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Alcoolisme : Modèles et traitements

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TROUBLES LIES A

UNE SUBSTANCE
& TROUBLES
ADDICTIFS

Modèles explicatifs

Traitements & Prises en charge thérapeutiques

Troubles liés à l’alcool & Alcoolisme fœtal

Troubles liés au tabac

Troubles liés au cannabis

Troubles liés à la caféine

Cyberdépendance

Addictions aux jeux

Troubles liés aux substances inhalées

Troubles liés aux opiacés

Troubles liés aux substances hallucinogènes

Date : 19.05.2019 [Link]


Auteur : C. Levacher [Link]
MODÈLES EXPLICATIFS

Circuit de récompense : Récompenses = stimuli positifs & pertinents pour l’individu. Ce


circuit implique le Liking (aspect hédonique), le Wanting (aspect motivationnel; influencé
EUQIGOLORUEN

par le stress, les émotions & les humeurs) & l’apprentissage des comportements
(automatiques, perte de contrôle de soi).
ELÈDOM

L'augmentation du Wanting (hypersensibilité neuronale) & la diminution du Liking


(habituation) engendre une augmentation de la consommation pour un même plaisir.
Activation neuronale perturbée : modification du système dopaminergique (noyaux
accumbens, sous-thalamique), de la production de sérotonine & noradrénaline,
hypoactivation des régions frontales & hyperactivation des régions de la motivation, la
mémoire, du conditionnement & des émotions.

Sensibilité à la dépendance
Facteurs individuels : psychologiques (anxiété, estime
ÉTILIBARÉNLUV

de soi, sentiment dépressif, traumatismes,...), comportementaux (agressivité,


ED SRUETCAF

opposition, hyperactivité, etc.) & génétiques (sexe, altération de plusieurs gènes)


Age de début (1ère exposition ou consommation).
Facteurs environnementaux : sphère sociale (rejet par les pairs, amis dépendants, etc.),
sphère familiale (parent dépendant, détresse parentale, faible supervision, etc.) & sphère
scolaire ou professionnelle (absentéisme, décrochage,...)
Disponibilité de l’objet de l’addiction
Contextes ou situations spécifiques (facteurs déclencheurs du craving)

MODÈLE PSYCHANALYTIQUE
Les deux théories les plus souvent évoquées sont : 1) Le recours à une substance spécifique
servirait à réactiver les caractéristiques d’une expérience traumatique précoce (angoisse de
dessiccation ou de chute, mauvaise érotisation orale, violences de l’entourage, etc.) ; 2)
L'addiction serait l'expression de la recherche inconsciente de maîtrise et de résolution de
l’expérience par la répétition des comportements.

DÉFINITION DU CRAVING
Provoqué, parfois inconsciemment, par un stimulus particulier, il consiste en des pensées,
intrusives, concernant l’envie et les moyens d’obtenir l’objet de l’addiction.
L'arrêt de la consommation provoque un manque pouvant s'accompagner d'un état
émotionnel négatif & de symptômes de sevrage. Cela pousse la personne à consommer de
nouveau et davantage afin de soulager son état (craving de soulagement) et de bénéficier
des effets plaisants procuré par l’objet addictif (craving de récompense).
Traitements & prises en charge thérapeutiques

Sur le fonctionnement quotidien (activité professionnelle, déscolarisation,


SNOITCIDDA SED
SECNEUQÉSNOC

marginalisation, etc.), l’entourage, liées à l’usage excessif de la substance (overdose,


coma éthylique, accident mortel, etc.) ou provoquées par des effets secondaires à
long terme (cancers, troubles neuronaux & cognitifs – concentration, mémoire,
expression –, psychologiques et psychiatriques – anxiété, dysphorie, irritabilité, etc.).
--> Nécessité d’une prise en charge multidisciplinaire (suivi thérapeutique,
traitement pharmacologique & accompagnement social)Espace rése

Objectifs : entretenir la motivation du patient & réduire le risque de rechute. Suivi sur
le long terme.
Groupe de parole (sentiment de soutien, motivation, acceptation & l’estime de soi).
SEUQINHCET & SEIPAREHT

