Protection sociale au Maroc : enjeux et défis
Protection sociale au Maroc : enjeux et défis
congrès
Repenser la
protection
sociale au
Maroc
Régimes, logiques,
coûts
congrès
Repenser la
protection
sociale au
Maroc
Régimes, logiques,
coûts
Association marocaine de sciences économiques
Fondée en 2006, l’Association marocaine de sciences économiques (AMSE), groupement scientifique, a pour objectif de favoriser
les progrès de la science économique au Maroc en développant la recherche fondamentale et appliquée, en diffusant les
résultats des travaux universitaires et en multipliant les échanges entre chercheurs au niveau international.
Son programme d’action s’articule autour de l’organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires, de colloques,
l’animation de groupes de recherche, d’étude et d’expertise, l’édition de publications à comité de lecture, etc.
L’AMSE a créé en 2009 les Presses universitaires du Maroc (PUM).
Adresse
Association marocaine de sciences économiques
Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales
Boulevard des Nations Unies, BP 721, Rabat, Maroc
Compte bancaire
N° 8100009 200 00 04087 85
BMCE Bank, Agence Rabat-Hassan
Comité de gestion
• Aït Sghir Nabil
• Akodad Safae
• El Meslouihi Fe doua
• Firano Zakaria
• Hafid Hicham
• Lahlou Kamal
Argumentaire
La protection sociale est l’ensemble des mécanismes de prévoyance collective mis en œuvre par l’Etat
et les organismes privés pour permettre aux individus de faire face à l’impact financier des risques sociaux
pouvant déstabiliser leur budget et compromettre leur sécurité économique ou celle de leurs familles.
Au Maroc, pays en transition démographique et économique, la protection sociale est un vecteur du
développement social et économique. En fait, la protection sociale est une composante des politiques de
redistribution qui permet de renforcer la solidarité sociale et assurer une contribution de la population,
en particulier celle vulnérable, à l’activité économique et à la stabilité du pays.
La protection sociale constitue aujourd’hui un enjeu considérable notamment avec la montée des
risques sociaux qui impliquent des défis considérables en matière de cohésion sociale et de stabilité politique.
Ceci nécessite, entre autres, la mise à niveau nécessaire pour accompagner, au mieux, les mutations
constantes du monde du travail et les changements démographiques des années à venir.
Certains risques sont liés au cycle de vie et sont souvent amplifiés dans le cas des familles pauvres,
à cause de leur accès déficient aux services de base. Plus particulièrement, les principaux risques qui
menacent les enfants (les 6-15 ans) sont la malnutrition, la mortalité infantile, les lacunes dans le
développement psycho-social et cognitif et le manque de préparation à l’école. A l’âge scolaire, entre 6
et 15 ans notamment, les principaux risques sont liés à l’accès à l’école et au maintien dans le système
éducatif (avec des taux d’abandon élevés), au travail des enfants et aux violences qui prévalent à l’école,
dans le monde du travail et à la maison. Pour ceux dont l’âge se situe entre 15 et 23 ans, les principaux
risques sont un faible niveau de capital humain, une difficile transition vers le monde du travail avec un
taux de chômage élevé des diplômés et des comportements à risque tels que l’usage de drogues en zone
urbaine ou les mariages/grossesses précoces.
Les adultes font face à des risques liés à leur faible capital humain qui se traduit par des revenus faibles
en raison d’emplois de mauvaise qualité et des taux de chômage/sous-emploi élevés. Les personnes âgées
font face à des risques de santé croissants tout en étant très peu couvertes par un régime des retraites et/
ou d’assurance maladie. Outre ces risques, les pauvres ont un accès encore déficient aux services de base,
comme l’habitat et les soins de santé, alors que le fardeau des maladies chroniques augmente.
