PCSI Samedi 12 mars 2022 - Durée 4h
Composition commune
Avertissement
• On portera un soin particulier à la qualité de la rédaction et à la présentation de la copie. Les résultats doivent
être encadrés et les points importants du raisonnement soulignés. Les copies brouillonnes, illisibles, sans
marge, non numérotées seront sanctionnées, voire non lue.
• Vérifiez avant de composer que votre stylo écrit lisiblement, que l’encre n’est pas trop pâle et le contraste
avec la copie suffisant.
• Les calculatrices sont interdites.
• Présentez correctement votre copie, écrivez lisiblement, avec un minimum de ratures, et utilisez un brouillon
• Si un élève constate ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie en expliquant les
initiatives qu’il a été amené à prendre.
• Si vous voulez qu’une question soit lue, encadrez la réponse.
• Relisez ces consignes après 2h d’épreuve pour vous assurer que vous les appliquez encore.
• Si vous voulez faire gagner beaucoup de temps de correction au correcteur, ne faites pas de marge ou
n’encadrez pas vos résultats.
• Même après 3h de composition, il est encore vivement conseillé d’écrire lisiblement, de respecter la marge,
d’encadrer ses résultats et de numéroter ses copies.
• L’usage d’une règle est autorisé mais il n’est pas demandé de tracer un trait entre chaque question traitée ni
d’utiliser de couleur pour encadrer.
• Par contre, il est demandé de numéroter les questions traitées en mettant le numéro complet de la question
dans la marge
• Quand vous rendrez vos copies, n’emboitez pas les copies doubles les unes dans les autres. Empilez-les
dans l’ordre de la deuxième à la n-ième et servez-vous de la première copie comme d’une chemise pour les
rassembler. Une colonne du barème sera très spécifiquement consacrée à l’application de cette consigne.
1
Exercice
Soit f : R → R une fonction de classe C 2 vérifiant f (0) = f ′′ (0) = 0 et :
∀t ∈ R∗ , f (t) > 0.
√
On pose g = f . Le but est de montrer que la fonction g est de classe C 1 .
1. Montrer que f ′ (0) = 0.
2. Soit (a, b) ∈ R2 tel que a 6= b. On pose :
f (b) − f (a) − f ′ (a)(b − a)
λ= et ϕ : t 7→ f (b) − f (t) − f ′ (t)(b − t) − λ(b − t)2 .
(b − a)2
En utilisant judicieusement la fonction ϕ, montrer qu’il existe c ∈ min(a, b), max(a, b) tel que :
f ′′ (c)
f (b) = f (a) + f ′ (a)(b − a) + (b − a)2 .
2
3. Soit η > 0. Montrer l’existence du réel Mη = sup |f ′′ | et montrer que Mη > 0.
[−η,η]
4. On fixe r un réel strictement positif. On fixe t ∈ [−r, r].
On définit la fonction polynomiale Pt par :
x2
∀x ∈ R, Pt (x) = M2r + f ′ (t)x + f (t).
2
(a) Montrer que f ′ (t) ≤ rM2r .
(b) Montrer que :
h2
∀h ∈ [−r, r], f (t + h) − f (t) − f ′ (t)h ≤ M2r .
2
En déduire que :
∀h ∈ [−r, r], Pt (h) ≥ 0.
p
(c) Montrer que f ′ (t) ≤ 2f (t)M2r .
5. Montrer que g est de classe C 1 sur R.
2
Problème
Question préliminaire
1. Soit (un )n∈N une suite d’entiers relatifs qui converge vers 0.
Montrer qu’il existe N ∈ N tel que :
∀n ≥ N, un = 0.
But du problème
Soit P ∈ R[X] un polynôme non constant tel que :
∀n ∈ N, ∃x ∈ N, P (n) = x2 .
On cherche à montrer qu’il existe Q ∈ R[X] tel que P (X) = Q(X)2 .
Xd
On pose d = deg(P ) et P (X) = ak X k .
k=0
P (n)
2. Montrer que la suite est convergente et en déduire que ad > 0.
nd n∈N∗
3. Montrer qu’il existe a > 0 tel que :
∀t > a, P (t) > 0.
Dans la suite, on fixe un tel a.
On pose E = C ∞ ]a, +∞[ , R le R-espace vectoriel des fonctions infiniment dérivables sur ]a, +∞[.
On pose aussi : (
]a, +∞[ → R
ϕ: p
t 7→ P (t).
4. Justifier brièvement que ϕ ∈ E.
5. Montrer que :
Qk (t) p
∀k ∈ N, ∃Qk ∈ Rk(d−1) [X], ∀t > a, ϕ(k) (t) = P (t).
P (t)k
Dans la suite, on fixe une telle suite de polynôme (Qk )k∈N (il y a unicité d’une telle suite mais on ne
demande pas de le démontrer).
6. Soit k ∈ N. Montrer qu’il existe M > 0 et t0 > a tel que :
d
∀t ≥ t0 , ϕ(k) (t) ≤ Mt 2 −k .
Montrer qu’il existe ℓ ∈ N∗ tel que :
ϕ(ℓ) (t) −→ 0.
t→+∞
3
Pour tout g ∈ E, on pose : (
]a, +∞[ → R
∆(g) :
x 7→ g(x + 1) − g(x).
7. Montrer que ∆ est un endomorphisme de E.
· · ◦ ∆} pour tout k ∈ N∗ et ∆0 = idE .
Dans la suite, on pose ∆k = |∆ ◦ ·{z
k fois
On pourra noter que :
∀k ∈ N, ∀f ∈ E, ∀x > a, ∆k ∆(f ) (x) = ∆k+1 (f )(x) = ∆k (f )(x + 1) − ∆k (f )(x).
Pour n ∈ N∗ , on pose Hn la propriété suivante :
∀f ∈ E, ∀b > a, ∃c ∈ ]b, b + n[ , ∆n (f )(b) = f (n) (c).
8. (a) Démontrer H1 .
(b) Soit n ∈ N∗ . On suppose Hn . Montrer Hn+1 .
9. Montrer que :
∀n ∈ N∗ , ∀x ∈ N ∩ ]a, +∞[ , ∆n (ϕ)(x) ∈ Z.
On rappelle que ϕ est définie après la question 3.
10. Montrer qu’il existe N ∈ N∗ ∩ ]a, +∞[ tel que :
∀k ∈ N ∩ [N, +∞[ , ∆ℓ (ϕ)(k) = 0.
On rappelle que l’entier ℓ est défini à la question 6.
11. Pour j ∈ J0, ℓK, on pose Pj la propriété :
ℓ−j
ℓ−j+1 j
X k
∃(µ0 , . . . , µℓ−j ) ∈ R , ∀k ≥ N, ∆ (ϕ)(k) = µi .
i=0
i
(a) Démontrer Pℓ .
(b) Soit j ∈ J1, ℓK. Montrer que Pj ⇒ Pj−1.
12. Conclure.
FIN