolte céréalière fin de juillet. A partir du dernier mois,
les chaumes et les aliments d’appoint (paille et orge) sont les seules sources d’alimentation.
Les ravins, les oueds et les terrains marneux à fortes pentes sont utilisés pour le déplacement
du bétail. Le phénomène de dessèchement des particules de sol est actif. Les températures
estivales dépassent 38 °C et atteignent parfois un maximum journalier supérieur à 40 °C
pendant plusieurs jours successifs. Les piétinements des parois favorisent les éboulements
marneux (planches 10, annexe II ).

1.5- Conclusion

L’étude physique et socio-économique menée sur la zone des marnes tertiaires révèle
les observations suivantes:

• la pluviométrie moyenne interannuelle est estimée à 283 mm/an et présente


une irrégularité dans le temps et dans l’espace. En effet, sur les 37 ans d’observation 13 ans
sont humides et 24 ans sont secs.
• le coefficient d’abattement Ki montre que le secteur situé à l’Est est plus arrosé que
celui situé à l’Ouest de la zone.
• l’indice de Desfontaines calculé sur 16 ans montre que le mois d’avril présente
une plus forte érosivité des pluies.
• la zone des marnes tertiaires appartient à un étage bioclimatique de végétation
semi-aride avec un hiver doux.
• la valeur de l’indice xérothermique obtenue (I= 0,35) correspond au développement
de certaines espèces méditerranéennes rencontrées dans cette zone.
• une intensification de la céréaliculture sur des sommets à sols profonds et sur
des versants à faible pente laisse le sol protégé pendant une période printanière contre
l’érosion en nappe.

- 28 -
Chapitre I Cadre physique et socio-économique du milieu

• une réduction de la surface occupée par des cultures pérennes, cultures maraichères et
forêts, ainsi qu’une proportion importante des terres nues sont exposées à l’érosion hydrique
en particulier l’érosion en nappe.
• l’insécurité et la sévérité du climat aboutissent à un exode rural flagrant, et par
conséquent, une négligence des parcours de pâturage qui, par la suite, sont livrés
au surpâturage illicite par El-Azaba.

- 29 -
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

Chapitre II : Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

2.1- Introduction

L'érosion des sols par l'eau est un phénomène complexe qui résulte de divers processus
(détachement, transport et dépôt) causé par l'action en général combinée de la pluie et
du ruissellement et dont l'expression varie en fonction de la résistance du milieu (le sol,
la topographie, le couvert végétal et les techniques culturales).

2.2- L’érosion hydrique: Origine et mécanismes

2.2.1- Le détachement

[Link]- L’humectation par l’effet de l’impact des gouttes de pluies

Les quatre processus qui peuvent être identifiés comme responsables de la désagrégation
sont:

a- L'éclatement

Il se produit lorsque des agrégats secs sont immergés dans l'eau ou rapidement
réhumectés (Emerson, 1967). Les sols argileux sont moins sujets à l'éclatement
(Le Bissonnais, 1990).

Ce mécanisme produit des particules de taille < 500 µm. Un éclatement partiel peut
intervenir lorsque les agrégats sont partiellement saturés ou que la vitesse d'humectation est
lente. Dans ce cas, les particules produites sont plus grossières (Cerdan, 2001).

b- Le gonflement différentiel

Les phénomènes de gonflement-retrait qui interviennent lors des cycles d'humectation-


dessiccation des sols argileux entraînent une microfissuration des agrégats
(Le Bissonnais, 1990) et contribuent donc, à réduire leur diamètre moyen.

c- La dispersion physico-chimique

Cette dispersion est surtout liée à la présence de Na, alors que Ca, Mg et Fe favorisent
plutôt la stabilité (Armand, 2009). La dispersion est le mécanisme de désagrégation le plus
efficace, car il concerne les particules élémentaires et l’effet catalyseur sur les autres
mécanismes (Bresson et Boiffin, 1990).

Le critère le plus important pour apprécier la résistance des sols à l'érosion est la stabilité
structurale. Cette résistance reflète leur comportement à l'humectation lorsqu'ils sont soumis
à l'impact des gouttes de pluie. La stabilité structurale est influencée par de nombreuses

30
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

caractéristiques des sols, dont les plus souvent évoqués sont la texture, la teneur en matière
organique, la minéralogie des argiles, les cations et les oxydes de Fe, Al et le CaCO3 (Bronick
et Lal, 2005).

Parmi ces caractéristiques, trois ont un rôle prédominant. La première est le taux Na, on
considère qu'à partir de 10 % de la CEC, les sols sont très sensibles à la dispersion, mais
celle-ci peut intervenir dès 2 % (Kazman et al., 1983). Le second est la teneur en oxydes et
hydroxydes de Fe et Al. Ces derniers peuvent agir comme floculants, en établissant des ponts
entre argiles et polymères ou comme ciments après avoir précipité sous forme de gel sur les
surfaces des argiles (Cerdan, 2001). La cohésion qui en résulte augmente la résistance à
l'éclatement et à la désagrégation mécanique. Leurs effets dépendent du pH des sols, mais ils
peuvent induire dans certains cas des agrégats très résistants (Amezketa et al., 1996). Dans
le cas général, c'est le plus souvent la matière organique qui est le paramètre déterminant
la stabilité structurale (Hofstetter, 2008).

L'état hydrique et le mode d'assemblage des agrégats ont aussi une influence
déterminante sur les processus de désagrégation. Attou et al. (1998) ont montré les rôles
respectifs de la teneur en argile et du mode d’assemblage argile-limon sur la stabilité
structurale d’agrégats.

d- La désagrégation mécanique sous l'impact des gouttes de pluie

L'énergie cinétique des gouttes n'est plus absorbée mais transformée en une force de
cisaillement qui provoque le détachement et l’effet splash (Al-Durrah et Bradford, 1982).
Les particules détachées par les gouttes sont généralement < 100 µm (Farres, 1987).

Planche 1: Rejaillissement du sol et de l’eau suite à l’impact


d’une goutte d’eau «effet de splash» (Le Bissonnais et al., 2002)

31
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

[Link]- Le ruissellement

L'érosion des sols se développe lorsque les eaux de pluie, ne peuvent plus s'infiltrer dans
le sol, ruissellent sur la parcelle en emportant les particules de terre. Ce refus du sol d'absorber
les eaux en excédent apparaît, soit lorsque l'intensité des pluies est supérieure à l'infiltrabilité
de la surface du sol (ruissellement "Hortonien"), soit lorsque la pluie arrive sur une surface
partiellement ou totalement saturée par une nappe (ruissellement par "saturation").

Ces deux types de ruissellement apparaissent généralement dans des milieux très
différents, bien que l'on observe parfois une combinaison des deux.

Une fois le ruissellement déclenché sur la parcelle, l'érosion peut prendre différentes
formes qui se combinent dans le temps et dans l'espace pouvant donner naissance à
une érosion diffuse et /ou une érosion linéaire.

2.2.2- Le transport des particules et la formation des croûtes de battance

A la désagrégation et au déplacement par splash s'ajoutent des processus de


réorganisation structurale par illuviation, par effondrement, par compactage sous l'impact
des gouttes et de la succion exercée par la couche de subsurface et par sédimentation dans
les microdépressions. Ces processus conduisent à la fermeture de la surface du sol et à
la réduction de son infiltrabilité en formant une croûte de battance. La conséquence majeure
est la réduction de la capacité d’infiltration à la surface du sol. Les fragments et les particules
de dimension < 100 µm réduisent la taille des pores présents à la surface du sol (Loch, 1994).

La question de l'infiltration dans les sols sensibles à la battance a été abordée presque
uniquement dans le cas de surfaces planes et homogènes latéralement (Aboujaoudé et al.,
1991). Cependant, sur le terrain, on observe une variabilité importante en épaisseur et en
conductivité hydraulique des croûtes à une échelle de quelques centimètres. Les croûtes
sédimentaires se trouvent dans les dépressions et les croûtes structurales sur les reliefs. Cette
variabilité spatiale influence le taux d'infiltration quand l’épaisseur de la lame d'eau à
la surface augmente et qu’elle submerge des croûtes à conductivité hydraulique plus
importante (Fox et al., 1998). Le rôle des croûtes sédimentaires est donc accru pour
les écoulements de faibles profondeurs.

2.2.3- La sédimentation (dépôt)

Roose (1991) a noté que, les particules arrachées du sol se déposent entre le lieu d'origine
et l’aval en fonction de:

• leur dimension.
32
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

• leur densité.
• la capacité de transport du ruissellement ou du cours d’eau.

Elles se déposent dans l'ordre suivant:

• sable.
• sable fin.
• limon.

Les argiles et l'humus colloïdaux sont généralement transportés jusqu'à l'embouchure


du cours d'eau où il se dépose soit après évaporation de l'eau, soit après floculation
(planche 11, annexe II).

Dans une étude de conservation des sols en zones méditerranéennes, Roose, (1991)
a montré que, les sédiments qui envasent les barrages ne proviennent que pour une faible part
des versants, l’analyse géomorphologique des formes d’érosion permet de prévoir les risques
d’érosion des terrains:

• érosion en nappe = 1 t/ha/an.


• érosion en rigole = 10 t/ha/an.
• érosion en ravine = 100 t/ha/an.
• glissement de terrain = 1 000 t/ha/an.
• sapement des berges = 10 000 t/ha/an.
2.3- L’érosion en nappe «Sheet erosion»

L’érosion en nappe est le stade initial de la dégradation des sols par érosion. Elle entraîne
la dégradation du sol sur l'ensemble de sa surface, autrement dit c’est une forme d’érosion
diffuse. De ce fait, elle est peu visible d'une année à l'autre.

Planche 2: L’érosion en nappe se manifeste en plein paysage


(Le Bissonnais et al., 2002)
33
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

Le signe le plus connu de l'érosion en nappe est donc la présence de plages de couleur
claire aux endroits les plus décapés. La remontée des cailloux en surface par les outils
de travail du sol est un autre symptôme de l’érosion en nappe.

2.3.1- Méthode de quantification et de prévision des taux d’érosion hydrique

La formule empirique de calcul des taux d’érosion, la plus largement admise et utilisée
aux Etats Unis dernièrement un peu partout dans le monde est celle de Wischmeier et Smith
(1965) qui a été éditée une seconde fois en 1978 (Laflen et Moldenhauer, 2003). Ce modèle
est plus connu par les initiales de son appellation en anglais USLE
(Universal Soil Loss Equation).

[Link]- Développements qui ont mené à l'USLE

Meyer (1984) a résumé l’évolution de l'USLE en distinguant plusieurs périodes.


La première période (1890-1940) est caractérisée par la compréhension et la description,
de manière qualitative, de la plupart des facteurs qui affectent l’érosion. On retrouve les
études sur la pluie de Laws (1940) et les analyses de l’impact des gouttes de pluie rapportées
par Ellison (1944, 1947). Pendant la période 1940-1954, le travail dans la « Corn Belt »
des Etats-Unis a abouti à une procédure d’estimation des pertes en terre qui incorporait
l’influence de la longueur et de l’intensité de la pente (Zingg, 1940), des pratiques de
conservation (Smith et Whitt, 1947) et des pratiques culturales (Browning et al., 1947).
A partir de 1954, l’USLE a été développée par le département américain de l’agriculture
(USDA).

Des études sur des petites parcelles sous pluies naturelles et simulées ont formé la base de
données de l’USLE. Jusqu’au 1978, des résultats expérimentaux ont fourni des données
supplémentaires pour, finalement, donner la forme définitive de l’USLE (Wischmeïer et
Smith, 1978).

[Link]- Le principe du modèle

L'équation de perte en sol s’exprime par la formule suivante:

A = R. K. LS. C. P

Où : A : est le taux annuel de perte en sol en t/ha.


R : est le facteur de l’érosivité des pluies, il est exprimé en [Link] /ha.H.
K : est l’érodibilité des sols, il est exprimé en t. H/[Link].
LS : est un facteur sans dimension qui représente l’inclinaison (S en %) et
la longueur de pente (L en m).
34
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

C et P: sont des facteurs sans dimension qui représentent respectivement l’effet de la


couverture végétale et le rapport qui tient compte des techniques culturales antiérosives.

A l’origine, l'USLE était présentée en unité anglaise. La parcelle unitaire (c’est à dire où
les facteurs LS, C et P sont égaux à 1) est définie comme un sol travaillé dans le sens de
la plus grande pente avec une pente uniforme de 9 %. L’équation a été dérivée d’une très
large base de données sur des parcelles de 22,13 m de long pour la plupart. Les observations
majoritairement produites sous pluie naturelle couvrent une large gamme de situation (type de
sol, pratique culturale et climat) représentative de l’est des Etats-Unis.

Les études plus récentes sur les processus de l’érosion ont notamment mis en avant
la variabilité spatiale et temporelle des paramètres d’érodibilité. Pour pouvoir prendre en
compte cette variabilité, les recherches en modélisation se sont tournées vers une approche
plus déterministe basée sur la description des processus physiques au travers de modèles
mathématiques.

[Link]- Utilisation de l’USLE et ses objectifs dans le monde

L’équation universelle de perte en terre a été utilisée avec plus ou moins de succès surtout
avec le développement de Systèmes d’Information Géographique (SIG) et les possibilités de
la cartographie et du calcul rapide qu’ils offrent.

Certains auteurs ont utilisé l’équation simplement pour quantifier l’érosion et d’autres ont
adapté l’USLE pour résoudre des problématiques plus précises (Stauffacher, 1994 in Sadiki,
2005) en Suisse par exemple, pour la problématique de l’exportation du phosphore.

[Link]- Limites et intérêts de l’USLE

a- Limites

La plus importante critique émise à l’encontre à l’USLE a trait au type d’érosion qu’elle
quantifie. Tous les auteurs disent qu’elle n’est pas applicable pour estimer les durées de vie
des retenues de barrage car elle sous-estime les taux d’érosion: elle ne s’applique qu’à
l’érosion par ruissellement en nappe et ne prend pas en compte l’érosion par l’écoulement
concentré qui peut être particulièrement intense. Elle peut aussi surestimer l’érosion car elle
ne tient pas compte des redistributions de particules (dépôt temporaire de versant ou
fluviatiles qui peuvent être considérables et durer plusieurs milliers d’années)
(Sogon, 1999 in Sadiki, 2005).

Pour Auzet et al., 1995, le rôle de la pente ne peut être ramené à un critère simplificateur
de l’inclinaison et de la longueur de pente car l’écoulement peut emprunter les moindres
35
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

micro-dépressions et sa vitesse et son énergie de détachement des particules serait variable


dans l’espace.

Roose (1994) critique l’utilisation abusive de l’USLE dans des conditions autres que
celles où elle a été élaborée. L’USLE a été élaborée dans des paysages de pénéplaines sur
des pentes de moins de 20% où c’est surtout l’énergie cinétique des gouttes de pluies qui fait
détacher les particules alors qu’en montagne sur des pentes supérieures à 40 %
le ruissellement est une source d’énergie plus grande que la pluie.

b- Intérêts

L'équation de Wischmeier est très utilisée, à cause de sa relative simplicité et sa fiabilité


(Desmet et Govers, 1996). Pour diminuer l'érosion A, une action peut être menée pour
réduire:

• l'indice d'érodibilité K, en améliorant la structure et la perméabilité.


• le facteur C, en faisant en sorte que le sol soit couvert pendant les périodes de fortes
pluies.
• le facteur P, en préconisant des cultures en courbes de niveau, ou en bandes alternées.

C'est seulement lorsqu'on aura épuisé ces trois possibilités de lutte qu'il sera nécessaire
d'agir sur les facteurs de pente, par des travaux antiérosifs appropriés.

2.3.2- Les facteurs de l’équation universelle de pertes en sol

[Link]- L’agressivité climatique: Facteur R

Wischmeier et Smith (1978) ont montré par le traitement statistique des résultats que
l’érosion en nappe ou en rigoles est proportionnelle à l’agressivité des pluies. La valeur du
facteur R est proportionnelle à deux caractéristiques de la pluie:

• l’énergie cinétique responsable du détachement des particules du sol sous le choc


des gouttes de pluie Ec.
• l’intensité maximale des pluies en 30 minutes qui exprime l’effet du ruissellement I30.
Le facteur R s’exprime par la relation:

R = Ec I30 / 100

En Algérie, le calcul du facteur R par la méthode directe de Wischmeier et Smith ne peut


s’appliquer que dans certaines régions qui sont équipées par un pluviographe qui enregistre
instantanément les pluies. L’application de cette méthode a été faite pour la première fois dans

36
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

le constantinois par Sarab (1978) cité par Touaibia (2000), puis dans la station de l’INRF à
Ouzera dans le Tell Blidéen (Arabi et Roose, 1989).

Dans le bassin versant de l’oued Mina, Kouri (1993) a calculé les différents indices
d’érosivité des pluies; l’indice de Fournier (1960) et l’indice d’Arnoldus (1980), afin de
comparer l’érosivité des pluies entre les différentes stations pluviométriques dans l’ensemble
de la zone marneuse d’une part, et de déterminer les mois qui ont un risque d’érosion en
utilisant l’indice de Desfontaines modifié (1968) d’autre part. Touaibia et al. (2001) ont
appliqué cette méthode mais sur une très courte période (2 ans).

Dans le bassin versant de la Tafna à Tlemcen, cette méthode a été préconisée par Mazour
et Roose (2002) sur des parcelles expérimentales.

La majorité des stations n’enregistrent que la moyenne mensuelle, annuelle ou bien


journalière dans quelque stations, mais il y’a toujours des lacunes.

A l’échelle de l’Afrique occidentale et centrale, les travaux de Roose (1975 à 1981 in


Zekri, 2003) compilation et analyse de 20 à 50 années de mesures ont abouti à la proposition
des relations empiriques simples, liant l'indice Ram (agressivité annuelle moyenne) à
la hauteur de pluie annuelle moyenne (Ham) mesurée sur la même période (5 à 10 ans
sont nécessaires au minimum).

Les relations suivantes sont adoptées:

Ram = 0,[Link] +/- 0,05

En fonction des régions étudiées, on distingue:

Ram = 0,[Link] +/- 0,05, en région montagneuse.


Ram = 0,[Link] +/- 0,05, sur la frange côtière.
Ram = 0,[Link] +/- 0,05, pour les autres zones.

A l’instar de ces formules empiriques et pour calculer le facteur R dans le bassin versant
de la Tafna au Nord-Ouest de l’Algérie (Tlemcen), Zekri (2003) a établi les relations en
fonction de l’altitude:

Rann = 0,15 Pann +/- 0,05 en zone montagneuse (> 600m).


Rann = 0,08 Pann +/- 0,05 sur la frange côtière (0 à 400m).
Rann = 0,10 Pann +/- 0,05 pour les autres zones (400 à 600m).

37
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

Dans les Philippines ce facteur a été aussi estimé à partir du cumul annuel des
précipitations par une formule empirique, en utilisant les données de 41 stations
météorologiques où:

R = -10.551 + 10.259 X + 0.214 X2

Où: X: cumul annuel des pluies en centimètres (D’Ortoli et Maurer, 2000 in Zekri, 2003).

Au Maroc, certains auteurs ont développé des formules alternatives qui se basent sur
les données disponibles pour déterminer l’agressivité climatique. Fournier (1960) in Heusch
(1970) a constaté qu’il existe une relation de type parabolique entre l’érosion spécifique
globale et le facteur de l’agressivité climatique qu’il appelle C. Ce facteur est défini par la
formule suivante:

C= P²i /P

Où: P²i : précipitations moyennes du mois le plus humide.


