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Cours sur les VRD au Cameroun

Ce document décrit les différents éléments des voiries et réseaux divers (VRD) comme les voies, les chemins, les canalisations, les réseaux de drainage et autres. Il explique leur conception, structure et matériaux utilisés.

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Cours sur les VRD au Cameroun

Ce document décrit les différents éléments des voiries et réseaux divers (VRD) comme les voies, les chemins, les canalisations, les réseaux de drainage et autres. Il explique leur conception, structure et matériaux utilisés.

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RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix- Travail-Patric Peace- Work-Fatherland

MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS MINISTRY OF PUBLIC WORKS


ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DES NATIONAL ADVANCED SCHOOL, OF PUBLIC

TRAVAUX PUBLICS WORKS


desTravaux Publics

B.P.510 Yaoundé Cameroun P.O. Box 510 Yaounde Cameroon

Tel.: (+237)222 23 09 44 Tel.: (+237)222 23 09 44

Fax: (+237) 222 22 18 16 Fax: (+237)222 22 18 16

COURS DE VRD
I. Généralités sur les VRD

II. Les différents éléments des VRD

II.1 Les voies et les circulations


II.2 Les chemins

II.3 Les canalisations et réseaux de drainages


II.4 Les réseaux fluides
II.5 Les ouvrages spéciaux

II.6 Les réseaux de courant fort/courant faible

II.7 Les aménagements paysagers.

II.8 Clôture et ouvrages connexes.


II. 9 Ouvrages d'accompagnements.

II.10 Revêtements divers.

III. Les procédés généraux de construction des VRD

III.1 Projet d'exécution.

III.2 Implantation des ouvrages.

III.3 Réalisation des ouvrages.

[Link] des VRD


I Généralités sur les VRD
Les Voiries et Réseaux Divers (VRD) sont un ensemble d'aménagements et constructions
réalisés en vue d'agrémenter et de faciliter le fonctionnement, l'utilisation d'un ouvrage (immeuble)
ou d'un ensemble (complexe,ensemble hôtelier,ensemble scolaire ou hospitalier,ville,etc.).Le
constructeur intègre dans le lot “VRD”' les circulations et les voies, les parkings et aires
diverses,l'éclairage extérieur ou public, le réseau de drainage des eaux de pluies et des eaux
ménagères, le réseau de courant faible/courant fort,les aménagements paysagers,les clótures,
autres ouvrages ponctuels,etc.

Il est donc entendu que sans les VRD, I'utilisation des ouvrages devient assez
incommode,voire impossible.
Etudier les VRD nécessite la maîtrise d'un ensemble de disciplines de l'ingénieur que
sont:
- La technique routière (dimensionnement et construction);

- L'électricité et l'éclairagisme ; (architecture et dimensionnement de l'éclairage


public,etc.);

- L'hydraulique et mécanique des fluides;

Le calcul des structures;


L'environnement;
Etc.

Il faut cependant relever que malgré l'ampleur de leurs tentacules, les VRD restent un
seul chapitre dans la réalisation des ouvrages, des ensembles d'ouvrages ou de complexes.
Ils peuvent à eux seuls faire l'objet d'un projet entier et à cet effet être un contrat entier.
II. Les différents éléments des VRD
II.1 Les voies et les circulations
Les voies et les circulations sont un ensemble de « routes »pour poids lourds, véhicules,
cycles, personnes, dans un ensemble. Leur rôle est de desservir les différents centres
d'intérêt dans un complexe, dans une ville.L'architecture des voies et des circulations, leur
structure et les matériaux de leur construction sont tributaires du trafic escompté, de la
topographie, du sol d'assise, du confort d'utilisation,de l'économie, de la durabilité attendue
et même des dispositions des différents éléments de l'ensemble.
Elles doivent être étudiées pour remplir pleinement son rôle. Le tracé,les
caractéristiques dimensionnelles et la qualité de ses constituants sont déterminés en
conséquence, tout en garantissant la sécurité des utilisateurs.

Il faut relever que les contraintes de tracé des voies des axes routiers ne sauraient être
appliquées dans le cas du VRD; ceci à cause de la disposition des ouvrages à desservir et de
l'étroitesse du site.

2
Au-delà de nombreux avantages que la construction des circulations confere aux utilisateurs,
elles altèrent l'environnement et le technicien se doit de trouver des mesures d'atténuation
compensatoires (reconstitution du support végétal dans les carrières de latérite,plantation
d'arbres, constitution des pelouses,etc.).
a) Architecture des voies et des circulations
Le tracé des voies et des circulations respecte les mêmes normes que celles des routes
normales. Dans le sens du cheminement, il s'agit d'une succession d'alignements droits, d'arcs
de cercle et des courbes de raccordements (clothoïdes),le gabarit est défini par une succession
de lignes pentues vers les périphéries. En tout état de cause il s'agit toujours de circulation à
deux voies de largeur Lv(cm) = 250+ Vb(km/h), Lv étant la largeur d'une voie et Vb la vitesse de
base du tronçon étudié. Dans le sens altimétrique, il s'agit d'une succession des lignes (pentes et
rampes) et des courbes (arcs de cercle).
Les ouvrages connexes aux circulations sont parfois lesaires de retournement, les bordures
en béton préfabriqué, les ouvrages d'assainissement, les terre-pleins (0,80m à 1,20m), les
trottoirs (largeur 1,00 m à 1,50 m), les glissières, etc.
C'est le lieu de relever que les éléments d'un axe dans un ensemble ne peuvent pas toujours
respecter les données relevées ci-dessus; ceci à cause de l'étroitesse du site global et de la
disposition des éléments dans l'ensemble, voire des moyens disposés par le maître d'ouvrage.
b) Structure des voies et des circulations
Les circulations, les voies et chaussées diverses présentent généralement du bas ers le haut
la structure suivante:

·La forme qui est le sommet du dégagement de la terre végétale ou à défaut celui d'une
reconstitution de sol dans le but de lui conférer une portance adéquate.

·La fondation qui repartie les charges de la circulation dans le sol.

·La base qui atténue les charges roulantes directes en les diffusant uniformément
dans la fondation.

· Le revêtement donne à la voie un bon uni et un bon confort à la chaussée, au-


delà de ce rôle de confort, le revêtement assure l'étanchéité des couches
inférieures.

Généralement l'épaisseur de chacune de cescouches dépend du trafic escompté et du


matériau utilisé.La construction de chacune des couches ci-dessus nécessite l'utilisation des
matériaux appropriés.
c) Matériaux
Les matériaux utilisés sont régulièrement les suivants :

3
Pour la fondation de la route, il s'agit régulièrement des graves latéritiques ou des tout-
venants de concassage.

Pour la base, il s'agit également des graves latéritiques ou des tout-venants de


concassage améliorés (au ciment, au bitume,chaux,etc.) ou non.

Pour le revêtement, il s'agit soit des graves latéritiques, du béton armé ou non, du béton
bitumineux, des revêtements pierreux ou pavés, des enduits superficiels divers
(monocouche, bicouche,tricouche.) etc.
C'est le lieu de rappeler que l'épaisseur de ces différentes couches dépend de la densité
du trafic,du climat et de la durabilité attendue, et même de l'effet conjugué (climat et
durabilité).
d) Les équipements des voies et circulations.
Les équipements des voies et circulations sont essentiellement:
- Les bordures de chaussé qui sont en béton vibré, préfabriqués en éléments de
longueur donnant lieu à une possibilité demanutention facile; les profils sont divers (I et
L pour les plus courants).

