Problème :
Soit E un R-espace vectoriel. On note IdE l’application identique de E.
Pour tout endomorphisme f de E, on note f0 = IdE et pour tout entier naturel k, fk+1 = fk ◦ f.
Soit p ∈ N∗ . On dit qu’un endomorphisme f de E est cyclique d’ordre p, s’il existe un élément a de E vérifiant les
trois conditions suivantes :
• fp (a) = a.
( )
• La famille a, f (a) , . . . , fp−1 (a) est génératrice de E.
( )
• La famille a, f(a), . . . , fp−1 (a) est constituée d’éléments deux à deux distincts.
( )
La famille a, f(a), . . . , fp−1 (a) est alors appelée cycle de E.
Partie 1 : Exemples
Q-1) Dans cette question E = R2 . On considère f : R2 7→ R2 l’application définie par :
∀ (x, y) ∈ R2 , f(x, y) = (−y, x)
a- Montrer que f est en endomorphisme de R2 .
b- En considérant a = (1, 0), observer que f est cyclique d’ordre p, l’entier p étant à préciser.
Q-2) Dans cette question, on pose E = Vect(x 7→ cos(x), x 7→ sin(x)).
a- Déterminer la dimension de E.
( )
2π
b- Soit p ∈ N tel que p ⩾ 3. Pour f ∈ E, on note τp (f) l’application définie par τp (f) : x 7→ f x + .
p
Montrer que τp (f) ∈ E.
c- Montrer que τp : f 7→ τp (f) est un endomorphisme de E.
d- On pose f = sin. Exprimer pour tout k ∈ N, τk
p (f).
e- Vérifier que pour tous k, ℓ ∈ N, on a τk
p (f) = τp (f) =⇒ k ≡ ℓ [p].
ℓ
f- Montrer que τp est cyclique d’ordre p.
Partie 2 : Étude générale
Dans cette partie E désigne un R-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ .
( )
On considère f un endomorphisme de E cyclique d’ordre p et soit a, f(a), . . . , fp−1 (a) un cycle de f.
Q-1) Montrer p ≥ n.
( )
Q-2) a- Montrer que pour tout k ∈ N, fp fk (a) = fk (a).
b- En déduire que fp = IdE . L’endomorphisme f est-il bijectif ?
( )
c- Montrer que ker (f − IdE ) et ker IdE +f + . . . + fp−1 sont supplémentaires dans E.
( )
Q-3) On note m le plus grand des entiers naturels k tels que la famille a, f(a), . . . , fk−1 (a) soit libre.
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a- Montrer que fm (a) est combinaison linéaire des m vecteurs a, f(a), . . . , fm−1 (a).
b- Montrer que pour tout entier naturel k, supérieur ou égal à m, le vecteur fk (a) est combinaison linéaire des
vecteurs a, f(a), . . . , fm−1 (a).
( )
c- En déduire que m = n et que la famille a, f(a), . . . , fn−1 (a) est une base de E.
Q-4) Soit g un endomorphisme commutant avec f. On note α0 , α1 , . . . , αn−1 les n nombres réels tels que :
g(a) = α0 a + α1 f(a) + . . . + αn−1 fn−1 (a).
On considère h l’endomorphisme de E défini par h = α0 IdE +α1 f + . . . + αn−1 fn−1 .
a- Montrer que f et h commutent.
( ) ( )
b- Montrer que pour tout k ∈ N, g fk (a) = h fk (a) .
c- En déduire que g = h.
d- Quels sont les endomorphismes de E commutant avec f ?
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