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INTRODUCTION
Toute société dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni la séparation des
pouvoirs déterminée, n'a point de Constitution (1).
De nos jours, la constitution désigne la loi fondamentale de l'État. Elle établit et définit les
organes de l'autorité, leurs pouvoirs et la manière dont ils doivent être exercés, la relation entre
ces organes et le peuple ainsi que les droits et devoirs des citoyens (2). Afin d'assurer la paix et la
sécurité des personnes et leurs biens, raison pour laquelle le Professeur NGONDA NKOYI
souligne que :« La raison d'être de l'État est d'apporter aux individus un minimum de sécurité
leur permettant de s'épanouir ». (3). Autrement dit, la sécurité des populations doit être la quête
première de tout État. La sécurité des êtres humains nous tient à cœur et pour y parvenir, les
points ci-après constituent la clef de voute dans le cadre de cette introduction. Ainsi le premier
point porte sur la problématique (1), l'intérêt du sujet (3), en passant par les hypothèses du travail
(2), tout en précisant les méthodes et techniques de recherche (4), comme l'étude ne doit pas être
vague, elle sera délimitée (5) en fin suivra l'énoncé sommaire (6).
1. LA PROBLÉMATIQUE
Toute personne dès sa naissance, a des droits en qu'être humain, ce ne sont des droits
reconnus par une loi quelconque mais ils lui sont reconnus par ce qu'il est humain (4) . L'État,
étant chargé de réaliser la mission d'intérêt général est doté de la puissance publique, l'exercice
de cette force évolue rigoureusement dans le cadre d'un État de droit entendu comme celui où le
droit s'impose à toutes les autorités publiques de la plus élevée au dernier agent de l'exécution ( 5).
D'ailleurs, dans une démocratie, le contrat conclu entre le peuple et l'État repose sur l'idée
selon laquelle celui-ci doit respecter les droits et libertés de celui-là. ( 6)
1
A. KAMUKUNY MUKINAY: Droit constitutionnel Congolais, Cours, G2 droit, Unikin, 2010-2011 P.12
2
Idem
3
Paul Gaspard NGONDA NKOYI: Introduction générale au droit public p
4
Martin MULUMBA: Libertés publiques, cours, Unikin, L2 droit, 2022-2023 p.2
5
Bernard POULLAIN: La pratique Française de la justice constitutionnelle, Presses Universitaires d'Aix-
Marseille, P.19
6
Bertrand (P.) et Latour (x), Libertés publiques et droits fondamentaux, 5è éd, Mensil-sur-l'estrées,
studurma, 2014. P.1
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Fort malheureusement, il s'observe depuis un temps en République Démocratique du Congo, les
multiples violations des droits de personnes en situation de détention : dépassement large du
délai de la détention, torture qui porte atteinte à l'intégrité physique pour ne citer que cela.
Certes, il appartient à l'État le droit de sanctionner tous ceux-là qui se méconduisent, ce
droit a comme obligation, celle de protéger d'abord la personne ensuite la sanctionner, Car est-il
important de le rappeler que tout étant privé de sa liberté, l'être humain ne cesse pas de l'être.
Le concept « droits de l'homme » a deux (2) approches, l'une objectif et l'autre subjective.( 7)
Objectivement, c'est un ensemble de normes, des règles, des principes qui concourent à la
protection de la dignité humaine. Et de manière subjective : « les droits de l'homme » sont des
prérogatives reconnues à l'être humain afin qu'il puisse vivre décemment (8).
Ces droits qui sont fréquemment violés bien que consacré par la plupart de Constitution des
États, en paraphrasant le Professeur Dieudonné KALINDYE BYANJIRA (9).
C'est la même logique que poursuit la constitution de la République Démocratique du Congo du
18 février 2006 telle que modifié par la loi nº 11/002 du 20 janvier 2011, la déclaration
universelle des droits de l'homme, la Charte africaine de droits de l'homme et des peuples,
consacrent l'inviolabilité du corps ainsi que sa sacralité.
Par ailleurs, l'effectivité des droits de la personne sous la détention consacrée tant dans
la législation nationale que par les instruments juridiques internationaux reste problématique au
regard des multiples violations orchestrées dans les milieux carcéraux dans la ville de Kinshasa.
Raison pour laquelle, notre étude soulève les questions ci-dessous :
• Quels sont les dangers contre lesquels les personnes en garde à vue devraient être mis
à l’abris ?
• Quelles sont les mesures protectrices appropriées que l'on peut mettre à la disposition
de cette catégorie des personnes ?
Quelle solution à l'imaginaire avant tout étude ? Cette question nous renvoie au point suivant.
7
Dieudonné KALINDYE BYANJIRA: Introduction au droit des droits de l'homme et libertés
fondamentales, Cours, Unikin, L1/LMD, 2021-2022 P. 13
8
Op. Cit p.14
9
idem
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2. HYPOTHÈSES
L'hypothèse est une conjoncture douteuse mais vraisemblable pour laquelle l'imagination
anticipe sur la connaissance, et qui est destinée à être ultérieurement vérifiée ( 10).