- Les descentes d'eau en béton armé coulé en place, en béton préfabriqué ou en alu-
zinc.

Les collecteurs divers permettant de drainer les eaux de pluie vers les exutoires
naturelles; leurs profils sont divers selon les concepteurs (rectangulaires,
trapézoïdales, triangulaires, demi-circulaire, etc.).

- Les ouvrages de sécurité (glissières en alu-zinc, les butés, les balises


diverses,etc.).

-Les ouvrages de signalisation (horizontale et verticale)

- L'éclairage (candélabres, boules diverses, etc.)


II.2 Les chemins

Les chemins sont des voies uniquement pour les personnes, leur permettant de passer
d'un élément de l'ensemble à l'autre. Les chemins sont régulièrement non couverts, ils ne
sont couverts qu'exceptionnellement (par exemple dans le cas des

hôpitaux où la liaison entre unités peut être une contrainte forte ou dans des

constructions scolaires ou universitaires).

a) Architecture des chemins

4
Le tracé des chemins ne respecte pas une norme précise. Il faut cependant noter que
l'emmarchement des chemins tient compte essentiellement du nombre de personnes
pouvant y marcher de front dans les deux sens (dans ce cas, la largeur de la voie Lv est
égale au produit du nombre N de personnes pouvant passer de front et la valeur de l'unité
de passage lu. Lv=Nxlu). Il faut noter que l'unité de passage dépend de l'encombrement des
usagers du chemin.

Le tracé quant à lui doit être le plus court possible entre ouvrages voisins. Il peut être
judicieux d'attendre que les utilisateurs potentiels marquent la voie par leur passage avant
son aménagement.

b) Matériaux

Les matériaux utilisés dépendent non seulement de la beauté désirée mais aussi de
l'économie. En tout état de cause les revêtements les plus utilisés sont les suivants :
gravillonnage, pavage (pavés de micro-béton ou de pierres), dallage, latérite, enduits
divers,etc.

L'épaisseur de ces différents revêtements doit seulement respecter les normes de


construction.

II.3 Les canalisations et réseaux de drainages


La construction des ouvrages sur un site modifie le coefficient de ruissellement de ce
dernier. Une grande partie des eaux de pluie tombées sont contraintes de s'écouler vers les
exutoires naturels au lieu de s'infiltrer dans le sol. Si ces eaux ne sont pas canalisées, elles
causeraient des grands dommages aux ouvrages; voire leur ruine. Les ouvrages de collecte
des eaux superficielles sont souvent enterrés ou semi-enterrés.

a) Ouvrages enterrés

Les ouvrages de drainage enterrés sont le plus souvent circulaires ou semi-circulaires


(ovoïdes); il s'agit des buses et des conduites diverses. Les matériaux couramment utilisés
pour la fabrication de ces ouvrages sont le béton armé, le PVC, le métal (acier galvanisé ou
non, alu-zinc, etc.) et rarement l'amiante ciment, etc.

Le diamètre de ces collecteurs est essentiellement fonction du débit à drainer et de la


vitesse d'écoulement. Ces dimensions font l'objet d'un calcul assez sérieux.

La profondeur de leur enfouissement est telle que l'épaisseur du remblai au-dessus

doit au moins être supérieure à la moitié de la hauteur de cet ouvrage.


Les collecteurs enterrés présentent l'avantage de ne pas réduire I'encombrement en
surface; cependant, leur entretien n'est pas aisé. Afin d'éviter l'encrassement de ces
ouvrages, il est recommandé de disposer à leur amont des dégrilleurs ou des pièges à
sables capables d'intercepter les particules et objets.

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b) Ouvrages semi-enterrés
Les ouvrages de drainage semi-enterrés sont le plus souvent de section rectangulaire,
triangulaire, trapézoïdale ou demi-circulaire; il s'agit des fossés divers, des caniveaux
(schéma 1). Les matériaux couramment utilisés pour la fabrication de ces ouvrages sont le
béton armé, les maçonneries diverses,etc.
La section droite de ces collecteurs est essentiellement fonction du débit à drainer et de
la vitesse d'écoulement. Ses dimensions font également l'objet d'un calcul assez sérieux.
Les collecteurs semi-enterrés présentent l'avantage d'être d'entretien facile. Cependant,
le fait que ces ouvrages aient un intérieur ouvert favrise leur encrassement régulier.
II.4 Les réseaux fluides
Les fluides transportés sont couramment de l'eau potable, des eaux ménagères et même
du carburant (rae), etc. le moyen de transport est un ensemble de tuyauteries dont la nature
dépend du fluide véhiculé.
a) Le réseau d'eau potable
Les tuyauteries de transport de l'eau potable dans un complexe sont le plus souvent
enterrées et sont en matériaux divers: le PVC, le PER (polyéthylène réticulé), l'acier
galvanisé, la fonte, l'amiante ciment (hors norme), etc. La circulation du fluide dans ces
conduites se fait sous pression. Leur diamètre dépend du nombre de postes de demande
d'eau, de la densité du réseau aval, de l'éloignement des postes.
Ces tuyauteries selon le matériau de leur constitution, se montent avec des accessoires
divers (il s'agit des singularités comme des jonctions, des prises, des changements de
direction, etc.).

b) Le réseau des eaux ménagères

Les tuyauteries de transport des eaux domestiques dans un complexe sont le plus souvent
enterrées et sont en PVC et amiante ciment (peu utilisé). La circulation du fluide à l'intérieur de
ces conduites se fait par gravitation et à ciel ouvert. Leur diamètre dépend du nombre de
postes desservis, de la densité du réseau amont, de l'éloignement des postes, de la
topographie du site, etc.
En su des accessoires ci-dessus cités, les tuyauteries des eaux ménagères ont souvent sur
leur linéaire des ouvrages en béton nécessaires à leur bon fonctionnement. Il s'agit des regards
divers (changement de direction, remise en vitesse, décantation, fosses diverses, etc.). Voir
II.5

II.5 Les ouvrages spéciaux


Dans les VRD et plus principalement dans les réseaux de drainage des eaux de pluie ou
des eaux ménagères, on a recours à l'utilisation de certains ouvrages spécifiques pour assurer

6
le bon fonctionnement du réseau. Ces points singuliers sont les regards (schéma 2), les
ouvrages de tête (schéma 3), les puisards (schéma 4), les fosses septiques (schéma 5), les
puits d'infiltration (schéma 6), les ponts, etc.
a) Les regards
Les regards sont des ouvrages généralement en béton armé, quelques fois en
maconneries diverses et rarement en plastique. Ils sont cubiques et ont diverses fonctions:

- Regards de visite;

- Regards de chute;

- Regards de changement de direction;

Regards de remise en vitesse;

- Regards de décantation ;

- Regards intercepteurs de graisses;


Il est à noter qu'un regard peut jouer deux fonctions. (Chute/visite, décantation/changement
de direction,etc.).

b) Les ouvrages de tête


Les ouvrages de tête sont des dispositifs de convergence (amont) ou de divergence (aval)
des eaux qu'on monte aux extrémités des buses. Ces dispositifs sont le plus souvent en béton
armé ou non, en béton cyclopéen ou en maçonnerie de pierre. Ces ouvrages présentent trois
parties principales : leradier, le mur de front et les ailes. Le radier assure la fondation de
l'ouvrage et empêche l'affouillement de tout l'ouvrage;

le mur de front protège les éléments de buse ainsi que le bloc technique; le mur en

aile empêche l'éboulement des terres du talus de remblai sur le radier.

c) Les puits d'infiltration


Le puits d'infiltration est un ouvrage qui assure l'épandage des eaux vannes partiellement traité
par la fosse septique. Ces puits sont le plus suivant à section circulaire et rarement rectangulaire.
La paroi supérieure (le 1er mètre) est maçonnée et l'ouvrage est couronné par un couvercle de
protection. Le puits est toujours ventilé.

