Vecteurs aléatoires réels et mesures
Vecteurs aléatoires réels et mesures
Si µ1 est une mesure σ-finie sur l’espace mesurable (Ω1 , F1 ) et µ2 est une mesure
σ-finie sur l’espace mesurable (Ω2 , F2 ), alors il existe une unique mesure µ sur
(Ω1 × Ω2 , F1 ⊗ F2 ) telle que
Y
avec pour convention 0 × +∞ = +∞ × 0 = 0 et +∞ × +∞ = +∞. Cette mesure µ,
que nous notons sous la forme
NA
µ = µ1 ⊗ µ2 ,
Remarque 3.1.2
1). Si µ1 et µ2 sont deux mesures finies, alors la mesure produit µ1 ⊗ µ2 est bien
définie et est finie. Si de plus µ1 et µ2 sont deux probabilités, alors µ1 ⊗ µ2 est une
Z.
probabilité.
2). Le Théorème 3.1.1 se généralise à l’espace produit (Ω1 × · · · × Ωd , F1 ⊗ · · · ⊗ Fd ),.
Exemple 3.1.3
Les théorèmes de Fubini qui permetents de ramener le calcul d’une intégrale «double» sur un
espace produit Ω1 × Ω2 aux calculs d’intégrales simples.
28
3.2. GÉNÉRALITÉS ET DÉFINITIONS
Alors pour i ∈ {1, 2}, la fonction Fi : (Ωi , Fi ) → ([0, +∞], B([0, +∞])) est mesurable.
De plus
ZZ Z Z
f (ω1 , ω2 ) (µ1 ⊗ µ2 ) (dω1 , dω2 ) = F1 (ω1 ) µ1 (dω1 ) = F2 (ω2 ) µ2 (dω2 ) .
Ω1 ×Ω2 Ω1 Ω2
Y
Intéressons-nous au cas des fonctions a priori non positives.
3. Enfin
ZZ Z Z
f (ω1 , ω2 ) (µ1 ⊗ µ2 ) (dω1 , dω2 ) = f (ω1 , ω2 ) µ2 (dω2 ) µ1 (dω1 )
Ω1 ×Ω2 Ω1 Ω2
Z Z
= f (ω1 , ω2 ) µ1 (dω1 ) µ2 (dω2 ) .
Ω2 Ω1
Définition 3.2.1
X est un vecteur aléatoire réelle si et seulement si X est une application (T , B(Rn ))-
mesurable. Autrement dit, si X −1 (B) ∈ T pour tout B ∈ B(Rn ).
29
3.3. LOI DE PROBABILITÉ D’UN VECTEUR ALÉATOIRE RÉEL
Remarque 3.2.2
Y
riables aléatoires réelles X1 , . . . , Xn telles que X = (X1 , . . . , Xn ) et réciproquement.
NA
3.3 Loi de probabilité d’un vecteur aléatoire réel
AZ
n
!
\
par PX (B) = P(X1 ,...,Xn ) (B1 × · · · × Bn ) = P (X ∈ B) = P (Xi ∈ Bi ) :=
i=1
P (X1 ∈ B1 , . . . , Xn ∈ Bn ) pour tout B = B1 × · · · × Bn ∈ B(Rn ), Bi ∈ B(R).
2- Soit X = (X1 , . . . , Xn ) un vecteur aléotoire réel, la loi marginale de rang i est la
loi PXi de chaque v.a.r Xi .
30
3.4. FONCTION DE RÉPARTITION D’UN VECTEUR ALÉATOIRE RÉEL
Remarque 3.3.2
1- Soit PX est la loi conjointe de X. Comme (Xi ∈ R) = Ω, alors la ième loi marginale
PXi de Xi s’obtient en fonction de la loi conjointe PX de X par :
pour tout Bi ∈ B(R). Par conséquent, la loi conjointe caractérise les lois marginales.
2- La réciproque de la première remarque est fausse en général, c’est-à-dire que les
lois marginales PXn , . . . , PXn ne caractérisent pas la loi conjointe PX (voir l’exemple
suivant).