P : précipitations annuelles.

Kalman (1967) a travaillé sur le bassin de Sebou et a observé une corrélation linéaire
entre le logarithme du produit P.p²24 , et a mis au point la formule suivante:

R= [Link] (P.p²24.10-6) + 89,7

Où: R : valeur moyenne de l’agressivité climatique en pied-tonne/[Link]/1000heures.


P : moyenne des précipitations annuelles (mm/an).
p24 : moyennes des pluies maximales en 24 heures dans la période considérée
(mm/jour).

Pour avoir R en Newton /heure, on multiplie par 0,6706.

Rango et Arnoldus, en 1987 ont modifié la formule d’Arnoldus (1980) qui est devenue:

LogR= 1,[Link] )+1,29

R : agressivité climatique en [Link]/ha.H. Pi: précipitations moyennes mensuelles (mm)


et P: précipitations annuelles (mm).

La majorité des auteurs qui ont utilisé le modèle de Wischmeier et Smith pour
la quantification de l’érosion dans des zones semi-arides au Maroc ont adopté, pour le calcul
du facteur de l’agressivité climatique, R, l’équation de Rango et Arnoldus (1987). Citons
entre autres Benmoussa et al. (1993); Daghmoumi (1994); Diallo (2000); Al-Karkouri (2003);
Sadiki (2005) et Sadiki et al. (2009).
38
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

[Link]- L’érodibilité du sol: Facteur K

Le terme «érodibilité des sols» est différent du terme «érosion du sol». L’érosion du sol
dans l’équation de Wischmeier est influencée par différents facteurs externes alors que
l’érodibilité correspond au taux d’érosion due seulement aux propriétés inhérentes au sol
lui-même (Sadiki, 2005). Certains sols s’érodent plus facilement que d’autres même si
les autres facteurs de l’érosion sont constants (Wischmeier et Smith, 1978).

Le facteur qui témoigne de la cohésion et de la résistance des sols vis-à-vis de


la mobilisation des particules du sol et leur dispersion provoquée par l’impact des gouttes de
pluie et par le ruissellement, on l’appelle K. Il reflète la vulnérabilité et la susceptibilité
d’un sol à l’érosion. Il est le taux d’érosion déterminé expérimentalement sous des conditions
standards sous lesquelles des milliers de mesures des taux d’érosion ont été effectués
aux Etats Unis et qui ont permis à Wischmeier et Smith de développer leur modèle.
Les auteurs qui l’ont déterminé initialement aux Etats Unis ont fait en sorte que tous
les facteurs qui contrôlent l’érosion soient égaux à 1 (LS, C et P) sauf l’agressivité climatique R.

Quand ces conditions sont réunies, l’expression de K devient:

K = A/R

K est calculé à partir de la charge solide des eaux de ruissellement recueilli à l’exutoire A
et du facteur d’agressivité climatique R.

Pour Wischmeier et Smith (1978), les paramètres qui agissent sur l’érodibilité des sols
sont:

• le pourcentage des limons + sables fins (2µm à 100 µm).


• le pourcentage d’argile (0 à 2µ).
• le pourcentage de la matière organique.
• la structure du sol.
• la perméabilité du sol.

La relation existante entre ces différents paramètres est:

100K = 2,1M1.14 .10−4 . (12 − a) + 3,25 (b − 2) + 2,5(c − 3)

Où: M = (% sable fin + limon) (100 - % argile).


a = % matière organique.
b = code de la perméabilité.
c = code de la structure.

39
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

Les valeurs de la perméabilité (b) et de la structure (c) sont exprimées en chiffres entiers
naturels correspondants à des codes (tableaux 14 et 15).

Wischmeier et al. (1971) ont établi un nomographe qui facilite l’évaluation


du facteur K (figure 4, annexe I).

En Tunisie, Dumas (1964) a trouvé une corrélation significative du facteur K avec


les proportions de graviers et cailloux à la surface du sol. Il a envisagé un ajustement linéaire
du facteur K trouvé pour tenir compte de l’influence des pourcentages des éléments supérieurs
de 2 mm.

La présence des fragments de roches > 2 mm entraînent une surestimation du taux


d’érosion (Merzouk, 1990 in Sadiki et al, 2009). Il explique ce fait par le rôle de mulch
(litière) que jouent ces fragments en interceptant les gouttes de pluie et inhibant l’effet
« splash » et en s’opposant au ruissellement et diminuant son énergie.

En 1998 des chercheurs de l’USDA ont mis au point une formule qui corrige le facteur K
en tenant compte des proportions des éléments grossiers à la surface du sol, cette formule est:

K ajusté = K (0,983 – 0,0189 X + 0,0000973 X2)

Où: X = pourcentage des éléments grossiers > 2 mm.

Selon la classification française, la sensibilité des sols à l’érosion hydrique est liée
à l’érodibilité des sols (Dumas, 1964):

< K≤0,05 sol très peu érodible.


0,05< K≤0,10 sol faiblement érodible.
0,10< K≤0,20 sol moyennement érodible.
0,20< K≤0,40 sol fortement érodible.
0,40< K≤0,60 sol très fortement érodible.

[Link]- La topographie: Facteur LS

Le facteur topographique, dans la formule empirique de Wischmeier et al. (1971),


implique les effets combinés du degré de la pente (S), de sa longueur (L) et de la forme
des versants sur le taux d’érosion.

a- Degré de la pente: L’indice S

La pente influence l’érosion de deux manières: d’abord au moment de la percussion


des gouttes de pluie sur le sol; les particules éjectées retombent sur le sol après un bond plus

40
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

long vers l’aval de la pente que vers l’amont (Roose, 1994), ensuite par l’énergie qu’elle
communique aux eaux de ruissellement. Cette énergie est utilisée pour l’arrachement et
le transport des particules du sol (Heusch, 1970).

Dans les expérimentations de Wischmeier, le taux de perte en terre augmente avec


le degré de la pente. Le facteur S de Wischemeier est évalué par l'équation la plus utilisée
après leur transformation en unité métrique:

S= 0,065+ 0,045θ+ 0,0065θ²

Où: θ: angle de pente en %.

b- Longueur de la pente: L’indice L

La longueur de la pente peut être définie comme la distance du point d’origine du


ruissellement jusqu’au point où la diminution du degré de la pente marque le début de
la sédimentation. Elle est mesurée selon la projection horizontale et non d’une façon parallèle
à la surface du sol (Wischmeier et Smith, 1978). Selon les expériences de Wischmeier, le taux
d’érosion augmente avec la longueur de pente. L’accumulation et l’accélération
du ruissellement sur les plus longues pentes augmentent sa capacité au détachement et
au transport des particules. Les données des parcelles expérimentales utilisées pour déduire
l’effet des longueurs de pente ont montré que le taux d’érosion pour une longueur de pente
λvarie selon la formule:

L= (λ/22,13)m

Où: λ : longueur de pente en mètre.


m = 0,5 si la pente > 5%.
m = 0,4 si la pente est de 3,5 à 4,5 %.
m = 03 si la pente est de 1 à 3%.
m = 0,2 si la pente est < 1%.

Grâce à plusieurs expérimentations sur des parcelles de pentes variant de 3 à 18 % et


de longueur de 9,15 à 91,5 m, Wischmeier et Smith ont établi comme facteur topographique
le produit du facteur pente (S) pour une inclinaison de pente θ et du facteur longueur de pente
(L) pour une longueur λ. La formule est la suivante:

LS= (λ/22,13)m.(0,065+ 0,045θ+ 0,0065θ²)

Pour la simplification de la détermination du facteur LS, Wischmeier et al. (1971) ont


construit des tableaux et des abaques (tableaux 6 et 7 et figure 5, annexe II), qui permettent de

41
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

lire la valeur du facteur LS lorsqu’on connaît l’angle de la pente et la longueur de pente, mais
pour des inclinaisons et des longueurs de pentes spécifiques.

[Link]- Le couvert végétal: Facteur C

La végétation joue un rôle important dans la protection des sols contre l’érosion hydrique.
Son action comme frein à l’érosion s’observe à différents niveaux:

• les feuilles et les branches interceptent les gouttes de pluie et atténuent leur énergie
cinétique. Ce qui a pour effet de diminuer l’effet «splash» et d’annuler ou de retarder
la formation de la croûte de battance.
• les racines, en fixant le sol, s’opposent au détachement des particules et à leur
entraînement par les eaux du ruissellement et augmentent la porosité du sol en favorisant
l’infiltration au détriment du ruissellement.
• la végétation agit aussi en fournissant la matière organique au sol. Cette matière
organique évolue en humus qui favorise la structuration et la cohésion des particules et
diminue l’érodibilité du sol.

Le facteur C reflète l’effet de la couverture végétale. C’est un rapport entre l’érosion sur
sol nu et sur sol couvert par différents types de végétation. Il varie entre 1 sur sol nu et
1/1 000 sous une forêt touffue de feuillus. L’importance de ce facteur est grande puisque si on
considère les autres facteurs comme constants, l’érosion est 1000 fois supérieure sur
un terrain nu par rapport à un terrain bien protégé (Sadiki, 2005).

[Link]- Les pratiques antiérosives: Facteur P

Les pratiques antiérosives sur des surfaces de sols cultivés sont les cultures en courbes de
niveau, en bandes alternées ou en terrasses, les reboisements en banquettes, le buttage et
le billonnage en courbes de niveau. Ces pratiques sont les plus efficaces dans la conservation
des sols (Roose, 1977).

Le facteur P chiffre ces pratiques par des valeurs qui vont de 1 pour les sols où il n’y a
aucune pratique antiérosive et de 1/10 pour un sol en pente faible où l’on pratique
un billonnage cloisonné.

Le labour en courbes de niveau oriente la rugosité du sol perpendiculairement à la pente


de telle sorte à ralentir le ruissellement. Le facteur P diminue jusqu'à 0.5 pour des pentes de 1
à 8%. Il augmente progressivement et tend vers 1 pour des pentes supérieures à 25%.
Le billonnage en courbes de niveau est deux fois plus efficace que le labour en courbes
de niveau (Sadiki, 2005).
42
Chapitre II Aperçu bibliographique sur l’érosion hydrique

Les cultures en bandes alternées isolées par des bandes d’arrêt enherbées peuvent réduire
le ruissellement par l’infiltration plus importante des sols de bandes non cultivés. Cependant
cette pratique est valable sous un climat tempéré ou la végétation herbacée des bandes non
cultivées est dense et entrave le ruissellement.

2.4- Conclusion

Les travaux effectués par Touaibia et al. (2001); Mazour et Roose (2002);
Morsli et al. (2007) et Kouri (2010) dans l’Ouest de l’Algérie, ont donné des résultats
de pertes de terres à l’échelle des parcelles expérimentales non extrapolables à grande échelle.

De ce fait, la deuxième partie de notre travail consiste à spatialiser le modèle USLE sur
notre zone d’étude. Les pertes en sol seront calculées par un traitement au moyen de System
d’Information Géographique de différents facteurs du modèle précité.

43
Chapitre III Méthode adoptée

Chapitre III- Méthode adoptée

3.1- Introduction

L’application du modèle universel des pertes en sol dans la zone d’étude nécessite
le calcul des différents facteurs de l’équation universelle sur toute la superficie en
les représentant sous forme de cartes thématiques (l’agressivité climatique R, l’érodibilité
des sols K, l’inclinaison et la longueur de pente LS, le couvert végétal C et les pratiques
antiérosives P). L’intégration de ces cartes dans le Système d’Information Géographique SIG
permet de les superposer et d’évaluer le taux d’érosion en appliquant la formule
de Wischmeier et Smith (1978).

3.2- Matériel et Méthodes

Compte tenu du but poursuivi visant à cartographier le risque d’érosion dans la zone
marneuse du bassin versant de l’oued Mina, on devra rassembler toutes les données dont
on a besoin (pluviométrie, cartes topographiques et géologiques, fichier MNT de la zone
d’étude, images satellitaires complétées par des visites de terrain, analyses descriptives et
physico-chimiques du sol au laboratoire).

3.2.1- Matériel

[Link]- Données pluviométriques

Les moyennes pluviométriques mensuelles et interannuelles (en mm) utilisées concernent


onze stations pluviométriques réparties à l’intérieur et à proximité de la zone d’étude.
La formule de Rango et Arnoldus (1987) a été adoptée pour calculer R sur une période
d’observation de 37 ans (1969/70 – 2005/2006).

[Link]- Cartes utilisées

Les cartes utilisées ont été élaborées par des auteurs qui ont travaillé sur le bassin versant
de l’oued Mina (Kouri, 1993 et Gomer, 1994) ainsi que, celles de TECSULT (2006).
Ces cartes sont obtenues par des coupures au 1/50 000
ème
des cartes d’Etat major d’Oued
El-Abtal, Djilali Ben Amar et Rahouia (Kouri, 1993) couvrant toute la zone marneuse
du bassin versant de l’oued Mina.

[Link]- Fichier MNT

Le Modèle Numérique de Terrain, dont on dispose est un produit de la mission Aster


GDEM Worldwide Elevation Data. Il a été téléchargé à partir du site
web: [Link]

44
Chapitre III Méthode adoptée

Le MNT qui couvre notre zone d’étude présente les caractéristiques géographiques
suivantes:

• données en Path/Row (p192/r044).


• résolution: 30 mètres.
• projection: UTM zone 31, hémisphère nord.
• ellipsoid: WGS84 (horizontalement) WGS84 EGM96 geoid (verticalement).
• unité d'élévations: mètre.
• format du fichier: Geotiff (*.tif).
La figure ci-après montre un extrait du MNT30 utilisé.
0°24’ 0°44’
2 2


35°35’ 2 2 +

0 5 10
35°20’ 2 2 +
Kilomètres
Echelle: 1/25 000

Figure 15 : Modèle numérique du terrain (MNT30m) de la zone d’étude

[Link]- Images satellitaires (mai, 2007)

La télédétection offre une méthode sûre et efficace dans la collecte de l’information.


Elle peut fournir l'information sur la végétation, l’infrastructure, l'eau, le sol nu ou couvert
ainsi que, l'identification des types de sol. A cet effet, l’acquisition des données
de l’occupation du sol se fait par l’exploitation de l’image satellitaire LANDSAT ETM+.
Elle est téléchargée à partir du site web: [Link]

45
Chapitre III Méthode adoptée

[Link]- Supports de travail

L’acquisition des données se fera par numérisation des cartes disponibles relatives à notre
étude (Projection: UTM Zone 31, Northern Hemisphere (WGS 84)). Ces dernières nécessitent
un traitement pour la réalisation des différentes couches d’information en les rendant
exploitables en format numérique.

a- MapInfo Professionnel 10.0 : C’est un outil du Système d’Information Géographique qui


sert à créer, traiter et à cartographier l’information géographique. Il compile, assemble et
croise des données thématiques professionnelles avec des données génériques vecteurs ou
raster (Barbier, 2002). Après avoir scannerisé les cartes d’Etat major précitées sur support
papier, on est passé à l’étape de géoréférencement de ces fichiers à l’aide du logiciel MapInfo
Professionnel 10.0. La technique permet de définir le système de projection et les points
de calage afin de positionner chaque point dans le fichier raster. La rastérisation permet
d’élaborer différents thèmes pour donner une caractérisation claire des milieux de
la zone étudiée.

Les thèmes obtenus sous le logiciel MapInfo Professionnel 10.0 sont:

carte stratigraphique.
carte lithologique.
carte des prélèvements des échantillons
carte des stations pluviométriques.
carte de l’occupation du sol.
carte des pratiques antiérosives.

b- Vertical Mapper 3.0: C’est un logiciel complémentaire important de MapInfo.


Les principaux apports de Vertical Mapper concernent la mise à disposition de nouvelles
techniques d’analyse des informations localisées qui varient de manière continue dans
l’espace; la capacité de comparaison et d’analyse sur de multiples couches de données; et
des visualisations originales. Outre, les types de données connues sous MapInfo que sont les
points, les polylignes et les polygones, Vertical Mapper introduit un nouveau type le Grid-file
mieux adapté pour représenter des données qui varient de manière continue dans l’espace
comme l’ensoleillement, la pollution, la température ou l’altitude (Barbier, 2002).

Les thèmes obtenus sous le Vertical Mapper sont:

la carte de l’agressivité climatique.


la carte des pentes, carte des longueurs de pentes et la carte topographique.

46
Chapitre III Méthode adoptée

la carte des pertes en sol.

c- River Tools 2.4: C’est un logiciel de traitement et d’analyse de Modèles Numériques de


Terrains (MNT). Son interface flexible et facile à utiliser permet l’importation rapide
des différents types de MNT et des données relatives aux réseaux hydrographiques. De plus,
il inclut également le puissant langage de développement IDL (interactif Data Language) qui
permet d’étendre ses fonctionnalités ou de créer ses propres routines. RiverTools import
les MNT et nous conduit à l’extraction des réseaux hydrographique et des limites de bassins
versants ainsi, d’effectuer différents types de mesures. Son menu général, construit
de manière logique, nous guide aux différentes étapes de traitements des MNT.

3.2.2- Méthodes

Notre démarche repose sur l'utilisation des données de la télédétection pour


une connaissance spatialisée des facteurs de différenciation de l'érosion et sur l’usage du SIG
pour des opérations d’analyse et de modélisation des processus d’érosion.

[Link]- L’agressivité climatique: Facteur R

La formule de Rango et Arnoldus (1987) a été utilisée pour calculer le facteur R et ceci
pour plusieurs raisons:

• la méthode de Rango et Arnoldus (1987) est basée sur des données pluviométriques
simples et faciles à collecter (les moyennes mensuelles et les cumuls interannuels).
• elle est utilisée largement pour cartographier des zones sensibles à l’érosion hydrique
dans la rive sud de la Méditerranée (voir chapitre II, facteur de l’agressivité climatique: R).
• elle donne des résultats encourageants dans les régions de Rif oriental et central
du Maroc (Sadiki, 2005 et Sadiki et al., 2009). Ces régions montagneuses semblent avoir
les mêmes caractéristiques pédologiques, climatiques et socio-économiques que notre zone
d’étude.

Pour extrapoler les valeurs du facteur R à l’ensemble du bassin versant, des lignes
de même agressivité climatique (isoerodent) ont été tracées selon le principe des isohyètes
de Thiessen entre les stations pluviométriques.

Les valeurs du facteur R dans la zone d’étude sont à utiliser avec prudence car leur
répartition est liée à la distribution des précipitations mensuelles selon le principe de Thiessen
qui ne tient compte que de l’éloignement des stations et ne prend pas en considération l’effet
des reliefs, de l’exposition des versants et du régime des précipitations qui peuvent être
très violentes mais aussi très localisées dans le temps et dans l’espace.
47
Chapitre III Méthode adoptée

[Link]- L’érodibilité du sol: Facteur K

[Link].1- Démarche de l’échantillonnage

L’échantillonnage est l’ensemble des opérations qui ont pour objet de prélever dans
un endroit précis des échantillons représentatifs, afin de découvrir un phénomène ou
un comportement des éléments qui le constituent.