Dans le cadre de ce travail, nous partons selon les hypothèses suivantes :
• Leur rémunération doit être à mesure de répondre à leurs besoins car étant des parents, ils
peuvent être tentés de commettre certaines atrocités dans le seul but d'avoir les moyens afin de
survivre.
• Organisé les formations régulièrement, chaque fin de trois (3) mois pour connaitre la raison
pour laquelle ils sont là et ne puissent agir contrairement à la loi.
• En fin, mettre de côté la condition d'après laquelle pour être nommé officier de police
judiciaire, il faut être policier en raison de la contradiction qui peut opposer sa hiérarchie de la
police et le parquet. Imaginons un seul instant, d'un côté le général ordonne à l'OPJ de retenir la
personne et de l'autre le parquet ordonne le transfert. Étant ce monsieur, que feriez-vous ? Durant
ce temps de réflexion, ces sont les droits de la personne qui sont mis en péril.
Mais pour quel intérêt doit-on mener cette étude ?
3. INTERET DU SUJET
La présente étude présente un intérêt à la fois théorique et pratique.
A. INTERET THÉORIQUE.
Théoriquement, cette étude est une source d'inspiration et d'information pour tout juriste
en formation, les praticiens du droit et tout scientifique ambitieux qui aura envie d'apprendre de
la manière dont sont traitées les personnes en situation de dentition dans les amigos alors qu'elles
sont censées être présumées innocentes.
B. INTERET PRATIQUE
Sur le plan pratique, ce travail doit permettre aux suspects d'avoir le courage de dénoncer
les tortures subies dans les milieux carcéraux d'une part et d'autre part leurs permettre de savoir,
bien que privé de leur liberté, ils demeurent sujet de droit par conséquent ils ont des devoirs et
des droits qui doivent être respectés de tous.
10
R. Kienge Kienge Intudi : Droit de la protection de l'enfant, cours,Unikin, G3 droit, 2016-2017, P.27
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4. DELIMITATION DE L'ETUDE.
Il est toujours prudent et même rationnel de limiter son champ de recherche afin de se
concentrer sur les questions précises à traiter et auxquelles l'on peut apporter des solutions
idoines (11). Cela étant, cette étude est limitée aussi bien dans le temps que dans l'espace.
Dans le temps, ce travail est axé sur le droit positif congolais: soit la période de 2011, la
date de la révision de notre Constitution, à nos jours.
Dans l'espace, notre étude est centrée sur les amigos qui se trouvent à Kinshasa, ville et
capitale de la République Démocratique du Congo.
5. MÉTHODES DE RECHERCHE
La recherche scientifique est caractérisée par l'usage d'une certaine logique mieux un
itinéraire ou un cheminement à suivre sans doute, pour arriver à un résultat quelconque (12)
Dans le même ordre d'idée, le Professeur Eddy MWANZO note : « la méthode de recherche est
un ensemble des procédures définies qui sont utilisées en vue de développer la connaissance
scientifique des phénomènes humains... ».(13).
Pour parvenir à cette fin, la recherche de la vérité, la méthode juridique et sociologique nous
semblent avantageuses.
D'un côté, la méthode juridique permet de confronter la loi aux faits sociaux, c'est à - dire arriver
à comprendre la cause du décalage entre ce qui est écrit et ce qui est vécu quotidiennement.
Cette méthode nous permettra à comprendre le sens à donner tant aux dispositions
constitutionnelles, légales que réglementaires. Elle a aussi pour but de résoudre un problème
dogmatiques ou casuistique juridique (14).
S'agissant de la méthode sociologique, elle consiste à éclairer les textes par le contexte
sociologique de leur naissance ou celui de leur application. (15).
11
Maxime KITENGE: Du pouvoir de la régulation du juge constitutionnel pour la consolidation d'un État
de droit, TFC, Unikin, G3 droit, 2021-2022 P.9
12
E. MWANZO Idin'Aminye et C. KALAMBO: Méthodologie juridique, instrument de recherche de
rédaction scientifique et dissertation juridique, cours, G2 droit, Unikin, 2018-2019 P.90
13
idem
14
M. KITENGE: Op. Cit p.9
15
M.A COHENDET: Méthodes de recherche en droit public, Paris, Montchrestien, 1998, p.12
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Dans le cadre de la présente étude, les deux méthodes nous permettrons de comprendre l'écart
entre les textes et le vécu quotidien afin de savoir la cause et de porter quelques solutions.
6. ÉNONCE DU PLAN SOMMAIRE.
Hormis l’introduction et la conclusion, ce travail sera subdivisé en deux chapitres. Le
Premier chapitre portera sur les composants de la privation de liberté et le deuxième portera sur
les types des droits à protéger par le pouvoir public
Chapitre Premier: LES COMPOSANTS DELA PRIVATION DE LIBERTÉ
Dans sa mission de gardien de l'ordre public,notion qui vise originellement à éviter les
[Link] ordre public matériel et extérieur comprend la sécurité ou(face aux dangers qui
menacent la collectivité ou les particuliers),la tranquillité(face à certaines gènes qui excédent les
inconvénients normaux de la vie,par exemple les bruits),et la salubrité(hygiène et la santé
publique).(16).
