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Méthode des Éléments Finis en Structures

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Rahim Mounou
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Méthode des Éléments Finis en Structures

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m/

REPUBLIQUE ALGÉRIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


‫ﺍﻟﻤـــ ـﺪﺭﺳـــﺔ ﺍﻟﻮﻁﻨﻴــــﺔ ﺍﻟﻌﻠﻴـــــﺎ ﻟﻸﺷﻐـﺎﻝ ﺍﻟﻌﻤﻮﻣﻴـﺔ‬
‫ﻓﺮﻧﺴﻴﺲ ﺟﺎﻧﺴﻮﻥ‬
Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics
Francis Jeanson

.co
rie
lge
METHODE DES ELEMENTS FINIS CA
.G
ww
/w

Dr. Mehiaoui Hadjebar M. Y.


s:/
ttp
[Link]

m/
Table des ma ères

CHAPITRE 1

INTRODUCTION GENERALE 1

.co
1.1. Généralités 1

1.2. Programme : 1

CHAPITRE 2

r ie
QU’EST-CE QUE LA MEF ? 3

2.1. Principe général 3

2.2. Processus de l’analyse par éléments finis 5

2.3. Conclusion 5

lge
CHAPITRE 3

RAPPEL SUR LA MECANIQUE DU SOLIDE 7

3.1. Les contraintes CA 7

3.1.1. Equa1ons internes 7

3.1.2. Equa1ons externes 7

3.2. Les déforma1ons 7

3.2.1. Les déplacements 7


.G

3.2.2. Rela1ons entre déplacements et déforma1ons 8

3.3. Rela1on entre contraintes et déforma1ons 8

3.4. Energie de déforma1on élas1que 9


ww

3.4.1. Cas d’un chargement uniaxial 9

3.4.2. Cas général 9

3.5. Conclusion 10

CHAPITRE 4
/w

PRINCIPE DE LA MEF EN STRUCTURES 11

4.1. Approxima1on nodale – Fonc1ons de forme 11

4.1.1. Exemple 1 - L’élément barre 12


s:/

4.2. Résolu1on d’un problème en structure 12

4.2.1. Cas d’une barre en trac1on 13

4.2.2. Energie de déforma1on élémentaire 13


ttp

4.2.3. Exemple 2 14

4.2.4. Travail élémentaire des forces de volume et de surface 14

4.2.5. Assemblage des matrices élémentaires 14

[Link]
[Link]
4.2.6. Exemple 3 – Structure en éléments ressorts 15

m/
4.2.7. Exemple 4 – Structure en éléments barres 17

4.3. Conclusion 19

Problèmes : 19

.co
CHAPITRE 5

ELEMENT DE BARRE ET DE RESSORT 21

5.1. L’élément de barre 21

5.2. Matrice de rigidité élémentaire 21

r ie
5.3. Elément de ressort 22

5.4. Exemple 1 22

5.5. Exemple 2 25

lge
5.6. Exemple 3 - Treillis 27

5.7. Exemple 4 – Appui incliné 30

5.8. Conclusion 33

Problèmes : 33
CA
CHAPITRE 6

ELEMENT DE POUTRE 35

6.1. Equa1on générale des poutres planes 35


.G
6.2. Elément de poutre plane à deux nœuds en flexion simple 36

6.2.1. Champ de déplacement transversal 36

6.2.2. Champ de déforma1on 37


ww

6.2.3. Matrice de rigidité élémentaire 37

6.2.4. Matrice de rigidité élémentaire dans le repère global : 38

6.2.5. Vecteurs charges 38

6.3. Exemple 1 – Poutre con1nue 40


/w

6.4. Elément de poutre plane à deux nœuds en flexion composée 42

6.4.1. Champ de déplacement axial u(x) 42

6.4.2. Champ de déplacement ver1cal 43

6.4.3. Champ de déforma1on 43


s:/

6.4.4. Matrice de rigidité élémentaire 43

6.4.5. Matrice de rigidité élémentaire en repère global 43

6.5. Exemple 2 – Por1que 45


ttp

6.6. Elément de poutre plane à deux nœuds en 3D 47

6.6.1. Elément de poutre plane à deux nœuds en torsion pure 47

6.6.2. Elément de poutre plane à deux nœuds en flexion simple et en torsion 49

[Link]
[Link]
6.6.3. Exemple 50

m/
6.7. Conclusion 52

Problèmes : 53

CHAPITRE 7

.co
ELEMENT DE CONTRAINTE ET DE DEFORMATION PLANE 56

7.1. Etat plan de contrainte et de déforma1on 56

7.1.1. Déforma1on plane 56

7.1.2 Contrainte plane 56

r ie
7.1.3. Champ de déforma1on 57

7.2. Les éléments de contrainte plane 57

7.2.1. Le triangle droit isocèle 57

lge
7.2.2. L’élément carré 59

7.3. Conclusion 60

Problèmes : 60

CHAPITRE 8
CA
LES ELEMENTS ISOPARAMETRIQUES 62

8.1. Probléma1que du maillage 62

8.1.1. Exemple 64
.G
8.2. Fonc1ons de forme 65

8.2.1. Méthode directe 66

8.2.2. Polynôme de Lagrange 68


ww

8.3. Formula1on des éléments isoparamétriques : 68

8.3.1. Matrice de rigidité 68

8.3.2. Forces élémentaires 73

8.3.3. Exemple 1 73
/w

8.3.4. Exemple 2 79

Problèmes : 83

CHAPITRE 9

L’INTEGRATION NUMERIQUES 87
s:/

9.1. Introduc1on 87

9.2. Méthode des trapèzes 87

9.2.1. Exemple 1 88
ttp

9.2. La méthode de quadrature de Gauss 88

9.2.2. Exemple 2 89

9.2.3. Exemple 3 90

[Link]
[Link]
9.3. La méthode de quadrature de Hammer 91

m/
Problèmes : 92

CHAPITRE 10

TECHNIQUES D’ELEMENTS FINIS 93

.co
10.1. Concep1on du maillage 93

10.1.1. Les règles d'assemblage des éléments 93

10.1.2. Le contrôle de l’aspect des éléments 95

10.1.3. Maillage et largeur de bande 96

r ie
10.2. Structure générale d’un programme d’éléments finis en structures 97

10.3. Matrice élémentaire de rigidité en 2D 97

10.4. Introduc1on des condi1ons aux limites 98

lge
10.4.1. Méthode du terme diagonal dominant 98

10.4.2. Méthode du terme unité sur la diagonale 99

10.4.3. Méthode de suppression des équa1ons 99

10.4.4. Exemple 1 100


CA
10.4.1. Exemple 2 100

10.5. Calcul des réac1ons d’appuis 101

10.5.1. Exemple 3 101


.G
CONCLUSION GENERALE 102

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 103


ww
/w
s:/
ttp

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 1. Introduction générale

.co
rie
CHAPITRE 1
INTRODUCTION GENERALE

lge
1.1. Généralités
La méthode des éléments finis (MEF) est née il y a de cela presque 70 ans. Aujourd’hui, grâce à
l’avènement des calculateurs numériques, elle est devenue le principal outil numérique de la
conception assistée par ordinateur.
La MEF est une discipline où se mêlent étroitement les mathématiques, la mécanique et l’analyse
CA
numérique. Il existe, à l’heure actuelle, une riche documentation sur cette méthode. L’approche
adoptée dans ce cours est essentiellement orientée vers la modélisation plutôt que vers la théorie afin
de démystifier cet outil de calcul et de le rendre plus accessible aux étudiants.
Bien que la MEF puisse s’appliquer à un grand nombre de problèmes tels que ceux concernant les
transferts thermiques, l’aéronautique, la mécanique des fluide, l’électromagnétisme, l’analyse des
G
structures ..etc, ce cours est axé sur cette dernière discipline puisqu’il s’adresse à des étudiants en
travaux publics.
1.2. Programme :
w.

Le module s’étend sur deux semestres consécutifs. Le premier semestre est consacré à la méthode des
éléments finis dite directe, alors que le second semestre est entièrement réservé à la méthode des
éléments finis isoparamétriques.
ww

Le présent polycopie de cours est donc organisé de la manière suivante :


Après une brève introduction générale, Le chapitre deux explique de manière succincte ce que sont
les éléments finis en abordant leur principe général ainsi qu’en exposant le processus de base d’une
analyse par éléments finis.
Par la suite, le chapitre trois reprend les notions de bases de la mécanique du solide, acquises grâce
aux prêts requis du module, et qui servent à l’établissement de la MEF en statique : Objet du chapitre
://

quatre.
Les chapitres cinq, six et sept, présentent quelques éléments usuels de la MEF directe, à savoir :
• L’élément de barre et de ressort.

s

L’élément de poutre à 02 nœuds en flexion plane, flexion composée et torsion.


• Les éléments de contrainte et de déformation plane.
ttp

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 1. Introduction générale

Une fois toutes ces notions assimilées, l’étudiants est enfin prêt à aborder, dans le chapitre huit, la

.co
méthode des élément finis isoparamétriques suivie d’un chapitre sur les principales techniques
d’intégration numérique utilisée en MEF.
Le dernier chapitre du programme, le chapitre dix, aborde des notions complémentaires nécessaires à
l’implémentation numérique de la MEF et est titré Techniques d’Eléments Finis.
Le cours se conclue avec un petit mot de fin et bien évidemment, une liste de références

rie
bibliographiques soigneusement sélectionnée parmi les nombreux ouvrages de la bibliothèque de
l’ENSTP. Parmi la multitude de livres disponibles à la bibliothèque, seuls sont proposés aux étudiants
ceux qui sont philosophiquement proches du programme étudié à l’école afin que le lecteur ne soit
pas noyé par toutes les notions et applications possibles en MEF. Tout cela dans le but d’assurer un
bon départ à nos étudiants.

lge
G CA
w.
ww
s ://
ttp

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 2. Qu’est-ce que la MEF

.c o
rie
CHAPITRE 2
QU’EST-CE QUE LA MEF ?

lge
2.1. Principe général
Un problème d’ingénieur est généralement représenté par un modèle mathématique, i.e. des
équations aux dérivées partielles sur un domaine géométrique avec des conditions aux limites sur les
frontières de ce domaine. De plus, étant un problème continu, il possède une infinité de degrés de
liberté.
CA
A l’exception de quelques cas ayant une géométrie très simple, il est très difficile voire impossible de
trouver une solution analytique dite « exacte » au problème. La méthode des éléments finis consiste
en premier lieu à remplacer un système continu par un système discret équivalent.
.G
ww

Figure 2.1. Milieu continu discrétisé [Rapin 1993]

La discrétisation se fait sur deux fronts. D’une part, le domaine est subdivisé en sous-domaines de
/w

formes géométriques simples appelés « éléments finis », connectés entre eux en des points appelés
« nœuds ». D’autre part, les équations différentielles sont remplacées par des équations algébriques
à l’aide de calculs variationnels ou des méthodes de minimisation de l’erreur comme la méthode des
résidus pondérés.
s:/

Les éléments finis sont classés selon leurs formes géométriques (voir figure 2.2).
• Les éléments unidimensionnels : barres, poutres en flexion simple ou composée ..
• Les éléments bidimensionnels : triangles et rectangles en élasticité plane, plaques et coques ..
• Les éléments tridimensionnels : tétraèdres et hexaèdres ..
• Les éléments axisymétriques souvent utilisés pour modéliser les pieux, les sols..
ttp

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 2. Qu’est-ce que la MEF

.c o
(a)

rie
lge
CA
(b)
.G
ww

(c))
/w
s:/

(d)
ttp

Figure 2.2. Exemples d’éléments finis (a) unidimensionnels (b) bidimensionnels (c) tridimensionnels
et (d) axisymetriques [Chateauneuf 2010]
4

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 2. Qu’est-ce que la MEF

2.2. Processus de l’analyse par éléments finis

.co
Lorsqu’on aborde un problème d’engineering, on commence par délimiter ses frontières physiques.
Par exemple, si l’on s’intéresse à une structure quelconque (bâtiment, pont, barrage hydraulique …),
la première question à résoudre est la prise en compte ou pas de tels ou tels autres éléments de la
structure, de la considérer comme étant parfaitement encastrée ou au contraire d’intégrer les
fondations et voir même le sol sous-jacent dans le modèle physique… Ensuite, vient la question, non

rie
moindre, du choix des charges appliquées à la structures.
Une fois le modèle physique arrêté, il faut établir les équations différentielles qui régissent l’équilibre
de notre modèle. Pour cela, l’ingénieur doit faire un certain nombre d’hypothèses relatives à la
géométrie final du modèle, la loi de la cinématique, le type de comportement du matériau ..etc et par
la suite, exprimer les conditions aux limites et les charges appliquées sous forme d’équations. Un

lge
modèle mathématique est ainsi créé.
La résolution par éléments finis nécessite la transformation des équations différentielles établies dans
le modèle mathématique en équations algébriques. La structure étudiée est discrétisée à l’aide des
éléments finis choisis et un maillage est ainsi réalisé. La solution du problème est obtenue en raffinant
celui-ci jusqu’à atteindre la convergence de la méthode. Ce point est étudié en détail dans le chapitre
10.
CA
L’interprétation des résultats finaux est indispensable afin de vérifier leur véracité autrement, il est
impératif de revoir le modèle mathématique à commencer par les hypothèses de base. Si, au final,
l’équilibre de la structure modélisée n’est pas satisfaisant ou que l’on désire optimiser son
comportement, une amélioration de sa conception est nécessaire. Cette décision induit
G
automatiquement une modification du problème physique et ainsi de suite jusqu’à la finalisation de
l’étude.
w.

2.3. Conclusion
La méthode des éléments finis est un puissant outil de modélisation numérique utilisé dans un grand
nombre de logiciels de calcul des structures mais aussi d’équilibre des terres. L’écriture des équations
de la MEF se fait de manière matricielle afin de permettre un calcul plus efficace mais surtout plus
ww

rapide par ordinateur.


Le prochain chapitre présente un rappel sur la mécanique des structures ainsi qu’une réécriture de la
loi d’élasticité sous forme matricielle.
s ://
ttp

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 2. Qu’est-ce que la MEF

.co
Problème physique

rie
Modèle mathématique
gouverné par des équ-diff sous
plusieurs hypothèses :
Géométrie, Cinématique, Comport du Améliorer le modèle

e
matériau, Chargement, Cdt aux limites mathématique

C Alg
Modèle éléments finis
Choix des éléments, Densité de
maillage, DDL, Transformation des
.G
équ-diff en éq, algébriques

Raffiner le maillage
MEF

ww

Solution par MEF


/w

Interprétation des résultats


Raffiner l’analyse
s:/

Optimisation de la structure Changer le problème physique


ttp

Figure 2.3. Processus d’une analyse d’un problème d’engineering


6

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 3. Rappel sur la mécanique du solides

.c o
CHAPITRE 3

rie
RAPPEL SUR LA MECANIQUE DU SOLIDE
3.1. Les contraintes

lge
3.1.1. Equations internes
L’étude de l’équilibre d’un élément infiniment petit de cotés , , , soumis à des forces internes
de volume , , , permet d’établir l’équation d’équilibre de volume telle que

, 0 (3.1)
CA
3.1.2. Equations externes

d’équations aux dérivées partielles (3.1). Le vecteur contrainte ⃗ issue du produit du tenseur des
L’équilibre de surface d’un élément infiniment petit correspond aux conditions aux limites du système

contraintes par les cosinus directeurs de la normale d’une facette , est égale aux charges réparties
appliquées sur cette même facette.
.G

⃗ ,⃗
⃗ tel que (3.2)

3.2. Les déformations


ww

Le mouvement d’un point de la position vers ′ caractérisé par le vecteur !⃗, peut être décomposé
3.2.1. Les déplacements

dans un système d’axes (" en trois composantes #, $, %, qui représentent les déplacements de
ce point sur les axes de référence soit

!⃗ #&⃗ $'⃗ %(⃗ (3.3)


/w

On définit par ailleurs la norme du déplacement comme étant

)!⃗) *# + $+ %² (3.4)

de , et pour les solides.


Ces déplacements sont en fonction de pour les poutres, de et pour les plaques et les coques et
s:/
ttp

Figure 3.1 [Casenave 2010]


7

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 3. Rappel sur la mécanique du solides

3.2.2. Relations entre déplacements et déformations

.co
Ces relations sont appelées aussi lois de la cinématique telles que

- .
01 413,2 5
/ 2,3
(3.5)

Les déformations sont ainsi données en écriture matricielle


- - -

rie
- 6 - - - 7
- - -
(3.6)

Les termes de la diagonale expriment les changements de volume induits par les tractions et les

lge
compressions. Les termes extra-diagonaux, appelés demi-distorsions, expriment quant à eux les
changements de forme provoqués par les cisaillements.
La méthode des éléments finis est une méthode numérique qui sollicite l’espace mémoire des
ordinateurs, de manière plus ou moins importante, en fonction de la taille des problèmes étudiés. En
effet, les systèmes d’équations à résoudre sont écrits sous une forme matricielle, il est donc primordial
CA
d’optimiser le volume numérique à traiter. Dans cette optique, certaines matrices symétriques sont
réécrites lors de la formulation sous une forme vectorielle. C’est le cas, entre autres, de la matrice des
déformations dont l’expression générale est donnée ainsi

- E⁄E 0 0
⎧- ⎫ ⎡ ⎤
0 ⁄
E E 0
⎪- ⎪ ⎢ ⎥ #
⎢ 0 0 ⁄
E E ⎥ J$ K
8-9 E 8!9
.G

⎨> ⎬ ⎢E⁄E E⁄E 0 ⎥ %


(3.7)
⎪> ⎪ ⎢ 0 E⁄E E⁄E ⎥
⎩> ⎭ ⎣ E⁄E E⁄E 0 ⎦

Il est important de noter que dans l’équation (3.7), les termes >∗∗ font référence aux distorsions et non
ww

aux demi-distorsions tel que dans l’équation (3.6)


3.3. Relation entre contraintes et déformations

Young M, le coefficient de Poisson N et le module de cisaillement O. La loi de Hook est donnée ci-
Dans le domaine élastique, cette relation est régit par la loi de Hook faisant intervenir le module de
/w

dessous sous forme matricielle.


 1 −ν −ν 
 E 0 0 0 
E E
 −ν −ν 
0  σ xx 
1
 0 0
 E E E  σ yy 
 −ν −ν  
0  σ 
s:/

1
0 0
  zz 
{ε } = [H ]{σ } =  E E E
  (3.8)
0  τ xy 
1
 0 0 0 0
 G  τ yz 
0  τ xz 
 0 1
0 0 0
 G  
 1 
 0 0 0 0 0
G 
ttp

L’inversion de cette expression permet d’écrire


8

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 3. Rappel sur la mécanique du solides

o
 
 (1 −ν ) ν ν 0 0 0 
 

e.c
 ν (1 −ν ) ν 0 0 0  ε 
  ε xx 
 ν ν (1 −ν ) 0 0 0  ε 
yy
   zz 
{σ } = [D ]{ε } = E
 γ  (3.9)
(1 +ν )(1 − 2ν )  0 0 0
(1 − 2ν )
0 0   xy 
γ
 2   yz 
− ν
0  γ xz 

 0 (1 2 )
0 0 0
 2 

e ri
 (1 − 2ν ) 
 0 0 0 0 0
2 

Avec P Q RS

Il est important de noter que la matrice P n’est pas définie pour N 0.5 .

3.4. Energie de déformation élastique


3.4.1. Cas d’un chargement uniaxial
C Alg
.G
ww

Figure 3.2 [Casenave 2010]

Soit un élément infiniment petit de dimensions ,


emmagasinée par le volume V soumis à une charge W constante dans la direction sera égale à
, extrait d’un solide quelconque. L’énergie

X W #
S
/w

+
(3.10)

Comme # - et W , X peut s’écrire

X -
S
+
(3.11)
s:/

Généralisée au volume du solide

X Y - Y - V
S S
+ Z + Z
(3.12)

3.4.2. Cas général


ttp

L’extension du cas uniaxial aux deux autres axes et permet d’obtenir par superposition

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 3. Rappel sur la mécanique du solides

X Y - - - V
S
+ Z
(3.13)

o
La démarche est similaire pour les cisaillements

e.c
e ri
Figure 3.3

X 0[ 5> [ >
S S
+ +
(3.14)

L’énergie de déformation vaudra au final

X
S
+ Z
Y

Soit sous forme matricielle


- - Alg - [ > [ > [ > V (3.15)

X Y 8-9\ 8 9 V
S
C
+ Z
(3.16)
.G
3.5. Conclusion
Dans ce chapitre, un bref rappel des équations d’élasticité en statique a été présenté. Les équations
ont été écrites sous forme matricielle afin d’être utilisées dans le chapitre suivant : Principe de la MEF
en structures.
ww
/w
s:/
ttp

10

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 4. Principe de la MEF en structures

.co
CHAPITRE 4

rie
PRINCIPE DE LA MEF EN STRUCTURES
4.1. Approximation nodale – Fonctions de forme

lge
Tel que cela a déjà été mentionné dans les chapitres précédents, l’équilibre d’un corps est régi par les
équations d’équilibre des forces de volume et celui des forces de contacts, auxquels s’ajoutent les
équations de compatibilité des déplacements. L’intégration de ces équations n’étant pas toujours
aisée, une des méthodes les plus utilisées pour résoudre le problème est la MEF qui revient à remplacer
un système continu par un système discret. Le solide est alors divisé en un certain nombre de sous-
domaine appelés éléments finis, dont l’assemblage permet la reconstitution de la géométrie initiale.
G CA
w.
ww

Figure 4.1 [K.J. Bath 2014]


Chaque élément est relié à ses voisins par des nœuds dont les degrés de liberté (DDL) constituent les
://

inconnus du problème. En analyse des structures, les DDL sont le plus souvent des déplacements. La
MEF consiste, en premier lieu, à approximer le champ de déplacement au moyen d’une fonction
polynomiale formée d’un nombre fini de paramètres et à l’exprimer en fonction des déplacements
nodaux.

, , ∑ , ,
s

(4.1)

, , , , , , .. , ,
ttp

(4.2)

11

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 4. Principe de la MEF en structures

om
représente les inconnues du problème et , , les fonctions de forme de l’élément.
4.1.1. Exemple 1 - L’élément barre

e.c
x
1 2
L

eri
Figure 4.2

Soit un élément barre travaillant uniquement en traction ou en compression. Le matériau est supposé
linéaire, la déformation est donc constante sur toute la section.

Alg
sera toujours calculée en fonction des déplacements nodaux et . Les fonctions de forme
devront toujours assurer deux et uniquement deux conditions aux limites.

