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Système de sécurité sociale au Sénégal

Ce document décrit le système de sécurité sociale au Sénégal, y compris ses principes, ses piliers et ses institutions de gouvernance comme la COSRISS.

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DGPSSN_BIT_UE

SYSTÈME DE SÉCURITÉ SOCIALE DU


SÉNÉGAL

Ibrahima Ciré ANNE


Consultant-formateur en droit
social et capital humain
Novembre 2018
Sommaire
Introduction
Rappel de notions et concepts
1. La protection sociale, une conception globalisante
2. La sécurité sociale ou la protection sociale des
travailleurs
3. La sécurité sociale des fonctionnaires
4. Financement des Institution de Prévoyance Sociale
5. La gouvernance de la sécurité sociale au Sénégal
6. Tutelle des IPS et contrôle de l’Etat
7. La Commission de supervision et de régulation des
institutions de sécurité sociale (COSRISS)
8. Le Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS)
9. Perspectives
Introduction
La protection sociale se conçoit comme un ensemble de mesures tendant
à protéger les populations contre les risques sociaux. En termes de
priorités, au Sénégal, toutes les politiques et stratégies visent le
renforcement de la sécurité sociale des travailleurs et des retraités,
l’amélioration des conditions socio-économiques des groupes vulnérables et
l’élargissement de la protection sociale au secteur informel. Tous ces axes
programmatiques militent en faveur d’un système national de protection
sociale inclusif pour le respect de la dignité humaine et la lutte contre
l’exclusion sociale.
La crise touchant désormais tous les pays du monde, l’importance et la
nécessité de disposer de systèmes de protection sociale adéquats pour
apporter une aide significative aux individus et aux familles n’ont jamais été
aussi claires. Cependant, à peine 1 personne sur 5 dans le monde jouit
d’une couverture sociale idoine, et ce taux est de moins de 1 sur 10 dans la
plupart des pays d’Afrique. La majeure partie des exclus se rencontre dans
l’économie informelle, parmi les populations pauvres et vulnérables, chez
les personnes atteintes du VIH/SIDA et chez les travailleurs migrants. Et
parmi les exclus, les femmes sont surreprésentées.
Introduction
L’extension de la couverture et l’amélioration de l’efficacité
de la protection sociale pour tous constituent un des quatre
objectifs stratégiques de l’Agenda du travail décent du
Bureau international du Travail (BIT). L’importance de
l’extension et du renforcement de la protection sociale a été
réitérée dans le Pacte mondial pour l’emploi adopté par la
Conférence internationale du Travail.

Rappel de notions et concepts

• Lesystème se définit comme étant un ensemble de


méthodes et de procédés destinés à assurer une fonction
définie ou à produire un résultat.

• Lerisque c’est la probabilité (éventualité) de survenue


(occurrence) d’un événement indésirable, par le fait ou à
Rappel de notions et concepts
• L’exclusion sociale dépasse la pauvreté, puisqu’elle correspond à la non
jouissance de droits sociaux de base garantis par la loi.
• L’informalité désigne des activités ou des pratiques qui s’exercent hors des
règles. Selon les cas, ces situations ou expériences peuvent être choisies
ou bien contraintes lorsque le droit en vigueur réduit certains à y avoir
recours pour vivre, travailler, se loger ou se déplacer. Dans certains cas,
l’informalité est assimilée à la précarité comme l’atteste la visibilité des petits
métiers de rue.
• La vulnérabilité se définit en termes de risques particuliers et d’exposition
des populations à ces risques. Elle traduit la probabilité d’une personne,
qu’elle soit pauvre ou non, à subir une perte significative de bien-être en
conséquence d’un changement de situation (ou d’un choc). Dans le
domaine de la protection sociale, les groupes vulnérables concernent les
personnes handicapées et dans une large mesure les femmes, les enfants
(enfants abandonnés, talibés, orphelins du VIH, enfants guide des
handicapés, enfants victimes de la toxicomanie….). En somme ce sont les
jeunes et les adolescents, les personnes déplacées ou rapatriées, les
personnes âgées, les personnes handicapées, les femmes et les enfants en
situation de vulnérabilité.
1. La protection sociale, une conception
globalisante

La protection sociale est un concept qui englobe


plusieurs mécanismes de prévoyance visant à
mettre les membres de la société à l’abri d’épreuves
caractérisées par l’absence ou la diminution de
revenu du fait d’éventualités appelées risques
(accident, maladie, chômage, etc.).

Elle peut être subdivisée en 3 niveaux ou piliers :


1. La protection sociale, une conception
globalisante
• Le 1er niveau est le domaine de l'assistance sociale, mise en œuvre par
l'Etat en faveur des membres de la société qui ne peuvent ni participer ni
s'acheter une assurance sociale. Egalement appelé "filet social",
l’assistance sociale est en principe financée exclusivement par la fiscalité
(impôt) sans contribution des bénéficiaires.

• Le 2ème niveau est le domaine de la sécurité sociale obligatoire


reposant sur la solidarité professionnelle. La sécurité sociale est
essentiellement financée par des contributions (cotisations).