Au sein d’un État, le pouvoir se diversifie, en dépit de son unité, en plusieurs organes
qui exercent, chacun, une attribution spécifique. On peut dire qu’à la différenciation des organes
16
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de l’Etat, correspond une répartition corrélative des fonctions à y assumer par les pouvoirs
exécutif, législatif et juridictionnel.(17) p.120. Esambo
l'Etat a confié à certains organes des pouvoirs redoutables afin de réprimer tous les contrevenants
aux règles préétablies.
C'est pourquoi, lorsque les conditions del'article 27 du décret du 6 août 1959 portant code
de procédure pénale congolais sont réuni,l'autorité judiciaire peut placer le suspect en
détention(Section1ère) même sans le consentement de ce dernier (Section2ème).
Section première:CONFINEMENT DANS UN LIEU POUR UNE DURÉE QUELCONQUE.
D'emblée, il faut souligner qu'avant tout jugement,l'autorité judiciaire compétente
peut ordonner l'arrestation d'une personne suspectée d'avoir commis une [Link] durée
dépend d'une autorité à une autre qu'il a ordonné .Raison pour laquelle,il importe d'analyser
successivement la garde à vue (1),tout en précisant l'arrestation provisoire(2)avant de dire un mot
sur la détention préventive(3)et de chuter sur l'internement administratif(4).
[Link] GARDE A VUE
Lagarde à vue est définie comme une mesure privative de liberté ordonnée par
la police judiciaire pendant l'enquête préliminaire dans les conditions ci-après:
-Lorsqu'il y'a indice sérieux de culpabilité
-La crainte de la fuite du suspect
-La crainte de menacer les témoins gênants
-La crainte d'effacer ou de dissiper les traces des preuves
-L'identité douteuse(18).
Comme service public,la police judiciaire existe en vue de la satisfaction de
l'intérêt géné[Link] s’acquitte de sa mission suivant des règles de fonctionnement qui tendent à
la maintenir sous des liens de subordination qui peuvent être de nature à l’inféoder tantôt à
l'autorité du ministère de la justice,tantôt à celle duministère del’Inté[Link] peut
17
18
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ainsi étudier le fonctionnement de la police judiciaire sous l'ordonnance nº289 du 3 juillet 1978
et sous la loi organique nº013 du11août 2011portant organisation fonctionnement de la police
nationale.
Sous l’empire de l’ordonnance du 3 juillet 1978, la police judiciaire a été placée sous l'autorité
du ministère [Link] autorité a été marquée par les multiples prérogatives qui sont reconnues
au Procureur de la République sur tous les officiers de police judiciaire.C’est lui qui a le pouvoir
de leur décerner l’habilitation sans laquelle ils ne peuvent pas prendre leurs fonctions ni les
exercer. Quelque soit le corps auquel il appartient,l’officier de police judiciaire est soumis à
l'autorité de l’officier du ministère [Link] est la volonté du législateur, qui prévoit à l'article
9 de l’ordonnance du 3 juillet 1978:
Demandes d’habilitation et de prestation de serment sont adressées pour chaque officier de
police judiciaire nouvellement nommé ou muté au procureur de la république du lieu de son
affectation, par le chef du corps ou service auquel la officier de police judiciaire appartient. Il y
est joint une copie certifiée conforme de l'acte de nomination ou les références de sa publication
au journal officiel,ainsi que la décision d’affectation dans le ressort du tribunal de grande
instance.
On peut inférer de cette disposition que toute la police judiciaire,dans sa diversité,scelle son
unité dans sa convergence vers le ministère [Link],peu importe le corps,le domaine ou le
secteur ou elle se constitue, la police judiciaire,qu'elle soit militaire ou civile,rend compte au
ministère public.
Suivant cette logique,les officiers de l'armée et de la police,les responsables de la
territoriale,[Link] tous redevables auprès du ministère public pour tous les actes qu’ils posent
ou sont censés poser en qualité d'officiers de police judiciaire.
Cette logique semble changer de physionomie avec la loiorganique du 11 août 2011. Aux
termes de cette loi le législateur, en posant le principe de l’unicité de la Police judiciaire a décidé
de la placer tout entière sous la hiérarchie de la police nationale, entre tenant ainsi,par voie de
conséquence,une certaine confusion entre lapolice administrative et la police judiciaire.