0; 0 (4.3)

; (4.4)
C
Le plus simple est de choisir une fonction d’interpolation linéaire pour telle que :

(4.5)
.G

D’où : 0 ⟹ (4.6)

⇒ soit (4.7)
ww

devient :

⇒ 1! #
" "
(4.8)
Figure 4.3
Soit

$1 ! %& '
" "
/w

(4.9)

En regroupant les fonctions de formes de l’élément dans une matrice ( ) et les déplacements nodaux
dans un vecteur * + , :

* , ( )* +, (4.10)
s:/

Il est important de noter que le degré du polynôme retenu pour l’interpolation est directement lié au
nombre de nœuds et de DDL par nœud.
4.2. Résolution d’un problème en structure
On définit l’énergie potentielle - comme étant la différence entre l’énergie de déformation . et le
travail / des forces de volume et de surface :
ttp

12

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 4. Principe de la MEF en structures

- .!/ 06 *1,2 *3, 45 ! 06 * ,2 *7 8 ,45 ! 0; * ,2 *7 9 ,4: (4.11)

.co
et de section constante : soumis à une charge extérieure <.
4.2.1. Cas d’une barre en traction
Soit une barre de longueur

rie
lge
Figure 4.4 [M. Casenave 2010]

. 06 1"" 3"" 45 (4.12)

. 06 -1"" 45 (4.13)

. 0; 4: 0 4 @ A B ²
=>?? =;
CA (4.14)

B DE
F
correspond dans le domaine élastique à la rigidité de la barre et à la pente de la droite < B .
Sachant que le travail de la force < est égal à <. , l’équation (4.11) donne

- .!/ B !<
.G

(4.15)

En statique, une fois l’équilibre atteint, le déplacement n’évolue plus. La variation de l’énergie
potentielle par rapport à sera donc nulle
w

0 ⇒B !<
G=
G

⇒B <
ww

(4.16)

D’où le déplacement .

Reprenons la relation (3.10) sous la forme *1, (H)* , et introduisons-y l’approximation polynômiale
4.2.2. Energie de déformation élémentaire

*1, (H)* , (H)( )* +, (I)* +,


nodale
/

(4.17)
s:/

Pour un élément barre, cette équation s’écrit

1"" $1 ! %& ' @ A& '


G G " "
G" G"
(4.18)

Le champ de contrainte étant (équ. 3.9) {σ } = [D ]{ε } , l’énergie de déformation .+ associé à un élément
J peut se déduire
ttp

13

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 4. Principe de la MEF en structures

.+ 06K *1,2 *3, 45+ (4.19)

.+ 06 * +,
2
(I)2 (L)(I)* +, 45+

co
K
(4.20)

.+ * +,
2 (B )* ,
+ + (4.21)

Avec la matrice de rigidité de l’élément J telle que

(B+ ) 06K (I)2 (L)(I) 45+

.
rie
(4.22)

4.2.3. Exemple 2
Pour un élément barre tel que celui de l’exemple 1, le calcul de la matrice de rigidité élémentaire donne
N

(B+ ) 06 (I)2 (L)(I) 45+ 0 0;K M O - @ A 4: 4


F

lge
K
(4.23)

(B+ ) 1 !1
-: 0 P Q4 @ A
² ² =;
!1 1
(4.24)
² ²
CA
4.2.4. Travail élémentaire des forces de volume et de surface
Le travail des forces a déjà été défini dans l’équation (4.11) de manière générale. Pour un seul élément,
les intégrations se font sur les volumes et surfaces élémentaires
.G

/+ 06K * ,2 *7 8 ,45+ 0;K * ,2 *7 9 ,4:+ (4.25)

Comme * , est égal à ( )* + ,, cette expression devient

/+ 06 * +, ( )2 *7 8 ,45+ 0; * +, ( )2 *7 9 ,4:+
ww

2 2
K K
(4.26)

D’où finalement

/+ * +,
2 (*7 8 ,
+ *7+9 ,) (4.27)
/w

Avec

*7+8 , 06K ( )2 *7 8 ,45+ Forces nodales de volume (4.28)

*7+9 , 0;K ( )2 *7 9 ,4:+ Forces nodales de surface (4.29)


s:/

4.2.5. Assemblage des matrices élémentaires


L’énergie potentielle totale d’une structure est égale à

- .!/ ∑+ .+ ! ∑+ /+ (4.30)
ttp

14

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 4. Principe de la MEF en structures

Les éléments n’ayant pas toujours le même repère local, la sommation des énergies de déformation
et des travaux des forces extérieures ne peut se faire directement. Il est nécessaire de les exprimer

.co
dans un référentiel unique appelé repère global. Au final, l’expression de l’énergie potentielle devient

- .!/ *R,2 (S)*R, ! *R,2 *<, (4.31)

*R, : Vecteur déplacement global.


(S) : Matrice de rigidité globale de toute la structure.
*<, : Vecteur des charges nodales de la structure.

rie
L’équilibre est toujours caractérisé par une variation nulle de l’énergie potentielle par rapport au
déplacement.

0 ⇒ (S)*R, *<,
G=

e
GT
(4.32)

Alg
4.2.6. Exemple 3 – Structure en éléments ressorts
De par son fonctionnement uniaxial, l’élément ressort suit exactement

réside dans le terme de rigidité B du ressort à la place de


les mêmes règles de construction que l’élément barre. La seule différence

=;
de l’élément barre. Figure 4.5
C
La matrice de rigidité de l’élément ressort est

(B+ ) 1 !1
B@ A
!1 1
.G
(4.33)

Soit un système constitué de trois ressorts connectés à travers des masses U identiques. Les raideurs
des éléments ressorts sont B 3B , B 2B et BX B. Le nœud 1 est suspendu à un encastrement.

[
ww

1 Y
B 3B B 3B
\
U Y
2
/w

B 2B
B 2B

YX
U
3

BX B
s:/

BX B
YZ
4

U
ttp

Figure 4.6

15

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 4. Principe de la MEF en structures

Il est important de noter que le repère local (o , i.e. propre à chaque élément ressort, est confondu
avec le repère global (OXY). Aucun changement de base ne sera nécessaire lors de l’assemblage de la

.co
matrice de rigidité globale.
Tableau des connectivités

3B
Elément Nœud i Nœud j Rigidité

2B
1 1 2

B
2 2 3

rie
3 3 4

Chaque élément possède 2 DDL ce qui donne une matrice de rigidité élémentaire (B+ ) (2x2).
Matrices de rigidité élémentaires

(B+ ) 1 !1 (B+ ) 1 !1 (B+X ) 1 !1


3B @ A ; 2B @ A ; B@ A
!1 1 !1 1 !1 1
(4.34)

lge
Si l’équation d’équilibre devait être écrite séparément pour chaque élément (équ. 4.16)
< 3B !3B
] ^ @ A& '
< !3B 3B
Elément 1 (4.35)

< 2B !2B
] ^ @ A& '
<X !2B 2B
CA
X
Elément 2 (4.36)
<X X B !B
] ^ @ A& '
X
<Z X !B B Z
Elément 3 (4.37)

Assemblage
G

globale (S) est de dimension (4x4). Les vecteurs forces, revenant à chaque élément, contiennent les
Le système global se compose de quatre nœuds avec 1 DDL à chacun d’eux. La matrice de rigidité
w.

charges externes auxquelles s’ajoutent les liaisons inter-éléments. Ces dernières s’annulent au niveau
de chaque nœud lors de l’assemblage des vecteurs forces. Il ne reste alors que les charges externes
appliquées au niveau de chaque nœud.
Afin d’assembler les trois systèmes d’équations pour n’en obtenir qu’un seul, il est impératif
w

d’augmenter la taille de chaque matrice élémentaire de rigidité à une dimension (4x4). Il vient
F1 (1)  3k − 3k 0 0 u1 
F (1) − 3k 0 u2 
2   3k 0
Elément 1  =   (4.38)
 0   0 0 u3 
/w

0 0
 0   0 
0 0 0 u4 
 0   0 0 0 0  u1 
F (2)  2k − 2k 0  u2 
2   0
Elément 2  =   (4.39)
F3 (2)  0 − 2k 2k 0  u3 

s:/

 0   0 0 0 0  u4 
 0  0 0 0 0 u1 
 0  0  u 
   0 0 0  2 
Elément 3  = (4.40)
 3  0
F (3) 0 k − k  u3 
F4 (3) 0 
0 −k k  u4 
ttp

16

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 4. Principe de la MEF en structures

En additionnant ces équations, un système assemblé est obtenu :

F  =  0 − 2k 3k − k  u  soit *<, (S)*R,


F1   3k − 3k 0 0  u1 

.co
F2  − 3k 5k − 2k 0  u2 
(4.41)
 3   3 
F4   0 0 − k k  u4 

Les matrices de rigidité sont toujours symétriques (Théorème de réciprocité de Maxwell-Betti).


Introduction des conditions aux limites et résolution

e
limites consiste à barrer dans la matrice (S) , la ligne et la colonne du DDL considéré. Au niveau de
Si les déplacements sur appuis sont nuls, l’une des méthodes pour l’introduction des conditions aux

0. L’élimination de la première colonne et de la première

eri
l’encastrement, le déplacement est nul
ligne, correspondants à ce déplacement nul, induit un système d’équation réduit à résoudre.
Pour l’exemple présenté, les nœuds 2, 3 et 4 sont sollicités par des charges ponctuelles telles que

< <X <Z _ U` (4.42)

F1   3k − 3k 0
 P  − 3k 5k − 2k
 P  =  0 − 2k 3k
P  
   0 0 −k
0  0 
0  u2 
− k  u3 
 u 
k  4 
Alg
En introduisant tout ceci dans le système d’équations matricielle, on obtient :

_
⇒ M_ O
_
5B
a!2B
0
!2B
3B
!B B
0
!Bc M XO
Z
(4.43)

_/B ; X 2_/B et
C
3_/B. Pour calculer la réaction d’appui au niveau de l’encastrement, il suffit de revenir à la
Après résolution du système, on obtient les déplacements nodaux
Z
première ligne d’équations pour trouver < !3_.
.G

4.2.7. Exemple 4 – Structure en éléments barres


Considérons une poutre de section variable représentée ci-dessous. Soit E le module d’élasticité du
ww

matériau de la poutre. L’aire de la section droite est égale à A entre les nœuds 1 et 2, 2A entre les
nœuds 2 et 3 et 3A entre les nœuds 3 et 4. La poutre est encastrée à ses deux extrémités (nœuds 1 et
4), et elle est sollicitée sur l’élément 1-2 par une charge q uniformément répartie. Au nœud 3, il existe
une force concentrée d’intensité P=2qL.
Calculer les déplacements nodaux ainsi que les réactions d’appuis.
/w

q P=2qL 3
2 x
1 4

2L, A L, 2A L, 3A
s:/

Figure 4.7

Tableau des connectivités


Elément Nœud i Nœud j Longueur Section
1 1 2 2L A
ttp

2 2 3 L 2A
3 3 4 L 3A
17

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 4. Principe de la MEF en structures

1 !1
Pour un élément ressort (équ. 4.33) (B+ ) @ A, et donc
Matrices de rigidité élémentaires
=;
!1 1
1 !1 =e 1 !1 1 !1

co
(B ) @ A ; (B ) @ A ; (BX ) @ A
=e X=e
!1 1 !1 1 !1 1
(4.44)

Assemblage

.
 1 −1 0 0
 0
EA − 1 1

rie
0
[k1] =
2L  0 0 0 0
 
 0 0 0 0

 0 0 0 0  1/2 − 1/2 0 0
 1 −1 0  0 
0 EA − 1 / 2 5/2 − 2

lge
2EA 
[k2] = [K ] =
L  0 −1 1 0 L  0 −2 5 − 3
   
 0 0 0 0  0 0 −3 3 
(4.45)
0 0 0 0
 0 
3EA 0 0 0
[k3] =
L 0 0 1 − 1

0 −1

CA
0 1

Introduction des conditions aux limites et résolution


Les déplacements sont tels que u1 = u4 = 0 ; u3 = ? ; u2 = ?
.G
Les forces nodales équivalentes aux chargement uniformément réparti (équ. 4.29) doivent être

*7 9 , *f, et ( ) $1 !
calculées
% (équ. 4.9) d’où
" "
Avec

1!
"

*7+9 , 0;K ( )2 *7 9 ,4:+ ⇒ *7+9 , 0 P Q *f,4


ww

K K
" + (4.46)
K

f
*7+9 , ] ^
f
soit (4.47)

f h
f
*<, g i
/w

_
(4.48)
hZ

h et hZ étant les réactions d’appuis.


s:/

L’introduction des conditions aux limites dans le système d’équations conduit à barrer les 1ère et 4ème
lignes et colonnes (d’autres méthodes d’introduction des conditions aux limites seront présentées en
détails au chapitre 10).
ttp

18

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 4. Principe de la MEF en structures

 qL + R1   1/2 − 1/2 0 0  0 
 qL   0  u2 

.co
  EA − 1 / 2 5/2 − 2
 =  
 P = 2qL  L  0 −2 5 − 3 u3 
 R2   
 0 0 −3 3   0 
(4.49)
Après résolution on trouve
0
⎧ ⎫
⎪ ⎪
no

rie
g i et h ! soit !
p=e tu wo
X ⎨ ⎬
Zo v p
⎪ p=e ⎪
(4.50)

⎩ 0 ⎭
Z

hZ !3 !
=e Z o
X

lge
p
soit (4.51)

4.3. Conclusion
Les principes de bases de la méthode des éléments finis directe ont été présentés dans ce chapitre. La
matrice de rigidité élémentaire a été développée pour l’élément barre ainsi que pour l’élément ressort.
CA
Dans le chapitre 5, ces deux éléments vont être utilisés afin de modéliser des structures en treillis
articulés.
Problèmes :

4.1. On se propose de construire la matrice de rigidité de l’élément fini barre à 3 nœuds de la figure ci-
.G
dessous. L’élément présente une inertie axiale EA constante.

• Développer les fonctions d’interpolation permettant le calcul de la matrice de rigidité


élémentaire.
• Quel serait la taille de cette matrice de rigidité ?
ww

1 2 3 x
/w

L/2 L/2

4.2 Considérons une poutre à section variable représentée sur la figure 3. Soit E1 et E2 les modules
d’élasticité des matériaux constituants la poutre tels que E1=3E2. Les sections droites sont de diamètres
s:/

d1 et d2 avec d1=2d2 et les longueurs sont toutes égales, L=L1=L2.


La poutre est encastrée à l’extrémité gauche, tandis qu’à l’autren elle est reliée à un ressort linéaire
de rigidité k=E1A1/L1. Au nœud 2 s’applique une charge d’intensité P. Calculer les déplacements
nodaux.
ttp

19

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 4. Principe de la MEF en structures

om
1 k
2
E2 A2 3
E1 A1 P 4

e.c
L1 L2

4.3. Soit un système de trois ressorts reliés. Le nœud 1 est encastré. On applique des forces F2=F et
F4=2F aux nœuds 2 et 4 respectivement.

eri
Déterminer les déplacements nodaux et la force à appliquer au nœud 3 afin d’avoir un déplacement
imposé δ au nœud 3.
Calculer les réactions d’appuis ainsi que l’effort revenant à chaque ressort.

F2 δ

1
k
C 2
Alg 3k
3
2k
4
F4

4.4. Soit le système de barres schématisé ci-dessous. Les modules de Young ainsi que les sections sont
telles que E1=2E2=2E3 et A1=2A2=2A3. Les deux nœuds 1 et 3 sont encastrés. La barre 1 est reliée aux
deux autres barres, 2 et 3, par le biais d’une plaque infiniment rigide. Les charges nodales P1 et P2 sont
.G
identiques i.e. P1=P2=P. Calculer les déplacements nodaux.
2 3
P1 E2 A2
ww

1 E1 A1

P2 E3 A3

L L
/w
s:/
ttp

20

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

.co
CHAPITRE 5

rie
ELEMENT DE BARRE ET DE RESSORT
5.1. L’élément de barre

lge
Comme vu au chapitre précédent, l’élément barre est un élément à deux nœuds comportant chacun
un seul degré de liberté (DDL) dans son repère local. Cependant, dans le repère global, chaque nœud
comporte deux ou trois DDL. Ses caractéristiques géométriques et matérielles se résument à une
section Se, une longueur Le et un module de d’élasticité longitudinale E. Il fonctionne en traction ou en
compression uniquement.
CA
e

e
.G

Figure 5.1
ww

5.2. Matrice de rigidité élémentaire

L’élément barre ayant un DDL par nœud en repère local et deux DDL par nœuds en repère global, il est
nécessaire d’exprimer sous la forme d’une matrice 4x4 en ajoutant des zéros. Cette étape doit
être effectuée avant le changement de base nécessaire à l’assemblage de la matrice de rigidité globale.
/w

 1 0 −1 0  (u i )
1 1
 0 0  (v i ) fictif
1 1
ES e  0 0
= (5.1)
Le − 1 0 1 0  (u j )
 
 0 0 0 0  (v j ) fictif
s:/

Le changement de base est maintenant possible en posant que

 cos( θ ) sin( θ ) 0 0
 − sin( θ ) cos( θ ) 0 0 
[ T ] =  
avec e  0 0 cos( θ ) sin( θ ) 
(5.2)
ttp

 
 0 0 − sin( θ ) cos( θ ) 

21

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

le sens indiqué dans la figure 5.1. En utilisant l’équation (5.2) et en notant cos et sin
est la matrice de passage du repère global vers le repère local telle que l’angle θ est positif selon
,

.co
on trouve alors l’équation générale de la matrice de rigidité élémentaire dans le repère global.

 λ² λµ − λ ² − λµ 
 λµ µ ² − λµ − µ ² 
ES e 
[K e ] = (5.3)
Le  − λ ² − λµ λ² λµ 
 
 − λµ − µ ² λµ µ ²

rie
5.3. Elément de ressort
De même que pour l’élément barre, la matrice de rigidité présentée au chapitre 4 devient

1 1
 1 0 − 1 0  (u i )

1 1

lge
 0 0 0 0  (v i ) fictif
= k
−1 0 1 0  (u j ) (5.4)
 
 0 0 0 0  (v j ) fictif

Pour retrouver l’expression de l’équation (5.4) dans le repère global, il suffit de se referrer à l’équation
(5.3) en remplaçant par k.
CA
.G
ww

Figure5.2

5.4. Exemple 1 [[Link] 2010 - modifié]


Soit une structure composée de deux éléments barres et d’un
ressort tel que schématisée sur la figure 5.3. Les nœuds 1 et 2
/w

sont doublement appuyés. Le nœud 3 support une charge


verticale F.
On se propose de calculer les déplacements nodaux, les
réactions d’appuis ainsi que les efforts, contraintes et
s:/

déformations revenant à chaque élément.


On donne :
E=2.1 1011 N/m² ; L = 10m ; S = 10-4 m² et F = 104 N.
Commençons par établir de tableau des connectivités de la
ttp

structure sans ressort.


Figure 5.3
22

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

Tableau des connectivités


θ (entre OXY et oxy) !
&

co
Elément Nœud i Nœud j L(m) S(m²)
√2 √2
√2$ √2%
4 2 2
1(barre) 1 3

2(barre) 2 3 $ S 0 1 0

.
Matrices de rigidité élémentaires dans le repère global (équ. 5.3)

rie
 1 1
− 1
− 1  (U 1 )

Elément 1 Nœud 1 ⇢ Nœud 3


2 2 2 2
 
ES  1 1
− 1
− 1
 (V1 )
[K 1 ] = 2 2 2 2
(5.5)
L − 1
− 1 1 1  (U 3 )
 2 2 2 2 
 − −
1 1 1 1
2 2 2 2  (V 3 )

lge
 1 0 −1 0  (U 2 )

Elément 2 Nœud 2 ⇢ Nœud 3


 0  (V2 )
ES  0 0 0
; [K 2 ] = (5.6)
L − 1 0 1 0  (U 3 )
 
 0 0 0 0  (V3 )
Assemblage de la matrice de rigidité globale
CA
La structure ayant 3 nœuds avec 2DDL chacun, la matrice de rigidité globale fait 6x6 éléments. Celle-ci
peut être assemblée en utilisant la méthode d’expansion matricielle utilisée dans le chapitre 4.
Néanmoins, la taille des matrices de rigidité élémentaire dans cet exemple doit passer de 4x4 à 6x6, ce
qui est assez long pour un calcul manuel.
.G
 12 1
2
0 0 − 1
2
− 1
2
 (U 1 )  0 0 0 0 0 0  (U 1 )
 1   0
 2
1
2
0 0 − 1
2
− 1
2  (V1 )  0 0 0 0 0  (V1 )
ES  0 0 0 0 0 0  (U 2 ) ES  0 0 1 0 −1 0  (U 2 )
[K ] =   +  
L  0 0 0 0 0 0  (V 2 ) L  0 0 0 0 0 0  (V 2 ) (5.7)
ww

− 1 − 1
0 0 1 1
(U 3 )  0 0 −1 0 1 0  (U 3 )
 2 2 2 2  
 − 12 − 1
2
0 0 1
2
1
2
 (V 3 )  0 0 0 0 0 0  (V 3 )

Au final, on trouve

 1 1
0 0 − 12 − 1  (U 1 )
 12 2 2

1
− 12 − 1
/w

 2 2
0 0 2  (V1 )
ES  0 0 1 0 −1 0  (U 2 )
[K ] =   (5.8)
L  0 0 0 0 0 0  (V 2 )
− 1 − 1
−1 0 3 1
(U 3 )
 2 2 2 2
 − 12 − 1
2
0 0 1
2
1
2
 (V 3 )
s:/

Le terme K(4,4) est nul car la structure est en réalité incapable de fournir un effort dans le sens de (V2).
La barre 2 étant parfaitement horizontale et ne travaillant qu’en traction ou en compression, les deux
DDL (v2) et (V2) sont égaux et donc fictifs tous les deux.
ttp

23

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

om
Conditions aux limites et chargement
Les Nœuds 1 et 2 étant doublement appuyés, leurs déplacements sont nuls i.e. )* +* ), +, 0.
Ceci revient à barrer les lignes et les colonnes y correspondantes. Les charges nodales se réduisent aux
réactions d’appuies et à la charge verticale F. Le système d’équations globales s’écrit donc :

e.c
RH 1   12 1
2
0 0 − 12 − 1
2
 0 
R   1  
 V1   2
1
2
0 0 − 12 − 1
2  0 
 R H 2  ES  0 0 1 0 −1 0   0 
 =    (5.9)
 RV 2  L  0 0 0 0 0 0 0 
 0  − 1 − 1
−1 3 1 
U3 

eri
0
   2 2
1  
2 2
 − F   − 12 − 1
2
0 0 1
2
 V 
2  3 

L’équ.(5.9) se réduit à :
2 *
0 , )2
. 0 1,* *3 4 + 5

Résolution
/

La solution de l’équ. 5.10 donne


, ,
2

Alg (5.10)

)2
7
)2 4.762 ;;
C
6 4
+2
27 +2 14.286 ;;
AN: (5.11)
.G

En revenant au système d’équations globale, les réactions d’appuis sont évaluées

=>* =?* @ C /
AB ?B
, ,

=>, )2 / =?, 0
ww

; (5.12)

Calcul des contraintes, déformations et efforts internes


L’équation (4.10) permet de calculer les déformations axiales telles que

DEE . 0
* * FG HFI
(5.13)

Cette équation est écrite, dans le repère local de l’élément, en fonction des déplacements nodaux J K.
/w

(voir équ. (5.2)) permet de calculer J K à partir de J)K


Or, la résolution du système se fait dans le repère global. L’utilisation de la matrice de passage [Te]

0 0 )
M ⎧ ⎫
0 0 +
L N O P )
s:/

0 0 ⎨ ⎬
M
(5.14)
0 0 ⎩+ ⎭
D’où ) + + (5.15)

M ) + +
ttp

et (5.16)

24

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

ci est directement calculée à partir des déplacements nodaux J)K.