C'est le lieu de noter que le puits d'infiltration peut être utilisé pour drainer les
eaux pluviales (rare)

d) Les fosses septiques

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Les fosses septiques sont des ouvrages de prétraitement autonome des eaux vannes. Ils
assurent le concassage de la matière fécale en l'absence de l'air (traitement anaérobique); puis la
fixation des bactéries en présence de l'air (traitement aérobique) avant le rejet des extrants dans le
puits d'infiltration. La fosse septique est couramment à trois compartiments : le premier
compartiment où se passe la digestion, le deuxième compartiment où se passe la décantation, puis
le troisième compartiment où a lieu le traitement bactérien. Les trois compartiments sont calibrés
(volume) en fonction du nombre d'utilisateurs et du temps de vidange (temps de retour).

Sur le plan structural, les fosses sont composées de deux grandes parties:le radier qui est
en béton et les murs en maçonneries d'agglomérés enduites au mortier hydraulique. On accole
souvent au dernier compartiment des fosses septiques un regard de visite avec cunette de
prélèvement.

e) Les ponts
Le pont est un ouvrage généralement en pierre, en bois, en métal, en béton armé ou
précontraint, etc. permettant de franchir une dépression ou un obstacle (voie de
communication, cours d'eau, en particulier) en reliant les deux bords de la dépression ou en
enjambant l'obstacle.

Généralement, on observe plusieurs typologies de ponts :

·Pont en arc : Un pont en arc est un pont dont la partie inférieure, est en forme
d'arc. Ce type de pont est le plus ancien, il était le plus souvent en brique
cuite,en pierre de taille,etc.

·Pont suspendu: Un pont suspendu désigne un ouvrage métallique dont le


tablier est attaché par l'intermédiaire de tiges de suspension verticales à un
certain nombre de câbles flexibles ou de chaînes dont les extrémités sont
reliées aux culées, sur les berges.

·Pont à haubans: Type de pont dont le tablier est suspendu par l'intermédiaire de
câbles appelés haubans. Ces câbles sont ancrés dans des pylônes situés de chaque
côté de la travée centrale. Raisons de sa construction : On recherchait un type de pont
permettant le passage de bateaux sous le tablier

·Pont à poutres: Type de pont dont le tablier est supporté par des poutres qui s'appuient
sur des piles et des culées (ce type est le plus utilisé).

·Pont dalle: Pont dont le tablier est constitué d'une dalle en béton armé ou précontraint.

Les principales parties des ponts sont les suivantes:

- Les appuis de rive (culées), les appuis intermédiaires (piles);

- Les chevêtres;

- Les appareils d'appui;


8
- Le tablier (poutres,dalle, entretoises, etc.);

- Les équipements (bordures, contre-bordures, corniches, garde-corps, gargouilles,etc.)

II.6 Les réseaux de courant fort/courant faible

Les réseaux de courant fort et courant faible sont filaires et le plus souvent enterrés et
rarement aérien. Il s'agit des câbleries d'électricité, de téléphone, d'informatique et d'image,
etc.

a) Câbleries et installations électriques


Dans un complexe, le réseau électrique est destiné principalement à l'alimentation des
différents bâtiments. Dans ce cas le transport peut être aérien ou souterrain. Le réseau
concerne également l'éclairage extérieur des circulations et même des voies. Les points
lumineux extérieurs qui entrent en compte dans les VRD sont soit des hublots montés sur des
tiges (en zinc, en acier galvanisé, en bois, etc.) ou des bulles étanches. L'éclairage est direct
et la source est constituée le plus souvent par des lampes aux iodures de sodium ou à
incandescence.

La puissance des lampes, leur hauteur de fixation ainsi que leurs espacements sont
tributaires de l'éclairement attendu.

b) Câbleries et installations de téléphone


Le réseau est aussi filaire. Dans les complexes il s'agit d'un système d'autocommutateur
permettant au personnel de communiquer en interne sans recourir aux concessionnaires
conventionnels de téléphonie.

Les installations sont composées d'une centrale sur laquelle se connectent des postes, d'un
ensemble de câbleries, des ouvrages connexes (regards de tirage,baies diverses, etc.). La position
de ces installations est figurée sur les plans d'APD ou de PE de l'ingénieur.

c) Câbleries et installations pour informatique et images


Il s'agit des réseaux de vidéo surveillance, d'intranet/internet dans un ensemble.
Régulièrement,ces réseaux sont filaires et permettent aux employés d'un ensemble d'échanger des
données et informations. Ils permettent même d'assurer la sécurité de l'ensemble du personnel et des
immobilisations.

Les câbleries sont enterrées quand elles sont à l'extérieur et encastrées dans les murs
ou masqués par des goulottes appropriées quand elles sont à l'intérieur.
L'architecture des réseaux informatiques/images est similaire à celui du téléphone.
Dans les projets d'exécution ou les avant projets détaillés les chemins des câbleries
diverses apparaissent sur les plans de masse d'ensemble.
I1.7 Les aménagements paysagers

9
Les aménagements paysagers agrémentent l'extérieur des constructions ou des
ensembles. Il peut s'agir des espaces sauvegardés après les constructions. Le paysager a
trois fonctions principales:
a) La reconstitution
La construction d'un ouvrage entraine la destruction du couvert végétal, l'altération des
sols (terrassements, entreposage, manutention, circulation, etc.). Il est primordial qu'après
l'édification des ouvrages que les mesures d'atténuations soient apportées à l'environnement
ainsi affecté. Il s'agit ici de planter des arbres et/ou des fleurs sur des poches de terres
altérées.

b)L'architecture
Le paysager contribue à embellir l'environnement des ouvrages. C'est lui qui permet
au constructeur de restituer le rendu de l'ouvrage tel que projeté par l'architecte.
c) L'oxygénation
Les constructions présentent pour la plupart l'inconvénient de refléter la presque totalité
du rayonnement solaire qui, combiné au flux direct contribue à incommoder

les utilisateurs des ouvrages. Le paysager atténue ces 《nuisances》 à plusieurs

niveaux.

- La création des ombres qui encaissent une grande partie du rayonnement


direct;

- L'absorption d'une grande partie de l'air usé généré par l'activité des utilisateurs
des constructions;

- Le rafraichissement de l'ambiance par la production de l'oxygène.

Les éléments entrant dans le paysager sont les suivants :

- Les arbres, arbustes fruitiers ou non peuvent être plantés en haie le long des
circulations, des voies ou des limites des complexes. Ils sont régulièrement sollicités
pour leurs ombres, leur beauté, leurs fruits; etc. Il est à noter que leur proximité par
rapport aux ouvrages peut être préjudiciable pour ces derniers (chute, soulèvement
des fondations, feuilles mortes,etc.). Les arbres et arbustes peuvent être plantés en
semis suivant des points bien étudiés.