On peut, par exemple, lire ,à l'article 36 de cette loi,qu'il existe,au sein de la police
nationale, un commissaire général adjoint chargé de la police [Link] lecture de cette
disposition pourrait fonder l'affirmation suivant laquelle le commissaire général adjoint, entant
que coordonnateur de toutes les activités de la police judiciaire, est l'autorité devant laquelle les
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OPJ doivent administrativement rendre compte, alors que judiciairement ils sont soumis à
l'autorité du ministère public
.On peut s’interroger sur cette forme d’organisation, qui paraît mettre en concurrence le
ministère public et la police nationale au sujet de la gestion de la police judiciaire.L’une des
questions fondamentales consiste bien à se demander comment envisager que le commissaire
général adjoint,qui est lui-même officier de police judiciaire entant qu'officier de police, puisse
s’ériger en chef d’autres officiers de police [Link] l’on étend plus loin la réflexion, il
semble possible de craindre que le statut et les pouvoirs reconnus à cet officier de la police
nationale soient en contradiction lorsque l'onconsidèreque, n'étant pas lui-même le plus haut
gradé de la police nationale, il pourrait être confronté à une logique selon laquelle qui voudrait
qu'il se trouve chef de son propre chef en ce qui concerne la police judiciaire.
C’est,en effet,ce qui doit arriver si l’onconsidère que le commissairegénéral de la police est
lui-même aussi officier de police judiciaire et qu'en conséquence,en cette qualité,il aurait pour
chef l’un de ses subalternes. En dehors du corps de la police, ce raisonnement peut se porter aux
officiers de l'armée, qui, en leur qualité d’officiers de police judiciaire, seraient désormais sous
l'autorité d’un officier de [Link] telle approche ne serait certainement pas de nature à assurer
le bon fonctionnement du corps de la police judiciaire.
Sur un plan essentiellement administratif, cette loi organique pose également le problème de
la conception des prérogatives entre les ministères de la intérieur,de la justice et de la défense. En
effet,en plaçant la police judiciaire sous le joug du commissaire général adjoint de la police
nationale, la loi crée une dépendance essentielle entre la police judiciaire et le ministère de
l'intérieur, qui est administrativement l'autorité hiérarchique de la police nationale. Delà émerge
une question tendant à savoir si l’on peut concevoir, en l’état actuel des choses, que tous les
officiers de police judiciaire relèvent du ministère del’Intérieur. En plus bref, peut-on imaginer
que les officiers del'armée soient soumis à l'autorité du ministère de l’Intérieur et non plus du
ministère de la Défense?
Certes, on pourrait rétorquer à un tel questionnement par un argument consistant à brandir
le fait que ,sous l’empire de l’ordonnance du 3 juillet 1978, les membres du personnel militaire
des forces armées étaient placés, en leur qualité d’OPJ, sous l'autorité du ministre de la Justice à
travers l'autorité que ce dernier exerçait sur le ministère public. Mais il s’agirait d’un argument
malorienté dans la mesure où l'autorité du ministre de la Justice ne se limitait qu'àux aspects
judiciaires de la mission des OPJ alors que les aspects administratifs et hiérarchiques
demeuraient aux mains des ministères sectoriels du corps. Ainsi, lesOPJ, qu’ils fussent de l'aNR,
de la DGDA, de la DGM ou de la territoriale, demeuraient inféodés à la voie hiérarchique
déterminée suivant leur spécialité.
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Fondamentalement, l’inclusion de la police judiciaire au sein de la police nationale n’est pas
à considérer à proprement parler comme une innovation.(19)
Parailleurs, l'OPJ se trouvant en face d'un auteur présumé de l'infraction et qui tombe sous le
coup de l'une des conditions ci-haut énumérées qui du reste ne sont pas cumulatives mais
alternatives, peut le placer en garde à [Link] ne peut excéder48heures.
Il faut par ailleurs souligner qu'ilexiste deux(2)types de garde à vue:garde à vue pour mesure
d'instruction et garde à vue pour raison d'enquête.
La première est celle qui est classique,ordonnée dans les conditions sus-évoquées alors que la
seconde est celle qui accompagne une enquête et dure autant que dure l'enquête sans dépasser
24heures .Le placement en garde à vue, s'il est parfois indispensable, constitue une mesure dont
la gravité ne peut être sous-estimée.(20)
L'OPJ qui a ordonné la garde à vue est tenu à l'issue de 48 heures, soit de relâcher la
personne,soit encore de la transférer avec l'ensemble du rapport au parquet(21).
[Link] PROVISOIRE.(Mandatd'arrêtprovisoire).
L'arrestation provisoire est une mesure privative deliberté ordonnée par l'officier du ministère
public pendant l'instruction préparatoire lorsque l'inculpé tombe sous le coup de l'article 27 du
code de procédure pénale, notamment: indice sérieux de culpabilité,lacraintedelafuite,la crainte
de menacer le témoin gênant, la crainte de dissiper les traces de preuve, l'identité douteuse. C'est
par un mandat d'arrêt provisoire que l'OMP ordonne l'arrestation provisoire.
Faudrait-il souligné que les officiers du ministère public sont d'abord indépendants des
juges. Ceux-ci ne peuvent pas se permettre de blâmer les magistrats du parquet dans leurs
décisions ou dans leurs paroles ; ils ne peuvent pas non plus donner des injonctions de poursuite
aux magistrats du parquet.