En injectant les équations (5.15) et (5.16) dans l’expression de la déformation axiale (équ.(5.13)), celle-

DEE
XYAG HAI Z[\Y?G H?I Z

co
]
(5.17)

Il est aisé d’obtenir la contrainte normale ^EE _DEE , ainsi que l’effort normale N

` a Y) ) Z + Y+ + Zb

.
(5.18)

) )

rie
` 4 5
+ +
(5.19)

DEE* ; ^EE* _ ; `* _%
AB [?B AB [?B AB [?B
, , √,
Elément 1 (5.20)
AN : DEE* 4.762 10H, % ; ^EE* 100 def ; `* 14142 ` (Compression)

lge
DEE, ; ^EE, _ ; `, _%
AB AB AB
Elément 2 (5.21)
AN : DEE, 4.762 10H, % ; ^EE, CA 100 def ; `, 10000 ` (Traction.)

5.5. Exemple 2 [[Link] 2010]


La même structure que celle de l’exemple 1 est reprise en y
ajoutant un élément ressort.
.G
Tableau des connectivités

Elément N i N j L(m) S(m²) Rigidité θ !

& √2 √2
√2$ √2%
4 2 2
ww

1(barre) 1 3 -

2(barre) 2 3 $ S - 0 1 0
_% &
$ 2
3(ressort) 3 4 - - 0 -1

Figure 5.4
Matrices de rigidité élémentaires dans le repère global
.
/w

Le calcul de * et , reste identique à celui de l’exemple 1. Il suffit d’ajouter 2

 0 0 0 0  (U 3 )

Elément 3 Nœud 3 ⇢ Nœud 4


 0 1 0 − 1  (V 3 )
ES 
[K 3 ] = (5.22)
L  0  (U 4 )
s:/

0 0 0
 
 0 −1 0 1  (V 4 )

Il est à noter que de même que la barre 2 ne peut développer de rigidité que dans le sens horizontal
(selon U2 et U3), le ressort, orienté verticalement, ne peut développer de rigidité que dans le sens
vertical (selon V3 et V4).
ttp

25

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

Assemblage de la matrice de rigidité globale


La structure ayant maintenant 4 nœuds avec 2DDL chacun, la matrice de rigidité globale fait 4x4. Vu la

o
numérotation des nœuds, il suffit d’expanser la matrice de rigidité globale de l’exemple 1 (équ.(5.8))
et d’y ajouter la matrice [K3] expansée elle aussi.

e.c
 1
2
1
2
0 0 − 1
2
− 1
2
0 0  (U 1 )  0 0 0 0 0 0 0 0  (U 1 )
   0

1
2
1
2
0 0 − 1
2
− 1
2
0 0  (V 1 )  0 0 0 0 0 0 0  (V 1 )
 0 0 1 0 −1 0 0 0  (U 2 )  0 0 0 0 0 0 0 0  (U 2 )
   
ES  0 0 0 0 0 0 0 0  (V 2 ) ES  0 0 0 0 0 0 0 0  (V 2 )
[K ] = +
L − 1
− 1
−1 3 1
0  (U 3 ) L  0 0  (U 3 ) (5.23)

e ri
0 0 0 0 0 0 0 0
 2 2 2 2   
− 1
2
− 1
2
0 0 1
2
1
2
0 0  (V 3 )  0 0 0 0 0 1 0 − 1  (V 3 )
   0
 0 0 0 0 0 0 0 0  (U 4 ) 0 0 0 0 0 0 0  (U 4 )
 
 0 0 0 0 0 0 0 0  (V 4 )  0 0 0 0 0 −1 0 1  (V 4 )

D’où

[K ] =





ES 
L −
1
2
1
2
0
0
1

1
2
1
2
0
0
1
0
−1
C0
0
1
0 −
0 −
0 −1
0
0
1
2
1
2

0
3


Alg
1
2
1
2
0
0
1
0
0
0
0
0
0  (U 1 )

0  (V 1 )
0  (U 2 )

0  (V 2 )
0  (U 3 ) (5.24)
 2 2 2 2 
− 1
2
− 1
2
0 0 1
2
3
2
0 − 1  (V 3 )
 
 0 0 0 0 0 0 0 0  (U 4 )
.G
 0 0 0 0 0 −1 0 1  (V 4 )

Conditions aux limites et chargement


Les Nœuds 1, 2 et 4 sont doublement appuyés. Tous les déplacements sont nuls sauf U3 et V3. Les
ww

charges nodales se réduisent aux réactions d’appuis et à la charge verticale F. Le système d’équations
globales s’écrit donc :
 RH1   12 12 0 0 − 1
2
− 1
2
0 0 0 
R   1 1 
 V1   2 2 0 0 − 1
2
− 1
2
0 0   0 
 RH2   0 0 1 0 −1 0 0 0 0 
    
 R V 2  ES  0 0 0 0 0 0 0 0 0 
/w

 =  
 0  L  − 12 − 12 − 1 0 3 1
0 0  U 3  (5.25)
 2 2 
− F   − 12 − 12 0 0 1 3
0 − 1   V3 
  
2 2
 
RH 4   0 0 0 0 0 0 0 0 0 
R   0 0 0 0 0 −1 0 1   0 
 V4 
s:/

Résolution
La résolution du système réduit de l’équ.(5.25) conduit à :

)2 1.190 ;;
7
g

+2 3.571 ;;
27
ttp

g
(5.26)

26

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

om
Il vient les réactions d’appuis :

=?* =>*
7
g

=>,
7
g

e.c
=?, =>g 0

=?g
27
g
(5.27)

Tous calculs fait, on trouve

eri
^EE* 25 def ; `* 3536 `

^EE, 25 def ; `, 2500 ` (5.28)

Alg
5.6. Exemple 3 - Treillis [[Link] 2010]
Soit la structure suivante formée de cinq
éléments barres et de quatre nœuds. On
donne :
S = 10-2 m² ;
GC
E = 2.1 1011 N/m² ;
H = 10 m ;
Px = 105 N et Py = 20 104 N
.
ww

Figure 5.5
Tableau des connectivités

Elément Nœud i Nœud j L(m) S(m²) θ !


1 1 2 l % 0 1 0
l % 0 1 0
/w

% &
2 2 3
√2 √2
√2l
√2 4 2 2
3 1 4

% 3& √2 √2
√2l
√2 4 2 2
4 3 4

&
s:/

l % 0 1
2
5 2 4
ttp

27

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

om
Matrices de rigidité élémentaires dans le repère global

 1 0 −1 0  (U 1 )
 0  (V1 )
ES  0 0 0
Elément 1 [ K ] = (5.29)
H − 1 0  (U 2 )
1
0 1

e. c
 
 0 0 0 0  (V2 )

(U 1 ) (V 1 ) (U 2 ) (V 2 )

 1 0 −1 0  (U 2 )
 0  (V2 )

er i
ES  0 0 0
Elément 2 [ K ] = (5.30)
H − 1 0  (U 3 )
2
0 1
 
 0 0 0 0  (V 3 )

(U 2 ) (V 2 ) (U 3 ) (V 3 )

Elément 3 [ K 3 ] =
 1

ES  − 1
4H − 1

 1
−1

−1
1
1
−1
1
1
−1
Alg
1  (U 1 )
− 1  (V1 )
− 1  (U 4 )

1  (V 4 )
(5.31)
GC
(U 1 ) (V 1 ) (U 4 ) (V 4 )

 1 1 −1 − 1  (U 3 )
 −1 − 1  (V 3 )
ES  1 1
Elément 4 [ K 4 ] = (5.32)
4H − 1 −1 1 1  (U 4 )
 
w.

− 1 −1 1 1  (V 4 )

(U 3 ) (V 3 ) (U 4 ) (V 4 )

 0 0 0 0  (U 2 )
w

 0 1 0 − 1  (V 2 )
ES 
Elément 5 [ K ] = (5.32)
5
H  0 −0 0 0  (U 4 )
 
− 0 −1 0 1  (V 4 )
/w

(U 2 ) (V 2 ) (U 4 ) (V 4 )

Assemblage

La matrice de rigidité globale est de dimension 8x8. Son assemblage, selon la méthode utilisée jusqu’à
s:/

maintenant dans ce cours, est possible mais assez long à effectuer. Au lieu de cela, une autre méthode
d’assemblage est proposée dans cet exemple et qui consiste à placer chaque terme de la matrice de
rigidité élémentaire directement dans la matrice de rigidité globale selon les degrés de liberté qui lui
sont reliés. Ainsi, un terme Kij de chaque matrice élémentaire est placé à la ième ligne et à la jème colonne
de la matrice globale. A noter que les indices i et j font référence à des DDL et non des numéros.
ttp

Prenons par exemple le premier terme de la matrice [K1]. Tel que schématisé sur la figure 5.6, ce terme
est relié à U1 selon la ligne mais aussi selon la colonne. Dans la matrice de rigidité globale [K], on doit
28

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

om
le placer selon ces mêmes DDL et ainsi de suite jusqu’à placer toutes les valeurs non nulles de chaque
matrice élémentaire.

 1 0 −1 0  (U 1 )

e. c
 0  (V1 )
ES  0 0 0
[K 1 ] =
H − 1 0 1 0  (U 2 )
 
 0 0 0 0  (V2 )

(U 1 ) (V 1 ) (U 2 ) (V 2 )

er i
1  (U 1 )
  (V 1 )
  (U )
ES   2
 (V 2 )
[K ] =
H   (U 3 )

Alg
  (V 3 )
  (U 4 )
  (V )
  4
(U 1 ) (V 1 ) (U 2 ) (V 2 ) (U 3 ) (V 3 ) (U 4 ) (V 4 )

Figure 5.6
GC
La matrice de rigidité ainsi obtenue est :

 5 −1 −4 0 0 0 −1 1  (U 1 )
−1 1 0 0 0 0 1 − 1  (V 1 )

− 4 0 8 0 −4 0 0 0  (U 2 )
w.

 
ES  0 0 0 4 0 0 0 − 4  (V 2 )
[K ] =
4H  0 0 −4 0 5 1 −1 − 1  (U 3 ) (5.33)
 
 0 0 0 0 1 1 −1 − 1  (V 3 )
−1 1 0 0 −1 −1 2 0  (U 4 )
 
w

 1 −1 0 −4 −1 −1 0 6  (V 4 )

Conditions aux limites et chargement


/w

Il y a des appuis doubles au niveau des nœuds 1 et 3 d’où U1 = V1 = U3 = V3 = 0. Le chargement est


composé des réactions d’appuis horizontales et verticales au niveau de ces mêmes nœuds auquel se
superposent les deux charges externes Px et Py.

 RH1   5 −1 −4 0 0 0 −1 1 U1 
s:/

R  −1
 V1   1 0 0 0 0 1 − 1   V 1 
 0  − 4 0 8 0 −4 0 0 0  U 2 
    
 0  ES  0 0 0 4 0 0 0 − 4   V2 
 =  0  
 RH3  4H 0 −4 0 5 1 −1 − 1 U 3  (5.34)
 
 RV 3   0 0 0 0 1 1 −1 − 1   V3 
ttp

  −1  
 Px  1 0 0 −1 −1 2 0  U 4 
 
− P  −1 −4 −1 −1 6   V 4 
 y  1 0 0
29

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

Résolution
En éliminant les lignes et colonnes numéro 1, 2 5 et 6 de la matrice de rigidité globale, le système à

.co
résoudre devient :

 0  8 0 0 0  U 2 
 0  0
  ES  4 0 − 4   V 2 
 P = 0   (5.35)
 x  4H 0 2 0  U 4 
 − Py   
−4 6   V 4 

ri e
  0 0

On trouve :

), 0 ; +, +g 1.905 10H2 ; ; )g 0.952 10H2 ;


,mn > ,mo >
(5.36)

lge
Ce qui permet d’évaluer les réactions d’appuis telles que :

=>* =?* 150 ` ; =>2 =?2 50 `


mo [mn
,
(5.37)

Le calcul des efforts internes n’est présenté que pour l’élément 3. En utilisant l’équ.(5.17),
√p √p
Aq H ?q
DEE2 ; DEE2
p p mo [mn
√,>
CA (5.38)

^EE2
mo [mn
(5.39)

`2 ; `2 212132 `
mo [mn
√,
(5.40)
.G

5.7. Exemple 4 – Appui incliné


Soit la structure, représentée dans la figure 5.6, composée de L
4 barres et de 5 nœuds. Le chargement se résume à la force F 2
ww

verticale appliquée au nœud 1. Toutes les barres ont la même


F
rigidité axiale EA. En utilisant le même système d’axe que celui 3
du problème précédent, trouver : 30°
30°
4
• La réaction normale à la pente en 1, ainsi que les 1 30°
déplacements au nœud 1.
5
• Les efforts revenant à chaque barre. 45°
/w

Tableau des connectivités Figure 5.6

Elément Nœud i Nœud j Longueur θ° λ µ λ² µ² λµ

π/3 √3/2 √3/4


s:/

1 1 2 2L ½ ¼ ¾

2 1 3 2L/√3 π/6 √3/2 ½ ¾ ¼ √3/4

3 1 4 L 0 1 0 1 0 0

4 1 5 2L/√3 -π/6 √3/2 -1/2 ¾ ¼ √3/4


ttp

30

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

Matrices de rigidité élémentaires dans le repère global


* √2 * √2
⎡ g g g g⎤
⎢ 2⎥

co
√2 2 √2
s⎢ g g g g ⎥
* , ⎢ * √2 * √2 ⎥
⎢ ⎥
(5.41)
g g g g
⎢ √2 2 √2 2 ⎥
⎣ ⎦

.
g g g g

rie
2 √2 2 √2
⎡ g g g g⎤
⎢ √2 * √2 *⎥
√2 s⎢ g g g g ⎥
, , ⎢ 2 √2 2 √2 ⎥
⎢ ⎥
(5.42)
g g g g
⎢ ⎥

lge
√2 * √2 *
⎣ g g g g ⎦

1 0 1 0
s 0 0 0 0
O P
2
1 0 1 0
(5.43)
0 0 0 0
CA
2 √2 2 √2
⎡ g g g g ⎤
⎢H√2 * √2 * ⎥
√2 s⎢ g g g g⎥
g , ⎢ 2 √2 2 √2⎥
⎢ g g⎥
.G
(5.44)
g g
⎢ √2 * √2 * ⎥
⎣ g g g g ⎦
Assemblage
ww

1 0
z[{√2 √2 * √2 √2 2 2√2 2
⎡ | | | | | | | | ⎤
⎢ √2 √2⎥
0 0
2[,√2 √2 2 2 √2 2
⎢ | | | | | | | |⎥
⎢ * ⎥
0 0 0 0 0 0
√2 * √2
⎢ | | | | ⎥
⎢ √2 2 √2 2
0 0 0 0 0 0 ⎥
⎢ | ⎥
/w

| | |
s ⎢ 2√2
0 0 0 0 0 0 ⎥
2 2√2 2

⎢ | | | | ⎥
(5.45)
⎢ 2 √2
0 0
2 √2
0 0 0 0 ⎥
⎢ 1 0 ⎥
| | | |
0 0 0 0 0 1 0 0
⎢ ⎥
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
s:/

⎢ 2√2 ⎥
0 0 0 0 0 0
2 2√2 2
⎢ | | | |

⎢ 2 √2 ⎥
0 0 0 0 0 0
√2 2
⎣ | | | | ⎦
ttp

31

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

Conditions aux limites et chargement

.co
Tous les déplacements nodaux sont bloqués sauf ceux du nœuds 1. De plus comme l’appui au nœud 1

=* .
est incliné de 45°, il est possible d’exprimer les deux réactions en fonction de leur résultante notée ici

1 0
z[{√2 √2 * √2 √2 2 2 √2 2
⎡ | | | | | | | | ⎤
⎢ √2 √2 ⎥
0 0
2[,√2 √2 2 2 √2 2
⎢ | |⎥
=* sin 45°
⎥ )*
| | | | | |

rie
⎧= cos 45° ⎢ *
/⎫ √2
0 0 0 0 0 0 ⎥ ⎧ +* ⎫
* √2
⎪ * ⎪ ⎢ |
=>,
| | | ⎪ ⎪
⎪ ⎪ ⎢ √2 ⎥ 0
0 0 0 0 0 0 ⎥⎪ 0 ⎪
2 √2 2
⎪ =?, ⎪ ⎢ | | | | ⎪ ⎪
=>2 s ⎢ 2 √2 ⎥ 0
0 0 0 0 0 0 ⎥
2 2 √2 2
=?2 ⎢ |
⎨ ⎬ | | | ⎨0⎬
⎢ 2 ⎥ 0

lge
(5.46)
⎪ =>g ⎪ √2
0 0
2 √2
0 0 0 0 ⎥⎪ ⎪
⎢ |
⎪ =?g ⎪ | | |
⎪0⎪
⎢ 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 ⎥⎪ ⎪
⎪ =>• ⎪ ⎢ 0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 0 ⎥⎩ ⎭
⎩ =?• ⎭ ⎢ 2 √2 2⎥
0
0 0 0 0 0 0
2 2 √2
⎢ | | | | ⎥
⎢ 2 √2 ⎥
0 0 0 0 0 0
√2 2
⎣ | | ⎦
CA
| |

Résolution
Le système se réduit à
€• √, z[{√2 √2
)
6 ‚ 1 3 4 *5
, s | |
.G

2[,√2 +*
/
€• √, √2
(5.47)
, | |
)*
y
+* )
D*
Le système comprend deux équations pour trois inconnues. En
*
ww

résonant sur le croquis de la figure (5.7), il apparait clairement que,


D*
déplacements )* et +* sont, dans tous les cas de figures possibles,
+*
conformément au système d’axe globale OXY, les deux x

égaux en valeurs absolus mais de signes contraires. 45°

En remplaçant V1 par -U1 et en additionnant les deux équations du Figure 5.7


système (5.47), la réaction R1 est éliminée
/w

€• √, z[{√2 √2
)*
6 ‚ 1 34 5
, s | |
)*
/
€• √, √2 2[,√2
(5.48)
, | |

⇒/ )*
Y*,[{√2Z s
s:/

|
(5.49)
D’où

)* +*
g7
2 s ,[√2
(5.50)

=*
7Yz[•√2Z
ttp

2√, ,[√2
(5.51)

32

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

om
Les efforts normaux revenant à chaque barre sont évalués à l’aide de l’équ. (5.19). Le résultat du calcul
n’est donné que pour l’élément 1
g7

`1 6 ‚
s * √2 2 sY,[√2Z 7 √2H*
, , , g7 2Y,[√2Z

e.c
(Traction) (5.52)
2 sY,[√2Z
5.8. Conclusion
Les éléments de barre et de ressort présentés dans ce chapitre peuvent être utilisés pour modéliser
un grand nombre de structure en treillis articulés. Un autre type de structures courante sont les

eri
portiques composés de poutres et de poteaux travaillant en flexion simple, en flexion composée et en
torsion. Le chapitre 6 a pour objet de développer l’élément de poutre.

Problèmes :

Alg
5.1. Soit un système articulé contenant trois barres. Toutes les
barres possèdent la même longueur L et la même rigidité EA.
• Déterminer la matrice de rigidité du système.
• Calculer les déplacements nodaux.
• Calculer les efforts normaux dans les barres.
C
.G
5.2. Deux éléments barres et un élément ressort forment la
structure en treillis de la figure ci-dessous. Chacun des deux
éléments barres fait une longueur L et supporte une charge
axiale uniforme q(x)=10kN/ml.
ww

• Quelle est la valeur à prendre pour la rigidité k du ressort


afin que l’allongement du ressort soit limité à 0.1 cm ?
• Calculer les contraintes normales revenant aux deux
éléments barres.
On donne : E=6GPa , A = 5 cm² , L=1m
/w

5.3. Soit la structure en éléments finis de la figure 1. Les deux


éléments 1-2 et 2-3 sont des éléments barres, de section S et de module de Young E. Les deux nœuds
1 et 3 reposent sur des appuis doubles. Une force ponctuelle P faisant un angle θ avec l’horizontale est
appliquée au nœud 2.
s:/

• Calculer les déplacements du nœud 2 ainsi que toutes les réactions d’appuis.
• Evaluer les efforts normaux dans les éléments barres.
• Quelle est la valeur de l’angle θ pour laquelle les efforts normaux seraient égaux ?
ttp

33

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 5. Elément de barre et de ressort

y 3

.co
X

E,S

L
P

E,S
θ

rie
1 2
2L

e
5.4. Le système en treillis de la figure 2 est
composé de six éléments barres et de 04 nœuds.
Adopter un système d’axe et écrire les conditions

Alg
P P
aux limites de la structure en donnant toutes les
justifications.
GC
5.5. Soit une structure articulée, composée de cinq
1 5 éléments barres de module de Young E, telle que
schématisée dans la figure ci-contre. Cette
structure est soumise à deux forces concentrées P,
L

2 4
P P identiques, mais de sens contraires. La barre 2-4
s
w.

y possède une section constante A alors que toutes


L

√,
les autres barres présentent une section .
3 x 6 • Calculer les efforts normaux ainsi que les
déformations axiales revenant à chaque élément.
L 2L L
On donne : E=1,9.1011 Pa, A=0.0001 m², L=3m et
ww

P=900 N.
s ://
ttp

34

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

. co
CHAPITRE 6

rie
ELEMENT DE POUTRE
6.1. Equation générale des poutres planes

lge
Sous l’effet des charges extérieures, un point situé sur l’axe neutre, à l’abscisse , subira un
déplacement vertical et une rotation . L’équation générale d’une poutre en flexion simple
peut s’écrire sous différentes formes (Théorie de Euler-Bernoulli).
CA (6.1)

(6.2)

(6.3)

Avec ² le moment d’inertie autour de , le moment de flexion, l’effort tranchant


.G

et la charge répartie.
Pour rappel, la rotation est définie par

(6.4)
ww

Et la déformation dûe à la flexion simple uniquement est

(6.5)

y
/w

L’axe neutre

x
s:/

Figure 6.1
ttp

35

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

6.2. Elément de poutre plane à deux nœuds en flexion simple


Soit un élément de poutre plane de longueur , de

.c o
section et d’inertie constante et dont le
matériau pésente un module d’élasticité
longitudinale .
La poutre possede deux nœuds , chacun ayant
deux DDL et qui permettent de reconstituer

rie
. Les inconnues étant les déplacements aux
la fonction de déplacement et la rotation

nœuds et , la première opération consisteà

valeurs nodales , , " et " .


exprimer le champ de déplacement en fonction des

lge
6.2.1. Champ de déplacement transversal Figure 6.2

La poutre possédant quatre DDL, la fonction d’approximation doit être prise sous la forme d’un

$%
polynôme du troisième degré.

$
$% & $' & $( ( & $) ) *1 ² ), - '.
$(
CA
$)
(6.6)

A partir des conditions aux limites de


0 ; "

0 ;
.G

1 1
" (6.7)
En remplaçant l’expression (6.6) dans (6.7), le vecteur des déplacement nodaux peut s’écrire

1 0 0 0 $% $%
0 1 0 0 $' $'
- . 2 ) 5 -$ . *6, -$ .
ww

" 1 ² ( (
3 ² $) $)
(6.8)
" 0 1 2

$%
D’où

$'
-$ . *6,7' - .
( "
/w

$)
(6.9)
"
En injectant ce dernier résultat dans l’équ.(6.6)

*1 ² ) ,*6,7' - .
s:/

"
(6.10)
"
Ou encore
ttp

36

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

1 0 0 0
⎡ 0 1 0 0⎤
⎢ ) '⎥

.co
*1 ² ), ( )
- .
⎢ ; ;⎥ "
⎢ ( ' ⎥
; ;
(6.11)
' (
⎣ ; ; ⎦
"
; ;
D’où finalement

e
?1 & &; & ;² @ - .
) ( ( ) (
; ; ; ; ; ; "
(6.12)
"

eri
*A' A( A) AB , - .
"
(6.13)
"
*A,C D E

6.2.2. Champ de déformation


Alg
La déformation de la poutre résultant de la flexion simple est (équ. 6.5)
(6.14)

. En considérant
GC
l’équation (6.14), la déformation devient

*A,C D E (6.15)

Et en utilisant l’équ. (6.12)


w.