Thérapie de Famille Multi-Dimensionnelle - MDFT (stratégies pour faire face aux


SEUQITUEPAREHT

situations déclencheuses, schémas de pensée, gestion émotionnelle, interactions


familiales & extra-familiales, etc.).
Prévention de la rechute basée sur la pleine conscience - MBRP (adaptée pour
le craving ; se centrer sur l’instant présent, accepter ses envies jusqu’à leur
disparition & réduire ses comportements automatiques).
Thérapie motivationnelle (augmenter le sentiment de capacité à changer, soutenir
& entretenir la motivation, identifier les ressources & difficultés, etc.).
Thérapies cognitivo-comportementales - TCC (causes & des effets de la
dépendance sur la qualité de vie, stratégies pour surpasser le craving & abandonner
les comportements automatiques, prévention de la rechute ; interférence cognitive,
intention d’implémentation, entrainement attentionnel, exposition, etc.)

TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE
1/3 des patients sont toujours abstinents après 1 an de traitement & 10 à 20% après 4 ans.
Réduction de consommation : Nalméfène.
Sevrage : Benzodiazépines (traitement de courte durée pour les symptômes du sevrage) ; Acide
gamma-hydroxybutyrique (étudié pour prévention du syndrome de sevrage & maintien de
l'abstinence) ; vitamine B (thiamine - pour les carences & prévenir des atteintes neurologiques
graves).

STIMULATION CEREBRALE PROFONDE


Opération chirurgicale lourde ciblant le circuit de récompense. Efficacité encore étudiée mais
premiers résultats seraient positifs quand rechutes fréquentes.
Troubles liés à l'alcool - Définitions selon le DSM-V

Au moins 2 signes ces 12 derniers mois parmi :


Consommation problématique
LOOCLA’L ED EGASU’L ED SELBUORT

Désir/efforts infructueux pour diminuer ou contrôler sa consommation


Temps conséquent dédié à l’obtention/utilisation de l’alcool ou à la récupération de
ses effets.
Forte envie (craving)/désir/besoin de consommer de l’alcool.
Incapacité à remplir des obligations
Problèmes interpersonnels ou sociaux causés ou exacerbés par l’alcool
Abandon/Réduction d’activités
Consommation dans des situations dangereuses
La personne sait avoir un problème (psychologique, physique) causé ou exacerbé
par l’alcool.
Tolérance (soit quantités plus fortes pour obtenir une intoxication ; soit effet
diminué pour une même quantité).
Sevrage (soit syndrome de sevrage ; soit alcool ou substance proche pour soulager
ou éviter les symptômes de sevrage)
Spécifier si : Rémission précoce (signes – excepté craving – inexistants depuis 3 à 12 mois).
Rémission prolongée (plus aucun critère depuis plus de 12 mois). En environnement
protégé.

Ingestion récente d’alcool associée à des changements comportementaux ou


NOITACIXOTNI
LOOCLA’L RAP

psychologiques problématiques, (désinhibition, agressivité, labilité de l’humeur,


altération du jugement)
Au moins 1 signe (pendant ou peu après l’ingestion) parmi : discours bredouillant,
incoordination motrice, démarche ébrieuse, nystagmus, altération de l’attention/de la
mémoire, stupeur/coma.
Pas due à une autre affection médicale & pas mieux expliqués par un autre trouble
mental

Arrêt (ou réduction) massif et prolongé d’un usage d’alcool.


Au moins 2 signes (quelques heures voire jours après l’arrêt/réduction) parmi :
ED EGARVES
LOOCLA'L

hyperactivité neurovégétative ; tremblement des mains ; insomnies ; nausées ou


vomissements ; hallucinations/illusions transitoires (visuelles, tactiles ou auditives) ;
agitation psychomotrice ; anxiété ; crises convulsives généralisées tonicocloniques.
Souffrance significative ou altération du fonctionnement
Signes pas dus à une autre affection médicale & pas mieux expliqués par un autre
trouble mental
Troubles liés à l'alcool - Informations
Pour limiter le risque d’intoxication: moins de 3 verres/jour pour un homme ou 2 verres pour une
femme ; conserver 1 jour/sem. sans alcool ; ne pas dépasser quatre verres par occasion.
1ère cause d’hospitalisation & de mortalité chez les 18-25 ans en France.
1ère cause d’accidents de la route mortels.