Exemple : Z
Soit X = (X1 , X2 ) un couple de v.a.r telles que PX (B) = 1[0,1]2 dλ2 . Donc si B := B1 × B2 ,
Y
B
où Bi ∈ B(R), alors
NA
PX (B) = λ2 (B ∩ [0, 1]2 ) = λ2 ((B1 ∩ [0, 1]) × (B2 ∩ [0, 1])) = λ(B1 ∩ [0, 1])λ(B2 ∩ [0, 1]).
On en déduit que PX1 (B1 ) = PX (B1 ×R) = λ(B1 ∩[0, 1]) = B1 1[0,1] (x)dx. Ainsi, la première loi
R
marginale P X1 est uniforme sur [0, 1]. De même, la deuxième loi marginale PX2 est uniforme
AZ
sur [0, 1]. Considérons maintenant le vecteur aléatoire Y = (X1 , X1 ). Pour ∆ = {(x, x) | x ∈
[0, 1]}, on observe que PX (∆) = P (X1 = X2 ) = 0, car λ2 (∆) = 0 et PX est absolument
continue par rapport à λ2 . En revanche, PY (∆) = P (Y ∈ ∆) = P (X1 = X1 ) = 1. Ainsi, bien
que les vecteurs aléatoires X et Y aient les mêmes lois marginales, leur loi conjointe diffère.
Z.
31
3.5. DENSITÉ DE PROBABILITÉ D’UN VECTEUR ALÉATOIRE
Proposition 3.4.2
Soit FX la fonction de répartition d’un vecteur aléatoire X. Alors, FX vérifie les pro-
priétés suivantes :
1. FX est à valeurs dans [0, 1].
2. FX est croissante en chacune de ses coordonnées, c’est-à-dire que la fonction
t 7→ FX (x1 , . . . , xi−1 , t, xi+1 , . . . , xn ) est croissante en t, pour tout i = 1, . . . , n.
3. FX est continue à droite en chacune de ses coordonnées, c’est-à-dire que la
fonction t 7→ FX (x1 , . . . , xi−1 , t, xi+1 , . . . , xn ) est continue à droite en t, pour
tout i.
4. lim FX (x1 , . . . , xn ) = 1, et lim FX (x1 , . . . , xn ) = 0, pour tout i.
x1 →+∞,...,xn →+∞ xi →−∞
Remarque 3.4.3
Y
1. Comme dans le cas des variables aléatoires, la fonction de répartition d’une
vecteur aléatoire réel caractérise sa loi, de sorte que si X et Y sont deux
NA
vecteurs aléatoires réels, alors PX = PY si et seulement si FX = FY .
2. Si F est une fonction sur Rn , vérifiant les quatre condition de la Proposition
3.4.2, alors il existe une probabilité ν sur B(Rn ) telle que F (x1 , . . . , xn ) =
n
!
AZ
Y
ν ] − ∞, xi ] et réciproquement.
i=1
Soit X un vecteur aléatoire défini sur (Ω, T , P ) à valeurs dans R2 , X = (X1 , . . . , Xn ), de loi
de probabilité PX .
Définition 3.5.1
On dit que X est à densité par rapport à la mesure de Lebesgue λn sur (Rn , BRn ) si
PX est absolument continue par rapport à λn , PX << λn . Dans ce cas, il existe une
fonction fX définie sur Rn , fX ⩾ 0, λn -intégrable et
Z
fX (x1 , . . . , xn ) dλn (x1 , . . . , xn ) = 1
Rn
32
3.6. DENSITÉ MARGINALES
Remarque 3.5.2
Si B =] − ∞, x1 ] × · · · ×] − ∞, xn ], avec x1 , . . . , xn ∈ R, alors
PX (B) = FX (x1 , . . . , xn )
Z
= fX (x1 , . . . , xn ) dλ(x1 ) . . . dλ(xn ).