C'est ce qui ressort de l'arrêt du 2 juillet 1969 ( MP C/Kinés. YAV. MUKUTA, KIBWE et
BINDSCEDLER), lorsque la Cour Suprême de justice a cassé l'arrêt de la Cour d'Appel de
Kinshasa, au motif que cet arrêt a demandé au parquet de compléter l'enquête dans cette cause.
En effet, le ministère public est seul juge de l'exercice de l'action publique. Il lui appartient
d'apprécier l'opportunité des poursuites et de mettre lui-même en mouvement l'action, estimant
ainsi qu'à son avis le dossier reste complet.
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20
21
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Cette indépendance est ensuite conçu vis-à-vis du ministre ayant la justice dans ses
attributions. Mais il s'agit d'une indépendance parsemée des quelques exceptions liées aux
pouvoirs d'injonction du ministre de la justice. (22)
L'arrestation provisoire est ordonnée pour une durée ne dépassant pas cinq [Link] passe ce
délai, l'officier du ministère public qui n'a pas fini d'instruire et qui a besoin de maintenir la
personne, est tenu de saisir le juge du tribunal de paix en chambre du conseil en vu de solliciter
la mise en détention préventive.
3. LA DÉTENTION PRÉVENTIVE
La détention préventive est une notion qui n’est définie ni par la loi, ni par la
jurisprudence, et à laquelle seule la doctrine confère une double définition dont l’une est large,
l’autre restreinte. En effet, cette dernière la définit, au sens large, comme l’incarcération de
l’auteur présumé d’une infraction avant une décision définitive et, au sens restreint, comme
l’incarcération de la personne inculpée avant le prononcé du jugement ou de l’arrêt sur le fond de
l’action publique. (23)
En absence de toute definition légale, pouvons retenir que c'est une mesure exceptionnelle de
privation de liberté ordonnée par le juge du tribunal de paix en chambre du conseil à la requête
du ministère public, la personne poursuivie entendue en audience à huis clos organisée en
chambre du conseil, lorsque l’instruction révèle les conditions de l’article 27 du code de
procédure pé[Link] juge du tribunal de paix en chambre du conseil ordonne la détention
préventive pour 15 [Link] faut indiquer que ce délai est prorogeable.(24).
En effet, si après quinze jours de détention préventive le ministère public n’a pas fini d’instruire
et que les conditions de détention persistent, peut solliciter la prorogation de la détention
préventive devant le même juge qui peut accorder cette prorogation pour 1 mois et il peut en être
ainsi de mois en mois sans dépasser trois renouvellements(prorogations).(25).
Cependant, si après trois prorogations le ministère public ne finit toujours pas son instruction et
que les conditions de détention persistent,il peut solliciter une prorogation exceptionnelle, non
pas en chambre du conseil mais en audience publique et cette prorogation peut lui être accordée
autant que durera l’enquête (soninstruction), quitte à déduire le temps passé en détention de la
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peine à prononcer à l’issue du procès, conformément à l’article 31alinéa 3 du code de procédure
pénale. L’ordonnance de détention préventive est susceptible de recours en appel,conformément
à l’article 37 du CPP; conformément aux articles 37 à 41 du CPP.L’appel se fait dans un délai de
24heures.(26)
Par ailleurs, si l’ordonnance dedétention préventive est susceptible de appel, Il y a lieu de se
demander si cette ordonnance est susceptible de cassation. À cette question, Ilya lieu de noter
que la période allant de, cette ordonnance de détention préventive était susceptible de cassation
sur la base d’une décision de la cour suprême de justice; et la même pour en1999 avait pris une
autre décision interdisant la cassation en matière de détention préventive. Donc désormais, plus
de cassation contre les ordonnances en matière de détention pré[Link] ordonnance est
prise sous certaines conditions de fond et de forme. La régularité de la détention préventive
implique le respect des conditions de fonds et de [Link] de fonds sont celles
consacrées à l’article 27 sus analysé; et les conditions de forme sont:
-La requête du ministère public adressée au juge en chambre du conseil
-L’interrogatoire préalable de l'inculpé
-La tenue de l'audience à huis clos
Lorsque la personne poursuivie est privilégiée de juridiction de la cour de cassation, la
détention préventive est transformée en la résidence surveillée.(27).
4.l'internement administratif
L'arrestation préventive on peut aussi l'opposer à l'internement [Link]-ci est,en effet,
une rétention préventive permettant au pouvoir public de faire incarcérer, selon les dispositions
légales et réglementaires, un individu quelconque; c'est une mesure destinée à éviter ou à
étouffer une manifestation ou un trouble à l'ordre public en neutralisant les meneurs par leur
arrestation et leur détention. Dans ce sens, peuvent faire l'objet d'une attestation et rétention
administrative:
-Tout Congolais qui contrevient à l'ordonnance du 28 mai 1958 réglementant l'état civil et la
résidence des nationaux(28)
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-Tout étranger qui viole la réglementation de la police d'immigration, le quel peut être incarcéré
en maison de rétention(29)
-Toute personne qui porte atteinte à l'ordre et à la tranquillité publics ou à la sur et ede l'É[Link]
derniers peuvent être incarcérés sous mandat d'arrê[Link], cette détention ne peut pas durer
plus d'un mois.
