Texte 1 :
Bernier, Marie-Ève, EN ROUTE VERS L’ÉGALITÉ HOMME / FEMME : L’UTILISATION DES
RÉSERVES POUR MAINTENIR LE STATU QUO DANS LES RÔLES TRADITIONNELS : UNE
ANALYSE, note de recherche en droit privé, Montréal, Université du Québec à Montréal,
2004, 61 p, [Link] le 20 février 2024
Le résumé
La lutte contre la discrimination, qu'elle soit basée sur la race, l'origine culturelle, l'âge, la
classe sociale ou l'orientation sexuelle, demeure un défi persistant. Les femmes, en particulier,
font face à une série de problèmes spécifiques, allant des pressions pour correspondre à des
normes physiques à la surcharge des rôles traditionnels de genre. Ces défis incluent également
le contrôle limité sur leur santé reproductive et la persistance de la marchandisation et de la
préférence pour les garçons dans certaines sociétés. La communauté internationale s'est
engagée à promouvoir l'égalité des sexes, mais malgré les efforts déployés par des
organisations telles que l'ONU, les obstacles persistent. Les chefs d'État, bien qu'ils affirment
soutenir ces principes, ne reflètent pas toujours cet engagement dans leurs actions, notamment
lors de la ratification d'instruments internationaux. Cette analyse se concentrera sur les
réserves déposées par les États à trois instruments internationaux concernant les droits des
femmes : la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des
femmes (CEDAW), le Programme d'action de Beijing et le Programme d'action du Caire.
L'étude explorera comment ces réserves affectent l'évolution des rôles traditionnels de genre
et l'atteinte de l'égalité. La méthodologie comprendra une clarification des réserves, leur
valeur juridique, ainsi que des thèmes spécifiques ayant généré des réserves. Une analyse
critique sera menée, suivie de propositions de solutions potentielles pour surmonter les
obstacles à l'égalité des sexes. En conclusion, cette analyse cherche à évaluer l'impact des
réserves sur les droits des femmes et à proposer des voies pour progresser vers une société
plus égalitaire.
Les citations
1. « Les hommes sont maintenus hors du domaine «privé» des femmes. Ils n'affichent
pas leurs émotions, n'assument pas les tâches de soins ni domestiques. Ce sont eux qui
accèdent au pouvoir, prennent les décisions importantes et qui font vivre la famille, le
rôle de pourvoyeur étant évidemment au premier plan. » p.13
2. « Lors de son adoption, la Cedef est considérée comme un instrument innovateur : il
s'agit en effet de la première fois où l'ONU centre son approche concernant les droits
des femmes sur le principe de non-discrimination, une approche qui fera des petits,
que ce soit dans le cadre même de l'ONU ou celui d'instruments régionaux. En ce
sens, l'approbation des Etats à la Cedef a certainement été un grand pas pour l'avancée
de la lutte des femmes. » p.16
3. « L'éducation constitue un moyen privilégié d'aider les femmes à quitter la sphère
privée et d'envisager une perspective d'indépendance économique et d'ouverture sur le
monde. Permettre aux femmes d'obtenir une formation de qualité, véhiculant le moins
possible les conceptions traditionalistes quant à leurs droits et devoirs, c'est leur offrir
des outils pour se libérer et contribuer à l'élimination des stéréotypes toujours en
vigueur. » p.26
4. « On ne peut passer sous silence la fonction émancipatrice d'une opportunité de faire
carrière. En effet, un travail constitue certainement une excellente occasion de sortir
de la maison, de tisser des réseaux sociaux et d'acquérir une indépendance financière,
propre à fournir faciliter la réalisation de l'égalité des » p.26
5. « Bref, le droit international est riche et peut offrir plusieurs avenues pour
solutionner ces problèmes techniques. Il faut nous efforcer de ne pas nous confiner à
une analyse juridique théorique de ces phénomènes. Ne perdons pas de vue que ce qui
est important, c'est ce qui se passe sur le terrain et que, dans cet optique, le contrôle
des réserves ne doit pas se faire sous un angle purement intellectuel et technique. Il
s'agit en fait de veiller à ce que les * droits des femmes soient effectifs et se vivent
dans la vie de tous les jours, un peu partout sur le globe... Et pas seulement sur papier.