• Le 3ème niveau est le domaine de la protection complémentaire et


volontaire qui dépend du choix personnel ou qui découle d'accords
collectifs. Financée par les souscriptions, cette forme de protection est en
général organisée par des mutuelles, des régimes professionnels, des
assurances privées, des banques, etc.
Le terme de “sécurité sociale” a été utilisé officiellement,
pour la première fois, dans la législation des Nations Unies
(loi de Sécurité Sociale de 1935 qui ne couvrait que la
2. La sécurité
vieillesse, sociale
le handicap ou la protection sociale des
et le chômage).
travailleurs
Par la suite, le concept est utilisé de manière extensive dans
de nombreuses conventions et recommandations de l’OIT,
après l’adoption du premier texte normatif de sécurité sociale,
à savoir la Convention n° 102 de Sécurité Sociale (norme
minimum) de 1952.
La sécurité sociale est institutionnalisée dans presque tous
les pays, avec des différences relatives au niveau de
protection, à l’éventail des prestations et des
bénéficiaires et à l’efficacité des systèmes établis.
2. La sécurité sociale ou la protection sociale des
travailleurs
La sécurité sociale a été influencée au 19ème siècle par deux
modèles :
• Le modèle beveridgien (de Lord William Beveridge),
consistant, pour l’Etat anglais, à offrir une protection sociale
financée par l’impôt qui vise la couverture des besoins vitaux
de subsistance de toutes les populations (universalité), à la
seule condition de résider sur le territoire national
(territorialité), même si on n’a pas la qualité de travailleur ;
• Le modèle bismarckien (du chancelier allemand Otto Von
Bismarck) consistant en une assurance sociale cogérée par
les employeurs et les salariés, avec des prestations
proportionnelles aux cotisations assises sur des salaires,
en vue de compenser la perte de gain (régime contributif).
2. La sécurité sociale ou la protection sociale
des travailleurs

La sécurité sociale s’est étendue, notamment


dans les pays développés, avec une large
protection, apportant à l’ensemble des citoyens
une aide sociale de base, quelque soit le montant
total de leurs cotisations ou leurs états de service ;
alors que pour les pays en développement, la
protection sociale ne va presque jamais au-delà
de la fonction publique et du secteur moderne
ou formel de l’économie. Pour ces derniers, le
montant des prestations est en général peu
élevé, la durée d’octroi courte et le nombre
d’éventualités couvertes extrêmement limité.
2.1 Notion de sécurité sociale

La sécurité sociale est définie par l’Organisation


Internationale du Travail (OIT) comme « la sécurité
que la société fournit à ses membres par des
organismes appropriés contre certains risques
sociaux auxquels ils sont exposés ».

Plus précisément, la sécurité sociale se présente


comme un ensemble de normes juridiques et
techniques visant la protection de l’individu contre un
risque l’obligeant à cesser temporairement ou
définitivement son activité professionnelle ou le
contraignant à supporter des charges telles que
cela entraîne une diminution de son niveau de vie et
2.1 Notion de
sécurité
sociale

Elle apporte
2.2 Le cadre normatif de la sécurité sociale
2.2.1 La convention n°102 de l’OIT

La sécurité sociale est un droit humain fondamental consacré


par de nombreux instruments internationaux, en particulier la
Déclaration de Philadelphie (1944), la Déclaration universelle
des droits de l’homme (1948) ou encore la Déclaration de
l’OIT sur la justice sociale pour une mondialisation équitable
(2008).

• L’adoptionen 1952 de la convention (n° 102) concernant la


sécurité sociale (norme minimum) est un jalon du
développement de la législation internationale en la matière.
La convention était basée sur les concepts de couverture
universelle et globale, d’unification des programmes de
sécurité sociale, du revenu garanti et des soins de santé pour
2.2.1 La convention n°102 de l’OIT
La convention définit neuf branches de sécurité sociale qui couvrent
les éventualités susceptibles d’empêcher un individu de subvenir à
ses besoins et à ceux des personnes à sa charge ou de générer des
dépenses supplémentaires : soins médicaux, maladie, chômage,
vieillesse, accident de travail, charge d’enfant, maternité, invalidité et
décès du soutien de famille.
La convention 102 requiert qu’un pourcentage déterminé de la
population soit couvert. L’État ratifiant peut donc développer
librement la portée du système en étendant la couverture par la
suite. Il n’est pas non plus tenu d’accepter toutes les parties de la
convention et peut limiter sa ratification, par exemple à trois des neuf
branches de la sécurité sociale, pour autant que cela inclut au moins
l’une des branches suivantes : chômage, accident de travail,
vieillesse, invalidité ou décès du soutien de famille. La convention
prévoit des dérogations temporaires pour les pays « dont l’économie
et les ressources médicales n’ont pas atteint un développement
suffisant ».
2.2.2 La ratification de la Convention n°102 par
leLaSénégal
Convention a été ratifiée par le Sénégal suivant la loi
62-46 du 13 juin 1962. Sur les 9 branches, le Sénégal en
a retenu 4 comme étant ses priorités, à savoir :
prestations familiales, prestations d’AT/MP, prestations de
vieillesse et soins médicaux. L’article 2 de la loi précise
qu’il s’agit d’une ratification partielle de la C102 visant les
parties suivantes : Partie I (dispositions générales dont
l’article 2 liste les parties et les dispositions
correspondantes à appliquer obligatoirement, en
demandant aussi de spécifier dans la ratification quelles
sont celles des Parties II-soins médicaux à X-
prestations de survivants pour lesquelles un membre
accepte les obligations découlant de la convention), Partie
VI (prestations en cas d’accidents du travail et de
maladies professionnelles), Partie VII (prestations aux
2.3 Références nationales, prestations et
évolution du système
Le système sénégalais de sécurité sociale est caractérisé
par la pluralité des institutions qui ont en charge la gestion
des différentes branches.