Enfin, de la détention préventive on peut distinguer certaines mesures privatives de
liberté prises sur décision des agents du service national d'intelligence et [Link] effet,
peut-être internée ou placée sous surveillance sur décision écrite de l'Administrateur Général de
l'ANR(14) toute personne qui, par ses activités, porte atteinte à la sûreté de l'État. La personne
qui fait l'objet d'une mesure d'internement sera détenue dans un établissement ou partie
d'établissement séparé de celui des détenus de droit [Link] mise sous surveillance consiste
soit en une assignation à résidence, soit en une interdiction de séjourner ou de circuler dans des
circonscriptions politico-administratives déterminées, à défaut des quelles le recours à une
rétention administrative est obligatoire.
Il est important de signaler que les autorités habilitées à prendre la mesure d'internement
ne peuvent intervenir qu'en conformité avec les règles édictées en la matière. Les agents de
l'Agence Nationale de Renseignement peuvent, pour cinq(5)jours au maximum, mettre en état de
la détention, dans les établissements pénitentiaires de la République, les personnes susceptibles
d'être l'objet d'une mesure d'internement.
Par ailleurs,on peut signaler que, le 25 mai 1990, le Conseil National de Sécurité,
invoquant le nouveau paysage politique congolais qui ne permettrait plus d'avoir de doute quant
à la détermination des services de sécurité de veiller à la quiétude des Congolais quelles que
soient leurs opinions et leurs responsabilités politiques, avait pris les décisions suivantes :
-La suppression de tous les lieux de détention, au niveau de tous les services de sécurité, tant à
Kinshasa qu'à l'intérieur du pays. Ces lieux peuvent cependant servir d'endroits de garde à vue
relevant désormais de la seule responsabilité de l'autorité judiciaire civile et militaire, qui veillera
à y organiser des contrôles réguliers.
-L'abolition de la détention administrative;
-L'abolition du système de la réglementation administrative;
-La libération de toutes les personnes détenues par les services de sécurité pour des raisons
politiques ou d'opinion, sauf celles contre les lesquelles une procédure judiciaire régulière était
déjà en cours;
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-L'évaluation trimestrielle et contradictoire de la situation générale des Congolais au regard du
respect des procédures légales et du traitement physique des personnes en détention.
On pourrait s'autoriser à penser que c'est dans cette démarche qu'a été créé, quelques
mois plus tard, le Service National d'Intelligence et de Protection, en remplacement de l'ancien
service de sécurité(14).Cependant, en toute logique, la création du SNIP devait appeler
l'abrogation du décret nº1/61 du 25 février 1961 portant mesures de sûreté de l'État; il s'agit
essentiellement du pouvoir d'internement et de mise enetdemise sous surveillance des personnes
qui, par leurs activités, portent atteinte à la sûreté de l'Etat(30)
Section2:ABSENCE DU CONSENTEMENT DU DÉTENU.
Les hommes combattent et meurent quelques fois pour être libres. La liberté est de ce
point de vu une valeur, un idéal que les hommes essaient d'approcher. Car la liberté est le
pouvoir d'agir, c'est l'état de celui qui fait ce qu'il veut et non ce que veut un autre que lui. La
liberté est l'absence des contraintes étrangères à soi-même. C'est la faculté reconnue à l'homme
d'agir de manière autonome. C'est un pouvoir d'autodétermination en vertu duquel l'homme
choisit son comportement personnel. Néanmoins parce que l'homme vit en société,la liberté de
chacun doit être concilier avec celles des autres.(31) C'est la raison pour laquelle la plupart des
constitutions prennent soin de les garantir et deviennent de ce fait, une catégorie des droits
fondamentaux.
La constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006 modifiée par la loi
nº 11/002 du 20 janvier 2011 dans son article 17 alinéa 1 fait de la liberté individuelle une règle.
Le droit à la liberté individuelle,c'est-à-dire le droit pour tout homme de n'être ni
arrêté,ni détenu en dehors des cas limitativement prévus par la loi, nous apparaît aujourd'hui
comme un droit de l'homme si naturel et si fondamentale que nous avons tendance à le
considérer comme un droit permanent et indestructible (32)
La liberté individuelle est donc une forme de la liberté qui consiste précisément à
aller et venir où l'on veut et quand on veut(33).Le besoin de cette liberté est un des besoins
communs aux hommes de toutes conditions, de tous les milieux et de toutes les époques.(31).Elle
30
31
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est,en effet, indispensable au bonheur de l'homme, son coeur en est assoiffé,l'en priver est
assurément la peine la plus dure qu'on puisse lui faire endurer(34).
l'État dispose le monopole de la violence physique,en paraphrasant Max Weber.C'est à ce titre
qu'il peut détenir sans que le concerné le désir. Ainsi,le concerné sera placé au milieu de quatre
murs,cela qu'il faut distinguer la prison(1), de la maisond'arret(2), et le registres qui établissent la
régularité de la détention (3) et quelles sont les autorités chargées du contrôle de ces
établissements.