? & & & @- .


F '( B F F '( ( F
; ; ; ; ; ; ; ;² "
(6.16)
"
*G, C D E (6.17)
ww

6.2.3. Matrice de rigidité élémentaire

Reprenant la matrice de rigidité élémentaire *HD , KL


*G,I *J,*G, MD , et sachant que la matrice *J,
se réduit au module de Young car

N
://

(6.18)

L’expression de *HD , se réduit à

*HD , *G,I *G,


;L
L %
D
s

(6.19)
ttp

37

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

⎡ O; P
F '(
; ⎤
⎢ B F ⎥
;L ⎢
O; ; P ⎥ F
*HD , ⎥ ?O; P O; P O & P O P @
'( B F F '( ( F

.co
D
⎢O ; & ; P
% F '( ; ; ; ; ; ;²

L
(6.20)

⎢ ( F ⎥
⎣ O ; ;²
P ⎦

D D
(
D D 0 (le moment statique est nul par rapport
L L L
Sachant que ; et

e
à la fibre neutre), après intégration, la matrice de rigidité élémentaire dans le repère local est
'(QR FQR '(QR FQR
⎡ ⎤

eri
; ; ; ;
⎢ FQR BQR FQR (QR ⎥
*HD , ⎢ ; ; ; ; ⎥
⎢ ⎥
'(QR FQR '(QR FQR (6.21)
⎢ BQR ⎥
; ; ; ;
FQR (QR FQR
⎣ ; ; ; ; ⎦

6.2.4. Matrice de rigidité élémentaire dans le repère global :

n’est donc utilisé que dans le cas où le repère local S


Alg
L’élément de poutre en flexion simple possédant deux nœuds à deux DDL chacun, à savoir un

est confondu avec le repère global TUV


déplacement transversal et une rotation autour de , il est incapable de fournir un effort normal. Il
GC
comme pour le cas des poutres continues en flexion simple chargées transversalement (selon )
uniquement.

Considérant une poutre plane chargée uniformément. Le vecteur charges CWD E se réduit à celui des
6.2.5. Vecteurs charges

forces nodales de surfaces soit


w.

q
w

x
i j
/w

Figure 6.3

CWDX E *A,I CW X E D
L
(6.22)
s:/

La charge est appliquée par mètre linéaire le long de la poutre d’où

⎡1 &
) (

\] ⎢
; ;

⎧ ⎫ (
&;
;⎢ ⎥
CWDX E ^
% ⎢
;
⎥ C E
⎨ \"] ⎬ ⎢
) (

ttp

(6.23)
⎩ "^ ⎭ ⎢
; ;

⎣ ;
& ;² ⎦ 38

[Link]
[Link]

.c
rie

Méthode des éléments finis


Tableau 6.1. Charges nodales équivalentes [M. Casenave 2010]

lge
G CA
w.
ww

6. Elément de poutre
://
39

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

On trouve
c;
⎧ ⎫
\] (
⎧ ⎫ ⎪
⎪ ⎪

.co
c;
^ '(
⎨ \"] ⎬ ⎨ ⎬
c; (6.24)
⎩ "^ ⎭ ⎪

(

c; ⎪
⎩ '( ⎭

rie
En règle générale, le vecteur charges nodales d’un élément poutre soumis à un système de charges
transversales est égal à l’inverse des réactions d’appuis de la poutre bi-encastré (Voir le tableau 1)
6.3. Exemple 1 – Poutre continue
Soit la poutre continue suivante formée de trois éléments et de quatre nœuds ; deux éléments poutres

lge
et un élément ressort. Une charge P est appliquée au point A situé au milieu de la première travée.
Calculer les déplacements nodaux, les réactions d’appuis et le déplacement aù milieu de la travée 1
(i.e. au point A). AN : E = 2.1 1011 Pa ; I = 0.00001943 m4 ; L = 10m ; k = 104 N/m ; P = 103 N
CAY
4
P
E , I ,S E,I,S k
X
1 A 2 3
.G

L/2 L/2 L

Figure 6.4
Tableau des connectivités
ww

Elément Ni Nj L(m) S(m²) Inertie Rigidité θ d e


1(barre) 1 2 I - 0° 1 0
2(barre) 2 3 S I - 0° 1 0
3(ressort) 3 4 - - - k 90° 0 1
/w

Matrices de rigidité élémentaires (équ.6.21)


'(QR FQR '(QR FQR
⎡ ⎤
; ; ; ;
M
⎢ ⎥ '
s:/

FQR BQR FQR (QR

*H' , *f' , ⎢ ; ; ; ; ⎥ '


FQR M
⎢ ⎥ (
'(QR FQR '(QR (6.25)
⎢ BQR ⎥
; ; ; ;
FQR (QR FQR (
⎣ ; ; ; ; ⎦
M' ' M( (
ttp

40

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

'(QR FQR '(QR FQR


⎡ ⎤
; ; ; ;
M
⎢ FQR BQR FQR (QR ⎥ (
*H( , *f( , ⎢ ; ; ; ; ⎥ (
FQR M

.co
⎢ ⎥ )
'(QR FQR '(QR (6.26)
⎢ BQR ⎥
; ; ; ;
FQR (QR FQR )
⎣ ; ; ; ; ⎦
M( ( M) )

0 0 0 0 g)
M)

rie
0 1 0 1
*H) , *f) , 2 5
0 0 0 0 gB
(6.27)
0 1 0 1 MB
g) M) gB MB

lge
Assemblage de la matrice de rigidité globale

L’assemblage se fera en positionnant chaque élément selon les DDL qui lui sont reliés. Il faut procéder
élément par élément balayant à chaque fois tous les termes de la matrice de rigidié élémentaires. Le
résultat obtenu est
0 0 0 0 0⎤ M'
'(QR FQR '(QR FQR
CA
⎡ ; ; ; ;
⎢ FQR BQR FQR (QR
0 0 0 0 0⎥ '
⎢ ; ; ; ; ⎥
⎢ '(QR FQR (BQR
0 0
'(QR FQR
0 0⎥ M(
⎢ ; ; ; ; ; ⎥
⎢ 0 0 0 0⎥
FQR (QR hQR FQR (QR (
*f, ⎢ 0⎥
; ; ; ; ;
.G

0 0 0 0 0 0 0 0 g)
⎢ ⎥
(6.28)

0 0 0 &H 0 H⎥
'(QR FQR '(QR FQR
⎢ M)
⎢ ⎥
; ; ; ;
0 0 0 0 0⎥
FQR (QR FQR BQR
⎢ )

; ; ; ;
gB
0 0 0 0 0 0 0 0 0⎥
ww

⎣ 0 0 0 0 0 H 0 0 H ⎦ MB

M' ' M( ( g) M) ) gB MB

Conditions aux limites et charges nodales

La structure repose sur des appuis simples et donc M' M( MB 0. De plus il n’y a aucune charge
/w

horizontale ce qui annule les déplacements dans ce sens g) gB 0.


Le vecteur des charges nodales se compose des réactions d’appuis et des charges nodales équivalentes

& j '⎫
i
à la charge ponctuelle.

\'] ⎧ (
s:/

⎧ ⎫ ⎪ i; ⎪
P
⎪ '^
⎪ ⎪ ⎪
PL/8
h
PL/8

⎪ \(] ⎪ ⎪ i & j ( ⎪
⎪ (^ ⎪ ⎪ ( ⎪
\)
kl
C\E
⎨ \)] ⎬ ⎨ ⎬
h
0
(6.29)
ttp

⎪ ⎪ ⎪ ⎪
P/2 P/2

⎪ )^ ⎪ ⎪ 0 ⎪
Figure 6.5
⎪ \B ⎪ ⎪ 0 ⎪
⎩ \B] ⎭ ⎪ 0 ⎪
41
⎩ jB ⎭
[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

Le système à résoudre se réduit à


0 0 ⎤
BQR (QR
⎡; i;
⎧ ⎫
;
⎢(QR ⎥ '

co
⎪ ⎪
hQR FQR (QR h
⎢; ; ⎥ i;
FQR - M .
; ; (
⎢0 &H ⎥ ⎨ 0 ⎬
FQR '(QR h
)
⎪ ⎪
(6.30)
⎢ BQR ⎥
; ; ;
)
⎩ 0 ⎭
⎣0
(QR FQR
; ; ; ⎦

.
rie
Resolution

0.00129 p$
)i; (QRmn;
On trouve : ' )(QR )QRm(n;
; '

0.00106 p$
i; )QRmn;
( 'FQR )QRm(n;
; (

lge
0.00034 p$
i; (QRmn;
) )(QR )QRm(n;
; )

M) ; M) 0.005816 u
)i;
'F )QRm(n;

Les réactions d’appuis j ' 441.84 A ; j ( 616.31 A ; j ) 58.16 A.


CA
6.4. Elément de poutre plane à deux nœuds en flexion composée

possede trois DDL soit v , et


La poutre est caractérisée par un module d’élasticité E, une section S et une longueur L. Chaque nœuds
qui permettent de reconstituer les fonctions de déplacements axial

v
.G
et transversal .
ww
/w

6.4.1. Champ de déplacement axial w x


Figure 6.6

Le déplacement axial v est mathématiquement indépendant du déplacement transversal . En

celui d’une barre ; v est donc de la forme v $% & $' et les déformations induites
l’absence d’un quelconque chargement transversal, l’élément poutre a un comportement identique à
s:/

$' . (voir le chapitre 4).


y

De plus, et comme v 0 v et v v" , on obtient la même fonction de déplacement que pour


l’élément barre.

v O1 Pv & v"
ttp

; ;
(6.31)

42

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

om
6.4.2. Champ de déplacement vertical
Il est parfaitement identique à celui développé pour la poutre à deux nœuds en flexion simple
6.4.3. Champ de déformation

e.c
v
En regroupant les résultats (6.25) et (6.12), le champ de déplacement complet de l’élément s’écrit

⎧ ⎫
1 ; 0 0 0 0 ⎪ ⎪
v
z { | } v (6.32)
;

0 1 ; & ; & 0 ; & ; ⎨ "⎬


) ( ( ) (
; ; ; ;
⎪ "⎪
⎩ "⎭

eri
v
z { *A,CvD E (6.33)

La déformation de la poutre résultant à la fois de la flexion et de la compression (traction) est


y ]

Alg
Le champ de déformation s’écrit alors en fonction des déplacements nodaux :
v
⎧ ⎫
⎪ ⎪
(6.34)

? O; P O; P O & P O; P @ v
' F '( B F ' F '( ( F

⎨ "⎬
C
; ; ; ; ; ; ;
(6.35)
⎪ "⎪
⎩ "⎭
*G,CvD E
.G

Soit (6.36)

En reprenant l’équ.(6.16), sachant que *J, se réduit à E, l’expression de *HD , est


6.4.4. Matrice de rigidité élémentaire
ww

0 0 0 0 ⎤
Q Q
⎡ ; ;
⎢ 0
'(QR FQR
0
'(QR FQR ⎥
⎢ ; ; ; ; ⎥
⎢ 0
FQR BQR
0
FQR (QR

*HD , ⎢ ; ; ; ; ⎥
⎢ 0 0 0 0 ⎥
Q Q (6.37)
⎢ ; ;
FQR ⎥
/w

⎢ 0 0 ⎥
'(QR FQR '(QR

⎢ BQR ⎥
; ; ; ;
0 0
FQR (QR FQR
⎣ ; ; ; ; ⎦
s:/

6.4.5. Matrice de rigidité élémentaire en repère global

v 0 ⎧g ⎫
L’élément possédant deux nœuds à trois DDL chacun, la matrice de changement de base s’écrit
cos • sin • 0 0 0
⎧ ⎫ ⎡
⎪ ⎪ ⎢ sin • cos • 0 0 0 0⎤ ⎪ M
⎥⎪ ⎪ ⎪
CvD E * D ,CgD E ; v ⎢ 0 0 1 0 0 0⎥
⎨ "⎬ ⎢ 0 0 0 cos • sin • 0⎥ ⎨g" ⎬
ttp

⎪ M" ⎪
(6.38)
⎪ "⎪ ⎢ 0 0 0 sin • cos • 0⎥ ⎪ ⎪
⎩ "⎭ ⎣ 0 0 0 0 0 1⎦ ⎩ " ⎭ 43

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

(6.39)

.co
rie
lge
CA
G
w.
ww
s ://
ttp

fD ,

44
*

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

6.5. Exemple 2 – Portique [[Link] 2010]

co
Soit la structure ci-dessous composée de trois éléments poutres et quatre nœuds. Les nœuds 1, 3 et 4
sont encastrés. On se propose de calculer les déplacements nodaux ainsi que les réactions d’appuis.

Données: L = 10 m, q = 10 kN/m, E = 2.1 1011 N/m², S = 0.00459 m², I = 0.0000579 m4.

.
q

rie
1 E, S, I 2 E, S, I 3

lge
Y

L
E, S, I
X
CA 4

L L
Figure 6.7
Tableau des connectivités

d e
.G

Elément Ni Nj L(m) S(m²) Inertie θ


1(poutre) 1 2 I 0° 1 0
2(barre) 2 3 S I 0° 1 0
ww

3(ressort) 4 2 L S I 90° 0 1

Matrices de rigidité élémentaires (équ.6.33)

0 0 0 0 ⎤
Q Q
⎡ ; ;
⎢ 0
'(QR FQR
0
'(QR FQR ⎥
⎢ ; ⎥
/w

; ; ;
⎢ 0
FQR BQR
0
FQR (QR

*f' , ⎢ ; ; ; ; ⎥
⎢ Q
0 0
Q
0 0 ⎥
(6.40)
⎢ ; ;
FQR ⎥
⎢ 0 0 ⎥
'(QR FQR '(QR

⎢ BQR ⎥
; ; ; ;
s:/

0 0
FQR (QR FQR
⎣ ; ; ; ; ⎦
ttp

45

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

0 0 0 0 ⎤
Q Q
⎡ ; ;
⎢ 0
'(QR FQR
0
'(QR FQR ⎥
⎢ ; ; ; ; ⎥

.co
⎢ 0
FQR BQR
0
FQR (QR

*f( , ⎢ ; ; ; ; ⎥
⎢ 0 0 0 0 ⎥
Q Q (6.41)
⎢ ; ;
FQR ⎥
⎢ 0 0 ⎥
'(QR FQR '(QR

⎢ BQR ⎥
; ; ; ;
0 0
FQR (QR FQR
⎣ ; ⎦

e
; ; ;
0 0
'(QR FQR '(QR FQR
⎡ ; ; ; ⎤;
⎢ 0 Q
0 0
Q
0 ⎥

eri
⎢ ; ; ⎥
⎢ FQR 0
BQR FQR
0
(QR

*f) , ⎢ '(QR
; ; ; ; ⎥
⎢ 0 0 ⎥
FQR '(QR FQR (6.42)
⎢ ; ; ; ;

⎢ 0 0 0 0 ⎥
Q Q

⎢ FQR
⎣ ;

Assemblage de la matrice de rigidité globale


0
C;
(QR
;

L’assemblage conduit à une matrice globale de dimension 12 x 12. Le résultat obtenu est
Alg
FQR
;
0
;
BQR ⎥
; ⎦

0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ⎤
Q Q
⎡ ; ;
⎢ 0
'(QR FQR
0
'(QR FQR
0 0 0 0 0 0 ⎥
⎢ ; ; ; ; ⎥
.G

⎢ 0 0 0 0 0 0 0 0 ⎥
FQR BQR FQR (QR

⎢ ; ; ; ;
FQR ⎥
0 0 & 0 0 0 0
Q (Q '(QR FQR Q '(QR
⎢ ; ; ; ; ; ; ; ⎥
⎢ ⎥
0 0 & 0 0 0 0 ⎥
'(QR FQR (BQR Q '(QR FQR Q
⎢ ; ; ; ; ; ; ;
⎢ 0
FQR (QR FQR
0
'(QR
0
FQR (QR FQR
0
(QR ⎥
w

*f, ⎢ ; ; ; ; ; ; ; ; ⎥
⎢ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ⎥
Q Q

⎢ ; ;

0 0 0 0 0 0 0 0 ⎥
'(QR FQR '(QR FQR
⎢ ; ; ; ;
⎢ ⎥
ww

0 0 0 0 0 0 0 0 ⎥
FQR (QR FQR BQR
⎢ ; ; ; ;
⎢ 0 0 0
'(QR
0
FQR
0 0 0
'(QR
0
FQR ⎥
⎢ ; ; ; ; ⎥
⎢ 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ⎥
Q Q

⎢ BQR ⎥
; ;
0 0 0 0 0 0 0 0
FQR (QR FQR
⎣ ; ; ; ; ⎦
://

(6.43)

Conditions aux limites et charges nodales

La structure repose sur plusieurs encastrements. Seuls les déplacements et la rotation du nœuds 2

g( 0. Le système à résoudre se résume à


sont libres. En raison de la symétrie de la structure et du chargement, il est possible de déduire que
s

& 0
(BQR Q
M(
ttp

| ; ;
'(QR } z { „ …
0 ( 0
(6.44)
;
46

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

0 et M( ; M( 1.034 uu.
c;
( †‡ †‰
m
On trouve
ˆ ˆ

6.6. Elément de poutre plane à mdeux nœuds en 3D

.co
Pour un portique en trois dimensions, chargé dans le plan vertical, certains éléments peuvent être

développés dans les poutres portées par l’axe OX engendrent des moments de torsion dans les poutres
soumis à des moments de torsion. A titre d’exemple, dans la figure 6.8, les moments de flexions simples

portées par l’axe OZ. Dans cette section, nous allons développer un élément poutre capable de

rie
répondre à cette sollicitation.

Y
F F

lge
Z
F F
CA
Figure 6.8
.G
6.6.1. Elément de poutre plane à deux nœuds en torsion pure

moments de torsion. Chacun des deux nœuds possède un seul degré de liberté, soit • , une rotation
Pour commencer, intéressons-nous à un élément poutre, à deux nœuds, soumis uniquement à des

autour de l’axe ox.


ww

x
/w

i j
φi φj

Figure 6.9

La poutre possédant deux DDL, la fonction d’approximation du champ de rotation doit être prise sous
s:/

la forme d’un polynôme du premier degré, soit

• $% & $' (6.45)

Pour 0; • 0 •' et pour ;• •( ce qui permet de trouver

•'
• •1 •‘ ’
ttp

; ; •(
(6.46)

47

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/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

om
Etablissons maintenant la relation de la cinématique qui relie le degré de liberté •, rotation autour de
ox, et la distorsion “”• (voir fig. 6.10). Il est d’abord supposé que tous les rayons tels que ————
T– restent
linéaires et égales à j durant la torsion. Ceci nous permet d’écrire

˜
–G “”• j • *(6.47)
La résolution de l’équation (6.47) pour “”• donne

e.c
“”•
™ š
(6.48)

lg eri
Figure 6.10 [D. L. Logan 2010]

De manière similaire, à un rayon quelconque p et en résonnant sur le triangle OCD au lieu du triangle
CA
•' •'
OAB, l’équation (6.46) est utilisée afin d’obtenir

“ p? @‘ ’ *G, ‘ ’
› š ' '
; ; •( •(
(6.49)
.G

Pour un matériau linéaire élastique isotrope, la relation contrainte-déformation pour une torsion pure
s’écrit
œ •“
Où • est le module de cisaillement. La matrice de rigidité élémentaire peut être évalué avec *J,
(6.50)

ww

'

*HD , p( | }•? @
;L ; ' '
% L ' ; ; D (6.51)
;

*HD , 1 1
? @
žŸ
; 1 1
(6.52)
/w

p( D
L
est le moment d’inertie pour une section circulaire.
De manière générale et pour les sections non circulaires, est appelée constante de torsion et est

∑ ¢ £)
approximé par la formule (6.53) qui permet d’obtenir les résultats résumés dans la figure (6.11)
'
s:/

)
(6.53)
ttp

48

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/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

om
e.c
eri
Alg
Figure 6.11 [D. L. Logan 2010]

6.6.2. Elément de poutre plane à deux nœuds en flexion simple et en torsion


GC
En combinant les effets de la torsion avec ceux de la flexion simple, un élément à six degrés de liberté
est obtenu tel que sur la figure (6.12)

y
.

L
νi νj
ww

βj βi
x
i j
φi φj

Figure 6.12

L’équation d’équilibre de cet élément mettant en exergue sa matrice de rigidité est


/w

0 0
'(QR FQR '(QR FQR
⎡ ; ; ; ; ⎤
\] ⎢ 0 0 0 0 ⎥⎧ ⎫
žŸ žŸ
⎧ ⎫ ⎢ ; ; ⎥ •

⎪ ⎪
⎪ ⎢ FQR (QR ⎪ ⎪

0 0
BQR FQR
^
⎢ ;'(QR ; ; ; ⎥
⎨ \"] ⎬ ⎢ 0 0 ⎥⎨ "⎬
s:/

FQR '(QR FQR

⎥ ⎪•" ⎪
(6.54)
⎪ " ⎪
⎪ ⎪ ⎢ ; ; ; ;

⎢ 0 0 0 0 ⎥⎩ "⎭
žŸ žŸ
⎩ "^ ⎭
⎢ FQR BQR ⎥
; ;
0 0
(QR FQR
⎣ ; ; ; ; ⎦
ttp

Ou encore

49

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m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

CWD E *HD ,CvD E (6.55)

Dont les degrés de liberté sont le déplacement transversal selon oy, la rotation autour de ox due à la
torsion et enfin, la rotation autour de oz due à la flexion simple, soit trois DDL/nœud.

.co
La matrice de passage pour cet élément permet de passer de OXZ à oxz est

1 0 0 0 0 0
⎡0 cos • sin • 0 0 0 ⎤
⎢ ⎥
* D, ⎢0 sin • cos • 0 0 0 ⎥

rie
⎢0 0 0 1 0 0 ⎥
(6.56)
⎢0 0 0 0 cos • sin • ⎥
⎣0 0 0 0 sin • cos • ⎦
Y

lge
la figure (6.13). L’axe oy est confondu avec l’axe OY et
L’angle θ est orienté positivement dans le sens indiqué sur

donc les déplacements transversaux sont inchangés.


X
z
θ
CA Z x

Figure 6.13

Soit la structure en plan de la figure (6.14). Constituée de deux éléments poutres dans le plan OXZ, la
6.6.3. Exemple [D. L. Logan 2012]
.G

Données : E = 210 GPa , G = 84 GPa , I = 16.6 10-5 m4


structure supporte une force verticale au nœud 2. Les nœuds 1 et 3 sont parfaitement encastrés.

et J=4.6 10-5 m4 .
ww

Calculer les déplacements nodaux ainsi que les efforts


internes revenants à chacun des deux éléments
Tableau des connectivités

Elément Ni Nj θ d e
/w

1(poutre torsion) 1 2 0° 1 0
Figure 6.14
2(barre torsion) 2 3 90° 0 -1

Matrices de rigidité élémentaires (équ.6.54 et équ.6.56)


s:/

Afin d’alléger les calculs, et comme les réactions d’appuis ne sont pas demandés dans l’exemple, seuls
les termes intervenant dans le système de résolution réduits seront calculés.