Au Maroc, comme dans la plupart des pays du monde, les dispositifs du système de protection sociale
ont été développés de manière fragmentée sur une période très longue. Aujourd’hui, le système de protection
sociale au Maroc se compose d’un système de sécurité sociale qui est contributif (CMR, RCAR, CNSS,
CNOPS…), d’un système de protection sociale partiellement contributif (RAMED) et d’un système de
protection sociale non-contributif (Tayssir, Kafala, INDH, établissements de protection sociale pour les
personnes en difficulté…). Ces dispositifs fragmentaires ont été introduits au fur et à mesure pour traiter
des problématiques sociales et de développement humain qui ont émergé au fil du temps.
En fait, les effets des efforts des autorités publiques durant la dernière décennie pourraient être
améliorés à travers, notamment, une augmentation significative de la couverture, un meilleur ciblage, la
mise en place de programmes complémentaires visant à l’insertion économique des bénéficiaires et une
coordination renforcée des stratégies et des actions. Cependant, les dépenses publiques d’assistance sociale
varient d’une année à l’autre en raison de la volatilité des subventions aux produits de base (alimentaires
et énergétiques).
Les programmes existants sont fragmentés et peu coordonnés et couvrent une part très limitée des
besoins des populations pauvres et vulnérables, et leurs bénéficiaires ne sont pas forcément les plus à risque
car, généralement, ces programmes ne sont pas ou sont mal ciblés. Ils fonctionnent sans système de suivi
et d’évaluation rigoureux et n’ont pas été évalués, à quelques exceptions près, même si des progrès sont
en cours. Les risques cités auparavant sont très peu couverts par les programmes, alors qu’ils constituent
une menace vis-à-vis du modèle de développement humain que le Maroc cherche à promouvoir.
Les programmes contributifs d’assurance sociale, tels que les pensions de retraite, l’assurance maladie et
l’assurance chômage, constituent une composante essentielle d’une politique intégrée de protection sociale.
A l’opposé de l’assistance sociale, l’accès aux prestations d’assurance sociale est indépendant du niveau
de revenu, mais subordonné à des contributions financières. Ces contributions sont, de fait, des primes
d’assurance pour participer à des mécanismes de mutualisation des risques ou des épargnes obligatoires
utiles en cas de retournement de la situation socio-économique d’un ménage ou d’un individu. L’objectif
ultime des politiques d’assurance sociale est de permettre une gestion adéquate des risques sociaux. Il
s’agit en particulier de protéger les individus contre les effets d’une perte de revenu due à la vieillesse,
l’invalidité, l’accident du travail, la maladie, le chômage, la mort d’un membre actif de la famille ou d’un
membre assurant la garde des jeunes enfants, etc.
Moins d’un tiers de la population active est couverte par une assurance sociale (vieillesse, maladie,
etc.). Le système d’assurance sociale au Maroc est loin de fournir une protection adéquate. Ce système
est fragmenté, sans oublier qu’il ne couvre qu’une fraction limitée de la population active et ne protège
pas les personnes exclues de l’emploi dans le secteur formel.
La réforme en cours du système des retraites fait face à des enjeux liés à la non-soutenabilité financière
des régimes actuels, à une transition démographique accélérée, aux inégalités qui caractérisent les pensions
des retraités et enfin à un cadre institutionnel hétérogène.
Seules sont retenues les communications dont les textes définitifs ont été envoyés à la date fixée.
9h00-9h30 Accueil
Session 1
Modérateur Mohamed Bouslikhane (Institut national d’aménagement et d’urbanisme, Rabat)
9h30-9h50 Kamal Tazi (Université Mohammed V de Rabat), Mondialisation et protection sociale
Noureddine El Aoufi (Université Mohammed V de Rabat), Protection sociale et
9h50-10h10
développement au Maroc : la dette primordiale
Mohamed Najib Guedira (Université Mohammed V de Rabat), Quelles leçons tirer de
10h10-10h30
la situation de l’assurance maladie au Maroc ?
10h30-11h00 Discussion
11h00-11h20 Pause-café
Yasser Y. Tamsamani (OFCE-Sciences-Po Paris et Université Hassan II), L’évolution des
11h20-11h40
dépenses de santé au Maroc : une analyse macro-économique
Saïd Hanchane (EGE-UM6P-Cresc), Que peut apporter le ciblage à la protection sociale
11h40-12h00
et au développement ?