- Le gazon ou pelouse est planté sur les airs non bâties, des terre-pleins, des îlots
divers. Leur rôle principal est d'empêcher le lessivage des sols par les eaux de
ruissèlement, la polifération des herbes folles, etc. il est mis en terre par semis ou
transplantation.

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- Les fleurs en touffes sont plantées suivant une géométrie arrêtée par l'architecte
sur les aires gazonnées afin de rompre la monotonie de celles-ci lorsqu'elles sont très
vastes.

- Les fleurs en haie bordent les chemins et parfois les circulations afin de protéger
les espaces aménagés au-delà de ces voies (fleurs, pelouse, etc.). Ils agrémentent ces
voies en constituant un ancrage ou un conduit pour les [Link] hauteur ne devrait
pas excéder 1,20 m. Les fleurs en haie peuvent servir comme palissade à la limite du
complexe;dans ce cas particulier il peut avoir plus de 1,50m de hauteur.

II. 8 Clôture et ouvrages connexes (schéma 7)

C'est un ouvrage qui délimite un espace donné. Pour un ensemble, la clôture assure
plusieurs fonctions:

- Matérialiser la limite de propriété ou du complexe :

- Sécuriser les immobilisations et les personnes;

- Intégrer l'ensemble des constructions dans le site

a) Architecture des clôtures

L'architecture et la structure des clôtures varie selon les administrations et

même d'un maître d'ouvrage à un autre.

Les clôtures des administrations publiques ne doivent être ni fortifiés et ni hautes; elles
doivent circonscrire et non dissuader. Tout en étant durables et robustes, elles doivent laisser voire
entièrement l'intérieur du complexe. Il est à relever que certaines administrations publiques dérogent
à la règle : il s'agit des prisons, de certaines structures de la défense et de la police, des centres de
recherche pointue, etc. Dans ce cas la barrière est non seulement fortifiée et haute mais est
couronnée des installations dissuasives (grilles métalliques, lignes barbelées électrifiées ou non,
caméra de surveillance, etc.). Dans le cas des complexes privés ou des particuliers, l'architecture
des clôtures est très variable ; elle dépend uniquement des goûts des uns et des autres.

b) Les matériaux

Les matériaux couramment utilisés sont les suivants :

- Le bois: ici les poteaux et les raidisseurs horizontaux sont entièrement en


bois; la garniture peut être les lattis de bois posés en treillis, des planches
ou autres profilés de bois fixés verticalement soit jointifs soit espacés. Le
bois étant un matériau putrescible peut rendre l'ouvrage peu durable, il est
par conséquent nécessaire non seulement de bien choisir l'essence
(Azobé, Tali, Bilinga, etc.) mais de protéger le bois contre les insectes,les
11
champignons, l'humidité par des produits insecticides et fongicides.

Les briques cuites : elles sont posées en maçonneries au mortier de liant


hydraulique, dans ce cas le mur doit être couronné par un relief pour la
protection contre l'humidité. La structure porteuse est revêtue de briquettes de
même géométrie et texture.

Les parpaings : comme pour les briques, ils sont posés en maçonneries
au mortier de liant hydraulique, la structure est en béton armé et le tout
est enduit au mortier de ciment.

- Le métal : ici ils'agit d'une structure composée des appuis en profilés


métalliques divers (tubes ronds galvanisés, tubes carrés profilés H, etc.)
et des raidisseurs en cornière en U, etc. La garniture est le treillis soudé,
le métal déployé ou le grillage.

c) Ouvrages connexes
Les ouvrages connexes des clôtures sont essentiellement:

- Les ouvertures (portail, portillons) ; ils sont le plus souvent en métal ou

en bois et commandées mécaniquement ou électriquement.

Les guérites c'est local couvert, ouvert ou non qui jouxte la clôture en son entrée et sert
d'abri à l'agent chargé du filtrage des personnes qui sollicitent l'accès au complexe.
Les guérites sont logiquement construites avec les mêmes matériaux que la clôture qui
leur est associée. Leur architecture ne devrait pas trancher sur celle de la clôture.

La tour. Dans le cas des ensembles fortifiés où la sécurité est une consigne
stricte,des tours sont édifiés à certains points de la clôture. Ces tours sont des
constructions avec toiture, ouverts et surélevés qui servent de poste d'observation de
gué. Les tours sont toujours assortis à la clôture où ils sont assujettis.
II.9 Ouvrages d'accompagnements
II.9.1 Les soutènements
Ces ouvrages ont pour rôle de contenir les terres déposées (remblais) ou les
terres en place (déblais) contre le phénomène d'éboulement ou de glissement général ;
ceci dans le but global de protéger certains ouvrages contre la ruine.

Les soutènements sont souvent en :

- Maçonnerie de pierres sèches ou non, en parpaings bourrés,

- Béton cyclopéen,

12
- Béton armé (mur cantiléver) ou bien en mur rideau avec tirants,

- Gabions,

etc.

Tous ces différents types de murs sont soumis aux poussées des terres ainsi que l'effet
de leur propre poids. Ces actions sont susceptibles de générer :

- Le glissement (mouvement de translation par rapport à la bse de l'ouvrage);

- Le poinçonnement (mouvement de glissement vertical)

- Le renversement (mouvement de rotation de l'ouvrage par rapport à une ligne de sa


base)

- Le glissement général englobant tout l'ouvrage.


La bonne tenue des murs de soutènement est tributaire des facteurs ci-après :
Un bon dimensionnement initial (justification face aux tendances de rupture, des
déplacements divers,etc.);

La gestion des eaux de toute origine;

- Le respect des procédés généraux de construction.

- Un bon suivi du comportement dans le temps.


Les grandes parties essentielles des murs de soutènements sont la bêche, le talon, le
patin, le rideau, les accessoires (drains,barbacanes,étanchéité,etc.).

II.9.1 Les escaliers

Dans un ensemble, il arrive régulièrement que la topographie contraint la construction des


escaliers comme moyens de communication entre centres d'intérêt. Ces ouvrages sont
souvent en béton armé et construits à même le sol.

L'architecture des escaliers dans le cadre des VRD ne diffère pas de celle des
bâtiments. Les contremarches (h) sont telles que 15 cm≤ h ≤ 19 cm et les girons g, tel que
25 cm≤g≤32 cm ; la contremarche et le giron liés par la relation de Blondel 60 cm ≤ 2h +g ≤
65 cm. L'emmarchement E doit être définit comme celui du≤2h+g≤65 chemin qui le porte.
Le nombre de marches dans une volée doit être d'au plus 25 et le palier de largeur Lp≥1.2 E

Le problème des escaliers est le glissement par rapport à la paroi du [Link] constructeur
doit donc prendre des mesures pour insérer des crans intermédiaires et des crans aux
extrémités.

13
II.9 Revêtements divers

Au-delà des circulations et de chemins, il s'agit des aires ponctuelles comme les parkings, les
aires de retournement, des esplanades, aires d'atterrissage, [Link] espaces sont le plus souvent
ouverts, et couverts [Link] principal problème reste le drainage des eaux pluies
qu'ils reçoivent (étant entendu qu'ils sont à faible pente et leur surface est très souvent importante).