FACTEURS DE RISQUE & SIGNES D'ALCOOLO-DÉPENDANCE


Consommation en solitaire
Composition de la flore intestinale impliquée dans le risque de dépendance & les risques de
complications (maladies hépatiques)
Génétique : interaction de plusieurs gènes
Personnalité : anxiété, dépression, gestion des émotions inadaptée

ALCOOLISME FŒTAL
Risque dès le premier verre d'alcool. 1% des naissances chaque année.
Degré plus ou moins sévère, allant des « troubles causés par l’alcoolisation fœtale » au «
syndrome d’alcoolisation fœtale » (SAF), avec des conséquences tout au long du
développement & de la vie adulte.
SAF : malformation crânio-faciale, retard de croissance, troubles du comportement, retard
mental, difficultés d’apprentissage, mnésiques & attentionnelles.

CONSOMMATION À L’ADOLESCENCE
En baisse. Surtout masculine.
Alcoolo-dépendance avec régularité de consommation ou ivresses ponctuelles (binge
drinking).
Conséquences : neuronales (substance blanche), cognitives (apprentissage cognitif et
émotionnel, mémoire, impulsivité, humeur, attention, etc.), somatiques (hypertension, atteintes du
foie, etc.) & neurologiques (hippocampe, substance blanche, hypo-activation pariétale et frontale).

CONSÉQUENCES À LONG TERME


Mortalité prématurée Agressivité
Pathologies : digestives (cirrhose, Encéphalopathies (de Gayet-Wernicke évoluant
hépatite alcoolique, cancers, etc.) & en syndrome de Korsakoff)
cardiaques (hypertension, anémie, Troubles mnésiques (démence alcoolique;
hémorragies, etc.). maladie de Marchiafava-Bignami), épilepsie,
Troubles de l’équilibre définitifs atrophie cérébelleuse, neuropathies
Delirium tremens (urgence médicale ; Accidents vasculaires cérébraux (AVC)
incohérences, hallucinations, fièvre, Traumatismes crâniens (chutes; hémorragies
tremblements, tachycardie, etc.) cérébrales & hématomes sous-duraux)
TROUBLES LIES AU TABAC
Altération du fonctionnement / souffrance significative
SEVRAGE DU TABAC
Au moins 2 des signes (sur 12 mois) parmi :
Quantité importante/période prolongée de l'usage Usage quotidien de tabac
Désir persistant/efforts infructueux pour contrôler (> plusieurs semaines)
l’usage Arrêt brutal ou réduction de
)V-MSD( CABAT UD EGASU’L ED ELBUORT

Beaucoup de temps passé à obtenir/utiliser du tabac la consommation, suivi d’au


Craving moins 4 de ces signes
Incapacité de remplir des obligations majeures au (<24h) : irritabilité,
travail, scolaires ou à la maison frustration/colère, anxiété,
Usage continu malgré les problèmes interpersonnels difficultés de concentration,
ou sociaux (ó tabac) augmentation de l’appétit,
Activités sociales, professionnelles ou de loisirs fébrilité, humeur
abandonnées ou réduites dépressive, insomnie
Usage répété dans des situations dangereuses Souffrance significative/
Usage continu malgré un problème psychologique ou altération du
psychique causé ou exacerbé par le tabac fonctionnement social,
Tolérance professionnel ou dans
Sevrage d’autres domaines.
Pas lié à une autre affection
Spécifier si : en rémission précoce (depuis 3 à 12 mois,
médicale et pas mieux
craving) ou prolongée (depuis plus de 12 mois), si sous
expliqué par un autre
traitement de maintien (substitution nicotinique) & en
trouble mental.
environnement protégé (accès limité)

