Formation des Chefs Scouts au Sénégal
Formation des Chefs Scouts au Sénégal
CAHIER
CAMP ECOLE
PREPARATOIRE ROUGE
TDR GRILLE DE FORMATION DES CHEFS D’UNITE
CHEZ LES SDS
1 But
2 Objectifs
3 Mise en œuvre
Le CEP sera un stage formel par branche d'une durée minimale de 6 jours en un camp continu
résidentiel ou il faudra vivre intensément la vie de camp avec une application des principes
fondamentaux.
Le CEP est sous la responsabilité pédagogique de la région.
Dans un délai n'excédant pas trois mois après le CEP, le stagiaire jugé apte doit être dans une
maîtrise comme ACU.
Le CEP s'adresse aux jeunes qui ont fait un CI satisfaisant. Entre un CI et le CEP il faut une
période minimale de trois mois pour permettre aux stagiaires d'assimiler les connaissances.
NB : Il est à rappeler qu’avant chaque stage le Commissaire Régional aux Ressources Adultes
doit communiquer à l’Equipe Nationale son projet de camp qui rappel les objectifs, le contenu
de la formation, le staff, les animateurs de sessions pressentis avec des informations précises
sur le niveau scout……ect. Après le stage un rapport détaillé doit être envoyer au QG pour
une bonne administration et un suivi de nos responsables formés.
L’INVESTITURE D’UN CHEF
DEFINITION
L’investiture est une mise en possession d’un pouvoir ou d’une autorité quelconque pendant
une période bien donnée .Chez nous les scouts l’investiture est un engagement :
-à assumer dignement une responsabilité.
-à présenter et à faire vivre l’esprit, les règlements et la méthode scoute
-à se mettre dans la communauté scoute
Il est admis que l’investiture du chef impose des exigences qui sont tout simplement les
exigences du chef scout : qui sont d’ordre moral avoir une vie personnelle en fonction de son
œuvre d’éducation ; ordre spirituel faire de sa vie quotidienne un témoignage d’engagement
chrétien, d’ordre social : se mettre au service de la communauté scoute et de la population ;
ordre pédagogique : avoir le souris de se former afin de renforcer ses capacités pour mieux
éduquer.
CRITERE
DUREE DE L’INVESTITURE
Sur le plan statutaire tous les commissaires sont investis pour une période de 3 ans
renouvelable 2 fois. Par contre les CU, les CG renouvellements leurs investitures chaque
année.
INSIGNES DE FONCTION
Chef de Communauté
CEREMONIAL
Les acteurs de la cérémonie d’investiture sont l’autorité qui investit, l’aumônier, le chef à
investir, les subordonnées, l’assistance.
N.B : Statutairement le C.U est investi par le C.D, le C.G est investi par le commissaire
régional, le C.D est investi par le commissaire régional, le commissaire régional par le
commissaire général.
MATERIELS
CONCLUSION
L’investiture est un acte par lequel un scout adulte s’engage officiellement devant toute une
communauté à assurer dignement la responsabilité de chef scout avec tous les devoirs et
prérogatives imposés par cette charge notamment la promotion de l Esprit scout, de l’idéal
scout, le respect de la méthode et des règlement scouts.
LE SCOUTISME ET
L’ENGAGEMEN COMMUNAUTAIRE
Objectif général
Connaître le bien-fondé et les possibilités d'engagement du scoutisme dans la communauté.
Objectifs particuliers
• Connaître les fondements de l'engagement communautaire du scoutisme.
• Faire la distinction entre les concepts suivants: la B.A., l'engagement communautaire, le
service communautaire, le développement communautaire, l'éducation au développement, la
coopération au développement.
• Connaître les possibilités d'engagement communautaire selon les groupes d'âge.
• Savoir intégrer une activité d'engagement communautaire dans le programme des jeunes.
• Connaître les conditions qui favorisent la réalisation d'un projet de service communautaire et
les obstacles à surmonter.
• Connaître les grands axes d'engagement communautaire du scoutisme mondial.
Ce module de formation scoute a été
Le Mouvement scout a pour but de contribuer au développement des jeunes en les aidant à
réaliser pleinement leurs possibilités physiques, intellectuelles, sociales et spirituelles, en tant
que personnes, que citoyens responsables et que membres des communautés locales,
nationales et internationales. (But du scoutisme tel qu’énoncé dans l’article 1.2 de la
Constitution mondiale)
Au début du siècle, comme beaucoup d’autres, B.-P. Était préoccupé par la détérioration de la
qualité de la vie et des perspectives d’avenir des jeunes. Il pensait que la première étape
consistait à améliorer l’individu lui-même. Il mit ses idées à l’épreuve en amenant vingt
garçons, de milieux sociaux différents, pour un camp sur l’île de Brownsea.
Les garçons étaient encouragés à prendre eux-mêmes leur vie en main. Les activités
auxquelles ils prenaient part ainsi que la méthode d’éducation par l’action avaient pour but de
leur apprendre des techniques qui les aideraient à se préparer à la vie professionnelle et à
devenir des citoyens responsables dans leur communauté.
Une tradition de service
Partout, le scoutisme contribue à l’éducation des jeunes. À la longue, cette éducation profite à
la communauté, car les jeunes grandissent et prennent leur place en tant que citoyens
responsables dans le monde adulte. Mais ce bénéfice peut aussi être immédiat grâce aux
activités de service et de participation au développement.
