0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
259 vues8 pages

Composition du Tribunal de Travail

Transféré par

samakewodjouma93
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
259 vues8 pages

Composition du Tribunal de Travail

Transféré par

samakewodjouma93
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

SOMMAIRE

INTRODUCTION....................................................................................................................................2
I) LES CONFLITS INDIVIDUELS DE TRAVAIL.....................................................................................3
A) La composition du tribunal de travail.......................................................................................3
B) La compétence du tribunal de travail........................................................................................3
1) La compétence d’attribution..............................................................................................3
a) Les différends individuels :..............................................................................................3
b) Les différends nés du contrat de travail et d’apprentissage...........................................3
2) La compétence territoriale :...............................................................................................4
C) LA PROCEDURE DEVANT LE TRIBUNAL DE TRAVAIL...............................................4
1) La phase de conciliation.........................................................................................................4
a) La conciliation administrative............................................................................................4
b) La conciliation judiciaire :..................................................................................................4
2) La phase contentieuse...........................................................................................................4
II) LES CONFLITS COLLECTIFS DE TRAVAIL.......................................................................................4
A) LES FORMES DE CONFLITS COLLECTIFS..........................................................................5
1) La grève.................................................................................................................................5
a) Définition de la grève :.......................................................................................................5
b) L’exercice du droit de grève..............................................................................................5
B) Les procédures de règlement des conflits collectifs.....................................................................6
CONCLUSION........................................................................................................................................8
INTRODUCTION

Les conflits de travail peuvent être source de tension et d'incertitude dans un environnement
professionnel
Ils sont de deux types : les conflits individuels de travail et les conflits collectifs de travail. Il est
important de les régler pour un environnement de travail favorable et une amélioration des relations au
sein de l'entreprise. Dans cet exposé, nous allons explorer les différentes méthodes de résolution des
conflits de travail.
I) LES CONFLITS INDIVIDUELS DE TRAVAIL

A) La composition du tribunal de travail

Le tribunal de travail est généralement composé de plusieurs parties qui jouent des rôles spécifiques
dans le processus de règlement des conflits. En effet, le tribunal du travail est composé d’un magistrat
professionnel, qui préside les audiences, assisté de deux assesseurs non magistrats, représentant
chacun les employeurs et les travailleurs. Le tribunal du travail est composé d’un juge de paix qui
siège comme président et de deux assesseurs dont l’un est choisi parmi les employeurs et l’autre parmi
les salaries. Les assesseurs sont nommés pour une durée de 5 ans. Leur mandat est renouvelable.
Pour chaque affaire, le Président essaie de nommer des assesseurs employeurs et travailleurs de la
même catégorie professionnelle. Il y a aussi des assesseurs suppléants en cas d’empêchement. Les
assesseurs doivent avoir leurs droits civils et politiques et ne pas avoir de condamnation pour certains
délits.
B) La compétence du tribunal de travail

Le tribunal de travail a une compétence spécifique pour traiter les conflits individuels de travail. Cela
signifie qu’il a le pouvoir légal d’entendre et de décider des litiges liés aux relations de travail. La
compétence du tribunal de travail s’étend à un large éventail de questions, telles que les licenciements
injustifiés, les réclamations salariales, les heures supplémentaires non payées, les questions de
discrimination et bien d’autres encore. Grâce à cette compétence, le tribunal est en mesure de fournir
des solutions équitables et de faire respecter les droits des employeurs et des employés.
1) La compétence d’attribution

a) Les différends individuels :

D’après l’article 81.8 du Code du travail, les tribunaux du travail traitent des différends individuels
liés au contrat de travail ou d’apprentissage entre employeurs et salariés, ainsi qu’entre maîtres et
apprentis. Ils sont également compétents pour les litiges individuels liés aux accidents du travail et aux
maladies professionnelles, ainsi que pour les litiges individuels concernant la validité et l’exécution
des conventions et accords collectifs. Cependant, les conflits collectifs tels que les grèves et les lock-
out relèvent de procédures spéciales de conciliation, d’arbitrage et de médiation prévues par les
articles 82.1 et suivants du Code du travail.
Il est essentiel de comprendre la distinction entre les litiges individuels et collectifs dans le domaine du
travail. En général, deux critères sont utilisés pour faire cette distinction : les parties impliquées dans
le litige et l’objet du litige. Bien que la loi ne fournisse pas de définition précise de ces termes, la
doctrine et la jurisprudence utilisent ces critères pour différencier les deux types de conflits. Ainsi, il
est important de déterminer si le litige concerne des individus spécifiques ou s’il implique un groupe
de travailleurs, ainsi que de considérer la nature du différend lui-même.