Dépendances : physique (manque, craving & sevrage), psychologique (plaisir, détente, gestion
émotionnelle, etc.), environnementale (convivialité, pression sociale, etc.) &
comportementale (gestuelle).
Toxicité : Tabac à rouler (+ nicotine & goudrons) > cigarettes > cigarette électronique (aérosols à
risque - probable - pour les voies respiratoires & entretien de la dépendance comportementale)
Tabagisme passif : risques de cancers, maladies cardiovasculaires & respiratoires identiques
entre une personne exposée régulièrement à la fumée & un fumeur.
Conséquences : A court terme : accélération du rythme cardiaque & de la pression artérielle,
limitation de l’apport d’oxygène au cerveau et aux muscles, provoquant l’essoufflement &
augmentant le risque d’infarctus du myocarde. A long terme : maladies respiratoires, cancers,
baisse de libido et de fertilité, problèmes dentaires et de peau. Grossesses à risque.
Effets de l’arrêt : symptômes de sevrage & retour à la normale du goût et de l’odorat (48h après) ;
diminution de toux et fatigue & meilleure respiration (2 sem./3 mois) ; risque d’infarctus du
myocarde divisé par 2 & risque d’AVC identique à celui d’un non-fumeur (1 an) ; risque de cancer
du poumon réduit par 2 (10 ans) ; espérance de vie similaire à celle d’un non-fumeur (15 ans).
Prise en charge : substituts nicotiniques (réduction progressive du besoin en nicotine) ; entretien
motivationnel (effets positifs & négatifs ; accompagnement dans la prise décision) ;
accompagnement psychologique (facteurs déclencheurs & de maintien ; outils (TCC) pour pallier
au risque de rechutes pour toutes les dépendances)
)V-MSD( SIBANNAC UD EGASU’L ED ELBUORT
TROUBLES LIES AU CANNABIS
Altération du fonctionnement/souffrance significative
Au moins 2 manifestations (sur 12 mois) parmi :
Quantité importante/période Usage poursuivi malgré des problèmes
prolongée de l'usage interpersonnels ou sociaux
Désir persistant/efforts infructueux Activités sociales, professionnelles ou de
pour contrôler l’usage loisirs abandonnées ou réduites
Beaucoup de temps passé à Usage répété dans des situations
chercher à obtenir le cannabis, à dangereuses
l’utiliser ou à récupérer de ses effets Usage poursuivi malgré un problème
Craving psychologique ou psychique causé ou
Incapacité à remplir des obligations exacerbé par le cannabis
majeures (travail, scolarité ou à la Tolérance
maison) Sevrage
Spécifier si : rémission précoce (depuis 3 à 12 mois, craving) ou prolongée (depuis plus de 12
mois) & si en environnement protégé.

Usage récent de cannabis Arrêt massif et prolongé (quelques mois)


SI B A N N A C E L R A P N OI T A CI X O T NI

Au moins 3 signes (1 sem. après) parmi:


) V- M S D ( S I B A N N A C U D E G A R V E S

Changements comportementaux ou
psychologiques significatifs irritabilité, colère/agressivité, nervosité/
(coordination, euphorie, anxiété, anxiété, troubles du sommeil, diminution de
sensation de ralentissement du temps, l’appétit/perte de poids, fébrilité, humeur
altération du jugement, retrait social) dépressive.
) V- M S D (

Au moins 2 signes (dans les 2h) parmi Au moins 1 symptôme physique (douleurs
: conjonctivites injectées, abdominales, instabilité/ tremblements,
augmentation de l’appétit, sécheresse sueurs, fièvres frissons ou céphalées) cause
de la bouche, tachycardie de l’inconfort
Pas lié à une autre affection médicale Souffrance significative / Altération du
ou à un autre trouble mental (dont fonctionnement (social, professionnel, etc.)
intoxication par une substance). Pas lié à une autre affection médicale ou à
un autre trouble mental

Dimension sociale. Près de 40% adolescents de 17 ans ont déjà fumé du cannabis. Age de la 1ère
expérience: 15,3 ans.
Facteurs de risque : précocité de l’expérience ; consommation de tabac et/ou d’alcool. Passage du
cannabis à d’autres drogues illicites rare.
Cannabis thérapeutique (CBD moins toxique) pour douleurs chroniques, spasmes musculaires,
anorexie & nausées/vomissements.
« Bad Trip » : tremblements, pertes d’équilibre, nausées, confusion, etc. Pas de risque mortel.
Conséquences d’une consommation régulière : troubles somatiques (cardiovasculaires, cancers,
respiratoires, etc.), psychiatriques (troubles anxieux, psychoses – cannabiques, schizophrénie, etc. &
dépression) & cognitifs (mémoire, apprentissages, fonctions exécutives).
Prise en charge : Repérer les consommations à risque (Cannabis Abuse Screening Test). Entretien
motivationnel (évaluer les effets positifs et négatifs & accompagner dans la prise décision).
Accompagnement psychologique (facteurs déclencheurs & de maintien ; outils (TCC) pour pallier au
risque de rechutes).
TROUBLES LIES A LA CAFEINE