Dans la plupart des pays, les scouts rendent toutes sortes de services à leur communauté. Dans
certains cas, la contribution du scoutisme est telle que le Mouvement scout est considéré
comme une force majeure dans l’amélioration de la qualité de la vie.
L’engagement au service de la communauté renforce le programme scout, il le rend plus
attrayant pour les jeunes et améliore l’image du Mouvement scout.
Le service communautaire fournit un cadre idéal pour la mise en application de la méthode
scoute dans la vie de tous les jours.
1. Les jeunes trouvent la possibilité d’acquérir des compétences leur permettant de devenir de
meilleurs citoyens.
2. Leur vision s’élargit au-delà de leur environnement immédiat.
Ils comprennent mieux les autres.
3. Ils comprennent mieux les préjugés de race, de sexe ou de culture, et ils peuvent mieux les
surmonter.
4. Ils se voient sous un autre angle. Leurs propres problèmes deviennent moins importants et
les buts qu’ils se fixent s’élèvent.
5. Ayant acquis une vision plus «globale», ils ont une meilleure perception de leur propre
situation: besoin d’éducation, d’une formation professionnelle, nécessité d’éviter des
tentations tels la drogue, le décrochage scolaire, les gangs de rue…
6. De plus, il est possible que le service communautaire, en rendant le scoutisme plus visible,
contribue non seulement à améliorer son image, mais aussi à augmenter le nombre de
membres.
Un champ d’action illimité
Pour lutter contre la léthargie, l’apathie ou l’ignorance, il faut aux communautés des gens
énergiques et enthousiastes. Pour répondre à ses besoins fondamentaux, la communauté a
besoin de personnes capables d’entreprendre une action sociale ou économique, disposées à
mettre leurs compétences au service de la communauté.
Le scoutisme peut fournir aux jeunes d’une communauté, ayant acquis une éducation de base
et des compétences utiles, le soutien d’un réseau de jeunes du même âge et de bonnes raisons
de rester dans leur communauté assez longtemps pour que leur propre développement puisse
avoir un impact sur celui de la société.
Les trois moyens suivants conviennent particulièrement bien au scoutisme.
1. Effectuer un service communautaire ou, tout simplement, faire quelque chose pour la
communauté, celle à laquelle on appartient ou une autre. Un tel service répond à un besoin
spécifique, généralement défini par ceux qui le rendent et il s’agit le plus souvent d’une tâche
à court terme. Exemple : «Si tu me donnes un poisson, je mangerai aujourd’hui.»
2. Le développement communautaire, processus éducatif de changement, basé sur l’action
collective au sein de la communauté et devant aboutir à une amélioration de la qualité de la
vie, les gens étant à la fois acteurs et objets de ce processus.
Exemple : «Apprends-moi à pêcher, j’aurai à manger tous les jours.»
3. L’éducation au développement ou l’acquisition d’idées, compétences et attitudes
permanentes permettant de mieux comprendre les problèmes du monde et l’interdépendance
de l’humanité. Elle peut conduire à un engagement véritable dans les communautés locale,
nationale et internationale.
Exemple : «Nous sommes le monde, nous sommes l’enfant.»
Un intérêt croissant
On remarque un intérêt croissant des jeunes à contribuer à la solution de problèmes qui
affectent ou affecteront leurs vies. De nombreuses associations scoutes cherchent les moyens
de cultiver cet intérêt.
Ainsi, dans nos pays en développement beaucoup de scouts initient des actions souvent avec
des scouts du nord, les scouts montrent un intérêt croissant à venir aux populations démunies.
De nombreux programmes ont été réalisés qui ont contribué à fournir les ressources
financières et humaines indispensables pour améliorer les conditions de vie de certaines
communautés.
De leurs expériences d’aide aux populations, certains scouts ont tiré des avantages allant au-
delà de la simple charité. Ils ont appris à mieux se connaître eux-mêmes et pris conscience de
certains besoins dans leur propre communauté. Cette prise de conscience s’est traduite par une
action ayant apporté des améliorations dans la communauté, renforcé le programme scout et
incité certains jeunes à rester dans le Mouvement.
Un défi pour les adultes éducateurs dans le scoutisme
Les principes fondamentaux du scoutisme ont prouvé leur valeur.
Néanmoins, un certain nombre de problèmes freinent son expansion et diminuent la qualité de
l’éducation que le scoutisme offre aux jeunes et son utilité pour la société.
1. Aujourd’hui encore, le public et bon nombre de responsables considèrent le scoutisme
comme un mouvement purement récréatif.
2. Dans les projets de service communautaire, la méthode scoute est ignorée, d’où l’idée que
les scouts y sont utilisés comme une main-d’oeuvre à bon marché.
3. Les projets mis en oeuvre dans la communauté n’impliquent que très peu la communauté
ou ne répondent pas du tout à ses besoins les plus importants. Il s’ensuit que le scoutisme est
perçu comme inadapté et très éloigné de la réalité des jeunes et de la communauté.
Toutefois, une vue plus claire du but du Mouvement (le développement de la personne,
première étape vers une société meilleure) rendrait la contribution du scoutisme à la société
plus efficace.
