LA COMMUNCATON FINANCIERE
Plan
INTRODUCTON
I. Définition de la communication financière
II. Caractéristiques générales de l’information
III. Cibles de la communication financière
IV. Outils de la communication financière
V. Communication financière et stratégie d’entreprise
VI. Rôle de l’AMMC dans le contrôle de l’information
Conclusion
EVOLUTION DE LA COMMUNICATION FINANCIERE
A partir du XIXe siècle, certaines entreprises changent de terminologie en passant de « la
publicité financière » à « la communication financière », mais elles se contentent de répondre
le plus souvent aux obligations légales ; Jusque dans les années 80, la communication
financière se résumait à l’information financière, c’est-à-dire la diffusion des données
comptables émises dans des publications légales. Aujourd’hui les entreprises ne se contentent
plus d’émettre des informations chiffrées mais bien des informations plus qualitatives.
De ce fait, la communication financière prend donc une place croissante dans la
communication des entreprises, avec une conséquence : une logique de court terme dans les
messages et dans les présentations où l’on privilégie le semestre, et parfois même le trimestre,
à une approche de plus long terme.
I. Définition de la communication financière
Selon J.Y.Léger : « la communication financière est une véritable communication
économique qui a des obligations légales ou réglementaires ; mais elle devient de plus en plus
économique avec un objectif prioritaire, notamment : expliquer et illustrer la stratégie et les
résultats de l’entreprise ; établir et souligner ses spécifiques par rapport à ses concurrents »
La communication financière définit l’ensemble des opérations de communication visant en
premier lieu à répondre aux obligations légales ou règlementaires des entreprises cotées en
matière d’information financière (rapport annuel, rapport financer semestriel et trimestriel,
rapport développement durable). De plus en plus, elle inclut une information de nature plus
stratégique (ex : orientations stratégiques, produits et services de l’entreprise, avantage
concurrentiel, éléments sur le capital humain) afin de contribuer à la valorisation financière de
l’entreprise. Ceci s’inscrit dans une démarche de marketing financier, dont l’objectif est
promouvoir l’entreprise et son titre financier, afin de susciter des achats de titres, de fidéliser
l’actionnaire, d’attirer de nouveaux investisseurs en cas d’augmentation de capital. A l’image
d’un produit, l’action boursière d’une entreprise nécessite de se faire connaître, d’être visible,
de se démarquer sur un marché financier où la compétition pour la levée de capitaux est forte.
On parle alors parfois de communication économique et financière pour signifier une
perspective plus large que la seule information sur les résultats de l’entreprise. La
communication financière est apparue à compter des années 1990. Auparavant, il s’agissait
essentiellement d’une émission d’informations financières réglementaires plus ou moins
brutes, dont les exigences (quantité et fréquence) étaient moindres qu’aujourd’hui. Plusieurs
facteurs expliquent l’essor de la pratique et son caractère et son caractère aujourd’hui
stratégique…
II. Caractéristiques générales de l’information
Comparable dans le temps
Pertinente Accessible de matière égale
INFORMATION
Exacte Sincère
Complète et précise
L’information donnée au publique doit être :
Exacte : exemple d’erreurs ;
Complète et précise : l’exhaustivité et la précision permettent au marché d’avoir
toute la matière pour apprécier la portée de l’information. Une simple omission peut
rendre l’information fausse ou trompeuse ;
Sincère : par sincérité, il faut entendre à la fois exactitude (pour les données
quantifiables). L’information doit représenter fidèlement ce qu’elle recouvre. De plus,
elle doit refléter la substance économique des événements (par seulement leur forme
juridique, comptable ou autre) ;
Pertinente : l’information doit répondre directement aux besoins des investisseurs
dans leur prise de décision. Elle doit les aider à évaluer les risque et la rentabilité
prévisible de leur investissement ;
Comparable dans le temps : lorsqu’il s’agit d’information chiffrée, l’historique ou la
comparabilité représente un élément essentiel pour comprendre sa portée ;
Accessible de manière égale : dans un souci d’égalité, l’information diffusée doit être
accessible à l’ensemble des investisseurs au même moment, afin d’éviter de créer une
asymétrie d’information qui avantagerait certains investisseurs au détriment des
autres.
III. Cibles de la communication financière
- Actionnaire individuel
CIBLES FINALES - Actionnaire salarié
- Actionnaire institutionnel
- Analyse financier
- Agence de notation
- Agence de presse
- Presse financière
CIBLES INTERMEDIAIRES - Presse spécialisée
- Presse générale
- Banque
- Clubs d’investissement
Les cibles de la communication financière pour une société cotée, les premières cibles sont :
les actionnaires, les investisseurs, les analystes financiers et la presse. En plus de ces publics
s’ajoutent des cibles moins directes.
Les investisseurs et les actionnaires sont les cibles directes de la communication financière
qui doivent être séduites et convaincues. Un actionnaire a été investisseur. Un institutionnel
peut être investisseur puis actionnaire, à l’image du particulier qui peut être actionnaire après
avoir été investisseur.
Les actionnaires et les investisseurs s’appuient sur ces informations pour prendre des
décisions d’investissement éclairées.
Les analystes financiers les utilisent pour réaliser une analyse financière approfondie de
l’entreprise.
Les organismes prêteurs et les fournisseurs s’appuient sur ces informations pour évaluer la
solvabilité de l’entreprise.
Enfin, les employés ou potentiels candidations peuvent les utiliser pour évaluer la stabilité de
l’entreprise mas aussi son action sociale et environnement.