Introduction au couplage fluide-structure
Introduction au couplage fluide-structure
Bernard Peseux
cel-00517554, version 1 - 14 Sep 2010
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Table des matières
Introduction • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 1
1 Mise en équations • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 3
1.1 Mécanique du solide — 3
1.1.1 Équations locales 3
1.1.2 Conditions aux limites 4
1.2 Mécanique des fluides — 4
1.2.1 Équations locales 4
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Références • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 37
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Introduction
Fluide intérieur
Le domaine fluide est contenu dans le domaine structure.
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Ωstructure Ωstructure
ΓL
Ωfluide
Ωfluide
ΓSF ΓSF
(a) fluide lourd en domaine borné : étude de réservoirs (b) fluide léger en domaine borné : étude de cavités
(sloshing) acoustiques
Fluide extérieur
On peut envisager plusieurs hypothèses :
– fluide lourd non borné avec surface libre ΓL (étude des flotteurs) ou sans surface libre
(structures avec une profondeur d’immersion infinie) ;
– fluide léger pour les études des surfaces portantes en aéroélasticité.
Problèmes mixtes
Ce type de problèmes pourra concerner l’étude de cavités acoustiques plongées dans un fluide
ou l’étude de réservoirs internes de flotteurs (pétroliers).
La stratégie de résolution adoptée pour traiter le problème couplé, dépendra du milieu que
l’on veut privilégier (fluide ou structure). Le transfert d’informations se fera du milieu secon-
daire vers le milieux primaire. Pour les applications envisagées ici, le milieu primaire sera plu-
tôt la structure et les variables du fluide seront éliminées au profit des variables de la structure.
2 Introduction
ΓL
Ωstructure
ΓSF Γ∞
Ωfluide
Après un rappel rapide des équations générales qui traduisent le comportement des fluides et
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Ωstructure
Ωfluide intérieur
ΓSFi
ΓSFe
Ωfluide extérieur
des structures que nous analyserons dans le cadre des hypothèses classiques de petits mou-
vements et petites déformations, nous présenterons rapidement les méthodes de résolution
spécifiques, adaptées à chacun des problèmes pris de manière indépendante :
– méthode des éléments finis pour l’étude de la structure ;
– méthode des éléments finis pour l’étude du fluide intérieur ou extérieur ;
– méthode des équations intégrales pour l’étude du fluide intérieur ou extérieur.
Puis pour la résolution du problème couplé, nous développerons les différentes méthodologies
envisageables :
– analytiques qui ne peuvent être mise en œuvre que pour des types de problèmes très
particuliers, c’est-à-dire presque exclusivement pour les problèmes à symétrie de révo-
lution ;
– couplage éléments finis – éléments finis, méthode adaptée à la résolution de problème
intérieur et extérieur si l’on s’intéresse essentiellement au comportement de la structure ;
– couplage éléments finis – équations intégrales pour la résolution des problèmes inté-
rieurs ou extérieurs.
Nous illustrerons complètement ces différentes méthodes pour l’étude du comportement dy-
namique d’une poutre immergée en fluide lourd incompressible et compressible.
1
Mise en équations
pour toute partie s d’un système matériel S, le torseur dynamique de s est égal au torseur des
forces extérieures s’exerçant sur s et les équations d’équilibre s’écrivent :
~ σc + f~ = ρs ~γ
div dans Ωs (1.1)
où σc est le tenseur symétrique des contraintes de CAUCHY, f~, le vecteur des répartitions vo-
lumiques de force et ~γ(M), l’accélération au point M, où le champ des déplacements est u
~ (M).
Le vecteur des déformations associé au tenseur des petites déformations est tel que :
h i
ǫT = ǫxx ǫy y ǫz z γx y γy z γz x (1.2)
σ = Dǫ (1.3)
avec vecteur contrainte associé au tenseur des contraintes de CAUCHY σc , dont les compo-
santes sont :
h i
σ T = σxx σy y σz z σx y σy z σz x (1.4)
∂ Ωs u ~ = ~Td
σc · n
Ωstructure ∂ Ωs σ
u
~ =u
~d
~ = ~Td
σc · n sur ∂ Ωs σ (1.5)
u
~ =u
~d sur ∂ Ωs u (1.6)
avec ∂ Ωs σ ∪ ∂ Ωs u = ∂ Ωs et ∂ Ωs σ ∩ ∂ Ωs u = ∅.