]−∞,x1 ]×···×]−∞,xn ]
Exemple : La fonction f définie sur Rn par f (x1 , . . . , xn ) = 1[0,1]n (x1 , . . . , xn ) = 1[0,1] (x1 ) . . . 1[0,1] (xn )
est une densité de probabilité sur (Rn , BRn , λn ). En effet, f est mesurable puisque [0, 1]n ∈
BRn , De plus, f est bornée, ce qui la rend intégrable par rapport à la mesure de Lebesgue λn .
En utilisant le théorème de Fubini-Tonelli on montre que
Z
Y Z !n
NA
fX (x1 , . . . , xn ) dλn (x1 , . . . , xn ) = 1[0,1] (x)dx = 1.
Rn [0,1]
Ainsi, la fonction f satisfait les propriétés requises pour être une densité de probabilité.
AZ
33
3.7. CALCUL DES LOIS DANS Rn
Preuve
1. Considérons B ∈ R tel que λ(B) = 0. Nous avons
Puisque λ(B) = 0, alors fX (t1 , . . . , tn )dλ(ti ) = 0. Ainsi, PXi (B) = 0 et donc PXi ≪ λ.
R
B
2. Nous écrivons
Z Z
PXi (B) = fX (t1 , . . . , ti−1 , xi , ti+1 , . . . , tn ) dλn−1 (t1 , . . . , ti−1 , ti+1 , . . . , tn ) dλ(xi ).
B Ri−1 ×Rn−i
En posant
Z
fXi (x) = fX (t1 , . . . , ti−1 , x, ti+1 , . . . , tn ) dλn−1 (t1 , . . . , ti−1 , ti+1 , . . . , tn ),
Ri−1 ×Rn−i
Y
nous obtenons PXi (B) = B fXi (x)dλ(x). De plus, puisque fXi vérifie les propriétés
R
NA
d’une densité (notamment sa mesurabilité découle du théorème de Fubini-Tonelli),
alors c’est une densité de Xi .
Exemple : Considérons la fonction de densité f définie par f (x, y) = π1 1D (x, y), où D est
AZ
le disque unité. Il est facile de vérifier que f est une densité de probabilité d’un couple
aléatoire réel X = (X1 , X2 ). Calculons la densité marginale fX1 . Nous avons 1D (x, y) =
1[−√1−x2 ,√1−x2 ] (y)1[−1,1] (x), ce qui donne
√
Z
1 Z
2 1 − x2
Z.
Proposition 3.7.1
Soit X un vecteur aléatoire réel défini sur l’espace probabilisé (Ω, T , P ), de loi PX .
Les conditions suivantes sont équivalentes :
1. µ une probabilité sar (Rn , BRn ) est la loi de X et PX = µ;
2. ∀h mesurable positive h : Rn → R, on a E(h(X)) =
R
Rn h(x)dµ(x);
3. ∀h continue bornée h : Rn → R, on a E(h(X)) =
R
Rn h(x)dµ(x);
4. ∀h continue à support compact h : Rn → R (i.e. il existe un compact K de Rn
t.q. φ = 0 sur K c ) , on a E(h(X)) = Rn h(x)dµ(x).
R
34
3.8. CARACTÉRISATIONS DE L’INDÉPENDANCE
Exemple :
1. Soit X une variable aléatoire qui suit une loi normale N (0, 1), et soit m ∈ R et σ > 0.
Quelle est la loi de Y = m + σX ?
Pour cela, soit h : Rn → R une fonction mesurable positive. Le théorème du trans-
port implique que :
Z
E(h(Y )) = E(h(m + σX)) = h(m + σx)dPX (x)
Rn
1 Z 2
− x2 1 Z +∞ x2
=√ h(m + σx)e dλ(x) = √ h(m + σx)e− 2 dx.
