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Valorisation des eaux usées traitées

Le document décrit la réutilisation des eaux usées épurées, notamment pour l'irrigation agricole. La réutilisation des eaux usées est un procédé visant à valoriser les eaux usées après épuration pour répondre à la demande croissante en eau, surtout dans les zones de stress hydrique. Le document présente les différents types de réutilisation et les normes associées.

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Valorisation des eaux usées traitées

Le document décrit la réutilisation des eaux usées épurées, notamment pour l'irrigation agricole. La réutilisation des eaux usées est un procédé visant à valoriser les eaux usées après épuration pour répondre à la demande croissante en eau, surtout dans les zones de stress hydrique. Le document présente les différents types de réutilisation et les normes associées.

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La valorisation des eaux usée après traitement

Presentation · November 2020


DOI: 10.13140/RG.2.2.18773.04321

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Reda Meddour Misseraoui mohamed Amine


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La valorisation
des eaux usée
après
traitement

Chargé de cours :
Pr : Laribi

MEMBRE DU GROUPE:
Université Saad dahleb de Blida
-Meddour Mohamed Redha Département de génie des procèdes
Génie d’environnement Master 1
-Misseraoui Mohamed Amine 2019/2020

-Maiga Khady Souleymane


-Laaref Abdelmadjid

1
Résumé :
Le développement économique de nombreux pays conduit à une augmentation
croissante de la demande en eau de la part des populations et des secteurs
industriels, agricole et touristique. Ce manque d’eau est souvent pallié par des
techniques alternatives plus ou moins onéreuses telles que le dessalement de
l’eau. Néanmoins la ressource en eau salée et le prix de cette technique ne sont
pas accessibles à tous les pays ou régions touchés par un manque de
ressources. D’où l’émergence de nouveaux moyens alternatifs, comme la
Réutilisation de Eaux Usées Epurées ou plus communément appelée REUR.
La réutilisation des eaux usées est un procédé consacré à la valorisation des
eaux (eaux usées urbaines, industrielle, naturelle…etc)
Cette réutilisation d’« eau sale » est ainsi soumise à une réglementation qui
s’inscrit dans une démarche constante d’amélioration. En effet, le dernier texte
de loi concernant la REUR a été voté le 10 aout 2010. Il reprend les différents
risques (sanitaire et environnemental) liée à une réutilisation d’eaux usées,
notamment dans le cadre de l’irrigation de produits destinés à la
consommation.
Dans des zones de stress hydriques la réutilisation des eaux usées peut
permettre un apport non négligeable d’eau douce, afin d’irriguer des terres
arables.
Les eaux usées épurées sont valorisées en agriculture grâce à leur composition
riche en matières organique et minérale. En effet, l’irrigation par ces eaux
permet de limiter l’utilisation d’engrais et peut être utilisée pour tout type de
cultures (maraîchages, forêts, golfs…) car le traitement est adapté à l’usage.
L’eau est source de vie sur terre. Chaque être vivant sur terre (micro-organismes, plantes, animaux, êtres humains)

est constitué principalement d’eau. L’eau occupe 70‰ de la surface terrestre, seulement une petite partie est

convenable à la consommation humaine ou l’usage agricole (approximativement 0.5 de toute l’eau dans le monde).

Cette petite fraction d’eau douce doit pourtant satisfaire l’ensemble des besoins de l’humanité. Mais

malheureusement, nous comme être humain avec nos activités quotidienne, on rend cette eau douce

comme une eau usée, et en très grande quantités par heure !

Les eaux usées sont l'ensemble des eaux issues des activités urbaines et industrielles, dont le rejet risque

de polluer l'environnement. Pour éviter une telle pollution, ces eaux sont retraitées en station d'épuration

avant d'être rejetées dans la nature.

Les eaux usées urbaines représentent une ressource conséquente en eau qui pourrait être exploitées.

Cette solution a déjà été mise en pratique en Algérie et dans bien d’autres pays soumis à un stress

hydrique chronique. Il s’agit de s’intéresser à des procédés et de déterminer si la Valorisation des Eaux

Usées peut être considérée comme une pratique s’inscrivant dans la conception du développement

durable.

L'objectif principal de la Valorisation des eaux usées est non seulement de fournir des quantités

supplémentaires d'eau de bonne qualité en accélérant le cycle d'épuration naturelle de l'eau, mais

également d'assurer l'équilibre de ce cycle et la protection du milieu environnant. Par définition, cette

réutilisation est une action volontaire et planifiée qui vise la production des quantités complémentaires en

eau pour différents usages afin de combler des déficits hydriques.