∂ρ
+ div ρ u
~ =0 dans Ωf (1.7)
∂t
où ρ est la masse volumique du fluide et u
~ le vecteur vitesse des particules ;
– équation d’EULER ou conservation de la quantité de mouvement :
∂u
~ 1
~ 2
ρ + grad~ ~ u
u + rot ~ ∧u~ = f~ + divσ
~ c dans Ω f (1.8)
∂t 2
1 T
σc = −p I + 2µTD avec TD = grad~
u + grad u~ (1.9)
2
Le cadre de travail considéré ici est :
σc = −p I (1.10)
2. mouvement irrotationnel rot~ u~ = ~0 et donc il existe un potentiel des vitesses Φ tel que
u ~
~ = gradΦ et, dans ces conditions, l’équation d’EULER devient :
∂u
~ 1 ~
2
ρ + grad~
u = f~ + div
~ σc = f~ − grad
~ p (1.11)
∂t 2
3. les forces volumiques dérivent d’un potentiel. Par exemple l’action du champ de pesan-
teur conduit à f~ = −ρ g k
~ = −grad(ρ
~ g z ) et après intégration, l’équation d’EULER dans le
domaine fluide donne l’équation de BERNOULLI :
∂Φ 1 2 p
+ u~ + g z + = C(t ) (1.12)
∂t 2 ρ
1.2 Mécanique des fluides 5
~ 2 devant les
4. hypothèse de petits mouvements du fluide. Par conséquent, en négligeant u
autres termes, l’équation de BERNOULLI conduit à l’équation de L AGRANGE linéarisée qui
en choisissant C(t ) = 0 est :
∂Φ
p = −ρ (1.13)
∂t
5. hypothèse de compressibilité :
– fluide incompressible : l’équation de continuité donne l’équation de L APLACE :
∆Φ = 0 dans Ωf (1.14)
1 ∂ 2Φ
∆Φ − =0 dans Ωf (1.15)
c2 ∂t 2
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Elle s’obtient en écrivant que les particules fluides ne pénètrent pas les parois de solides, c’est-
à-dire qu’il y a continuité des vitesses normales des particules fluides et solides :
∂Φ
~Vs · n
~ =u
~ ·n ~
~ = gradΦ ·n
~ sur ΓSF ⇒ ~Vs · n
~= sur ΓSF (1.16)
∂n
où n
~ est la normale extérieure au domaine structure, donc intérieure au domaine fluide. Cette
condition peut également être écrite en terme de pression :
∂p
−ρ f ~γs · n
~= sur ΓSF (1.17)
∂n
Dans le cas où le fluide est lourd avec surface libre, la condition est obtenue en écrivant que la
pression est constante sur la surface libre, soit :
dp
=0 sur ΓL (1.18)
dt
qui, compte tenu des hypothèses retenues pour l’étude du fluide, donnera :
∂ 2Φ
– ∂t 2
+g ∂∂ Φz = 0 sur le plan z = 0 (surface libre au repos), lorsque les mouvements de surface
libre sont de faibles amplitudes, et que le fluide incompressible est étudié dans la gamme
des basses fréquences 1 ;
– Φ = 0 sur le plan z = 0 dans le cas d’un fluide incompressible en hautes fréquences ou
bien dans le cas d’un fluide compressible ;
∂Φ ∂Φ
– ∂z
= ∂n
= 0 sur le plan z = 0 dans le cas d’un fluide incompressible en très basses fré-
quences. Dans ce cas, la surface libre est équivalente à une paroi rigide.
1. Il peut, par exemple, s’agir des fréquences des ondes de gravité telles que les fréquences de houle.
6 Mise en équations
Condition à l’infini
En milieu non borné, la condition à l’infini est la condition de SOMMERFELD 2 :
∂Φ 1 ∂Φ
lim r α + =0 (1.19)
r →∞ ∂r c ∂t
1.3 Couplage
Les équations de couplage s’obtiennent en écrivant pour le fluide la condition de continuité
des vitesses normales :
∂Φ
~Vs · n
~= sur ΓSF (1.20)
∂n
et pour la structure, en écrivant que l’interface fluide – structure ΓSF appartient à la partie de
frontière ∂ Ωs σ et donc que :
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σc · n
~ = −p n
~ sur ΓSF ⊂ ∂ Ωsσ (1.21)
La résolution, comme nous le verrons au chapitre 4, pourra être conduite de deux manières :
– analytiquement par une méthode modale. Les déplacements de la structure mouillée
sont projetés sur la base modale de la structure sèche. La résolution analytique se fait
alors simultanément pour les deux milieux ;
– numériquement en couplant la méthode des éléments finis mise en œuvre pour l’analyse
de la structure à la méthode des éléments finis ou à la méthode des singularités retenues
pour la résolution du problème fluide.
2. La condition de S OMMERFELD est une condition de non réflexion des ondes à l’infini.
2
Méthode des éléments finis
Nous rappelons rapidement la démarche de la méthode des éléments finis conduisant au pro-
blème discrétisé associé à une formulation variationnelle.
u = N ae (2.1)
ǫ = B ae (2.2)
σ = D B ae (2.3)
La forme quadratique associée à l’énergie de déformation sur l’élément fini se met sous la
forme :
Z Z
éq. (2.2) et (2.3)
T
2Ede = ǫ σ dV ⇒ 2Ede = aTe T
B DB dV ae (2.4)
Ωe Ωe
dont on déduit la matrice raideur d’un élément fini e dans la base des déplacements nodaux :
Z
ke = BT DB dV (2.5)
Ωe
Enfin, le calcul du travail virtuel des forces extérieures conduit à la définition de forces généra-
lisées qui peuvent être de différentes natures :
– forces généralisées associées aux répartitions volumiques de forces qv :
Z Z
T
δTve = δu qv dV = δaTe ϕ ve ⇒ ϕ ve = NT qv dV (2.7)
Ωe Ωe
– forces généralisées associées aux forces appliquées aux nœuds de l’élément (efforts de
liaison) :
– forces généralisées associées à une dissipation d’énergie. Le travail virtuel de la force dis-
sipative f d = −b u̇ P s’écrit :
Z Z
T
δTde = − δu fd dV = δaTe ϕ de et ϕ de = − NTb N dV ȧe (2.10)
∂ Ωe Ωe
En prenant les variations par rapport à chaque variable généralisée a i , autrement dit en écri-
vant les équations de L AGRANGE, on obtient l’équation matricielle caractérisant le mouvement
de l’élément fini :
Ms ä + Bs ȧ + Ks a = Fext + ϕ v + ϕ s (2.13)
avec Fext , vecteur des forces extérieures directement appliquées aux nœuds de la structure.
