Intégrité morale en milieu scolaire
Intégrité morale en milieu scolaire
GARCON : FILLE :
NOM DE L’ENSEIGNANT : TANWO SERGES Z. JUSTIFICATION DE LA LECON :
CHAPITRE N°I : LES DROITS HUMAINS
LECON N°1: LES DROITS FONDAMENTAUX DE L’HOMME
NOTIONS : Droits de l’homme -Droit international humanitaire -Droit d’ingérence
humanitaire PRE-REQUIS : qu’est-ce qu’un droit ?quels sont les types de droit que
vous connaissez ?
DURÉE : 03H DURÉE : 05MN
Exemple de situation : l’exploitation de l’homme par l’homme
Exemple d’action : Dénoncer condamner les cas de violation des droits de l’homme
Formulation de la justification : cette leçon permet à l’apprenant d’installer des
ressources pour consolider les droits de l’homme.
Séquences didactiques
Ressources internes
Ressources externes
Activités d’enseignement/apprentissage
Evaluation formative
Durée 10 mn
Savoirs
Savoir-faire
Savoir-être
Qu’entend-t-on par droits fondamentaux de l’homme ?
Définir
Résumé : Lesdroits fondamentaux de l’homme sont des droits accordés à chaque
individu et assurés dans un état de droit et une démocratie. Les droits
fondamentaux sont constitués, au sens large, des droits de l'homme et du
Lecture et analyse du document
citoyen et des libertés publiques. Les droits fondamentaux sont avant tout des
libertés que le législateur doit garantir. Les droits fondamentaux sont des droits
qui ne peuvent pas être transmis ou vendus à une autre personne.
INTRODUCTION
Droits fondamentaux de l’homme
Sens de la mémoire
Ressource numérique
I- LES INSTRUMENTS JURIDIQUES
DUDH CADHP Constitution Conventions
Présenter Décrire Informer
Sens de la mémoire
Ressources numérique
Lecture et analyse des documents Brainstorming
Enumérer les instruments juridiques des droits fondamentaux.
Donner les caractéristiques de 02 instruments juridiques
60 mn
Résumé : Les instruments juridiques des droits fondamentaux sont : laDéclaration
Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), la Charte Africaine des Droits de l’Homme
et des Peuples (CADHP), la Constitution, les Conventions sur les droits spécifiques
(enfants, femmes, réfugiés)...
a- la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH)
La Déclaration universelle des droits de l'Homme a été adoptée par une résolution
de l'assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948. Elle comporte un
Préambule et trente articles. On peut résumer le préambule de la DUDH ainsi : Tous
les membres de la famille humaine ont des droits égaux et inaliénables. Les droits
de l'Homme doivent être protégés juridiquement. Il faut développer les relations
amicales entre nations. Les trente articles de la DUDH précisent les droits
suivants : Tout individu a droit à la vie et à la liberté (art 3) ; Nul ne doit
être soumis à la torture, non plus qu'à des traitements inhumains ou dégradants.
Nul ne doit être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé (art 4-5-9) ; Tous les
individus sont égaux devant la loi (art 7).Toute personne a le droit de circuler
librement et de quitter son pays puis d'y revenir(art 13) ; Toute personne a droit
à la liberté de penser, la liberté de conscience et de religion, la liberté
d'opinion et d'expression (17-18-19) ; Toute personne a droit à un niveau de vie
suffisant ainsi qu'à l'éducation.
b- la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)
La charte africaine des droits de l'homme et des peuples a été adoptée le 27 juin
1981 à Nairobi (Kenya) lors de la 18e Conférence de l'Organisation de l'Unité
Africaine. Elle est entrée en vigueur le 21 octobre 1986, après sa ratification par
25 États. Elle comporte un préambule et 29 articles.