Salaheddine Lemaizi (ATTAC Maroc), Le RAMED, les limites d’une réforme néolibérale
12h00-12h20
de la couverture de santé au Maroc
12h10-12h20 Chaimaa Khachani (Université Abdelmalek Essaadi, Tanger), Etude de l’impact financier
d’optimisation des coûts logistiques : l’exemple de Yazaki Morocco S.A. Tanger
12h20-12h50 Discussion
Session 2
Modérateur Najib Akesbi (Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, Rabat)
14h30-14h50 Ayache Khellaf (HCP), La réforme de la retraite au Maroc : enjeux et défis
14h50-15h10 Hicham Belkouch (Université Mohammed V de Rabat, Université internationale
de Rabat, Université Paris-Nanterre), Système de retraite au Maroc entre vieillissement
démographique et défaillance du marché de travail
15h10-15h30 Nisrine Gheffou (Université Mohammed V de Rabat), Pilotage de l’équilibre financier
des régimes des retraites par la mise en œuvre des réformes paramétriques : le cas de la CMR
15h30-16h00 Discussion
16h00-16h20 Abdelkader Salmi (Caisse marocaine des retraites), Etude de viabilité du régime des
pensions civiles RPC géré par la CMR avant et après la réforme paramétrique de 2016
16h20-16h40 Issam El Filali (ENCG, El Jadida), Protection de l’emploi et cohésion sociale au sein des
entreprises marocaines
16h40-17h00 Discussion
17h00-17h20 Pause-café
Comité scientifique
Comité d’organisation
Nabil Aït Sghir, Khadija Askour, Safaa Akodad, Adil El Houmaidi, Hanane Touzani.
La protection sociale se définit généralement dans le cadre d’une économie fermée. Elle s’impose comme une
préoccupation nationale. De ce fait, peu d’économistes ont souligné son interaction avec la mondialisation
en tant que phénomène d’interdépendance croissante entre les pays. Il est donc nécessaire de lier les deux
thèmes.
C’est précisément à quoi invite la présente communication, dont l’enjeu est de cerner les principaux canaux
qui relient les activités internationales d’un pays au fonctionnement de sa politique de protection sociale.
A cet effet, la première partie analysera les pressions de la mondialisation sur la protection sociale. Il s’agit
de pressions contradictoires, les unes de nature financière agissant dans le sens de son affaiblissement, les
autres dans le sens de son renforcement, étant donné les mutations du marché du travail qui engendrent de
nouveaux besoins de protection. Ce qui conduit dans une seconde partie à montrer comment les différents
systèmes domestiques se sont adaptés à la mondialisation et à vérifier la validité du scénario, aujourd’hui
dominant, selon lequel la mondialisation conduit inéluctablement, au nom de la compétitivité, à une
course d’altération des systèmes nationaux de protection sociale.
Mots-clés : mondialisation, compétitivité, flexibilité.
Le principe de solidarité structure, de façon singulière au Maroc, un double lien organique (El Aoufi dir.,
le Maroc solidaire. Pour une société de confiance, Economie critique, Rabat, 2011) :
– un lien horizontal entre les individus, les groupes et les communautés ;
– un lien vertical entre la société et l’Etat.
Le premier a partie liée avec la prégnance culturelle (notamment religieuse) et avec l’ancrage de formes
d’organisation communautaire et collective qui ont su résister aux tendances individualistes et aux
fragmentations sociales constitutives de la modernité. Sans disqualifier la place et le rôle de l’individu dans
notre société, l’altruisme traduit de façon plus générale une pragmatique efficace mobilisant les valeurs de
confiance et de réciprocité, réduisant les coûts de transaction et favorisant les jeux coopératifs.
Le second lien constitue un invariant de la configuration Etat/société et Etat/économie. C’est ce lien
historique qui, en dernière analyse, préside à l’équilibre politique, contribue à maintenir la cohésion sociale
et à préserver la diversité culturelle. Plus profondément, c’est dans ce lien que résident les sources de la
légitimité de l’Etat, d’une part, et de la responsabilité de la société, d’autre part.
