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Résistance et déformations des sols

Ce document traite des paramètres de résistance au cisaillement et de compressibilité des sols, et présente des exemples de calculs géotechniques liés à la consolidation des sols compressibles.

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Résistance et déformations des sols

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On calcule la résistance au cisaillement des sols pour plusieurs raisons : Stabilité

des fondations , Conception des ouvrages de génie civil, Sécurité des infrastructures,
Analyse des risques géotechniques, Optimisation des coûts de construction
Les paramètres de compressibilité des sols sont des caractéristiques qui décrivent la
réaction d'un sol à des charges appliquées, notamment la déformation du sol sous
contrainte. Voici quelques-uns des paramètres de compressibilité des sols les plus
couramment utilisés :

• Indice de compressibilité (Cc) : C'est le rapport de la variation de volume d'un


sol à une pression donnée à la variation de volume initiale du sol. Il mesure la
compressibilité du sol en réponse à une contrainte. Plus le Cc est élevé, plus le sol
est compressible.
• Module de compressibilité (Ec) : Aussi connu sous le nom de module de
compression, c'est une mesure de la rigidité d'un sol. Il représente la pente de la
courbe contrainte-déformation dans la zone élastique du sol. Plus le module de
compressibilité est élevé, plus le sol est rigide et moins il se déforme sous une
charge donnée.
• Coefficient de compressibilité (mv) : C'est une mesure de la variation de
volume d'un sol en réponse à une variation de contrainte. Il est utilisé pour
estimer la compressibilité du sol lorsque la pression effective change. Un
coefficient de compressibilité plus élevé indique une plus grande variation de
volume pour une variation donnée de contrainte.
• Indice de compressibilité primaire (Cc') : C'est une mesure de la
compressibilité initiale du sol. Il est utilisé pour déterminer la déformation
immédiate d'un sol sous une contrainte appliquée.
• Indice de compressibilité secondaire (Cs) : Il mesure la capacité d'un sol à se
déformer avec le temps sous une charge constante. Les sols argileux, par
exemple, peuvent présenter une compressibilité secondaire significative en
raison de processus tels que la consolidation.

Quel est le principe de calcul de la contrainte due aux surcharges

Le calcul de la contrainte due aux surcharges repose sur la superposition des charges
appliquées sur le sol. Après avoir déterminé les charges, on évalue la répartition de ces
charges sur la surface du sol. Ensuite, en utilisant la théorie des contraintes effectives,
les contraintes interstitielles sont soustraites des contraintes totales pour obtenir les
contraintes effectives. Ces calculs prennent également en compte les facteurs de
sécurité nécessaires pour assurer la stabilité des structures.

Les paramètres de résistance au cisaillement des sols sont des caractéristiques qui
décrivent la réaction des sols à des forces de cisaillement. Les principaux paramètres
incluent :
• L'angle de frottement interne (ϕ) : la résistance naturelle d'un sol au
cisaillement.
• La cohésion (c) : la résistance d'un sol fin, comme l'argile, au cisaillement en
l'absence de contraintes normales.
• L'angle de dilatance (ψ) : la capacité du sol à se dilater ou se contracter lorsqu'il
est soumis à une contrainte de cisaillement.
• La résistance au cisaillement non drainée (Su) : la résistance d'un sol lorsqu'il est
soumis à une contrainte de cisaillement sans drainage.
• Le cisaillement admissible (τ) : la contrainte maximale qu'un sol peut supporter
avant de se déformer ou de se rompre.
• Le coefficient de frottement (μ) : la résistance au cisaillement d'un sol par unité
de force normale appliquée.

Quelles sont les principales différences entre l'essai de cisaillement direct et


l'essai trixial?

L'essai de cisaillement direct et l'essai triaxial sont deux méthodes utilisées en


géotechnique pour évaluer la résistance des sols.

Dans l'essai de cisaillement direct, la force de cisaillement est appliquée directement sur
l'échantillon de sol. Il fournit des informations sur l'angle de frottement interne et la
cohésion du sol.

En revanche, l'essai triaxial implique la confinement de l'échantillon et l'application de


contraintes axiales et latérales contrôlées. Il offre une analyse plus détaillée des
propriétés de résistance, y compris la résistance non drainée et drainée, ainsi que des
paramètres tels que le module de cisaillement.
Géotechnique
Chapitre 2 : Déformations des sols
Travaux Dirigés

Exercice 1
Les résultats de l’essai oedométrique montrés à la figure 1 sont représentatifs d’une couche d’argile
silteuse de 10 m d’épaisseur.
1- A partir de la courbe de compression obtenue en laboratoire (BCD), déterminer la contrainte de
préconsolidation en utilisant la méthode de Casagrande et trouver le rapport de surconsolidation, sachant
que la contrainte due au poids des terres est de 80 kPa.
2- Calculer le tassement de consolidation, sachant que la contrainte à la surface du sol augmentera de 35
kPa la contrainte moyenne dans l’argile.
3- On considérer que l’ingénieur en structures a fait une erreur dans le calcul des charges appliquées ; en
réalité, les charges externes augmenteront de 90 kPa en moyenne la contrainte dans la couche d’argile
silteuse. Evaluer le tassement de consolidation produit par les nouvelles charges.

Figure 1 – Courbe de l’indice des vides en fonction du logarithme de la pression

Exercice 2
Avant la mise en place d’un remblai sur une grande étendue, l’épaisseur d’une couche de sol compressible
était de 10 m. L’indice des vides original était de 1,0. Quelque temps après la construction du remblai, des
mesures ont indiqué que l’indice des vides moyen était de 0,8. Calculer le tassement de la couche de sol.