Dispose d’un menu contextuel » p.41
Le commentaire
J’ai choisi cet article scientifique fait par une étudiante en droit car pour notre projet nous
allons aborder sous plusieurs aspect l’égalité homme/femme. Légalité homme/femme n’est
pas le sujet principal de notre recherche mais lorsque nous parlons de féminisme,
masculinisme ou d’égalitarisme il est toujours question de l’égalité entre les hommes et les
femmes. Ensuite, contrairement à certain texte qui parle de l’égalitarisme elle ne fait pas que
dire que les femmes n’ont pas les mêmes droits que les hommes mais elle explique comment
et elle explique pourquoi cela est mauvais en donnant des exemples de bienfait que certaines
activités interdites pour les femmes peuvent apporter.
Texte 2 : [Link]
Fortier Isabelle et Harel Giasson Francine, FEMME ET GESTION : DES ENJEUX DU
GENRE À LA FÉMINISATION DE LA GESTION, Recherches Féministes, Laval, Université
de Laval, 2007, 27 p, [Link]
rf1808/[Link], consulté le 23 février 2024
Résumé :
Le numéro actuel de Recherches féministes explore la réalité des femmes gestionnaires dans
les organisations modernes et examine les défis émergents auxquels elles font face. Les
femmes continuent de questionner la gestion à travers leur participation, leurs revendications,
leurs expériences collectives et leurs discours. La question de savoir si les femmes apportent
une contribution substantielle aux milieux traditionnellement masculins ou si elles sont
simplement en quête d'égalité des chances demeure débattue. Certains s'interrogent sur
l'existence d'une approche féminine du pouvoir et du leadership, tandis que d'autres
soulignent les limites de l'assimilation des femmes à la culture masculine dominante. Des
recherches récentes mettent en lumière l'importance des structures organisationnelles et des
contextes de travail dans la participation des femmes. Les organisations dynamiques et en
réseau offrent souvent plus d'opportunités aux femmes, bien que le travail demeure central
dans leur vie. La féminisation des discours de gestion ouvre de nouvelles perspectives, mais
son impact sur l'expérience des femmes gestionnaires reste à évaluer. Différents courants de
recherche ont abordé la question des femmes en gestion, mettant en lumière les défis
structurels et sociétaux auxquels elles sont confrontées. Des approches comme le modèle de
déficit individuel remettent en question les stéréotypes de genre, tandis que d'autres cherchent
à démontrer les similitudes et les différences entre les styles de leadership masculin et
féminin.
Citation :
1. « Il n’est plus surprenant aujourd’hui de rencontrer des femmes gestionnaires
dans la plupart des milieux » paragraphe 1
2. « Le courant féministe radical affirme que des femmes accédant aux instances
décisionnelles de la société ont peu de chances de produire un changement
puisque, pour parvenir à ces postes, elles doivent assimiler la culture masculine
qui règne et qui préside à la reproduction des rapports de pouvoir entre les
hommes et les femmes dans les organisations » paragraphe 2
3. « Au cœur des questionnements actuels, il y a le débat qui persiste à savoir si les
femmes constituent un apport substantiel, au-delà de leur nombre, aux milieux
traditionnellement masculins qu’elles investissent ou s’il n’est question que d’un
enjeu d’égalité des chances pour permettre aux femmes, elles aussi, de réaliser
leurs ambitions. » paragraphe 2
4. « Dans son étude effectuée avec une méthode ethnographique, Kanter (1977)
décrit la réalité organisationnelle et bureaucratique dans laquelle l’expérience et
la problématique d’exclusion des femmes se situent. [...] L’enjeu est politique et
moral puisqu’il sous-entend que la société moderne n’accepte plus que certaines
personnes soient exclues en raison de leur sexe ou de leur race ou encore de
toute autre forme de discrimination. » paragraphe 9
5. « Ce phénomène rejoint ce que Kanter (1977) a révélé être central pour les
groupes minoritaires et les femmes en gestion. Dans une analyse
psychanalytique de ce phénomène, que ces auteures nomment la « spirale de la
vulnérabilité », elles proposent que la plus grande vulnérabilité des femmes, et
leur conscience de celle-ci, puisse devenir une force dans le leadership plutôt
qu’une faiblesse. » paragraphe 23
Le commentaire :
J’ai choisi ce texte car pour notre recherche il nous fallait forcément des texte objectif et
subjectif pour pouvoir comparer des avis du point de vue d’un homme et de celui d’une
femme. Donc, dans ce texte il est question d’une recherche féministe donc on a l’avis de deux
étudiantes à l’Université de Laval. Aussi, le texte possède énormément de référence
extérieure ce qui pourra nous guider dans nos recherches sur le féminisme.