Une activité de service communautaire est un prolongement logique du principe de base Faire
une bonne action chaque jour. Pour qu'une telle activité soit réussie, les jeunes doivent
participer à toutes ses étapes, comme le préconise d'ailleurs la pédagogie du projet.
L’activité doit être nécessaire et réaliste, elle doit viser un but bien défini et tangible.
Selon le cas, la coopération avec d’autres associations locales, nationales ou internationales
ainsi qu’avec des responsables de la communauté concernée peut être indispensable pour
assurer l’efficacité du projet et, éventuellement, sa poursuite.
2. Quelques définitions
Evaluation
• Donner sa propre définition du «service» dans le scoutisme et comparer cette définition aux
concepts définis dans la présente.
• Trouver des exemples pour illustrer les concepts de B.A., service communautaire et
éducation au développement.
• Choisir un groupe d'âge et donner des exemples de ce que peuvent faire les jeunes comme
services communautaires.
• Analyser un projet de service communautaire déjà réalisé dans le scoutisme en s'efforçant
d'en dégager les éléments qui en faisaient un «bon» projet et les erreurs qui ont peut-être nui à
sa réussite.
• Avec d'autres adultes du Mouvement, discuter de la place de l'engagement communautaire
dans les programmes d'activités? Faudrait-il qu'il y ait davantage de projets? Quelles sont les
difficultés (pédagogiques, matérielles, financières, communautaires) à surmonter pour
accroître la préoccupation des jeunes (et des adultes) pour l'engagement communautaire?
• Prendre au moins deux axes d'engagement communautaire privilégiés par l'Organisation
mondiale du Mouvement scout (paix, environnement, droits des enfants, santé, coopération
internationale) et imaginer un projet local pour chacun de ces axes.
PÉDAGOGIE
SOURCES ET RESSOURCES
Les convocations
Il existe deux types de convocations : la convocation écrite et la convocation orale. Chez les
scouts la convocation privilégiée est celle écrite. Cependant on peut utiliser celle orale pour
renforcer celle écrite.
La convocation écrite
La rédaction
Il n’y a pas de rédaction normalisée cependant toutes les convocations écrites présentent des
caractéristiques communes :
La date de rédaction
L’identité de l’émetteur (nom, prénom, nom du groupe, fonction)
La date, le lieu, l’heure (pour l’heure préciser le début et la fin)
L’identification des destinataires (prénoms nom groupe, fonction…)
La signature et l’ordre du jour
NB : le temps normal d’une réunion est en moyenne de 1h30mn
La transmission
Chaque groupe à son mode de transmission. Cependant la transmission la plus sûr est la
convocation individuelle c’est à dire la convocation à main propre et faire signer les
décharges si nécessaire. On peut aussi utiliser ce système il faut l’utiliser de préférence pour
les événements ponctuels. Pour ceux qui ont un empêchement il faut s’excuser à temps et si
les 2/3 des convoqués sont absents, la réunion peut être ajournée.
La conduite de la réunion
o Il est animateur
o Il donne et retire la parole
o Il secoue ceux qui dorment
o Ramène ceux qui se perdent
o Rétabli l’ordre
o Fait des synthèses pour aider à fixer les idées et les décisions.
o Pour les réunions techniques faire appel à un expert du sujet. Le président de séance
introduit les personnes ressources. Il pose les séances d ‘animation et de pause.
Conclusion
Nous disons que la réunion nécessite un protocole qu’on respecte si on ne veut verser dans le
folklore.
Le jeu comme moyen d’éducation
Un moyen sécurisant
Le plaisir fait obstruction à l’effort moins douloureux d’apprendre
Ni l’effort consenti ni la concentration requise ne sont perçus par le joueur
Peut devenir toutefois un faux apprentissage si on ne procède pas à la généralisation
des appris
Élément important pour installer et gérer les niveaux affectifs entre le sujet et
l’intervenant
À quel âge l’enfant joue-t-il? 3 ans!
Lorsque l’enfant peut faire une action volontaire spontanée
Il est préférable d’observer le sujet et de lui offrir des jeux pour compenser ses
tendances
o sujet trop solitaire = jeux collectifs
o sujet très peu attentif = jeu visuel
o sujet trop actif (hyper) = jeu solitaire
o sujet handicapé manuel = jeu exigeant une dextérité manuelle
Les différents types de jeu
Le jeu Ludique
En terme d’apprentissage
En terme d’apprentissage
En terme d’apprentissage
L’adulte doit garder en tête que SEUL le joueur possède LA réponse, surtout en jeu ludique
L’adulte accepte et favorise les caprices du jeu: sans contrainte de temps/espace, sans
jugement de valeur, sans comparaison, sans correction ni esthétisme
L’adulte se doit d’être plus que discret avec des consignes ouvertes
Le jeu est souvent récupéré par l’adulte pour diverses raisons d’ordre éducatives,
pédagogiques ou sociales
Une action répétitive avec des conventions rigides (exercices) peut faire perdre le goût de
jouer c’est là un grand risque
Souvent l’enfant doit négocier avec plusieurs intervenants dans sa semaine qui eux veulent
tous récupérer le jeu et contraindre inconsciemment l’enfant à faire des apprentissages tout le
temps !
