Étude géologique de l'or à Batouri
Étude géologique de l'or à Batouri
1. CONTEXTE DE L’ETUDE
L'or est extrait artisanalement au Cameroun depuis 1934 (Gazel et Gérard, 1954). Les
minéralisations sont concentrées dans les dépôts alluviaux, éluviaux, mais aussi bien dans les
veines de quartz altérées. La production d'or au Cameroun est estimée à 1500 kg/an (George, 2009).
Malheureusement, il n’existe pas de données historiques fiables de la production d'or. En outre, la
littérature sur la minéralisation aurifère primaire au Cameroun est extrêmement rare.
Batouri a été l'un des principaux sites pour l'exploitation minière artisanale de l'or dans le pays
depuis plus de 70 ans. L'or est produit dans la zone de cisaillement de filons sur 13 km le long d’un
corridor minéralisé, qui recoupent les roches granitiques (Milesi et al., 2004). Les modèles de
distribution de l'or dans le sol le long de cette zone de cisaillement définissent deux zones cibles
hautement prioritaires, à savoir la zone Bote-Kambélé et la zone Mongonam-Dimako (Milesi et al.,
2004).
De nos jours, le Cameroun est devenu une destination attrayante pour le développement des projets
miniers par des entreprises internationales. Ces sociétés ciblent les divers produits minéraux que
regorge le Cameroun à savoir : la bauxite, le fer, le cobalt, le nickel, l'uranium, le manganèse, le
rutile, l'or, le diamant et les substances de carrières (Newman, 2008). Le Cameroun se voit ainsi
atteindre son émergence d’ici 2035 en développant ce secteur via la valorisation de ces substances
utiles (Braux et al., 2013).
2. PROBLEMATIQUE
Au Cameroun, l'exploitation minière artisanale est fortement pratiquée dans les régions où ont été
découvertes des minéralisations. Elle a été identifiée comme un outil important pour lutter contre la
pauvreté dans la plupart des villages des régions du Nord, de l'Est et du Sud. Les trois types de
gisements d’or exploités sont: l'or primaire des veines de quartzite souterrain, l’or secondaire des
plaines alluviales à ciel ouvert et de plus en plus l’or des éluvions.
A Batouri La géologie de ces minéralisations se réfère aux travaux de Vishiti (2015) et Assah
(2010). Néanmoins les matériaux alluvionnaires de ces minéralisations, la morphoscopie des grains
d’or et les procédés d’exploitation de ces minéralisations sont mal connus. Ces méthodes
d'exploitation sont surtout rudimentaires et moins efficaces pour la récupération maximale dans le
cas de l'exploitation minière artisanale ; tandis que les entreprises pratiquant l’exploitation semi-
1
mécanisée sont équipées de pelles et d’unités de lavage bien organisées. Lorsque la récupération
n’est pas maximale, l’exploitation ne contribue pas à un développement durable.
Les deux échelles d'exploitation (exploitation artisanale et semi-mécanisée) observées sur le terrain
posent des problèmes considérables à l'environnement à savoir la déforestation, la dégradation des
terres et la pollution des eaux avec possibilité d’un drainage minier acide à l’avenir. L'exploitation
semi-mécanisée intense et désordonnée des dépôts alluviaux d’or par les sociétés peut grandement
conduire à une baisse de sa production d'or dans un avenir proche.
3. OBJECTIF
L’objectif général de ce travail est de faire une étude géologique des minéralisations d’or de
Kambélé à Batouri (Est-Cameroun) et d’évaluer les impacts socio-environnementaux liés à leur
exploitation. Pour y arriver les objectifs spécifiques sont : d’étudier les affleurements de Kambélé,
de déterminer la granulométrie des matériaux de l’or alluvionnaire et leur morphoscopie, de
présenter les différentes activités d’extraction de l’or à Kambélé et dégager les impacts socio-
environnementaux de leur exploitation.
4. PLAN DE L’ETUDE
Pour atteindre ces objectifs, le présent travail est subdivisé en quatre chapitres :
- le premier chapitre porte sur le milieu naturel de la zone d’étude ;
- le second chapitre porte sur les méthodes utilisées lors des investigations sur le terrain et en
laboratoire ;
- le troisième chapitre présente avec interprétation les principaux résultats obtenus sur le terrain, les
analyses des roches, des minéraux lourds, de l’or, des résidus miniers et expose l’exploitation de
l’or à Kambélé avec ses impacts socio-environnementaux ;
- le quatrième chapitre porte sur la discussion des résultats obtenus.
Enfin, une conclusion générale récapitule les principaux résultats obtenus et donne les perspectives.
2
CHAPITRE I : MILIEU NATUREL DE KAMBELE
Ce chapitre porte sur le milieu naturel à savoir le cadre géographique et géologique de la zone
d’étude.
I.1.1. Localisation
Batouri, de coordonnées géographique 4°25'60" N et 14°22'0" E, est situé dans le département de
la Kadey, dans la région de l’Est du Cameroun (Figure 1). C’est la deuxième plus grande
municipalité après la capitale régionale Bertoua. La commune de Batouri a été créée par décret n°
230 du 07 Juin 1955 du Ministère de l’Administration Territoriale.
Figure 1: Carte de localisation de Batouri et mise en évidence des sites d'exploitation minière artisanale
(Modifié d’après Assah, 2010).