I. LA REUTILISATION DES EAUX USEES :


I.1 : Le recyclage de l’eau :
La réutilisation des eaux usées consiste à récupérer les eaux usées après traitement, afin de les
réutiliser. Ce recyclage remplit donc un double objectif d’économie de la ressource : il permet à la fois
d'économiser les ressources en amont en les réutilisant, mais aussi de diminuer le volume des rejets
pollués. L'intérêt en est cependant limité quand il n'y a pas de tension quantitative sur la ressource en
eau dans le secteur concerné.
Le recyclage des eaux usées présente l’avantage majeur d’assurer une ressource naturelle et de
contribuer à la gestion intégrée de l’eau. Si l’industrie fut la première à s’intéresser sérieusement au
recyclage, depuis quelques années le recyclage des eaux usées tend à devenir une pratique acceptée,
notamment pour l’irrigation et l’arrosage des espaces verts, et pourrait rapidement être promue au
titre de solution y compris pour des usages domestiques.
La réutilisation des eaux usées est avant tout dans un but agricole. En effet, l’agriculture est l’activité la
plus consommatrice en eau au regard de la consommation nette
I.2 : Les principales voies de réutilisations :
En fonction des exigences de qualité des consommateurs, deux grandes classes de réutilisation peuvent
être définies :

• Les usages potables qui peuvent être directs, après un traitement poussé, ou indirects, après
passage dans le milieu naturel (Figure 1),
• Les usages non potables dans les secteurs agricoles (irrigation), industriel et urbain (Tableau 1).

Figure 1 : schéma de la réutilisation directe et indirecte des eaux usées


Tableau 1 types de réutilisation : exigences de mise en œuvre et de gestion

• Au plan mondial, l'utilisation de cette technique par l'agriculture, l'industrie et les usages
domestiques couvre respectivement 70 %, 20 %, 10 % de leur demande en eau.

La Figure 2 résume les principales voies de réutilisation dans les pays ayant une expérience significative
dans ce domaine. Il apparaît que la réutilisation pour l'irrigation est essentiellement présente dans les pays
réputés agricoles mais dont les ressources hydriques sont faibles, comme le bassin méditerranéen (Algérie,
Maroc, Tunisie…etc.).
Les plus grands projets de réutilisation ont été développés dans les régions de l'Ouest et de l'Est des Etats-
Unis, l'espace méditerranéen, l'Australie, l'Afrique du Sud et dans les zones semi-arides de l'Amérique du
Sud et de l'Asie du Sud
Figure 2 répartition par secteur et localisation des expériences mondiales les plus importantes en
réutilisation des eaux résiduaires urbaines

I.3 : Le secteur agricole :


La majorité des projets de réutilisation des eaux usées concerne des utilisations agricoles. Pour ce secteur,
la réutilisation des eaux améliore les rendements des cultures et apporte des bénéfices financiers.
Afin de garantir la protection de la santé publique, il est indispensable de mettre en place des normes et
des réglementations strictes et adaptées à la spécificité des différentes cultures. Il existe deux grands
groupes de normes : les recommandations de l'OMS (1989) et la réglementation californienne « titre 22 »
(1978). L'objectif principal est d'éliminer les risques sanitaires. Ainsi, pour l'irrigation sans restriction, la
pollution microbiologique des eaux usées utilisées doit, selon l'OMS, rester au-dessous de 1 000 coliformes
fécaux (CF)/100 ml et moins de 1 œuf d'helminthe/l. Le « Titre 22 » californien fixe des restrictions plus
sévères, voire l'absence totale de germes-tests : moins de 2,2 coliformes totaux (CT)/100 ml. Dans certains
pays, les normes sont draconiennes pour les végétaux destinés à la consommation. Ainsi, l'Afrique du Sud
exige une qualité d'eau potable pour cette application ; l'état d'Arizona a introduit l'absence de virus
comme nouveau paramètre microbiologique (Figure 3).
Dans les pays où les normes existantes sont très sévères (Australie, Etats-Unis, certains pays du Moyen-
Orient), un traitement secondaire est obligatoire, et parfois, en sus, un traitement tertiaire.
L'irrigation de cultures ou d'espaces verts est la voie la plus répandue de réutilisation des eaux usées
urbaines. Au niveau mondial, c'est également la solution qui a le plus d'avenir à court et à moyen terme.
En France, l'abondance des ressources en eau ne favorise pas le développement d'une telle réutilisation
des eaux usées. L'expérience actuelle se limite à des projets de faible taille (irrigation jusqu'à 320 ha),
situés surtout dans les zones côtières de l'Atlantique (par exemple Pornic pour l'irrigation de golfs) et de la
Méditerranée (par exemple Montpellier pour l'irrigation de cultures). L’application qui connaît l'expansion
la plus importante reste l'irrigation des golfs.
L'expérience de Mexico City apparaît comme le plus important projet de réutilisation des eaux usées au
niveau mondial. Presque 100 % des eaux usées brutes de la capitale mexicaine (de 45 à 300 m3/s par
temps de pluie) sont réutilisées pour l'irrigation de plus de 85 000 ha de diverses cultures agricoles.