De telles insistances peuvent mener l’enfant à une fatigue psychologique et cognitive parce
qu’elle ne respecte pas le rythme vital de l’enfant
L’enfant est donc toujours dans des situations d’écoute, d’apprentissage, de faire, de réussir et
de refaire
On dévie souvent la motivation intrinsèque du sujet pour des principes soit disant importants
comme:
Nous emprunterons la définition des chefs d’unité aux statuts qui nous régissent notre
association et qui les représentent comme des personnes ayant reçu la mission de transmettre
et de faire appliquer la méthode, l’esprit et les règlements du scoutisme. En somme un maillon
très important en rapport avec la base. Encore faudrait il que ceux ci soient suffisamment
conscient de leur devoir et des responsabilités qui se rattachent à ses attributions.
La politique de croissance ne s’en porterait que mieux. Nous allons dans un premier temps
examiner le contenu de cette vocation puis terminer par l’étude des implications qui en
découlent
Au niveau le plus élémentaire, les parents ont le droit de connaître toutes les activités
auxquelles leur fille ou leur fils participeront. Ils ont évidemment le droit de refuser s’ils
jugent qu’une activité n’est pas convenable. Par ailleurs, les parents sont vos meilleurs alliés,
et vous devriez les informer le mieux possible. Parfois, les parents s’en remettront à vous,
mais seulement si vous les avez convaincus que vous méritez leur confiance et si vous avez
gagné leur respect et leur estime.
La meilleure façon de gagner leur confiance est de parler avec chaque parent. La première
rencontre avec les parents, lorsqu’un enfant se joint à la section, est essentielle pour
développer une relation future. Cette rencontre exige du temps, des efforts et un engagement,
mais en vaut largement la peine. Discutez avec les parents de la nature du scoutisme, de sa
mission, de ses principes, du programme, des réunions hebdomadaires et des activités
spéciales. Permettez-leur de vous poser des questions. Il est préférable de répondre aux
questions et aux inquiétudes des parents dans un environnement détendu, plutôt que
d’attendre qu’une situation de crise ne survienne.
Lorsque des activités non supervisées ont lieu, l’autorisation écrite d’un parent ou d’un tuteur
est exigée (par ex., scouts ou aventuriers qui campent seuls).
Communiquez régulièrement avec les parents de façon simple et claire et intéressez-vous
personnellement à leur enfant, car connaître personnellement les parents est un véritable atout.
Si vous connaissez personnellement chaque jeune, vous pourrez mieux prévoir la façon de
réagir de chacun dans diverses situations. Pendant des activités physiques, les jeunes
exprimeront des craintes et des inquiétudes faciles à comprendre, vous risquez également
d’être témoin de fanfaronnades qui camouflent des craintes réelles. Dans le cadre d’activités
intellectuelles, une personne qui ne comprend pas peut poser des questions, mais un
comportement perturbateur peut exprimer la même chose.
Il est important de connaître ses propres limites et capacités. Si vous dirigez une activité qui
présente des risques, assurez-vous de toujours travailler à l’intérieur de vos capacités. Si vous
travaillez à la toute limite de vos capacités, vous mettez en danger les jeunes dont vous avez
la responsabilité. Renseignez-vous et assurez-vous d’acquérir les compétences et les
connaissances qui vous permettront de jouer le rôle qui vous est dévolu.
Lien entre les branches :
Comment développer les méthodes de branche
Les méthodes de branche ne sont que l’adaptation des éléments de la méthode scoute aux
caractéristiques de chaque tranche d’âge.
A partir de 7-8 ans, tous les éléments du jeu social sont en place. Mais le jeu continue à
évoluer avec l’âge. Les éléments du jeu: action, identification, cadre, associations, rôles et
règles prennent une coloration différente au fur et à mesure que l’enfant grandit.
D e l’imaginaire à la réalité
L’imagination du jeune enfant est attirée par le merveilleux des légendes. A la fin de
l’enfance et au début de l’adolescence, garçons et filles s’identifient facilement à des héros
plus ou moins imaginaires dont ils veulent s’approprier les qualités et le succès. A
l’adolescence, les personnages auxquels on s’identifie se situent dans la vie sociale réelle,
champions, stars de l’actualité, savants, etc. Le «jeu» prend pied dans la réalité. On ne joue
plus aux cow-boys et aux indiens mais on prépare une expédition à vélo tout-terrain.
Les activités et la vie du groupe se situent dans un réseau de relations de plus en plus vaste, où
les jeunes eux-mêmes exercent des responsabilités de plus en plus grandes. Les activités
placent petit à petit les jeunes en contact direct avec la vie sociale réelle et leur permettent
d’expérimenter de vrais rôles adultes à travers des projets de service social ou de
développement communautaire.
De la règle de jeu aux valeurs universelles
A travers la vie de la meute, les Louveteaux découvrent la Loi Scoute comme une règle de
jeu. La loi des Scouts introduit déjà le jeune adolescent à la découverte des valeurs de la vie :
être loyal, n’avoir qu’une parole. Les Routiers expérimentent directement à travers leurs
projets la signification de valeurs universelles telles que la démocratie, le droit à la différence,
la tolérance, etc.
Tous les éléments de la méthode scoute doivent se retrouver, sous une forme adaptée, dans
chacune des méthodes de branche. Ils vont être modulés par les caractéristiques de chaque âge
telles que : la capacité d’autonomie, le degré de recherche de responsabilité, le besoin de
sécurité affective, les modes d’expression, les capacités de coopération au sein du groupe, etc.