Les revêtements sont souvent sujets aux affaissements ponctuels et aux poinçonnements,
ceci à cause du manque d'uniformité de la portance du sol support. L'architecture de ces aires et les
matériaux de réalisation sont divers et ne dépendent que du maître d'ouvrage.

a) Architecture
Il n'y a pas de grande variation d'architecture d'un type à un autre. Les singularités peuvent
être perceptibles au niveau des délimitations des places, traçages divers et positionnement des îlots.

1) Les parkings
Les places de parking sont souvent déterminées devant et sur les côtés par des bandes de
couleur (blanche et parfois jaune) de largeur 12 à 20cm. Pour améliorer la visibilité,celles-ci peuvent
être prolongées sur un mur jusqu'à une hauteur de 1,0 m environ, dans le cas où le parking est limité
par des murs. La délimitation peut également être assurée par des butées de guidage d'environ 50 à
60 cm de long,20 cm de large et 10 cm de haut. En cas de disposition contre des murs, pour éviter que
ces derniers ne soient enfoncés, prévoir des dispositifs à hauteur d'essieu tels quedes bordures
chasse-roues, câbles d'arrêt ou parapets. En disposition vis-à-vis, des butées transversales d'une
hauteur de 10cm environ placées à l'avant servent à assurer l'écartement des véhicules.

Il faut toujours tenir compte de la saillie; pour la disposition contre un mur, des
butoirs ou des plots en caoutchouc sont suffisants.
Les dimensions minimales d'un emplacement pour voiture particulière sont les suivantes:
longueur= 5,00 m; largeur= 2,30 m; et 3,50 m pour les handicapés. Cependant, lorsqu'une place de
parking est délimitée par un obstacle en élévation (mur,clôture ou autre ouvrage, etc.), augmenter leur
largeur de 10 [Link] des places de parking sont séparées par des bordures de trottoir, ce dernier
peut servir de butée d'essieu.

Des places de stationnement peuvent être intégrées de façon créative dans leur environnement
sans nuire à leur fonctionnement.

En fonction, des dispositions, les surfaces par emplacement sont données dans le tableau ci-
après.

14
Disposition des Surface Nombre Nombre
emplacements nécessaire d'emplacementsp d'emplacements
paremplacement, ossibles possibles
y sur100㎡ de sur100 m de
comprisaccès(㎡
surface
) longueur
(d'unseul
côté)
0° parallèle à la voie. accès

et sortie difficiles (voies 22,5 4,4 17

étroite)

30° par rapport à la voie. 26,3 3,8 21

accès et sortie faciles

45° par rapport à la


[Link]ès et sortie
faciles,surface par
emplacementrelativement
20,3 4,9 31
[Link]
courante.

60° par rapport à la


[Link]ès et sortie
faciles,faiblesurface
19,2 5,2 37
par
[Link]
fréquente.

90° par rapport à la


voie.(emplacement
5,1
2,50m).braquage 19,4 40
importantnécessaire.

90° par rapport à la


voie.(emplacement
2,30m).faible
surface
paremplacement.
Pourparkings 19,2 5,2 37
[Link]
très courante.

Un parking peut avoir la spécificité de n'accueillir qu'un type de véhicule donné, dans ce cas le
gabarit (longueur, largeur, hauteur, rayon de braquage, etc.) est nécessaire pour le tracé des
15
emplacements et des îlots. A titre indicatif, le tableau ci-après donne ces indications.

No Longueur Hauteur Longueur de


Largeur
Type de véhicule
(m) (m) (m) braquage(m)

1 Motocyclette 2,20 0,70 1,00 1,00

Véhicules
1
particulières

1.
Voiture courante 4,70 1,75 1,50 5,75
1
1. Voiture de petit 1,60 1,35
2 3,60 5,00
gabarit
1. Voiture de grand 1,90
3 5,00 1,50 6,00
gabarit

2 Camions

2.1 Fourgonnette 4,50 1,80 2,00 6,00

2.
Camion de 7,5t 7,00 2,50 2,40 7,00
2

2.
Camion de 16t 8,00 2,50 3,00 8,00
3
Camion de plus de 16 2,50 3,00
2.
10,00 9,30
4 t

2.
Camion à ordures 7,64 2,50 3,30 7,80
5

ménagères à deux

essieux
2.6 Camion à ordures 11,45 2,50 3,30 9,25

ménagères à trois

essieux

2.7 Camion de pompiers 6,80 2,50 2,80 9,25


2.8 Camion avec
9,50 2,50 4,00 9,75
remorque

3 Autocars

3.1 Minibus 4,50 1,80 2,00 6,00


16
3.2 Autobus standard 11,00 2,50 2,95 10,25

3.3 Autobus articulé 17,26 2,50 2,95 10,50+11,25


3.4 Autobus en train
18,00 2,50 4,00 12,00
routier

2) Les esplanades et aires d'atterrissage


Les esplanades sont des espaces sur le plan de la structure, identiques aux parkings ouverts.
Les esplanades servent aux fêtes et regroupements en plein [Link] matériaux utilisés pour leur
réalisation sont les suivantes : le béton bitumineux,le dallage en béton armé, le pavage de béton ou de
pierre naturelle, les enduits superficiels, la latérite,etc.
Les aires d'atterrissage ont également la même structure que les autres surfaces évoquées ci-
dessus. Ces surfaces sont essentiellement des héliports. La délimitation du noyau central se fait avec
des peintures type PANTISOL, PANTENNIS ou TRAFFIMARK en bandes blanche ou jaune de 10 à 20
cm de large. L'îlot est matérialisé par un cercle de diamètre égal à l'envergure d'un hélicoptère moyen
(diamètre du rotor égale à 10,70 m) majorée de 50 cm ; autour de ce noyau est également matérialisé
une bande de sécurité de 1,00 m.
Les surfaces inclinées sont constituées essentiellement des perrés maçonnées et rarement
de couverture végétale. Ces ouvrages sont le plus souvent destinés à la protection des talus contre les
ravinements; ils sont réalisés en pierres naturelles posés sur un lit de béton et les joints hourdées par
un mortier de liant hydraulique.

III. Les procédés généraux de construction des VRD


III.1 Projet d'exécution
a) Les circulations et les chemins.

Les plans d'exécution des circulations et des chemins doivent faire clairement

ressortir les renseignements ci-après:


sur le tracé en plan, on doit avoir les sommets de raccordement avec leurs
caractéristiques, les différents rayons, les points de tangence, les profils en travers,les
ouvrages d'assainissement (buses, fossés, descentes d'eau, etc.), l'axe de la voie, les
limites des voies, des trottoirs éventuels, des talus,etc.

sur le profil en long, on devra porter la ligne rouge, le terrain naturel, les profils en travers,
les entrées en terre avec leurs cordonnées, les ouvrages hydrauliques, les rayons de
raccordement,etc.