Outre la Constitution, le cadre juridique interne est fondé


notamment sur la loi 75-50 du 03 avril 1975 relative aux
institutions de prévoyance sociale (IPS).
2.3.1 La Caisse de Sécurité Sociale (CSS)
Créée par l’arrêté
n°7083 du 05
décembre 1955, avec
statut d’organisme
privé gérant un
service public, la
2.3.1 La Caisse de Sécurité Sociale (CSS)
• Le Code de sécurité sociale a été modifié par la loi n°97-
05 du 10 mars 1997 qui abroge et remplace certaines de
ses dispositions, pour renforcer les moyens juridiques de
recouvrement des cotisations par la restriction des effets
d’opposition à la contrainte, en ayant la possibilité :
• de soulever une contestation sérieuse,
• de continuer la poursuite sauf ordonnance contraire du juge,
• de faire constituer une caution avant toute interruption de
l’exécution de la contrainte,
• d’émettre un avis à tiers détenteur,
• et d’appliquer une hypothèque légale sur les biens
immeubles du débiteur.

La finalité sera notamment de lever les difficultés liées à la


situation financière des IPS, en octroyant à la CSS et à
a. Les prestations en espèces :
A. Branche des prestations familiales
Les différentes catégories de prestations en espèces sont :

• les allocations prénatales, versées aux femmes salariées et aux


épouses des travailleurs salariés pendant les neuf (9) mois de la
grossesse ;
• les allocations de maternité, payées aux femmes salariées et aux
conjointes des travailleurs salariés à l’accouchement et durant les deux
(2) premières années qui suivent la naissance de l’enfant ;
• les allocations familiales, dues pour chacun des enfants à charge du
travailleur ; enfants âgés de plus de deux (2) ans et qui n’ont pas atteint
la limite d’âge fixée ;
• les indemnités journalières dues à la femme salariée en couches
pendant la période de suspension de son contrat de travail pour congé
de maternité, dans la limite de six (6) semaines avant et huit (8)
b. Les prestations en nature :

Les prestations en nature sont traduites dans


les actions suivantes :

• les soins médicaux curatifs et préventifs, pour


les enfants et les épouses en état de
grossesse ;
• les consultations médicales des épouses et
des enfants à charge des travailleurs salariés
(assurés sociaux) ;
• l’établissement et la délivrance des différents
certificats médicaux exigés pour l’ouverture du
B. Branche des accidents du travail et des maladies

B1. Les accidents


professionnelles

du travail

a. Les prestations
en espèces
B. Branche des accidents du travail et des maladies
professionnelles

• la
rente est servie à la victime atteinte d’une incapacité
permanente totale ou partielle ou, en cas de décès, à ses
ayants droit.

En règle générale, les rentes d’invalidité sont payables par


trimestre et à terme échu. Toutefois, si le taux de
l’incapacité permanente résultant de l’accident atteint ou
dépasse 75%, le titulaire de la rente peut demander que les
arrérages lui soient payés mensuellement. Le payement
mensuel est obligatoire pour les victimes atteintes d’une
incapacité permanente à 100%.

S’agissant des ayants droit de la victime que sont le ou


B. Branche des accidents du travail et des maladies
professionnelles
b. Les prestations en nature

Il s’agit de la prise en charge ou du remboursement des


frais nécessités par le traitement médical, la réadaptation
fonctionnelle, la rééducation professionnelle et le
reclassement de la victime d’AT ou de MP. Les prestations
en nature sont :

• les frais entraînés par les soins médicaux et chirurgicaux,


les frais pharmaceutiques et les accessoires,
• les frais d’hospitalisation,
• les frais de fourniture, de réparation, de renouvellement des
appareils de prothèse et d’orthopédie,
• les frais de déplacement,
B. Branche des accidents du travail et des maladies
professionnelles
B2. Les maladies professionnelles

La maladie professionnelle est une affection liée à l’effet de


certaines substances ou émanations, ou certaines
positions auxquelles le travailleur est soumis durant son
activité professionnelle habituelle.

Les maladies professionnelles sont celles énumérées dans


les tableaux établis par l’arrêté interministériel n°
002312/MTOP/DGTSS du 08 mars 2011 pris conjointement
par le ministre chargé du travail et le ministre chargé de la
santé publique. La liste des MP est une « liste ouverte »
parce qu’une maladie qui n’est pas encore répertoriée sur
les tableaux mais qui a un caractère professionnel pourra
B. Branche des accidents du travail et des
maladies professionnelles
B2. Les maladies professionnelles
La maladie professionnelle est prise en charge et traitée
comme s’il s’agissait d’un accident du travail.