Ainsi la place que les adultes tiendront dans le groupe va varier avec l’âge (diagramme 26).
Continuité
Il est important de bien faire apparaître la continuité qui doit exister d’une branche à l’autre:
• Les objectifs éducatifs sont progressifs et conduisent aux mêmes objectifs généraux;
• Les éléments de la méthode scoute sont utilisés dans toutes les branches.
En ce sens, il n’est pas bon que chaque branche devienne une sorte d’organisation séparée,
fermée sur elle-même et sans interactions suffisantes avec les autres branches.
Le Comité National au Programme joue un rôle essentiel en assurant la détermination et
l’évaluation d’objectifs éducatifs généraux communs et en facilitant la coopération entre les
branches.
Ruptures
Il est également important de proposer le Scoutisme aux jeunes de chaque âge d’une manière
nouvelle, différente afin de susciter la curiosité. En ce sens, il doit exister des ruptures d’une
branche à l’autre. La tenue, les éléments symboliques, les activités, le style de vie du groupe
doivent être suffisamment différents pour éviter l’ennui qui surgirait d’une proposition
identique de 7 ans à 20 ans. Pour concrétiser l’évolution des éléments de la méthode, d’une
branche à l’autre, on peut établir un tableau comme celui de la page Place des adultes dans
l’organisation et la décision
L’Equipe
Une équipe commence lorsque Augustin, Ousmane, Paul, Emmanuel, Jacques montent
de la troupe et que Jean-Claude et Omar qui n’ont jamais fait de scoutisme ont « envie d’être
routiers ».
Une équipe commence à vivre dès qu’au cours d’un week-end,Jacques est choisi
comme chef d’équipe, que Paul et Omar, s’apercevant qu’ils travaillent dans le même quartier
décident de se retrouver à la sortie du bureau et de l’atelier, qu’Emmanuel invite les équipiers
à venir chez lui un prochain dimanche, que toute l’équipe décide d’aller à la séance du ciné-
club, cette semaine, que l’on invite tous les camarades de chacun à une sortie en brousse,
préparée par l’équipe sur le thème « le rallye des copains », que Jacques propose de se
retrouver à la même messe le dimanche.
Car une équipe commence à vivre lorsque l’ambiance est effective entre les équipiers :
seulement elle ne se déclenche pas toute seule, il faut du temps, de la patience et beaucoup de
générosité ; comme il n’est pas sûr que les activités de la Route suffiront à elles seules pour
créer ce climat d’amitié, il faudra, dans l’équipe, faire effort sur deux points précis :
- Chaque équipier devra chercher l’amitié des autres pour cela, il ne faut pas rater
une occasion de rencontre, mieux vaut en créer (dans le travail, au lycée, dans les
loisirs).
Le chef d’équipe doit connaître personnellement chacun de ses gars
- Quelques activités rassembleront régulièrement les équipiers : des activités pour
« être ensemble », pour mieux se connaître, pour se distraire : cela, peut être rendre
visite à un équipier, se retrouver avec les camarades de chacun, aller voir un
spectacle ensemble et en discuter après, une sortie en brousse, une technique
travaillée ensemble (chant, mime, danse, sport, menuiserie, linge gravure,
poterie…). En faisant attention à ne pas limiter la vie d’équipe à ces activités.
Par ces contacts personnels, par ces activités, se connaissant mieux, on entre en
contact amical avec chaque équipier plus profondément, et chacun devient un ami pour
chacun.
Par cette vie d’équipe tu découvres les goûts et les qualités, les défauts de chaque
équipier, ce qui est différent en chacun et aussi que l’on en est tous au même point et que cela
fait du bien d’être à plusieurs, en équipe avec de bons copains ; tu découvres que chacun est
aimé personnellement par le Seigneur et qu’en Jacques, Emmanuel, Omar…tu peux le
découvrir.
Car cette amitié, même naissante doit s’ouvrir aux autres sous peine de se flétrir, de
mourir ; S’ouvrir aux autres, c’est aller à leur rencontre, c’est s’intégrer, c’est découvrir leur
vie, leurs habitudes, leurs problèmes…ce qui les rend différents de nous ; c’est vouloir agir
avec eux, bâtir ensemble un monde meilleur, pour qu’au travers de nos actes le royaume de
Dieu avance.
Chaque génération d’homme a eu le désir d’aller plus loin que les précédentes.
Chaque génération laisse après elle le témoignage de sa lutte, de son effort, du bond en
avant qu’elle a offert à son peuple, à son pays.
Chaque génération veut pour ses frères un peu plus de bonheur, une vie matérielle
meilleur, que chacun puisse se développer selon ses dons, ses possibilités que tout le pays ou
le peuple soit prospère et que règne la paix.
Cette génération a un grand bond à faire pour le bonheur de ses frères, (si elle ne tente
pas ce bond, l’avenir de son peuple ou de son pays risque d’être compromis), l’effort de
chacun compte et se répercute dans tout le pays ; sa faiblesse ou son manquement aussi ;
l’effort de ceux qui s’assemblent pour être plus efficaces est primordial et c’est pourquoi la
Route te prépare à ton engagement d’home en te faisant participer à un travail d’équipe, à une
entreprise où tu as ta responsabilité propre et où chacun a sa responsabilité pour que réussisse
ce qu’on a entrepris, car ce n’est pas un homme seul qui aide au développement de son pays
mais ce qui compte c’est la participation de chacun, la part de responsabilité que tu choisis de
prendre.