La spatialisation du facteur d’érodibilité du sol K, nécessite une carte des sols. Pour cela,
notre étude s’est effectuée en deux étapes:

• dans le bureau, où nous avons déterminé sur la carte lithologique les différents types
de sols et de marnes, en tenant compte des coordonnées géographiques de chaque type
(onze types de marnes et de sols).
• sur le terrain et à l’aide de GPS, nous avons prélevé trente trois (33) échantillons
couvrant presque la totalité de la zone d’étude en faisant trois échantillons pour chaque type
de marnes et de sols (superficiellement) dans des endroits différents, tout en tenant compte
de la stratigraphie. Les analyses ont été effectuées au laboratoire de sciences du sol
de l’H.C.D.S. (Djelfa).
0°43'
0°23'

260 270 280 290 300 310

35°36' a
aad

Bar
r ag
e Es -S

13

12 1
3 940 20 24
25 22
6 19 27 23
2 3
5 21
7
10 26
8 9
3 930 17
16 4

18 28
29 14
11 15
30 32
33
31
3 920

35°17'

0 10 20
3 910
Kilomètres
Légende: Zone d'étude 1, 2, 3,... 33 S tations de prelèvement

Figure 16 : Localisation des prélèvements des échantillons


48
Chapitre III Méthode adoptée

[Link].2- Mode opératoire

a- La structure

Les principales causes de l’instabilité structurale sont d’une part, la texture du sol
(la texture limoneuse présente des risques d’érosion diffuse si elle contient moins de 15%
d’argile) et d’autre part, la diminution du taux de matière organique à des teneurs inférieures
à 2% ou 3% qui va provoquer une diminution de la stabilité des agrégats à l’eau
(Le Villio et al., 2001 in Muriel, 2007). La structure est déterminée de visu en se basant sur
le dimensionnement et la forme des agrégats. Si la classe de structure est granulaire très fine
et grumeleuse très fine (diamètre < 1 mm), on lui attribue le code 1, si la classe de structure
est lamellaire, prismatique, columnaire, polyédrique et granulaire très grossier, on lui attribue
le code 4 (tableau 14).

Tableau 14: Codes des classes de structure (d’après: FAO, 1977)


Code Classe de structure
1 Granulaire très fine et grumeleuse très fine (< 1 mm)
2 Granulaire fine et grumeleuse fine (1 à 2 mm)
3 Granulaire moyenne à grossier (5 à 10 mm) et grumeleux moyen
4 Lamellaire, prismatique, columnaire, polyédrique et granulaire très grossier

b- La perméabilité

La méthode consiste à mesurer le coefficient de perméabilité (K) de la formule de Darcy


sur 50 g d’échantillon de sol séché à l’air, tamisé avec précaution à 2 mm, placé dans un tube
cylindrique de 7 cm2 de section et soumis à une charge constante de 35 cm d’eau (planche 3).
Soit V, le volume d’eau recueilli au bout de la première heure de percolation, le coefficient
K est donné par la formule:

K= (C.V)/(H.S) en cm/h

C : hauteur en cm de la colonne de terre.


V : volume en ml de l’eau recueillie pendant une heure.
H : hauteur en cm de la charge d’eau.
S : section intérieure du tube en cm2.

49
Chapitre III Méthode adoptée

Planche 3: Dispositif de mesure de la perméabilité sur échantillon


remanié (d’après Guy, 1978)
Tableau 15 : Codes des classes de perméabilité

Code Classe de perméabilité Valeur réelle


1 Drainage rapide > 60 mm/h
2 Drainage modéré à rapide 20 – 60 mm/h
3 Drainage modéré 5 – 20 mm/h
4 Drainage lent à modéré 2 – 5 mm/h
5 Drainage lent 1 – 2 mm/h
6 Drainage très lent < 1 mm/h
Source: Sadiki (2005)

c- La granulométrie

C’est la détermination des différentes classes de particules minérales identifiées par leur
taille. L’échelle utilisée est celle d’Atterberg qui donne les classes suivantes:

• argile: 0 à 2 µm.
• limon fin: 2 à 20 µm. éléments fins.
• limon grossier: 20 à 50 µm.
• sable fin: 50 à 200 µm.
• sable grossier: 200 à 2000 µm.
• gravier: > 2 mm.

L’analyse granulométrique est une méthode physique ayant pour but de quantifier
les particules minérales élémentaires cristallines groupées en classe et de définir
la composition granulométrique des sols.

Cette méthode est basée sur la loi de Stokes. Pour une température donnée, la vitesse
de sédimentation (V) est proportionnelle au carré du rayon de la particule. Elle permet
de déterminer l’argile et les limons fins et grossiers.
50
Chapitre III Méthode adoptée

En ce qui concerne le sable fin et le sable grossier, on opère par tamisage (Baise, 1988).

d- La matière organique (MO)

On a déterminé le taux de matière organique selon la formule suivante:

MO(%)= (M1- M2).100/M1

M1: la masse d’échantillon du sol séché à l’étuve 105°C.


M2: la masse d’échantillon après calcination.

e- La texture

Elle est déterminée suite aux analyses granulométriques de marne et de sol. Les valeurs
obtenues (en %) sont intégrées directement dans le logiciel du triangle textural qui a été
téléchargé à partir du site internet: triangle-fox-fr (Fox et al., 2008). Ce triangle est le plus
utilisé pour les sols de la région méditerranéenne (figure 17).

Figure 17: Méthode de détermination de la texture des sols

f- La sensibilité à la battance (l’indice de battance: IB)

La battance est la destruction des agrégats à la surface de certains sols sous l’impact
des gouttes de pluie conduisant à la formation d’une mince croûte (0,5 à 5 mm) à structure
litée, plus ou moins continue (Moyës, 2003). Cette croûte fait obstacle à l’infiltration de l’eau
51
Chapitre III Méthode adoptée

dans le sol. Il en résulte la formation de flaques d’eau et souvent, du ruissellement; stade


initial de l’érosion hydrique.

Les indices de battance sont calculés pour tous les sols au moyen de la formule adoptée
par Douay et Lardieg (2010).

IB= [1,5. LF + 0,75. LG]/[A + 5. MO]

Où: IB : indice de battance.


LF : fractions de limons fins (%).
LG: fractions de limons grossiers (%).
A : fractions d’argile (%).
MO: taux de matière organique (%).

L’appréciation qualitative découle des valeurs prises par l’indice de battance,


selon le tableau 16.

Les cinq classes de valeurs de l’indice de battance retenues par Douay et Lardieg (2010)
sont utilisées.

Tableau 16: Classes de battance des sols


Classes Indice de battance (IB) Vulnérabilité
4 IB > 1,3 Très élevée
3 1,3 > IB > 1,2 Elevée
2 1,2 > IB > 1,1 Modérée
1 1,1 > IB > 1 Faible
0 IB < 1 Très faible

g- La stabilité structurale (l’indice: Is)

Saidi et al. (1999) dans une étude de sensibilité de la surface des sols des plaines du
Chélif à la dégradation structurale montrent que, la meilleure méthode pour calculer l’indice
de la stabilité structurale dans cette région est celle de Le Bissonnais (1988, 1996) et
Emerson (1967). Cet indice est défini par la formule suivante:

Is= (% des particules < 100 µm) / (% d’agrégats > 100 µm)

Hénin et al. (1958) a donné un intervalle pour les valeurs de la stabilité structurale. Cet
intervalle varie de 0,1 à 100. Les valeurs de 0,1 expriment une très bonne stabilité structurale,
alors que, la très mauvaise stabilité structurale atteint une valeur de 100.

52
Chapitre III Méthode adoptée

[Link]- La topographie: Facteur LS

A partir du MNT30 de la zone d’étude (figure 15) et l’aide de Vertical Mapper nous
avons obtenu la carte des longueurs de pentes (carte A) et celle des degrés de pente (carte B).
Cartes dans lesquelles nous avons regroupé les valeurs en cinq classes.

La carte de LS est obtenue par la superposition des deux cartes (longueurs de pentes L
et celle des degrés de pentes S) en appliquant la formule de Wischemeier et Smith (1978).

[Link]- L’occupation du sol: Facteur C

Au nord-ouest de l’Algérie, malgré quelques travaux réalisés, parmi lesquels ceux


Touaibia et al. (2001) et Mazour et Roose (2002), on constate toujours une absence
des valeurs expérimentales du facteur C pour les différents types de formations végétales dans
ce territoire.

Pour déterminer les valeurs du facteur C, on s’est donc basé sur:

• l’indice de recouvrement de la culture maraichère obtenue par Touaibia et al. (2001)


dans la zone d’étude.
• les indices de recouvrement qui ont été attribués aux différentes plantations forestières
et pérennes dans le bassin versant de Sahla (Rif central, Maroc) (Sadiki et al., 2009) ainsi que,
ceux du bassin versant de l’oued Boussouab (nord oriental, Maroc) (Sadiki, 2005)
(tableau 17).
• l’indice obtenu expérimentalement en Tunisie par Cormary et Masson (1963) pour
la céréaliculture.
• la méthode de Wischmeier et Smith (1978) (tableau 18) afin de déterminer l’indice
de recouvrement de la végétation naturelle.
Tableau 17 : Différents indices de recouvrement de végétations forestières et pérennes
Indice de
Région Type de végétation
recouvrement (C)
Matorral clair arboré 0,29
Bassin versant de l’oued Sahla Cultures pérennes 0,32
(Rif central, Maroc) (Sadiki, 2005) Matorral clair 0,34
Reboisement très clair 0,37
Bassin versant de l’oued Boussouab
(Nord oriental, Maroc) Reboisement dense 0,13
(Sadiki et al., 2009)

53
Chapitre III Méthode adoptée

Tableau 18 : Méthode de détermination de l’indice C pour pâturage permanent et


terrains non cultivés (d’après Wischmeier et Smith, 1978)
Couvert Indice de Recouvrement basal (% de la
végétal recouvre Typ couverture herbacée et résidus végétales)
type et ment e***
0 20 40 60 80 95 et +
hauteur* (% )**
Recouvrement non G 0.45 0.20 0.10 0.042 0.003 0.003
appreciable W 0.45 0.24 0.15 0.091 0.043 0.011
Hautes G 0.36 0.17 0.09 0.038 0.013 0.003
25
herbes ou W 0.36 0.20 0.13 0.083 0.041 0.011
basses G 0.26 0.13 0.07 0.035 0.012 0.003
50
broussaille W 0.26 0.16 0.11 0.076 0.039 0.01
Hauteur G 0.17 0.10 0.06 0.032 0.011 0.003
75
moyenne W 0.17 0.12 0.09 0.068 0.038 0.011
G 0.40 0.18 0.09 0.040 0.013 0.003
Broussaille 25
W 0.40 0.22 0.14 0.087 0.042 0.011
appréciable
G 0.34 0.16 0.08 0.038 0.012 0.003
hauteur 50
W 0.34 0.19 0.13 0.082 0.041 0.011
moyenne
G 0.28 0.14 0.08 0.036 0.012 0.003
2m 75
W 0.28 0.17 0.12 0.078 0.040 0.011
Arbres G 0.42 0.19 0.10 0.041 0.013 0.003
25
(broussaille W 0.42 0.23 0.14 0.089 0.042 0.011
non G 0.39 0.18 0.09 0.04 0.013 0.003
50
appréciable) W 0.39 0.21 0.14 0.087 0.042 0.011
Hauteur G 0.36 0.17 0.09 0.039 0.012 0.003
75
moyenne W 0.36 0.20 0.13 0.084 0.041 0.011
* : la hauteur du couvert végétal, mesurée comme la moyenne de hauteur de chute des gouttes de pluies.
** : indice impliquant la hauteur du végétal et la densité, portion de la surface de sol recouvert par la
végétation vue à partir d’une position verticale.
*** : G: couverture du sol par les plantes herbacées ou par les résidus de végétaux (litière).
W: surface pratiquement couverte par des herbacés à feuilles larges.
[Link]- Les pratiques antiérosives: Facteur P

Dans la zone d’étude, la plus part des sols sont nus et définissent donc, une faible
capacité de rétention en favorisant un ruissellement très rapide qui doit être considéré lors de
l’évaluation d’un problème dû à l’érosion hydrique. En effet, les particules fines et la matière
organique peuvent facilement être emportées lors de l’éclaboussement des gouttes de pluie et
par le ruissellement des gouttes de pluies plus fortes (dissipant plus d’énergie) et un grand
ruissellement seront nécessaires pour déplacer les plus grosses particules.

Les résultats des travaux de Roose (1977) en Amérique et en Afrique de l'ouest


(tableau 19) ont été pris en considération pour déterminer les différentes valeurs de l’indice
des pratiques antiérosives dans la zone d’étude.

54
Chapitre III Méthode adoptée

Tableau 19 : Le facteur des pratiques antiérosives en Amérique et en Afrique


de l'ouest (Roose, 1977)
Pratiques antiérosives P
En Amérique
Labour isohypse 0,75
Labour et billonnage isohypse 0,50
En Afrique de l’ouest
Billonnage cloisonné 0,20 à 0,10
Bandes antiérosives de 2 à 4 m de large 0,30 à 0,10
Prairie temporaire ou plantes de couvertures 0,50 à 0,10
[Link]- Le croisement des cartes thématiques

L’intégration de ces cartes dans le Système d’Information Géographique MapInfo 10.0 se fait
par numérisation. Le croisement des cartes après leur transformation «données vectorielles»
en format «Grid Raster» se fait par le module «Grid Calculator» du Vertical Mapper en
appliquant des équations mathématiques du modèle de Wischmeier & Smith (1978), selon
l’organigramme méthodologique (figure 18).

Longueur des
MNT30 de la pentes L (en m)
zone d’étude

Inclinaison de la
pente S (en %) Facteur LS

Données Calcul du R, établissement de la carte de Facteur R


climatiques ([Link] /ha.H)
répartition du R et sa numérisation

Analyses du sol et Calcul du K, établissement de la carte de Facteur K


carte pédologique répartition du R et sa numérisation (t. H/[Link])

Images satellitaires Etablissement de la carte d’occupation


LANDSAT, TM+ Facteur C
des sols, estimation du C et numérisation
Visites du terrain

Estimation du facteur P, établissement de


Sorties du terrain Facteur P
la carte et numérisation

Carte des pertes en sols


(t/ha/an) A = [Link].C.P

Figure 18 : Approche méthodologique de l’étude

55
Chapitre IV Résultats et discussions
Chapitre IV: Résultats et discussions

4.1- Répartition spatiale des différents facteurs de l’USLE dans la zone d’étude

4.1.1- L’agressivité climatique (R)

Tableau 20: L’agressivité climatique R ([Link]/ha.H)


Stat. Sep. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar Avr. Mai Jui. Jul. Aût. Moy. R
1 16,8 25,1 29,9 27,9 26,0 32,5 31,0 26,5 21,7 3,8 1,1 6,0 248,1 42,82
2 10,7 45,7 36,7 43,4 42,3 46,3 51,7 33,3 26,7 7,9 3,3 4,4 352,7 58,59
3 29,9 42,7 55,4 74,9 66,7 59,1 40,7 60,2 44,5 8,0 4,2 11,0 497,2 73,90
4 15,4 28,2 29,6 40,2 61,2 64,5 44,6 38,1 13,4 6,5 0,7 4,1 346,2 62,97
5 25,5 24,1 22,9 23,2 23,8 30,6 32,5 25,3 22,2 5,9 5,3 6,3 247,6 40,84
6 18,0 40,6 35,2 38,2 31,3 37,3 46,9 27,5 22,3 6,4 1,6 4,9 310,2 52,23
7 12,7 26,2 34,2 24,2 22,6 32,3 30,2 23,0 18,7 2,6 1,4 3,2 231,3 42,35
8 13,4 37,4 32,8 38,1 37,2 42,9 50,1 31,2 24,8 7,0 3,5 2,2 320,4 54,30
9 15,8 20,0 34,7 26,7 29,0 28,5 24,2 26,6 19,8 2,0 1,9 1,9 231,2 42,13
10 18,6 36,6 45,3 48,7 46,3 40,1 34,7 37,4 25,8 7,5 1,9 3,0 345,9 56,94
11 22,0 27,0 59,0 41,0 55,4 47,5 48,9 40,6 37,9 7,0 4,0 19,0 409,3 62,32

Les valeurs de R dans la zone marneuse de l’oued Mina varient entre 40,84 enregistrées
à la station de Takhmaret au Sud (station n° 5) et 73,90 [Link]/ha.H à la station de Mechra
Sfa (station n° 3) à l’Est de cette zone.

Figure 19: Distribution des valeurs de l’agressivité climatique par classe

De la figure 19, presque 88,1% de la superficie de la zone étudiée a subi au cours de


la période considérée une agressivité climatique variant de 40 à 60 [Link]/ha.H, alors que
11,9% de la surface totale a subi une agressivité relativement forte.

56
Chapitre IV Résultats et discussions
Tableau 21: Valeurs du facteur R dans d’autres bassins versants
Pays Région Bassin P (mm) R Méthode Auteur
Tlemcen Tafna 255-515 21,9-39,8 Roose (1975)Zekri (2003)
Algérie Rélizane Mina 325-375 43-61 Wischemeier & Gomer (1994)
Tlemcen Isser 321-555 36,1-80 Smith (1978) Mazour (1992)
El-Garouani et al.
Nord-Est Tlata 381 56,3 Rango & Arnoldus
Maroc 2008
(1987)
Nord oriental Boussouab 187-336 38-56 Sadiki (2005)
(*)
Ces différentes méthodes sont citées dans le chapitre II

Comparativement aux valeurs estimées pour des bassins versants voisins (tableau 21),
nous constatons que, celles que nous avons trouvées dans notre zone d’étude ne présentent
aucune différence remarquable malgré que les méthodes de calcul préconisées soient
différentes d’un auteur à l’autre.

0°43'
0°23'

260 270 280 290 300 310

35°36' ad a

Bar
r ag
e Es -Sa

3 940

Légende: Classes de R
([Link]/ha.H)
3 930 39.1 <R< 42.5
42.5 <R< 45.9
45.9 <R< 49.3
49.3 <R< 52.7
52.7 <R< 56.1
56.1 <R< 59.4
59.4 <R< 62.8
62.8 <R< 66.2
66.2 <R< 69.6
3 920 69.6 <R< 73.9

35°17'

0 10 20
3 910
Kilomètres

Figure 20: Distribution des classes de l’indice R calculé d'après la formule


de Rango et Arnoldus

Le calcul de R par la formule de Rango et Arnoldus (1987) a donné des valeurs variant
entre 40,84 et 73,90 [Link]/ha.H de l’Ouest vers l’Est de la zone d’étude.

57
Chapitre IV Résultats et discussions
4.1.2- L’érodibilité du sol (K)

Le résultat des analyses physico-chimiques et descriptives de constituants du sol est


résumé dans le tableau 22.