Dans tous les cas un contrôle médical s’exerce sur la base


des paramètres suivants :

• Naturedes travaux effectués ;


• Durée de l’exposition au risque ;
• Temps de prise en charge de la maladie invoquée.

En cas de désaccord entre le médecin conseil et le médecin


traitant, il est procédé à un nouvel examen médical de la
victime par un médecin expert agréé.
2.3.2 L’Institution de Prévoyance Retraite du
L’Institution de Prévoyance et de Retraite de l’Afrique
Sénégal
Occidentale(IPRES)
(IPRAO) fut créée le 27 mars 1958 pour gérer
un régime de retraite unique sur la base d’une affiliation
conventionnelle, au profit des travailleurs du secteur privé et
des agents non fonctionnaires des Etats fondateurs. De
1958 à 1970, l’Association pour la Gestion des Régimes
d’Outre-mer (AGROM) a assuré la gestion du régime. A leur
accession à l’indépendance, les Etats se retirèrent du
système fédéral de l’IPRAO qui devient l’Institution de
Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) aux termes de
l’arrêté n°3043 du 09 mars 1978 pris en application des
dispositions de la loi n°75-50 du 03 avril 1975 relative aux
Institutions de Prévoyance Sociale (IPS), après que
l’affiliation à un régime de retraite est rendue obligatoire par
le décret n°75-455 du 24 avril 1975.
2.3.2 L’Institution de Prévoyance Retraite du
Sénégal (IPRES)
A. Prestations en espèces :
• Pension de retraite
• Pension de veuve
• Pension de veuf
• Majoration pour charges de famille
• Pension d’orphelin
• Rachat d’allocations (versement unique)
• Remboursement de cotisations
• Secours

B. Prestations en nature :
• La prise en charge médicale par le CMS et la prise en charge
hospitalière ;
2.3.2 L’Institution de Prévoyance Retraite du
Sénégal (IPRES)
Réformes envisagées :
• Généralisation du régime complémentaire (extension aux
non cadres)
• Institution d’un régime supplémentaire basé sur la
capitalisation
• Extension de la couverture personnelle et matérielle de la
sécurité sociale au secteur non couvert (par exemple
l’économie informelle)
• Institution d’un régime d’affiliation volontaire en direction des
travailleurs non-salariés et des sénégalais de la diaspora
• Adaptation des Statuts et Règlements Intérieurs n° 1 et 2
aux exigences actuelles et aux perspectives de la
couverture retraite de l’IPRES telles que traduites par les
mutations socio-économiques et institutionnelles durant les
2.3.2 L’Institution de Prévoyance Retraite du
Sénégal (IPRES)
Réformes effectives :
• Le relèvement des plafonds de salaires soumis à
cotisation par un mécanisme de rattrapage pour atteindre
au 1er janvier 2017, 35% des plafonds en vigueur sur
l’exercice 2015 et par leur indexation continue sur
l’évolution annuelle moyenne des salaires ;
• Le relèvement du délai de stage à 10 ans au lieu d’un an; le
délai de stage étant la période d’assurance permettant au
travailleur de prétendre à une pension viagère.
• La revalorisation des pensions par le truchement de
l’augmentation de la valeur du point (de 40% entre 2012 et
2017).
• L’institution d’une pension minimale égale à 98% du SMIG.
2.3.3 L’Assurance
Les textes Maladie
régissant l’AMO Obligatoire
sont conformes à la loi(AMO)
n°75-50
du 03 avril 1975 relative aux institutions de prévoyance
sociale, il s’agit :

• du décret n°2012-832 du 07 août 2012 portant organisation


et fonctionnement des IPM d’entreprises ou interentreprises
et rendant obligatoire leur création. Ce texte abroge et
remplace le décret n°75-895 du 14 Aout 1975 portant sur le
même objet, lui-même modifié par le décret n°2006-1310 du
23 novembre 2006 ;

• des textes réglementaires pris en application des précédents


(arrêté interministériel n°002632 du 19 avril 2002 fixant
les tarifs des honoraires médicaux applicables aux IPM et
arrêté interministériel n°002159 du 18 février 2013 fixant
2.3.3
L’AMOL’Assurance Maladie
est gérée par des Obligatoire
institutions (AMO)
de prévoyance
sociale (IPS) appelées institutions de prévoyance maladie
(IPM) dont la coordination est assurée par l’institution de
coordination de l’assurance maladie obligatoire (ICAMO)
créée à la faveur de la réforme intervenue en 2012.

L’assurance correspond aux Soins médicaux, prévus par


la Convention n°102 de l’OIT, pour garantir l’attribution de
prestations aux personnes protégées, lorsque leur état
nécessite des soins à titre préventif ou curatif.