Figure 3 : principales filières de traitement pour la réutilisation agricole des eaux résiduaires urbaines

Aux Etats-Unis, la réutilisation agricole est une pratique très répandue. 34 états disposent de
réglementations ou de recommandations, souvent très sévères. Ces mesures législatives, et plus de trente
ans d'expérience, font des Etats-Unis un pays phare au plan mondial dans le domaine de la réutilisation des
eaux usées. En Floride et en Californie, respectivement 34 % (340 000 m3/j) et 63 % (570 000 m3/j) du
volume total d'eaux usées réutilisée le sont pour l’agriculture. L'usine de réutilisation de West Basin
(Californie) (capacité finale 270 000 m3/j), gérée par United Water Services, filiale de Suez Lyonnaise des
Eaux, a développé le plus vaste programme de réutilisation basé sur des technologies de pointe et des
usages diversifiés :

• 70 % de l'effluent sont réutilisés pour l'irrigation agricole après un traitement type Titre 22
(filtration tertiaire et désinfection), une partie de l'eau traitée est destinée à la réutilisation
industrielle après élimination complémentaire de la pollution azotée par la biofiltration Biofor, une
partie de l'effluent sert même à la production d'eau potable.
Après l'extension prévue de l'usine, celle-ci deviendra la plus importante des Etats-Unis.

I.4 : Le secteur industriel :


La réutilisation industrielle des eaux usées et le recyclage interne sont désormais une réalité technique et
économique. Pour certains pays et types d'industries, l'eau recyclée fournit 85 % des besoins globaux en
eau. Les secteurs les plus grands consommateurs en eau sont les centrales thermiques et nucléaires (eau
de refroidissement) et les papeteries. La qualité de l'eau réutilisée est réglementée et dépend du type
d'application ou de production industrielle. La part des eaux usées urbaines ne dépasse pas 15% du volume
des eaux réutilisées en industrie. Aux Etats-Unis, par exemple, le volume des eaux résiduaires réutilisées en
industrie est d'environ 790 000 m3/j, dont 68 % pour le refroidissement.

I.5 : Le secteur urbain et périurbain :


➢ Réutilisation pour un usage non-alimentaire :
Les usages urbains et périurbains des eaux usées correctement traitées se développent rapidement et
deviennent un élément fondamental de la politique de gestion intégrée de l'eau dans les grandes
agglomérations. Plusieurs municipalités du Japon (pionnier des pays en voie de développement : 8 % du
volume total des eaux usées réutilisées soit environ 8 millions de m3 par an) et des villes des Etats-Unis ont
déjà construit des systèmes de distribution double : eau potable et eaux usées à réutiliser.
Les bénéfices obtenus sont importants. Il faut noter en premier, la réduction de la demande en eau
potable qui peut atteindre 10-15 %, voire 40 % dans les zones résidentielles avec beaucoup d'espaces
verts. Les usages les plus courants sont l'irrigation d'espaces verts (parcs, golfs, terrains sportifs),
l'aménagement paysager (cascades, fontaines, plans d'eau), le lavage des rues ou des véhicules et la
protection contre l'incendie. Une autre application importante est le recyclage en immeuble avec, par
exemple l'utilisation de l'eau ménagère traitée pour le lavage des sanitaires. Les normes qui régissent la
qualité des eaux usées destinées à de tels usages sont très sévères et voisines à celles en vigueur pour l'eau
potable.
Pour les usages urbains, l'Afrique du Sud et l'Australie sont les pays dont les normes sont les plus sévères.
Ils exigent respectivement une qualité d'eau potable et l'élimination totale des virus. Dans ce cas, les
filières de traitement se rapprochent de celles de production d'eau réutilisée pour des usages potables.