Elle s’appuie sur la Charte de l'Organisation de l'Unité Africaine et la Charte des
Nations unies ainsi que sur la Déclaration universelle des droits de l'homme tout
en « tenant compte des vertus de leurs traditions historiques et des valeurs de
civilisation africaine qui doivent inspirer et caractériser leurs réflexions sur la
conception des droits de l'homme et des peuples » (préambule de la Charte).
La première partie énonce les droits reconnus à toute personne « sans distinction
aucune, notamment de race, d'ethnie, de couleur, de sexe, de langue, de religion,
d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de
fortune, de naissance ou de toute autre situation » (article 2).Les 18 premiers
articles définissent des droits individuels, les droits civiques et les droits
sociaux. Les articles (19 à 24) définissent les droits des peuples, considérés
comme égaux : droits à l’existence, à la libre disposition de leurs richesses et de
leurs ressources naturelles [...] à la paix et à la sécurité [...]
La charte condamne le colonialisme, le néocolonialisme, l'apartheid, et le sionisme
et la domination économique. Dans son préambule et dans l'article 20, alinéa 2 en
particulier, la charte affirme le droit des peuples colonisés ou opprimés à lutter
pour leur libération. Cependant, la charte ne contient aucune disposition explicite
quant aux droits des peuples lorsqu'ils sont opprimés par des régimes politiques
nationaux indépendants.
Les articles 27 à 29 énoncent les devoirs qu’a tout individu « envers la famille et
la société, envers l'État et les autres collectivités légalement reconnues et
envers la Communauté Internationale. » La deuxième partie crée une Commission
africaine des droits de l'Homme et des peuples chargée de promouvoir ces droits et
d'assurer leur protection en Afrique.
SERGES TANWO : PROF D’HISTOIRE-GEOGRAPHIE- ECM 3
c- la Constitution
La Constitution ou loi fondamentale est un ensemble de textes juridiques qui
définit les différentes institutions composant l’État et qui organise leurs
relations. Une Constitution écrite est généralement organisée en plusieurs parties
appelées titres, eux-mêmes divisés en articles et alinéas. Exemple la constitution
du Cameroun compte un préambule, 13 titres, 69 articles et plusieurs alinéas.
Quelle que soit sa présentation et son contenu, la Constitution est considérée
comme la règle la plus élevée de l’ordre juridique de chaque pays. Toutefois,
certains États, comme le Royaume-Uni, n’ont pas de Constitution écrite ; c’est la
coutume qui prévaut pour organiser les relations entre les institutions
La Constitution est nécessaire pour garantir les droits fondamentaux des citoyens.
Exemple : le principe de l’égalité des citoyens devant la [Link] organise les
pouvoirs publics composant l’État en séparant le législatif, l’exécutif et le
judiciaire afin de permettre l’équilibre des différents pouvoirs.
Toutes les Constitutions prévoient les modalités selon lesquelles elles peuvent
être modifiées : on parle de procédure de révision. Il peut s’agir de corriger des
imperfections ou de modifier des règles defonctionnement du régime. On distingue :
la Constitution « souple » lorsqu’elle peut être révisée par les mêmes organes
(assemblée législative) et selon les mêmes procédures servant à l’adoption des lois
ordinaires et la Constitution « rigide » ne peut être révisée que par un organe
distinct de celles servant à l’adoption des lois [Link] : le
référendum(Procédure de vote permettant de consulter directement les électeurs sur
une question ou un texte, qui ne sera adopté qu’en cas de réponse positive)
d- La convention relative aux droits de l’enfant (CIDE)
La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), ou Convention relative
aux droits de l’enfant, est un traité international adopté par l’Assemblée générale
de l'Organisation des Nations unies, le 20 novembre 1989 dans le but de reconnaître
et protéger les droits spécifiques des enfants. L’article premier de la CIDE
stipule que tout être humain âgé de moins de 18 ans est considéré comme un enfant.
C’est ainsi qu’est organisée tous les 20 novembre, la journée internationale des
droits de l'enfant. Le texte compte un préambule et 54 articles et est aujourd’hui
ratifié par tous les pays du monde, à l’exception des Etats-Unis.