L’éventualité couverte doit comprendre tout état morbide


(propre à la maladie, pathologique) quelle qu’en soit la
cause, la grossesse, l’accouchement et leurs suites (art. 8
C102 OIT).
2.3.3 L’Assurance
A. Objet, Maladie
conditions de créationObligatoire (AMO)
et bénéficiaires de
l’AMO

L’Institution de Prévoyance Maladie (IPM) a pour objet la


prise en charge partielle des frais médicaux,
pharmaceutiques et d’hospitalisation, engagés au Sénégal
par les membres bénéficiaires (travailleurs salariés et leurs
familles : conjoints et enfants à charge au sens du régime
des prestations familiales), suivant des pourcentages qui
sont fixés par les règlements intérieurs.

L’effectif requis pour la création d’une IPM est de 300


travailleurs. Cet effectif de 300 salariés ne s’applique pas
aux IPM créées sous le décret de 1975 qui fixait l’effectif à
100 travailleurs, mais à toute IPM qui viendrait à se
2.3.3 L’Assurance Maladie Obligatoire (AMO)
Les entreprises dont l’effectif est inférieur à 300
travailleurs, sont tenues, soit de regrouper leurs effectifs
pour atteindre au moins ce chiffre au sein d’une IPM
interentreprises, soit d’adhérer à une IPM, par branche
d’activité, ou selon tout autre critère. Toute entreprise
comptant au moins 300 travailleurs peut opter, soit pour
l’organisation d’une IPM autonome, soit pour l’adhésion à
une IPM déjà autorisée.

Tous les travailleurs titulaires d’un CDI ou d’un CDD


supérieur à 3 mois au service d’une entreprise sont
obligatoirement membres participants de l’IPM. Toutefois,
les autres catégories de travailleurs, à défaut d’être
affiliées à l’IPM de l’entreprise sont prises en charge par
une autre IPM interentreprises des travailleurs non
2.3.3
B. LesL’Assurance
prestations Maladie Obligatoire (AMO)

Les prestations qui sont partiellement prises en charge pour


les membres participants et les personnes à charge sont :

• les soins de médecine générale,


• les soins des médecins spécialistes, sur prescription d’un
médecin agréé,
• les analyses médicales, radiographies et médicaments
prescrits par ordonnances au nom du malade,
• l’hospitalisation et les interventions chirurgicales,
• les soins dentaires, à l’exclusion des prothèses,
• l’optique médicale : consultation et forfait par paire de lunettes
ordonnée, étant entendu que le bris de lunettes ne donne pas
lieu à prise en charge, seul le renouvellement sur ordonnance
2.3.3 L’Assurance
C. Les conditions deMaladie Obligatoire (AMO)
prise en charge

Les pourcentages de prise en charge peuvent varier en


hausse ou en baisse, en fonction des résultats, dans la
limite cependant des plafonds réglementaires fixés.

Le décret n°2012-832 du 07 août 2012 portant


organisation et fonctionnement des IPM d’entreprises ou
interentreprises fixe les pourcentages de prise en
charge des prestations qui peuvent varier en hausse ou
en baisse en fonction des résultats enregistrés, dans la
limite des plafonds réglementaires fixés, suivant une
fourchette de 50 à 80 %, sauf pour l’accouchement dont
la prise en charge est plafonnée à 100 % pour 4
journées. Au delà de cette période, en cas de
2.3.3 L’Assurance
Les prestations Maladie
ne sont Obligatoire
pas dues en cas de : (AMO)

• suicide ou tentative de suicide,


• mutilations volontaires,
• rixes et émeutes,
• dommages corporels résultant d’un acte sportif quelconque,
• non payement de la cotisation mensuelle à la charge du
participant, pendant 2 mois,
• non payement, de manière générale, de toute somme due
par le participant.

Les fournitures de produits et services exclus de la


prise en charge figurent sur une liste fixée par arrêté du
Ministre chargé de la sécurité sociale, du Ministre chargé de
D. L’institution
2.3.3 de coordination
L’Assurance Maladiede l’assurance (AMO)
Obligatoire maladie
obligatoire (ICAMO)

L’ICAMO a pour objet de réaliser une gestion commune de


missions au profit des IPM, notamment :

• de veiller à l’équilibre financier du régime obligatoire de


l’assurance maladie des salariés: conseil assistance aux
dans la prise en charge des soins et l’équilibre financier. Elle
assiste financièrement les IPM en difficulté, dans les
conditions prévues par le décret qui régit le fonds de
garantie ;
• de représenter éventuellement les IPM auprès des autorités,
des institutions nationales et internationales ;
• d’exercer toutes missions d’intérêt commun au profit des IPM,
• de concevoir
2.3.3 et de mettre
L’Assurance en œuvreObligatoire
Maladie toute disposition de
(AMO)
nature à faciliter la gestion administrative, financière et
comptable des IPM, notamment dans les domaines
suivants :
• système d’information,
• accompagnement, dans le cadre du contentieux du
recouvrement auquel les IPM sont parties,
• mutualisation des achats de certains équipements et
fournitures ;
• Initiation des sessions de formation destinées au
renforcement des capacités des acteurs ;
• réalisation des missions spécifiques, dans le cadre de
contrats d’objectifs et de performance fixés par la tutelle ;
• gestion de l’IPM interentreprises des travailleurs non
permanents ;
2.3.3 L’Assurance
E. Membres Maladie Obligatoire (AMO)
de l’ICAMO