Les échelles utilisées sont le 1/1000° et le 1/500° voire le 1/200° pour les tracé des
circulations et des aménagements des carrefours. Pour les profils en long, l'échelle

17
considérée en hauteur est 10 fois celle des longueurs. Pour les profils en travers on peut
adopter le 1/100° voire le 1/50°.
Il est toujours important d'annexer aux plans le dessin des profils en travers type coté en
alignement droit et en courbes.
b) Les réseaux enterrés
Les réseaux enterrés sont souvent matérialisés sur les plans généraux des VRD par
leurs axes représentés par des graphismes légendés. Cependant, il peut arriver pour des
ouvrages importants de requérir pour la facilitation de la pose, de produire un tracé en plan et
un profil en long.
c) Les aménagements paysagers
Les plans d'exécution des aménagements paysagers sont exclusivement des dessins en plan
où on fait ressortir les îlots, les espaces et les haies. Ces dessins doivent être bien cotés pour non
seulement faciliter la mise en ceuvre, mais aussi la quantification. Une légende est toujours exigée afin
d'en faciliter la lecture.

d) Les clôtures et ouvrages connexes


Le plan des clôtures fait souvent ressortir une coupe transversale, une vue interrompue
permettant de restituer l'architecture du front. Les ouvrages connexes sont ressortis comme des détails
de dessin annexés aux plans.

e) Les revêtements
Le plan d'exécution des revêtements doit faire ressortir les ouvrages connexes,les limites des
bassins versants, le sens d'écoulement des eaux avec pente, les issues,les limites, etc. les sens et les
issues sont matérialisés par des flèches stylisées. Comme pour les plans généraux des VRD, les plans
des revêtements doivent avoir une légende.

Il est nécessaire de dessiner en détail,une coupe cotée de la structure du


revêtement

assortie des matériaux à utiliser pour chaque couche.

Dans le projet d'exécution des VRD, en plus des documents graphiques on doit avoir
des éléments ci-après:

- L'organigramme du chantier;

- Le descriptif des tâches à exécuter;

Le planning des travaux;

- Etc.

III.2 Implantation des ouvrages

18
a) Les circulations et les chemins

Ici l'implantation se fait en trois phases:


1ère phase, avant les travaux de dégagement: il est question de matérialiser le
cheminement,c'est-à-dire l'axe de la voie en faisant ressortir les différents sommets, les points de
tangence, les alignements droits ainsi que les bornes de la route (assiette de la route).

2°phase, après le dégagement : on implante les profils en travers, les entrées en terre, les
limites de la plate-forme et des différents talus. Cette phase est préalable aux travaux de
terrassements.

3°phase, après les terrassements: on implante les ouvrages d'assainissement (fossés,


buses,etc.).

b)Les réseaux enterrés

Ces ouvrages étant plus linéaires que larges, il est question d'implanter le
cheminement concomitamment avec la profondeur des fouilles.
c) Les aménagements paysagers

L'implantation du paysager n'est pas contraignante puisqu'il est réalisé après la


construction des voies et autres ouvrages.

- Arbustes et arbres : les positionner au regard de leurs cordonnées

- La pelouse : elle est souvent délimitée par des ouvrages édifiés,sinon implanter les
contours des aires telles que dessinés sur les plans d'exécution.

- Les fleurs en touffes : matérialise le centre des touffes et reproduire les contours
suivant la géométrie voulue par l'architecte.

Les fleurs en haie : elles suvent les ouvrages déjà érigés (chemins, circulations,
clôtures,etc.).

d) Les clôtures et ouvrages connexes


L'implantation de la clôture proprement dite se fait comme les autres ouvrages linéaires. Par
contre, les ouvrages connexes (guérites et tours) sont implantés comme les bâtiments, à l'aide des
simples chaises en bois.

e) Les revêtements
Ici on implante d'abord l'emprise. Après les travaux de dégagement, on positionne la ligne des
entrées en terre, un semis de points (planimétrie et altimétrie) en fonction des bassins-versants et de
l'importance de l'aire globale.

III.3 Réalisation des ouvrages


III.3.1 Les circulations et les chemins

19
La réalisation des circulations et des chemins suit un algorithme assez figé,il s'agira de suivre
les étapes ci-après:
Installer le chantier: il s'agit de poser le panneau de chantier, de clôturer le domaine des
travaux, de construire la base vie, de préparer les aires d'entreposage du matériel et des
matériaux;

D'implanter les ouvrages (voir III.2)

De procéder aux travaux de dégagement : il s'agit de dégager le couvert et la terre végétale sur
l'assiette de la voie. Les terres extraites sont réutilisées pour les aménagements paysagers ou
à défaut portées au dépôt.

Les terrassements :il s'agit de décaisser les terres(déblais) et relever les zones de
dépressions (remblais) en vue d'apprêter la plate-forme pour attendre les couches de
chaussé[Link] terres décaissées peuvent-être réutilisées pour les remblais si leur qualité
est acceptée (caractéristiques mécaniques et chimiques) , dans le cas contraire elles
seront portées au dépôt.

La construction des ouvrages connexes :il s'agit

des bordures. Elles sont de type P ou L, en béton préfabriquées, se posent sur un lit de
béton et les joints transversaux réalisés au mortier de ciment. Quand il s'agit du type L,
des avaloires et des fossés de décharge sont régulièrement aménagés pour
désengorger l'ouvrage des eaux issues de la chaussée.

des fossés: initialement les fouilles sont réalisées jusqu'à la profondeur désirée, puis un
béton maigre dit de propreté est coulé à pleine fouille, le corps de l'ouvrage peut être en
béton armé préfabriqué en éléments dont la taille est fonction des moyens de
manutention ; ces éléments sont hourdés au mortier de ciment. Quand il est fabriqué
sur place, la pose se fait en deux phases :après le ferraillage, le radier est d'abord
coulé, et les pieds droits ensuite. Les dallettes sont en béton armé préfabriqué.

La pose des sous-couches : Quand le support n'a pas une portance viable,on peut au préalable
mettre une couche de forme éventuelle, le matériau utilisé reste des graves latéritiques ou des
graves concassés. La fondation est souvent en graves latéritiques améliorés ou non.
L'épaisseur varie suivant le trafic; le matériau est posé en épaisseur uniforme et compacté
jusqu'à densité optimale. La base est également en graves latéritiques ou en tout-venant de
concassage amélioré ou non ; et comme la fondation,elle est posée en lit uniforme et compacté
densité optimale.

La pose du revêtement: la méthodologie de réalisation dépend du type de revêtement, il peut


s'agir de l'enduit superficiel, des enrobés et des bétons bitumineux, du dallage en béton armé ou
non, du pavé de béton ou de pierre. En tout état de cause, la disponibilité et le coût des
matériaux intrants influence leur choix.

A. Les enduits superficiels

20
Un enduit superficiel est un film de liant (répandu sur la surface à revêtir) sur lequel une couche
de granulats est répandue et cylindrée.

On peut réaliser des enduits bicouches en superposant des enduits formés avec des
granulats de grosseur décroissante.

Les enduits superficiels sont employés dans les régions à pluviométrie faible (pays
désertiques, pays sahéliens) où Ils sont utilisés:

o Pour constituer la couche de roulement des chaussées neuves devant accepter


des faibles trafics (T1=5.10 Sessieux équivalent de 13t au plus)

o Pour réaliser l'entretien périodique ou le renouvellement des couches d'usure des


chaussées bitumées.

L'étude de la composition des enduits définit:

la dimension, la qualité et le dosage des granulats ;

- la nature et le dosage du liant.

a) Nature et dosage des granulats

Les granulats devront avant tout présenter une dureté suffisante (roches granitiques ou
basaltiques LA<35).