INTOXICATION PAR LA CAFEINE (DSM-V) SEVRAGE DE LA CAFEINE (DSM-V)


Consommation de caféine >> 250mg Usage prolongé et quotidien de caféine
Au moins 5 signes (pendant ou peu après la Arrêt brutal ou réduction de la prise de
consommation) parmi : fébrilité, nervosité, caféine suivi dans les 24h par au moins 3
excitation, insomnie, visage bouffi, signes parmi : céphalées,
augmentation de la diurèse, troubles fatigue/somnolence importante, humeur
gastro-intestinaux, soubresauts dysphorique, humeur
musculaires, pensées & discours décousus, dépressive/irritabilité, difficultés de
tachycardie/ arythmie cardiaque, périodes concentration, symptômes pseudo-
d’infatigabilité, agitation psychomotrice. grippaux.
Souffrance cliniquement significative/ Souffrance cliniquement significative /
altération du fonctionnement social, Altération du fonctionnement social,
professionnel ou dans d’autres domaines. professionnel ou dans d’autres domaines.
Pas lié à une autre affection médicale ou Pas lié à une autre affection médicale &
mieux expliquée par un autre trouble pas mieux expliqué par un autre trouble
mental (dont une intoxication à une autre mental.
substance).

Action : La caféine agit dès les 5 premières minutes & la moitié de la caféine est métabolisée 4h
après l’ingestion.
L’usage du café comme « coupe-faim » peut être observé chez les personnes souffrant de
troubles alimentaires.
Effets de la caféine :
Effet positifs : retard de la fatigue, amélioration de l’humeur, augmentation des ressources
pour les fonctions exécutives & aide à l’endurance.
En cas d’excès (>250mL) : tremblements, sommeil perturbé, maux de tête, maux
d’estomac, nervosité/agitation, effet diurétique rougeurs au visage, contractions musculaires
involontaires et tachycardie.
En cas de dépendance / consommation intensive (>350mL) régulière : symptômes de
sevrage dans les 24h suivant la dernière prise de caféine & s’amenuisant après 1 semaine,
troubles du sommeil, anxiété, agitation, tremblements, ostéoporose, risque de fausse-
couche, de nourrisson en sous-poids ou plus irritable.
CYBERDEPENDANCE

Encore débattue, seule l'addiction aux jeux vidéo est


PRISE EN CHARGE
actuellement définie par le DSM-V.
Information & Prise de conscience de
INTERNET GAMING DISORDER (DSM-V) l’usage problématique, voire source de
5 (ou plus) des critères suivants : souffrance (auto-observations).
Désir persistant/efforts infructueux pour Identification des schémas de pensées
diminuer/contrôler la participation aux jeux Intervention thérapeutique visant avant
Forte envie / désir de jouer, préoccupations tout le réinvestissement de la vie réelle.
à propos de jeux. Traitement pharmacologique (si nécessaire)
Thérapie cognitivo-comportementale (TCC)
Incapacité de remplir des obligations au
Groupe de soutien
travail, scolaires ou à la maison
Thérapie familiale (développer la
Usage continu aux malgré les problèmes communication intra-familiale, cadre)
interpersonnels ou sociaux
Activités sociales, professionnelles ou de
loisirs abandonnées ou réduites à cause Conséquences (apparition progressive) :
des jeux. psychologiques (dépression, anxiété, etc.),
Usage continu malgré un problème relationnelles (isolement, conflits, mensonges,
psychologique ou physique causé ou etc.), physiques (troubles du sommeil,
exacerbé par le jeu. syndrome du canal carpien, etc.),
Lors de la suppression du jeu : irritabilité, émotionnelles (irritabilité, repli sur soi, etc.) &
nervosité professionnelles (absentéisme, échec
A déçu un membre de la famille, un scolaire, etc.).
thérapeute ou d’autres par le temps attribué Facteurs de risque : environnement
à la relationnel & soutien social (perçu VS réel),
participation au jeu stratégies de coping dysfonctionnelles,
Utilisation du jeu pour s’échapper ou personnalité (estime de soi, timidité,
soulager des affects négatifs neuroticisme, impulsivité, etc.), troubles
N.B : Pour d’autres, addiction quand psychologiques (dépression , anxiété,
changements de comportement ou sociaux phobie sociale , impulsivité), facteurs liés à
observés OU quand pratique excessive source Internet (accessibilité, anonymat, etc.).
de souffrance