Tableau 22 : Evaluation des facteurs K et Kajusté des altérites de marnes tertiaires


n° de station de

% Gravier
marnes et de

perméabilité

d’érodibilité
prélèvement
Les types de

% limons

structure
Code de

Code de
% K K

Grille
+ sables
sols

Argile %
fins K ajust ajusté
MO
é moyen
0 - 2µm 2-100µm > 2mm
brunes armées armées vert- clair
Marnes clair vert- clair Marnes

1 34 56,3 2,6 2,1 0,40 0,37


2 36 56,4 2,5 3,1 4 6 0,37 0,34 0,36
3 39,7 54,4 1,1 2,0 0,37 0,36
vert – Marnes

4 35,5 53 7 2,2 0,37 0,32


de grés

5 32,6 54,4 8,2 1,8 4 6 0,40 0,34 0,34


6 31,2 53 5,4 1,9 0,40 0,35

fortement érodible
calcaire
Marnes

7 38 46,6 9,1 2,3 0,33 0,27


de

8 34,8 53,8 4,7 2,5 4 6 0,37 0,34 0,32


9 39,2 53,2 3 2,0 0,37 0,34
10 46,3 45,9 0,7 2,7 0,20 0,20
11 40,7 53 0,9 3,3 4 3 0,23 0,23 0,21
12 42,1 47,9 0,6 3,0 0,22 0,21
Marnes

13 46,7 42 2 3,3 0,18 0,17


armées
de grés
brunes

bruns

14 40,6 49 1,7 2,4 4 3 0,24 0,23 0,21


15 39,3 48,3 3,8 1,9 0,25 0,23
calcaire
Marnes

16 41,3 49,8 5,2 2,9 0,23 0,20


armées
brunes

de

17 37 50,4 3,6 2,0 4 3 0,26 0,24 0,21


18 36,7 45,9 6,8 2,6 0,23 0,20

moyenne-
compacte

calcaires

érodible
Marnes

19 47 30 5,2 2,5 0,21 0,19


bleues

ment
s et

20 51 26,9 3,5 2,7 4 5 0,19 0,18 0,18


21 49,7 29,6 2,8 3,2 0,20 0,19
Marnes

22 34,6 58,1 3,2 2,2 0,40 0,37


grises

23 34 56,3 5,7 2,0 4 6 0,40 0,35 0,35


24 37,2 52,6 5,8 2,3 0,36 0,32
fortement érodible
Alluvion,

terrasse

25 26 58,4 4,9 3 0,30 0,27


reg et

26 24,1 59,2 5 2,7 2 4 0,32 0,29 0,28


27 21 60,3 13,4 2 0,37 0,27
28 22,6 70,9 1,7 3,4 0,31 0,29
Terrains Sables
calcaires vifs

29 35 57,4 3 2,1 2 2 0,22 0,20 0,26


30 24,7 67,8 2,9 2,8 0,30 0,28
31 31 60,1 4,9 1,9 0,26 0,24
32 32 60,2 4,9 1,1 1 3 0,28 0,25 0,25
33 29,8 60,3 6 1,3 0,29 0,25

Ces analyses montrent que:

58
Chapitre IV Résultats et discussions
• les marnes tertiaires en particulier les marnes bleues compactes et calcaires ont
des teneurs élevées en argile atteignant 51%, tandis que les sols (alluvions, sables vifs et
terrains calcaires) ont des valeurs qui ne dépassent pas 35%.
• les marnes tertiaires ont généralement de faibles teneurs en matière organique.
La structure est conçue du point de vue morphologique. La description minutieuse basée
sur la forme des éléments structuraux, leur dimension et leur mode d’assemblage, nous
permet d’obtenir deux types structuraux:
• structure grumeleuse, les particules à dimensions inférieures à 2 mm (sol d’apport
alluvionnaire et sables vifs) et parfois inférieures à 1mm (terrains calcaires).
• structure polyédrique, c’est la forme de toutes les marnes de la zone d’étude, sauf
les marnes bleues compactes et calcaires qui ont une forme lamellaire.

Concernant la perméabilité, les marnes ont un drainage très lent (marnes vertes et grises)
et modéré (marnes brunes). Les sols (alluvionnaires et calcaires) ont généralement
un drainage modéré.

Tableau 23 : Distribution des valeurs du facteur K

Classes de K K<0,20 0,20≤K<0,25 0,25≤K< 0,30 0,30≤K<0,35 0,35≤K<0,40

Surface (ha) 4 407 28 531 19 494 7 693 14 564


Surface en % 5,9 38,2 26,1 10,3 19,5
d’interprét--

érodibles=
Sols moy.

5,9 %
Grille

ation

Sols fortement érodibles= 94,1 %

Le tableau 23 met en évidence deux classes de l’érodibilité (moyenne et forte). Les sols
moyennement érodibles sont des marnes bleues compactes et calcaires qui affleurent sur
les monts de Djebel Boubaghla au nord du secteur étudié et au long de la rive gauche de
l’oued Mina (figure 21). Les sols et les marnes fortement érodibles sont des formations
lithologiques occupant une surface de 94,1 % de la surface totale du secteur étudié.

59
Chapitre IV Résultats et discussions

0°43'
0°23'
260 270 280 290 300 310

35°36' da
Saa

Ba
rr a
ge
Es-

3 940

3 930

Légende: Classes de K (t. H/[Link])

3 920 K < 0,20


0,20 <= K < 0,25
0,25 <= K < 0,30
0,30 <= K < 0,35
35°17'
0,35 <= K < 0,40
0 10 20
3 910
Kilomètres

Figure 21: Distribution des classes d’érodibilité des sols et des marnes

Si on compare les valeurs de Kajusté avec celles obtenues dans des régions du Maghreb,

on trouve:

• en Tunisie, Roose (1991) a noté que la plupart des sols sur matériaux calcaires sont
caillouteux et assez résistants à l’érosion en nappe (K= 0,05 à 0,25). Par contre, les sols sur
marnes salées sont très fragiles (K = 0,60). Dans le même pays, Ben Cheikha et Moncef
(2008) notent que dans le bassin versant de Jannet les valeurs de K sont comprises entre 0.044
et 0.075 (sur des sols rendzines sur roches dures calcaires et des sols peu évolués d’apport
associés à des sols minéraux bruts).
• au nord-est du Maroc, El-Garouani et al.(2008) ont trouvé des valeurs de K variant
entre 0.22 (sol calcimagnésiques bruns calcaire vertique) et 0.46 (sols fersiallitiques).
• au Rif central du Maroc, dans le bassin versant de l’oued Sahla, Sadiki et al. (2009)
notent que des valeurs de K allant de 0,38 (vertisol) à 0,44 (sols peu évolues et minéraux
bruts).

D’après les tableaux d’évaluation des facteurs K et Kajusté des altérites des marnes

tertiaires de la zone d’étude (tableaux 8, 9 et 10, annexe I), les valeurs de l’indice de battance
(IB) montrent que ces marnes ont une vulnérabilité faible à très faible sauf les terrains
calcaires qui sont caractérisés par une vulnérabilité modérée. En effet, Kouri (1993) a effectué
des analyses minérales sur des échantillons dans les petits bassins versants de l’oued Mina.
Ces analyses montrent que les marnes tertiaires sont constituées par l’Illite (30-35%),
60
Chapitre IV Résultats et discussions
le Chlorite (30-15%) et les Smectites (argiles Interstratifiées) atteignant une teneur de 85%
pour les marnes vert-clair dans les horizons de 0-5cm. Selon Sadio (2007), les deux premiers
types d’argile sont semi-gonflants, alors que les argiles interstratifiées (Smectites) sont
des argiles gonflantes.

Figure 22 : La stabilité structurale de sols et de marnes

En examinant la figure 22, on remarque que, la basse valeur (4,1) est enregistrée pour
les marnes bleues compactes et calcaires, alors que, la haute valeur (21,6) est enregistrée pour
les sables vifs.

D’une manière générale, les marnes tertiaires ont une stabilité structurale bonne à
moyennement bonne.

61
Chapitre IV Résultats et discussions
4.1.3- La topographie (LS)

0°44'
0°44'

0°24'
0°24' 
da da
aa aa
Es-S Es-S
35°35' ge ge
rra rra
Ba Ba

35°20'
0 10 20

Lé ge nde : Clas s e s de s longue urs de pe nte s L (m) Kilomètres


Lé ge nde : Clas s e s de pe nte s S (e n %)
0 <L< 100
0 <S < 5
100 <L< 200 5 <S < 10
200 <L< 300
10 <S < 20
300 <L< 400
20 <S < 30
L> 400
S > 30
A. Carte des longueurs de pentes B. Carte des degrés de pentes

0°43'
0°23'

260 270 280 290 300 310

35°36'

3 940

3 930

Légende: Classes de facteur


topographique

0 <LS < 10
3 920
10 <LS < 20
20 <LS < 30
30 <LS < 50
35°17'
50 <LS < 100
0 10 20
LS >100
3 910
Kilomètres

Figure 23: Distribution des classes de facteur topographique

La carte A montre que, les valeurs des longueurs de pentes inférieures à 100 mètres
couvrent presque la moitié de la superficie du secteur étudié (53,1%) (tableau 28).
Ces longueurs caractérisent les terrains relativement plats.

D’après la carte B, on constate que, la plus grande partie des terres de la zone d'étude
(89,1%) est située dans les trois premières classes de pentes inférieures à 20% (tableau 29).
La majorité de ces pentes dominent dans le secteur Sud-ouest et sur toutes les vallées
des oueds de la zone d’étude.

62
Chapitre IV Résultats et discussions
La carte topographique obtenue montre que les valeurs de LS inférieures à 20 couvrent
67,4% de la zone d’étude, alors que les classes des valeurs supérieures de 50% ne représentent
que 2,5% de la surface de la zone d’étude (tableau 30).

4.1.4- L’occupation du sol (C)

0°43'
0°23'
260 270 280 290 300 310
da


35°36'
s-S aa
E
r ag e
Ba r

3 940

3 930

3 920

35°17'
0 10 20
3 910
Légende: L'indice d'occupation des sols. Kilomètres
C= 0,13: Reboisement dense: Pinus halpensis.
C= 0,27: Cultures maraichères.
C= 0,29: Matorral clair arboré: Quercus ilex et Pistacia lentiscus.
C= 0,32: Cultures pérennes.
C= 0,34: Matorral clair: Tetraclinis articulata.
C= 0,36: Steppe à Artemesia herba alba.
C= 0,37: Reboisement très clair sur des sols stériles: à base de Pinus halpensis,
Eucalyptus gamphocephala, Acacia cyanophylla, Atriplex halimus.
C= 0,7: Cultures annuelles (blé et orge) sur les rives des oueds et dans les plaines.
C= 0,7: Cultures annuelles (blé et orge) sur des sommets à sol profond.
C= 1: Pâturage sur des sols rocheux.
C= 1: Terrains nus.
C= /: Agglomérations.

Figure 24 : Carte d’occupation du sol

63
Chapitre IV Résultats et discussions
Tableau 24: Valeurs du facteur C dans d’autres régions voisines
Bassin
Pays Région Type de végétation et l’indice C Auteur
versant
Oued Reboisement clair, herbacée dense (C=0,2)
Nord Steppes à Alfa (C= 0,32) Sadiki
Bous-
oriental (2005)
souab Terrains nus (C = 1)
Maroc
Sol nus rocheux et lit d’oued (C= 1)
Rif Oued Arboricultures sur banquettes (C= 0,33) Sadiki et al.
central Sahla (2009)
Arboricultures aléatoires (C= 0,34)

D’après la figure 24 et le tableau 24, on constate que les valeurs attribuées au facteur C
sont proches de celles trouvées dans des régions du nord oriental et du Rif central marocain
avec un écart +/- 0,01 à 0,07, à l’exception de celles du reboisement très clair (zone d’étude)
et du reboisement clair avec des herbacées denses (région nord oriental du Maroc) qui ont
un écart important (0,17).

0°43'
0°23'

260 270 280 290 300 310

35°36' a
aad

Bar
r ag
e Es -S

3 940

3 930

3 920
Légende: Classes de C
0 <C< 0,3
35°17' 0,3 <C< 0,4
0 10 20 0,4 <C< 1
3 910 C= 1
Kilomètres

Figure 25: Distribution des classes de l’occupation des sols


4.1.5- Les pratiques antiérosives (P)
Les sorties du terrain et les images satellitaires de la zone d’étude nous permettent
d’élabore la carte des pratiques antiérosives.

64
Chapitre IV Résultats et discussions

0°43'
0°23'
260 270 280 290 300 310

35°36' da
Saa

Barr age
Es -

3 940

3 930

Légende: Classes de P

0 <P<= 0,15
3 920
0,15 <P<= 0,30
0,30 <P<= 0,50
35°17' 0,50 <P<= 0,75
0 10 20 0,75 <P<= 1
3 910
Kilomètres

Figure 26: Distribution des classes de pratiques antiérosives

• un billonnage cloisonné sous cultures pérennes est utilisé afin de favoriser l’infiltration
des eaux de ruissellement, ce type de pratique antiérosive se trouve sur une surface de 7 928
hectares.
• des travaux d’aménagement en terrasses afin de réduire la vitesse de ruissellement sont
construits d’une largeur de 2 à 4 mètres (planche 6, annexe II) sur une surface de 105,3
hectares.
• des reboisements de pin d’Alep jouent le rôle des plantes de couvertures dans
la protection des sols. Cette pratique se répartit sur une surface de 587,3 hectares .

• les agriculteurs utilisent le labour et le billonnage isohypse pour les cultures


maraichères, sur une surface de 905,5 hectares et le labour isohypse pour toute
la céréaliculture avec une surface de 225 46 hectares.

4.2- Evaluation des pertes en sol

L’évaluation des pertes en sol par l’érosion hydrique en nappe a été obtenue par
la superposition des cartes thématiques avec leurs bases de données relatives aux facteurs de
l’équation universelle (USLE) de Wischmeier et Smith (1978) au moyen du SIG. La perte
moyenne en sol, par l’érosion en nappe est de 5,1t/ha/an. Les pertes totales annuelles de
la zone d’étude sont de 381 636 tonnes pour une surface de 74 689 ha.

65
Chapitre IV Résultats et discussions
4.2.1- Répartition des pertes en sol par rapport au seuil de tolérance
Le taux d’érosion diffère d’une zone à l’autre selon l’influence des différents facteurs qui
contrôlent l’érosion. En Algérie, aucune classification des pertes en sol n’a été proposée par
les auteurs qui ont travaillé sur ce phénomène. Nous avons donc choisi d’utiliser
une classification américaine qui se base sur la tolérance des sols à l’érosion en nappe. Cette
classification considère que les sols peuvent supporter une perte allant jusqu’à 7,41 t/ha/an en
moyenne tout en soutenant durablement un niveau élevé de production agricole et que si
les pertes sont de plus de 20 t/ha/an, elles peuvent devenir fortes et
dangereuses (Sadiki et al, 2009).

0°43'
0°23'

260 270 280 290 300 310

35°36' a
aad

Bar
r ag
e Es -S

3 940

3 930
Légende: Classes des pertes en sol
(t/ha/an)

Erosion: A< 7,41


Erosion: A>7,41
3 920

35°17'
0 10 20
3 910
Kilomètres

Figure 27: Carte des pertes en sol de la zone d’étude


La répartition des pertes en sol par classe dans la zone d’étude est représentée sur la carte,
figure 27 et les proportions de chaque classe sont rangées dans le tableau 25.

Tableau 25 : Répartition des pertes en sol dans la zone d’étude


Classes des Pertes totales
% des pertes Surface (ha) % de surface
pertes (t/ha/an) (t/an)
A< 7,41 89 532 23,5 48 652 65,1
A >7,41 292 104 76,5 26 037 34,9
Total 381 636 100 74 689 100

66
Chapitre IV Résultats et discussions

Figure 28 : Distribution des pertes en sol par rapport au seuil de tolérance

Le tableau 25 et la figure 28 font ressortir les constations suivantes:

• la répartition des pertes en sol n’est pas proportionnelle aux surfaces; les terres qui
perdent plus que le seuil de tolérance ne couvrent que 34,9 % de la zone des marnes tertiaires
mais elles contribuent par 76,5% des pertes totales. Alors que, celles qui perdent moins que
le seuil de tolérance occupent 65,1% et ne participent que par 23,5 % des pertes.

• d’après la classification américaine, les pertes moyennes 5,1 t/ha/an se trouvent dans
la zone des pertes considérées comme tolérables.

4.2.2- Comparaison des pertes en sols avec les résultats des mesures bathymétriques

En 2006, le service du barrage a effectué un levé bathymétrique en trouvant


un envasement qui correspond à un apport moyen annuel de 10,4 t/ha. Cette évolution de
perte en sol s’est expliquée par plusieurs raisons à savoir:

• des terres agricoles abandonnées et laissées exposées aux différents types d’érosion
hydrique pendant la décennie: 1990-2000.

• des événements pluviaux notamment l’année 1995/1996 qui est considérée comme une
année exceptionnelle (figure 9) dès l’implantation du barrage Es- Saada en 1978 et qui
peuvent apporter une quantité importante de sédiments dans une courte période.

• notre méthode peut sous-estimer le taux d’érosion puisqu’elle ne s’applique qu’à


l’érosion par ruissellement en nappe et ne prend pas en compte l’érosion par l’écoulement
concentré (ravins et rigoles) qui peut être particulièrement intense.

67
Chapitre IV Résultats et discussions
4.2.3- Comparaison des pertes en sols avec celles enregistrées dans d’autres régions
voisines

Dans l’Ouest de l’Algérie et sur des parcelles expérimentales, cette méthode a été
appliquée dans le bassin versant de la Tafna (région de Tlemcen). Dans ce bassin versant,
l’érosion en nappe varie de 1,7 à 3,1 t/ha/an sur les sols vertiques et atteint à 6,3 t/ha/an sur
les sols bruns calcaires argileux en fortes pentes sur jachères. Cette érosion ne dépasse pas
8,1 t/ha/an, malgré les fortes pentes. Ces valeurs restent relativement modérées et ne
dépassent pas le seuil de tolérance généralement admis (2 à 12 t/ha/an) (Mazour et Roose,
2002).

Morsli et al. (2007) dans le nord-ouest semi-aride de l'Algérie ont trouvé des valeurs de
perte en sol comprises entre 0,23 et 5,82 t/ha/an.

Dans le bassin versant de l’oued Mina, Touaibia et al. (2001) ont obtenu des valeurs de
pertes en sol sur des terrains marneux allant de 2 à 12 t/[Link].

4.3- Influence de chaque facteur sur les pertes en sol

Pour chercher les raisons de la distribution inégale des pertes en sol dans la zone
marneuse de l’oued Mina, nous avons tenté de déterminer l’influence de chaque facteur dans
le processus d’érosion en nappe. Nous avons donc confronté les résultats des pertes moyennes
aux valeurs de chaque facteur.

Pour chaque facteur nous avons élaboré un tableau de valeurs réparties en classe. Pour
chaque classe sont indiquées les pertes moyennes en sol, les surfaces correspondantes,
les proportions de ces surfaces par rapport à la surface totale de la zone d’étude, les pertes
totales et les proportions de pertes par rapport aux pertes totales. Des histogrammes mettent
en évidence d’une façon schématique les variations des pertes moyennes en fonction
des classes de chaque facteur érosif.

68
Chapitre IV Résultats et discussions
4.3.1- Effet de l’agressivité climatique (R)

Tableau 26 : Répartition des pertes en sol en fonction de l’agressivité climatique


39,1 42,5 45,9 49,3 52,7 56,1 59,4 62,8 66,2 69,6
Classes de R
<R< <R< <R< <R< <R< <R< <R< <R< <R< <R<
([Link]/ha.H)
42,5 45,9 49,3 52,7 56,1 59,4 62,8 66,2 69,6 73,9
Pertes
moyennes 1,2 1,8 2,4 4 3,4 2,9 1,9 3 4,1 3,8
(t/ha/an)
Surface (ha) 10 307 14 042 9 486 7 992 15 759 8 216 2 465 2 241 2 465 1 718
% de surface 13,8 18,8 12,7 10,7 21,1 11,0 3,3 3,0 3,3 2,3
Pertes totales
49 994 62 588 54 192 47 323 88 158 27 478 8 014 11 067 19 463 13 359
(t/ha/an)
% des pertes 13,1 16,4 14,2 12,4 23,1 7,2 2,1 2,9 5,1 3,5

Figure 29: Distribution des pertes moyennes en sol en fonction de l’agressivité climatique

La figure 29 montre que la corrélation entre les pertes moyennes en sol et les valeurs de
l’agressivité climatique est très faible (R² = 0,43).