en fluide compressible
Φ = 0
ou en hautes fréquences
sur la surface libre ΓL (2.14b)
∂ Φ 1 ∂ 2Φ
= 0 en incompressible
+ 2
∂z g ∂t
∂Φ
= ~Vs · n
~ sur les interfaces fluide-solide ΓSF (2.14c)
∂n
équations auxquelles il faut éventuellement ajouter une condition à l’infini.
Dans un premier temps, on considère que le domaine Ωf est borné. Il est divisé en sous-
domaines élémentaires e sur lesquels le potentiel des vitesses est interpolé en fonction des
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potentiels nodaux e :
Φ = N Φe (2.15)
Pour simplifier la mise en œuvre de la formulation éléments finis, cette relation est écrite en
considérant que l’approximation nodale est réalisée sur le domaine Ωf complet sous la forme :
Φ = N̄ Φ (2.16)
avec Φ, vecteur des potentiels aux nœuds du domaine fluide complet Ωf ; et N̄i qui s’identifie à
la fonction d’interpolation Ni calculée au nœud i d’un l’élément e .
Par exemple, une discrétisation du domaine monodimensionnel en éléments linéaires à
deux nœuds correspond à la figure 2.1. Le remplacement de Φ par son approximation dans
N2 N1 N̄i
N1 N2
1 2 i −1 i i +1
(a) domaine élémentaire Ωe (b) domaine complet Ωf
l’équation (2.14a) génère un résidu que l’on pondère par des fonctions Ψ. Considérons la forme
intégrale W(Φ) telle que :
avec :
Z Z
1 ∂ 2Φ
W1 (Φ) = Ψ ∆Φ dV et W2 (Φ) = − Ψ dV (2.18)
Ωf Ωf
c2 ∂t 2
10 Méthode des éléments finis
∂Φ
~
gradΦ ·n
~= = −~Vs · n
~ sur ΓSF (2.21)
∂n
avec ΓSF ⊂ ∂ Ω2 . Suivant les gammes de fréquences étudiées et le type d’informations cher-
chées, la condition de surface libre pourra s’écrire :
Ψ = N̄ Φ (2.23)
1. Cette méthode s’identifie, pour les problèmes de mécanique du solide, au principe des travaux virtuels.
2.2 Application à la mécanique des fluides 11
Mf Φ̈ + Hf Φ = G (2.24)
Les matrices du système sont déterminées par assemblage de matrices calculées sur les do-
maines élémentaires e et telles que :
Z
(h i j )e = ~
gradN ~
i · gradN j dV
Ω
Ze
1
(m i j )e = Ni N j dV fluide compressible
Ωe
c2
Z (2.25)
1
(m i j )e = Ni N j dV fluide incompressible et ondes de gravité
ΓLe
g
Z
(g i )e = Ni −~Vs · n
~ dΓ tel que Γe ∈ ΓSF
Γe
Si le fluide est non borné et si la compressibilité du fluide est prise en compte, on obtient alors
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une matrice amortissement provenant des conditions à l’infini, dont le terme général s’écrit :
Z
1
(b i j )e = Ni N j dΓ (2.26)
Γ
c
e
tel que Γe appartienne à la surface à l’infini. Le système matriciel assemblé s’écrit alors :
Mf Φ̈ + Bf Φ̇ + Hf Φ = G (2.27)
La méthode des éléments finis, si elle se prête bien à l’analyse des problèmes en milieu borné
est délicate à mettre en œuvre lorsque les domaines sont illimités et dans ce cas on lui préférer
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la méthode des équations intégrales. Cette méthode est d’utilisation courante pour traiter les
problèmes de fluide, aussi bien en acoustique, en aérodynamique et en hydrodynamique.
3.1 Formulation
Considérons à nouveau la forme intégrale (2.17) associée aux équations générales caractéri-
sant le comportement du fluide. Dans un premier temps, on considère que le fluide est in-
compressible, donc W2 (Φ) = 0.
Appliquons à nouveau la formule de GREEN à W1 (Φ) :
Z Z Z
~ ~
gradΨ · gradΦ dV + Φ ∆Ψ dV = ~
Φ gradΨ ·n
~ dΓ (3.1)
Ωf Ωf ∂ Ωf
avec n
~ normale extérieure au domaine fluide. La frontière ∂ Ωf du domaine est constituée de
trois parties ΓL la surface libre, ΓSF la surface de contact avec un solide et la frontière à l’infini.