La convention est construite sur cinq grands principes : la non-discrimination
(article 2) ; l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3) ; le droit à la survie et
au développement (article 6) ; l'opinion de l'enfant (article 12) ; le droit à
l'éducation et son but (article 28 et 29).
e- La convention sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à
l’égard des femmes (CEDEF en français ou CEDAW en anglais)
La Convention a été adoptée le 18 décembre 1979. Elle est entrée en vigueur le 3
septembre 1981. La convention impose aux Etats qui ont ratifié (185états) cette
Convention d’éliminer toute forme de discrimination à l’égard des femmes. La
Convention définit comme discriminatoire envers les femmes toute différenciation,
exclusion ou restriction en raison du genre.
C’est le cas lorsqu’une femme (qu’elle soit célibataire, mariée ou autre) ne peut
pas entièrement exercer ses droits humains ou libertés fondamentales, que ce soit
en politique, en économie, dans le domaine social, culturel ou autre. Les Etats
signataires doivent promulguer des lois luttant contre un partage discriminatoire
des rôles entre hommes et femmes, contre la traite des femmes et contre
l’exploitation dans la prostitution... Les problématiques communément associées aux
notions de droits des femmes incluent, de façon non exhaustive, les droits :
d'intégrité corporelle et d'autonomie, de ne pas subir de violence sexuelle, de
voter, d'être élue, d'entrer dans un contrat légal, d'être considérée comme l'égale
du mari et du père au sein de la famille, de travailler, d'avoir accès à des
salaires justes et à l'égalité salariale, de maîtriser sa reproduction
(contraception et avortement), de posséder une propriété, d'accéder à l'éducation.
f- Laconvention relative au statut des réfugiés
Adoptée le 28 juillet 1951, cette convention diteConvention de Genève, définit les
modalités selon lesquelles un État doit accorder le statut de réfugié aux personnes
qui en font la demande, ainsi que les droits et les devoirs de ces personnes. Cette
convention fut complétée en 1967 par le Protocole relatif au statut des réfugié[Link]
terme "réfugié" s'applique à toute personne qui, par suite d'événements survenus et
craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa
nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions
politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du
fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays.
Droit politique ; social ; économique
Identifier Classer
Sens de l’observation Sens de l’organisation
Ressources numériques Personne ressource
Lecture et analyse des documents Discussion avec la personne ressource
Définir droits
Citer 02 droits politiques et 04 droits socio- économiques.
II-LES DROITS FONDAMENTAUX
20mn
SERGES TANWO : PROF D’HISTOIRE-GEOGRAPHIE- ECM 4
Résumé : Les droits sont l’ensemble des privilèges ou avantages que le citoyen
peut exiger de l’Etat. On peut citer les droits politiques, sociaux et économiques.
Les droits politiques: Historiquement, ce sont les premiers droits de l’homme qui
ont été reconnus dans le monde. Ils comprennent entre autre le droit de vote, le
droit à la défense, le droit d’expression et d’opinion, le
droit de réunion et d’association, le droit de se faire rendre justice
Les droits sociaux : C’est l’ensemble des droits dont bénéficie un citoyen dans
ses relations avec les autres individus, avec des groupes ou avec l’Etat. Ils
recouvrent différents droits tels que : le droit à la vie et à la santé,
le droit à la liberté d’expression et à l’éducation, le droit à la protection
sociale, le droit de choisir sa religion, le droit de se mouvoir, le droit de
participer à la vie culturelle...
les droits économiques : Tout citoyen d’une nation a le droit à la propriété, le
droit au travail et à la formation professionnelle, le droit à la protection contre
l’exploitation économique et sociale, le droit à un
revenu minimal ...
Définir droit international humanitaire
Quel est l’objectif du droit
humanitaire ?quelles sont les catégories de personnes qu’il faut protéger ? quelles
sont les mesures prises pour respecter le DIH ?