b) Les différends nés du contrat de travail et d’apprentissage

Le tribunal du travail est compétent lorsque des litiges liés à un contrat de travail se présentent, tels
que des licenciements individuels ou collectifs, des problèmes de salaires impayés, d’indemnités de
congés payés, ou de dommages-intérêts pour rupture abusive du contrat. Cependant, il n’a pas le
pouvoir de décider des autorisations ou refus de licenciement des représentants du personnel par
l’inspection du travail.
Dans ce cas, le tribunal du travail doit attendre que la juridiction administrative se prononce avant de
statuer sur une demande d’indemnité pour licenciement abusif d’un représentant du personnel. Il est
également incompétent pour interpréter des prêts accordés par une entreprise à un salarié, sauf en cas
de litiges liés à la compensation entre la dette de l’employeur prêteur et la dette de salaire envers le
travailleur emprunteur.
Les litiges en responsabilité entre un employeur et un salarié qui ne sont pas liés au travail échappent à
la compétence du tribunal du travail. Il est important de noter que les employés des services publics,
travaillant dans des conditions de droit privé, relèvent du tribunal du travail, contrairement aux
fonctionnaires et agents non contractuels de l’État.

2) La compétence territoriale :

La compétence territoriale du tribunal de travail se réfère à la zone géographique dans laquelle il peut
exercer sa juridiction. En général, le tribunal de travail compétent est celui du lieu où se situe
l’employeur ou celui où le travail est effectué. Cela permet d’assurer que les litiges soient traités par le
tribunal approprié, en prenant en compte les spécificités locales et les lois du travail propres à chaque
région.
C) LA PROCEDURE DEVANT LE TRIBUNAL DE TRAVAIL

1) La phase de conciliation

a) La conciliation administrative

Avant d’entamer une procédure contentieuse, il est souvent obligatoire de passer par une phase de
conciliation administrative. Cela implique de tenter de résoudre le différend à l’amiable avec l’aide
d’un médiateur ou d’une autorité administrative compétente. L’objectif est de trouver un accord entre
les parties sans avoir à recourir à un procès. Cette étape est généralement obligatoire et vise à
désengorger les tribunaux.
b) La conciliation judiciaire :

Si la conciliation administrative n’aboutit pas ou si elle n’est pas obligatoire, il est possible d’entamer
une conciliation judiciaire. Cette phase se déroule devant le tribunal et implique la présence d’un juge.
Le juge tente de faciliter un accord entre les parties en les aidant à trouver un compromis qui satisfait
leurs intérêts respectifs. Si un accord est trouvé, il est formalisé dans un procès-verbal de conciliation.
2) La phase contentieuse

Si la conciliation échoue ou si les parties ne souhaitent pas y participer, la procédure passe à la phase
contentieuse. Cela signifie que le tribunal va examiner les arguments et les preuves présentés par les
parties, et prendre une décision sur le différend. Cette phase implique généralement des audiences, où
les parties peuvent présenter leurs arguments et témoigner. À la fin de la procédure, le tribunal rendra
un jugement qui tranchera le différend.
II) LES CONFLITS COLLECTIFS DE TRAVAIL
A) LES FORMES DE CONFLITS COLLECTIFS

1) La grève

a) Définition de la grève :

La grève, c’est quand les travailleurs décident de cesser le travail pour revendiquer leurs droits ou faire
pression sur leur employeur. C’est un moyen de protestation collectif.

Selon l’article 82.2 du Code du travail, la grève est définie comme un arrêt concerté et collectif du
travail, décidé par les salariés pour faire valoir des revendications professionnelles. Pour qu’il soit
considéré comme une grève, quatre conditions doivent être remplies en même temps :

 Il doit y avoir un arrêt de travail collectif, ce qui signifie que la grève doit être suivie par au
moins deux salariés. Un seul salarié ne peut pas déclencher une grève, à moins qu’il ne fasse
partie d’un mouvement national.

 La décision de faire grève doit être prise collectivement, c’est-à-dire de manière concertée.

 Il doit y avoir un véritable arrêt de travail, c’est-à-dire un refus de travailler.