Cercle vicieux (approche cognitive; souvent associé à des difficultés d’inhibition & impulsivité)
Emotions négatives
(honte, colère, culpabilité, etc.)
(Difficultés relationnelles, scolaires/professionnelles...)

Incompréhension de l’entourage, Jeux vidéo, réseaux sociaux, etc.


reproches (Réconfort, plaisir, vie plus agréable par
(conflits, isolement, etc.) procuration – avatars, etc.)
Sources (1)

MODELES EXPLICATIFS
[Link]
Gosselin, Catherine & Larocque, Denis & Vitaro, Frank & Gagnon, Claude. (2000). Identification des facteurs lies a
la consommation de cigarettes, d'alcool et de drogues a l'adolescence. International Journal of Psychology. 35.

TRAITEMENT & PRISE EN CHARGE


Deas & Clark (2009). Current State of Treatment for Alcohol and Other Drug Use Disorders in Adolescents.
Alcohol Research Health, 32(1), pp. 76–82.
Dennis & al. (2004). The cannabis youth treatment (CYT) Study : main findings fron two randomized trials. Journal
of Substance Abuse Treatment, 27(3), pp. 197-213.
Miller & Rollnick. (2013) L’entretien motivationnel – Aider la personne à engager le changement. Ed. InterEditions
(Paris).
[Link]
[Link]

TROUBLES LIES A L'ALCOOL


[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]
[Link]

TROUBLES LIES AU CANNABIS


[Link]/societe/cannabis-therapeutique-un-nouveau-collectif-de-patients-reclame-une-large-accessibilite-
[Link] ; [Link]/societe/sante/cannabis-therapeutique-l-agence-du-medicament-
[Link]
[Link]
54632/
[Link]/cannabis-effets_et_dangers.html
[Link]
[Link]

TROUBLES LIES AU TABAC


[Link]
tabac
[Link]
[Link]
[Link]

TROUBLES LIES A LA CAFEINE


[Link]
[Link] (Sinanian, Edel, Pirlot & Cupa. (2010). Clinique possible
d’une addiction à la caféine à partir de l’observation de 52 sujets et d’une revue de la littérature. Annales médio-
psychologiques. DOI:10.1016/[Link].2009.06.023)
[Link]
Sources (2)

CYBERDÉPENDANCE
Gentile, Choo, Liau, Sim, Li, Fung & Khoo. (2011). Pathological Video Game Use Among Youths: A Two-Year
Longitudinal Study. Pediatrics, 127(2), pp. 319-329.
Schmit, chauchard, chabrol, sejourne. (2011). Evaluation of the characteristics of addiction to online video games
among adolescents and young adults. Encephale, 37, pp.217-223
Billieux, Van der Linden, Achab, Khazaal, Paraskevopoulos, Zullino & Thorens. (2013). Why do you play World of
Warcraft ? An in-depth exploration of self-reported motivations to play online and in-game behaviours in the
virtual world of Azeroth. Computers in Human Behavior, 29, 103-109.
Young & Abreu. (2011). Internet addiction, A handbook and guide to evaluation and treatment. John Wiley &
Sons, Hoboken, NJ.
[Link] content/uploads/pdf/Pub/Billieux_CHB_2015.pdf
[Link]
[Link]
[Link]
internet-prend-les-commandes/
[Link]
[Link]
[Link]

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