Pour transformer cette forme intégrale, nous utilisons les résultats généraux découlant des
propriétés de l’intégrale de STIELTJES et de la solution élémentaire de l’équation de L APLACE.
En entourant un point M quelconque d’une sphère dont on fait tendre le rayon vers zéro,
si la surface S admet partout un plan tangent, u (P) étant une fonction scalaire, alors on définit
les identités suivantes :
Z −4πu (M) si M ∈ Ωi
u (P)∆P {v (M, P)} dV = −2πu (M) si M ∈ S (3.4)
Ωi
0 si M ∈
/ Ωi ∪ S
On peut mettre en évidence des propriétés de discontinuité identiques pour une fonction sca-
laire satisfaisant l’équation de HELMHOLTZ.
Z −4πΦ(M) si M ∈ Ωi
∂ G(M, P)
∂ Φ(P)
Φ(P) − G(P) dS = −2πΦ(M) si M ∈ S (3.5)
S
∂nP ∂nP
0 si M ∈
/ Ωi ∪ S
avec n
~ normale extérieure au domaine fluide Ωi .
Problème extérieur
On considère une sphère de surface Σ entourant complètement le domaine Ωi , dont le rayon
tend vers l’infini. On applique les résultats de l’équation (3.5) au domaine Ω′e compris entre les
surfaces S et Σ avec une normale n ~ extérieure au domaine Ω′e . On obtient alors :
Z
∂ G(M, P)
∂ Φ(P)
Φ(P) − G(M, P) dS −4πΦ(M) si M ∈ Ω′e
∂nP ∂nP
S
Z = −2πΦ(M) si M ∈ S (3.6)
∂ G(M, P) ∂ Φ(P)
− G(M, P) dS
+ Φ(P) 0 si M ∈/ Ωi
Σ
∂n P ∂n P
Si G(M, P) est fonction de GREEN du problème, c’est-à-dire si G(M, P) satisfait en plus les condi-
tions de radiation à l’infini, alors dans l’expression (3.6), l’intégrale sur Σ est nulle, ce qui en-
traîne :
Z −4πΦ(M) si M ∈ Ωe
∂ G(M, P)
∂ Φ(P)
Φ(P) − G(M, P) dS = −2πΦ(M) si M ∈ S (3.7)
S
∂nP ∂nP
0 si M ∈ Ωi
Pour résoudre cette équation intégrale, la méthode de discrétisation adoptée est une méthode
de collocation par sous-domaines. La surface ΓSF est discrétisée en N facettes planes quadrila-
tères ou triangulaires d’aire Sj supportant des densités surfaciques de singularités constantes.
3.3 Discrétisation et résolution 17
Donc sur chaque facette j , µ(P) et σ(P) restent égales à leur valeur moyenne µ j et σ j . Dans ces
conditions, l’équation intégrale sur la surface complète (3.20) est transformée en une somme
d’intégrales calculées sur la surface de chaque facette i qui s’écrit :
N ! X N
Z Z !
µi X 1 ∂ 1 1 dS
− − µj dS = σj (3.21)
2 j =1
4π S ∂ n r j =1
4π S r
j j
avec r = |Mi P|, et Mi centre de la facette i et le problème fluide discrétisé se ramène à la réso-
lution d’un système d’équations linéaires :
Di µ = Si σ (3.22)
Z
1 dS
(s i j )i = (3.24)
4π S r
j
∂ Φe
µ(P) = −Φe (P) et σ(P) = (3.25)
∂n
L’équation intégrale (3.18) écrite pour un point M appartenant à la frontière ΓSF devient :
Z Z
1 1 1 dS
µ(P) ∂
− µ(P) dS = σ(P) (3.26)
2 4π Γ ∂nP r 4π Γ r
SF SF
De µ = Se σ (3.28)
avec :
Z Z
1 j 1 1 1 dS
∂
(d i j )e = δi − dS et (s i j )e = (3.29)
2 4π Sj
∂n r 4π Sj
r
Nous disposons donc des deux systèmes d’équations aux dérivées partielles caractérisant le
comportement des solides d’une part, des fluides parfaits d’autre part.
Les équations du processus de résolution sont récapitulées dans le tableau 4.1.
fluide structure
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1 ∂ 2Φ
∆Φ ou ∆Φ − 2 = 0 dans Ω f ~ c + f~ = ρs ~γP
divσ dans Ωs
c ∂t2
conditions de surface libre ~ = ~Td
σc · n sur ∂ Ωs σ
conditions à l’infini u
~ =u
~d sur ∂ Ωs u
couplage
∂Φ
= ~Vs · n
~ sur ΓSF ~Td = −p n
~ sur ΓSF ⊂ ∂ Ωs σ
∂n
résolution analytique
méthode modale : Le déplacement de la structure mouillée est projeté sur la base
modale de la structure sèche
résolution numérique
méthode des éléments finis
méthode des éléments finis + éléments infinis méthode des éléments finis
méthode des équations intégrales
méthodes couplées
MEF-MEF MEF+E infinis-MEF MEI-MEF
Nous reprenons ici la formulation générale conduisant à la construction des deux systèmes
d’équations linéaires couplés, obtenus par discrétisation en éléments finis des deux milieux.