Elle couvre une superficie de 5 786 km2 et est limitée au Nord par l’Arrondissement de Ketté, à
l’Est par la République Centrafricaine (RCA), au Sud-Est par l’Arrondissement de Kentzou
3
(frontière RCA), au Sud par les Arrondissements de Mbang et Ndélelé, à l’Ouest par le
Département de Lom et Djerem. Son accessibilité se fait à partir de la capitale Yaoundé sur environ
400 km de long, en combinaison de route bitumé et de route de latérite bien entretenue. L'étude est
limitée dans les zones de Kambélé. L’accès dans les zones minières se fait par des pistes et routes
créées dans la petite forêt.
I.1.2. Climat
Batouri connait un climat humide subéquatorial qui est fortement influencé par la forêt du Congo
(Tsaléfac, 2007). Ce climat chaud et humide est de type guinéen classique à deux saisons de pluies
entrecoupées de deux saisons sèches.
Les précipitations annuelles moyennes se situent entre 1400 et 2000 mm (la hauteur moyenne
mensuelle de pluie sur les 25 dernières années est 1700 mm).Les températures sont assez constantes
à environ 22,5 °C tout au long de l'année (Tsaléfac, 2007).
I.1.3. Sol
A Batouri, le sol est ferralitique, rouge et très lessivé (Martin, 1956). Une cuirasse de protection très
dure est formée sur le sol et, dans certains endroits entrave les activités minières artisanales. Les
sols hydromorphes s’observent dans les zones marécageuses et aux abords des cours d’eau.
I.1.4. Végétation
La végétation comprend une savane herbeuse au Nord et une forêt luxuriante au Sud. La zone
forestière communale est caractérisée par des formations végétales qualifiées de forêt dense humide
sempervirente, alternant avec la forêt semi décidue à grandes superficies et forêts marécageuses.
Les familles dominantes sont les Combrétacées, les Sterculiacées, les Méliacées et les Ochnacées
(Asaah, 2010).
I.1.5. Relief et hydrographie
Le relief dominant à Batouri a relativement une altitude moyenne qui oscille entre 600 et 700 m. Le
paysage est celui d’une pénéplaine accidentée par endroit, supportant un couvert forestier et de
savane. Des pentes abruptes peuvent être observées, mais elles restent très localisées. Le modèle
Numérique de Terrain (MNT) combine le réseau hydrographique et la variation des altitudes
(Figure 2).
Le réseau hydrographique est constitué de nombreuses rivières qui convergent toutes vers le fleuve
Kadey (Olivry, 1986). Dans cette étude, les travaux sont effectués autour de la rivière Djengou. Ce
réseau est de type dendritique.
4
Figure 2 : Carte du réseau hydrographique de Kambélé
5
CN: Complexe du Nyong
CT: Complexe du Ntem
SD: Série du Dja
ZCCC: Cisaillement Centre
Camerounais
FS: Faille de la Sanaga
FTB: Faille de Tibati-Banyo
Figure 3 : Carte géologique du Cameroun redessiné d’après Nzenti et al. (200) in Owona et al. (2011).
[Link]
La localité de Batouri située dans le département de la Kadey. Elle est caractérisée par un climat
subéquatorial humide, une végétation de savane vers le Nord et une forêt luxuriante au Sud
menacée toutefois par les activités humaines. La morphologie de la région est une pénéplaine qui
n’excède pas les 800m d’altitude. Le réseau hydrographique est principalement dendritique. La
zone d’étude appartient au complexe du Ntem avec une variété de roches granitiques et pour
principales hôtes des gisements les granodiorites et syeno-monzonites.
6
CHAPITRE II : MATERIELS ET METHODES
Ce chapitre s’intéresse aux différents matériels et méthodes utilisés pour obtenir les résultats
présentés ci-dessous. La démarche adoptée dans le cadre de cette étude est classique. A
savoir la recherche bibliographique, les travaux de terrain et les analyses en laboratoire.
7
II.3. TRAVAUX DE LABORATOIRE
Plusieurs analyses ont été effectuées au laboratoire à savoir : l’analyse pétrographique, l’analyse
granulométrique des matériaux alluvionnaires, la séparation densimétrique, le montage des lames de
frottis, la confection des lames minces de roches et l’observation des lames au microscope optique
polarisant et les grains d’or à la loupe binoculaire et la diffraction des rayons X.
8
Analyse granulométrique par voie sèche
L’analyse granulométrique par voie sèche s’est faite sur les grains d’or issus des concentrés des
minéraux lourds; à partir d’une colonne de tamis de mailles 40µm, 80µm, 90µm, 200µm, 400µm,
et 500µm.
II.4. CONCLUSION
La méthodologie utilisée pour atteindre l’objectif de l’étude est classique. Le matériel est tout
simplement les échantillons prélevés sur le site d’étude. La méthode d’étude quant à elle consiste à
une revue bibliographique, des travaux de terrain et des travaux en Laboratoire.
Les résultats des observations et analyses sont présentés dans le prochain chapitre.
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CHAPITRE III : PRESENTATION DES RESULTATS ET INTERPRETATION
Ce chapitre présente les résultats de terrain, plus précisément l’étude des affleurements de roches et
alluvions du site (description macroscopique et microscopique) et les résultats des analyses. Il décrit
l’exploitation artisanale et semi-mécanisée de l’or à Kambélé et expose les différents impacts
sociaux environnementaux qui en découlent.