Plusieurs raisons peuvent expliquer ces résultats:

• l’écart entre les valeurs extrêmes de R est faible.


• l’éloignement des stations d’enregistrement des précipitations.
• les précipitations peuvent parfois tomber sous forme d’averses localisées ravinant
seulement une partie de ce secteur sans qu’elles soient enregistrées par aucune station.
• le principe de traçage des courbes isohyètes (méthode de Thiessen) ne reflète pas
la réalité de répartition des précipitations. Elle ne tient pas compte des reliefs et
des expositions des versants.

69
Chapitre IV Résultats et discussions
4.3.2- Effet de l’érodibilité des sols (K)

Tableau 27: Répartition des pertes en sol en fonction de l’érodibilité des sols

Classes de K
K<0,20 0,20≤K<0,25 0,25≤K<0,30 0,30≤K<0,35 0,35≤K<0,40
(t.H/[Link])
Pertes moyennes
0,7 3,4 6,5 8,6 8,4
(t/ha/an)
Surface (ha) 4 407 28 531 19 494 7 693 14 564
% de surface 5,9 38,2 26,1 10,3 19,5
Pertes totales
382 9 159 18 700 92 738 260 657
(t/ha/an)
% des pertes 0,1 2,4 4,9 24,3 68,3

Figure 30 : Distribution des pertes moyennes en sol en fonction de l’érodibilité du sol

Au niveau des pertes moyennes (tableau 27), on constate une certaine constance
des pertes en sol dans les classes d’érodibilité des sols; 0,30≤K<0,35 et 0,35≤K<0,40, mais
cette constance n’atténue pas la tendance générale qui est une évolution relativement
proportionnelle à la variation des valeurs du facteur K. L’érodibilité des sols présente
une bonne corrélation avec les pertes moyennes (R2 = 0,91). Du tableau 27, on remarque
qu’une évolution très nette des proportions de pertes en sol en fonction des valeurs de K. On
peut donc conclure que le facteur K est aussi un facteur décisif dans le contrôle de l’érosion,
mais a un moindre effet la pente.

70
Chapitre IV Résultats et discussions
4.3.3- Effet de l’indice de longueur de pente (L)
Tableau 28 : Répartition des pertes en sol en fonction de l’indice de longueurs des pentes
Classes de L (m) 0<L<100 100<L<200 200<L<300 300<L<400 L >400
Pertes moyennes
0,21 4,7 5,9 4,3 7,5
(t/ha/an)
Surface (ha) 39 699 16 288 8 425 5 420 4 857
% de surface 53,2 21,8 11,3 7,3 6,5
Pertes totales
217 914 75 564 36 255 33 203 18 700
(t/ha/an)
% des pertes 57,1 19,8 9,5 8,7 4,9

Figure 31 : Distribution des pertes moyennes en sol en fonction des longueurs de pente
Le coefficient de corrélation est faible (R²= 0,61). On observe une faible relation entre
les pertes de terre et les longueurs de pente.

Au niveau des proportions de pertes, on remarque une variation parallèle à celle de


la répartition des surfaces de différentes classes des longueurs de pentes, ce qui explique
la neutralité de ce facteur dans le taux de pertes en sol.

La quasi-absence de l’action de la longueur de pente montre que l’effet accélérateur du


courant du ruissellement en nappe pour des longueurs de plus en plus grandes n’aboutit pas à
une ablation homogène sur une surface qui serait ressortie dans les calculs des pertes par
l’équation de Wischmeier et Smith, mais il aboutie probablement surtout à une concentration
plus poussée de l’écoulement. Plus la pente est longue plus le volume d’eau coulant est grand
et plus le ruissellement se concentre et se transforme en écoulement à chenaux dans cette zone
marneuse (planches 12, annexe II). Cela se manifeste surtout sur le type d’érosion qui se
transforme en érosion linéaire telle que le ravinement. Il y a lieu de noter que les quantités
de pertes de terre engendrées par le ravinement ne sont pas prises en considération par
la formule empirique de Wischmeier et Smith (Auzet et al., 1995).

71
Chapitre IV Résultats et discussions
4.3.4- Effet de l’indice de pente (S)

Tableau 29: Répartition des pertes en sol en fonction de l’indice des pentes

Classes de S (%) 0 <S< 5 5 <S< 10 10 <S< 20 20 <S< 30 S >30


Pertes moyennes
3,4 6,2 7,5 10,1 13,7
(t/ha/an)
Surface (ha) 19 793 23 079 23 676 6 423 1 718
% de surface 26,5 30,9 31,7 8,6 2,3
Pertes totales
27 478 113 728 151 509 62 588 26 333
(t/ha/an)
% des pertes 7,2 29,8 39,7 16,4 6,9

Figure 32 : Distribution des pertes moyennes en sol en fonction de l’indice des pentes
Du tableau 29 et la figure 32, on constate que les pertes moyennes augmentent
proportionnellement avec l’inclinaison des pentes. Le coefficient de corrélation de cette
évolution montre une très bonne corrélation (R² = 0,98) significative au seuil de 0,05.

Au vu des résultats obtenus, le degré de la pente apparaît comme l’un des facteurs qui
jouent un rôle primordial dans le processus d’érosion en nappe dans la zone des marnes
tertiaires de l’oued Mina.

4.3.5- Effet de la topographie (LS)

Tableau 30 : Répartition des pertes en sol en fonction de la topographie

Classes de LS 0<LS<10 10<LS<20 20<LS<30 30<LS<50 50<LS<100 LS>100


Pertes moyennes
1,7 4,3 3,3 7,8 8,5 11,9
(t/ha/an)
Surfaces ha 31 668 18 672 20 465 2 016 1 419 449
% de surface 42,4 25,0 27,4 2,7 1,9 0,6
Pertes totales
1 527 4 198 5 725 68 694 120 979 180 513
(t/ha/an)
% des pertes 0,4 1,1 1,5 18,0 31,7 47,3

72
Chapitre IV Résultats et discussions

Figure 33 : Distribution des pertes moyennes en sol en fonction de la topographie


Le tableau 30 montre que, la variation des pertes moyennes évolue dans le même sens
que celle du facteur LS. Graphiquement (figure 33), la combinaison de la pente et
de la longueur de pente par la formule de Wischmeier présente une bonne corrélation avec
les pertes moyennes (R² = 0.90).

Cette corrélation est relativement moins bonne que celle des pertes avec les pentes (mais
elle est toujours significative au seuil de 0,05) ce qui dénote que, dans le facteur
topographique, les longueurs de pentes jouent un rôle secondaire dans les taux de pertes en
terre par ruissellement en nappe. Ce sont surtout les inclinaisons de pente qui jouent le rôle
le plus déterminant.

4.3.6- Effet du couvert végétal (C)

Tableau 31: Répartition des pertes en sol en fonction d’occupation de sol

Classes de C 0<C<0,3 0,3<C<0,4 0,4<C<1 C=1


Pertes moyennes
2,2 4,9 5,9 8,9
(t/ha/an)
Surface (ha) 3 889 10 918 22 546 37 336
% de surface 5,2 14,6 30,2 50,0
Pertes totales (t/ha/an) 3 053 1 145 93 882 283 556
% des pertes 0,8 0,3 24,6 74,3

73
Chapitre IV Résultats et discussions

Figure 34: Distribution des pertes moyennes en sol en fonction du couvert végétal

D’une manière générale, le degré de protection végétale des sols se traduit au niveau
des pertes moyennes qui varient en fonction des classes de valeurs de C. La valeur
du coefficient de corrélation est de R² = 0,97.

4.3.7- Effet des pratiques antiérosives (P)

Tableau 32: Répartition des pertes en sol en fonction des pratiques antiérosives

Classes de P 0<P≤0,15 0,15<P≤0,30 0,30<P≤0,50 0,50<P≤0,75 0,75<P≤1


Pertes moyennes
2,3 2,7 6,7 7,2 8,2
(t/ha/an)
Surface (ha) 7 928 692,6 905,5 22 546 42 617
% de surface 10,6 0,9 1,2 30,2 57,1
Pertes totales
382 2 290 3 816 15 647 359 501
(t/ha/an)
% des pertes 0,1 0,6 1,0 4,1 94,2

Figure 35: Distribution des pertes moyennes en sol en fonction de l’indice des
pratiques antiérosives

74
Chapitre IV Résultats et discussions
Les pratiques antiérosives sont utilisées afin d’améliorer les propriétés physico-chimiques
de surface des sols en améliorant l’infiltration des pluies, en assurant une certaine aération du
sol, en augmentant le volume des terres arables et en permettant l’incorporation de la matière
organique dans les horizons superficiels. Ce qui permet de réduire l’effet néfaste de l’érosion
hydrique. On note une corrélation assez bonne (R2= 0,89) entre les valeurs des pratiques
antiérosives et les pertes de terre.

4.4- Conclusion

L’intégration des cartes thématiques des facteurs de l’équation universelle des pertes en
sol dans le Système d’Information Géographique (SIG), nous a permis de répondre à
un certain nombre de questions relatives à:
• la classification multicritère des zones d’érosion.
• la contribution de chaque facteur dans l’explication des pertes en sol.

La superposition des cartes des facteurs de l’équation universelle (USLE) et le croisement


multiple des bases de données nous a permis de démêler partiellement la complexité et
l’interdépendance de ces facteurs dans l’analyse des risques d’érosion.
L’analyse statistique de ces résultats amènera certainement à plus d’éclaircissement et permettra
de meilleures interprétations.

75
30
Chapitre V Proposition des techniques antiérosives dans la zone d’étude

Chapitre V : Proposition des techniques antiérosives dans la zone d’étude

5.1- Introduction

Dans ce cadre d’étude, des zones prioritaires avec une surface de 26 037 hectares au total,
doivent recevoir une attention particulière en matière de mesures antiérosives et nécessitent
des techniques pour lutter contre l’érosion en nappe et par conséquent, réduire l’envasement
du barrage Es-Saada à court terme.

5.2- Techniques combinées (biologiques et mécaniques)

Si on projette, la carte finale des pertes en sol avec celle d’occupation des sols, dans
le but de réduire l’effet des facteurs érosifs notamment les indices K, LS, C et P de l’équation
universelle, les zones qui sont exposées aux risques d’érosion en nappe et nécessitant le plus
d’intervention sont:

• les zones de matorral clair à base de Tetraclinis articulata, Quercus ilex et Pistacia
lentiscus dans le secteur sud et des zones de reboisement à base de Pinus halpensis et
Eucalyptus gamphocephala, Acacia cyanophylla et Atriplex halimus dans le secteur nord-est.
Ainsi, les principales interventions préconisées sur ces zones sont: les plantations d’Opuntia
sp; les reboisements; les plantations fruitières rustiques; la mise en place de cordons de pierre
et de bourrelets. La surface proposée est estimée à 3 350 hectares environ.

• les sols agricoles sont le deuxième type d’occupation en importance, nécessitant


des interventions. Ces zones situées dans le secteur sud-est sur des sommets à sols profonds
entre l’oued Abed et oued Taht (céréalicultures) et dans les versants à expositions nord dans
l’oued Abed (cultures maraichères), pour une surface 8 832 hectares. Les interventions sont
principalement destinées à contrer l’érosion en nappe. Elles englobent la plantation d’Opuntia
sp, d’arbres fruitiers, d’haies vives, la revégétalisation, le reboisement et l’installation
des murettes et des bourrelets sur des sols légers à faible pente. Vu la vocation de ces terres, il
est important de s’assurer que les agriculteurs adhèrent aux principes de protection
des versants en utilisant des bonnes pratiques agricoles (labour isohypse et billonnage
cloisonné).

• les steppes et les sols dégradés sont respectivement le troisième et quatrième type
d’occupation du sol nécessitant des interventions antiérosives. Ils sont situés dans le secteur
nord-ouest et couvrent respectivement 313 hectares et 1 842 hectares environ. Ces mesures
antiérosives englobent la plantation d’arbustes fourragers et d’arbres fruitiers (sur les sols
dégradés), la revégétalisation et le reboisement.

76
Chapitre V Proposition des techniques antiérosives dans la zone d’étude

Finalement, les prairies, pâturage et les bad-lands occupent la majore partie d’occupation
des sols de la zone d’étude. Ils se localisent dans le secteur nord et le secteur méridional sur
les versants à exposition est de l’oued Abed et ceux à exposition nord de l’oued Haddad, pour
une surface d’intervention de 11 700 hectares. Ils nécessitent la plantation d’Opuntia sp,
la revégétalisation, le reboisement et la mise en place des seuils dans les ravines afin d’arrêter
le déplacement des particules de sols arrachées lors de l’utilisation de ces dernières pour
les déplacements des animaux pendant la saison estivale.

5.3- Techniques mécaniques (ouvrages spéciaux de protection)

La carte des sites de protection des zones à risque moyen (figure 36) présente un
agrandissement de localisation des ouvrages spéciaux de protection sur les oueds pour la zone
des marnes tertiaires. Selon cette carte, les mesures mécaniques de protection sont données
dans le tableau 33.

Tableau 33 : Coordonnées approximatives des limites des zones potentielles


d’implantation des retenues collinaires et des ouvrages de capture dans les oueds

Localisation Coordonnées (UTM)


Oued Ouvrages
X (m) Y (m)
Ouvrage de capture de sédiments dans 297 390 3 925 567
Ouvrage de capture de sédiments dans 287 926 3 931 396
Ouvrage de capture de sédiments dans 283 727 3 935 469
Mina

Ouvrage de capture de sédiments dans 294 622 3 926 708


Retenue collinaire 297 515 3 927 510
Retenue collinaire 295 133 3 928 450
Retenue collinaire 291 686 3 930 079
Abed Ouvrage de capture de sédiments dans 288 876 3 923 576
Retenue collinaire 289 138 3 918 492
Ouvrage de capture de sédiments dans 277 164 3 924 328
Ouvrage de capture de sédiments dans 283 843 3 931 113
Haddad

Retenue collinaire 272 652 3 924 569


Retenue collinaire 274 998 3 925 772
Retenue collinaire 280 895 3 929 202
Retenue collinaire 282 339 3 927 758

77
Chapitre V Proposition des techniques antiérosives dans la zone d’étude

Figure 36 : Carte des sites de protection des zones prioritaires

Il est important de souligner que la faisabilité d’implantation de ces mesures ne pourra


être établie qu’après des visites du terrain et de s’assurer que les agriculteurs adhèrent aux
principes de protection de ces zones après leur sensibilisation et leur information sur
les conséquences des problèmes d’érosion hydrique.

5.4. Conclusion

Afin de réduire le plus rapidement possible le taux de l’envasement du barrage Es-Saada,


proposons la réalisation de cette stratégie des interventions dans une période de trois ans au maximum
en orientant toutes les préoccupations des services concernés de la région par le programme de l’Etat
(PPDRI) vers ces zones. Ainsi, la stratégie d’intervention doit également considérer la possibilité de
mener des campagnes de sensibilisation et d’information sur les problèmes d’érosion et offrir, auprès
des agriculteurs résidant dans les zones touchées par l’érosion, des activités de formation et de
vulgarisation couvrant les pratiques agricoles antiérosives (posters, presse, TV, radio… etc.).

78
Conclusion

Conclusion

La zone des marnes tertiaires du bassin versant de l’oued Mina d’une surface de
74 689 hectares subit une perte moyenne de terre par l’érosion en nappe de 5,1 t/ha/an.

Cette zone fournit donc 381 636 t/an de sédiments provenant de l’érosion en nappe sur
les interfluves, ce qui représente 7,6 % de la quantité totale de sédiments mesurée dans le lac
du barrage Es-Saada.

L’analyse statistique met en évidence l’influence sur les pertes en sol de chaque facteur
du modèle USLE, il en ressort que:

• l’indice de pente semble le plus déterminant sur les pertes en terre (R²= 0,98).

• le couvert végétal est le deuxième facteur avec un coefficient de détermination


de R²= 0,97.

• l’érodibilité de sol et les pratiques antiérosives viennent respectivement en troisième et


en quatrième position avec des valeurs du coefficient de détermination assez bonnes:
R²= 0,91 et 0,89.

• le facteur de longueurs des pentes a un effet modéré sur l’érosion en nappe avec
un coefficient de détermination de R²= 0,61.

• l’agressivité climatique semble faiblement corrélée avec les pertes en terres


(R²= 0,43).

Sur le plan spatial, on constate que les terres où le seuil de tolérance de perte de terre est
dépassé, couvrent 34,9 % de la zone des marnes tertiaires. Cet espace se répartit en trois
secteurs à risque moyen: celui du nord-est où le sol est totalement nu et où l’agressivité
climatique atteint son maximum 73,9 [Link]/ha.H, celui du sud entre l’oued Taht et l’oued
Haddad où le couvert végétal est très dégradé et celui du nord formant les monts qui se situent
au droit du barrage Es-Saada.

Selon la classification adoptée, ces trois secteurs sont considérés comme des zones
sources de sédiments qui participent beaucoup plus à l’envasement du barrage avec un taux
élevé de perte en terre (76,5 %). L’apport correspond à 23,5 % des pertes en terre provenant
d’une surface constituant 65,1 % de la surface totale de la zone d’étude et se localisant
exclusivement sur le secteur ouest et sur toutes les vallées des oueds.

79
Conclusion

Les limites à l’applicabilité du modèle empirique de Wischmeier et Smith (1978) dans


des conditions différentes de celles où il a été élaboré, l’exposent à de nombreuses critiques:
son application qu’à l’érosion en nappe et la non prise en compte des pertes de sol dues
aux autres formes d’érosion (linéaire, solifluxion, sapement des berges, arrachement
des particules par les piétinements des parois marneuses où l’alternance des cycles
humectation-dessiccation est active,...etc.).

En général, si les mesures de terrain et les analyses de laboratoire sont rigoureusement


respectées, ces limites étant admises. L’utilisation de ce modèle et surtout son intégration
dans un SIG présente aussi beaucoup d’avantages, surtout ceux liés au grand nombre
de résultats relatifs aux facteurs impliqués dans l’érosion. Cette intégration permet de gérer
d’une façon rationnelle une quantité considérable de données quantitatives et qualitatives
relatives aux différents facteurs de l’érosion hydrique, de démêler leur interdépendance par
les croisements successifs des cartes thématiques et surtout d’établir une carte synthétique
de quantification et de répartition des degrés de sensibilité à l’érosion des différentes zones.

Bien que, la validité des pertes en terre soit sujette à discussion, la méthode apporte une
aide importante aux décideurs et aux aménageurs pour simuler des scénarios d’évolution
de la région et planifier les interventions de lutte contre l’érosion, notamment dans des zones
où l’érosion en nappe est importante. Elle permet aussi de suivre l’impact de l’utilisation
des terres dans un cadre de gestion conservatoire des eaux, des sols et de l’environnement.

80
Références bibliographiques

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crusted soils: flat and other surface [Link] Technology 4: 1–18.
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versant de l’oued Mina. Thèse de Magister, Ecole Nationale Supérieure de l’Hydraulique,
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(Rif central-Maroc): analyse des facteurs et des processus, essai de quantification et
modélisation spatiale. Thèse d’Etat, Univ. Mohammed V, Fac. Lett. Rabat, 392 p.
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Annexes

Annexe I : Tableaux et figures

Tableau 1: Répartition des pourcentages des surfaces (km²) par tranche d’altitude (m)

Tranche Surfaces Surfaces


Hi= (Hn-1+Hn)/2
Altitude partielles partielles Hi . Si
(m)
(m) (Si) (km²) (Si) (%)

130-180 155 17,23 2,31 2 671,04 .