Afin de ne pas alourdir inutilement les écritures matricielles, nous supposerons qu’à l’interface
fluide-structure, les discrétisations en éléments finis des deux milieux sont identiques. Nous ne
ferons donc pas de différence entre la frontière mouillée d’un élément fini structure (ΓFS )e et la
frontière (ΓSF )e d’un élément fini fluide en contact avec la structure. Cette frontière élémentaire
commune sera notée simplement Γfse .
Le cas où les maillages structure et fluide à l’interface sont différents ne présente pas de
difficultés théoriques particulières, seule la mise en œuvre pratique de la méthode est un peu
plus délicate.
L’approximation nodale par éléments finis sur chaque élément solide s’écrit :
u = Ns ae (4.1)
Elle conduit donc, conformément à la section 2.1, au calcul classique des quantités élémen-
taires énergies cinétique, de déformation et travaux virtuels. Pour ce calcul des forces généra-
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En tenant compte de l’interpolation nodale, la force généralisée associée a alors pour expres-
sion :
Z
ϕ he = NTs n(−p ) dS (4.3)
Γfse
n
~
Ωf
u
~
−p ds
Γsfe
ds
De même, l’interpolation du potentiel des vitesses en fonction des variables nodales élé-
4.1 Couplage éléments finis – éléments finis 21
mentaires s’écrit :
Φ = Nf Φe (4.4)
et l’équation de L AGRANGE permet d’exprimer la pression dynamique en tout point d’un élé-
ment fini fluide :
~ = nT Ns|Γsfe ȧe
Vn = ~Vs · n (4.8)
Par conséquent, après assemblage des formes intégrales élémentaires discrétisées, pour le
fluide et pour la structure, nous obtenons les deux systèmes d’équations linéaires couplés sui-
vants :
Ms ä + Bs ȧ + Ks a = Fext + ρf sf Φ̇
(4.10)
Mf Φ̈ + Bf Φ̇ + Hf Φ = Gext − fs ȧ
avec Fext , vecteur des forces généralisées associées à des forces d’excitation de la structure, vo-
lumiques, surfaciques ou ponctuelles connues et Gext un second membre du système matriciel
caractérisant le comportement du fluide associé à des conditions de glissement sur des parois
où la vitesse normale serait connue.
La matrice de couplage fluide – structure assemblée fs, où sf = fsT , ne fait correspondre que
les inconnues nodales du fluide et de la structure attachées à l’interface ΓSF . Dans le cas gé-
néral, la résolution de ce système se fera en regroupant les inconnues nodales a et Φ dans un
même vecteur des inconnues nodales y tel que :
M ÿ + B ẏ + H y = Q (4.11)
22 Couplage fluide – structure
avec :
!
Ms Bs −ρf sf Ks Fext
M= , B= , H= et Q=
Mf fs Bf Hf Gext
Hf Φ = Gext − fs ȧ (4.13)
et il est alors possible d’éliminer les variables nodales du fluide du système précédent et dans
ces conditions le système devient :
déjà signalé en section 2.2, si le milieu fluide n’est pas borné, il est nécessaire de mettre en
œuvre des procédures spéciales permettant de tenir compte de la frontière à l’infini, ces pro-
cédures étant plus ou moins bien adaptées aux types de problèmes à résoudre. Par exemple
pour un calcul de fréquences et modes propres d’une structure immergée en milieu infini, on
peut tout en gardant une bonne précision étudier la structure en milieu borné.
Φ = −D−1 S Vn (4.15)
Vn étant le vecteur des vitesses normales des centres des facettes. En reprenant l’interpola-
tion éléments finis de la structure, et connaissant les coordonnées des centres de facettes,
on construit une matrice de couplage fs qui permet d’exprimer la vitesse normale au centre
de chaque facette en fonction des déplacements nodaux de la structure. En effet, si on note
n
~ Gf
Ωse Gf
Vn = fs ȧ (4.17)
et les potentiels des vitesses aux centres des facettes sont donnés par :
Φ = −D−1 S fs ȧ (4.18)
La formule de Lagrange permet d’exprimer les pressions dynamiques aux centres des facettes
en fonction des déplacements nodaux :
p = ρf D−1 S fs ä (4.19)
u i (−p i Si n
δThi = δ~ ~i) (4.20)
En regroupant sous forme matricielle le travail virtuel de toutes les forces qui s’exercent sur les
N facettes et en notant A la matrice diagonale des aires de facettes, on obtient alors la force
généralisée totale équivalente à la répartition de pression à l’interface :
La forme de cette force généralisée conduit, suivant l’hypothèse retenue pour l’étude du fluide,
à deux opérateurs différents :
fluide incompressible sans ondes de gravité — dans ce cas les matrices D et S sont à coeffi-
cients constants et réels, et la force généralisée fournit la matrice masse ajoutée :
fluide incompressible avec ondes de gravité — dans cette hypothèse, les matrices D et S
sont à coefficients complexes fonction de la pulsation ω. Le calcul de la force généralisée
conduit à une matrice masse ajoutée à coefficients complexes ;
fluide compressible — les matrices D et S sont ici également à coefficients complexes fonc-
tion de la pulsation ω et la matrice masse ajoutée est à coefficients complexes.