Le site met en évidence deux (02) types pétrographiques (Figure 5) à savoir : les granites (A) et les
quartzites (B). Sur le terrain, les granites apparaissent sous forme de blocs rocheux tandis que les
quartzites apparaissent sous forme de filons en profondeur.
L’échantillon de granite (A) montre un désordre mélanocrate et leucocrate de plagioclase, biotite,
muscovite et quartz, tandis que l’échantillon de quartzite (B) de couleur blanchâtre est
essentiellement quartzeux.
11
A B
A B
12
C D
Figure 6: Caractères microscopiques des lames étudiées. A : texture grenue montrant la biotite agglutinée
entre plagioclase et quartz (LPA) ; B : même que A (LPNA) ; C : texture grenue montrant la calcite entre
Qtz et Pl (LPA) ; D : texture grenue montrant association myrmékite et microcline (LPA) ; E : texture
grenue montrant l’épidote entre Qtz et Pl (LPA).
- Le quartzite
L’échantillon de quartzite observé au microscope (Figure 7) présente une texture grenue composé
essentiellement de quartz xénomorphe, de taille comprise entre 4-0,2mm
Opaque Qtz
13
III.2. ETUDE MACROSCOPIQUE DU PROFIL D’EXPLOITATION
L’affleurement se compose en majorité des dépôts d’origine détritique fins à grossiers, contenant
du quartz en abondance. Les groupes de sédiments répertoriés sont : argile, sable et conglomérats.
Les couleurs caractéristiques sont jaunes et rouge-brun pour les sédiments sableux, grise et noire
pour les sédiments argileux. A l’intérieur du faciès argileux, on observe des nodules de
cuirassement (Figure 8). Dans l’ensemble, huit (08) niveaux ont été répertoriés. Ceux- ci sont
présentés dans le Tableau 2.
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Code des faciès Lithologie Caractéristiques
Sable argileux fin à moyen rouge
S1f1 Sable argileux
brune épaisse d’environ 100cm
Argile sableux fin à moyen. Epaisse
F2s2 Argile sableux
d’environ 40cm.
Argile brune rouge en voix
F3c Argile compact
de cuirassement d’environ 50cm
Cuirasse massive compact de couleur
C4mc Cuirasse massive compact
rouge blanc épaisse d’environ 80cm.
Sable fin imbriqué de galets arrondis à
S3 Sable graveleux
sub-arrondis épaisse d’environ 50cm
S4 Sable fin Sable fin blanc
Sable argileux
S5fg Sable minéralisés
conglomératique
Dans l’ensemble, toutes les fractions granulométriques sont représentées. Le tableau 3 et la figure 9
de synthèse des courbes granulométriques montrent que :
- le niveau S1f1 dont l’échantillon représentatif a un poids de 580g, est constitué essentiellement de
sables et d’argiles. Dans l’ensemble, les sables représentent 56.7% et les argiles 35.8%.Les tailles
granulométriques de plus de 20mm ne sont pas représentées tandis que les graviers et limons y
sont mais en faibles proportions ;
- le niveau F2s2 dont l’échantillon représentatif a un poids de 547g, est constitué essentiellement
d’argiles et de sables. Dans l’ensemble, les argiles représentent 53.9% et les sables 39.1%. Les
15
tailles granulométriques de plus de 20 mm ne sont pas représentées, mais les graviers et limons y
sont présents en faible proportions ;
- le niveau F3c dont l’échantillon représentatif a un poids de 689g comporte toutes les tailles
granulométriques dont principalement les tailles de diamètre supérieur à 20 mm : de limons à
39.9%, des sables à 28.2%, du gravier à 21.4% et enfin d’argiles à 10.2% ;
- le niveau C4mc dont l’échantillon représentatif a un poids de 688g, comporte également toutes
les tailles granulométriques à savoir les tailles de diamètre supérieur à 20 mm : de limons à 29.7%,
des sables à 45.8%, du gravier à 15% et enfin d’argiles à 9.5% ;
- le niveau S3 dont l’échantillon représentatif a un poids de 784g, constitué essentiellement de sable
à 96.9% ;
- tout comme le niveau S3, le niveau S4 dont l’échantillon représentatif a un poids de 784g,
constitué essentiellement de sable à 98.9% ;
- le niveau S5fg dont l’échantillon représentatif a un poids de 1400g comporte toutes les tailles
granulométriques dont principalement les tailles de diamètre supérieur à 20 mm : de limons à
5.4%, des sables à 72%, du gravier à 10.5% et enfin d’argiles à 12.1%.
C’est dans ce niveau S5fg que se trouve la minéralisation d’or alluvionnaire qui est obtenue après
lavage.
100
90
80
70
% cumulé tamisat
60 S1f1
50 F2s2
40
F3c
30
C4mc
20
S3
10
S4
0
S5fg 10 1 0,1 0,01 0,001
Diamètre des grains (mm)
16
Figure 10: Minéraux lourds identifiés : A : Zircon(LPNA) ; B : Zircon (LPA) ; C : Minéraux
Opaques ; D : Monazite (LPNA) ; E : Monazite (LPA).
% des minéraux
M onazit e
Zircon
M inéraux opaques
Figure 11: Diagramme circulaire de l’abondance (%) des minéraux lourds (fond de batée).
17
III.5. GRANULOMETRIE DE L’OR
Cette analyse a permis de ressortir la distribution des particules d’or issu du fond de batée. Le tableau 5 et
la figure 12 montre que l’or de Kambélé est concentré dans les fractions 200-400µm et 500µm.