1. Prisons
Elles sont destinées à recevoir les personnes suivantes :
- Les individus qui sont condamnés définitivement par décision judiciaire passée en force de
chose jugée ;
- Les individus qui sont mis à la disposition du Gouvernement.
-Les personnes soumises de la contrainte par corps.(35)
2. Les Maisons d'arrêt
Elles sont destinées à recevoir les personnes suivantes:
- Les mêmes personnes que peuvent recevoir les prisons mais à l'égard desquelles les
décisions judiciaires ne sont pas encore définitives ;
- Les détenus préventifs
Les personnes faisant l'objet d'un mandat d'amener et celles faisant l'objet d'un procès verbal
de saisi de prévenu établi par un officier de police judiciaire en attendant leur présentation devant
l'autorité judiciaire compétente.
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3. Le Registre d'écrou et de l'hébergement.
Il est tenu un registre d'écrou qui doit indiquer notamment :
- Les noms de chaque détenu
- Sa profession
- La date de son entrée
- La désignation de la date de l'acte en vertu duquel a lieu l'incarcération
- La durée de la peine
La date de la sortie.
Ce registre a pour rôle de contrôler la régularité de la détention au sein des établissements
pénitentiaires.
L'écrou est donc l'acte authentique constatant officiellement :
-L'entrée et la sortie d'un détenu
- L'établissement à tout instant de la position pénitentiaire exacte du détenu.
il est également tenu un registre d'hébergement pour les détenus autres que les détenus préventifs
et ceux dont les décisions judiciaires ne sont pas encore passés en force de chose jugée. Ce
registre doit mentionner notamment :
- L'identité complète de l'intéressé
- La désignation et la date de l'acte qui montre sa détention ou sa garde à la maison d'arrêt
- La date de la sortie ou de l'incarcération.
4 Les différentes autorités chargées du contrôle des lieux des détentions
Les personnes qui sont chargées de contrôler les établissements pénitentiaires sont les suivantes :
- Le service d'inspection des établissements pénitentiaires
- Le Gouverneur de la province ou son délégué
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- Le chef de la circonscription administrative territoriale dans laquelle siège un tribunal de
paix
- Un médecin désigné par le ministre de la santé la capitale ( CPRK) et, en province, un
médecin désigné par le Gouverneur.(36).
Les sociétés modernes sont faites, au-delà des individus qu’elles englobent, d’une
multitude de groupes: familles, associations, entreprises, groupements divers… au sein desquels
un pouvoir s’exerce. En tous ces groupes une distinction apparaît en effet entre responsables et
adhérents, dirigeants et dirigés… en définitive entre ceux qui détiennent l’autorité et
commandent et ceux qui acceptent de suivre les directives des premiers.(37)
En ces sociétés il est, en outre, un pouvoir qui se superpose à ces pouvoirs parcellaires et «qui se
distingue radicalement d’eux par la suprématie et la globalité de sa sphère d’intervention» (B.
Chantebout). Lui peut intervenir à l’égard de tout et de tous. Lui peut intervenir pour imposer ses
décisions à tous. L’origine de ce pouvoir, comme sa nature, demeurent,malgré la réflexion des
plus grands penseurs, une énigme.
Puisqu'il a été convenu de : « renoncer à nos droits au profit d'un seul d'entre nous afin
d'agir pour nous et pour notre compte » ( la théorie du contrat social). La puissance publique est
un pouvoir général de direction et de coercition que détient l'Etat pour édicter des règles de
conduite et toutes les mesures nécessaires à la gestion des affaires de la communauté. Elle
signifie également, un pouvoir exclusif grâce auquel l'Etat parvient à imposer ses décisions et à
les faire exécuter, au besoin, par la force militaire(38)
Les doctrinaires opinent que le pouvoir est un phénomène naturel, phénomène de force et de
croyance.
Dans toute société humaine le pouvoir paraît naturel; son absence est inconcevable pour
l’esprit. «Dans la société, le pouvoir apparaît comme un phénomène aussi naturel que l’eau, le
feu, la grêle dans l’univers physique.» (M. Duverger)Comment expliquer cette perception qu’ont
les hommes de la nécessité du pouvoir? Sans doute, au plan rationnel, pourraient-ils convenir
qu’en l’absence de pouvoir le désordre serait total et préjudicierait à chacun.
36
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La manifestation la plus évidente du pouvoir est la force à laquelle il recourt s’il se sent ou
est menacé. Le fait de force est en lui-même parfois si dominant que la tentation peut être de
ramener le pouvoir à cette seule donnée.