On doit résoudre dans tous les cas :
4.3 Vibroacoustique
Après avoir résolu le problème couplé, on connaît pour la discrétisation structure le vecteur
des déplacements nodaux a et pour le fluide, ou bien le vecteur des potentiels nodaux ou bien
le vecteur des potentiels aux centres des facettes Φ. On peut donc exprimer en tout point du
domaine fluide le potentiel des vitesses Φ (donc la pression p ) :
24 Couplage fluide – structure
Φ = Nf Φe (4.24)
z~
~r
v (z , t )
M θ
h ℓ
a x~
avec v (0, t ) = v,z (0, t ) = v,z z (ℓ, t ) = v,z z z (ℓ, t ) = 0 et où f h (z , t ) est la résultante linéique suivant
x~ des pressions hydrodynamiques, c’est-à-dire :
Z 2π
f h (z , t ) = − p (a , θ, z , t )a cos θdθ pour z ∈ [0, h]
0 (5.2)
f h (z , t ) = 0 pour ∈ [h, ℓ]
1 ∂ 1 ∂ 2ϕ ∂ 2ϕ
∂ϕ
r + 2 + =0 (5.5)
r ∂r ∂r r ∂ θ2 ∂z2
En notant :
dA d2 A dB d2 B dC d2 C
A′ = ; A′′ = ; B′ = ; B′′ = ; C′ = ; C′′ = (5.6)
dr dr 2 dθ dθ 2 dz dz 2
l’équation (5.5) s’écrit :
On en déduit :
C′′ B′′
=γ et =β (5.8)
C B
où γ et β sont des coefficients constants et on cherche A(r ) solution de :
ce qui fixe la valeur de la constante β = −k 2 . Les valeurs que peut prendre la constante, fixent
la forme de la fonction C(z ) :
γ=0 C(z ) = a 0 z + b 0
2
γ=q C(z ) = a 1 e q z + b 1 e −q z (5.11)
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Le potentiel ϕ s’annule quand r → ∞ — pas d’écoulement à l’infini — donc A(r ) doit s’annuler
quand r → ∞, on obtient :
γ=0 A(r ) = m k r −k
γ = q2 A(r ) = d k Jk (q r ) + e k Yk (q r ) (5.13)
γ = −q 2 A(r ) = f k Kk (q r )
Les termes Jk et Yk sont les fonctions de BESSEL de 1re et 2e espèce d’ordre entier k , et Kk , les
fonctions de BESSEL modifiées. La fonction potentiel ϕ(r, θ, z ) est donc une combinaison li-
néaire des trois solutions ϕ1 , ϕ2 et ϕ3 :
∞
X
ϕ1 (r, θ, z ) = (a k cos k θ + b k sin k θ) m k r −k (a 0 z + b 0 )
k =1
∞
X
ϕ2 (r, θ, z ) = (a k cos k θ + b k sin k θ) (d k Jk (q r ) + e k Yk (q r ))(a 1 eq z + b 1 e−q z ) (5.14)
k =1
X∞
ϕ3 (r, θ, z ) = (a k cos k θ + b k sin k θ) (f k Kk (q r ))(a 2 cosq z + b 2 sinq z )
k =1
∂ϕ
La condition de glissement sur le fond ∂n
= 0 pour z = 0 et pour tous r et θ se traduit par
a 0 = a 1 −b 1 = b 2 = 0. La condition de surface libre ϕ = 0 en z = h et pour tous r et θ implique :
b0 = 0
a 1 coshq h = 0 ⇒ a1 = 0 (5.15)
2n − 1
a 2 cosq h = 0, ⇒ q = qn = π, n = 1, 2, . . .
2h
28 Étude vibratoire d’une poutre immergée dans un fluide
implique B(θ) = cos θ donc k = 1 et b k = 0 et, par conséquent, la solution générale du potentiel
est de la forme :
∞
X 2n − 1
ϕ = ϕ3 (r, θ, z ) = Fn K1 (qn r ) cosqn z cos θ avec qn = π (5.18)
n=1
2h
∞
X 2n − 1
Fn qn K1,q r (qn a ) cosqn z = V(z ) avec qn = π (5.19)
n=1
2h
Les coefficients Fn sont explicités en prémultipliant l’équation (5.19) par cos p z , avec p =
(2m − 1)/2h, puis en intégrant entre 0 et h. On obtient alors, en notant K∗1 = K1 ,q r 1 :
Z h
4 1 2n − 1
Fn = 2n−1 V(z ) cos πz dz (5.20)
(2n − 1)π K1 2h
∗
πa 2h 0
et le calcul de f h (z , t ) donne :
h
!