III- LE DROIT HUMANITAIRE
Droit international humanitaire
Définir Caractériser
Sens de la mémoire
Ressources numériques prérequis
Lecture et analyse des documents Brainstorming
40mn
Résumé : Le droit international humanitaire (DIH) est un ensemble de
règles qui, pour des raisons humanitaires, cherchent à limiter les effets des
conflits armés. Il est également appelé «droit de la guerre» ou «droit des conflits
armés». L’élément déclencheur du DIH a été le texte rédigé en 1862 par Henri Dunant
et intitulé «Souvenir de Solferino». Suite à la publication de ce texte, le
gouvernement suisse a convoqué une conférence diplomatique dans le but d’améliorer
le sort des blessés sur le champ de bataille. Lors de cette conférence fut fondée
la Croix rouge, l’ancêtre de l’actuel Comité International de la Croix rouge
(CICR).
L’objectif du DIH est de limiter autant que possible les souffrances et les
destructions qui sont inhérentes à la guerre. Le DIH part donc du principe qu’il
existera toujours des conflits armés et il tente d’en limiter les conséquences en
fixant des règles pour la conduite de la guerre, que toutes les parties au conflit
sont tenues de respecter. Il protège les personnes qui ne participent pas ou plus
aux combats (les civils et le personnel médical ou religieux) et restreint les
moyens et méthodes de guerre. Il protège également ceux qui ont cessé d'y prendre
part, comme les combattants blessés ou malades, les naufragés, ainsi que les
prisonniers de guerre. Ces personnes ont droit au respect de leur vie et de leur
intégrité physique et morale, et elles bénéficient de garanties judiciaires.
Le DIH se trouve essentiellement dans les quatre Conventions de Genève de 1949. Le
DIH s'applique uniquement aux conflits armés et ne couvre pas les situations de
tensions internes ou de troubles intérieurs, comme les actes de violence isolés. Le
DIH différencie les conflits armés internationaux et les conflits armés internes.
Les conflits armés internationaux sont ceux qui opposent au moins deux États alors
que les conflits armés internes opposent, sur le territoire d'un seul État, les
forces armées régulières à des groupes armés dissidents, ou des groupes armés entre
eux.
Le DIH a interdit l'emploi de nombreuses armes, dont les balles explosives, les
armes biologiques et chimiques, les armes à laser aveuglantes et les mines
antipersonnel.
Des mesures doivent être prises pour assurer le respect du DIH : au niveau
national, les États ont l'obligation d'enseigner les règles de ce droit à leurs
forces armées et au grand public ; ils doivent notamment promulguer des lois qui
punissent les violations les plus graves du DIH considérées comme crimes de guerre.
Sur le plan international, deux tribunaux ont été créés pour punir les actes commis
dans les conflits récents de l'ex-Yougoslavie et du Rwanda et une cour pénale
internationale qui fonctionne depuis 2002, chargée de réprimer les crimes de guerre
(exécutions sommaires et délibérées, torture et traitements inhumains, utilisation
d’armes on de méthodes de combat interdites ou encore pillage).
Les droits Sens de l’écoute Brainstorming en vue de d’appliquer les Que
devons-nous faire en tant que citoyen CONCLUSION fondamentaux Résumer Cours droits
humains responsable? 10mn
de l’homme
Résumé : Le citoyen responsable doit faire valoir ses droits et assumer ses devoirs
afin de ne pas être un obstacle pour le progrès de son pays. Que ce soit dans le
cadre de gouvernements ou d'organisations, ou en tant qu'individus, nous pouvons
tous apporter une contribution importante à l'application des droits fondamentaux
de l’homme.
Evaluation finale : définis droits fondamentaux de l’homme ; cite les instruments
juridiques des droits de l’homme ; cite 02 droits socio-économiques ; définis DIH
et donne son objectif.