1 0 0 1.55 0 2.32 1 0 0
•f'«é- • ®0 1 0¯ ® 0 0.128 0 ¯ 10 A/u ®0 1 0¯
°

0 0 1 2.32 0 4.65 0 0 1
(6.57)
ttp

* ' ,1 •H'«é- • * ',


50

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m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

•f'«é- • •H'«é- • (6.58)

.co
x
X
3 θ 3

θ=-90° Z
2 X

rie
z
1 2
Z
Figure 6.15

1 0 0 1.55 0 2.32 1 0 0

lge
•f(«é- • ®0 0 1¯ ® 0 0.128 0 ¯ 10°
® 0 0 1¯
0 1 0 2.32 0 4.65 0 1 0
(6.59)

1.55 2.32 0
•f(«é- • ®2.32 4.65 0 ¯ 10° A/u
0 0 0.128
(6.60)
CA
Assemblage de la matrice de rigidité globale réduite

3.1 2.32 2.32


L’assemblage conduit à une matrice globale réduite de dimension 3x3.

*f›é , ® 2.32 4.78 0 ¯ 10° A/u


.G

2.32 0 4.78
(6.61)

Conditions aux limites et charges nodales


ww

La structure est doublement encastrée. Seuls le déplacement et les rotations du nœuds 2 sont permis.

22.10) M(
Le système réduit à résoudre est

³ 0 ´ *f›é , ³Φ( ´
0 Β(
(5.62)
/w

Résolution

M( 0.259 107( u
Le système d’équations (5.62) permet aisément d’obtenir les résultats suivants

³Φ( ´³ 0.126 107( p$ ´


Β( 0.126 10 p$7(
(5.63)
s:/

Afin de déterminer les forces revenant à chaque élément, il suffit d’utiliser les équations d’équilibres

nodaux de l’élément 1 dans le système d’axe local oxz.


interne (équ. 6.55). Pour commencer, il est d’abord nécessaire d’écrire le vecteur déplacements
ttp

51

[Link]
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m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

1 0 0 0 0 0 0
⎡0 1 0 0 0 0⎤ ⎧ 0 ⎫
⎢ ⎥⎪ ⎪

.co
Cv' E * ' ,Cg' E ; Cv' E ⎢0 0 1 0 0 0⎥ 0
Cg' E
⎢0 0 0 1 0 0⎥ ⎨ 0.259 107( ⎬
(5.64)
⎢0 0 0 0 1 0⎥ ⎪ 0.126 107( ⎪
⎣0 0 0 0 0 1⎦ ⎩ 0.126 107( ⎭
Ainsi, nous obtenons

⎧ W' ⎫

rie
'
11 10) A
u ⎧ ⎫

⎪ u'/· ⎪
⎪ ⎪ 1.5 10
)
A. u⎪
CW' E
'/·^ 31 10) A. u
⎨ W( ⎬ ⎨ 11 10 A ⎬
' ) (5.65)

⎪u(/· ⎪⎪ ⎪ 1.5 10) A. u ⎪
⎩ 1.5 10) A. u ⎭

e
⎩u(/·^ ⎭

CW' E
⎧ W( ⎫


u
⎪u(/· ⎪

(

(/·^

W) ⎬
(

11 10) A
)

1.5 10 A. u
⎨ 11 10 A ⎬
)

⎪ 1.5 10 )A. u ⎪
Alg
En suivant la même méthode, les efforts revenant à l’élément 2 sont

(5.66)

⎪u)/· ⎪⎪ ⎪ 1.5 10 A. u ⎪
)
C
u ⎩ 31 10) A. u ⎭
⎩ )/·^ ⎭
.G

La figure 6.16 montre les représentations de ses efforts dans chaque élément. Il est à noter que chaque
élément est dessiné à part pour plus de clarté.

y
ww

11kN 11kN x
11kN
31 kN.m 1.5 kN.m 1.5 kN.m 31 kN.m
x 3
1 2 y
1.5 kN.m 1.5 kN.m
/w

z
11kN
1.5 kN.m
z
2
1.5 kN.m
s:/

Figure 6.16
6.7. Conclusion
Les éléments en poutres sont indispensables pour le calcul, entre autres, des efforts internes mis en
ttp

jeu dans les structures en portiques. Pour un élément plus complet que ceux présentés dans ce

52

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

chapitre, il faut considérer 03 translations et trois rotations par nœuds, afin de pouvoir prendre en
charge tous les types de portiques en trois dimensions.

.co
un déplacement transversal selon oy et une rotation autour de oz pour la flexion dans le plan
En effet, il faut considérer :

oxy

un déplacement transversal selon oz et une rotation autour de oy pour la flexion dans le plan
oxz,

un déplacement longitudinal selon ox pour la traction/compression,

rie
et enfin, une rotation autour de ox pour la torsion.


Tous les développements nécessaires à la construction d’un tel élément ont été présentés dans ce
chapitre. Une simple superposition des différentes modélisations fournies conduit à l’élément à 06

lge
DDL/nœuds capable de prendre en charge les différents effets cités ci-dessus.
Dans le prochain chapitre, et toujours dans le contexte de la méthode des éléments finis directe, nous
allons aborder les éléments bidimensionnels. Les développements ne seront présentés, en détails, que
pour des éléments de contrainte plane. L’élaboration d’éléments en déformation plane étant similaire,
le lecteur est renvoyé à la littérature spécialisée citée dans les références bibliographiques.
CA
Problèmes :
6.1. Considérons une poutre de rigidité flexionnelle constante EI (Figure 1). Une force de 4000 kN et
un moment de 100 Nm lui sont appliqués. En utilisant deux éléments poutre à deux nœuds, déterminer
.G
• la matrice de rigidité globale.
• les déplacements nodaux et les réactions d’appuis.
• les diagrammes des moments et efforts tranchants.
ww

2m 2m 4m

Y
1 2 3
X

6.2. Une structure doublement encastrée est discrétisée, à l’aide de deux (02) éléments poutres, tel
/w

que schématisé dans la figure 2


• Tracer les diagrammes M, N et T.

L/2 L/2 L/2 L/2


s:/

X
2 1 3
P
Y
ttp

53

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

om
6.3. Le portique représenté ci-après, composé de trois (03) éléments poutres, est soumis à une charge
horizontale P appliquée au centre de l’élément 1-4. Les nœuds 1, 2 et 3 sont fixes.
• Déterminer les déplacements du nœud 4 dus à l’application de la charge P=60 kN .

e.c
Y 4 3
P
2m

eri
X 1 2

2m 2m 3m

On donne S = 0.00285 m² ; E = 210 GPa ; I = 0.00001943 m4 pour tous les éléments.


C Alg 6.4. Une poutre de longueur L = 2m,
reposant sur deux ressorts identiques (de
même rigidité k) est schématisée sur la
figure 5. Chacun des deux ressorts est
incliné de 60° par rapport à l’horizontale. Le
système d’axes global est tel que précisé sur
la figure.
.G

Le nœud 1 est parfaitement encastré alors


que les nœuds 2 et 3 sont reliés à des appuis
doubles. Elle supporte un chargement
ww

symétrique, dont la valeur maximale vaut


Q0.

de rotation (c’est-à-dire B 0 )?
• Quelle est la valeur à prendre pour la rigidité k des ressorts afin que le nœud 4 ne subisse pas

On donne : . 5. 10F Au² , |º% | 10HA.


6.5. Soit un bâtiment en R+1 en portiques poteau-poutre,
/w

modélisé en deux dimensions à l’aide de 09 éléments finis


poutre à 3ddl/nœuds. La structure est encastrée à la base,
au niveau des fondations, et supporte des charges
permanentes uniformément réparties sur les poutres (poids
s:/

propre P ), une surcharge d’exploitation (Q) concentrée à


mi-travée et enfin des charges d’accompagnement (le vent
V). Les poids propres des poteaux sont négligés.
• Donner le vecteur du chargement global en utilisant
la combinaison à l’ELU (1.35P+1.5Q+V).
ttp

54

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 6. Elément de poutre

éléments 1-2 et 2-3 sont des éléments poutres, de section 2S


6.6. Soit la structure en éléments finis de la figure 6. Les deux

et de module d’élasticité E. L’élément 1-3 est un élément

co
section S et un module d’élasticité égal à 2E. Le portique est
barre qui sert de tirant au portique. Il se caractérise par une

bi-encastré.

.
• Calculer les déplacements du nœud 2 ainsi que toutes les

rie
réactions d’appuis avec et sans tirant.

module d’élasticité E et d’inertie I. Cet élément est relié à


6.7. Considérons une poutre à deux nœuds de longueur L, de

des appuis élastiques modélisés par des éléments ressorts

e
de rigidités identiques k. (Voir figure ci-contre)

Alg
La poutre supporte une charge parabolique verticale q(x)
dont l’extremum qmax vaut Q0 au milieu de la poutre. Deux q(x)
forces concentrique horizontales sont appliquées
symétriquement de part et d’autre de la poutre. F F

3
• Quel type d’élément poutre faut-il choisir pour 2 y
GC
modéliser la poutre 2-3 ?
1
• Quelle est la taille de la matrice de rigidité globale x
4

[K] ?
• Donner les conditions aux limites de la structure.

6.8. Une structure est composée de trois poutres travaillant


w.

en flexion et en torsion. La structure est dans le plan OXZ, alors qu’elle est soumise à deux charges
telles que la première est portée par l’axe OY et la seconde par l’axe OX.

Les nœuds 2 et 3 sont parfaitement encastrés. On donne : E = 200 GPa , G = 80 GPa , I = 18 10-5 m4 et
J = 4.2 10-5 m4 . Il est demandé d’évaluer les efforts internes revenant à chacune des trois poutres.
ww

Y
4m

X
2 3
://

45°

1
s

Z 20kN
ttp

20kN

55

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 7. Elément de contrainte et de déformation plane

. co
CHAPITRE 7

rie
ELEMENT DE CONTRAINTE ET DE DEFORMATION
PLANE

lge
7.1. Etat plan de contrainte et de déformation
7.1.1. Déformation plane x
Considérant un solide de section transversale 0
constante, l’hypothèse de déformation plane
CA
consiste à considérer un comportement plan
identique quelque soit la profondeur. En d’autres
termes, le solide peut être décomposé en
« tranche » d’épaisseur unitaire, le calcul se z
limitant à l’étude d’une seule de ses tranches.
.G
y
Toutes les déformations associées à l’axe z sont Figure 7.1
nulles.

0 ; 0 (7.1)
ww

La relation contrainte-déformation devient


1 0
1 0
0 0
(7.2)
/w

et (7.3)

7.1.2 Contrainte plane


A l’inverse de l’état de déformation plane, l’hypothèse de contrainte plane suppose que toutes les
s:/

contraintes associées à l’axe z sont nulles.

0 ; 0 (7.4)

Ce qui permet d’écrire


1 0
1 0
ttp

0 0
²
(7.5)

56

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 7. Elément de contrainte et de déformation plane

et (7.6)

.co
z

rie
x Figure 7.2

e
7.1.3. Champ de déformation

Alg
En examinant les équations précédentes, il est noté que le vecteur de déformation se réduit à 03
composantes dans les cas de contrainte ou de déformation plane. Seule la matrice change.

0⎤
%
⎡%
⎢ %⎥ * *
! ⎢0 ) ,
% ⎥ +
- ) ,
+
⎢% %⎥
(7.7)

⎣% % ⎦
C
7.2. Les éléments de contrainte plane
.G
y
7.2.1. Le triangle droit isocèle
3

élément plan d’épaisseur e et de géométrie triangulaire. Il s’agit


On se propose d’évaluer la matrice de rigidité élémentaire d’un

possède 02 DDL : * et + fonction de / et de 0.


L
ww

d’un triangle isocèle droit à 03 nœuds. Chacun de ces nœuds


x

déplacement *. Soit une forme polynomiale proposée pour


Pour commencer, calculons les fonctions de forme pour le 1 2

l’expression de * / telle que :


L

* /, 0 34 3 / 3 0 Figure 7.3
/w

(7.8)

Avec les conditions aux limites :

* 0,0 * ⇒ 34 *

* 6, 0 * ⟹* * 3 6⇒3
89 8:
s:/

* 0, 6 *< ⟹ *< * 0 3 6⇒3


8= 8:
;

D’où

* /, 0 * / 0
89 8: 8= 8:
ttp

; ;
(7.9)

57

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 7. Elément de contrainte et de déformation plane

om
Ou encore

* /, 0 * >1 ? * >; ? *< > ?


; ;
(7.10)

* /, 0 * @ /, 0 * @ /, 0 *< @< /, 0 ∑<BC @B /, 0 *B (7.11)

e.c
Vérification @ 0,0 1 ; @ 0,0 0 ; @< 0,0 0
@ 6, 0 0 ; @ 6, 0 1 ; @< 6, 0 0
@ 0, 6 0 ; @ 0, 6 0 ; @< 0, 6 1
∑<BC @B /, 0 1

eri
et
En suivant un raisonnement similaire pour la deuxième composante du déplacement, + /, 0 , un
résultat semblable est obtenu :

+ /, 0 + @ /, 0 + @ /, 0 +< @< /, 0 ∑<BC @B /, 0 +B (7.12)

D’où

D
*
+
/, 0
/, 0
E F
@
0 @
0 @
0 @
0 @< 0
Alg
G
0 @< ⎨+ ⎬
*
⎧+ ⎫
⎪* ⎪
@ *O ! (7.13)
⎪*< ⎪
GC
⎩+< ⎭
La matrice P est calculée à partir de l’équation de la cinématique (7.7).
*
⎧+ ⎫
⎪* ⎪
! P + et P - @
w.

⎨ ⎬
(7.14)
⎪*< ⎪
⎩+< ⎭
En combinant les équations (7.13) et (7.14), on trouve
ww

0⎤
%
⎡%
⎢ %⎥ @ 0 @ 0 @< 0
P ⎢0 F
% ⎥ 0 @ 0 @ 0 @<
G
⎢% %⎥
(7.15)

⎣% % ⎦

⎡ ; 0 0 0 0⎤
://

;
⎢ ⎥
P ⎢0 ;
0 0 0 ;⎥
⎢ ⎥
(7.16)

⎣ ; ;
0 0⎦
; ;
s

En examinant les équations (7.14) et (7.16), il est noté que le vecteur déplacement de cet élément est
identique en tout point du triangle. C’est ce qu’on appelle un élément à déformation constante.
ttp

58

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 7. Elément de contrainte et de déformation plane

matrice de rigidité élémentaire QO .


La matrice étant définie par l’équation (7.5) en contrainte plane, il devient possible d’évaluer la

co
⎡ ; ;⎤
⎢ 0 ⎥
⎢ ;⎥
;
1 0 ⎡ ; 0 0 0 0⎤
⎢ 0 0⎥ ;
QO RST ⎢
; ⎥ 1 0 ⎢0 0 0 0

UVO
⎢ ;⎥
⎢ ⎥

.
0 0 ²
0 0 ⎢
;

(7.17)
⎢ ;
⎥ ⎣ ; 0 0⎦

rie
⎢ 0 0 ⎥ ; ; ;

⎢ ⎥
;

⎣ 0 0⎦
; y
Avec

lge
RST UVO R4 R4 R4 U/ U0 UW
O ; ;
(7.18) dVe

Et on trouve le résultat suivant

3 1 2 1 1 2
x

⎡1 3 2 1 1 2⎤
⎢ ⎥
⎢ 2 2 2 0 0 2 ⎥
CA Figure 7.4
QO
O
X ² ⎢ 1 1 0 1 1 0 ⎥
(7.19)
⎢ 1 1 0 1 1 0 ⎥
⎣ 2 2 2 0 0 2 ⎦
G
Evidemment, un changement de base est necessaire parfois lors de l’assemblage de plusieurs
éléments. La matrice de passage à utiliser dans ces cas-là est
\]^_ ^`a_ 0 0 0 0
⎡ ^`a_ \]^_ 0 0 0 0 ⎤
w.

⎢ ⎥
[O ⎢ 0 0 \]^_ ^`a_ 0 0 ⎥
⎢ 0 0 ^`a_ \]^_ 0 0 ⎥
(7.20)
⎢ 0 0 0 0 \]^_ ^`a_ ⎥
⎣ 0 0 0 0 ^`a_ \]^_ ⎦
w

7.2.2. L’élément carré y

02 degrés de liberté * et +.
On considère un élément carré ayant 04 nœuds possédant chacun
/w

4 3
Les fonctions de forme de cet élément sont calculées en
supposant un pôlynome d’ordre 2 tel que

* /, 0 34 3 / 3 0 3< /0
L
s:/

(7.21)
x
1 2
Les fonctions de forme obtenues sont

@ 6 / 6 0
L
;9
(7.22)

@ / 6 0
Figure 7.5
ttp

;9
(7.23)

59

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 7. Elément de contrainte et de déformation plane

om
@<
;9
(7.24)

@X 6 / 0
;9
(7.25)

@ 0 @ 0 @< 0 @X 0
D’où

e.c
@ F G
0 @ 0 @ 0 @< 0 @X
(7.26)

Et la matrice P
0 6 0 6 0 0 0 0 0 0
P b 0 / 6 0 / 0 / 0 6 /c
/ 6 0 6 / 6 0 / 0 6 / 0
;9

eri
(7.27)

En contrainte plane, la matrice d’élasticité est toujours définie par l’équation (7.5), ce qui permet,
tout comme pour l’élément triangulaire présenté précedemment, d’aboutir à la matrice de rigidité
élémentaire

QO R4 R4 P ′
; ;



<
<
P U/ U0 e

<
X
<
f
<
Alg <
X f
<
X
< <
<
<
X
<


(7.28)

⎢ < X < X f X f ⎥
⎢ ⎥
< < <
GC
⎢ <
<
X <
<
X
<
f X
< ⎥
⎢ ⎥
QO
O < X f X f
⎢ ⎥
g0h
9 < < <
⎢ ⎥
(7.29)
< X f X
⎢ < < ⎥
⎢ < X < ⎥
.

⎢ ⎥
<

⎢ ⎥
ww

< X
<
⎣ < ⎦

7.3. Conclusion
Les éléments exposés, dans ce chapitre, peuvent être très utiles dans la modélisation de certaines
/w

structures adaptables à la contrainte ou bien à la déformation plane. Néanmoins, pour des géométries
plus complexes, ils restent assez limités. Le recours à des éléments plus sophistiqués, à savoir les
éléments paramétrés, objets du prochain chapitre, est alors une nécessité incontournable.

Problèmes :
s:/

7.1. Une structure est modélisée en contrainte plane. La discrétisation en MEF est effectuée à l’aide
d’éléments carrées à 04 nœuds et d’éléments triangulaires isocèles à 04 nœuds tels que ceux
schématisés dans la figure 1. Chaque nœud possède 2 ddl.
• Calculer les fonctions de forme relatives à chacun des deux éléments de référence.

ttp

Etablir le tableau des connectivités du maillage.

60

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 7. Elément de contrainte et de déformation plane

y
y

.co
1 2
1

x 4

rie
4 3 2 3 x

Numérotation locale Structure discrétisée

7.2. Considérons la plaque représentée dans la

lge
figure 1, discrétisée à l’aide de deux éléments
triangulaires de contrainte plane, telle que :
i = 200 jk, = 0.25, e = 2.5 \h
Coordonnées nodales (en m)
1 (-1, 0), 2(0,0), 3(0,1), 4(1,0)
On donne les déplacements nodaux :
CA
l1 = 0 mm, V1 = 0.63 mm, U2 = 0 mm , V2 = 0 mm,
U3 = 0.3 mm, V3 = 0 mm, U4 = 0 mm et V4 = 0.63 mm.
• Evaluer la matrice de rigidité globale de la structure
G
• Déterminer le vecteur charges globales ainsi que les contraintes dans les deux éléments.
7.3. Considérons la plaque mince soumise à la traction surfacique représentée dans la figure 2 :
w.

• En discrétisant la plaque à l’aide de deux éléments carrés, déterminer les déplacements


nodaux et les contraintes dans la plaque.
• Expliquer comment refaire l’exercice avec deux éléments triangulaires droits.

A.N : i = 200 jk , = 0.25 , e = 2.5 \h.


ww

2.5 cm
/

10 MPa
25 cm
s:/

50 cm
ttp

61

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

.co
CHAPITRE 8

e
LES ELEMENTS ISOPARAMETRIQUES

eri
8.1. Problématique du maillage
Dans une modélisation linéaire, le respect de la géométrie, q
de la positions des appuis et du chargement suffisent à

Alg
assurer la conformité des fonctions de formes. De ce fait
une discrétisation intermédiaire est rarement nécessaire 1 2
(voir fig. 8.1). Dans le cas des portiques par exemple, les E , 2S , L
éléments barres à deux nœuds en flexion composés,
traités dans le chapitre 6, suffisent à modéliser la majorité

E , 2S , L
des problèmes de structures concernant les portiques.
C
Par contre, dans les cas des problèmes bi et tri-
dimensionnels, on a le plus souvent recours à des
.G
éléments de tailles et de formes différentes afin de
reconstituer le plus fidèlement possible la géométrie de la Figure 8.1
structure discrétisée (voir fig 8.2)
3
ww
/w
s:/

Figure 8.2
ttp

62

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

Il y a différentes possibilités de discrétisations mais il faut toujours faire attention à la qualité


géométrique des éléments : la distorsion de chaque élément doit se rapprocher le plus possible de

.co
l’unité. On note à partir de la fig. 8.3 que parfois, il est nécessaire d’avoir un maillage plus raffiné avec
des éléments de tailles et de formes différentes afin
de pouvoir reconstituer certaines formes
géométriques. Dans ce sens, on a souvent besoin d’un
mailleur automatique qui va fournir en fonction de la
forme des éléments choisis, les connectivités et les

e
coordonnées des nœuds.
Pour le choix des éléments, deux grandes familles

eri
d’éléments se distinguent, à savoir : les éléments
quadrilatéraux et les éléments triangulaires.
Dans une modélisation bi ou tridimensionnelle, il y a
donc des éléments de tailles et de formes différentes.

Alg
De ce fait, l’expression de la matrice de rigidité
élémentaire est variable. Les calculs deviennent ainsi
trop onéreux. La solution consiste en l’utilisation des
éléments dits paramétriques. Un élément de
référence unique peut se transformer en plusieurs
éléments physiques réels. Figure 8.3
GC
y Eléments
physiques réels
9
w.

8
7

6
5
ww

1
Elément de 2
référence 3
η
://

T x
1
T2
2 1 T3
(-1,1) (1,1)
ξ
s

(-1,-1) (1,-1)
3 4
ttp

Figure 8.4

63

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

La transformation géométrique est bijective et unique pour chaque élément :

, ∑ ,

.co
(8.1)

, ∑ , (8.2)

Les xi, yi représentent les points d’interpolations nodale et les les fonctions d’interpolations nodales.
On distingue trois types d’éléments paramétriques.

e
• Les éléments subparamétriques : le nombre de nœuds géométriques est inférieur au nombre
de nœuds d’approximation nodale.

eri
• Les éléments isoparamétriques : le nombre de nœuds géométriques est égal au nombre de
nœuds d’approximation nodale.
• Les éléments supermaramétriques : le nombre de nœuds géométriques est supérieur au
nombre de nœuds d’approximation nodale.