Les classes granulaires couramment utilisées sont les suivantes 4/6 ; 6/10 et 10/14

b) Nature et quantité de liant

Le liant doit adhérer à la surface sur laquelle elle est appliquée, son dosage ne doit pas donner
lieu à des ressuages. Les bitumes les plus utilisés pour ce type d'enduit sont les suivants:

- Bitume pur 180/220

Les Bitumes fluidifiés courants

Les émulsions

Remarque

Le dosage du liant est fonction de celui des granulats. Le tableau ci-après donne les
formulations moyennes.

Bitume Emulsion à Granulats


DESIGNATIONS fluidifié 65% (1/㎡)
(kg/㎡) (kg/㎡)(1)
Une couche de
ENDUITS 1.2 1.8 12
10/14

21
Une couche de
ENDUITS
1.0 1.5 9
MONOCOUCHES 6/10

lere couche
ENDUITS 1.1 1.7 10
10/14
BICOUCHES
2 e couche 4/6 0.9 1.4 7

1ere couche
1.1 1.7 11
ENDUITS 10/14

TRICOUCHES 2e couche
1.0 1.5 9
6/10

3 e couche 4/6 0.9 1.4 7

(1) Dans le cas de l'utilisation d'une émulsion à une autre concentration, le dosage sera corrigé afin
d'obtenir la même quantité de liant résiduel.

Les corrections à apporter au tableau de formulation moyenne ci-dessus sont les suivantes:

i) Dans le cas de supports constitués d'une ancienne chaussée particulièrement «ressuante », il


est recommandé de diminuer le dosage normal en liant d'environ15% pour les enduits mono
couches d'entretien.
ii) Dans le cas de support dont la surface est particulièrement maigre (peignage, plumage) ou à
texture rugueuse ou bien perméable, il est conseillé d'augmenter la teneur en liant de 10% pour les
mono couches et la première couche du bicouche ou du tri couche.

B. Les enrobés et les bétons bitumineux

Comme matériaux enrobés on peut citer les mortiers bitumeux, les enrobés ouverts ou
denses et les bétons bitumineux.

L'enrobé et la couche sous-jacente doivent bien s'accrocher mutuellement; car il faut


prévenir tout glissement à l'interface. Le plus souvent, on applique une couche d'accrochage
avant de mettre en æeuvre les enrobés :

Si la couche sous-jacente est bitumée (sol-bitume ou enduit), on applique une couche


d'accrochage.

Si la coche sous-jacente n'est pas bitumée, il est nécessaire de procéder d'abord à une
imprégnation;
Les couches d'accrochage sont souvent en bitume fluidifié, goudron ou émulsion.

Dosage moyen en liant:

Surfaces à textures ouverte :1 à 1,5Kg/㎡

Surfaces fermées (béton de ciment) 0,6 à 0,9 Kg/㎡Les différent produits enrobés sont les suivants:

22
a) Les mortiers bitumeux

C'est un mélange de sable grossier et/ou moyen et fin, de fillers et du bitume. L'épaisseur des
mortiers bitumeux est limitée à 5mm à cause du risque d'orniérage sous de forte température car les
mortiers bitumineux sont appelés à supporter le trafic en tant que couche de chaussée.

b) Le micro-béton ou sand asphalt

C'est un mortier bitumeux constitué de sable gros (ou gravillons), sable fin bien gradués, de fillers
et de bitume.

Les sables gros sont naturels ou concassés.(ES>60).

Les fillers d'apport sont des farines minérales de roches saines

Le liant est un bitume 80/100 60/70 ou 40/50 dosé à 8~11%.

Les micro-bétons sont utilisés comme couche de revêtement des chaussées

c) Les enrobés

1) Enrobés ouverts :

Un enrobé ouvert de granularité 0/D est un mélange de gravillons, de sable et de bitume; Il est
dit "fin" pour les granulats 0/6; 0/8; 0/10 et 0/12 et "moyen" pour des granulats 0/14 et 0/16. Un tel
enrobé se caractérise par un pourcentage de vides élevé. Il trouve son application dans le revêtement
des routes des régions de climat sec et pour des opérations de reprofilage.

Gravillons concassés(LA<35)

Sables naturels ou de concassage (LA<35)

Liant :bitumes 80/100 et 60/70 de dosage 4~5%

Remarque: Les vides de l'enrobé ouvert sont dus à l'absence des fillers d'apport.

2) Enrobés denses

Un enrobé dense a les mêmes constituants que l'enrobé ouvert, sauf qu'ici il y a
obligatoirement adjonction des fillers, ce qui limite les vides.

Les enrobés denses sont couramment utilisées pour la réalisation de couches de roulement dans les
régions à pluviométrie élevée.

d) Les bétons bitumineux (BB)

Un béton bitumineux de granulat 0/D est un enrobé dense, très élaboré, constitué par des
éléments concassés et gravillons) et du bitume. Un béton bitumineux est dit "fin" pour les granulats 0/8
et 0/10 et "moyen" pour le 0/12 et 0/14.

Les bétons bitumineux sont peu utilisés du fait de leur coût élevé et de l'insuffisance des installations
de fabrication. Néanmoins, ce sont des matériaux de hautes performances, intéressants pour la
construction des pistes d'atterrissage.

22
22
Les fuseaux granulométriques pour la confection des BB sont les suivants:

Pourcentage des passants


Tamis(mm)
BB0/10 BB0/12.5 BB0/14

16 - - 100

14 - 100 85-100

12.5 100 85-100 75-95

10 85-100 75-90 65-85

5 60-75 50-60 45-55

2 40-50 33-43 30-40

1 27-39 24-34 22-31

0.5 18-28 17-25 16-23

0.08 7-10 7-10 6-9

Ces granulats doivent avoir une bonne dureté (LA<35) et une bonne propreté ES ≥70(pour

les sables);

Le liant le plus utilisé ici est un bitume pur et dur (80/100; 60/70; 40/50 dosé à~8%)

C. Les dallages
Le dallage est le mode de revêtement le plus facile et par conséquent le plus accessible aux
ouvriers opérationnels. Cependant, sa réalisation nécessite beaucoup de précaution. Le dallage étant
un revêtement rigide, craint le retrait, la flexion et le poinçonnement. Pour réduire ces effets, le support
doit êre homogène et stable ; le dallage proprement dit doit avoir des éléments raisonnables
(panneaux dont la grande dimension ne doit pas dépasser 8,00 m) les joints doivent être ménagés
entre panneaux (15mm maximum). L'algorithme de la réalisation est la suivante:

Implantation;

Décapage de la terre végétale ;

Pose de la couche de fondation si la plate-forme ne présente pas une qualité


appréciable;

La pose du lit drainant; il s'agit d'une couche de sable de rivière 2,5/5 (épaisseur
de 3,0 cm à 4,0cm);

La pose du film-polyane;

- La réalisation des ouvrages de drainage des eaux de pluie ;

- Le ferraillage des panneaux ou la disposition du treillis;


23
- Le coulage du béton et le réglage de la surface.
L'épaisseur du dallage varie de 8,00 à 12,00cm. Le béton est moyen (sable 0/5,
gravillon 5/15 et gravier 15/25 + ciment CPA ou CPJ 32,5 à 42,5) et dosé à 350 à 400 Kg/m3
de ciment.
[Link] pavés
Les travaux préalables à la pose de tout pavé sont réduits à la réalisation d'une fondation
adéquate. Il faut réaliser un bon profilage et un compactage optimal afin de limiter les dépressions
après l'entrée en service du revêtement.