Ce sont:

• lesIPM sont qui représentées chacune par 2 membres de


leur bureau exécutif en tenant compte du paritarisme, à
raison de 1 représentant employeur (adhérent), 1
représentant travailleur (participant) ;

• lesreprésentants des organisations syndicales de


travailleurs et d’employeurs les plus représentatives ;

• les
membres d’honneur (toute personne physique ou morale
qui concourt à la réalisation des buts de l’IPM).
3.
Le Sécurité socialesociale
régime de sécurité des fonctionnaires
des fonctionnaires est
applicable aux fonctionnaires au sens strict, à savoir les
personnes nommées dans un emploi permanent et
titularisées dans un grade de la hiérarchie des corps de
fonctionnaires ainsi qu’aux membres de leur famille.

3.1 Cadre juridique

Le principe d’un régime de sécurité sociale propre aux


fonctionnaires découle de l’article 97 de la loi n° 61-33 du 15
juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires. Cette
disposition légale renvoie à un décret qui fixe des règles
relatives, notamment aux risques maladie, à la maternité, à
l’invalidité et au décès.
[Link]écurité
décret n°sociale
2012-971des fonctionnaires
du 18 septembre 2012, pris en
application de la loi n° 2011-08 du 30 mars 2011 portant
statut général des fonctionnaires de collectivités locales,
fixe le régime de sécurité sociale des fonctionnaires des
collectivités locales, relativement à la prise en charge de
la maladie et de l’hospitalisation.

Le décret n° 72-215 du 07 mars 1972 institue


principalement la sécurité sociale des fonctionnaires
(JORS n° 4216 du 1er avril 1972). Toutefois, d’autres
dispositions réglementent certains aspects de la sécurité
sociale des agents de l’Etat en général.

La particularité du système de protection sociale des


fonctionnaires est que sa gestion n’est pas confiée à un
3.2 Le champ
3. Sécurité sociale des fonctionnaires

d’application
matériel

Le régime
b. Les
3. suppléments
Sécurité pour
sociale descharges de famille
fonctionnaires
Ils constituent des éléments de la rémunération du
fonctionnaire, à savoir :

• L’allocation de premier établissement familial allouée


pendant les deux années suivant le premier mariage du
fonctionnaire,
• Les allocations familiales. Elles sont dues à partir du
deuxième enfant à charge ; enfants légitimes, enfants
naturels et enfants adoptifs,
• Les primes aux premiers âges. Pour chacun des enfants
ouvrant droit aux allocations familiales, il est alloué deux
primes aux premiers âges pendant les deux premières
années de l’enfant, l’une quand l’enfant atteint l’âge d’un an,
3. Sécurité sociale des fonctionnaires

B. Les Risques
Maladie, Invalidité et
Décès du
fonctionnaire

•La maladie de courte


durée: les
3. Sécurité sociale des fonctionnaires
Le Fonds national de Retraite (FNR)

La gestion de la retraite est assurée par la Direction de la


Solde des Pensions et Rentes Viagères (DSPRV), du
ministère de l’Economie et des Finances, grâce à un Compte
spécial du Trésor appelé Fonds National de Retraite (FNR),
ayant le statut d’établissement public à caractère
administratif (EPA).

Le FNR a été créé avec la loi n°62-49 du 20 juin 1962


portant loi de finances de l’année dont l’article 7 est relatif
aux comptes d’affectation spéciale.

Ce compte spécial de Trésor n’a jamais eu d’autonomie


dans le placement des excédents réalisés. En contrepartie,
3. Sécurité sociale des fonctionnaires
L’affiliation au FNR est matérialisée par le prélèvement
de cotisations mensuelles retenues à la source. Ces
cotisations sont restées fixées à 35% depuis 1996 avec
cependant une modification intervenue en 2002 sur la clé
de répartition entre salarié et employeur.

Suite à la réforme du FNR prévue par la loi n°2002-08


avec effet le 1er janvier 2002, la part employeur supportée
par l’État est passée de 20% à 23% actuellement alors
que celle salariale a connu une baisse, passant ainsi de
15% à 12%. En 50 ans d’existence, le FNR a connu 10
modifications de taux ; de 20% à la création à 35%
aujourd’hui.

L’assiette de cotisation au FNR se basait sur la Solde


3. Sécurité sociale des fonctionnaires
La réforme de 2002 a consacré l’élargissement de l’assiette
de cotisation à tous les éléments communs aux
fonctionnaires : le complément spécial de solde, l’indemnité
de résidence, les augmentations et ajustements de salaire.

L’assiette de cotisation est plafonnée de sorte que la


hiérarchie des salaires indiciaires ne se reproduit pas à la
retraite. La pension de retraite est plafonnée à 80%
maximum.

Les cotisations salariales fixées actuellement à 12% des


éléments de salaire énumérés ci-dessus.

Les contributions des administrations employeurs sont


fixées actuellement à 23% des éléments de salaire
4. Financement
Pour des Institutions
assurer le financement de Prévoyance
de la sécurité sociale il est
Sociale
essentiellement fait recours à deux modes de mobilisation de
ressources : la cotisation d’une part et l’impôt d’autre part.