L’émergence des valeurs de citoyenneté, de droits, de libertés, d’ouverture de la sphère publique à
l’engagement de la société civile et au contrôle de l’action de l’Etat n’a fait que reproduire et raffermir
davantage ce lien en renouvelant les facteurs de la légitimité de l’Etat et en posant de nouvelles conditions
de la confiance des citoyens.
Mohamed Najib Guedira (Université Mohammed V de Rabat), Quelles leçons tirer de la situation
de l’assurance maladie au Maroc ?
Introduite par le protectorat il y a un siècle, l’assurance maladie volontaire ne couvrait qu’une petite
minorité de Marocains et de Marocaines. A partir de la fin des années 80 du siècle dernier, l’Etat a lancé
un processus pour sa généralisation, à travers l’assurance obligatoire et l’assistance médicale ; et après trente
ans, seule la moitié de la population est aujourd’hui assurée.
Aujourd’hui, les ménages financent près de 60 % de la dépense médicale car le système existant présente
de nombreuses lacunes, et plus de la moitié de la population reste en dehors du champ de la couverture.
Or, la Constitution reconnaît le droit à la couverture médicale et aux soins de santé. La situation actuelle
bloque l’accès aux soins pour un grand nombre de Marocains et de Marocaines, surtout parmi les plus
pauvres.
Quelles leçons peut-on tirer d’un processus aussi lent et chaotique ? Qu’est-ce qui explique cela : complexité
du « dossier », faiblesse ou absence de volonté politique, poids financier, enjeux catégoriels… ? Que peut-
on faire pour accélérer la couverture médicale universelle ?
Nous essayerons de poser quelques éléments de débat à travers notre intervention en tant que chercheur,
et aussi en tant qu’acteur et témoin d’une partie de ce processus.
Yasser Y. Tamsamani (OFCE-Sciences-Po Paris et Université Hassan II), L’évolution des dépenses
de santé au Maroc : une analyse macro-économique
A l’échelle des pays avancés, les dépenses de santé ont crû rapidement et en continu dans un premier
temps, avant que leur rythme d’accroissement ne se stabilise à un taux proche de celui de l’économie. A
Le principe de ces politiques ciblées est d’allouer en priorité les ressources des programmes de lutte
contre la pauvreté aux personnes et aux ménages se trouvant dans une pauvreté extrême. L’identification
de ces derniers se base essentiellement sur l’approche monétaire. En effet, on détermine un certain seuil
de revenu, en dessous duquel on considère que le ménage ou l’individu sont pauvres. Afin d’apporter de
l’aide à ces personnes, les politiques ciblées utilisent des transferts monétaires directs et/ou conditionnels,
des transferts en nature, des subventions à la consommation ainsi que des fonds sociaux (Coady, Grosh
et Hoddinott (2003)).
Théoriquement, le ciblage contribue au succès d’une politique de lutte contre la pauvreté1 : i) en mettant en
place des programmes spécifiques aux pauvres ; ii) par une utilisation efficace des ressources des programmes
au profit des plus pauvres2. Dans la pratique, les politiques ciblées sont difficiles à mettre en œuvre. En
effet, c’est au niveau des étapes de la programmation et du ciblage des groupes de population à assister
1. L’objectif du ciblage est d’obtenir le plus grand impact possible des politiques sociales pour un budget déterminé.
2. En termes de programme de réduction de la pauvreté, le ciblage a pour objectif de réduire les gaspillages en concentrant les programmes
en direction des plus démunis.
3. Le ciblage occasionne des coûts. Le coût le plus évident concerne les budgets administratifs ; cependant, ces budgets sont souvent mineurs
par rapport aux distorsions économiques et aux coûts sociaux des mécanismes de ciblage.
4. En fait, ce nombre peut aller au-delà, comme on le verra plus tard.
Références
Acosta P., Leite P. and Rigolini J. (2011), « Should cash transfers be confined to the poor ? Implications for poverty
and inequality in Latin America », Policy Research Working Paper Series 5875, The World Bank.