Les revêtements pavéspeuvent être en pierre de taille ou en béton.

Pavés en pierre : la roche utilisée doit avoir un LA≤ 35. les pierres les plus utilisées sont le
granite et le basalte. Les éléments peuvent être posés en mosaïque ou avoir un

profil régulier. Les pavés de pierre sont généralement mis en ceuvre sur un lit de sable moyen à
grossier d'une épaisseur comprise entre 5,00 et 10,00 cm ou sur un lit de sable-ciment ou
encore sur un lit de mortier dosé à 450 Kg/m3de ciment de classe 32,[Link] est souvent conseillé
de poser les éléments en joints contrariés, en rangées perpendiculaires à l'axe de la circulation.
Il faut veiller à ce que les joints ne soient nulle part supérieurs à 15mm. Le pavé doit être posé
de façon à éviter toute stagnation d'eau; la pente transversale normale est de 3% afin de
garantir un bon drainage. Les pavés de dimensions très irrégulières ne peuvent pas être
utilisés. Une fois la posé terminée, les pavés sont callés au moyen d'un rouleau vibrant.
Pendant ce compactage, on répand du sable en surface, on arrose et on brosse dans les joints.

Pavés de béton

Les travaux préliminaires aux travaux de pavage sont essentiellement la fabrication des
pavés proprement dits. Les éléments sont confectionnés par préfabrication à l'aide des moules
en plastique, en métal ou en bois. Les moules sont assez variés et les épaisseurs utilisées sont
: 6 cm, 8 cm, 10 cm, 12 cm et même 15 cm. Quand les éléments ont une épaisseur supérieure à
12 cm, ils peuvent comporter des emboitements pour facilter leur stabilité. Ces types de pavés
sont sollicités pour les revêtements routiers et les parkings pour poids lourds.

Les meilleurs pavés sont vibrés et la composition du béton de fabrication est le


gravillon(4/7,7/14,etc.), le sable 2.5/5, le sable 0/2.5 et le ciment CPA ou CPJ 32,5 à 42,5 dosé
à 350 à 450 Kg/m3,il arrive souvent qu'on ajoute à la masse du béton des fibres synthétiques
pour augmenter sa résistance à la traction. Les éléments ainsi préfabriqués ne doivent pas être
posés avant 14 jours; étant entendu que la sollicitation optimale du revêtement ne pourra se
faire qu'après 21 jours. La pose des pavés des circulations et des chemins dépend de la qualité
de la plate-forme.

Plate-forme résistante mais poreuse: aucune reconstitution de sol n'est [Link]


schéma de pose est le suivant :

24
- Un hérisson (d'épaisseur 15 à 20 cm) composé d'un tout venant 0/50 est mis en
place sur la plate-forme, dressé et compacté.

Poser les ouvrages de drainage.

- Sur le hérisson est posé un lit de sable maigre (2.5/5) et propre (ES≥80) sur 3 à 5
cm.

Pose des pavés(les joints sont d'au plus 5mm et doivent être réguliers
dans les deux directions pour garantir la beauté de la surface).

Stabiliser le pavé par compactage à la plaque ou au rouleau pour


minimiser les tassements pendant l'exploitation.

Fermer les joints avec un de sable 0/5 ou un mélange de sable maigre (4


parts) et de ciment CPJ ou CPA 32,5(1 part) arroser et brosser dans les
joints.

Plate-forme poreuse et peu résistante : améliorer la portance du sol support par


l'apport d'un grave latéritique ou d'un tout venant de concassage bien compacté,
puis suivre le même schéma de pose que pour le type de plate-forme ci-dessus.

Plate-forme résistante et compacte : aucune constitution de sol n'est requise. La


pose des pavés dans ce cas de figure demande que des précautions soient prises
pour évacuer les eaux introduites dans le lit drainant qui est ici un sable maigre
2.5/[Link] pavés sont ensuite posés sur le lit drainant évoqué ci-dessus. Support
dur ou préalablement bétonné: aucune reconstitution de sol n'est requise. Les
pavés sont posés sur un lit de micro-béton (gravillons +sable + ciment) et les
joints sont colmatés par un mortier riche et suffisamment fluide. Le drainage
superficiel doit être pris au sérieux.
III.3.2Les réseaux enterrés

a) Canalisations des réseaux d'eau potable


La pose des canalisations d'eau potable est très simple ; la chronologie des tâches est la
suivante:
Implantation: un cordeau ou une simple matérialisation du tracé au filet de sable peut
suffire;

Fouilles jusqu'à profondeur requise;

Pose du sable (sable de rivière 2.5/5) pour berceau des tuyauteries;

- Pose et assemblage des tuyauteries et appareillages divers;

- Construction des ouvrages connexes (regards divers, etc.);

25
Test de pression;

Complément de sable de berceau et pose du grillage avertisseur (grillage synthétique de couleur


bleue ou verte);

remblais

b) Canalisations des réseaux d'eau des pluies et eaux ménagères


Le schéma de pose est similaire à celui des canalisations d'eau potable à quelques
particularités près. Ici il n'est pas besoin de poser le berceau de sable et le grillage avertisseur;
par contre la vérification de la pente de pose est très importante puisque le fonctionnement de
ce type de canalisation en dépend.
c) Canalisations du courant faible/courant fort
La pose des canalisations du réseau de courant faible et courant fort est aussi identique à celle des
canalisations de l'eau potable. Cependant ici, les câbles sont passés dans des conduites PVC. Les
regards de tirage sont préconisés tous les 50 m au plus; de plus le grillage avertisseur est rouge ou
orange.

III.3.3Les aménagements paysagers


La réalisation des aménagements paysagers est assez simple mais délicate ; le processus ci-après
est suivi:

Implantation des éléments, îlots ou aires;

Mise en place de la terre végétale: pour les arbustes et arbres, les trous devant contenir
la terre végétale doit avoir un diamètre de 20 cm au moins et une profondeur de 30 cm ;
pour les haies il s'agit de faire des tranchés de 15 cm au plus de large et 20 cm de
profondeur ; quant au gazon, la terre végétale d'une épaisseur d'au moins 10cm doit
être rependue sur l'air à revêtir

Ensemencement et pose des plans;

Protection,

Arrosage jusqu'à germination ou prise de sol ;

Corrections éventuelles.

III.3.4 Les clôtures et ouvrages connexes


Les procédés de construction des clôtures restent les mêmes que ceux des bâtiments. (gros-
ceuvres,second-cuvres, équipements,etc.).

III.3.5 Les revêtements


La réalisation des revêtements suit le même cheminement que pour le revêtement des
circulations. Cependant au cours des travaux une attention particulière doit être apportée au drainage

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des eaux de pluie.

IV. Recollement des VRD


Le recollement est la restitution de l'ouvrage tel que réalisé par des plans et des
graphismes.
Au cours de la réalisation d'un ouvrage, les modifications ne manquent pas de surgir.
Aussi, afin de laisser à l'attention des personnes chargées des éventuels entretiens,
corrections, ajouts, etc. des documents initiaux pour les études conséquentes.
Le recollement est réalisé par le technicien réalisateur. Il est le patrimoine du maître
d'ouvrage.

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