Différentiabilité et dérivées en analyse
Différentiabilité et dérivées en analyse
Feuille 4 : Différentiabilité
CORRECTION
h ku hv − ku
D(u,v) ϕ(h, k) = h × i(v) + u × Dv i(k) = − 2 = .
v v v2
On en déduit donc que, pour tout h ∈ Rn ,
f (x) = (N (x))2 .
et ainsi
D0 N (h)
lim 1− = 0.
h→0
h6=0
N (h)
En remplaçant h par −h, on obtient de même
D0 N (h)
lim 1 + = 0.
h→0
h6=0
N (h)
En sommant ces deux limites, on obtient que 2 = 0 ce qui n’a pas de sens. N n’est donc pas
différentiable en 0.
2. On a, pour tout h ∈ Rn ,
N (h)2 − N (0)2
= N (h) → 0,
N (h)
on en déduit donc que f est différentiable en 0 et D0 f = 0.
f (tv1 , tv2 ) 0
Si v1 = 0, alors lim = = 0.
t→0
t6=0
t t
Si v1 6= 0, alors
∂f
On a donc (0, 0) = 0 pour tout v ∈ R2 .
∂v
− y12
2. Soit y 6= 0, alors on considère le point (e , y) qui tend vers (0, 0) quand y → 0. De plus, on a
− y12
∀y 6= 0, f (e , y) = 1 6= 0.
∂f x ∂f y
(x, y) = p , (x, y) = p .
∂x x + y2
2 ∂y x + y2
2
∂f ∂f
(x, y) = cos(x + 2y) − x sin(x + 2y), (x, y) = −2x sin(x + 2y).
∂x ∂y
∂f y ∂f
(x, y) = ey ln(x) = yxy−1 , (x, y) = ln(x)ey ln(x) = xy ln(x).
∂x x ∂y
∂f y 2 − 2xy − x2 ∂f x2 − 2xy − y 2
(x, y) = , (x, y) = .
∂x (x2 + y 2 )2 ∂y (x2 + y 2 )2
5. Soit (x, y) ∈ R2 , on a
∂f 2 ∂f 3
(x, y) = , (x, y) = − .
∂x 1 + (2x − 3y)2 ∂y 1 + (2x − 3y)2
∂f 2x ∂f 2y
(x, y) = 2 , (x, y) = 2 .
∂x x + y2 ∂y x + y2
et donc
D(x,y) f (h, k) = y cos(xy)h + x cos(xy)k, 2xh − 3y 2 k .
D(x,y) f1 (h, k) = 2xh, D(x,y) f2 (h, k) = 3x2 y 2 h + 2yx3 k, D(x,y) f3 (h, k) = h + 3k,
et donc
D(x,y) f (h, k) = 2xh, 3x2 y 2 h + 2yx3 k, h + 3k .
et donc
y y `
D(x,y,z) f (h, k, `) = x h + ln(x)xy k + , 2xz sinh(x2
+ y 2
)h + 2yz sinh(x 2
+ y 2
)k + cosh(x 2
+ y 2
)`
x 1 + z2
4. Soit x ∈ R et h ∈ R, alors
5x4 h
2
Dx f (h) = 2xh, − sin(x)h, , 2x cosh(x − 1)h
1 + x10
Exercice 8. Contre-exemple
Soit f : R2 → R la fonction définie par
x2 y
si (x, y) 6= (0, 0)
f (x) = x4 + y 2
0 si (x, y) = (0, 0)
t4 1
f (t, t2 ) = = 6= 0
t4 +t 4 2
et donc que f n’est pas continue en (0, 0) et donc non-différentiable en (0, 0).
f (0, t) − f (0, 0)
= 0 → 0.
t
Donc f admet des dérivées partielles nulles en (0, 0).
2. Si f est différentiable en (0, 0), on aurait nécessairement D(0,0 f (h, k) = 0 pour tout (h, k) ∈ R2
d’après la question précédente.
3. Pour tout (h, k) 6= (0, 0), on a, quand (h, k) → (0, 0),
1
|f (h, k) − f (0, 0)| |h|2 sin k(h,k)k 2 |h|2 k(h, k)k22
= ≤ ≤ = k(h, k)k2 → 0.
k(h, k)k2 k(h, k)k2 k(h, k)k2 k(h, k)k2
On en déduit que f est différentiable en (0, 0) et que sa différentielle est bien D(0,0) f (h, k) = 0
pour tout (h, k) ∈ R2 .
Exercice 10. Fonction à paramètre, continuité et différentiabilité
Soit p ∈ N et soit fp : R2 \{(0, 0)} → R définie pour tout (x, y) 6= (0, 0) par
!
p 1
fp (x, y) = (x + y) sin p .
x2 + y 2
1. Donner une condition nécessaire et suffisante sur l’entier p pour que la fonction fp se prolonge
continûment en (0, 0).
2. La condition précédente étant remplie, donner une condition nécessaire et suffisante pour que le
prolongement obtenu soit aussi différentiable en (0, 0).
