0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues18 pages

Paramètres statistiques : moyenne et médiane

Ce document décrit les concepts statistiques de base comme la moyenne, la variance, la médiane et les fractiles. Il explique comment calculer ces mesures pour des variables quantitatives discrètes et continues et donne des exemples numériques.

Transféré par

Chris Floric
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues18 pages

Paramètres statistiques : moyenne et médiane

Ce document décrit les concepts statistiques de base comme la moyenne, la variance, la médiane et les fractiles. Il explique comment calculer ces mesures pour des variables quantitatives discrètes et continues et donne des exemples numériques.

Transféré par

Chris Floric
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

J

Paramètres statistiques

Administration Économique et Sociale

P Mathématiques
Q XA100M
J
I

L’objet des paramètres statistiques est de résumer, à l’aide de quelques valeurs


clés, l’information donnée par l’observation d’une variable quantitative.

P
Q
J
I 1. M OYENNE ET VARIANCE

On considère un caractère quantitatif discret X . On note n l’effectif total.

Modalités m1 m2 · · · mp
Effectifs n1 n2 · · · np

La moyenne de X est
p n1 m1 + · · · + np mp
1X
☞ Moy(X ) = ni mi = .
n i =1 n

P
Q
J
I

La moyenne peut être exprimée avec les fréquences :


n1 m1 + · · · + np mp n1 np
Moy(X ) = = m1 + · · · + mp
n n n
= f1 m1 + · · · + fp mp .

p
X
☞ Moy(X ) = fi mi = f1 m1 + · · · + fp mp .
i =1

P
Q
J
I

Exemple
On étudie le nombre d’étages des demeures d’un quartier de Montpellier.

Modalités 0 1 2 3 4 5 6
Effectifs 50 58 112 138 106 55 16

Moy(X ) =
50 × 0 + 58 × 1 + 112 × 2 + 138 × 3 + 106 × 4 + 55 × 5 + 16 × 6
=
50 + 58 + 112 + 138 + 106 + 55 + 16
1491
= 2, 79.
535

! La moyenne n’est pas nécessairement une modalité.


P
Q
J
I On considère un caractère quantitatif continu X . On note n l’effectif total.
Les modalités sont des intervalles. Pour calculer la moyenne, on remplace ces
intervalles par leurs centres.
Modalités [a1 , a2 [ [a2 , a3 [ ··· [ap , ap+1 [

a1 + a2 a2 + a3 ap + ap+1
Centres c1 = c2 = ··· cp =
2 2 2

Effectifs n1 n2 ··· np
La moyenne de X est
p n1 c1 + · · · + np cp
1X
☞ Moy(X ) = ni ci = .
n i =1 n

Comme précédemment, on peut aussi utiliser les fréquences


p
X
☞ Moy(X ) = fi ci = f1 c1 + · · · + fp cp .
P i =1
Q
J
I

Exemple
On étudie le poids (en kg) de 50 enfants.

Modalités [10, 15[ [15, 20[ [20, 25[ [25, 30[

10 + 15 15 + 20 20 + 25 25 + 30
Centres = 12, 5 = 17, 5 = 22, 5 = 27, 5
2 2 2 2

Effectifs 10 18 13 9

10 × 12, 5 + 18 × 17, 5 + 13 × 22, 5 + 9 × 27, 5 980


Moy(X ) = = = 19, 6.
10 + 18 + 13 + 9 50

P
Q
J
I

Si X est un caractère : on note m1 ,...,mi ,...,mp


– ses modalités si le caractère est discret
– le centre de ses modalités si le caractère est continu.

Pour chaque modalité mi , l’effectif associé est ni , l’effectif total est n.

On appelle série statistique de X l’ensemble des couples (m1 , n1 ),...,(mp , np ).

☞ La moyenne de X est le nombre qui approche le mieux la série statistique


de X .
P
Q
J
I

Si a est un nombre, la distance de a à la série de X est


p
1X
d(a) = ni (mi − a)2 .
n i =1

– Valorisation des grands écarts entre a et les mi


– Valorisation des modalités de grand effectif
– Dévalorisation des petits écarts entre a et les mi
– Dévalorisation des modalités de petit effectif.