180-230 205 49,36 6,61 10 119,31
230-280 255 75,32 10,08 19 207,24
280-330 305 90,42 12,11 27 578,86
330-380 355 103,58 13,87 36 771,79
380-430 405 103,18 13,81 41 788,91
430-480 455 117,28 15,70 53 363,54
480-530 505 96,64 12,94 48 804,46
530-580 555 44,93 6,02 24 937,54
580-630 605 27,34 3,66 16 542,21
630-680 655 13,07 1,75 8 562,49
680-730 705 4,49 0,60 3 167,21
730-780 755 2,14 0,29 1 617,59
780-830 805 1,17 0,16 943,86
830-880 855 0,56 0,1 480,94
880-930 905 0,14 0,02 128,96
746,89 100 296 685,95 397 m
Hmoy: Altitude moyenne de la zone d’étude.
Hi : altitude moyenne entre deux courbes de niveau consécutives n-1 et n en m.
Si : surface partielle comprise entre deux courbes de niveau consécutives n-1 et n en km².
Annexes

0°44'
0°17'
240 250 260 270 280 290 300 310 320 330
3 950

35°35'
3 940

01.35.11
01.34.10 s-S aa d
eE
a

rag
Ba r 

3 930 01.31.02
01.34.01
01.33.05 


3 920
01.33.02 01.31.01
01.34.07
 
11.14.04 
3 910

01.30.01
35°15' 
3 900

3 890

01.33.04
 0 10 20
3 880

Lé ge nde : Zone d'étude Kilomè tre s


 S tation pluviométrique

Figure 1: Implantation des stations pluviométriques de la zone d’étude


Annexes

0°43'
0°23'
260 270 280 290 300 310

35°36' a
aad

Ba r
r ag
eE
s -S

3 940

3 930

3 920

35°17'
0 10 20
3 910

Légende: Surfaces d'influance en Km² Kilomètres

Si= 209,7
Si= 129,8
Si= 126,5
Si= 121,2
Si= 87,7
Si= 72,8

Figure 2: Surfaces d’influence des stations pluviométriques déterminées selon


la méthode des polygones de Thiessen
Annexes

Tableau 2: Données pluviométriques mensuelles (station de Sidi Mhamed Benaouda)


(1990/91- 2008/09)
Mois Sep. Oct. Nov. Déc. Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Jul. Aût.
1990/1991 14,6 2,8 0,0 8,2 3,5 8,2 17,5 0,9 4,2 1,9 0,9 4,3
1991/1992 0,4 11,3 12,8 2,9 8,0 6,1 17,0 12,6 10,1 6,6 1,2 0,0
1992/1993 0,0 3,8 7,4 2,9 0,0 4,2 3,4 28,5 2,6 0,0 0,0 0,0
1993/1994 10,4 9,0 9,0 6,0 7,8 11,0 0,0 4,5 3,1 0,0 0,0 0,0
1994/1995 2,6 14,0 16,0 8,2 7,5 9,1 28,6 2,9 0,0 0,0 0,0 0,0
1995/1996 22,0 18,2 3,8 19,2 19,1 30,4 23,8 20,6 3,2 0,0 0,0 0,0
1996/1997 12,5 5,9 2,3 4,3 8,9 4,2 0,0 43,8 4,9 0,0 0,0 2,9
1997/1998 12,2 12,3 23,9 8,1 6,3 2,8 4,8 7,7 13,7 0,0 0,0 1,4
1998/1999 2,2 1,6 2,0 25,5 28,6 10,1 13,1 21,7 3,7 0,0 0,0 0,0
1999/2000 22,0 7,0 11,6 13,0 0,3 0,0 8,4 2,3 11,4 0,0 0,0 0,0
2000/2001 21,0 32,6 20,5 8,6 4,8 13,2 1,0 23,1 10,0 0,0 0,0 0,0
2001/2002 4,5 4,3 37,4 10,6 3,3 0,0 16,5 16,3 32,6 0,0 0,0 6,1
2002/2003 0,0 15,4 6,0 0,0 4,8 6,0 1,1 11,5 10,2 3,2 0,0 7,8
2003/2004 6,1 4,9 14,5 25,0 6,5 9,4 7,6 6,0 29,3 4,9 0,0 0,0
2004/2005 8,9 11,4 19,1 19,5 5,2 12,8 6,9 4,6 0,0 2,1 0,0 0,0
2005/2006 5,5 8,4 19,6 5,4 15,5 10,4 5,2 5,0 13,5 1,4 0,0 0,0
2006/2007 4,4 0,0 0,0 36,3 15,7 8,7 20,5 25,2 4,7 0,0 0,0 0,0
2007/2008 4,0 11,5 20,5 1,4 4,2 8,9 6,2 11,1 10,5 5,3 3,5 0,0
2008/2009 7,0 6,5 14,0 16,0 8,0 8,0 10,5 25,0 4,3 0,0 0,0 2,1
Annexes

Tableau 3: Températures journalières (max- min) (station météorologique de Rélizane: année 2004)
Mois

Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Jul. Aût. Sep. Oct. Nov. Déc.
Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy
1 20,0 5,0 12,5 16,5 6,4 11,5 12,3 4,6 8,45 26,1 4,2 15,15 26,2 10,6 18,4 37,1 16,6 26,85 44,2 19,6 31,9 41,0 21,2 31,1 37,3 26,0 31,7 32,2 14,6 23,4 18,8 11,4 15,1 24,4 14,5 19,5
2 17,0 3,9 10,5 18,7 5,0 11,9 14,0 -1,0 6,5 18,7 7,9 13,3 28,2 7,2 17,7 37,4 17,6 27,5 39,0 19,4 29,2 37,1 24,0 30,55 33,6 21,4 27,5 34,2 14,4 24,3 21,0 10,8 15,9 20,6 12,0 16,3
3 15,3 0,0 7,7 20,9 5,0 12,95 12,2 2,5 7,35 21,0 7,0 14,0 22,6 12,9 17,75 36,0 18,1 27,05 36,0 15,5 25,75 38,0 21,4 29,7 36,5 22,7 29,6 33,0 19,4 26,2 22,1 8,5 15,3 22,5 7,0 14,8
4 14,4 0,0 7,2 15,9 7,6 11,75 17,3 -0,4 8,45 26,2 3,0 14,6 18,4 12,5 15,45 34,2 17,6 25,9 39,6 21,4 30,5 35,6 23,6 29,6 43,5 21,4 32,5 35,2 20,4 27,8 22,6 10,4 16,5 19,4 6,6 13,0
5 16,6 0,1 8,35 17,1 11,2 14,15 25,6 5,1 15,35 27,9 5,2 16,55 21,5 13,5 17,5 35,0 15,5 25,25 41,3 21,5 31,4 37,2 19,6 28,4 40,3 23,0 31,7 35,0 19,0 27,0 23,2 13,5 18,4 19,0 4,4 11,7
6 17,3 -1,1 8,1 16,2 9,2 12,7 23,6 12,1 17,85 28,3 3,8 16,05 21,9 10,6 16,25 37,0 16,8 26,9 42,6 22,8 32,7 41,2 21,4 31,3 34,6 21,5 28,1 34,0 22,4 28,2 26,1 10,5 18,3 17,4 4,4 10,9
7 15,5 -0,5 7,5 18,6 5,7 12,15 20,8 10,2 15,5 30,8 5,6 18,2 21,0 14,8 17,9 32,4 19,6 26,0 33,8 25,6 29,7 43,2 28,4 35,8 40,0 20,6 30,3 37,0 18,4 27,7 23,2 12,2 17,7 16,0 7,3 11,7
8 14,8 0,2 7,5 14,1 6,1 10,1 22,0 3,1 12,55 30,1 9,2 19,65 21,3 14,2 17,75 28,0 19,0 23,5 22,1 19,6 20,85 41,4 27,5 34,45 41,7 24,4 33,1 39,2 24,0 31,6 22,9 11,2 17,1 13,4 9,6 11,5
9 13,7 0,4 7,05 17,1 10,2 13,65 21,5 4,6 13,05 20,3 10,0 15,15 26,2 5,1 15,65 28,6 17,5 23,1 36,5 15,9 26,2 36,4 22,4 29,4 39,3 22,2 30,8 22,4 19,1 20,8 23,5 11,0 17,3 14,6 10,3 12,5
10 20,9 0,3 10,6 19,0 4,0 11,5 20,6 4,7 12,65 18,2 9,7 14,0 24,2 9,2 16,7 29,4 18,6 24,0 34,4 20,6 27,5 36,0 23,6 29,8 39,0 22,2 30,6 25,2 18,4 21,8 19,6 12,4 16,0 14,2 11,0 12,6
11 18,5 0,6 9,55 18,9 5,0 11,95 26,4 11,4 18,9 12,0 7,4 9,7 16,6 9,8 13,2 33,0 16,0 24,5 32,1 22,1 27,1 37,0 22,2 29,6 40,0 23,5 31,8 25,0 16,1 20,6 14,5 8,2 11,4 17,1 10,8 14,0
12 21,8 0,3 11,05 18,8 11,6 15,2 27,0 5,6 16,3 19,2 5,6 12,4 18,2 10,5 14,35 33,0 14,4 23,7 31,6 18,2 24,9 37,5 21,9 29,7 39,5 22,4 31,0 24,4 12,4 18,4 16,0 6,0 11,0 18,6 6,6 12,6
13 20 0,36 10,18 20,0 8,0 14 20,2 8,7 14,45 22,0 1,9 12,0 24,2 6,5 15,35 33,5 14,3 23,9 36,5 18,9 27,7 38,6 22,0 30,3 35,2 23,2 29,2 27,0 13,1 20,1 14,0 9,4 11,7 22,0 6,3 14,2
14 21 4,2 12,6 20,0 15,0 17,5 18,4 10,4 14,4 24,5 6,2 15,35 23,7 8,9 16,3 33,4 16,6 25,0 37,4 17,6 27,5 41,2 23,0 32,1 34,0 18,6 26,3 27,0 12,4 19,7 18,2 10,0 14,1 18,4 7,4 12,9
15 20,5 3,7 12,1 17,6 9,6 13,6 23,6 11,4 17,5 26,6 10,3 18,45 26,2 10,7 18,45 27,5 15,0 21,25 37,5 17,5 27,5 39,0 23,4 31,2 31,4 20,0 25,7 24,8 15,0 19,9 15,2 10,0 12,6 14,6 11,0 12,8
16 20,1 2,8 11,45 19,9 7,0 13,45 22,6 12,0 17,3 20,4 10,4 15,4 27,4 11,0 19,2 25,4 12,2 18,8 41,0 20,6 30,8 38,6 23,0 30,8 33,0 19,2 26,1 26,0 15,0 20,5 15,6 3,4 9,5 16,5 9,9 13,2
17 19,9 3,5 11,7 18,6 2,6 10,6 21,1 9,5 15,3 24,0 11,3 17,65 27,6 9,6 18,6 33,0 12,9 23,0 35,2 23,2 29,2 27,2 21,0 24,1 32,0 18,0 25,0 27,4 10,0 18,7 16,4 3,8 10,1 17,2 6,8 12,0
18 13,2 6,8 10 18,2 0,8 9,5 23,0 11,0 17,0 20,4 11,0 15,7 28,6 10,6 19,6 37,6 14,6 26,1 34,4 22,6 28,5 39,0 19,5 29,25 31,0 14,2 22,6 33,7 11,9 22,8 19,5 4,4 12,0 18,0 8,8 13,4
19 12,6 0,9 6,75 19,2 10,6 14,9 17,2 10,2 13,7 19,0 13,2 16,1 28,9 12,3 20,6 32,2 20,7 26,45 35,2 21,6 28,4 38,6 23,2 30,9 32,6 14,4 23,5 32,0 16,7 24,4 19,5 4,4 12,0 20,5 6,8 13,7
20 13,0 2,3 7,65 22,0 12,3 17,15 20,7 6,1 13,4 24,4 8,6 16,5 29,2 13,5 21,35 30,8 7,0 18,9 42,0 20,4 31,2 36,5 24,1 30,3 35,6 15,4 25,5 34,4 16,2 25,3 18,2 4,4 11,3 17,8 12,7 15,3
21 15,3 9,0 12,15 25,2 15,8 20,5 27,0 5,4 16,2 28,0 6,5 17,25 28,0 14,0 21,0 33,1 14,6 23,85 45,1 23,6 34,35 37,5 22,7 30,1 36,3 16,0 26,2 33,3 18,4 25,9 17,2 4,5 10,9 17,1 8,0 12,6
22 10,5 2,2 6,35 18,0 13,5 15,75 22,0 9,4 15,7 23,5 11,0 17,25 25,5 15,1 20,3 37,6 15,6 26,6 45,6 23,6 34,6 43,2 22,4 32,8 34,0 17,2 25,6 35,9 17,3 26,6 21,2 5,0 13,1 16,7 4,6 10,7
23 10,6 4,9 7,75 22,0 8,0 15,0 18,6 3,1 10,85 22,3 6,2 14,25 26,1 13,9 20,0 37,7 16,7 27,2 43,0 23,4 33,2 44,6 23,4 34,0 35,4 16,0 25,7 33,2 17,8 25,5 17,2 8,0 12,6 15,6 4,0 9,8
24 19,5 2,9 11,2 25,1 5,6 15,35 22,7 1,0 11,9 26,2 5,9 16,05 18,4 15,5 17,0 38,4 16,6 27,5 43,0 26,4 34,7 47,0 27,0 37,0 35,0 18,4 26,7 38,7 19,6 29,2 18,0 8,4 13,2 15,6 0,6 8,1
25 20,2 6 13,1 22,5 8,6 15,55 20,2 6,3 13,3 29,0 7,8 18,4 22,6 11,2 16,9 38,2 18,9 28,55 40,5 23,0 31,75 45,0 26,4 35,7 29,0 21,3 25,2 39,5 16,2 27,9 18,1 7,5 12,8 12,6 7,1 9,9
26 19,0 8,0 13,5 25,2 15,8 20,5 20,6 9,4 15,0 29,7 7,4 18,55 24,2 10,5 17,35 38,6 19,4 29,0 38,5 23,4 31,0 35,6 23,3 29,45 28,0 13,6 20,8 24,0 16,2 20,1 21,0 4,6 12,8 8,6 3,4 6,0
27 19,2 12,2 15,7 15,9 10,0 13,0 24,2 4,6 14,4 32,6 7,4 20,0 24,4 10,0 17,2 40,1 20,5 30,3 39,2 21,5 30,35 35,2 24,2 29,7 29,1 12,0 20,6 27,7 10,4 19,1 23,2 5,0 14,1 8,4 2,8 5,6
28 14,8 11,8 13,3 14,7 7,2 11,0 24,0 8,8 16,4 22,8 15,2 19,0 28,5 9,2 18,85 37,6 20,6 29,1 40,6 20,4 30,5 38,6 24,0 31,3 30,4 13,4 21,9 26,0 19,2 22,6 23,4 6,2 14,8 11,7 1,7 6,7
29 19,5 2,9 11,2 14,5 3,1 8,8 23,4 12,5 18,0 29,7 10,0 19,85 31,7 12,2 22,0 37,6 21,1 29,35 38,0 23,5 30,75 36,6 21,4 29,0 33,3 13,9 23,6 22,5 15,0 18,8 22,0 11,1 16,6 14,4 6,7 10,6
30 18,7 5,0 11,85 / / / 21,7 6,6 14,2 22,6 12,5 17,55 33,2 14,0 23,6 39,8 19,4 29,6 36,6 21,2 28,9 36,6 19,6 28,1 32,0 14,4 23,2 15,7 13,8 14,8 18,5 19,0 18,8 13,5 3,6 8,6
31 18,6 2,5 10,55 / / / 20,9 7,9 14,4 / / / 34,2 14,6 24,4 / / / 39,5 21,2 30,35 39,4 21,6 30,5 / / / 18,7 11,9 15,3 / / / 15,0 4,0 9,5

Moy. 17,2 3,3 10,2 19,0 8,3 13,6 21,1 7,0 14,1 24,22 8,047 16,13 25,1 11,4 18,3 34,44 16,8 25,62 38,1 21,2 29,6 38,7 23,0 30,8 35,09 19,02 27,05 29,8 16,3 23,0 19,66 8,507 14,09 16,5 7,1 11,8
Annexes

Tableau4 : Températures journalières (max- min) (station météorologique de Rélizane: année 2005
Mois

Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Jul. Aût. Sep. Oct. Nov. Déc.
Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy
1 17,1 2,9 10,0 13,0 -2,1 5,5 10,9 8,1 9,5 28,1 5,6 16,9 34,4 15,4 24,9 28,1 19,5 23,8 37,1 26,0 31,6 33,6 25,2 29,4 38,2 20,5 29,4 31,0 14,5 22,8 25,0 14,4 19,7 15,0 6,9 11,0
2 14,5 1,4 8,0 13,6 -0,6 6,5 13,8 6,8 10,3 21,1 13,3 17,2 29,1 16,0 22,6 28,2 16,6 22,4 41,6 20,5 31,1 33,6 22,6 28,1 38,0 22,4 30,2 31,7 14,4 23,1 32,2 12,4 22,3 20,4 6,4 13,4
3 15,1 5,1 10,1 13,6 -1,1 6,3 14,0 1,8 7,9 20,5 7,2 13,9 33,0 16,4 24,7 29,2 16,3 22,8 43,0 22,0 32,5 37,3 22,6 30,0 35,4 22,4 28,9 28,1 10,5 19,3 29,0 13,5 21,3 21,3 11,5 16,4
4 16,2 1,8 9,0 15,4 0,0 7,7 12,0 8,6 10,3 19,3 6,6 13,0 31,7 12,9 22,3 34,6 14,6 24,6 33,4 24,0 28,7 38,9 19,5 29,2 36,6 20,0 28,3 27,5 13,2 20,4 25,4 12,0 18,7 20,6 11,2 15,9
5 18,4 3,0 10,7 17,0 -0,1 8,5 13,6 6,5 10,1 21,4 3,4 12,4 25,5 14,4 20,0 36,7 15,0 25,9 36,6 18,6 27,6 38,5 17,6 28,1 39,0 19,1 29,1 28,5 10,2 19,4 21,6 12,2 16,9 20,1 11,3 15,7
6 15,0 -0,9 7,1 14,6 6,6 10,6 16,0 3,8 9,9 26,0 4,1 15,1 28,2 9,4 18,8 37,0 18,8 27,9 38,6 26,0 32,3 38,6 17,7 28,2 32,5 24,4 28,5 29,4 8,6 19,0 21,2 9,6 15,4 19,8 13,0 16,4
7 14,4 -2,4 6,0 19,0 4,8 11,9 11,2 5,7 8,5 30,0 9,4 19,7 33,5 8,0 20,8 35,3 18,6 27,0 39,5 21,6 30,6 41,4 18,6 30,0 25,9 20,4 23,2 30,9 10,3 20,6 24,0 6,6 15,3 18,0 7,3 12,7
8 15,0 -2,1 6,5 12,4 5,3 8,9 14,0 -1,4 6,3 23,0 12,3 17,7 34,2 11,1 22,7 36,0 18,2 27,1 35,2 23,2 29,2 44,4 21,0 32,7 30,4 15,4 22,9 32,0 16,2 24,1 26,0 8,6 17,3 18,0 5,2 11,6
9 14,5 -0,1 7,2 14,4 6,3 10,4 17,2 1,5 9,4 15,2 10,4 12,8 36,6 15,2 25,9 33,5 14,0 23,8 35,5 22,5 29,0 45,6 23,6 34,6 33,0 15,0 24,0 31,7 15,8 23,8 21,3 12,1 16,7 15,8 7,0 11,4
10 13,9 1,0 7,5 16,0 3,0 9,5 18,4 1,0 9,7 15,0 3,2 9,1 34,0 15,1 24,6 37,6 14,0 25,8 35,6 22,4 29,0 22,3 23,0 22,7 32,4 16,6 24,5 30,4 16,6 23,5 17,4 9,9 13,7 14,4 2,4 8,4
11 14,2 0,4 7,3 16,0 1,0 8,5 17,0 5,1 11,1 19,0 0,2 9,6 33,4 14,9 24,2 38,1 16,0 27,1 37,5 21,6 29,6 34,5 23,6 29,1 31,0 18,3 24,7 30,1 18,2 24,2 12,8 4,7 8,8 13,9 5,5 9,7
12 13,9 0,5 7,2 18,4 0,8 9,6 21,0 5,4 13,2 22,0 0,2 11,1 28,1 15,9 22,0 35,2 21,6 28,4 38,0 18,5 28,3 36,0 16,8 26,4 30,2 16,4 23,3 30,2 19,8 25,0 16,6 10,6 13,6 11,4 5,6 8,5
13 14,0 0,4 7,2 20,3 2,1 11,2 22,0 8,6 15,3 25,6 3,6 14,6 30,2 12,4 21,3 27,0 18,3 22,7 42,2 18,8 30,5 38,1 20,8 29,5 31,4 17,3 24,4 24,2 17,0 20,6 16,7 10,5 13,6 10,6 3,6 7,1
14 14,8 0,6 7,7 14,2 10,2 12,2 20,4 9,3 14,9 26,5 6,9 16,7 27,1 16,4 21,8 30,5 17,2 23,9 43,4 23,4 33,4 38,3 23,3 30,8 31,5 21,4 26,5 18,8 8,0 13,4 18,3 11,0 14,7 14,5 7,4 11,0
15 17,4 0,6 9,0 13,9 2,3 8,1 18,9 13,1 16,0 21,5 9,2 15,4 28,6 10,6 19,6 34,0 12,9 23,5 43,6 24,4 34,0 41,0 22,7 31,9 39,4 20,0 29,7 24,6 14,0 19,3 18,4 5,5 12,0 13,6 0,9 7,3
16 17,5 1,7 9,6 11,4 3,1 7,3 19,2 13,2 16,2 20,0 1,2 10,6 28,8 12,0 20,4 36,0 17,2 26,6 44,5 26,4 35,5 40,7 23,1 31,9 30,6 18,8 24,7 30,4 15,4 22,9 15,0 9,6 12,3 13,5 1,0 7,3
17 16,4 0,8 8,6 11,8 -3,1 4,4 18,2 12,9 15,6 24,0 5,6 14,8 23,5 16,4 20,0 33,1 17,6 25,4 44,5 25,0 34,8 36,4 22,4 29,4 27,0 18,8 22,9 31,8 17,0 24,4 19,6 9,0 14,3 15,2 2,0 8,6
18 15,3 2,0 8,7 13,0 -1,4 5,8 22,4 12,2 17,3 25,0 8,5 16,8 29,0 9,5 19,3 34,2 16,0 25,1 40,5 26,4 33,5 34,2 22,1 28,2 26,0 18,5 22,3 24,2 19,0 21,6 18,4 8,0 13,2 14,4 5,0 9,7
19 15,2 4,4 9,8 15,0 -1,2 6,9 24,6 9,3 17,0 23,0 12,2 17,6 33,5 7,6 20,6 36,2 17,1 26,7 42,5 22,8 32,7 38,0 20,5 29,3 29,0 10,8 19,9 26,0 17,4 21,7 21,0 9,3 15,2 19,0 2,4 10,7
20 17,3 6,5 11,9 17,4 0,6 9,0 26,0 12,4 19,2 24,2 6,8 15,5 36,3 10,6 23,5 36,0 17,4 26,7 40,6 24,0 32,3 35,1 22,6 28,9 29,6 10,4 20,0 26,4 14,4 20,4 24,6 8,1 16,4 15,6 4,6 10,1
21 20,0 4,2 12,1 13,0 5,4 9,2 25,5 13,0 19,3 27,0 8,8 17,9 34,6 15,4 25,0 35,1 19,2 27,2 40,5 23,0 31,8 33,2 21,0 27,1 32,0 13,6 22,8 27,6 13,1 20,4 26,3 16,7 21,5 16,0 6,1 11,1
22 20,5 3,0 11,8 14,0 1,6 7,8 24,6 11,4 18,0 30,6 9,1 19,9 31,1 13,7 22,4 40,4 18,1 29,3 40,6 21,4 31,0 33,3 15,1 24,2 32,6 12,4 22,5 18,0 13,0 15,5 22,4 15,4 18,9 16,5 2,6 9,6
23 18,5 2,6 10,6 16,3 3,3 9,8 26,1 13,0 19,6 30,4 9,5 20,0 32,5 13,6 23,1 42,0 20,5 31,3 39,7 16,6 28,2 35,6 13,7 24,7 29,0 13,9 21,5 27,0 14,2 20,6 17,0 9,5 13,3 18,5 1,6 10,1
24 17,0 2,0 9,5 13,4 2,4 7,9 24,4 14,2 19,3 28,0 12,7 20,4 35,4 15,6 25,5 35,6 22,6 29,1 40,2 20,2 30,2 37,6 15,5 26,6 30,0 13,4 21,7 26,2 13,0 19,6 15,5 4,2 9,9 16,2 2,6 9,4
25 9,2 4,5 6,9 15,5 5,4 10,5 22,2 12,0 17,1 27,0 11,2 19,1 32,6 17,0 24,8 38,7 19,5 29,1 36,8 21,6 29,2 39,5 16,4 28,0 30,1 16,0 23,1 26,0 10,0 18,0 18,5 4,5 11,5 16,2 4,5 10,4
26 9,0 0,0 4,5 15,4 5,6 10,5 23,6 11,2 17,4 29,0 9,0 19,0 32,1 17,4 24,8 39,2 23,2 31,2 37,4 26,0 31,7 40,1 18,3 29,2 30,4 15,4 22,9 31,2 10,6 20,9 14,6 9,9 12,3 19,6 8,6 14,1
27 6,4 -1,2 2,6 13,0 3,3 8,2 20,5 9,0 14,8 23,0 14,4 18,7 32,5 16,6 24,6 43,9 23,1 33,5 36,5 22,1 29,3 38,0 18,9 28,5 31,3 11,1 21,2 33,2 21,9 27,6 13,3 7,3 10,3 18,8 13,0 15,9
28 8,6 -1,5 3,6 10,4 7,1 8,8 20,4 8,6 14,5 20,9 15,1 18,0 36,0 15,6 25,8 35,0 23,0 29,0 37,0 21,6 29,3 38,0 17,8 27,9 32,8 15,6 24,2 32,4 14,4 23,4 15,7 6,6 11,2 18,0 9,5 13,8
29 10,5 2,2 6,4 / / / 23,0 7,9 15,5 30,0 12,0 21,0 33,0 17,6 25,3 35,2 19,5 27,4 35,0 24,0 29,5 36,5 18,5 27,5 32,0 16,3 24,2 34,0 18,3 26,2 11,2 6,6 8,9 13,7 8,6 11,2
30 10,6 4,9 7,8 / / / 24,2 7,4 15,8 27,6 16,0 21,8 29,5 19,1 24,3 36,2 19,4 27,8 37,0 20,2 28,6 34,6 18,4 26,5 31,0 15,2 23,1 36,4 16,4 26,4 14,6 9,2 11,9 15,8 3,9 9,9
31 11,2 -1,4 4,9 / / / 26,1 6,9 16,5 / / / 30,6 19,0 24,8 / / / 35,5 22,1 28,8 36,6 18,9 27,8 / / / 28,0 18,9 23,5 / / / 18,0 11,8 14,9
Moy. 14,6 1,5 8,0 14,7 2,5 8,6 19,7 8,3 14,0 24,1 8,3 16,2 31,6 14,2 22,9 35,3 18,2 26,7 39,0 22,5 30,8 37,1 20,1 28,6 31,9 17,0 24,5 28,6 14,7 21,6 19,8 9,6 14,7 16,5 6,2 11,4
Annexes

Tableau 5: Températures journalières (max- min) (station météorologique de Rélizane: année 2006).
Mois

Jan. Fév. Mar. Avr. Mai Jui. Jul. Aût. Sep. Oct. Nov. Déc.
Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy Max Min Moy
1 15,5 12,3 13,9 16,0 10,4 13,2 19,0 10,9 15,0 30,6 10,8 20,7 33,4 12,3 22,9 33,4 12,3 22,9 27,5 16,8 22,2 36,1 25,0 30,6 40,5 23,0 31,8 38,4 21,1 29,8 34,0 16,4 25,2 22,4 7,0 14,7
2 16,0 9,0 12,5 17,4 5,1 11,3 16,8 8,8 12,8 30,0 10,8 20,4 36,3 15,2 25,8 36,3 15,2 25,8 29,5 9,6 19,6 42,0 20,4 31,2 41,0 20,1 30,6 40,4 20,2 30,3 41,4 18,4 29,9 24,2 14,0 19,1
3 15,6 9,0 12,3 19,0 4,9 12,0 16,6 6,6 11,6 31,2 10,5 20,9 23,4 17,2 20,3 23,4 17,2 20,3 30,5 12,0 21,3 38,0 20,5 29,3 40,2 21,0 30,6 39,1 21,5 30,3 34,4 18,9 26,7 20,4 13,2 16,8
4 13,6 0,6 7,1 12,2 9,2 10,7 20,6 9,0 14,8 34,4 13,1 23,8 17,3 14,9 16,1 17,3 14,9 16,1 31,4 12,0 21,7 38,2 23,0 30,6 37,2 18,9 28,1 36,2 21,4 28,8 26,3 21,0 23,7 20,8 10,9 15,9
5 15,0 0,2 7,6 15,6 7,9 11,8 15,0 9,2 12,1 24,4 15,2 19,8 18,4 14,5 16,5 18,4 14,5 16,5 33,0 12,8 22,9 36,0 22,6 29,3 38,5 22,2 30,4 34,1 20,5 27,3 27,2 16,5 21,9 23,4 7,5 15,5
6 17,6 2,3 10,0 15,2 4,6 9,9 14,4 6,6 10,5 24,1 13,2 18,7 24,1 15,6 19,9 24,1 15,6 19,9 37,0 16,2 26,6 36,4 21,6 29,0 40,6 21,2 30,9 37,4 23,2 30,3 27,0 12,6 19,8 17,0 12,3 14,7
7 15,6 6,1 10,9 14,2 1,0 7,6 17,0 6,8 11,9 25,4 11,0 18,2 29,2 12,4 20,8 29,2 12,4 20,8 39,0 15,1 27,1 37,4 20,8 29,1 39,6 22,0 30,8 36,5 23,9 30,2 29,6 12,0 20,8 19,4 7,1 13,3
8 14,1 2,0 8,1 16,2 2,6 9,4 22,5 5,2 13,9 29,4 8,3 18,9 29,3 13,9 21,6 29,3 13,9 21,6 43,0 19,6 31,3 39,1 20,6 29,9 39,5 21,4 30,5 36,1 20,4 28,3 33,2 12,4 22,8 20,1 13,9 17,0
9 14,2 6,6 10,4 18,6 2,4 10,5 23,1 6,3 14,7 32,1 10,2 21,2 30,8 12,2 21,5 30,8 12,2 21,5 37,6 21,9 29,8 44,3 20,5 32,4 35,0 19,4 27,2 36,0 19,4 27,7 31,8 14,0 22,9 17,0 10,0 13,5
10 15,9 8,2 12,1 20,4 6,5 13,5 20,0 9,0 14,5 24,4 16,0 20,2 33,5 13,2 23,4 33,5 13,3 23,4 27,0 21,2 24,1 43,0 22,6 32,8 38,6 19,0 28,8 35,5 21,4 28,5 33,0 15,2 24,1 14,6 10,0 12,3
11 15,5 2,6 9,1 14,3 6,1 10,2 21,0 8,5 14,8 24,5 15,4 20,0 32,2 16,8 24,5 32,2 16,8 24,5 36,2 17,0 26,6 41,6 22,8 32,2 39,7 20,0 29,9 33,3 19,0 26,2 29,3 19,5 24,4 19,2 5,2 12,2
12 15,0 1,0 8,0 16,4 7,4 11,9 21,5 6,5 14,0 21,7 11,0 16,4 31,0 17,7 24,4 31,0 17,7 24,4 30,6 20,2 25,4 40,2 21,2 30,7 38,3 22,4 30,4 30,4 18,0 24,2 29,3 14,2 21,8 16,2 9,9 13,1
13 14,6 1,2 7,9 14,4 1,0 7,7 22,9 4,5 13,7 25,7 9,0 17,4 35,2 17,7 26,5 35,2 17,7 26,5 39,1 22,2 30,7 39,5 22,1 30,8 36,5 23,0 29,8 31,1 19,0 25,1 27,2 14,0 20,6 14,4 9,4 11,9
14 13,8 0,5 7,2 17,0 2,0 9,5 23,2 4,5 13,9 32,9 8,0 20,5 35,0 18,6 26,8 35,0 18,6 26,8 39,6 22,8 31,2 40,0 22,4 31,2 35,7 21,0 28,4 28,6 17,2 22,9 26,0 13,4 19,7 15,0 9,5 12,3
15 20,0 2,4 11,2 18,1 2,9 10,5 22,5 4,4 13,5 38,0 16,5 27,3 35,0 18,4 26,7 35,0 18,4 26,7 29,0 20,0 24,5 39,0 24,6 31,8 33,6 21,5 27,6 23,1 17,0 20,1 28,2 12,4 20,3 16,0 10,6 13,3
16 14,6 0,4 7,5 18,4 5,0 11,7 23,2 4,0 13,6 26,0 18,0 22,0 39,6 17,0 28,3 39,6 17,0 28,3 31,6 17,6 24,6 40,6 22,5 31,6 31,5 19,1 25,3 24,4 16,2 20,3 24,4 13,3 18,9 16,4 9,5 13,0
17 18,2 6,5 12,4 18,9 11,5 15,2 25,2 5,3 15,3 22,4 15,0 18,7 41,5 18,8 30,2 41,5 18,8 30,2 31,0 16,0 23,5 39,3 21,3 30,3 36,0 21,0 28,5 30,2 12,1 21,2 28,7 16,9 22,8 17,1 9,2 13,2
18 16,1 1,4 8,8 17,6 10,1 13,9 18,2 13,6 15,9 22,1 10,1 16,1 43,6 22,0 32,8 43,6 22,0 32,8 31,4 17,4 24,4 39,5 22,0 30,8 31,9 19,5 25,7 32,5 13,1 22,8 27,0 17,4 22,2 17,0 5,4 11,2
19 10,3 4,6 7,5 19,8 6,4 13,1 23,4 6,2 14,8 22,6 9,5 16,1 34,5 19,6 27,1 34,5 19,6 27,1 28,0 20,4 24,2 44,5 23,0 33,8 32,0 18,2 25,1 33,6 14,0 23,8 28,6 16,5 22,6 17,1 10,4 13,8
20 14,1 8,4 11,3 15,2 6,6 10,9 23,6 8,2 15,9 26,1 9,1 17,6 33,1 16,6 24,9 33,1 16,6 24,9 31,0 19,6 25,3 40,6 24,2 32,4 34,2 20,0 27,1 32,6 16,6 24,6 29,4 17,1 23,3 13,2 8,4 10,8
21 16,2 9,5 12,9 14,6 6,1 10,4 16,2 9,5 12,9 28,8 3,4 16,1 36,0 17,6 26,8 36,0 17,6 26,8 35,0 18,0 26,5 42,0 23,0 32,5 37,7 22,6 30,2 39,0 20,1 29,6 30,3 16,0 23,2 11,2 6,5 8,9
22 16,3 3,1 9,7 12,3 3,5 7,9 19,4 10,0 14,7 27,3 15,0 21,2 34,0 19,2 26,6 34,0 19,2 26,6 40,4 18,6 29,5 39,2 23,4 31,3 38,6 23,0 30,8 33,4 20,4 26,9 30,0 15,5 22,8 10,5 8,8 9,7
23 16,4 7,0 11,7 11,4 6,6 9,0 23,8 9,2 16,5 35,6 12,0 23,8 28,6 17,6 23,1 28,6 17,6 23,1 37,2 21,0 29,1 41,0 20,9 31,0 37,3 21,9 29,6 29,5 18,3 23,9 35,3 14,5 24,9 14,1 4,5 9,3
24 16,1 0,6 8,4 12,6 5,6 9,1 22,8 9,0 15,9 35,3 12,0 23,7 26,0 17,6 21,8 26,0 17,6 21,8 35,4 21,6 28,5 40,2 22,4 31,3 34,3 22,0 28,2 37,5 18,6 28,1 32,0 17,2 24,6 13,5 8,6 11,1
25 15,6 2,4 9,0 14,0 4,6 9,3 25,0 10,4 17,7 20,5 15,6 18,1 19,6 15,8 17,7 19,6 15,8 17,7 34,4 20,3 27,4 38,7 22,3 30,5 35,1 21,0 28,1 28,9 17,2 23,1 36,5 14,0 25,3 13,0 10,1 11,6
26 11,5 7,5 9,5 17,7 6,2 12,0 32,2 7,4 19,8 23,9 16,0 20,0 31,4 14,5 23,0 31,4 14,5 23,0 34,6 20,2 27,4 41,2 18,8 30,0 36,7 16,0 26,4 30,5 16,0 23,3 30,0 14,5 22,3 14,6 9,6 12,1
27 19,6 3,5 11,6 12,0 9,0 10,5 33,0 10,0 21,5 28,2 9,4 18,8 32,3 18,4 25,4 31,5 19,5 25,5 43,6 20,0 31,8 36,6 20,8 28,7 31,7 14,0 22,9 26,5 18,6 22,6 21,6 12,4 17,0 17,7 5,5 11,6
28 20,6 13,2 16,9 19,5 2,4 11,0 25,5 14,1 19,8 21,9 14,6 18,3 37,4 19,0 28,2 30,6 19,2 24,9 40,2 24,2 32,2 37,1 18,5 27,8 31,3 16,5 23,9 32,5 16,0 24,3 23,2 8,2 15,7 19,0 11,0 15,0
29 13,9 7,5 10,7 / / / 26,0 8,0 17,0 25,7 12,4 19,1 39,0 18,6 28,8 32,1 16,1 24,1 40,0 20,5 30,3 39,6 20,2 29,9 30,0 19,0 24,5 31,0 13,0 22,0 20,2 12,0 16,1 18,0 10,1 14,1
30 14,0 0,3 7,2 / / / 29,4 7,0 18,2 29,0 9,5 19,3 31,3 17,6 24,5 36,4 17,5 27,0 42,0 21,3 31,7 40,9 18,5 29,7 33,6 15,4 24,5 33,5 12,0 22,8 20,5 8,7 14,6 17,3 6,3 11,8
31 13,2 8,0 10,6 / / / 32,0 7,3 19,7 / / / 25,4 18,4 21,9 / / / 41,4 22,5 32,0 40,6 20,0 30,3 / / / 32,5 13,0 22,8 / / / 17,1 4,8 11,0
Moy. 15,4 4,8 10,1 16,0 5,6 10,8 22,4 7,9 15,2 27,5 12,0 19,7 31,5 16,7 24,1 31,4 16,6 24,0 35,1 18,7 26,9 39,8 21,7 30,7 36,2 20,2 28,2 33,0 18,0 25,5 29,2 14,8 22,0 17,0 9,0 13,0
Annexes

260 Hiver Hiver frais Hiver doux Hiver 260


240 240
La formule de Stewart (1969):
220 220
200 200
180 180
Etage bioclimatique de végétation Humide
160 160
140 140
130 130
100 Etage bioclimatique de végétation Sub-humide 100
90 90
80 80

70 70
Etage bioclimatique de végétation Semi-aride
60 60
50 50
40 Station oued El-Abtal 40
30 30
25 Etage bioclimatique de végétation Aride 25

20 20
15 Etage bioclimatique de végétation Saharien 15

-2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 m°C

Figure 3: Climagramme d’Emberger (station oued El-Abtal: 1969/70 - 2005/06)


Annexes

0 0,7
1 grumeleux
matière organique 2 finement polyédrique
10 90 0,6 3 polyédrique moyen à grossier
4 colonne, feuilleté ou massif

1ère approximation de K
20 80 0,5
0 1 2 3 4
1 2 3
70 4 Structure du sol
% limons+ sables très fins (0,002-0,100mm)

30 0,4
60
40 0,3

0,7
50 50 0,2
0,6
60 40 0,1
6 5 4 3 2 1

Facteur érodibilité du sol K


0,5
70 30 0
20 0,4
80
15
pourcentage de sable 10 0,3 Perméabilité
90 (0,1- 2 m m ) 5
0
0,2 6 très lente
100 5 lente
Procédure: 4 lente à modérée
0,1 3 modérée
En suivant l'analyse des échantillons de surfac e appropriés entrer
2 modérée à rapide
par la gauche dans le graphe et pointer le % des limons (0,002 à 0,100 mm) 1 rapide
puis de sables (0,10 à 2 mm) puis de matières organiques, la structure et 0
la perméabilité dans le sens indiqué par les flêches. Interpoler si nécessaire
entre les courbes dessinées. La ligne fléchée pointillée i l l u s t r e le mode
opératoire pour un échantillon ayant: 56,3 % de limon + Stf, 5% de sables,
2,1% de matières organiques, 4 de structure et 6 de perméabilité. K = 0,36.