Devoir à faire à la maison : rechercher les rôles des institutions internationaux
et nationaux ci-après : ONU, CICR, AMNESTY INTERNATIONAL, TPI, MSF, CPI, ONG,
CNDHL, société civile, forces de sécurité... Bibliographie :
ETABLISSEMENT : LYCEE DE NKOLVE CLASSE : 1ere
EFFECTIF :
GARCON :
FAMILLE DE SITUATIONS : LA VIOLATION DES DROITS
CATEGORIE D’ACTIONS : PROMOTION ET PROTECTION DES DROITS DE L’HOMME MODULE N°I : LA
PROMOTION DES DROITS DE L’HOMME ET DE L’INTEGRITE MORALE CHAPITRE N°I : LES DROITS
HUMAINS
SERGES TANWO : PROF D’HISTOIRE-GEOGRAPHIE- ECM 5
FILLE :
NOM DE L’ENSEIGNANT : TANWO SERGES Z.
JUSTIFICATION DE LA LECON :
LECON N°2 : LES INSTITUTIONS DE PROTECTION DES DROITS DE L’HOMME
: IDENTIFICATION ET ROLE
NOTIONS : institution- institution nationale -institution internationale
PRE-REQUIS : définir droits fondamentaux ; cites les institutions de protection des
droits de l’homme.
DURÉE : 03H DURÉE : 05MN
Exemple de situation : Le mépris de la dignité humaine
Exemple d’action : Respecter la dignité de l’homme
Formulation de la justification : cette leçon permet à l’apprenant d’installer des
ressources pour savoir qu’il existe des institutions de protection de ses droits.
Séquences didactiques Ressources internes Savoirs
INTRODUCTION Institution
Savoir-faire Savoir-être
Ressources externes Activités Evaluation formative d’enseignement/apprentissage
Durée 10 mn
Lire Sens de la [Link] Lecture et analyse du document
Qu’est-ce qu’une institution ?
Définir mémoire
Résumé : Une institution est une structure d’origine coutumière ou légale, faite
d’un ensemble de règles établies pour garantir la satisfaction des intérêts de la
collectivité et des organes qui veillent à leur
maintien.
I- LES INSTITUTIONS INTERNATIONALES
ONU ; CICR ; MSF ; AMNESTY INTERNATIONAL ; CPI
Identifier Expliquer
Sens de l’observation Sens de la curiosité
Textes
Lecture et analyse des documents
Quelles sont les différentes institutions internationales ? Donne le rôle de MSF
75 mn
Résumé : Une institution internationale est un organisme qui dispose du statut
d’institution, lui permettant d’exercer des activités au niveau international. On
peut citer :l’ONU et ses organismes spécialisés ; le Comité International de la
Croix-Rouge (CICR) ; Amnesty International ; Médecins sans frontières(MSF) ;
Tribunal Pénal International (TPI) et Cour Pénale Internationale (CPI).
1) L’Organisation des Nations unies (ONU) : est une organisation internationale
regroupant 193 É[Link] a été adoptée le 26 juin 1945 par 51 États et est entré
en vigueur le 24 octobre 1945.
Selon l'article 1 de sa Charte, l'ONU s'efforce d'être un lieu où se construit un
avenir meilleur pour tous les êtres humains, et ce à travers quelques
objectifs :Maintenir la paix et la sécurité dans le monde ;Développer les relations
amicales entre les nations ;Réaliser la coopérationinternationale sur tous les
sujets où elle peut être utile et en encourageant le respect des droits de
l'[Link] a mis en place de nombreux organes chargés des droits de l’Homme. Nous
avons :
• Le Conseil des Droit de l’Homme : c’est l’une des institutions principales de
l’ONU chargées de la promotion et de la protection de tous les droits de l’Homme.
Crée en 2006 en remplacement de la commission des droits de l’Homme, il est un
organe subsidiaire de l’Assemblée générale composé de 47 Etats.
• Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’Homme : créée en 1993, il
est chargé de promouvoir et de coordonner les mesures visant à garantir le respect
des droits de l’homme au sein de l’ensemble du système des Nations Unies.