La cotisation est une contribution financière retenue par


rapport au salaire du travailleur, à sa charge ou à la charge
de son employeur, pour garantir une prestation, elle-même
déterminée par référence au salaire (prestation de
remplacement ou complément de revenu).

Le recours à l’impôt traduit la solidarité nationale, étant


donné que toute la population active, ou plus généralement
toute celle justifiant de ressources conséquentes, est
assujettie. Il est fait recours au financement de la sécurité
sociale par la fiscalité pour couvrir des prestations
4. Financement des Institutions de Prévoyance
Sociale
Au Sénégal, le financement de la sécurité sociale est,
principalement, assuré par la cotisation qui sert à couvrir le
risque social et la charge sociale, avec le règlement des
dépenses de prestations et de gestion. Des sources
accessoires de financement de la sécurité sociale existent.

L’article 9 de la loi 75-50 du 03 Avril 1975 stipule que « les


ressources des institutions de prévoyance sociale
proviennent notamment :

• des cotisations des membres,


• des majorations de retard,
• des produits des immeubles de rapport,
• des produits de la gestion financière des réserves,
4. Financement des Institutions de Prévoyance
Sociale
4.1 Pour les branches gérées par la CSS

Les taux de cotisations de la branche des prestations


familiales et de la branche des accidents du travail et
maladies professionnelles sont fixés par le Conseil
d’Administration dans les limites du taux maximum fixé
par arrêté conjoint du Ministre chargé de la sécurité
sociale et du Ministre chargé des finances (article 142
nouveau Code de sécurité sociale).

Pour mémoire les taux suivants sont appliqués :

• PF : 7% de 63 000 F constituant le plafond actuellement


soumis à cotisations.
4. Financement des Institutions de Prévoyance
Sociale
4.2 Pour la branche vieillesse gérée par l’IPRES

Pour le régime général de retraite le plafond de salaire


brut soumis à cotisations est, pour compter du 1er janvier
2017, fixé par le CA du 19 octobre 2016 à 360 000 F par
mois, soit 4 320 000 F par an.

Le taux global d’appel de cotisation du RGR de 14% des


salaires bruts est ainsi réparti :

• 60 % à la charge du membre adhérent,


• 40 % à la charge du membre participant.

Pour le régime complémentaire de retraite des cadres le


plafond de salaire brut soumis à cotisations est, pour
4. Financement des Institutions de Prévoyance Sociale
4.3 Pour l’Assurance Maladie Obligatoire

A. Les ressources des IPM sont constituées


essentiellement :
• des cotisations des membres participants (travailleurs) et
des membres adhérents (employeurs),
• des contributions et subventions des membres d’honneur,
• des dons et legs.

Les cotisations sont assises sur les salaires bruts


imposables des membres participants, suivant un taux
compris entre 4% et 15% et suivant un plafond de l’assiette
fixé à 250 000 francs.

Les taux de cotisations sont fixés par le règlement intérieur


4. Financement des Institutions de Prévoyance
Sociale
B. Les IPM versent à l’ICAMO une cotisation spécifique
assise sur l’ensemble des cotisations encaissées,
dénommée « prélèvement mutualisé de l’assurance
maladie obligatoire ».

Le taux de cette cotisation est fixé à 2% des cotisations


mensuelles encaissées par chaque IPM avec un plafond
de cinq millions de francs CFA (5 000 000) par an.

70% de ce prélèvement alimente le fonds de garantie


dans des conditions précisées par le décret le régissant.

Ces taux peuvent être révisés par le Conseil


d’Administration de l’ICAMO, après approbation du
Ministre chargé du Travail et de la Sécurité sociale.
4. Financement des Institutions de Prévoyance
Sociale
4.4 Détermination et recouvrement des cotisations

Pour garantir la viabilité d’un système ou régime de sécurité


sociale, il faut tenir compte des paramètres de détermination
des moyens de financement, mais aussi des niveaux des
prestations qu’il faut parfois ajuster en fonction notamment
de leurs effets sur la masse salariale et de leurs
conséquences pour les entreprises.

Les paramètres servant à la détermination des


cotisations:

• l’assiette de cotisation, c'est-à-dire la part salariale soumise à


la cotisation ;
• le taux de cotisation, ou pourcentage à appliquer sur
5.
LaGouvernance
bonne gouvernance dedes
la sécurité
programmes sociale
est uneau
condition
essentielle à l’extension de la couverture et à l’amélioration
Sénégal
de l’efficacité de la protection sociale. Une gouvernance
efficiente peut faire la différence à long terme. Aucun
système de protection sociale ne peut atteindre ses
objectifs sans une bonne gouvernance, et au centre de la
bonne gouvernance se trouve la saine gestion financière.