∞ Z
4 X K1 (qn a )
f h (z , t ) = ρf a ∗ V(z ) cos(qn z )dz cos(qn z ) g¨ (t ) (5.23)
n=1
2n − 1 K1 (qn a ) 0
1. Il s’agit ici de la dérivée du terme K1 par rapport au produit q r , comme défini dans l’équation (5.19).
5.2 Résolution analytique 29
La prise en compte des conditions limites permet de trouver l’équation donnant les pulsations
propres et de déterminer les constantes d’intégration fixant la forme des modes propres, soit :
(2r − 1)π
cos Ωℓ cosh Ωℓ + 1 = 0 soit Ωr ∼
= pour r >2
2ℓ
1
Vr (z ) = p (cos Ωr z − cosh Ωr z + Cr (sinh Ωr z − sin Ωr z )) (5.25)
ℓ
cos Ωr ℓ + cosh Ωr ℓ
avec Cr =
sin Ωr ℓ + sinh Ωr ℓ
Cette base des modes propres est utilisée pour développer la flèche réelle de la poutre immer-
gée :
∞
X
v (z , t ) = Vi (z )ηi (t ) avec ηi (t ) = a i cos λi t + b i sin λi t (5.26)
i =1
n=1 j =1 0
La résolution se fait en choisissant une base des modes propres tronquée à l’ordre m . On
obtient le problème aux valeurs propres donnant les pulsations propres et modes propres de
la poutre immergée :
(I + Ma ) η̈ + diag(ω2i ) η = 0 (5.29)
soit également :
∞
ρf a X 4 K1 (qn a )
(Ma )i j = − Ani An j (5.31)
ρs S n=1 2n − 1 K∗1 (qn a )
avec :
– qn 6= Ωi :
1
(−1)n+1 qn (cos Ωi h − Ci sin Ωi h) + Ci Ωi
Ani =
qn2 − Ω2i
1
n+1
+ (−1) q n (− cosh Ωi h + Ci sinh Ωi h) − Ci Ωi
qn2 + Ω2i
– qn = Ωi :
h Ci h 1
(−1)n+1 qn (− cosh Ωi h + Ci sinh Ωi h) − Ci Ωi
Ani = − + 2 2
2 (2n − 1)π qn + Ωi
30 Étude vibratoire d’une poutre immergée dans un fluide
∆ϕ + k 2 ϕ = 0 (5.33)
La même démarche que celle qui a été détaillée pour le fluide incompressible conduit à la
solution, qui s’exprime cette fois en fonction de la fonction de HANKEL H1 :
∞
X
ϕ = ϕ3 (r, θ, z ) = Fn H1 (βn r ) cosqn z cos θ
n=1 (5.34)
2n − 1
avec qn = π et βn = k 2 − qn2
2h
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(I + Ma ) η̈ + diag(ω2i )η = 0 (5.38)
où Ma est la matrice masse ajoutée dont le terme général s’écrit cette fois :
∞ Zh Zh !
ρ f a X 2π H1 (βn a )
Vi (z ) cos(qn z )dz
(Ma )i j = − Vj (z ) cos(qn z )dz (5.39)
ρs S n=1 βn h H∗1 (βn a )
0
0
soit également :
∞
ρ f a X 2π H1 (qn a )
(Ma )i j = − Ani An j (5.40)
ρs S n=1 βn h H∗1 (qn a )
avec :
5.3 Méthodes numériques et couplage 31
– βn 6= Ωi :
1
(−1)n+1 βn (cos Ωi h − Ci sin Ωi h) + Ci Ωi
Ani =
β2n − Ω2i
1
n+1
+ (−1) βn (− cosh Ωi h + Ci sinh Ωi h) − Ci Ωi
β2n + Ω2i
– βn = Ωi :
h Ci h 1
(−1)n+1 βn (− cosh Ωi h + Ci sinh Ωi h) − Ci Ωi
Ani = − + 2 2
2 (2n − 1)π βn + Ωi
j +1
s =1 v j +1 et de longueur l j . Sur un élément fini j , la flèche v (z , t ) est
θ j +1 interpolée de façon classique en choisissant une approxima-
tion cubique (polynôme de l’Hermite cubique) soit :
v (z , t ) = NTs (z ) ae (t ) (5.41)
ℓj
avec aTe = [v j , θ j , v j +1 , θ j +1 ] et NTs = [1 − 3s 2 + 2s 3 , ℓ j (s − 2s 2 +
z −z j
s 3 ), (3s 2 − 2s 3 ), ℓ j (−s 2 + s 3 )] où s = ℓj
∈ [0, 1].
s =0 vj Nous ne rappelons pas ici la forme des matrices masse
j θj et raideur de ce type d’élément qui sont classiques et don-
nées dans la plupart des ouvrages dédiés à la méthode des
Figure 5.2 – élément de BERNOULLI
éléments fins.
problème, de type GALERKIN, conduit à une double infinité en plus d’un système matriciel.