Tableau 5 : Répartition des tailles granulométrique de l’or.
120
100
80
60 % poids reel
40
% poids cum
20
0
<40 40-80 80-90 90-200 200-400 400-500 >500
Figure 13: Morphoscopie des grains d’or extrait des fonds de batées.
18
III.7. ANALYSE PAR DIFFRACTION DES RAYONS X (DRX) DES STERILES
L’analyse par DRX a été faite sur un échantillon prélevé du quartage de l’ensemble des matériaux
du profil d’exploitation. Cet échantillon représente le stérile qui regroupe les différentes couches au-
dessus du gravier minéralisé. Les résultats sont présentés dans le graphe de l’annexe 5. Après
dépouillage, il ressort que ces stériles sont essentiellement composés de quartz, de gypse et des
oxydes.
Tableau 6: Abondance relative des phases minéralogiques déterminée par [Link] : très abondant
(>50%) ; A : abondant (30-50%) ; M : abondance moyenne (10-30%) ; F : abondance faible (2-
10%) ; Tr : trace (<2%). (Goumih, 2014).
Carbonates
Familles
Silicates
Sulfates
Oxydes
Palygorskite
Ferrihydrite
Strontianite
Manganite
Oxyde Mn
Magnétite
Oxyde Al
Kaolinite
Hématite
Goethite
Chlorite
Anatase
Amesite
Sidérite
Quartz
Gypse
Sutite
Minéraux
% / Minéraux 51.6 1 1 1 4 6.7 3.59 1 1 4.5 3 1.3 3.1 2.2 2.2 5.4 7.2
Abondance TA Tr Tr Tr F F F Tr Tr F F Tr F F F F F
Proportions / famille 58.35 6.73 4.74 30.03
Abondance / famille TA F F A
La description de l’activité minière permet de suivre les étapes qui conduisent à l’extraction de la
substance recherchée et à mettre en évidence les répercussions qui sont liées à cette activité.
La région minéralisée est située dans la zone dénommée « district aurifère de l’Est ».
L’exploitation des gisements d’or qui s’y trouvent se fait de façon artisanale et semi mécanisée. Les
plus grandes concentrations sont récupérées aussi bien dans les flats de rivières anciennes et
actuelles, que dans les veines de quartz. Les chantiers en eux même sont des flats en exploitation
pour l’or alluvionnaire, des ravins et galeries creusées pour l’or primaire dans les filons de quartz.
19
III.8.1.1. Exploitation semi-mécanisée de l’or
Ce type d’exploitation sur le terrain ne concerne que l’or alluvionnaire. L’exploitation est peu
mécanisée avec des outils mécaniques durant tout le procédé allant de la déforestation des espaces
de terrain jusqu’à la récupération de l’or. Le gravier extrait est transporté vers l’unité de traitement
qui est une unité de lavage mécanique constituée de tapis à différents niveaux (Figure 14A). Cette
station de lavage est alimentée par de l’eau pompée depuis le fleuve, rivière ou eau stagnée (Figure
14B). Le gravier est versé dans le bac de la machine, arrosé et giclé. L’or est recueilli par les
différentes sections des tapis.
A B
a- Déforestation
L’exploitation de l’or à Kambélé débute avec la déforestation, le désherbage qui consiste à la
suppression ou diminution du couvert végétal (Figure 15A) pour l’exploitation du minerai.
A B
Figure 15: Destruction progressive des espaces : avant exploitation(A), après exploitation (B)
20
b- Mise à découvert/déblayage
C’est le creusement d’énormes volumes de déblais afin de mettre à découvert la couche ou filon
minéralisé. Le déblayage du stérile se fait à l’aide des pelles excavatrices dans les chantiers
mécanisés et pelle manuelle dans les chantiers artisanaux.
1 2 3
4 5 6
21
Les profondeurs peuvent aller jusqu’à 30m et les galeries sur environ 7m de longueur. Ils utilisent
des outils rudimentaires tels que pioche, pelle, marteau pour le creusement et des sacs pour la
récupération et le transfert vers la surface.
Ils vérifient régulièrement la stabilité des talus en faisant des raclages et disposés de façon à former
une chaine de raccord. Ils utilisent le langage « baine » pour caractériser la profondeur de la mine
souterraine. Une mine de 23 à 30 m s’appelle mine de 9 à 10 baines car une baine fait pour certains
2,5 m et pour d’autres 3m.
Les sacs chargés en profondeur parviennent à la surface par la chaine de relais et une fois en
surface est vendu sur le tas à d’autres artisans. La suite du processus consiste à passer au traitement
pour la récupération de la substance utile. Les différentes étapes (Figure 18) sont celles de
concassage des blocs (2), broyage des graviers obtenus (5), lavage au sluice (7) et récupération par
densimétrie d’un fond des minéraux lourds (8).
22
III.9. IMPACTS LIES AUX ACTIVITES D’EXTRACTION DE L’OR
L’exploitation de l’or est une activité aux conséquences destructrices sur l’écosystème. Bien que
lucrative, elle constitue un risque et un danger pour l’environnement. Les différentes activités
effectuées telles que listées précédemment se déroulent dans une localité humaine et zone
écologiquement sensible classée comme habitat naturel d’espèces animales, végétales et humaines.
Ainsi, les composantes les plus affectées par les activités sont : la flore, la faune, le sol et enfin
l’homme.