2π R 2π −∞
y−m
En effectuant le changement de variables y = m + σx, on obtient x = σ
, et donc
Z +∞
1 −
(y−µ)2
Z Z
E(h(Y )) = h(y) √ e 2σ 2
dy = h(y)fY (y)dλ(y) = h(y)dµ(y),
−∞ 2πσ R R
(y−µ)2
1
où fY (y) := √2πσ e− 2σ2 et µ := fY dλ. On peut facilement vérifier que fY ≥ 0, est
Y
mesurable et R fY (y)dλ(y) = 1. Ainsi, fY est une densité de probabilité et µ := fY dλ
R
35
3.8. CARACTÉRISATIONS DE L’INDÉPENDANCE
Proposition 3.8.5
Y
Soit X = (X1 , . . . , Xn ) un vecteur aléatoire réel défini sur l’espace probabilisé
NA
(Ω, T , P ). Alors X1 , . . . , Xn sont indépendantes si et seulement si l’égalité
n n
!
Y Y
E φi (Xi ) = E (φi (Xi )) ,
i=1 i=1
AZ
36
3.9. FORMULES DE CHANGEMENT DE VARIABLE
important, sur les changements de variables dans les intégrales multiples. Rappelons d’abord
que si g est une fonction différentiable d’un ouvert G de Rn dans Rn , sa matrice jacobienne
∂g ∂gi
Jg (x) au point x ∈ G est Jg (x) = ∂x , i.e. Jg (x)ij = ∂xj
, où g = (g1 , . . . , gn ). Le jacobien de g en
x est le déterminant de la matrice jacobienne Jg (x). Si le jacobien est non nul, alors la fonction
Z.
37
3.9. FORMULES DE CHANGEMENT DE VARIABLE
Théorème 3.9.2
Exemple 3.9.3
Soit X et Y des v.a. indépendantes N(0, 1). Calculons la densité du couple (U, V ) =
(X + Y, X − Y ). On a
Y
La matrice jacobienne ne dépend pas ici de (u, v) et vaut
NA
1 1
2 2
Jg−1 (u, v) = 1
.
2
− 12
et
AZ
1 1 1 1 1
det (Jg−1 (u, v)) = − − =− .
2 2 2 2 2
Donc
u+v u−v
f(U,V) (u, v) = f(X,Y ) , | det (Jg−1 (u, v)) |
2 2
u+v u−v
= fX fY | det (Jg−1 (u, v)) |
Z.
2 2
1 1 u+v 2 1 1 u−v 2 1
= √ e− 2 ( 2 ) √ e− 2 ( 2 ) ·
2π 2π 2
1 − v2 1 − u2
=√ e 4 √ e 4,
4π 4π
pour u, v ∈ R. On en déduit que U et V sont indépendantes et de même loi normale
centrée N (0, 2).
On peut aussi traiter le cas où g n’est pas injective mais seulement “injective par morceaux”.
38
3.9. FORMULES DE CHANGEMENT DE VARIABLE
Corollaire 3.9.4
Exemple 3.9.5
Y
théorème. On peut cependant s’y ramener par une astuce simple. Posons
NA
g(x, y) = (xy, x).
0 1 .
Jg−1 (u, v) = 1 u
v
− v2
f v, u 1
si v ̸= 0
v |v|
f(U,V ) (u, v) =
0
si v = 0.
39
3.10. MOMENTS D’UN VECTEUR ALÉATOIRE
v
u n
uX
Notons dans la suite ∥X∥ = t X 2. k On a alors la proposition suivante :
k=1
Proposition 3.10.2
Preuve
Y
NA
n
X n
X
On a |Xi | ≤ ∥X∥ ≤ |Xk |. Ainsi, E(|Xi |) ≤ E(∥X∥) ≤ E(|Xk |). D’où le résultat.
k=1 k=1
Proposition 3.10.3
AZ
Preuve
L’inégalité de Cauchy-Schwarz donne | < X, E(X) > | ≤ ∥X∥∥E(X)∥, où ⟨t, x⟩ = ni=1 ti xi
P
Z.
40
3.11. MATRICE DE COVARIANCE D’UN VECTEUR ALÉATOIRE
Proposition 3.11.2
Preuve
Y
NA
1. Si X et Y sont indépendantes, alors E(XY ) = E(X)E(Y ) = 0. Ainsi cov(X, Y ) = 0.
2. En utilisant l’inégalité de Cauchy-Schwarz (Proposition 2.3.3), on trouve
q q
≤ E ((X − E(X))2 ) E ((Y − E(Y ))2 ) = σX σY .