Alg
8.1.1. Exemple
Donner la relation géométrique entre les abscisses et ξ , permettant de passer de l’élément de
référence à l’élément physique de la figure ci-dessous.

1 2 3 ξ 1 2 3
C
(-1) (0) (+1) (0) (L/4) (L)
.G
Figure 8.5

Pour un élément barre, tel que celui de la figure ci-contre, la position d’un point matériel ne dépend
que de son abscisse. Ainsi, c’est un élément unidimensionnel dont la transformation géométrique,
ww

reliant l’élément de référence à l’élément réel, ne peut être que fonction de , soit
(8.3)
Les conditions aux limites de cette équation permettent de retrouver les coefficients , et , en
fonction des coordonnées de l’élément réel, de la manière suivante
1 ⇒
0 ⇒ ⇒
!

1 ⇒
/w

" !
(8.4)
#

Soit la transformation géométrique qui relie l’élément de référence à l’élément réel

1 1 ² 1
%
( (8.5)
s:/

En injectant les coordonnées nodales de l’élément réel, on trouve la relation bijective suivante

&/4 1 ² (8.7)
ttp

L’équ. 8.1 est retrouvée à partir de l’équ. 8.5, telle que

(8.6)
64

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

Ou encore

) *+ ,

.co
(8.7)

Il est important de noter que les fonctions d’interpolation nodale valent 1 au nœud - et 0 au niveau
des autres nœuds.
8.2. Fonctions de forme

e
Pour les éléments isoparamétriques, les fonctions de forme (voir chapitres précédents) sont égales

parent, ou de référence, en fonction des coordonnées intrinsèques. Les champs de déplacements . et


aux fonctions d’interpolation géométrique . Les fonctions de forme sont définies sur l’élément

eri
/ sont donnés par

. , ∑ , . (8.8)

/ , ∑ , /

Alg
(8.9)

Pour assurer la convergence, les fonctions de forme doivent assurer quatre conditions de conformité.
Ces conditions garantissent que l’élément est capable de représenter fidèlement le champ réel.
Continuité et unicité du champ dans l’élément
GC
Discontinuité
.

Etat initial Etat déformé


ww

Figure 8.6

Continuité et unicité du champ sur la frontière de l’élément

Zone d’écartement ou
/w

de chevauchement
s:/

Etat initial Etat déformé

Figure 8.7
ttp

65

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

Représenter l’état de déformation constante dans l’élément

co
Etats
déformés
ε =

.
rie
Etat
initial γxy = cste ε = cste
yy

lge
Figure 8.8

Représenter le mouvement du corps rigide


CA
γxy = 0
.G
ww

Etat initial Mouvement du corps rigide

Figure 8.9

Il y a plusieurs méthodes de détermination des fonctions de forme qui garantissent la satisfaction des
conditions de conformité. Seules les deux plus simples sont présentées dans ce cours.
/w

8.2.1. Méthode directe


La méthode consiste à choisir un polynôme dont le nombre de coefficients est égal au nombre des
variables nodales. On peut choisir le polynôme à partir du triangle de Pascal en veillant à respecter la
symétrie.
s:/

Des polynômes complets ou incomplets peuvent être choisit à cet effet. Le choix étant directement
conditionné par le nombre de nœuds de l’élément, il n’est pas toujours possible d’opter pour des
polynômes complets. Pour plus de détails, consulter le Dhatt et al (2014).
ttp

66

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

Choisir les polynômes en respectant la symétrie

co
(base complète ou incomplète)

.
ξ η

rie
ξ2 ξη η2

ξ3 ξ2 η ξη2 η3

lge
ξ4 ξ3 η ξ2η2 ξη3 η4

ξ5 ξ4 η ξ3η2 ξ2η3 ξη4 η5


CA
Figure 8.10
.G

Exemple :
La première étape consiste à compter le nombre de nœuds nécessaire à la création de la
transformation géométriques. De cette manière, le choix du polynôme se fait aisément comme suit
ww

03 nœuds  03 conditions aux limites pour chaque . η


La forme générale du polynôme est donc
.
1 2 3
Les coefficients sont calculés grâce aux conditions aux ξ
-1 0 +1
limites suivantes
1 1 ; 1 0 ; 1 0
/w

0 0 ; 0 1 ; 0 0
Figure 8.11

1 0 ; 1 0 ; 1 1
s:/

Soit

0, et  1 (8.10)

1, 0 et 1  1 (8.11)

0, 1
ttp

et  (8.12)

67

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

om
Il faut vérifier que ∑ 1. Ces fonctions de formes peuvent être directement utilisées dans
l’exemple précédent afin de construire la transformation géométrique (équ. 8.1).
8.2.2. Polynôme de Lagrange
Pour les éléments rectangulaires, une méthode plus performante que la précédente consiste en

e.c
l’utilisation des polynômes de Lagrange. Dans le cas unidimensionnel, l’expression du polynôme au
nœud i est:
∏4
35!,367 2 23
& ∏4
35!,367 27 23
(8.13)

Les propriétés de ces polynômes leur permettent d’interpoler parfaitement le champ de déplacement

eri
et la géométrie, Ils vérifient les conditions de continuité et d’unicité, et possèdent une valeur unitaire
au nœud i et nulle aux nœuds j ≠ i.
Pour les cas multidimensionnels, il faut faire le produit dans les différentes directions. La condition
essentielle est de disposer les nœuds de façon régulière dans chacune des directions orthonormées.

Alg
On obtient de ce fait le quadrangle de Lagrange.

η
4 3
2’’
C
b
.G

a ξ
1’’
1 2
ww

1’ 2’
Figure 8.12

8.3. Formulation des éléments isoparamétriques :


/w

L’introduction du principe de l’élément de référence modifie le calcul des matrices de rigidité et des
forces nodales.
8.3.1. Matrice de rigidité
La matrice de rigidité d’un élément est définie sur l’élément réel par

)89 * :@ );*< )=*);*>?9


s:/

(8.14)

[H] est la matrice d’élasticité et [B] est celle qui relie les déformations aux déplacements nodaux
Pour rappel
ABC );*AD9 C
ttp

(8.15)
A.C ) *AD9 C (8.16)
68

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

et
B R⁄R 0 0
⎧BII ⎫ ⎡ ⎤
0 R⁄R 0
⎪B ⎪ ⎢ ⎥ .

.co
⎢ 0 0 R⁄RT ⎥ X / Z
ABC
JJ
K
⎨ I⎬ ⎢R⁄R R⁄R 0 ⎥ Y
⎪ KIJ ⎪
(8.17)
⎢ 0 R⁄RT R⁄R ⎥
⎩K J ⎭ ⎣ R⁄RT R⁄R 0 ⎦

rie
D’où

ABC )R*AD9 C )R*) *AD9 C );*AD9 C (8.18)

L’équation (8.12) s’écrit aussi

)89 * :@ );*< )=*);*>?9 : : :);*< )=*);*> > >T

e
(8.19)

Alg
Pour un élément ayant n nœuds:

ABC );*AD9 C ); ; … ; … ; *A.9 C (8.20)

⁄R
avec
R 0 0
⎡ ⎤
0 R ⁄R 0
⎢ ⎥
C
⎢ 0 0 R ⁄RT ⎥
); *
⎢R ⁄R R ⁄R 0 ⎥
(8.21)
⎢ 0 R ⁄RT R ⁄R ⎥
.G

⎣R ⁄RT R ⁄R 0 ⎦

R ⁄R , R ⁄R et R ⁄RT.
Il reste à déterminer les dérivées des fonctions de formes dans le repère cartésien
ww

Les termes de la matrice [B] sont définis par les dérivées des fonctions de forme, par rapport à
coordonnées réelles (physiques). Par contre, les fonctions de formes sont définies dans le repère fictif
(ξ,η) de l’élément de référence
\]7 \]7 \ \]7 \I \]7 \J
\2 \ \2 \I \2 \J \2
/w

\]7 \]7 \ \]7 \I \]7 \J


\^ \ \^ \I \^ \J \^
(8.22)

\]7 \]7 \ \]7 \I \]7 \J


s:/

\_ \ \_ \I \_ \J \_

L’équation (8.14) sous forme matricielle s’écrit de la manière suivante:


ttp

69

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

om
\]7 \ \I \J \]7 \]7
⎧ \2 ⎫ ⎡\2 \2 ⎤ ⎧ \ ⎫ ⎧\ ⎫
⎪\]7 ⎪
\2
⎢\ \J ⎥ ⎪\]7 ⎪ ⎪\]7 ⎪
)` *
\I
⎢\^ \^ ⎥ \I
⎨ \^ ⎬ ⎢\
\^
⎨ ⎬ ⎨ \I ⎬
⎪\]7 ⎪ \J ⎥ ⎪\]7 ⎪ ⎪\]7 ⎪
(8.23)

e.c
\I
⎩ \_ ⎭ ⎣\_ \_ \_ ⎦ ⎩ \J ⎭ ⎩ \J ⎭
[J] est la matrice jacobiènne de la transformation géométrique de l’élément :

Te: , ∑ , ; , ∑ ,

eri
(8.24)

D’où
\]7 \]7
⎧\ ⎫ ⎧ \2 ⎫
⎪\]7 ⎪ ⎪\]7 ⎪
)` *
⎨ \I ⎬
⎪\]7 ⎪
⎩ \J ⎭
⎨ \^ ⎬
⎪\]7 ⎪
⎩ \_ ⎭
C Alg (8.25)

Ce qui permet d’écrire la matrice [B] à partir des équations (8.18) et (8.19). Par ailleurs :

⎡∑ ∑ ∑ T⎤
\]7 \]7 \]7
∑ \2 \2 \2
⎢ ⎥
.G

d ∑ )` * ⎢∑ ∑ ∑ T⎥
\]7 \]7 \]7
\^ \^ \^
T ∑ T ⎢ \]7 ⎥
d’où (8.26)

⎣∑ ∑ ∑ T⎦
\]7 \]7
\_ \_ \_
ww

T
Ainsi,
⎡ \2 ⋯ ⋯
\]! \]7 \]4
\2 \2 ⎤ ⎡ ⋮ ⋮ ⋮ ⎤
⎢\]! \]4 ⎥ ⎢ ⎥
)`* ⎢ \^ ⋯ ⋯ T
\]7
\^ ⎥ ⎢ ⎥
⋮ ⋮ ⋮
\^
⎢\]! \]4 ⎥ ⎢ ⎥
(8.27)

⎣ \_ ⋯ ⋯
\]7
⎦⎣ ⎦
/w

\_ \_

>
Pour la transformation géométrique, on sait que
>
+> , )`* +> , et > > >T det)`* > > >g
>T >g
(8.28)
s:/

La matrice de rigidité devient

)89 * :@ );*< )=*);*>?9 : : : );*< )=*);* det)`* > > >g


" " "
(8.29)
ttp

70

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

Exemple 1: Elément barre à 02 nœuds


Il s’agit d’un élément unidimensionnel à deux nœuds, déjà rencontré dans le chapitre 4. Dans cet

.co
exemple, quoique la géométrie et les ddl sont identiques, l’élément est isoparametrique. Ses fonctions
de formes sont
! !
2 "2
# #
; (8.30)

e
Y

eri
1 2 1 2
X ξ
0 L -1 0 +1

Elément réel Elément de référence

Alg
Calculons la matrice de rigidité de l’élément réel en utilisant les équations précédemment
Figure 8.13

développées. Pour commencer, il est nécessaire d’évaluer la matrice jacobienne qui pour un élément
unidimensionnel est un scalaire.
1 0
)`* j \2! kj k )`* j kj k
\] \]#
GC
\2 2 &
soit (8.31)

ce qui donne

)`*= , det)`* )`* 2/L


m m
et (8.32)
w.

Il est possible aussi d’utiliser la transformation géométrique

1 ⇒ o2 )`*
m o m
(8.33)

Les dérivées cartésiennes des fonctions de formes peuvent être calculées comme suit
ww

)`* ⇒ )`* ; )`*


\]7 \]7 \]! \]! \]# \]#
\ \2 \ \2 \ \2
(8.34)

⇒ p q ; p q
\]! \]#
\ m m \ m m
(8.35)

La matrice [B ] est

);* )> 1/> > 2/> * );* ) 1/& 1/&*


://

d’où (8.36)

1/&
Ainsi

)rs* 1 1
: t u vw) 1/& 1/&* d ⇒ )rs* j k
" m xy
1/& m 1 1
(8.37)
s
ttp

71

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

Exemple 2: Elément barre à 03 nœuds


Reprenons l’exemple de la fig 8.5 et 8.11. Pour cet élément unidimensionnel, la matrice [ J ] se résume

.co
à

) `* soit ) `* 1
o m
o2
(8.38)

Il est noté ici que det) `* 0 pour 1 et donc que ) `* est indéfinie au même point. Par voie de
\]7
\

rie
conséquences, les en fonction de sont indéfinies au même point. Cette singularité fait que la
transformation géométrique entre l’élément de référence et l’élément réel ne fonctionne pas.
Si on recalcule la transformation géométrique pour 0 et & et qu’on laisse inconnue, on
obtient
ξ 1 ξ ξ ξ
{

e
(8.39)

D’où )J* det)J* ξ 0,5 L 2ξ (8.40)

et

Quand &/4 •
8.14).
det)`*
C 0 pour

• 3&/4 , det)`* ƒ 0. Pour


~,•m
# m
avec 0 €
Alg € & et 1€ €+1

=L/4, il y a une singularité pour )`* en


(8.41)

1 (voir fig.
.G
ww

Figure 8.14

L’exercice peut se faire avec un autre élément (Fig. 8.15).


1 2 3
/w

La transformation géométrique devient

ξ 1 ξ ξ ξ
m {
(0) (L/3) (L)
(8.42)

)J* det)J* ξ 0,5 L 2ξ


m Figure 8.15
(8.43)

det)J* 0 pour 1,5


s:/

et (8.44)

)`* det)`* &p 0,5q ƒ 0 ∀ ∈ ) 1, 1* ; )`*


2
Š
mp "~,•q
(8.45)

Et ainsi

);* )`* )> 1/> > 2/> > /> * ; );* 2


ttp

Š j k
mp "~,•q
(8.46)

72

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

La matrice );* est continue sur l’intervalle [-1,+1]

o
)89 * v‹ : Œ • Ž 2 •j 2 k&p 0,5q >
" 2
Š
mp "~,•q
(8.47)

e.c
8.3.2. Forces élémentaires
Les forces nodales sont évaluées à l’aide des équations suivantes

A•9‘ C :‘ ) *< A• ‘ C >/9 : : : ) *< A• ‘ C det)`* > > >g

eri
(8.48)


A•9’ C s :’ ) *< A• ’ C >“9 s :’ ) *< ” – >“9
•I
(8.49)

—•9˜ ™ ∑› ) *< AšC› (8.50)

8.3.3. Exemple 1
C Alg
Où e représente l’épaisseur de l’élément selon l’axe des T si le chargement est selon et
chaque charge ponctuelle AšC , la matrice ) * est évalué au point d’application de celle-ci,
. Pour

Une structure modélisée en déformation plane est soumise à un chargement uniformément réparti q.
Cette structure est discrétisée avec deux éléments finis de type quadrilatéral à quatre nœuds ayant
chacun deux degrés de liberté.
.G

y q
5 6
4 3
ww

Élément II H

3 4

Élément I H
1 2

2 x
1
/w

Elément de
référence H/2 H/2 H
Figure 8.16

La structure étant considérée encastrée à la base, il est demandé de calculer les contraintes et les
s:/

déformations au centre de gravité de l’élément I. Les étapes à suivre sont les suivantes :
1. Calculer la matrice jacobiènne )`* de chaque élément, ainsi que son inverse )`*
déterminant det)`*
et son

);* de chaque élément


2. Evaluer les expressions des dérivées cartésiennes des fonctions de forme puis former la matrice
ttp

3. Calculer la matrice de rigidité )89 * de chaque élément directement dans le repère physique
73

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

om
(réel) et assembler la matrice de rigidité globale )8*
4. Former le vecteur chargement externe A•9’ C pour chaque élément puis assembler le vecteur
chargement global A• ’ C
5. Résoudre le système A•C )8*ADC
6. Calculer le vecteur déformation ABC );*AD9 C en utilisant la matrice );* et les déplacements

e.c
AD9 C de l’élément I
7. Evaluer les contraintes au CDG de l’élément considéré

Les fonctions de forme de l’élément de référence sont

eri
, 1 1

!


œ
, !
œ
1 1
⎨ , !
1 1

(8.51)
œ

⎩ , 1 1

Alg
!
• œ

Le tableau des connectivités


Elément Nœud 1 Nœud 2 Nœud 3 Nœud 4
I 1 2 4 3
C
II 3 4 6 5
Coordonnées nodales
Nœuds 1 2 3 4 5 6
.G

xi 0 2H H/2 2H H 2H
yi 0 0 H H 2H 2H

Une fois toutes les données organisées dans le tableau des connectivités et celui des coordonnées
ww

nodales, la résolution de l’exercice peut commencer telle que suit

,
1- Matrice jacobiènne

, et par la suite, les remplacer dans l’expression de la matrice jacobienne (éq. 8.23)
Si on dispose de la transformation géométrique, on peut directement dériver les expressions de
et
Sinon, on la calcule à l’aide de l’équation (8.29) telle que
/w

1 1 1 1
)`* t už Ÿ
• 1 1 1 1
(8.52)
• •
s:/

Pour le cas de l’élément I


0 0
1 1 1 1 2 0 ¡ 7 0
)` * t uŽ 2 • ; )` * t u ⇒ det)` *
¡² ¤ ^
• 1 1 1 1 ¢ 1 4 ¥
(8.53)
/2
ttp

Il est à noter que pour ∈ ) 1 , 1* , det)` * ≠ 0 d’où

74

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

0

4 0
)` * t u ; )` * ž2 Ÿ
¡ ¤ ^
1 7

.co
¢|¨! | ¡
1
(8.54)
¤ ^

¡
Pour l’élément II
⎡ ⎤
1 1 1 1 5 0
)` * t u ⎢2 ⎥ ; )` * t u
¡
• 1 1 1 1 ⎢2 2 ⎥ ¢ 1 4
⎣ 2 ⎦

ri e
⇒ det)` *
¡² • ^
¥
(8.55)

0

4 0

lge
∈ ) 1 , 1* , det)` * ≠ 0 d’où )` * t u , )` * ž Ÿ (8.56)
¡ • ^
¢|¨# | 1 5 ¡ 2
1
Pour
• ^
2- Matrice );*
Pour chaque élément, il faut calculer les dérivées cartésiennes grâce à l’expression
CA
\]7 \]7

d\]7 © )` * d\] ©
\ \2
7
(8.57)
\I \^
.G
Pour l’élément I

0
\]! \]! \]! •
1
d\]!© )` * d\] © ⇒ d\]! ©= ž2 Ÿ ” –
\ \2 \ ¤ ^
! ¡
1 • 1
(8.58)
\I \^ \I ¤ ^
ww

1
\]! •

⇒ d\]! © d2 ©
\ ¤ ^
¡
1 1
(8.59)
\I ¤ ^

0
\]# \]# \]# •
1
d\]#© )` * d\] © ⇒ d\]# ©= ž2 Ÿ•” –
\ \2 \ ¤ ^

1 1
/w

# ¡
(8.60)
\I \^ \I ¤ ^

1
\]# •

⇒ d\]#© d ©
\ ¤ ^
¡ 2
1 1
(8.61)
s:/

\I ¤ ^

0
\] \] \] •
1
d\] © )` * d\] ©⇒ d\] ©=¡ ž2 Ÿ•” –
\ \2 \ ¤ ^

1 1
(8.62)
\I \^ \I ¤ ^
ttp

75

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

1
\] •

⇒ d\] © d2 ©
\ ¤ ^

.co
¡
1 1
(8.63)
\I ¤ ^

0
\]œ \]œ \]œ •
1
d\]œ© )` * d\] © ⇒ d\]œ ©=¡ ž2 Ÿ ” –
\ \2 \ ¤ ^
• 1
œ
1
(8.64)
\I \^ \I ¤ ^

rie
2 1 1 ²
\]œ

⇒ d\]œ © + ,
\
1 1
2
¡
(8.65)
\I ¤ ^

Il est aisé maintenant de former la matrice ); *

lge
0 0 0 0⎤
\]! \]# \] \]œ
⎡\ \ \ \
⎢ \]œ ⎥
); * ⎢0 0 0 0
\]! \]# \]
\I \I \I \I ⎥
⎢\]! \]œ ⎥
(8.66)
\]! \]# \]# \] \] \]œ
⎣ \I \ ⎦
CA
\ \I \ \I \ \I
Pour l’élément II

0
\]! \]! \]! •
1
d\]!© )` * d\] © ⇒ d\]!©= ž2 Ÿ ” –
\ \2 \ • ^
! ¡
1 • 1
(8.67)
.G

\I \^ \I • ^

1
\]! •

⇒ d\]!© d2 © … ); *
\ • ^
¡
1 1
(8.68)
\I • ^
ww

…etc

La structure peut être modélisée en déformation plane et donc l’épaisseur e=1m dans le sens ªT.
3- Matrices [Ke]

)8 * :@! ); *< ) *); *>? : : ); *< )=*); * det)` * 1 > >


" "
/w

(8.69)

¬ ¬ 0
Avec
1
)=* ž ¬ 1 ¬ 0 «Ÿ
x

0
"« «
0
(8.70)
s:/

La matrice d’élasticité est constante pour cet exemple. Tous les éléments sont fait avec le même
matériau.