Figure 4: Nomogramme permettant l'évaluation rapide du facteur K de l'érodibilité


des sols (d'après Wischmeier et al. 1971)

Tableau 6: Valeurs de LS pour des inclinaisons et des longueurs de pentes spécifiques

Pente en Longueur de pente (en pied)


% 25 50 75 100 150 200 300 400 500 600 800 1000
0,2 0,060 0,069 0,083 0,080 0,096 0,113 0,201 0,287 0,400 0,536 0,673 0,992
0,5 0,073 0,098 0,163 1,37 1,80 2,30 2,84 3,43 4,08 0,086 0,104 0,123
0,8 0,086 0,233 0,303 0,227 0,325 0,471 0,656 0,824 1,21 1,68 2,21 2,81
2 0,133 0,307 0,476 3,48 4,21 5,00 0,092 0,110 0,130 0,248 0,354 0,528
3 0,190 0,701 0,968 0,759 0,952 1,41 1,94 2,55 3,25 4,01 3,86 5,77
4 0,230 1,28 1,62 0,099 0,119 0,141 0,280 0,400 0,621 0,928 1,17 1,72
5 0,268 2,01 2,43 2,37 3,13 3,98 4,92 5,95 7,07 0,105 0,126 0,149
6 0,336 2,88 0,075 0,305 0,437 0,697 1,07 1,35 1,98 2,74 3,61 4,59
8 0,496 0,90 0,107 5,68 6,87 8,16 0,110 0,132 0,156 0,466 0,326 0,762
10 0,685 0,185 0,264 1,20 1,50 2,22 0,06 4,04 5,13 6,35 7,68 9,12
12 0,903 0,357 0,464 0,114 0,137 0,162 0,344 0,492 0,820 1,31 1,65 2,43
14 1,15 0,583 0,859 3,36 4,42 5,62 6,95 8,41 10,00 0,121 0,145 0,171
16 1,42 1,19 1,56 0,376 0,536 0,920 1,52 1,90 2,81 3,87 5,11 6,49
18 1,72 1,99 2,46 8,03 9,71 11,5 0,126 0,152 0,179 0,402 0,573 1,01
20 2,04 2,97 3,53 1,69 2,13 3,14 4,33 5,71 7,26 8,98 10,9 12,9
Annexes

Tableau 7 : Estimation de perte en terre pour des segments successifs de même longueur
sur une pente uniforme

Rapport des pertes en terre par segment par rapport aux pertes
Nbr. de Suite de
totales de la pente Ai/A
segments segments
m = 0.5 m m = 0.4 m = 0.3
1 0,35 0,38 0,41
1
2 0,65 0,62 0,59
1 0,19 0,22 0,24
2 2 0,35 0,35 0,35
3 0,46 0,43 0,41
1 0,12 0,14 0,17
2 0,23 0,24 0,24
3
3 0,30 0,29 0,28
4 0,35 0,33 0,31
1 0,09 0,11 0,12
2 0,16 0,17 0,18
4 3 0,21 0,21 0,21
4 0,25 0,24 0,23
5 0,28 0,27 0,25
F a c t e u r LS

25 50% 35%
45% 40% 30%

25%

20

20%

Pente
15

15%

10

10%

0 100 200 300 400 500 600 700 800 (m)

0 500 1000 1500 2000 2500 (Pi e ds)

Longueur de pente

Figure 5: Abaque d’estimation du facteur topographique LS


Annexes

Tableau 8: Résultats des analyses physico-chimiques des altérites de marnes tertiaires de la zone d’étude

Indice de battance

Indice de stabilité
n° de station de

Localisation

structurale (Is)
clair armées de Marnes vert- clair marnes et de

Perméabilité
prélèvement
Les types de

Projection: UTM Zone 31, % %

Structure
%

Texture
Argile
% Gravi. % élémts
Northern Hemisphere limon Sables %

(IB)
sols

Stratigraphie fins
(WGS 84) MO
0- 50µ
0- 2- 20 - 50 - 100 -
X (m) Y (m) 2µm
> 2mm
20µm 50µm 100µm 2000µm

1 288 305,2 3 935 774,0 Oligocène marin: marnes 34 33 4,4 18,9 5 2,6 71,4 2,1 A 0,8 11,9

2 278 394,2 3 929 457,3 Oligocène marin: marnes 36 37 2,1 17,3 2 2,5 75,1 3,1 AL 0,9 20,5

Quaternaire continental:
3 288 751,4 3 929 488,3 39,7 33,7 2,7 18 2,8 1,1 76,1 2,0 A 0,9 24,1
alluvion, regs et terrasses

polyédrique et granulaire très grossier


Miocène inférieur:
4 293 355,4 3 922 199,1 35,5 38,1 1,9 13 2,3 7 75,5 2,2 AL 0,8 9,5
Marnes vert-

marnes

Très lente
grés

5 273 542,6 3 928 390,2 Oligocène marin: marnes 32,6 39 2,2 13,2 3 8,2 73,8 1,8 AL 0,7 7,8

Miocène inférieur:
6 279 986,0 3 931 702,8 31,2 32 8,7 12,3 8,5 5,4 71,9 1,9 A 0,7 6,1
marnes
clair armées de

7 267 442,5 3 927 337,1 Oligocène marin: marnes 38 27,9 4,7 14 4 9,1 70,6 2,3 ALO 1,1 6,5
Marnes vert-

calcaire

8 270 359,5 3 925 623,7 Oligocène marin: marnes 34,8 38,7 6,1 9 4,2 4,7 79,6 2,5 AL 0,8 10,0

Eocène moyen marin :


9 272 469,9 3 925 096,5 39,2 30,8 4,3 18,1 2,6 3 74,3 2,0 A 1,0 16,5
marnes
Quaternaire continental:
Marnes brunes

10 291 052,5 3 925 484,3 46,3 40,3 1,2 4,4 4,4 0,7 87,8 2,7 ALO 1,0 18,1
alluvion, regs et terrasses

Modérée
Miocène inférieur:
11 280 286,1 3 918 503,9 40,7 42 3,1 7,9 2,1 0,9 85,8 3,3 AL 0,9 31,2
marnes

12 285 684,9 3 936 122,1 Oligocène marin: marnes 42,1 42,6 1,9 3,4 6,4 0,6 86,6 3,0 AL 0,9 12,9
Annexes

Tableau 9: Résultats des analyses physico-chimiques des altérites de marnes tertiaires de la zone d’étude

Indice de battance
Localisation

Indice de stabilité
marnes et de sols

n° de station de

structurale Is

Perméabilité
Projection: UTM Zone 31, % % %
prélèvement
Les types de

Argil %

Structure
Texture
Northern Hemisphere limon Sables Gravi.
e élémts %

(IB)
(WGS 84 Stratigraphie
fins MO
50 - 100 -
0- 2- 20 - 0- 50µ
X (m) X (m) 100µ 2000µ > 2mm
2µm 20µm 50µm
m m
Marnes brunes
armées de grés

13 280 206,0 3 937 395,6 Oligocène marin: marnes 46,7 31 3 8 6 2 80,7 3,3 ALO 1,3 11,1
bruns

Miocène inférieur:
14 291 940,6 3 918 991,5 40,6 40,1 1,3 7,6 6,3 1,7 82 2,4 AL 0,9 11,2
marnes
Miocène inférieur:

Modérée
15 294 125,8 3 917 648,0 39,3 41 2 5,3 6,7 3,8 82,3 1,9 AL 0,8 8,3
marnes

polyédrique et granulaire très grossier


Quaternaire continental:
Marnes brunes

16 268 420,7 3 922 064,4 41,3 40,3 3,7 5,8 0,8 5,2 85,3 2,9 ALO 0,9 15,2
alluvion, regs et terrasses
armées de
calcaire

Quaternaire continental:
17 264 512,3 3 923 568,1 37 41,4 5 4 7 3,6 83,4 2,0 AL 0,7 8,2
alluvion, regs et terrasses
Jurassique moyen:
18 264 702,3 3 920 176,2 36,7 37,6 2 6,3 8 6,8 76,3 2,6 ALO 0,9 5,6
calcaires
Quaternaire continental:
Marnes bleues

19 286 336,6 3 930 797,7 47 26,7 1,3 2 15,3 5,2 75 2,5 ALO 1,5 3,8
compactes et

alluvion, regs et terrasses


calcaires

Lente
Miocène inferieur:
20 281 484,8 3 933 735,6 51 19,9 3 4 15,9 3,5 73,9 2,7 ALO 2,0 4,0
marnes

21 298 451,6 3 927 907,4 Oligocène marin: marnes 49,7 23,1 0,9 5,6 14,7 2,8 73,7 3,2 ALO 1,9 4,5

Eocène inférieur marin :


Marnes grises

22 287 861,5 3 932 607,6 34,6 36 2,7 19,4 1,9 3,2 73,3 2,2 A 0,8 18,2
marnes

Très lente
Quaternaire continental:
23 292 819,2 3 930 774,9 34 40,3 1,8 14,2 2 5,7 76,1 2,0 AL 0,7 11,7
alluvion, regs et terrasses

24 287 750,9 3 933 099,0 Oligocène marin: marnes 37,2 35,8 2,3 14,5 2,1 5,8 75,3 2,3 AL 0,9 11,4
Annexes

Tableau 10: Résultats des analyses physico-chimiques des altérites de marnes tertiaires de la zone d’étude

Indice de stabilité
Localisation

battance (IB)

structurale Is
marnes et de

Perméabilité
n° de station

prélèvement
Les types de

% % % % %

Structure
Projection: UTM Zone

Indice de
Texture
31, Northern Argile Limon Sables Gravi. élémts %
sols

de

Stratigraphie
Hemisphere (WGS 84) fins MO
0- 2- 20 - 50 - 100 - 0- 50µ
X (m) X (m) > 2mm
2µm 20µm 50µm 100µm 2000µm
Quaternaire continental:

Lente à modérée
Alluvion, reg et

25 284 424,6 3 932 326,7 26 19,5 16,6 22,3 7,7 4,9 62,1 3 A 1,0 6,7

Granulaire fin et grumeleuse fine


alluvion, regs et terrasses
terrasse

Quaternaire continental:
26 295 370,3 3 925 926,1 24,1 18 14,6 26,6 9 5 56,7 2,7 A 1,0 6,0
alluvion, regs et terrasses

(1 à 2 mm)
Quaternaire continental:
27 288 361,5 3 930 705,7 21 21 16,3 23 3,3 13,4 58,3 2 A 0,7 4,9
alluvion, regs et terrasses

Modérée à rapide
28 270 031,1 3 920 051,2 Miocène inférieur marin: 22,6 15 18,7 37,2 1,6 1,7 56,3 3,4 LAS 1,1 28,3
marnes
Sable vif

29 268 603,4 3 918 971,5 Quaternaire continental: 35 14 27 16,4 2,5 3 76 2,1 AL 1,1 16,8
alluvion, regs et terrasses

30 265 765,9 3 917 436,5 Jurassique moyen: 24,7 20,3 3,5 44 1,8 2,9 48,5 2,8 LSA 1,2 19,7
calcaires

Granulaire très fine et


Quaternaire continental:

très fin (< 1 mm)


Terrains calcaires

31 267 579,2 3 915 944,4 31 21,1 4,4 34,6 2,1 4,9 56,5 1,9 LSA 1,2 13,0
alluvion, regs et terrasses

grumeleuse

Modérée
Miocène inférieur marin:
32 276 989,2 3 916 971,6 32 17,1 6,6 36,5 1,8 4,9 55,7 1,1 A 1,2 13,8
marnes
Quaternaire continental:
33 269 528,3 3 916 721,6 29,8 16,4 7 36,9 2,6 6 53,2 1,3 A 1,2 10,5
alluvion, regs et terrasses
Annexes

Tableau 11: Distribution des valeurs du facteur C dans la zone d’étude

Surface
Type de vegetation C
(ha) (% )
Reboisement dense: à base de Pinus halpensis. 0,13 587,3 0,8
Cultures maraichères. 0,27 905,5 1,2
Matorral clair arboré: Quercus ilex et Pistacia lentiscus. 0,29 1 299 1,7
Cultures pérennes. 0,32 7 928 10,6
Matorral clair: Tetraclinis articulata. 0,34 492,1 0,7
Steppe à Artemesia herba alba. 0,36 939,1 1,3
Reboisement très clair sur des sols stériles: à base de Pinus
halpensis, Eucalyptus gamphocephala, Acacia cyanophylla et 0,37 1 559 2,1
Atriplex halimus.
Cultures annuelles (blé et orge) sur les plaines des vallées au
0,7 22 546 30,2
long des oueds et sur des sommets à sol profond.
Bad-lands (sol nu et largement nu: ravinement intense et
1 37 336 50,0
généralisé) + pâturage sur des sols rocheux+ terrains nus.
Agglomérations + surfaces d’eau. / 1 096,9 1,5
Total 74 689 100

Tableau 12: les travaux antiérosifs et les valeurs de l’indice P

Surfaces
Travaux antiérosifs P
en ha en %
Un billonnage cloisonné 0,15 7 928 10,6
Travaux d’aménagement des terrasses 0,20 105,3 0,1
Reboisement de pin d’Alep (plantes de couverture) 0,30 587,3 0,8
Labour et billonnage isohypse 0,50 905,5 1,2
Labour isohypse 0,75 22 546 30,2
Surface totale subie aux travaux antiérosifs 32 072 42,9
Surface de la zone d’étude 74 689 100%
Annexes

0°44'
0°24'
260 270 280 290 300 310

35°35'
rag
eE
s-Saa
da 
3 940 Bar

3 930

3 920

35°20'
3 910
0 10 20

Kilomètres
Légende: L'indice des travaux antiérosifs.
Echelle: 1/50 000
P= 0,15: un billonnage isohypse cloisonné.
P= 0,20: travaux d’aménagement des terrasses.
P= 0,30: reboisements de pin d’Alep selon les courbes de niveaux.
P= 0,50: le labour et billonage isohypse.
P= 0,75: labour isohypse .
P= 1: pas des travaux antiérosifs.

Figure 6: Carte des pratiques antiérosives


Annexes

Tableau 13: Valeurs critiques du Coefficient de corrélation de Pearson à DDL=n-2.

(Critical Values of the Pearson Product-Moment Correlation Coefficient at df= n-2)


Level of Significance p (two-tailed)
df 0.10 0.05 0.02 0.01
1 .988 .997 .9995 .9999
2 .900 .950 .980 .990
3 .805 .878 .934 .959
4 .729 .811 .882 .917
5 .669 .754 .833 .874
6 .622 .707 .789 .834
7 .582 .666 .750 .798
8 .549 .632 .716 .765
9 .521 .602 .685 .735
10 .497 .576 .658 .708
11 .476 .553 .634 .684
12 .458 .532 .612 .661
13 .441 .514 .592 .641
14 .426 .497 .574 .623
15 .412 .482 .558 .606
16 .400 .468 .542 .590
17 .389 .456 .528 .575
18 .378 .444 .516 .561
19 .369 .433 .503 .549
20 .360 .423 .492 .537
21 .352 .413 .482 .526
22 .344 .404 .472 .515
23 .337 .396 .462 .505
24 .330 .388 .453 .496
25 .323 .381 .445 .487
26 .317 .374 .437 .479
27 .311 .367 .430 .471
28 .306 .361 .423 .463
29 .301 .355 .416 .456
30 .296 .349 .409 .449
35 .275 .325 .381 .418
40 .257 .304 .358 .393
45 .243 .288 .338 .372
50 .231 .273 .322 .354
60 .211 .250 .295 .325
70 .195 .232 .274 .303
80 .183 .217 .256 .283
90 .173 .205 .242 .267
100 .164 .195 .230 .254
Source web: [Link] Pratique des sciences [Link]

Annexe II : Planches photographiques


Annexes

Planche 1: Céréaliculture sur les sommets des collines


(Original: avril, 2010)

Planche 2: Céréaliculture dans les vallées des oueds et sur des


versants à pente douce (Original: avril, 2010)
Annexes

Planche 3: Hauteur et recouvrement de céréaliculture dans les


vallées des oueds (Original: avril, 2010)

Planche 4: Parcelles de cultures maraichères dans un périmètre


irrigué (Original: avril, 2010)
Annexes

Planche 5: Parcelles des cultures maraichères labourées suivant


les courbes de niveau (Original: avril, 2010)

Planche 6: Travaux d’aménagement des terrasses (Original: mai, 2010)


Annexes

Planche 7: Reboisement de Pinus halpensis sur des escarpements


marneux (Original: mai, 2010)

Planche 8: Stipa tenacissima sur des affleurements marneux dans


le secteur N/W (Original: mai, 2010)
Annexes

Planche 9: Un paysage automnal formé par un tapis végétal à


base d’adventices (Original: mars, 2011)

A B Habitat
rural

Lac du Barrage

Ravin utilisé pour le déplacement du bétail

Planches 10 (A et B): Le phénomène de piétinements des parois de sols marneux


(Original: mai,2010)
Annexes

Planche 11: Particules fines floculées dans un cours d'eau


(Oued Abed: douar Ouled Bali) (Original: mars, 2011)
Annexes

Planches 12 (A.B.C ): Le ruissellement se concentre et se transforme en écoulement à


chenaux sur des versants de l’oued Mina(Original, Avril 2010)

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