C’est bien l’adhésion des esprits qui donne au pouvoir son fondement le plus solide. Il
n’est assuré de la stabilité que s’il est admis. Pour l’être, un pouvoir doit être légitime c’est-à-dire
conforme à la conception que les membres du groupe ont de [Link] longtemps, la monarchie
s’impose comme forme de gouvernement dans la mesure où les populations adhèrent à la théorie
selon laquelle le gouvernement d’un roi est conforme à la loi divine soit parce que le souverain
participe lui-même de la divinité (Égypte de l’Antiquité), soit parce
qu’il tient de Dieu lui-même le droit de gouverner (monarchie française).Depuis deux
siècles le principe de légitimité. (39).
Dans le domaine de l'exécution de l'exécution la peine privative de liberté, on note que tout
débouche sur le problème fondamental, celui du consentement de la victime étant donné que les
membres de la société réunie en un seul, deviennent plus fort qu'un seul pris individuellement.
C'est dans ce sens, abordant la question de l'histoire de la détention préventive, les Professeurs
Emmanuel-Janvier Luzolo Bambi Lessa et Bayona Bameya écriront : «L’histoire judiciaire du
système romano-germanique, auquel appartient le droit Congolais de la détention préventive,
montre que, dans l’ancien temps, cette mesure ne fut jamais admise par les citoyens, et ce ni à
Athènes, ni à Rome. Régis par la procédure accusatoire485, les peuples germaniques ne
connurent pas la détention préventive. En effet, au temps des invasions, les inculpés venaient,
libres et armés, discuter, devant l’Assemblée populaire, de l’accusation portée contre eux.
Lorsque, après les invasions, les coutumes durent s’adapter à un état social différent, l’arrestation
put être évitée en fournissant des «répondants» à titre de caution.
C’est vers le milieu du XVe siècle que la procédure inquisitoire liée à l’apparition d’un (des)
Etat(s) plus puissant(s), se substitua, un peu partout, a la procédure accusatoire. Apparut alors le
problème de la recherche de l’aveu, dont le meilleur moyen d’obtention, pensa-t-on, était de
garder l’inculpé en détention sous la main du magistrat, avec la torture comme conséquence.
L’apparition de l’incarcération avant le jugement fut ainsi liée à celle de la torture. Aussi la
détention préventive est-elle devenue, depuis lors, la règle dans toutes les poursuites pouvant
aboutir à l’application d’une peine afflictive. » 40
39
[Link]
[Link] Consulté le 7 décembre 2023
40
E.J Luzolo Bambi et BAYONA BAMEYA : [Link] 271
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16 Jean Marie MBOKO DJ'ANDIMA : Abrégé du droit Administratif, Kinshasa, mediaspaul,
2022,
17. Jean-Louis ESAMBO KANGASHE :Le droit constitutionnel, Louvain-la-Neuve, Academia-
L’Harmattan, 2013. P. 120
18 Serge MAKAYA KIELA: la procédure pénale, note de cours, Université de Kinshasa,
Faculté de droit, G2, 2018-2019 P. 17
19 Emmanuel J. LUZOLO Bambi Lessa : Traité de droit judiciaire, Kinshasa, PUC, 2018, P.437-
440.
20 Serge MAKAYA KIELA : Op. Cit p 18
21 Idem.
22 E.J LUZOLO BAMBI LESSA et Serge MAKAYA: éléments de procédure pénale, Kinshasa,
CRJT, 1ère édition, 2019, P. 86
23. Répertoire de droit belge nº 1 p 177 et 178 Cité par Luzolo Bamba et Bayona Bameya op cit
p. 255.
24 Serge MAKAYA KIELA : Op cit p. 20.
25. Idem.
26. Serge Makaya Kiela : op cit
27. S. MAKAYA KIELA op cit p. 20.
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[Link] chef de circonscription peut prononcer le renvoi dans la circonscription où il a sa résidence
principale, tout Congolais condamné pour absence d’autorisation de séjour à défaut de le faire
appréhender et l’y contraindre. Codes et lois du Congo Belge, T 1, p. 388, art. 52 Cité par E.J
LUZOLO BAMBI et BAYONA BAMEYA: Manuel de Procédure Pénale, Kinshasa, PUC, 2011,
P .258
29. Arrêté du 22 avril 1958, art.16.
30. Ordonnance nº 90/151 du 08 août 1990 portant création du Service National d'intelligence et
de Protection.
31 Martin MULUMBA : Libertés publiques, notes de cours, Université de Kinshasa, Faculté de
droit, L2 droit, 2022-2023, P. 5.
32 E. J Luzolo Bambi Lessa et Bayona Bameya: Op cit p. 245
33 Idem
[Link]
35 E.J LUZOLO BAMBI LESSA ET BAYONA BAMEYA : [Link] p. 250
36 idem
37 [Link]
[Link] consulté le 7 décembre 2023
38 Jean-Louis ESAMBO KANGASHE: Le droit constitutionnel, Louvain-la-Neuve, Academia-
L’Harmattan, 2013. P.45
39 [Link]
[Link] Consulté le 7 décembre 2023.
40. E.J Luzolo Bambi et BAYONA BAMEYA : [Link] 271
c.
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