En dehors des organes suscités, il existe aussi de nombreux organes qui veillent à
l’application des traités internationaux des droits de l’Homme. Il s’agit entre
autre du comité pour l’élimination de la discrimination raciale, le sous-comité
pour la prévention de la torture, le comité des droits de l’enfant, le comité des
droits des personnes handicapées...
2) Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR): c’est une institution d’aide
humanitaire créée en 1863 par un groupe de citoyens de la ville suisse de Genève.
Toute l’action du CICR est fondée sur«la mission exclusivement humanitaire de
protéger la vie et la dignité des victimes de conflits armés et d’autres situations
de violence, et de leur porter assistance. Il s’efforce également de prévenir la
souffrance par la promotion et le renforcement du droit et des principes
humanitaires universels.»
3) Amnesty International :est créée en 1961 par Sean Mc Bride et Peter BENENSON.
Elle est une organisation non gouvernementale internationale qui promeut la défense
des droits de l'homme et
SERGES TANWO : PROF D’HISTOIRE-GEOGRAPHIE- ECM 6
le respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme.L'organisation
milite notamment pour la libération des prisonniers d'opinion, le droit à la
liberté d'expression, l'abolition de la peine de mort et de la torture et l'arrêt
des crimes politiques, mais aussi pour le respect de l'ensemble des droits civils,
politiques, économiques, sociaux et culturels.
Amnesty International publie chaque année un rapport rendant compte de la situation
des droits de l'homme et de leurs violations dans l'ensemble des pays du monde.
4) Médecins sans frontières(MSF) : est une association médicale humanitaire
internationale, créée en 1971 à Paris par des médecins et des journalistes. Elle
apporte une assistance médicale à des populations dont la vie ou la santé est
menacée : principalement en cas de conflits armés, mais aussi d’épidémies, de
pandémies, de catastrophes naturelles ou encore d’exclusion des soins. Toutes ces
situations nécessitent des ressources médicales et logistiques adaptées.
Indépendante de tous pouvoirs politiques, militaires ou religieux, MSF agit en
toute impartialité, après évaluation des besoins médicaux des populations.
5)Les institutions juridiques
De nombreuses juridictions internationales ont été mises en place dans le monde
pour protéger les droits de l’Homme. Il s’agit de :
Le Tribunal Pénal International (TPI) : c’est une institution juridictionnelle
internationale, créée à titre d’organe subsidiaire du conseil de sécurité des
Nations-Unies. Il est chargé de poursuivre
et de juger des individus tenus responsables de crimes relevant du droit
international commis dans le cadre d’un conflit donné. Il existait deux principaux
tribunaux pénaux internationaux : LeTribunal pénal international pour l’ex
Yougoslavie (TPIY), créé en 1993 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Le TPIY a
officiellement fermé en décembre [Link] pénal international pour le Rwanda
(TPIR), créé en 1994, était compétent pour punir les violations graves du droit
international commises sur le territoire rwandais, ou par des citoyens rwandais au
cours de l’année [Link] TPIR a officiellement fermé en décembre 2015.
La Cour Pénale Internationale (CPI) : créée en 2002 par le statut de Rome, c’est
une institution permanente chargée de promouvoir le droit international, et son
mandat est de juger les individus ayant commis des violations graves des droits de
l’Homme comme le génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité ou
des crimes d’agression.
II- LES INSTITUTIONS NATIONALES
CNDHL ; ONG ; Société civile ; juridictions ; forces de sécurité
Identifier Expliquer
Sens de l’observation
Textes
Résumé : Les institutions nationales des droits de l’homme (INDH) jouent un rôle
vital dans la promotion et le suivi des normes et de la législation des droits de
l’homme au niveau de chaque pays. On peut citer : la Commission Nationale des
Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) ; les Organisations Non Gouvernementales
(ONG) ; la Société Civile ; les juridictions ; les forces de sécurité...