Les enjeux liés aux activités de l’exploitation minière à Batouri s’observent à plusieurs niveaux de
l’environnement : milieu biologique, sol, ressources en eau, paysage, climat.
- Milieu biologique
Le déboisement, défrichage, destruction de la forêt provoquent sur le milieu biologique, la
modification et destruction de la faune et la flore avec la disparition de certaines espèces
floristiques, la perturbation du comportement des animaux dans la zone d’exploitation, leur
déménagement d’où le déséquilibre de l’écosystème. Suivant une petite enquête menée sur le site, il
ressort qu’avant cette activité minière dans le site, on ne pouvait parcourir 10 km sans rencontrer un
animal ; ce qui devient de plus en plus rare. Le flux de populations accentue d’avantage leur
disparition. En somme, une perte de la biodiversité.
- sol
La fragilisation du sol par morcellement de la couverture végétale et autres horizons lors de la mise
à découverture modifie la structure du profil pédologique, accélère la sensibilité du sol à l’érosion
induisant sa déstabilisation. L’excavation des profils d’exploitation modifie le relief avec les dépôts
de déblais (Figure 19)
A B
23
Le sol est le plus important des ressources naturelles renouvelables sur lesquelles se fondent
l’activité humaine de production. Toute pollution du sol influe sur la flore, la faune et sur l’homme.
Il reste évident que le sol est fragilisé car séparé de son couvert végétal (habitat des micro-
organismes qui constituent un maillon de la chaîne alimentaire). Les eaux usées résultant de la
maintenance mécanique polluent également ces sols. La perte de la fertilité de ces sols
indispensable aux populations n’est pas en reste.
- Ressources en eau
Les ressources naturelles en eau connaissent également une pression pour les besoins usuels tels que
ménages, logistiques, maintenances… . Les eaux sont déviées de leur lit habituel lorsque les besoins
se font ressentir pour les travaux. Ce qui perturbe le régime des cours d’eau de la localité car ils
prennent une autre direction après utilisation (Figure 20A et B). Le réseau de drainage modifié crée
des perturbations sur l’écoulement et le comportement hydrologique des cours d’eau de la région.
A B
Les eaux utilisées pour le traitement du minerai sont rejetées directement dans le milieu naturel.
L’usage de bassin de décantation n’est pas utilisé à Kambélé. L’eau ainsi rejetée est
alors fortement chargée de matières en suspension et augmente la turbidité des cours d’eau (Tehna,
2015). L’envasement des rivières est une conséquence directe. Ainsi, la charge sédimentaire trop
élevée a des effets sur la vie aquatique. Les rivières au sortie des sites ont perdu leur débit et volume
de par les obstacles rencontrés au moment de la traversé des zones d’exploitation. Le déversement
des eaux usées du camp, des effluents des ateliers mécaniques à l’instar du carburant polluent les
eaux.
24
- Paysage
Le procédé de traitement du minerai étant le principe de gravimétrie, les éléments sont séparés par
ordre de densité. Le taux de récupération étant très faible, il est observé des monticules de stériles
du déblaiement issus des profils d’exploitation (Figure 21A et B). Ce qui modifie de façon
considérable la topographie et par conséquent modifie localement les processus de géodynamique
externe. Par exemple, sur le tas stérile, s’observe les traces de circulation des eaux de ruissellement.
Ces eaux qui devaient naturellement s’infiltrer dans le sol et alimenter les nappes se retrouvent être
retenues et déviées par les dépôts de stériles. Le sol est marqué de trous et de fossés occupés par
des mares d’eau sales, habitat de moustiques, de bilharzioses et autres maladies hydriques.
A B
- Climat
La perte de la forêt par destruction, constitue un risque pour le cycle de carbone qui peut être à l’
origine de la variation de la pluviométrie dans la localité. Sans oublier que la déforestation a une
incidence directe sur le milieu végétal et à long terme sur le climat.
25
- Pollution atmosphérique
Les mineurs locaux ou orpailleurs ont l’habitude de suivre les chantiers en exploitation et s’y
installent en créant en général des villages spontanés à proximité des sites d’extraction. Ils
s’abritent dans des huttes de branchages et de paille qui ne présentent aucune commodité de
protection. Ces abris sont dépourvus de toute infrastructure hygiénique.
La pollution atmosphérique est également matérialisée ici par les poubelles et déchets de toutes
natures qui ne connaissent aucune organisation de sites d’épuration ou de décharges. Il est identifié
des odeurs à certains endroits ou un flux de personnes se fait ressentir.
- Rapports conflictuels
Lorsque les expatriés arrivent dans la localité, ils ont besoin des autochtones comme collaborateurs.
Ces derniers acquièrent ainsi des privilèges et deviennent un obstacle pour leurs autres frères
autochtones au moment de bénéficier des stériles des matériaux de l’exploitation semi-mécanisée
résultant de la laverie pour un traitement secondaire par dispositif de lavage archaïque ou par pan et
batée ; sans oublier les disputes récurrentes pour les espaces entre artisans.
L’exploitation de l’or dans cette localité est à l’origine de la convoitise, des rebelles qui
franchissent très régulièrement la frontière avec la République centrafricaine et des agresseurs d’où
la présence des services de sécurité sur le site.
Les familles sont embarrassées et révoltées par le fait de voir leur petite fille en âge d’émancipation
porter des grossesses précoces dont les géniteurs sont les expatriés et se posent des questions sur le
devenir de ces enfants à la fin de cette activité dans la localité.