 La grève doit être motivée par des revendications professionnelles, telles que l’amélioration
des conditions de travail ou de rémunération. Il n’est pas légitime de faire grève pour protester
contre des décisions purement politiques qui n’ont aucun lien avec les intérêts professionnels.

b) L’exercice du droit de grève

Pour l’exercice du droit de grève il y a certaines modalités à respecter. Par exemple, les travailleurs
doivent suivre les procédures légales et informer leur employeur à l’avance. Ils peuvent également
former des piquets de grève devant leur lieu de travail pour empêcher d’autres personnes de travailler.
b-1) Les modalités de l’exercice du droit de grève

b-2) L’abus du droit de grève


Cependant, il y a parfois des abus du droit de grève, où certains travailleurs peuvent utiliser la grève de
manière injuste ou excessive. Cela peut causer des perturbations importantes dans les entreprises et la
société en général.
c) Les effets de la grève
Les effets de la grève peuvent être variés. Cela peut entraîner des pertes financières pour les
employeurs, des retards dans la production ou la prestation de services, et des tensions sociales.
Cependant, la grève peut aussi être un moyen efficace pour les travailleurs de faire valoir leurs droits
et d’obtenir des améliorations dans leurs conditions de travail.
2)Les ripostes patronales aux droits de grève
a) Le lock-out
Les ripostes patronales au droit de grève peuvent prendre différentes formes. L’une d’entre elles est le
lock out licite, où l’employeur a le droit de fermer temporairement l’entreprise ou de suspendre les
travailleurs en réponse à une grève. Cela peut être utilisé comme une stratégie pour exercer une
pression sur les travailleurs et les inciter à trouver un accord.
b) le lock-out fautif
D’un autre côté, il y a le lock out fautif, qui se produit lorsque l’employeur utilise le lock out de
manière abusive ou injuste. Par exemple, cela peut se produire si l’employeur ferme l’entreprise sans
raison valable ou viole les droits des travailleurs. Dans de tels cas, l’employeur peut faire face à des
conséquences juridiques.
- La suspension unilatérale des contrats de travail ou la fermeture de l’entreprise contre une grève sont
des fautes contractuelles.
- Sont fautifs :
o Le lock out concomitant à une grève, si la grève n’est pas illicite ou abusive et si
l’ordre dans l’entreprise n’est pas menacé.
o Le lock out préventif pour briser une grève en préparation.
o Le lock out postérieur si la grève est licite.

B) Les procédures de règlement des conflits collectifs

1) La procédure obligatoire : la conciliation


La conciliation est une procédure obligatoire où un tiers neutre, appelé conciliateur, aide les parties en
conflit à trouver un accord. Le conciliateur facilite les discussions et propose des solutions pour
résoudre le conflit.
2) La procédure facultative : l’arbitrage ou la médiation
2-1) l’arbitrage
L’arbitrage est une procédure facultative où un arbitre impartial prend une décision finale
contraignante pour les parties en conflit. Les arguments et les preuves sont présentés, et l’arbitre rend
une décision qui doit être respectée.
2-2 la médiation
La médiation est une autre procédure facultative où un médiateur neutre aide les parties à trouver un
accord mutuellement acceptable. Le médiateur facilite les discussions et encourage la communication
entre les parties.
Ces procédures sont utilisées pour résoudre les conflits collectifs lorsque les négociations directes ne
sont pas fructueuses. Elles offrent un espace neutre pour trouver des solutions et peuvent aider à
préserver les relations entre les parties.
CONCLUSION

En conclusion, les conflits individuels et collectifs Constituent des réalités incontournables au sein du
système juridique ivoirien. Ces conflits, qu'ils soient d'ordre personnel ou social, sont régis par un
ensemble de lois, de principes et de mécanismes de résolution qui visent à garantir la justice et l'équité
pour tous les citoyens. Néanmoins, il est important de reconnaitre que malgré les mécanismes de
résolution, des délais subsistent. Les délais parfois longs pour détenir une décision judiciaire, les cats
élevés des procédures légales ou encore la nécessité d'une meilleure sensibilisation à la médiation et à
l'arbitrage demeurent des aspects à améliorer pour garantir un accès plus rapide et équitable à la justice
pour taus.
En définitive, la résolution des conflits individuels et collectifs en droit du travail ivoirien requiert un
équin libé entre la préservation des droits des individus et la cohésion sociale. Ce défi, bien que
complexe, demeure un objectif essentiel pour garantir un système juridique équitable et efficace
en Côte d'ivoire.

Vous aimerez peut-être aussi