Chrétiens, nous voulons que chacun de nos frères accède aux valeurs les plus hautes,
découvre Dieu, L’aime et Le serve. Que son règne avance un peu plus chaque jour, que le
travail des hommes soit une louanges au Seigneur.
Nous voulons, dans l’esprit de l’Evangile, selon l’enseignement du Concile, servir nos
frères et d’une façon plus urgente notre pays et l’Eglise.
C’est pourquoi, à la route, tu ne peux pas te payer de mots, tu ne peux en rester aux
rêves, tu ne peux être spectateur des évènements mais y prendre part et te former pour être
plus efficaces : tout ton être, ton corps, ton cœur, ton esprit, doit être agissant ; la Route
propose deux moyens, l’entreprise et le service.
- Pour l’entreprise, tu affrontes les difficultés de la vie quotidienne, mais avec les
copains, ensemble puis lorsque tu te sentira plus fort, tu t’engageras
personnellement dans cette lutte, toujours soutenu par l’équipe.
- Par le service, tu seras routier à chaque instant et pas seulement dans l’entreprise
ou dans les activités de la Route ; c’est là que tu as un rôle d’animateur dans ton
milieu, c’est là que chacun de tes actes compte, c’est là où tu es témoin de ta foi,
c’est là où il ne faut pas démissionner.
Dans une équipe, l’habitude se prend vite de revoir son action, celle de l’équipe, dans
l’entreprise ou par rapport aux engagements, de regarder sa vie et celle de l’équipe devant le
Seigneur.
Chez les compagnons, la révision de vie et d’engagement se fait aussi en équipe ainsi
que certains chapitres intéressant plus particulièrement les compagnons.
Dans la révision de vie, chacun, parce que membre de l’équipe est solidaire de la
progression de chaque équipier ; tous progressent suivant les dons et les moyens que Dieu
donne à chacun, mais tous ensemble vers lui.
Enfin toute l’amitié qui lie les membres de l’équipe, qui l’a fait agir dans l’entreprise,
qui s’approfondit et mûrit dans la réflexion commune, va se transformer naturellement en
prière, c’est-à-dire en dialogue avec le Seigneur.
C’est l’aboutissement de toutes les activités, toutes les joies et les souffrances, toute la
vie finalement, consacré par le Seigneur et offertes au Père avec Lui.
C’est la source de tout le dynamisme avec lequel l’équipe va retourner vers ses frères
pour leur annoncer Jésus-Christ.
En résumé, ton équipe sera une équipe dynamique, par la volonté de chaque membre,
par ta volonté, chaque membre volontaire :
- pour découvrir l’amitié,
- pour ne pas se payer des mots et servir ses frères, son pays, son église,
- Pour réviser son action, sa vie, avec les copains devant le Seigneur,
- Pour accepter de vivre la charte et aider les autres à la vivre,
- Pour prier
Par cette vie d’équipe, finalement, tu auras découvert qui tu es, tu aura pris goût à te
former personnellement, tu auras acquis l’habitude de te remettre en question avec d’autres,
devant le Seigneur, tu auras pris goût à travailler en équipe.
LA REUNION
Elle se fait en équipe ou en communauté, mais les réunions d’équipe sont plus
fréquentes. La réunion de communauté peut avoir lieu une fois par mois.
Le rythme des réunions s’établit en fonction des autres activités, de telle sorte que les
routiers se rencontrent à peu près une fois par semaine.
Une réunion n’est pas un monologue du chef d’équipe, mais suppose la participation
se tous.
Toute réunion se compose de deux parties : une partie fixe et une partie variable.
CONSEIL d’ÉQUIPE
Par l’enquête, les équipes découvrent les problèmes et les besoins de l’intérieur, c’est-
à-dire ni d’une façon statistique ou intellectuelle, mais chacun prenant contact ces réalités par
les yeux, ses oreilles, son cœur, son intelligence.
PAR L’ENTREPRISE
I Les Etapes
Pour notre cohésion personnelle, la route nous offre quatre étapes dont les trois sont vécues
pleinement dans l’unité. La quatrième marquant l’engagement définitif dans la vie adulte.
Chaque étape est sanctionnée par la montée d’une étape à une autre ou alors un signe
distinctif ou les deux. Les étapes en vigueur chez les Scouts du Sénégal à la route sont le
noviciat, l’apprentissage, le compagnon, et le départ.
Le noviciat
Année de transition entre le scoutisme d’adolescence et d’adulte, le jeu et le camp auront une
place prépondérante, ceci pour acquérir ou approfondir des techniques scoutes. Le novice peut
venir de la Troupe ou de l’Extérieur du mouvement. Il se croit un homme et sa personnalité
est seulement naissante.
L’apprentissage
Cette étape est composée de jeunes éclaireurs et novices venant de la troupe. Elle donne une
importance capitale aux réunions et discussions d’équipe. Elle contribue à éveiller les
personnalités et préparer les apprentis à leurs futurs services par des visites et des études
concrètes, ainsi que la participation occasionnelle aux services des compagnons. L’apprenti
doit chercher à se connaître, connaître son pays, son milieu de vie : camps découverte en fin
d’années bien préparés. C’est le temps de l’action visible. L’apprenti met son corps au service
de son intellect.