26
les diarrhées, les dermatoses et les maladies sexuellement transmissibles. Le coût de vie
devient de plus en plus élevé du fait de la rareté de la viande et poisson aussi le flux de populations
toujours croissante. Les bovins n’ont plus assez d’espaces de pâturages et les éleveurs se retrouvent
à chaque fois sur les mêmes endroits pour nourrirent leurs bêtes.
Les activités liées à la mine détournent les enfants du village de l’éducation. Ils préfèrent se
consacrer à l’exploitation de l’or. Néanmoins, l’exploitation minière constitue des points d’appui de
développement économique. En outre, on parle de gestion des ressources parce que le besoin de ces
ressources se fait ressentir. Il n’est pas question de voir toujours la chose négativement mais aussi
son côté positif.
A Batouri, en ce qui concerne les aspects positifs, ces derniers sont liés à l’amélioration des
conditions de vie des populations. Il s’agit :
- de la création des emplois bien qu’ouvriers,
- du transfert des technologies,
- du développement des activités économiques dans la localité,
- de la modernisation de la zone et le développement des infrastructures sociales,
- du désenclavement de la région,
- de l’amélioration de l’habitat local et voies de communication.
Ces emplois et cet enrichissement local permettent la réduction de l’exode rural, le développement
du commerce, l’esprit d’entreprise et enfin l’auto formation d’ouvriers ainsi que l’amélioration des
compétences locales dans les techniques de l’exploitation minière. Dommage que ces villages
miniers demeurent dans une pauvreté inexplicable.
III.10. CONCLUSION
L’étude minéralogique a permis de décrire les types pétrographique rencontrés, les matériaux du
profil d’exploitation, les minéraux lourds ou sont contenu l’or et de caractériser cet or. L’activité
minière telle qu’elle est pratiquée a été exposée suivi des dommages qu’elle inflige aux
composantes de l’environnement. Les différents résultats sont discutés dans le chapitre suivant.
27
CHAPITRE IV : DISCUSSIONS
Ce chapitre porte sur la discussion des principaux résultats de l’étude. Il intègre tous les aspects
abordés dans l’optique de mieux comprendre le contexte de la minéralisation d’or, l’environnement
de l’exploitation de cette minéralisation et de cerner tous les dommages susceptibles de perturber
l’équilibre des écosystèmes fragiles environnants.
28
Cameroun à Bétaré Oya (Tehna et al., 2015), à Djaba (Tsopkeng et al., 2015) au Burkina Faso, en
Côte d’Ivoire, au Mali (Keita, 2001) et au Ghana (Matthieu, 2015).
29
Au cours de l’exploitation, un programme de suivi doit être appliqué. Ce programme doit porter
sur: la qualité de l’air, les conditions hydrogéologiques, la nature des stériles, la qualité de l’eau
(puits des riverains, eau issue du traitement et des rivières environnantes), la gestion des plaintes,
des incidents et la reprise de la végétation avec la fermeture des sites. Un exemple de végétation
via un projet d’écotourisme. Projet qui consiste au développement du tourisme de nature verte,
rurale en considérant sa dimension économique (représente une niche compatible avec
l’économie), sociale (communauté locale) et environnementale (réhabilitation des sites miniers
abandonnés) déjà développé au Maroc. En outre,
- que soit revu la collaboration et la transparence entre toutes les parties prenantes rentrant dans le
processus d’extraction minière au Cameroun (CAPAM, MINIMIDT, entreprises, artisans miniers,
riverains) de même que les contrôles et suivis environnementaux. La corruption également qui
règne au sein des institutions de l’Etat n’est pas en reste (Cogels et al., 2008 in Vraken.2010).
Un contrôle de la déforestation devrait être mené en replantant des arbres variés sur les sites au fur
et à mesure de l’exploitation et le suivi de la dégradation des sols à travers un processus de stockage
du sol humifère préalablement enlevé, pour une revégétalisation progressive.
- un accent particulier doit être mis sur le traitement et valorisation des stériles miniers. Les résultats
de l’analyse granulométrique ont donné un aperçu des différentes tailles des éléments considérés
comme stériles (argiles, sables, graviers), qui peuvent être valorisés (les argiles pour fabriquer des
briques de terres compressées afin d’améliorer les habitats dans la localité; les sables et graviers,
commerciales pour des besoins de construction et les non valorisables peuvent être utilisés pour
remblayer les fosses crées).
Il est intéressant d’exploiter les ressources minérales pour satisfaire les besoins financiers en amont.
En aval, il faut bien arriver à gérer les répercussions environnementales qui en découlent. Si rien
n’est fait, arriver à une exploitation minière dite durable ne se verra pas d’aussitôt au Cameroun.
Figure 22: Schéma du concept de développement durable (cours Pr. HAKKOU, 2015).
30
CONCLUSION GENERALE
Le but de ce travail a porté sur l’étude géologique des minéralisations d’or de Kambélé à Batouri et
les impacts socio-environnementaux liés à son exploitation. Pour se faire, des objectifs ont été fixés
à savoir : étudier les affleurements de Kambélé, déterminer la granulométrie des matériaux et de
l’or alluvionnaire et sa morphoscopie, définir les différentes activités minières de l’or à Kambélé et
dégager les impacts socio-environnementaux liés à l’exploitation de l’or.
L’étude pétrographique montre deux types de roches à savoir : granite et quartzite.