Exercice 3
A partir des données sur les indices des vides en fonction du logarithme de la contrainte effective,
présentées à la figure 2, déterminer la contrainte de préconsolidation, l’indice de compression et l’indice
de compression modifié.

1
Figure 2 – Courbe de l’indice des vides en fonction du logarithme de la pression

Exercice 4
Soit à la figure ci-dessous un remblai d’une hauteur de 2,4 m construit sur une couche d’argile de 3,2 m
normalement consolidé reposant sur une couche imperméable et recouverte de 1,6 m de sable très
compact. La nappe phréatique est située à 0,8 m sous la surface. Le sable étant saturé.

1- Sachant que w = 10 kN/m3, calculez la pression effective  v' 0 au point D.

2- Calculer l’accroissement de la charge dû au remblai


3- En considérant que l’échantillon D présente bien les propriétés moyennes de l’argile est que ses


caractéristiques e 0 , σ 'v0 , C c  sont donc valables pour l’ensemble de la couche d’argile, calculer le
tassement final de la couche d’argile.

Exercice 5
Les résultats de l’essai oedométrique montrés à la figure ci-dessous sont représentatifs du comportement
d’une argile normalement consolidée. La couche a une épaisseur de 10 m et l’indice des vides initial est
d’environ 2,5. Calculer le tassement de consolidation induit par un remblai de grande étendue, sachant
que l’accroissement de la contrainte totale exercée sur l’argile est de 10 kPa.

2
Courbe de l’indice des vides en fonction du logarithme de la pression

Exercice 6
Soit les données relatives à l’indice des vides en fonction de la contrainte présentées ci-dessous. L’indice
des vides initial est de 0,725 et la contrainte effective due au poids des terres est de 130 kPa.

1- Mettre en graphique les données relatives à e en fonction de log  v' .

2- Estimer le rapport de surconsolidation


3- Déterminer l’indice de compression sur le terrain en utilisant la méthode de Schmertmann.
4- Sachant que cet essai de consolidation est représentatif de la couche d’argile de 12 m d’épaisseur,
déterminer le tassement de consolidation pour une contrainte supplémentaire de 220 kPa.

Indice des vides Pression (kPa)


0,708 25
0,691 50
0,670 100
0,632 200
0,635 100
0,650 25
0,642 50
0,623 200
0,574 400
0,510 800
0,445 1600
0,460 400
0,492 100
0,530 25

3
Exercice 7
Une couche d’argile est drainée aux deux extrémités (ce qui indique la présence d’une couche beaucoup
plus perméable au-dessus et au-dessous de la couche d’argile de 12 m : cf. figure ci-dessous). Le
coefficient de consolidation cv est de 8,0  10-8 m2/s.
1- Trouver le degré de consolidation de l’argile, 5 ans après le chargement, à des profondeurs de 3, 6, 9
et 12 m.
2- Sachant que l’ouvrage exerce une contrainte verticale moyenne de 100 kPa sur la couche
compressible, estimer la pression interstitielle en excès qu’on retrouvera dans l’argile après 5 ans, à
des profondeurs de 3, 6, 9 et 12 m.
On calcule :
Delta U(z=3m, t=5ans) , Delta U(z=6m, t=5 ans), Delta U (z=9m, t=5ans) et Delta U(z=12m, t= 5ans)
3- Calculer le temps nécessaire pour que le tassement de la couche d’argile atteigne 0,25 m. On
suppose que l’argile est normalement consolidée et Cc = 0,25.
4- Calculer le temps nécessaire pour obtenir un tassement de 0,25 m, en supposant que la
couche ne soit drainée qu’à une extrémité. (Drainage simple)

Exercice 8
On considère un dépôt d’argile compressible drainé aux deux extrémités, pour un facteur temps
Tv égal à 0,05.
1- Calculer le pourcentage de consolidation moyen Uv (Tv) et le rapport de consolidation au
centre et à z/H = 0,1 Uv (Z,TV) = 1-(Delta U(Z,Tv)/Delta U0)
2- Trouver le tassement correspondant à Uv = 26 %, sachant que le tassement final est de 1m.

Exercice 9
On considère une couche de 10 m d’argile à drainage simple présentant un tassement de 90 mm
en 3,5 ans. Le coefficient de consolidation de cette argile est de 0,544  10-6 m2/s.
Calculer le tassement de consolidation final et déterminer le temps nécessaire pour obtenir un
tassement correspondant à 90 % de cette valeur.
4
Exercice 10
En (a) et (b) les caractéristiques de l’argile sont identiques.
Sachant qu’en (a) on atteint 50 % de la consolidation en un an et demi, au bout de combien de
temps atteindra-t-on 50 % de la consolidation en (b).

Exercice 11
Les données issues d’un test à l’œdomètre sont les suivantes :
- t50 = 12,2 mn et
- P = 1600kPa
- Condition de pression interstitielle après application de la charge correspond au cas I
(distribution de pression interstitielle initiale après application de la charge est constante)
et drainage sur les deux faces de l’échantillon.
- H = 0,7913 cm (1/2 hauteur de l’échantillon)
1- Calculer le coefficient de consolidation Cv pour cet incrément P
2- On suppose que le drainage ne se fait que sur une face. Calculer Cv.

Exercice 12
Soit à la figure ci-dessous la configuration du terrain considéré. Au moment où l’on applique la
charge, le piézomètre situé à 2 m sous la surface du dépôt d’argile indique un excédant de
pression de 2 m de hauteur d’eau. Si les conditions de pression interstitielle sont celles du cas I,
on demande quelle sera la pression interstitielle pour des tassements correspondant à T v = 0,1 et
Tv = 0,50.

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