1- la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) : encore
appelée « la Commission », est une institution indépendante de promotion et de
protection des droits de l’homme au Cameroun. elle a été créée par la Loi N°
2004/016 du 22 Juillet 2004. La CNDHL se consacre en priorité à la mise en œuvre et
au respect des droits de l’homme au Cameroun. C’est ainsi qu’elle dénonce toutes
les atteintes aux droits fondamentaux et aux libertés publiques partout dans le
pays. Elle reçoit toutes dénonciations portant sur les cas de violation des droits
de l’Homme ; elle diligente toutes enquêtes et procède en cas de besoin aux
investigations sur les cas avérés et en fait rapport au Président de la
République ; elle procède chaque année aux visites inopinées des établissements
pénitentiaires, des commissariats de police et des brigades de gendarmerie, en
présence du Procureur de la République compétent ou de son représentant.
2- Les Organisations Non Gouvernementales : Au sens de la loi camerounaise n°
99/014 du 22 décembre 1999 régissant les Organisations Non Gouvernementales "une
ONG est une association déclarée ou une association étrangère autorisée
conformément à la législation en vigueur, et agréée par l'administration en vue de
participer à l'exécution des missions d'intérêt général" (article 2 alinéa 1er).
Les ONG seraient ainsi des organisations flexibles, menant des actions de proximité
avec les populations locales, c'est-à-dire des organisations aptes à entreprendre
des opérations d'aide mieux adaptées aux besoins des populations marginales.
Il existe des ONG dont l'action est davantage orientée vers la protection des
droits et libertés. Il yala Fondation Friedrich Ebert qui, dans le sillage du
processus démocratique, cherche à sensibiliser l'opinion sur les enjeux des droits
de l'homme et des libertés publiques.
3- La société civile camerounaisedésigne l'ensemble des associations à caractère
non gouvernemental et à but non lucratif qui agissent comme groupes de pression
pour influencer les politiques gouvernementales dans un sens favorable aux intérêts
de ceux qu'elles représentent. Elle est constituée d’une mosaïque d’associations,
des personnes indépendantes des pouvoirs publics, du clergé...Elle participe à
l’édification d’une culture des droits fondamentaux. Se faisant, elle met la
pression sur l’Etat afin que les instruments juridiques relatifs aux droits de
l’homme soient connus de tous. Parmi les organisations de la société civile, nous
avons : L’Ecole-Instrument de Paix (EIP)-Cameroun : elle œuvre à la formation aux
droits des enseignants des établissements scolaires d’Etat. Le Groupe d’Etude et de
Recherche sur la Démocratie, le Développement Economique et Sociale (GERDDES) : il
se déploie à travers l’organisation des séminaires et colloques pour permettre la
vulgarisation des droits
Lecture et analyse des documents
Cite 03 institutions nationales et leur rôle.
60 mn
SERGES TANWO : PROF D’HISTOIRE-GEOGRAPHIE- ECM 7
Séquences didactiques
INTRODUCTION
Résumé : I-
Résumé :
Résumé : III-
Résumé : CONCLUSION
Ressources internes
Ressources externes
Activités d’enseignement/apprentissage
Evaluation formative
Durée mn
mn
Savoirs
Savoir-faire
Savoir-être
Sens de la mémoire
Sens de l’observation
II-
Sens de l’observation
mn
Sens de l’écoute
Cours
Brainstorming en vue de faire un résumé
mn mn
Résumé :
Evaluation finale :
Devoir à faire à la maison :
Bibliographie :
ETABLISSEMENT : LYCEE DE NKOLVE CLASSE : 1ERE
EFFECTIF :
GARCON :
FILLE :
NOM DE L’ENSEIGNANT : TANWO SERGES Z.
Justification de la leçon :
Exemple de situation : Exemple d’action :
FAMILLE DE SITUATIONS : la violation des droits
CATEGORIE D’ACTIONS : promotion et protection des droits de l’homme MODULE N°I : la
promotion des droits de l’homme et de l’intégrité morale CHAPITRE N°II :
TD2 :
DUREE : 02H
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12