Le profil d’exploitation exposé décrit la séquence des alluvions en huit niveaux de matériaux
sédimentaires composés d’argile, sable, gravier et des nodules de cuirassement dans le faciès
argileux. Les minéraux lourds observés sont la monazite, le zircon et en majorité de minéraux
opaques ou sont concentrés l’or. L'or se trouve dans des veines de quartz quand il est primaire et les
roches hôtes sont ainsi broyées pour son extraction. Quant-il est secondaire, l'or se trouve dans les
alluvions et exploités dans les flats de rivières. L’observation à la loupe binoculaire des grains d’or
met en évidence des grains de couleur jaune très brillant de surfaces lisses à rugueuses et
vacuolaires avec des vides de dissolution. Ses formes sont arrondies à sub-arrondies, émoussées,
anguleuses et allongées. Les pratiques d’exploitation sont artisanales et peu mécanisées. L’analyse
minéralogique par DRX indique la présence des silicates, carbonates, des minéraux secondaires
argileux (kaolinite et smectite) et des oxydes de fer (hématite, ferrhydrite et magnétite) dans les
stériles miniers.
Les désagréments causés à l’environnement par l’extraction de l’or sont non négligeables,
notamment sur la flore, la faune, le sol et le relief, la pollution des eaux, sur l’homme avec le
développement des maladies et un engouement fort pour l’orpaillage. Leur gestion nécessite
l’application des méthodes efficaces de récupération de l’or mais également de restauration efficace
et économique dans un contexte de développement durable.
PERSPECTIVES
Il serait intéressant de renforcer l’étude géologique des minéralisations d’or primaire afin d’évaluer
la profondeur des filons minéralisés et caractériser la minéralisation.
Il a été mis en évidence les minéraux générateurs d’un DMA, et ceux neutralisant des minéraux
générateurs. Malheureusement, il na pas été possible d’évaluer les différents paramètres qui
permettraient de ressortir un bilan sur le devenir de ces stériles rejetés et abandonnés dans la nature
exposés à l’air. Une extension de l’étude permettrait de classer les éléments présents dans le sol et
dans l’eau, afin d’évaluer le niveau des risques de pollution et émettre d’autres hypothèses.
31
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32
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Webbographie
34
Annexe 1 : tableau de synthèse et courbes granulométrique des échantillons du profil d’exploitation.
S1f1 F2s2
diamètre diamètre
MC %MC %PC MC %MC %P
(mm) (mm)
15 0 0 100 15 100
6,5 0 0 100 Diamètre Ouverture de tamis (%) 6,5 0 0 100
5 1 0,17241379 99,8275862 MC Masse de refus cumulées(g) 5 0 0 100
2 2 0,34482759 99,6551724 %MC Masse de refus cumulées(%) 2 1 0,1828154 99,8171846
1 20 3,44827586 96,5517241 %P Passants (%) 1 15 2,7422304 97,2577697
0,8 34 5,86206897 94,137931 T(s) Temps de lecture 0,8 24 4,3875686 95,6124314
0,5 84 14,4827586 85,5172414 A Lecture du densimètre 0,5 59 10,786106 89,213894
0,4 103 17,7586207 82,2413793 B Correction solution dosage 0,4 68 12,431444 87,5685558
0,2 217 37,4137931 62,5862069 Hr Prof moy de la couche de liq 0,2 144 26,325411 73,6745887
0,09 298 51,3793103 48,6206897 0,09 195 35,648995 64,3510055
80
70
70
60
%cumulé tamisat
60
50
50
40
40
30 30
20 20
10 10
0 0
10 1 0,1 0,01 0,001 10 1 0,1 0,01 0,001
Diamètre des grains (mm) Diamètre des grains (mm)
35
Annexe 2 : tableau de synthèse et courbes granulométrique des échantillons du profil d’exploitation.
F3c C4m
diamètre (mm) MC %MC %P diamètre (mm) MC %MC %P
15 0 0 100 15 0 0 100
6,5 0 0 100 6,5 0 0 100
5 1 0,12755102 99,872449 5 0 0 100
2 24 3,06122449 96,9387755 2 9 1,11111111 98,8888889
1 400 51,0204082 48,9795918 1 21 2,59259259 97,4074074
0,8 522 66,5816327 33,4183673 0,8 140 17,2839506 82,7160494
0,5 686 87,5 12,5 0,5 209 25,8024691 74,1975309
0,4 714 91,0714286 8,92857143 0,4 313 38,6419753 61,3580247
0,2 764 97,4489796 2,55102041 0,2 721 89,0123457 10,9876543
0,09 777 99,1071429 0,89285714 0,09 801 98,8888889 1,11111111
784 100 0 810 100 0
t(s) A B R=A-B Hr(10-²m) D(μm) % D(P) % des passants t(s) A B R=A-B Hr(10-²m) D(μm) % D(P) % des passants
30 21 -2,5 23,5 14,135 0,06843284 94,3560606 65,1056818 30 21 -2,5 23,5 14,135 0,06843284 94,3560606 54,7265152
60 20 -2,5 22,5 14,345 0,04874746 90,3409091 62,3352273 60 20 -2,5 22,5 14,345 0,04874746 90,3409091 52,3977273
120 18 -2,5 20,5 14,765 0,03497063 82,3106061 56,7943182 120 18 -2,5 20,5 14,765 0,03497063 82,3106061 47,7401515
300 16,5 -2,5 19 15,08 0,02235205 76,2878788 52,6386364 300 18 -2,5 20,5 14,765 0,02211737 82,3106061 47,7401515
600 15,5 -2,5 18 15,29 0,01591496 72,2727273 49,8681818 600 17,5 -2,5 20 14,87 0,01569485 80,3030303 46,5757576