Correction.
1. Utilisons les coordonnées polaires : x = r cos θ , y = r sin θ où r > 0 et θ ∈ R, alors on a
p p 1
fp (x, y) = f (r cos θ, r sin θ) = r (cos θ + sin θ) sin .
r
Si p = 0, alors f (r cos θ, r sin θ) = sin 1r qui n’a pas de limite quand r → 0. Ainsi f0 n’a pas de
limite en (0, 0) et ne peut donc pas être prolongé par continuité en ce point.
Si p ≥ 1, alors on a
!
p 1 p p
|fp (x, y)| = |x + y| sin p ≤ (|x| + |y|) ≤ (2k(x, y)k2 ) → 0
2
x +y 2
quand (x, y) → (0, 0). Ainsi, fp se prolonge par continuité en posant fp (0, 0) = 0.
2. Si p = 1, on a pour tout réel h 6= 0
ce qui prouve que fp (x, y) = fp (0, 0) + o(k(x, y)k2 ) et donc que f est différentiable en (0, 0) de
différentielle nulle, c’est-à-dire D(0,0) f = 0.
et donc
1 2hx, hi
Dx f (h) = h− x .
kxk22 kxk22
De plus, le jacobien de f au point a vaut det(Jf (1, −1)) = −e−1 − 2e−1 = −3e−1 .
3. Les dérivées partielles de f = (f1 , f2 , f3 , f4 ) sont
Le jacobien de f est donc det(Jf (r, θ, φ)) = r2 cos φ et la différentielle est donnée par
h
D(r,θ,φ) f (h, k, `) = Jf (r, θ, φ) k .
`
2. Par composition, on a
(f ◦ ϕ)0 (1) = Dϕ(1) f (ϕ0 (1)),
avec
ϕ0 (1) = (2, −3, 1).
On obtient donc (f ◦ ϕ)0 (1) = 5 × 2 + 2 × (−3) + 1 × 1 = 5.
∀t ∈ R ∀x ∈ Rn , f (tx) = tα f (x).
∀t ∈ R, ∀x ∈ Rn , f (tx) = f (x).
Ainsi si f est continue en 0, alors quand t → 0, on obtient ∀x 6= 0, f (0) = limt→0 f (tx) = f (x).
Ainsi, seules les fonctions constantes sont de degré 0 et continues en 0.
2. Si f est homogène de degré α > 0, alors nécessairement f (0) = 0. Si de plus f est borné sur la
sphère unité {u ∈ Rn : kuk2 = 1}, alors on a
qui vaut f (h) si α = 1 (et donc f est linéaire) et 0 si α > 1 (et donc D0 f (h) = 0).
4. Encore une fois, pour tout u ∈ S(0, 1), on a
f (ru)
= rα−1 f (u) → 0
r
quand r → 0, car α > 1 et f est bornée sur S(0, 1). Ainsi, f est différentiable en 0 de différentielle
nulle.
5. Applications :
(a) f est homogène de degré 1 et borné sur le cercle unité S(0, 1) car continue sur ce compact.
On en déduit que f est continue en (0, 0) d’après la question 2. De plus, comme f n’est pas
linéaire mais que f est homogène de degré 1, on en déduit d’après la question 3. que f n’est
pas différentiable au point (0, 0).
(b) Même chose qu’au (a).
(c) h est bien définie car x2 − xy + y = (x − y/2)2 + 3y 2 /4 > 0 pour tout (x, y) 6= (0, 0). Ainsi, h
est continue sur S(0, 1) qui est un compact, donc h est bornée sur la sphère unité. De plus, on
a, pour tout t ∈ R∗ et tout (x, y) 6= (0, 0),
tp tq xp xq
h(tx, ty) = = tp+q−2 h(x, y).
t2 x2 − t2 xy + t2 y 2
Comme h n’est jamais constante ni linéaire, on sait donc que
• h est continue en (0, 0) si et seulement si p + q > 2,
• h est différentiable en (0, 0), de différentielle nulle, si et seulement si p + q > 3.
Exercices supplémentaires
∂f
Gfx0 : Rn → R, v 7→ Gfx0 (v) = (x0 )
∂v
est appelée la dérivée de Gâteaux de f en x0 .
1. On suppose dans cette question que n = 2 et on considère la fonction f : R2 → R définie par
xy 2
6 (0, 0)
si (x, y) =
f (x) = x2 + y 2
0 si (x, y) = (0, 0).
∂f
(a) Montrer l’existence de ∂v (0, 0) pour tout vecteur v ∈ R2 .
(b) L’application Gf(0,0) est-elle linéaire ?
(c) f est-elle différentiable en (0, 0) ?
2. On dit que f est Gâteaux-différentiable, ou différentiable au sens de Gâteaux, au point x0 lorsque
Gfx0 existe et qu’elle est linéaire.
y4
si (x, y) 6= (0, 0)
f (x) = x + |x − y 2 |
2
0 si (x, y) = (0, 0).