Le Compagnonnage
L’activité du compagnon se déroule hors de l’Equipe. En effet après les deux premières
étapes, le routier choisit son service définitif qui peut être individuel ou collectif :
- Service du scoutisme, de l’apostolat, du technicien à travers des soirées d’études, des
réunions d’équipes
- mises en commun des expériences faites, des difficultés reconnues, des résultats
obtenues et ceci dans un climat de vérité et de joyeuse amitié.
- Choix du modèle : Saint patron
C’est l’étape de réalisation des projets SECO et DECO au service des populations.
Le départ Routier :
Lorsque le jeune novice a fini d’acquérir les techniques scoutes à travers des actions brèves
mais édifiantes, lorsqu’il s’est prendre ses responsabilités et qu’il est fait sa promesse, il peut
devenir apprenti.
L’apprentie porte à la patte d’épaule gauche de sa tenue des flots gris (largeur 2 cm, longueur
6 cm). Lorsqu’il deviendra compagnons, il portera des flots marrons de la même dimension de
m^me qu’une barrette RS (en bronze).
Après le départ routier, il portera des flots de couleur vert, jaune, rouge symbolisant les trois
branches du scoutisme et signe d’aînesse mais aussi une barrette RS (routier en service) en
argent.
Pour évaluer la progression et faire passer d’une étape à une autre ou maintenir la même
étape, le conseil de communauté reste et demeure la seule instance compétente sauf en cas
litigieux ou le conseil de groupe peut être saisi.
III CEREMONIE
A part la cérémonie du départ routier, aucune cérémonie statutaire et officielle n’existe pour
les passages du noviciat à l’apprentissage et de l’apprentissage au compagnonnage. Ainsi
donc chaque communauté peut avoir des traditions particulières pour ces cérémonies.
Cependant, il faut signaler que la région de Dakar avait fait des propositions de cérémonie qui
ont fait l’objet d’expérimentation dans certaines communautés ( Cf. proposition de Dakar et
BRC)
CONCLUSION
« On ne naît pas scout, on le devient par un effort de chaque jour, par une victoire
inlassable sur soi même ; des chutes, il yen aura c’est certain, mais seul importent l’art
et l’effort pour se relever, pour aller plus de l’avant sur sa route
L’ENTREPRISE
Les domaines où peut s’exercer l’entreprise sont très variés : social, économique, culturel,
loisirs, jeunes, paroisse… Par exemple :
- Aménagement d’un point d’eau
- Construction d’un pont
- Réfection d’une section de piste
- Aménagement d’un marché
- Assainissement d’un quartier sur le plan hygiène
- Construction de W.C publics
- Construction de la case d’un vieillard
- Plantation d’arbres
- Lancement d’un élevage
- Construction d’un ensemble sport pour un quartier ou un village
- Aménagement ou réfection d’une chapelle de brousse ou de quartier
- Erection d’un calvaire, d’un oratoire
- Construction d’un foyer de jeunes
- Organisation d’une kermesse
- Organisation d’une rencontre sportive dans le quartier ou le village
- Organisation d’une journée de la jeunesse
- Organisation d’une veillée populaire
- Démarrage d’un journal de jeunes
- Photo-club
- Prise en charge d’un ciné-club
- Animation d’une semaine sainte
- Organisation d’une grande veillée religieuse dans une paroisse (Noel, Pâques,
Pentecôte, Œcuménisme…)
- Etc.
IV. Révision de l’entreprise : C’est souvent l’étape négligée, alors qu’elle est très
importante pour la formation des routiers.
Il s’agit, tout au long de l’entreprise et à la fin de celle-ci, de réfléchir sur la
manière dont a été vécue l’entreprise et sur ce qu’elle a apporté à chacun.
- L’entreprise doit être décidés par les routiers. Le CC peut suggérer, conseiller,
jamais décider ce que sera l’entreprise. L’entreprise doit être décidée par les
routiers eux-mêmes, en équipe ou en communauté. Le choix en est arrêté en
conseil de communauté.
- L’entreprise doit répondre à un besoin réel. Il faut que ce soit vraiment un service
au sens fort du mot. C’est la condition de sa réussite et de sa valeur éducative. Il
faut consulter les gens compétents, éviter les « doubles emplois ». Avant de se
lancer dans une entreprise, il faut toujours mener une enquête.
- L’entreprise doit correspondre aux possibilités des routiers. Ne pas se lancer dans
une entreprise qui ne puisse être réalisée faute de moyens et de temps. Mais ne pas
dire non plus à priori devant tous les projet : « c’est impossible ».
- L’entreprise doit avoir une durée limitée. Qu’elle ne dépasse pas la persévérance
des routiers.
- L’entreprise doit confier à tous de réelles responsabilités. C’est peut-être là le point
le plus difficile à mettre en pratique. La répartition des responsabilités doit être
inspirée par le souci de donner un travail effectif à chacun.
- L’entreprise doit amener les routiers à acquérir ou développer des compétences.
Elle doit susciter la formation.