1200 14 -2,5 16,5 15,605 0,0113689 66,25 45,7125 1200 16,25 -2,5 18,75 15,1325 0,01119546 75,2840909 43,6647727
2400 12 -2,4 14,4 16,025 0,00814649 57,8181818 39,8945455 2400 15,5 -2,4 17,9 15,29 0,00795748 71,8712121 41,685303
4800 11 -2,3 13,3 16,235 0,00579806 53,4015152 36,8470455 4800 15 -2,3 17,3 15,395 0,00564607 69,4621212 40,2880303
7200 10,5 -2,2 12,7 16,34 0,00474938 50,9924242 35,1847727 7200 14,5 -2,2 16,7 15,5 0,00462569 67,0530303 38,8907576
14400 10 -2 12 16,445 0,00336909 48,1818182 33,2454545 14400 14 -2 16 15,605 0,00328192 64,2424242 37,2606061
86400 8 -2 10 16,865 0,00139288 40,1515152 27,7045455 86400 13 -2 15 15,815 0,00134882 60,2272727 34,9318182
100 100
90 F3c 90 C4m
80 80
% cumulé tamisat
70 70
% cumulé tamisat
60 60
50 50
40 40
30 30
20 20
10 10
0 0
10 1 0,1 0,01 0,001 10 1 0,1 0,01 0,001
Diamètre des grains (mm) Diamètre des grains (mm)
36
Annexe 3 : tableau de synthèse et courbes granulométrique des échantillons du profil d’exploitation.
S3 S4 S5fg
diamètre diamètre diamètre
%MC %P %MC %P %MC %P
(mm) MC (mm) MC (mm) MC
15 277 40,203193 59,796807 6,5 258 37,5 62,5 6,5 108 7,71428571 92,2857143
6,5 376 54,5718433 45,4281567 5 261 37,936047 62,0639535 5 110 7,85714286 92,1428571
1 444 64,4412192 35,5587808 0,8 350 50,872093 49,127907 0,8 492 35,1428571 64,8571429
0,8 460 66,7634253 33,2365747 0,5 397 57,703488 42,2965116 0,5 693 49,5 50,5
0,5 482 69,9564586 30,0435414 0,4 418 60,755814 39,244186 0,4 757 54,0714286 45,9285714
0,4 492 71,4078374 28,5921626 0,2 526 76,453488 23,5465116 0,2 942 67,2857143 32,7142857
0,2 530 76,9230769 23,0769231 0,09 573 83,284884 16,7151163 0,09 1082 77,2857143 22,7142857
0,09 568 82,4383164 17,5616836 t(s) A B R=A-B Hr(10-²m) D(μm) % D(P) % des passants
30 22 -2,5 24,5 13,925 0,0679226 98,3712121 22,3302652
37
Annexe 4 : courbes granulométrique des échantillons du profil d’exploitation.
100 100
90 S3 90 S4
80 80
70 70
% cumulé tamisat
% cumulé tamisat
60 60
50 50
40 40
30 30
20 20
10 10
0 0
10 1 0,1 0,01 10 1 0,1 0,01
Diamètre des grains (mm) Diamètre des grains (mm)
100
S5fg
90
80
70
% cumulé tamisat
60
50
40
30
20
10
0
10 1 0,1 0,01 0,001
Diamètre des grains (mm)
38
Annexe 5 : diffractogramme des rayons X de l’échantillon du stérile minier.
39
Table des matièr es
40
III.3 :GRANULOMETRIE DES MATERIAUX ALLUVIONNAIRES DU PROFIL
D’EXPLOITATION ..................................................................................................................... 15
III.4 : ANALYSE DES MINERAUX LOURDS ............................................................................ 16
III.5. GRANULOMETRIE DE L’OR............................................................................................ 18
III.6. MORPHOSCOPIE DE L’OR ............................................................................................... 18
[Link] PAR DIFFRACTION DES RAYONS X (DRX) DES STERILES ...................... 19
III.8. DESCRIPTION DE L’ACTIVITE MINIERE A KAMBELE................................................ 19
III.8.1: TYPES D’EXPLOITATION ......................................................................................... 19
a- Déforestation ..................................................................................................................... 20
b- Mise à découvert/déblayage ............................................................................................... 21
III.9. IMPACTS LIES AUX ACTIVITES D’EXTRACTION DE L’OR ....................................... 23
III.9.1 Enjeux environnementaux ............................................................................................ 23
III.9.2. Enjeux sociaux .............................................................................................................. 25
III.10. CONCLUSION .................................................................................................................. 27
CHAPITRE IV : DISCUSSIONS ......................................................................................................... 28
IV.1. GEOLOGIE DE KAMBELE ET OR PRIMAIRE ................................................................ 28
IV.2. MATERIAUX ALLUVIONNAIRES DE KAMBELE ......................................................... 28
IV.3. ACTIVITE MINIERE ET IMPACT ENVIRONNEMENTAUX........................................... 29
IV. 4. PLAN DE GESTION DURABLE ET RECOMMANDATIONS ......................................... 29
CONCLUSION GENERALE ............................................................................................................... 31
PERSPECTIVES............................................................................................................................... 31
41