La moyenne de X est le seul nombre Moy(X ) tel que


¡ ¢
d Moy(X ) ≤ d(a)

pour tout nombre a.


P
Q
J
I

¡ ¢
Ce nombre d Moy(X ) est la plus petite erreur possible en approchant la série
statistique de X par un nombre. On l’appelle variance de X :

☞ Var(X ) = d Moy(X )
¡ ¢

p
1X ¡ ¢2
= ni mi − Moy(X )
n i =1
p
X ¡ ¢2
= fi mi − Moy(X )
i =1

où fi est la fréquence de mi .

P
Q
J
I

En utilisant ¢2
mi − Moy(X ) = mi2 − 2mi Moy(X ) + Moy(X )2
¡

on montre

☞ Var(X ) = Moy(X 2 ) − Moy(X )2


p
1X
= ni mi2 − Moy(X )2
n i =1
p
fi mi2 − Moy(X )2 .
X
=
i =1

P
Q
J
I

En résumé :

☞ La moyenne est la valeur qui approche le mieux une série statistique.

☞ La variance mesure l’erreur faite en remplaçant la série par la moyenne.

☞ Si on remplaçait la série par nombre différent de la moyenne, on ferait une


erreur plus grande.

P
Q
J
I 2. M ÉDIANNE – FRACTILES

Si X est un caractère quantitatif de modalités

m1 < m2 < · · · < mi < · · · < mp .

La médianne est un nombre tel que


– l’effectif de l’ensemble des modalités supérieures à ce nombre
– l’effectif de l’ensemble des modalités inférieures à ce nombre
sont égaux.

Un tel nombre n’existe pas toujours et on donne des solutions approchées.

P
Q
J
I 2.1. Médianne d’un caractère quantitatif discret.

On note F la fonction de distribution cumulative en fréquence du caractère


quantitatif discret X .

☞ La médianne est la modalité mi telle que

F (mi −1 ) < 0, 5 et F (mi ) ≥ 0, 5.

! La médianne d’un caractère quantitatif discret est donc une modalité. Si


on imagine qu’on classe les individus par modalités croissantes puis arbitrai-
rement à l’intérieur de chaque modalité, la médianne est la modalité associée
à le individu qui a plus (ou autant) d’individus avant lui que d’individu après.
P
Q
J
I 2.2. Médianne d’un caractère quantitatif continu.

On note F la fonction de distribution cumulative en fréquence du caractère


quantitatif continu X .

Dans ce cas, il existe toujours un unique nombre x tel que F (x) = 0, 5. C’est ce
nombre qu’on appelle médianne de X .

P
Q
J
I 2.3. Fractile d’un caractère quantitatif discret.

Le but d’un fractile d’ordre p est de partager les individus en p parties de même
effectifs.

! pour p = 2 on retrouve la notion de médianne.

On note F la fonction de distribution cumulative en fréquence du caractère


quantitatif discret X .

Soit j un nombre entier parmi 1, 2, . . . , p − 1 :

☞ Le j e fractile d’ordre p est la modalité mi telle que


j j
F (mi −1 ) < et F (mi ) ≥ .
p p

P
Q
J
I 2.4. Fractile d’un caractère quantitatif continu.

Soit j un nombre entier parmi 1, 2, . . . , p − 1 :

On note F la fonction de distribution cumulative en fréquence du caractère


quantitatif continu X .

j
Dans ce cas, il existe toujours un unique nombre x tel que F (x) = p . C’est ce
nombre qu’on appelle j e fractile d’ordre p de X .

P
Q
J
I 2.5. Cas particuliers.

☞ Les fractiles d’ordre 10 s’appellent déciles

☞ Les fractiles d’ordre 100 s’appellent centiles

☞ Les fractiles d’ordre 4 s’appellent quartiles

Si Q1 est la premier quartile et Q3 le troisième, on appelle espace interquartiles


le nombre Q3 −Q1 .

! Il y a 50% de la population associée à des modalités comprises entre Q1 et


Q3 .
P
Q

Vous aimerez peut-être aussi