Exemple 3.11.3
Proposition 3.11.4
Soient X1 , . . . , Xn sont toutes de carré intégrable (i.e. E(Xi2 ) < ∞), alors
n
X n
X X n
X X
Var( Xi ) = Var(Xi ) + cov(Xi , Yj ) = Var(Xi ) + 2 cov(Xi , Yj ).
i=1 i=1 i̸=j i=1 1≤i<j≤n
41
3.11. MATRICE DE COVARIANCE D’UN VECTEUR ALÉATOIRE
Soit X et Y deux variables aléatoires réelles de variances finies non nulles. Le coef-
ficient de corrélation linéaire de X et Y est le nombre
cov(X, Y )
p(X,Y ) = .
σX σY
Remarque 3.11.6
Soient X et Y deux variables aléatoires réelles de variances finies non nulles. Po-
sons U := X−E(X)
σX
et V := Y −E(Y
σY
)
. Alors U, V sont des v.a.r centrées réduites
(i.e. E(U ) = E(V ) = 0 et σX = σY = 1) et p(X,Y ) = p(U,V ) = cov(U, V ).
Proposition 3.11.7
Y
Soit X et Y deux variables aléatoires réelles de variances finies non nulles. Alors
NA
1. |p(X,Y ) | ≤ 1.
2. p(aX+b,cY +d) = p(X,Y ) , pour tous réels a, b, c, d avec a, c ̸= 0.
3. |p(X,Y ) | = 1 si et seulement si il existe a, b, c ∈ R, ab ̸= 0 tels que aX +bY +c =
0 P-p.s.
AZ
Preuve
On va démontrer uniquement le troisième point, les autres étant triviaux.
Z.
42
3.11. MATRICE DE COVARIANCE D’UN VECTEUR ALÉATOIRE
Définition 3.11.8
Remarque 3.11.9
Remarque 3.11.10
Y
NA
Avant de présenter le résultat suivant, rappelons quelques propriétés des matrices
symétriques semi-définies positives. Une matrice symétrique réelle M est considérée
comme semi-définie positive si elle satisfait l’une des deux conditions équivalentes
AZ
suivantes :
1. Pour tout vecteur colonne x, le produit < ΓX x, x >:= xT M x est toujours
supérieur ou égal à zéro ;
2. Toutes les valeurs propres de M sont des réelles positives ou nulles.
Z.
Proposition 3.11.11
43
3.11. MATRICE DE COVARIANCE D’UN VECTEUR ALÉATOIRE
Preuve
La symétrie est évidente. On a pour tout x ∈ Rn :
h i h i
< ΓX x, x > = xT ΓX x = xT E (X − E(X))(X − E(X))T x = E xT (X − E(X))(X − E(X))T x
T 2
= E xT (X − E(X)) xT (X − E(X)) =E xT (X − E(X))
2
=E xT X − E(xT X) = Var(xT X) ≥ 0.
Théorème 3.11.12
Preuve
Y
NA
C’est une simple conséquence de la linéarité de l’espérance. Pour la moyenne on a :
E(AX) = AE(X)
AZ
Proposition 3.11.13
Toute matrice symétrique et semi-définie positive est une matrice de covariance d’un
vecteur aléatoire réel.
Preuve
Si M est une matrice symétrique et semi-définie positive d’ordre n, alors il existe une matrice
N telle que N N T = M . Considérons un vecteur aléatoire réel X = (X1 , . . . , Xn ) de Rn dont
les composantes sont indépendantes, centrées et réduites (i.e. E(Xi ) = 0 et Var(Xi ) = 1) .
L’espérance de X est donc le vecteur nul, et la matrice de covariance est égale à la ma-
trice identité In . Le vecteur aléatoire Y = N X est alors centré de matrice de covariance
ΓY = N ΓX N T = N In N T = N N T = ΓX .
44