- L’entreprise doit être révisée. C’est très important pour la formation des routiers.
Cette révision se fait :
à intervalle régulier pendant l’entreprise, en communauté ou plus souvent
en équipe ;
à la fin de l’entreprise
Elle consiste à étudier :
l’efficacité pratique de la réalisation ;
La manière dont chaque routier a rempli ses responsabilités et a découvert
l’engagement chrétien ;
Les difficultés rencontrées, les richesses découvertes ;
La façon dont a été découvert et révélé le Seigneur pendant l’entreprise ;
Comment grâce a l’entreprise, on a « progressé » et comment ensuite on
continuera à « progresser ».
Les conseils de communauté et de maîtrise jouent un rôle crucial dans l'organisation et l'évaluation des activités en préparant et coordonnant des projets scoutes. Ils permettent également la confrontation des expériences et la révision des actions en fonction de valeurs communes. Ces conseils contribuent spécialement à la formation en leadership en aidant les jeunes à décider et prendre des responsabilités, tout en favorisant un dialogue qui enrichit leur capacité à juger et s'exprimer solidairement .
Le concept de communauté élargie dans le scoutisme favorise le développement personnel des jeunes en leur offrant un cadre où ils peuvent rencontrer et apprendre des autres, enrichissant ainsi leur compréhension du monde. Cela les aide à dépasser leur cadre personnel et à développer une conscience sociale élargie, en participant à des projets d'envergure qui les connectent à une diversité d'expériences et à des valeurs de coopération, de dialogue, et de responsabilité partagée, renforçant ainsi leur intégration dans la société .
Le scoutisme renforce son attrait pour les jeunes et améliore son image en intégrant le service communautaire dans son programme. Cela offre aux jeunes des opportunités d'acquérir des compétences utiles et de s'épanouir en tant que citoyens responsables. Un engagement visible dans des services communautaires significatifs rend le scoutisme plus attrayant et augmente le nombre de ses membres, car ces activités démontrent l'efficacité du mouvement à contribuer positivement à la société .
Les activités de service scout bénéficient aux jeunes en élargissant leur vision et en les rendant plus aptes à devenir des citoyens responsables, tout en apportant des contributions significatives à la communauté. Le succès d'un projet scout de service communautaire dépend de facteurs tels que la motivation des participants, l'absence d'obstacles économiques, une bonne préparation et coopération avec d'autres organisations, et le fait que les jeunes soient impliqués du début à la fin .
L'engagement communautaire scout permet aux jeunes de mieux comprendre les préjugés de race, de sexe ou de culture en les exposant à des environnements diversifiés et en les encourageant à interagir avec des personnes de différents horizons. Cette exposition élargit leur vision au-delà de leur environnement immédiat et leur permet de mieux comprendre et surmonter les préjugés, car ils se voient sous un autre angle et leurs propres problèmes deviennent moins importants, ce qui élève les buts qu’ils se fixent .
Les jeunes peuvent rencontrer des difficultés telles que le manque d'intérêt personnel, la perception d'une imposition, l'absence de suivi, des activités peu utiles, et un manque d'accueil par la communauté. Ces défis peuvent être surmontés en impliquant les jeunes dans la conception des projets pour créer de l'intérêt, en s'assurant que les activités soient enrichissantes et utiles, et en intégrant systématiquement l'engagement communautaire dans le programme scout pour renforcer sa pertinence et son impact .
Il est important que les jeunes scouts participent à la définition et à la réalisation des projets communautaires parce que cela augmente leur motivation et leur sentiment d'appartenance. En s'impliquant dès le départ, ils connaissent mieux les objectifs à atteindre et peuvent ainsi favoriser une mise en œuvre plus significative et enrichissante qui répond aux vrais besoins de la communauté. Cela permet aussi aux jeunes de développer des compétences en gestion de projet et leadership .
La communauté scoute, par le biais de structures comme le conseil de communauté, aide à la prise de décision en servant de lieu de dialogue et de partage d'expériences entre différentes équipes. Cela permet aux jeunes d'apprendre et de progresser par le dialogue, de participer à des courants communs qui animent la communauté, et de jouer un rôle actif dans la démocratie scoute. Ce cadre facilite l'intégration des décisions et des programmes dans la vie scoute quotidienne .
Le service communautaire scout répond aux besoins sociaux tels que l'éducation de base, l'acquisition de compétences utiles, et la lutte contre des fléaux comme la drogue ou les gangs. Il est intégré dans le programme des jeunes scouts en commençant par la connaissance du milieu, permettant aux jeunes de percevoir eux-mêmes les besoins de leur communauté. Ce processus inclut des activités de service attrayantes, des jeux de sensibilisation, et une évaluation pour s'assurer que les jeunes développent un réel esprit d'entraide .
Pour transformer un engagement ponctuel en un esprit scout durable, il est essentiel de l'intégrer aux valeurs et principes de B.-P., qui incluent travailler à bâtir un monde meilleur. Les activités doivent être authentiquement scoutes, alignées sur la méthode scoute, et répondre à de réels besoins de la communauté. Il faut également que les jeunes éprouvent de la motivation, aient des responsabilités clairement définies, et soient soutenus par une bonne préparation et coopération, pour que l'engagement ne se limite pas à une succession de projets isolés mais devienne une partie intégrante de leur vie scoute .