Chaque système correspondant à un harmonique n :
Hnf Φn = Gn (5.44)
avec Φn , le vecteur des potentiels nodaux du domaine fluide complet, Hnf et Gn matrices obte-
nues par assemblage des matrices hnf et gn élémentaires telles que :
Z Z
n 2 1
hi j = π (Nfi ,r Nfj ,r + Nfi ,z Nfj ,z )r dr dz + πn Nfi Nfj dr dz si n > 0
Ω Ωe
r
Ze
h 0fj = 2π (Nfi ,r Nfj ,r + Nfi ,z Nfj ,z )r dr dz si n = 0 (5.45)
Ωe
Z Z
g in = Nfi cos nθ(−v~˙ · n
~ )dΓ ou g in = Nfi sin nθ(−v~˙ · n
~ )dΓ
Γe ∈ΓSF Γe ∈ΓSF
2π
0 si n 6= p
Z
cos nθ cos p θdθ = 2π si n = p = 0 (5.46)
0 π si n = p 6= 0
Pour ce problème particulier de vibrations de poutre, comme nous l’avons déjà indiqué précé-
demment, nous avons :
v~˙ · n
~ = v̇ cos θ (5.49)
donc de tous les seconds membres g n , seul celui correspondant à l’harmonique n = 1 du dé-
veloppement en cosinus est non nul et le problème fluide se ramène à la résolution d’un seul
système linéaire :
H1f Φ1 = G1 (5.50)
∂Φ
Les conditions affichées sur ΓR sont les conditions Φ = 0 ou ∂n
= 0.
Compte tenu de la discrétisation en éléments finis poutre et en écrivant le système (5.50)
en fonction des pressions nodales, on obtient :
z~
k +2
k +1 ΓR
M
k
L
~r
a R
où la matrice FS rassemble les matrices fse , telles que, si les maillages des discrétisations poutre
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En éliminant les variables de pression (résolution du système (5.52) avec une matrice du sys-
tème Hr tenant compte des conditions de pression nulle sur la surface libre), on en déduit la
matrice masse ajoutée :
Ma = π2 ρ f a 2 FST H−1
r FS (5.55)
où les fonctions Nfi sont les fonctions linéaires. Dans ces conditions, la matrice élémentaire
h = π(b + c), s’exprime par :
Z 1Z 1
1 1
bi j = N N
i ,ξ j ,ξ + N i ,η j ,η (r 0 + a ξ)a b dξdη
N (5.57)
−1 −1
a2 b2
soit :
r0 a b 1 1 a2 r0 a b 1 1
b 11 = + − b 12 = − 2+ 2
3 a2 b2 6b 3 a 2b
r0 a b 1 1 r0 a b 1 1 a2
b 13 = − 2
+ 2 b 14 = − +
6 a b 3 2a 2 b 2 6b
r0 a b 1 1 a2 r0 a b 1 1 a2
b 22 = + + b 23 = − −
3 a2 b2 6b 3 2a 2 b 2 6b
b 24 = b 13 b 33 = b 22 b 34 = b 12 b 44 = b 11
34 Étude vibratoire d’une poutre immergée dans un fluide
et :
Z 1 Z 1
ab
ci j = Ni N j dξdη (5.59)
−1 −1
r0 + a ξ
soit :
b 2r0 r0 2 r0 + a
c 11 = −4 − + 1+ ln
6 a a r0 − a
2
b 2r0 r0 r0 + a
c 12 = + 1 − 2 ln
6 a a r0 − a
2
b 2r0 r0 r0 + a
c 22 = 4− + 1− ln
6 a a r0 − a
c 12 c 34
c 13 = c 24 = = 2c 23 = c 22 = c 33 2c 14 = c 11 = c 44
2 2
et dans ces conditions, la matrice élémentaire fse de couplage entre un élément poutre e et un
élément fluide rectangulaire tel que 2b = ℓe s’écrit :
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7b b2 3b 2b 2
10 5 10
− 15
0 0 0 0
T
fse = = sfe (5.61)
0 0 0 0
3b 2b 2 7b 2
− b5
10 15 10
z~
j +1
Gf
n
~
trices des coefficients d’influence de doublets et de source sont calculées en appliquant la mé-
thode de collocation décrite précédemment.
5.3 Méthodes numériques et couplage 35
Le centre de gravité de chaque facette f est caractérisé par l’angle θf et l’abscisse locale s f
calculée à partir de l’origine z j de l’élément fini j auquel la facette appartient. On construit
donc la ligne f de la matrice de couplage FS de l’équation (4.17) :
v j
θ
2 3 2 3 2 3 2 3
j
(Vn )f = (1 − 3s f + 2s f ), ℓ j (s f − 2s f + s f ), (3s f − 2s f ), ℓ j (−s f + s f ) cos θf (5.62)
v j +1
θ j +1
fréquences (Hz) f1 f2 f3 f4 f5 f6 f7 f8
poutre sèche 2,19 13,72 38,44 75,47 124,8 186,4 260,3 346,6
poutre immergée 1,89 9,43 25,56 53,9 87,7 132,4 191 255,5
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couplage EF-EI (1) 1,88 9,43 26,46 53,9 88,1 132,3 191,7 258,7
couplage EF-EF (2) 1,89 9,35 26,5 54,2 89,1 135,8 197,4 266,5
résultats sont obtenus avec quinze éléments finis poutre (dix éléments immergés), une facette
par longueur d’élément fini et six facettes par circonférence soit soixante facettes sur la sur-
face latérale de la poutre. Dans (2) , les résultats sont obtenus avec quinze éléments finis poutre
(dix éléments immergés), quatre-vingts éléments finis fluide (10 × 8), la frontière à l’infini est
ramenée à la distance R = 8 m.
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Références
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