5.1 Caisse de Sécurité Sociale

Organisme de droit privé chargé d’une mission de service


public, la CSS est administrée par un Collège des
Représentants de 32 membres, un Conseil d’Administration
de 22 membres répartis en 11 représentants des travailleurs
et 11 représentants des employeurs (dont 04 de l’Etat).
5. Gouvernance de la sécurité sociale au Sénégal
5.2 Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal
Le collège des représentants comprend trente deux (32)
membres répartis à égalité entre les membres adhérents et
les membres participants, élus par les organisations
syndicales les plus représentatives de travailleurs pour les
membres participants et d'employeurs pour les membres
adhérents.

La répartition des sièges entre les membres participants


d'une part et les membres adhérents d'autre part,
interviendra par accord entre les organisations syndicales les
plus représentatives.

Sur Les seize (16) sièges des membres participants, quatre


(4) sont réservés aux représentants des membres
5. Gouvernance de la sécurité sociale au Sénégal
5.2 Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal

L'Institution est administrée par un Conseil


d'Administration paritaire composé de vingt deux (22)
membres, à raison de onze (11) Administrateurs pour
chaque délégation.

La durée du mandat des administrateurs est de deux (2)


ans débutant obligatoirement le 1er Janvier d'une année
et s'achevant le 31 Décembre de la deuxième année
suivante. Le mandat est renouvelable.

Les membres du Conseil d'Administration ne peuvent


avoir un intérêt direct ou indirect dans un marché passé
avec ou pour le compte de l'Institution, sauf accord
5. Gouvernance de la sécurité sociale au Sénégal

Le Conseil
d'Administration doit
obligatoirement être
appelé à délibérer sur :

- les règlements
intérieurs,
- les comptes
5. Gouvernance de la sécurité sociale au Sénégal
5.3 Assurance Maladie Obligatoire
A. Les IPM
Le bureau exécutif, chargé de la gestion comprend :
• Le Gérant qui peut être recruté par contrat en dehors des
membres participants ;
• Le Secrétaire général ;
• Le Trésorier (obligatoirement un membre adhérent).

Les pouvoirs du Gérant sont des pouvoirs de gestion


nécessaires au fonctionnement de l’IPM et ceux conférés par
le CA pour l’accomplissement des actes de disposition et
d’administration.

Le Gérant doit nécessairement satisfaire aux exigences


déclinées dans le profil type annexé aux statuts et RI. Le
5. Gouvernance de la sécurité sociale au Sénégal
B. L’ICAMO

Organes :

• L’AG, avec les représentants des bureaux exécutifs des


IPM et les représentants des organisations syndicales de
travailleurs et d’employeurs les plus représentatives ;
• Le CA, composé de 8 représentants des bureaux exécutifs
des IPM (5 travailleurs, 3 employeurs), 2 représentants des
centrales syndicales des travailleurs les plus
représentatives, 2 représentants des organisations
patronales les plus représentatives, 2 représentants des
Gérants d’IPM et l’Etat (le Directeur général du Travail et
de la Sécurité sociale ou son représentant, un représentant
du Ministère chargé de la Santé, un représentant du
Le Ministre chargé du
6. Tutelle des IPS et contrôle de l’Etat

travail et de la sécurité
sociale assure la
tutelle technique des
IPS. Le Directeur
général du Travail et
de la Sécurité sociale
7. La Commission de supervision et de
Créée en 2003,
régulation deslainstitutions
COSRISS estde unesécurité
structuresociale
du
Ministère chargé du Travail et de la Sécurité sociale.
(COSRISS)
La COSRISS se réunit au moins une fois par trimestre,
autour des questions suivantes :
• Aider à définir une politique de la sécurité sociale sur la
base d’études et de consultations en rapport avec les
partenaires sociaux ;
• Participer au suivi de la mise en œuvre des réformes de
la sécurité sociale approuvées, y compris les réformes
de l’aide sociale et de l’assurance maladie ;
• Participer à la supervision et à la régulation des
délibérations ou des décisions des dirigeants des
Créé, en substitution au Comité national du Dialogue social,
8. Le Haut Conseil du Dialogue Social (HCDS)
le HCDS est une institution tripartite ayant pour missions :

• De procéder à des médiations et à des facilitations sociales


entre acteurs sociaux ;
• D’appuyer et de former les acteurs en matière de prévention,
de gestion et de résolution des conflits sociaux ;
• De mettre en places des mécanismes adaptés de dialogue
social à l’échelle nationale et sectorielle notamment au
niveau des branches et des entreprises ;
• De mener ou de faire mener toute étude jugée utile sur la
situation et les perspectives du dialogue social ;
• D’établir le rapport annuel sur l’état du dialogue social et de
le soumettre au Président de la République.
9. Perspectives

La Banque Mondiale, à la suite d’une étude intitulée


« construire un système de retraite sûr, durable et
moderne » avait préconisé, parmi les réformes du
système de sécurité sociale, une étude sur l’élimination
de la duplication des activités entre la CSS et l’IPRES.

L’étude a été réalisée en 2006, sous l’égide de la


COSRISS. Plusieurs scénarii ont été proposés dont celui
qui recommande le rapprochement progressif des 2
institutions, avec la mise en commun de certaines
activités communes, pour aboutir à la fusion totale des
deux entités.

Est-ce dans ce cadre que s’inscrit le projet de


Merci pour votre attention

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