➢ Réutilisation pour un usage alimentaire (eau « potable ») :


Le progrès technologique du métier de l'eau permet de produire une eau de très bonne qualité, même à
partir des eaux usées. De nombreuses études ont conclu à l'absence d'objection pertinente à la
réutilisation des eaux résiduaires correctement traitées à des fins potables. Toutefois, les principales
contraintes pour ce type d'usage sont psychologiques et culturelles associées à la perception de l'eau usée
comme dangereuse et malsaine. De ce fait, la tendance principale aujourd'hui est l'usage indirect, après un
séjour temporaire de l'eau usée traitée dans le milieu naturel. En fonction de la destination de l'eau
réutilisée, ce type de réutilisation peut être classée soit dans la catégorie de réutilisation potable, soit pour
des usages non potables. Dans le premier cas, il faut souligner l'impact psychologique très positif de ce
détour par le milieu naturel qui permet à l'eau destinée à la réutilisation de perdre son identité d'eau usée.

II. DIFFERENTS NIVEAUX DE TRAITEMENT DES EAUX USEES AVANT


REUTILISATION
En fonction des besoins spécifiques de la réutilisation, plusieurs niveaux de traitement peuvent être
exigés (Figure 4)
Figure 4 : niveaux de traitement recommandés pour les différents types de
réutilisation des eaux résiduaires urbaines

Le choix des méthodes de traitement dépend de plusieurs facteurs dont les plus importants sont la qualité
de l'effluent, le type de réutilisation, les exigences de qualité et de taille des installations. En fonction des
conditions locales et des critères technico-économiques, différentes technologies extensives ou intensives
peuvent être envisagées.
Les techniques extensives (lagunage, l'infiltration-percolation, l'infiltration dans les sols et les aquifères, les
zones humides) sont bien adaptées aux conditions climatiques des régions tropicales et subtropicales.
D'autre part, leur faible coût et l'exploitation relativement facile, leur confèrent des avantages non
négligeables pour les pays en voie de développement.
Les technologies intensives (filtration, traitement physico-chimiques, membranes) et, en particulier, les
procédés avancés de désinfection (chloration, irradiation UV, ozonation), sont plus compactes et
garantissent une meilleure qualité de l'eau produite. Leur implantation permet d'assurer une meilleure
protection de l'environnement et de nouvelles applications dans les zones urbaines. Mais elles sont plus
coûteuses.
Le Tableau 2 résume plusieurs modes de traitements recommandés pour les différents types de
réutilisation des eaux usées.

Tableau 2 : modes de traitement recommandés en fonction du type de réutilisation des


eaux usées

II.1 : Production directe et indirecte d'eau potable a partir d'eaux usées

➢ Production directe :
L'unique exemple historique de production directe d'eau potable à partir des eaux usées est celui de l'usine
de Windhoek, en Namibie.
Plusieurs projets de démonstration de production directe d'eau potable à partir des eaux résiduaires
urbaines ont été menés à Denver aux Etats-Unis, à Capetown en Afrique du Sud, à Sao Paolo au Brésil et à
Mexico City. Selon différentes études, la qualité de l'eau produite aux Etats-Unis à partir d'effluents
secondaires est meilleure que celle de bien des ressources naturelles de surface. Les études
épidémiologiques indiquent l'absence de risques microbiologiques et toxicologiques.

➢ Production indirecte :
Le stockage intermédiaire des eaux usées (en partie assainies) peut s'effectuer dans des nappes
phréatiques, des lacs ou des réservoirs artificiels. Le taux de dilution des eaux usées réutilisées avec l'eau
des ressources naturelles varie de 16 à 40 %. Aucun impact négatif sur la santé humaine de ce type d'eau
réutilisée n'a jamais été détecté.
Le premier objet de production indirecte d'eau potable à partir des eaux usées en Europe a été mis en
place en 1997 dans la région d'Essex (Grande Bretagne) par la société Essex & Suffolk Water. Plus de 35
000 m3/j d'eaux usées traitées sont mélangées aux eaux de surface (taux de dilution maximale de 37 %) et
envoyés dans le réservoir d'eau potable d'Hanninglied. Un suivi rigoureux de la qualité des eaux réutilisées
a été mis en place (virus, oestrogènes), complété par de nombreuses études d'impacts sur l'environnement
et la santé publique.
III. EVALUATION ECONOMIQUE DES FILIERES DE REUTILISATION DES EAUX
USEES :
L'analyse économique porte sur la valeur des fonds investis pour la construction et l'exploitation d'un
projet de réutilisation, mesurée en termes financiers et calculée sur la base actuelle des prix. Seul le coût
marginal du recyclage des eaux usées (traitement supplémentaire, stockage et distribution) doit être inclus
(à l'exclusion du coût de collecte et de traitement des eaux usées) Distribution doit être inclus (à l'exclusion
du coût de collecte et de traitement des eaux usées).
La Figure 5 montre les éléments constitutifs du coût total de la réutilisation de l'eau. Sont compris les coûts
de collecte de l'effluent secondaire, du traitement supplémentaire et du stockage, du réseau de
distribution et de tous les raccords. La répartition entre les coûts d'investissement et les coûts
d'exploitation et maintenance varie d'un projet à l'autre et dépend des procédés de traitement mis en
œuvre.