)8 * :@! ); *< )=*); *>? : : ); *< )=*); * det)` * 1 > >


" "
(8.71)
ttp

76

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

om
4- Assembler la matrice [K]
L’assemblage de la matrice de rigidité globale se fait directement en disposant chaque terme à sa place
en fonction des ddl qui lui sont relatifs. Contrairement à ce qui a été présenté dans la méthode des
éléments finis directe (chapitres 5, 6 et 7), aucun changement de base n’est nécessaire avec les

e.c
éléments paramétrés. L’utilisation de la transformation géométrique permet d’évaluer les matrices
élémentaires dans le repaire de référence, mais les résultats obtenus sont valables dans le repaire réel.
5- Vecteurs A•9’ C
Le chargement appliqué est réparti sur la surface latérale de chacun des deux éléments. Il est impératif


de le transformer en chargement nodal équivalent.

eri
A•9’ C :’ ) *< A• ’ C >“9 :’ ) *< ”• – >“9
I
(8.72)

>“9 avec les mêmes variables afin de pouvoir intégrer l’équ. (8.72)
La matrice des fonctions de forme est écrite en fonction de et de , il est donc nécessaire d’écrire

>“9 s-> >

Pour ce cas
C >“9 s®p\2 R
\

cste =1 d’où
\
\^
R q Alg
Œp\2 R
\I \I
\^
R q•
(8.73)

(8.74)

>“9 s®p\^ R q Œp\^ R q•


\ \I
(8.75)
.G

4 3
ww

“¯s
/w

1 2

Figure 8.17 : Elément de référence


s:/

A partir de l’expression de la matrice jacobienne


\ \I
1 1 1 1
)`* ž\ Ÿ et )`* t už Ÿ
\2 \2
\I • 1 1 1 1
(8.76)
\^ \^ • •

) 1 1 1 1 *
\
ttp

\^ • • (8.77)

77

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

) 1 1 1 1 *
\I
\^ • • (8.78)

1, on trouve

.co
Avec

) 0 2 2 0 * 0
\
\^ • • (8.79)

) 0 2 2 0 *
\I ¡
\^ • • (8.80)

e
D’où >“9 s®p\^ R q Œp\^ R q• s >
\ \I ¡
pour les 02 éléments puisqu’ils sont de mêmes

eri
Hauteurs. Ainsi
0 0 <
⎡ 0 0 ⎤
⎢ 0 ⎥
⎢ 1/2 1 ⎥
A•9’ C 1 : ) *< A• ’ C >“9
"
:
"





1/2
0
1
0
0
0
Alg 1/2 1
0
1/2 1
0
0
⎥ °± ²
⎥ 0



¡
> ; pour 1 (8.81)

0
⎧0⎫
GC
⎪³¡⎪
⎪ ⎪
⎪ ⎪
A• ’ C A• ’ C 0
⎨ ⎬
³¡ (8.82)
⎪0⎪
⎪ ⎪
⎪0⎪
w.

qH/2
y

⎩0⎭ 5 6

6- Assembler A• ’ C
qH/2 qH/2
Élément II
ww

3 4

Élément I
qH/2
x
1 2
://

H/2 H/2 H

Figure 8.18

Résoudre le système A• ’ C )8*ADC (Ne pas oublier les conditions aux limites)
s

7- Déplacements

Sachant que ABC ); *AD C, il faut d’abord former le vecteur AD9 C à partir des résultats de l’étape
8- Déformations au CDG de l’élément I
ttp

précédente et du tableau des connectivités


78

[Link]
[Link]
.
⎧ / ⎫

/
⎪. ⎪
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

⎪ ⎪

om
/
AD C .
⎨ ⎬
⎪/ ⎪
(8.83)

⎪.• ⎪
⎩ /• ⎭

0 0 0 0⎤
\]! \]# \] \]œ

e.c
⎡\ \ \ \
⎢ \]œ ⎥
); * ⎢0 0 0 0
\]! \]# \]
\I \I \I \I ⎥
• ,
⎢\]! \]œ ⎥
(8.84)
\]! \]# \]# \] \] \]œ
⎣ \I \ \I \ \I \ \I \ ⎦

Dans la matrice ); *, il faut injecter les coordonnées du centre de gravité (C) dans le repère ª

e ri
qui

.
sont (0,0). On obtient

⎧/ ⎫
⎪. ⎪
B ¶ ⎪ ⎪
/
AB ¶ C dBII ¶ © ); ¶ * .
C KI ¶

9- Contraintes au CDG de l’élément I


⎨ ⎬
⎪/ ⎪
⎪.• ⎪
⎩ /• ⎭
Alg (8.85)

· ¶ 1¬ ¬ 0 B ¶
d II ¶ ©
· x 0
ž ¬ 1 ¬ «Ÿ d II ¶ © et
B ·JJ ¶ ¬ · ¶ +·II ¶ ) (8.86)
.G

0
"« «
¸ I ¶ 0 KI ¶

1¬ ¬ 0
)=* ž ¬ 1 ¬ 0 «Ÿ
x
ww

0
"« «
0
avec (8.87)

8.3.4. Exemple 2
Soit la structure, discrétisée à l’aide d’éléments isoparamétriques triangulaires, schématisée dans la
figure 8.19. L’élément de référence choisi est triangulaire à trois nœuds. Chaque nœud possède 2 ddl
/w

à savoir un déplacement horizontal et un déplacement vertical.


s:/
ttp

Figure 8.19
79

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques


,
Déterminer les fonctions de forme relatives à l’élément de référence en fonction des
coordonnées intrinsèques .

.c o
En utilisant le triangle de Pascal, on choisit

, (8.88)

D’où

, 1 ; , ; ,

rie
(8.89)

• Déduire la fonction de transformation géométrique de l’élément 4 dont les nœuds sont


(5-4-1) suivant les coordonnées suivantes :

lge
Nœud 5 (6m , 6m) ; Nœud 4 (8m , 9m) ; Nœud 1 (4m , 9m)

, ∑ (1 ∗6 ∗8 ∗4 6 2 2 (8.90)
CA , ∑ (1 ∗6 ∗9 ∗9 6 3 3 (8.91)

• Pour un état de contrainte plan avec un matériau isotrope de module de Young E et de


coefficient de Poisson ν, écrire les relations déformations/déplacements et
contraintes/déformations de l’élément 4. Le matériau est tel que E = 25GPa, ν = 0,2 et la
structure présente une épaisseur e = 0,1m .
La relation déformation/déplacement ABC );*AD9 C nécessite l’évaluation de la matrice );* et donc
.G

de la matrice jacobienne pour pouvoir calculer les dérivées cartésiennes


R ½ R
R ½R
2 3
)`* Ž • ⇒ )`* j k s¯ |`| 12 ≠ 0 , ∀ s¯ ∈ )0,1*
R ½ R 2 3
½R
ww

R
(8.92)

Remarque: Pour cet élément de référence, |`| 2 ∗ ‹-¾s >. ¯¾- ¿ÀÁs soit 2*6=12. Cette particularité
est bien pratique pour vérifier certains résultats dont le poids propre des structures !

3 3 1/4 1/4
)`* j k t u
| | 2 2 1/6 1/6
(8.93)
/w

R
Calcul des dérivées cartésiennes
R ½R ½R
1/4 1/4 1/4 1/4 1 0
dR © t ud © t u° ² ” –
1/6 1/6 R 1/6 1/6 1 1/3
s:/

½R ½R
(8.94)

R R
½R 1/4 1/4 ½R 1/4 1/4 1 1/4
dR © t ud © t u° ² ” –
½R 1/6 1/6 R 1/6 1/6 0 1/6
½R
(8.95)
ttp

80

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

R R
½ 1/4 1/4 ½R 1/4 1/4 0 1/4
R
dR © t ud © t u° ² ” –
½R 1/6 1/6 R 1/6 1/6 1 1/6
½R
(8.96)

.co
Calcul de la matrice );*
0 0 1/4 0 1/4 0
);* Â 0 1/3 0 1/6 0 1/6 Ã
1/3 0 1/6 1/4 1/6 1/4
(8.97)

D• D•
⎧? ⎫ ⎧? ⎫

rie
⎪ •⎪ B 0 0 1/4 0 1/4 0 ⎪ •⎪
D D
On écrit ABC );* • soit +BII , Â 0 1/3 0 1/6 0 1/6 Ã •
⎨ ?• ⎬ KI 1/3 0 1/6 1/4 1/6
?
1/4 ⎨ • ⎬
(8.98)
⎪D ⎪ ⎪D ⎪
⎩? ⎭ ⎩? ⎭

lge
La relation contrainte/déformation est A·C )=*ABC et nécessite l’évaluation de la matrice [D]
correspondant à la contrainte plane (équ. 7.5)
1 ¬ 0 2,6042 0,5208 0
)=* ž¬ 1 0 Ÿ ; AN: )=* 10" Â0,5208 2,6042 0 à (Pa)
x ~
0 0
«² «
0 0 1,0417
(8.99)
CA
• Déterminer la matrice de rigidité de l’élément étudié.

)89 * :@ );*< )=*);*>?9 :~ :~ :~ );*< )=*);* |`|> > >g );*< )=*);* s |`| :~ :~ > >
9 2 2
(8.100)
G
On trouve

:~ :~ > >
2 !
#
w.

(8.101)

qui vérifie

? :@ >? s|`| :~ :~ > > 0,1 ∗ 12 ∗ 0,6 Æ


2
(8.102)

Il reste à calculer le produit matriciel );*< )=*);* qui donne après multiplication par V = 0,6m3
w
/w

[Ke]= 1.0e+09 0.6944 0 -0.3472 -0.5208 -0.3472 0.5208 U5

0 1.7361 -0.2604 -0.8681 0.2604 -0.8681 V5


s:/

-0.3472 -0.2604 1.1502 0.3906 -0.8030 -0.1302 U4

-0.5208 -0.8681 0.3906 0.8247 0.1302 0.0434 V4

-0.3472 0.2604 -0.8030 0.1302 1.1502 -0.3906 U1


ttp

0.5208 -0.8681 -0.1302 0,0434 -0.3906 0.8247 V1 (8.103)


U5 V5 U4 V4 U1 V1
81

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

• Refaire l’exercice en considérant l’élément numéroté

.c o
Nœud 4 (8m , 9m) ; Nœud 1 (4m , 9m) ; Nœud 5 (6m , 6m)

Si l’élément avait été numéroté de cette façon, la transformation géométrique serait différente comme
suit

, ∑ (1 ∗8 ∗4 ∗6 8 4 2 (8.104)

, ∑ ∗9 ∗9 ∗6 9 3

rie
(1 (8.105)

R ½ R
R ½R
4 0
)`* Ž • ⇒ )`* j k s¯ |`| 12 ≠ 0 , ∀ s¯ ∈ )0,1*
R ½ R 2 3
R ½R
(8.106)

lge
Remarque: |`| 2 ∗ ‹-¾s >. ¯¾- ¿ÀÁs soit 2*6=12 est le même que dans les calculs précédents

3 0 1/4 0
)`* j k t u
| | 2 4 1/6 1/3
(8.107)
CA
Calcul des dérivées cartésiennes
R R
½R 1/4 0 ½R 1/4 0 1/4
1
dR © t ud © t u° ² ” –
½R 1/6 1/3 R 1/6 1/3 1 1/6
½R
(8.108)

R R
½R ½R
.G

1/4 0 1/4 0 1 1/4


dR © t ud © t u° ² ” –
½R 1/6 1/3 R 1/6 1/3 0 1/6
½R
(8.109)

R R
½ 1/4 0 ½R 1/4 0 0
R 0
ww

dR © t ud © t u° ² ” –
½R 1/6 1/3 R 1/6 1/3 1 1/3
½R
(8.110)

Calcul de );*
/w

1/4 0 1/4 0 0 0
);* Â 0 1/6 0 1/6 0 1/3Ã
1/6 1/4 1/6 1/4 1/3 0
(8.111)

D•
⎧? ⎫
s:/

B 1/4 0 1/4 0 0 0 ⎪ •⎪
B D
+ II , Â 0 1/6 0 1/6 0 1/3Ã
?
KI 1/6 1/4 1/6 1/4 1/3 0 ⎨ ⎬
(8.112)
⎪D• ⎪
⎩ ?• ⎭
ttp

La matrice [D] est inchangée puisqu’il s’agit du même élément


82

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

Il reste à calculer le produit matriciel );*< )=*);* qui permet de donner

co
[Ke]= 1.0e+09 * 1.1502 0.3906 -0.8030 -0.1302 -0.3472 -0.2604 U4
0.3906 0.8247 0.1302 -0.0434 -0.5208 -0.8681 V4
-0.8030 0.1302 1.1502 -0.3906 -0.3472 0.2604 U1

.
-0.1302 0.0434 -0.3906 0.8247 0.5208 -0.8681 V1

rie
-0.3472 -0.5208 -0.3472 0.5208 0.6944 0 U5
-0.2604 -0.8681 0.2604 -0.8681 0 1.7361 V5 (113)
U4 V4 U1 V1 U5 V5
Il est noté que ce sont les mêmes rigidités élémentaires reliant les degrés de liberté qui sont retrouvées

lge
avec ce deuxième calcul, mais dans un ordre différent.
Problèmes :
8.1. Donner les fonctions de formes ainsi que la relation géométrique entre les coordonnées
(x , y) et (ξ , η) permettant le passage de l’élément de référence aux éléments physiques. Evaluer la
matrice jacobienne de chaque transformation géométrique.
CA
a. η

ξ
.G
-1 0 +1

y y
ww

x x

-2 -1,5 0 -3 0 0,5

b.
/w

η (2.75 , 2)
y (0.75 , 1.5)
(-1,+1) (+1,+1)
s:/

(3 , 0.75)
(-1,-1) (+1,-1) (0.5 , 0.5)
ttp

83

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

c.
η y

.co
(0,+1) (1.5 , 2)

(2 , 1.5)

e
(1 , 1)
ξ

eri
(0,0) (+1,0) x

8.2. Donner les fonctions de forme d’un élément quadrangulaire de dimension a x b à 06 nœuds placés
selon le schéma indiqué ci-dessous. Utiliser la méthode des polynômes de Lagrange.

Alg
η
b/2

ξ
b/2

GC
a/2 a/2

0.4 5 dans l’intervalle 0 € € 5. Les degrés de libertés sont les déplacements axiaux
8.3. Soit un élément super-paramétrique à deux nœuds. L’élément physique suit la courbe
.

définis au niveau des nœuds 1 et 2 alors que pour la transformation géométrique, trois nœuds sont
nécessaires, à savoir : les nœuds 1, 2 et 3.
ww

• A partir de l’élément parent (élément de référence), donner les fonctions de forme


servant à interpoler les déplacements nodaux ainsi que celles servant à interpoler la
géométrie.

η y 3
/w

-1 +1 ξ x

1 3 2 1 2
Elément de référence (parent) Elément réel
s:/

• Donner la transformation géométrique de cet élément en considérant trois points de


contrôle géométrique tels que
• Ecrire la Jacobienne de cette transformation.

Points ou nœuds géométrique X (m) Y(m)


1 0 0
ttp

2 5 0
3 2.5 2.5
84

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

.co
8.4. Le corps d’un barrage poids, en béton armé, est modélisé à l’aide d’éléments triangulaires tel que
schématisé sur la figure ci-après. L’élément de
référence est celui du problème 8.1 (c). Le barrage
est soumis à son propre poids ainsi qu’à la poussée
hydrostatique en amont.

rie
On donne la masse volumique du béton 2500 Kg/m3
et celle de l’eau 1000 Kg/m3.

• Calculer les forces nodales équivalentes


aux forces de volumes et aux forces de

lge
contacts.

8.5. Les deux éléments finis de la figure ci-dessous


supportent un chargement uniformément réparti q
CA par mètre linéaire. En utilisant le même élément de
référence que celui du problème précédent,
calculer et schématiser les forces nodales
équivalentes.
G

8.6. Soit un canal d’évacuation des eaux pluviales, enterré à 9 m de profondeur dans une couche de
sable ayant un poids volumique égal à 18 kN/m3 . Le canal présente une longueur totale de 200 m. La
w.

structure est modélisée en deux dimensions et discrétisée, telle que sur la figure 3, à l’aide de l’élément
isoparamétrique triangulaire de la figure 4. L’élément de référence possède 03 nœuds avec 02 degrés
de liberté chacun : un déplacement horizontal et un déplacement vertical.
ww
s ://
ttp

85

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 8. Les éléments isoparamétriques

que ·¡ 8~ ·‘ avec 8~ étant le coefficient de poussée des terres égal à 0,5.


Le canal est soumis, entre autres sollicitations, aux contraintes verticales et horizontales du sol telles

.c o
• Pour l’élément fini coloré en gris dans la figure ci-dessous, calculer les forces nodales
équivalentes aux forces de volumes et aux forces de surfaces qui lui sont appliquées. Faire
un croquis de ces forces.

8.7. Un mur de soutènement supporte un talus composé de deux couches de sol. Ce mur est discrétisé

rie
à l’aide de l’élément de référence triangulaire à trois nœuds précédemment utilisés. On donne la
masse volumique du béton et la gravité : ρb=2500kg/m3 ; g = 10m/s².

• Pour l’élément en gras, évaluer et


schématiser les forces de volumes et les

lge
forces de contacts.

CA
.G
ww
/w
s:/
ttp

86

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 9. L’intégration numérique

.co
CHAPITRE 9

e
L’INTEGRATION NUMERIQUES

eri
9.1. Introduction
La méthode des éléments finis directes, présentées dans les premiers chapitres, utilise des matrices
de rigidités élémentaires explicites. Celles-ci nécessitent uniquement la connaissance des paramètres

Alg
géométriques et matériels des différents éléments composants le maillage ainsi que des connectivités
entre eux.
A contrario, la méthode des éléments finis paramétrés implique des intégrations de volume et de
surface sur chaque élément. Dans le cas statique, l’évaluation des matrices de rigidité, et parfois même
du vecteur charge, implique un calcul sur chaque élément. Cette étape est effectuée à l’aide
d’intégrales numériques ou de quadratures, sur une, deux ou trois dimensions. Il existe plusieurs
C
méthodes de calcul numérique des intégrales. Dans ce chapitre, seule la méthode des trapèzes et celle
de Gauss sont abordées.
.G
9.2. Méthode des trapèzes
1 points ,,,,,,,,
,
Pour une intégrale bornée d’une fonction étant connue en , dans
l’intervalle


ww

(9.1)

Si l’échantillonnage est régulier c’est à dire si ℎ

ℎ∑
"
(9.2)
/w

F(x) Fonction
à intégrer

Trapèzes
s:/

Intervalle d’intégration x
ttp

Figure 9.1

87

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 9. L’intégration numérique

9.2.1. Exemple 1
Soit une fonction F(z) connue en des points prédéterminés. Donner une approximation de son intégrale

.co
sur le domaine [1 , 11] en utilisant la méthode des trapèzes tel que

z 1 3 5 7 9 11
F(z) 0,8 0,9 1,2 0,7 1,0 0,8

L’échantillonnage est constant, soit ℎ 2, d’où

rie
$ $ (9.3)

0,8 0,8 2 0,9 1,2 0,7 1,0 (9.4)

lge
9,2 (9.5)

9.2. La méthode de quadrature de Gauss


Remplaçons l’intégrale bornée d’une fonction polynomiale ) * par une combinaison linéaire de ses
valeurs aux points d’intégrations *
CA
) * * + ) * + ) * , , , , , , +, ) *, ∑, + ) * (9.6)

Déterminons les - coefficients + et les - points d’intégration *


) * . . * ./ * .0 * / , , , , . ,* ,
(9.7)
.G

En remplaçant l’équation (9.7) dans l’intégrale (9.6), celle-ci devient

. 1 * . 1 * * ./ 1 * * , , , , , , . , 1 * ,
*
+ . . * ./ * , , . , * ,
ww

+ . . * ./ * , , . ,* ,
+/ . . */
./ */ , , . , */ ,

, , , +, . . *, ./ *, , , . , *, , (9.8)
/w

D’où

. * . * * ./ * * ⋯ . , * ,
* . (+ ++ ++/ +,,,++,

. 3+ * + * +/ */ ⋯ +, *, 4 ./ + * + * +/ */ ⋯ +, *, ⋯
s:/

. , + * ,
+ * ,
+/ */ , , , , +, *, , ∀ . , . …. , (9.9)

L’équation (9.6) doit être vérifiée pour n’importe quel polynôme, i.e, ∀ . , . … . ,

*7 * ∑, + * 7 et : 0, 1, 2 … 2- 1
ttp

(9.10)

La solution devient
88

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 9. L’intégration numérique

*7 * ∑, + * 7 pour : 0, 2, 4 … 2- 2
; 7

.co
*7 * 0 ∑, + * 7 pour : 1, 3, 5 … 2- 1
(9.11)

2 + + +/ ⋯ +,
⎧0 + * + * +/ */ ⋯ +, *,

+ * + * +/ */ ⋯ +, *,
⎨/
Soit (912)
⎪ ⋮

rie
⎩0 + * ,
+ * ,
+/ */ , ⋯ +, *, ,

+ >0
H K 1, 2, 3 … -
1≤* ≤ 1
Sous les conditions (9.13)

lge
9.2.2. Exemple 2
Calcul des r coefficients + et positions * , de la méthode de Gauss, pour intégrer un polynôme entre
-1 et +1
) * . . * ./ * .0 * / (9.14)
CA
La méthode peut intégrer un polynôme d’ordre 2- 1 soit si
2- 1 3⇒- 2 (9.15)
Et donc ) * * + ) * + ) *
(9.16)
G

Pour que cette relation soit satisfaite, il faut que


2 + +

w.

⎪0 + * + *
Éqt (9.12)⇒
⎨/ + * + * (9.17)

⎩0 + */ + */
On peut démontrer ce résultat en remplaçant les expressions de ) * , ) * et ) *
w

dans la relation
(9.16).
/w

La solution du système est :


+ + 1 et * *
√/
(9.18)
Dans la pratique, la position des points d’intégration ainsi que des coefficients de pondération est tirée
à partir du tableau 1.
s:/

Pour les intégrales de surface, une double sommation est utilisée, ainsi (voir fig.9.2)

∑ ∑P
QS
N *, O * O + +P N3* , OP 4
QR
(9.19)
Pour les intégrales de volumes, l’intégrale triple est transformée en une triple sommation

∑ ∑P ∑U
QS
N *, O, T * O T + +P +U N3* , OP , TU 4
QR QV
ttp

(9.20)

89

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 9. L’intégration numérique

En pratique, le nombre de points de gauss est réduit afin de gagner du temps machine, Par expérience,
la méthode converge.

.co
rie
lge
G CA
Tableau 9.1 : Position des points d’intégration et coefficients de pondération (Dhat et al. 2012)
w.
ww

Figure 9.2 : Quadrature de Gauss pour une intégrale en 2D - 02 points dans chaque direction
://

9.2.3. Exemple 3
Evaluer l’intégrale suivante avec la méthode de Gauss et celle des trapèzes. Comparer avec la solution
exacte.

W
X
s

(9.21)

402,42807935
ttp

Solution exacte:

90

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 9. L’intégration numérique

om
0≤ ≤6 1≤
*≤ 1
Méthode de Gauss: Il faut d’abord faire un changement de base entre et

0 et * 1
. Z , H ⇒ . Z 3
6 et * 1
(9.22)

3 1 *

e.c
La transformation géométrique est

3 * ⇒ W 3 W/ * 3∑ + W/
X [ \ [
(9.23)

1 pnt de Gauss 3]2W / ^ 120,513222 erreur = -70 %

3] 1 W / ,_``/_
1 W/ ,_``/_
^ 351,244850

eri
2 pnts de Gauss erreur = -12,7 %

h h
/f g j /f g j
3 ab e W / b eW bde W k 398,771 erreur = -0,9 %
c _ i _ i
d d
3 pnts de Gauss

Alg
4 pnts de Gauss 402,286901 erreur = -0,09 %

5 pnts de Gauss 402,425336 erreur = -0,001 %

A partir de 3 pnts, l’erreur devient inférieure à 1 %


Avec la méthode des trapèzes: En utilisant 05 pnts d’intégration 0 1,5 3 4,5 6

W WX 1,5 W W/ W 0,_ 475,198131


,_
GC
,_
erreur = 18,1 %

9.3. La méthode de quadrature de Hammer O


⬚ [

1 w 1 1 * O
bornes d’intégrations de * et de O. De ce fait, la méthode de
Pour les éléments triangulaires, il existe une dépendance entre les
yz
+1
w.

quadrature de Gauss est inadaptée. C’est la méthode de Hammer


qui est utilisée.

terme le plus élevé est * U Ol tel que m > n o *


La méthode permet d’intégrer un polynôme d’ordre m dont le
0 +1
ww

N *, O * O ∑ + N * ,O
[ p
(9.24)
Figure 9.3

Ordre m qr st ut vt
1 1 1/3 1/3 1/2
://

1/6 1/6
2 3 2/3 1/6 1/6
1/6 2/3
1/3 1/3 -27/96
1/5 1/5 25/96
s

3 4 25/96
3/5 1/5
25/96
ttp

1/5 3/5
Tableau 9.2 : Positions des points de Hammer et coefficients de pondération (Dhatt et al. 2012)
91

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 9. L’intégration numérique

Problèmes :

.co
9.1. Calculer les intégrales suivantes avec la méthode des trapèzes en utilisant 05 points.