Figure 5 distribution des coûts des filières

Les coûts sont également fortement influencés par les contraintes locales : prix du site de construction,
distance entre le site de production et les consommateurs, nécessité de doubler ou d'aménager le réseau.
Les deux dernières contraintes sont primordiales car dans de nombreux projets l'investissement principal
est dû au réseau de distribution à mettre en place.
[Link] & al a analysé l'influence de la capacité de l'installation sur l'investissement pour le traitement
secondaire classique (boues activées) et différents post-traitements (Figure 6). Il s'avère que plus
l'installation produit d'eau potable, plus les coûts d'investissement des post-traitements sont élevés. A
noter que la mise en pratique de la réglementation « titre 22 » est la plus onéreuse. L'investissement pour
la filtration tertiaire et la désinfection, ou même pour un traitement complet « titre 22 » de coagulation-
floculation, filtration et désinfection ne dépassait pas 30 à 40 % de l'investissement exigé pour le
traitement secondaire. Des dépenses nettement supérieures sont nécessaires si l'on utilise des filtres à
charbon actif (CAG) ou l'osmose inverse (OI).
Figure 6 investissement estimé pour les installations de traitement d'eaux usées recyclées, en $ (1996)

Sur la base de l'expérience des Etats-Unis (Figure 7), le coût total annualisé du traitement d'eaux
résiduaires brutes jusqu'à la production d'une eau recyclable en irrigation varie de 0,43 à 1,10 $/m3. La
part des coûts d'exploitation et maintenance, comparée à l'amortissement du capital dans le coût total,
dépend de la technologie de traitement. Elle est plus forte pour les procédés haute technologie (CAG et OI)
que pour le traitement secondaire, avec ou sans filtration tertiaire et désinfection. D'importantes
économies d'échelle peuvent être réalisées pour les grandes installations de recyclage : le coût total
pourrait être réduit de moitié lorsque le débit de l'installation passe de 4 000 à 20 000 m3/j ou de 50 000 à
200 000 m3/j.
Figure 7 estimation du coût d'exploitation et maintenance d'installations de recyclage d'eaux usées, en $
(1996) : amortissement sur 20 ans à un taux d'intérêt de 10 %

- Il faut souligner que le coût unitaire d'une eau usée recyclée dépend non seulement du débit de
l'installation et de la chaîne de traitement, mais aussi de la composition de l'eau usée, des exigences de
qualité finale et d'autres conditions locales (coûts de l'énergie, de la main-d’œuvre, etc.)
- Le coût du réseau de distribution reste un élément important du coût de l'eau recyclée. Il peut atteindre
70 % du coût total en fonction des conditions spécifiques du site. La construction de nouveaux réseaux est
moins chère que l'aménagement de réseaux existants. On rapporte des valeurs allant de 0,06 $/m3 en
Arabie Saoudite, à 0,14 et 0,36 $/m3 respectivement dans la région de Dan et à Jérusalem.
La Valorisation des eaux usées nous mène à la réutilisation des eaux usées, qui est une

technique en pleine expansion, principalement associée à l'agriculture. De nombreuses

solutions techniques permettent de répondre aux normes de réutilisation existantes, en

particulier aux directives de l'OMS sur l'irrigation restreinte et sans restriction.

La réutilisation des eaux usées permet donc une économie non négligeable de la ressource

en eau dans les zones où ce bien est l’objet de tensions. Leur situation géographique, une

mauvaise gestion ou une consommation trop importante en sont les causes.

• Avantages :
-Préservation de la ressource en eau
-Protection du milieu : réductions des rejets d’effluents dans le milieu récepteur
-Eaux usées largement présentes en zone urbaine
-Limitation de l’utilisation d’engrais dans l’agriculture
-Création d’emploi
-Permet d’approvisionner en eau des territoires en stress hydrique limite donc l’exode de
population
• Inconvénient :
- Utilisation d’énergie
-Investissement et exploitation couteuses, impacts sur le prix de l’eau
-Risques sanitaire et environnemental en cas de contrôles insuffisant
-Peut s’opposer à une prise de conscience d’une gestion économe de la ressource
REFERENCES

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