4 1
X

• 0
/
3 10

rie
9.2. Calculer les intégrales suivantes avec la méthode de Gauss

5
_ /

{/ {
0 /

lge
9.3. La figure ci-dessous montre une plaque trapézoïdale plane à
épaisseur variable dans la direction z. Sachant que l’épaisseur est définie
en tout point par e=xy², calculer numériquement le volume de la partie
hachurée.
CA
9.4. Soit un élément isoparamétrique quadrilatéral à quatre nœuds,
relié à un élément de référence carré tel que sur la figure ci-après. Chaque nœud possède 1 ddl. On se
propose de calculer une intégrale de volume sur l’élément réel

| 1} ~ •
~ €
G
•z

calculer numériquement l’élément | 1,2 de la matrice masse. Les coordonnées nodales sont
Sachant que ρ=1800kg/m3
est la masse volumique et que l’épaisseur de l’élément réel vaut 0.01m,
w.

données en m. L’élément est numéroté 14-23-22-13.


Fonctions de forme
N1= 1/4 1 * 1 O N2= 1/4 1 * 1 O
N 3= ¼ 1 * 1 O N4= 1/4 1 * 1 O
ww
s ://

9.5. Refaire les calculs d’intégrales des problèmes 8.6 et 8.7 avec la méthode d’intégration appropriée.
ttp

92

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 10. Technique d’éléments finis

.co
CHAPITRE 10

e
TECHNIQUES D’ELEMENTS FINIS

eri
10.1. Conception du maillage
Il s’agit d’une étape très importante dans le calcul par éléments finis. La précision et le coût de l’analyse
en dépendent directement. L’optimisation du maillage est atteinte en mettant le nombre d’éléments

Alg
qu’il faut là où il faut, en vue de respecter les critères de précision et obtenir une convergence rapide.
Il est important de rappeler que la solution exacte est
obtenue avec un nombre infini d’éléments. Un Modèle analytique
compromis est donc nécessaire lors du choix du nombre erreur
d’éléments à utiliser. Une solution numérique fiable
implique une convergence vers la solution exacte avec
Solution
GC
une erreur acceptable. Néanmoins, il faut savoir que la
convergence n’est pas linéaire, elle devient très lente au
voisinage de la solution théorique. Dans la pratique,
lorsqu’on double le maillage et que l’on trouve que la Nombre d’éléments
solution n’a pas beaucoup changé, on en conclut que l’on
Figure 10.1
.

se situe au voisinage du résultat exact.


ww

La construction d’un maillage doit respecter certains principes et prendre en compte quatre aspects :
• L’adaptation de la géométrie originale de la structure étudiée (choix des dimensions,
exploitation des symétries, suppression des détails géométriques superflus, délimitation des
régions où seront affectés des modèles de comportement différents...).
• Le choix des éléments en fonction du champ de déplacement et de contrainte ainsi que de la
géométrie.
/w

• La génération et le contrôle du maillage qui s’effectue généralement automatiquement avec


plus ou moins l’intervention de l’utilisateur. Il faut ensuite vérifier que le maillage obtenu est
d’une qualité acceptable.
• La considération de l’environnement extérieur.
La génération du maillage repose sur des règles topologiques, qui régissent la façon dont les éléments
s:/

peuvent « s'assembler » entre eux. Il est nécessaire d'avoir une idée de ces règles pour comprendre le
processus de réalisation et, si nécessaire, pour pouvoir intervenir manuellement sur le maillage.
10.1.1. Les règles d'assemblage des éléments
Ces règles, toujours vérifiées par défaut par la plupart des mailleurs automatiques, proviennent du fait
ttp

que le champ de déplacement doit toujours être continu, notamment à la frontière entre deux
éléments : pour que ceux-ci puissent s'assembler, les deux champs de déplacement portés par leurs
fonctions de base doivent coïncider sur leur frontière. Tant que les éléments sont tous de même type,
93

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 10. Technique d’éléments finis

om
cette condition est automatiquement vérifiée du moment que les éléments sont « bien raccordés »,
c'est-à-dire que pour toutes les paires d'éléments en contact (voir Fig. 10.2) :
• Si le contact est ponctuel, alors il doit s'agir d'un sommet commun,
• Si le contact est linéique, alors il doit s'agir d'une arête entièrement commune, dont les

e.c
nœuds doivent coïncider,
• Si le contact est surfacique, alors il doit s'agir d'une face entièrement commune, dont les
arêtes et les nœuds doivent coïncider.

lg eri
(a) (b) (c)
Figure 10.2 : Illustration des règles topologiques de validité des maillages avec des quadrilatères du
CA
second ordre : (a) maillage valide, (b,c) maillages non valides car la ligne de contact n'est pas une
arête entièrement commune aux deux éléments [[Link]
saclay]

Enfin, il est possible d'assembler des éléments d'ordres différents, et même des modèles formulés
dans des théories différentes (par exemple, assembler un élément poutre ou plaque avec un groupe
.G
d'éléments volumiques). Pour passer par exemple d’un domaine maillé avec des éléments linéaires à
un autre maillé avec des éléments quadratiques, il faut créer une zone de transitions. Pour cela, des
éléments de transition peuvent être utilisés pour lier les deux domaines (voir fig. 10.3).
Remarque :
ww

Pour le même nombre de nœuds, une interpolation plus puissante est mieux que l’assemblage d’un
grand nombre d’éléments avec une faible interpolation (voir fig. 10.4).

Elément de
/w

Q4 Q8
transition

Q4 Q8
s:/

Q4 Q8

Eléments
triangulaires
Figure 10.3
ttp

94

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 10. Technique d’éléments finis

.co
Q4 Q4
Q9

Q4 Q4

e
eri
Figure 10.4

10.1.2. Le contrôle de l’aspect des éléments

Alg
Une fois la génération du maillage terminée, il reste un certain nombre de vérifications à effectuer
avant de lancer les calculs de résolution. La plupart des logiciels en effectuent certaines
automatiquement, mais cela n'a rien de systématique et il est donc important de connaître les critères
que doivent respecter les éléments.
Il faut vérifier que le maillage ne contient aucun élément dégénéré, c'est-à-dire complètement plat,
croisé ou muni d'un angle rentrant comme les éléments de la fig. 10.5.
. GC

(a) (b) (c) (d) (e)


ww

Figure 10.5 : Des éléments dégénérés, susceptibles de conduire à un résultat faux : (a) un triangle
aplati, (b) un quadrilatère aplati, (c) un quadrilatère avec un angle rentrant, (d) un quadrilatère
croisé, (e) un triangle quadratique croisé [[Link]

Enfin, il est fortement conseillé de contrôler l'aspect des éléments. Schématiquement, il s'agit de
vérifier que les éléments ne sont pas trop distordus par rapport à leur géométrie de référence. Par
/w

exemple :
• Pour les triangles et les tétraèdres, éviter tout élément trop « allongé » ou « aplati » (fig. 10.6a)
• Pour les quadrilatères et les hexaèdres, utiliser des formes les plus rectangulaires possibles (fig.
10.6b)
s:/

• Pour les éléments d'ordre 2, n'employer les arêtes courbes que pour représenter des bords non
plans, et pas à l'intérieur du volume (fig. 10.6c)
ttp

95

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 10. Technique d’éléments finis

• Également pour les éléments d'ordre 2, toujours laisser les « nœuds milieu » à égale distance
des deux sommets voisins (fig. 10.6) (sauf en mécanique de la rupture où on déplace parfois

.c o
volontairement ces nœuds pour modéliser des singularités en pointe de fissure, ce qui sort du
cadre de ce cours).

rie
lge
Figure 10.6 [[Link]

10.1.3. Maillage et largeur de bande


Un bon maillage doit faciliter les opérations prévues par un programme d’ordinateur. Pour ce faire, la
numérotation se fait à partir de la plus petite dimension afin d’obtenir la plus petite largeur de bande
CA
possible au niveau des matrices globales. La MEF aboutit à la résolution d’importants systèmes
d’équations linéaires, tels que ceux de la statique F= KU. Si la matrice de rigidité est de dimension 200
x 200, il y a donc 200 équations avec 200 variables inconnues.
.G
ww
/w

La méthode la plus commode de résolution est celle de Gauss dans laquelle la matrice carrée est
transformée en une matrice triangulaire. Si la largeur de la bande est réduite, le temps de résolution
s:/

le sera, lui aussi.


Soit D la différence maximales, constatée sur tous les éléments, entre les numéros des nœuds. La demi
largeur de bande B est donnée par B=(D+1)f avec f le nombre de ddl à chaque nœud. En règle générale,
ttp

Figure 10.7 : Exemple de numérotation et structure bande [Rapin 1993]

la numérotation se fait selon la plus petite dimension de la structure afin de minimiser le plus possible
la valeur de D.
96

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 10. Technique d’éléments finis

om
10.2. Structure générale d’un programme d’éléments finis en structures
Un programme numérique d’éléments finis est structuré en trois parties à savoir :
• Un pré-processeur dans lequel toutes les données nécessaires au calcul numériques sont
introduites telles que : les limites géométriques du problème, le type d’éléments à utiliser, les

e.c
propriétés matérielles des éléments, les coordonnées nodales et l’épaisseur des éléments, le
tableau des connectivités et les conditions aux limites dont les charges externes.
• Une solution ou un processeur pour le calcul des matrices élémentaires et leur assemblage,
l’introduction des conditions aux limites, le calcul des valeurs et vecteurs propres, le calcul des
solutions du problème (déplacement, température, pression hydraulique ..etc) et l’évaluation

eri
des déformations et des contraintes.
• Un post-processeur pour l’exploitation des solutions obtenues afin de repérer les contraintes
et les déformations maximales, vérifier l’équilibre, calculer les facteurs de sécurité, dessiner les
déformées de la structure ..etc.

Alg
10.3. Matrice élémentaire de rigidité en 2D
Par définition,

= (10.1)

Afin d’évaluer cette matrice, il est nécessaire en premier lieu de définir le type de problème à traiter,
GC
i.e. déformations planes ou contraintes planes. Ce choix va directement conditionner le type de
matrice d’élasticité à utiliser.
Si on utilise les éléments isoparamétriques, l’équation (10.1) devient

= | | (10.2)
.

Ce calcul est répété pour chacun des éléments qui composent le maillage de la structure étudiée. Il est
ww

effectué à l’aide d’une méthode d’intégration numérique et suit le schéma de la fig. 10.8.

Pour un élément quadrilatéral à 04 nœuds et 02 ddl/nœuds, les dimensions des matrices utilisées
peuvent être comme suit :
Elcod (2x4) N(2x8) Der(2x4)
/w

Jacm(2x2) Jacm-1(2x2) Cartd(2x4) B(3x8) D(3x3)


BTDB dvolu (8x8)
Alors que pour un élément triangulaire à 03 nœuds et 02 ddl/nœuds, nous avons :
Elcod (2x3) N(2x6) Der(2x3)
s:/

Jacm(2x2) Jacm-1(2x2) Cartd(2x3) B(3x6) D(3x3)


BTDB dvolu (6x6)
ttp

97

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 10. Technique d’éléments finis

Boucle sur chaque élément i


Lire Lnode : nœuds de l’élément i

.co
Elcod : coordonnées des noeuds de l’élément i
Boucle sur chaque point de Gauss ig
Evaluer les fonctions de forme Ni et leurs dérivées [der]
dans le domaine de référence (ξ, η, ζ)

rie
Evaluer la matrice jabobienne
[Jacm]=[der][Elcod]T
Djacm=déterminant de [jacm]
Test si Djacm ≤ 0  STOP

lge
Sinon calculer [Jacm]-1
Evaluer les dérivées cartésiennes
[Cartd]=[Jacm]-1[der]
Former la matrice [B]
CA
Calculer [B]T[D][B] dvolu avec
dvolu = djacm.w(igx).w(igy).e ; e est l’épaisseur de l’élément
Sommation pour =
G

Figure 10.8 : Schéma de calcul de la matrice de rigidité élémentaire en 2D


w.

10.4. Introduction des conditions aux limites


Avant de résoudre l’équation d’équilibre en statique F=KU, il est primordial d’introduire les conditions
ww

aux limites en termes de déplacement dans le système. Le vecteur des déplacements U étant l’inconnu
du problème, le programme numérique d’MEF ne peut intervenir que sur les autres composantes de
l’équation à savoir la matrice de rigidité K et le vecteur force F.

=
10.4.1. Méthode du terme diagonal dominant
La matrice [K] est assemblée sans tenir compte des conditions aux limites, puis chaque relation
est introduite en replaçant :
+
://

• par , étant un nombre très grand par rapport à tous les termes .
• par

⋯ ⋯
⎡ ⎤
"
⋯ ⋮ ⋮ ⎧ ⎫ ⎧ ⎫
⎢ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ ⋮ ⋱ ⋮ ⋮ ⎥ ⋮ ⋮
s

=
⎢ + ⋯ "⎥⎨ ⎬ ⎨ ⎬
(10.3)
⎢ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⎥⎪ ⋮ ⎪ ⎪ ⋮ ⎪
ttp

⎣ " ⋯ ⋯ " "" ⎦


⎩ "⎭ ⎩ " ⎭

98

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 10. Technique d’éléments finis

om
L’équation i s’écrit

∑"0 + = (10.4)

Elle admet la solution approchée

e.c
≃ si >> ∑"0 (10.5)

En pratique, dans les programmes, on peut choisir = 105 6789 : ou bien = 10 ; 6789 : en
fonction de l’ordinateur s’il utilise une précision à 07 ou 15 chiffres. Ceci conduit à une erreur sur qui

eri
est du même ordre que la précision de l’ordinateur.
Cette méthode est très simple à mettre en œuvre mais peut poser des problèmes si la matrice K est
mal conditionnée ou si certaines valeurs de U sont grandes.

=
10.4.2. Méthode du terme unité sur la diagonale

Alg
Elle consiste à modifier pour chaque relation , le vecteur F puis la matrice K de la manière
suivante :

= − pour = = 1,2, . . A =≠C (10.6)

= (10.7)

= =0 pour = = 1,2, A = ≠ C
GC
(10.8)

=1 (10.9)

Ainsi
⋯ 0 ⋯ −
.

⎡ ⎤⎧ ⎧ ⎫
,D ,E "
⎫ ⋮
⎢ ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⎥


⎪ ⎪ ⎪
ww

⎢ D , D ,D 0 D ,E D ," ⎥ ⎪ D ⎪ ⎪ D − D , ⎪
⎢ 0 0 0 1 0 ⋯ 0 ⎥ =
⎢ ⋮ ⎥⎨ ⎬ ⎨ ⎬
⎥⎪ E ⎪ ⎪ E − E ,
(10.10)
⎢ E , E ,D E ,E E ,"

⎢ ⋮ ⋮ 0 ⋮ ⋱ ⋮ ⎥⎪ ⋮ ⎪ ⎪ ⋮ ⎪
⎣ " ⋯ ", D 0 ", E "" ⎦ ⎩ " ⎭ ⎩ " − ", ⎭
/w

Cette méthode ne pose pas les problèmes numériques de la précédente. Par contre, elle est plus
complexe à programmer.

10.4.3. Méthode de suppression des équations


Elle consiste à restructurer la matrice K de manière à supprimer les équations correspondant aux ddl
s:/

et F correspondant à = conduit à l’équation (10.10) dans laquelle la ligne i et la colonne i sont


imposés . Elle a l’avantage de réduire le nombre d’inconnues du problème. La restructuration de K

supprimées.
ttp

99

[Link]
[Link]

m/
Méthode des éléments finis 10. Technique d’éléments finis

10.4.4. Exemple 1
Soit la matrice de rigidité globale suivante :

.co
G 0
0
=F G
I
G G GG GH
(10.11)
0 0 HG HH

rie
Introduisons la condition en utilisant à tour de rôle les trois méthodes présentées
précédemment.
Terme diagonal dominant
+ 10 ;
G 0 10 ;

0
F G
IJ K=J K

lge
G G GG GH G G
(10.12)
0 0 HG HH H H

Terme diagonal unité


1 0 0 0 ⎧ ⎫
0 0 − ⎪ ⎪
F IJ K =
G
CA
0 G GG GH G ⎨ G− ⎬
⎪ − ⎪
G
(10.13)
0 0 HG HH H
⎩ H H ⎭
0
Suppression de l’équation

0 −
G
G
L G GG GH M N G O = P G − G Q
0
(10.13)
HG HH H H
w.

10.4.1. Exemple 2

système d’équation = : = −0.001 ; H = 0.000


En utilisant la méthode du terme diagonal unitaire, insérer les conditions aux limites suivantes dans le
ww

Le système original est


4 −2 0 0 0
⎡−2 1 ⎧ ⎫ ⎧ ⎫
3 0 0 ⎤⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ ⎥
⎢ 0 3 2 1 −2⎥ G = G
⎢0 0 1 3 1 ⎥⎨⎪

H⎪
⎨ H⎬
⎪ ⎪
(10.14)

⎣0 0 −2 1 1 ⎦⎩ ;⎭ ⎩ ;⎭
://

Le système modifié sera


4 0 0 0 0 − 0.002
⎡0 ⎧ ⎫ ⎧ −0.001 ⎫
1 0 0 0 ⎤⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ ⎥
⎢0 0 2 0 −2⎥ G = G + 0.003
0 ⎥⎨ ⎬ ⎨ ⎬
s

⎢0 0 0 1 ⎪ H⎪ ⎪ 0 ⎪
(10.15)

⎣0 0 −2 0 1 ⎦⎩ ;⎭ ⎩ ; ⎭
ttp

100

[Link]
[Link]

/
Méthode des éléments finis 10. Technique d’éléments finis

om
10.5. Calcul des réactions d’appuis
Les réactions d’appuis sont calculées directement après les déplacements par :

= ∑"0 (10.16)

e.c
Néanmoins, une autre manière d’introduire les conditions aux limites consiste à inclure les réactions
dans la liste des inconnues. L’équation (10.10) devient :
⋯ 0 ⋯ −
⎡ ⎤ ⎧ ⎫
,D ,E "

⎢ ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⎥⎧ ⋮ ⎫ ⋮
0 ⎪
D ," ⎥ ⎪ D ⎪
⎪ ⎪ ⎪ −


⎢ D , D ,D D ,E D D ,
⎢ ⋯ −1 ⋯ ⎥ = −

eri
, ,D ,E ,"
⎢ 0 ⎥⎨ ⎬ ⎨ ⎬

(10.17)
⎢ E , E ,D E ,E E ,"
⎥ ⎪ ⋮E ⎪ ⎪ E E ,

⎢ ⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⎥⎪ ⎪ ⎪ ⋮ ⎪
⎣ ⋯ 0 ⎩ " ⎭ ⎩ − ⎭
" ", D ", E "" ⎦ " ",

matrice de rigidité modifiée


10.5.1. Exemple 3
Alg
La résolution de ce système donne à la fois V " W et les réactions. Il faut cependant remarquer que la
n’est pas symétrique.

suivantes dans le système d’équation = : = 0.002 ; G = 0.000


En utilisant la méthode de calcul directe des réactions d’appuis, insérer les conditions aux limites
GC
Le système original est
4 −2 0 0 0
⎡−2 1 ⎧ ⎫ ⎧ ⎫
3 0 0 ⎤⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ ⎥
⎢ 0 3 2 1 −2⎥ G = G
⎢0 0 1 3 1 ⎥⎨⎪

H⎪
⎨ H⎬
⎪ ⎪
(10.18)
.

⎣0 0 −2 1 1 ⎦⎩ ;⎭ ⎩ ;⎭
ww

Le système modifié sera


−1 −2 0 0 0 −4 × 0.002
⎡ ⎧ ⎫ ⎧ + 2 × 0.002 − 3 × 0.000⎫
0 1 0 0 0 ⎤⎪ ⎪ ⎪ ⎪
⎢ ⎥
⎢ 0 3 −1 1 −2⎥ G = −2 × 0.000
⎢ 0 0 0 3 1 ⎥⎨⎪

H⎪

⎪ H − 1 × 0.000


(10.19)

⎣ 0 0 0 1 1 ⎦⎩ ;⎭ ⎩ ; + 2 × 0.000 ⎭
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Méthode des éléments finis Conclusion générale

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e.c
CONCLUSION GENERALE

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Deux approches en éléments finis ont été exposées dans ce cours. La première était la méthode
directe, et la seconde, la méthode des éléments isoparamétriques qui la complète. L’intégralité du
document a été délibérément orientée vers la modélisation des structures puisque le module est
enseigné dans une école de travaux publics.

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Un grand nombre d’exemples d’applications ont été présentés afin d’étoffer le cours et le rendre plus
explicite. Il aurait été judicieux d’ajouter, à la fin du polycopie, un complément sur la programmation
numérique de la MEF. Néanmoins, ceci dépasse le cadre du programme et surtout le volume horaire
alloué. Les étudiants trouveront dans les références bibliographiques tous les supports nécessaires à
cette tâche s’ils le désirent.
GC
Le cours présenté dans ce document a été pensé et adapté aux étudiants de l’ENSTP. Les principes de
base de la MEF enseignés ici ont été, le plus possible, simplifiés afin de permettre à nos futurs
ingénieurs de s’initier en douceur à cette technique ce qui leur facilitera, s’ils le désirent, d’approfondir
leurs connaissances en la matière, grâce à la nombreuse documentation disponible.
L’enseignante que je suis aimerai remercier les nombreux étudiants qui ont suivi mes cours d’MEF,
.

depuis 2016 à ce jour, grâce à l’interactivité desquels j’ai pu perfectionner ce cours afin de répondre,
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au mieux de mes humbles capacités, à leurs besoins.


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Méthode des éléments finis Références bibliographiques

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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Il existe une foultitude de livres traitant de la méthode des éléments finis et notamment à la bibliothèque

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de l’ENSTP. La liste ci-jointe est volontairement très restreinte aux documents utilisés pendant la préparation
de ce cours. Ces documents ont été soigneusement sélectionnés afin que l’étudiant, en initiation à la MEF,
ne se retrouve pas noyé sous les multitudes de formulations et reste limité, pendant la durée du cours, à
l’approche choisie. Une fois les notions de base assimilées, il pourra, s’il le désire, facilement approfondir ses
connaissances en la matière.
CA
1. K, J, Bath, Finit element procedure, K, J, Bath, Watertown, MA, 2nd Edition, 2014
2. A, Chateauneuf, Structure: Comprendre les éléments finis – Principes, formulation et exercices
corrigés, Ellipse Marketing, 2010
G
3. M, Cazenave, Méthode des éléments finis: Approche pratique en mécanique des structures, Dunod,
2010
4. J, C, Craveur, Modélisation des structures: Calcul par éléments finis avec problèmes corrigés,
w.

Dunod, 1997
5. G, Dhatt, G, Touzot et E, Lefrançois, Méthode des éléments finis, Hermes Science Publication, 2014
6. D, L, Logan, A finit course in the finit element method, CL Engineering, 5th Revised Edition, 15 avril
2010
ww

7. D, Ouinas, Application de la méthode des éléments finis - Cours et exercices corrigés à l’usage des
ingénieurs, OPU, 2012
8. P, Rapin, Méthode des éléments finis, Techniques de l’ingénieur, 1993
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