Akhter U.A., Rabbani M., Sulaiman M. and Das N.C. (2009), « The Impact of Asset Transfer on Livelihoods of
the Ultra Poor in Bangladesh », Research Monograph Series, No. 39. Brac and International Food Policy Research
Institute.
Alatas V., Banerjee A., Hanna R., Olken B.A., and Tobias J., (2012) « Targeting the Poor: Evidence from a Field
Experiment in Indonesia », Gender Impact : the World Bank’s Gender Impact Evaluation Database. Washington
DC ; World Bank.
Alkire S., Roche J.M. and Sumner A. (2013), « Where do the World’s Multidimensionally Poor People Live? »,
OPHI Working Papersophiwp 061, Queen Elizabeth House, University of Oxford.
Amprou J., Guillaumont P. and Guillaumont J. (2005), « Aid Selectivity According to Augmented Criteria »,
Workingpaper, November 2005/9, AFD, Département de la recherche.
Arnold C. (2011), DFID Cash Transfers Literature Review, Department for International Development/UKAID Policy
Division, Londres.
Banerjee A., Duflo E. and Shapiro J. (2011), « Aider les populations vivant dans l’extrême pauvreté à utiliser le
microcrédit, Murshidabad, en Inde », J-PAL, Evaluation Summary, Poverty Action Lab.
Banque mondiale (2011), « Ciblage et protection sociale », note d’orientation stratégique, Document de la Banque
mondiale.
Cese (2013), « Initiative nationale pour le développement humain : analyse et recommandations », Rapport du Conseil
économique, social et environnemental.
Cese (2013), « Les soins de santé de base : vers un accès équitable et généralisé », Rapport du Conseil économique,
social et environnemental.
Coady D. (2001), « Evaluating the Distributional Power of PROGRESA’s Cash transfers in Mexico », Food Consumption
and Nutrition Division Discussion Paper 117, International Food Policy Research Institute, Washington, D.C.
Salaheddine Lemaizi (ATTAC Maroc), Le RAMED, les limites d’une réforme néolibérale de la
couverture de santé au Maroc
Ayache Khellaf (Haut Commissariat au Plan), La réforme des retraites au Maroc : enjeux et défis
Sous la contrainte des évolutions démographiques, les systèmes des retraites, par répartition ou par
capitalisation, sont aujourd’hui devenus une préoccupation majeure dans de nombreux pays développés,
mais aussi de plus en plus dans les pays en développement comme le Maroc. Si les grandes évolutions
de la population constituent une donnée commune, le problème des retraites, en revanche, revêt dans
chaque pays une dimension particulière qui tient à deux facteurs : le degré d’intensité des transformations
démographiques et les systèmes des retraites en place. Notre intervention abordera les grands enjeux de
la réforme du système des retraites au Maroc avec une vision horizontale. L’intérêt d’une telle approche
consiste à programmer une réforme sur le long terme qui prenne en compte les structures démographiques
et les structures économiques.
Mots-clés : retraite, équilibre général, démographie, compétitivité.
Classification JEL : D58, E22, H55.
Pour analyser la situation du système des retraites au Maroc et d’autres pays d’Afrique du Nord, des
approches libérales ont longtemps prévalu (Banque mondiale, 2005 ; Actuaria, 2010 ; BIT, 2011 ; Cours
des comptes, 2013). Celles-ci expliquent le déséquilibre actuel des systèmes des retraites uniquement
d’un point de vue actuariel et comptable pour en faire une réalité substantielle, afin de justifier le fameux
argument « Vivre plus, Travailler plus, Gagner plus ». Dans son rapport Pensions in the Middle East and
5. Cette approche est issue des travaux de Bernard Friot sur les retraites en France.
6. Nous parlerons du programme de stabilisation (1978-1982), du Plan d’ajustement structurel (1983-1993) et du Programme de départ
volontaire de la fonction publique « Intilaka » (2005).
Références
Au Maroc comme dans de nombreux pays, la pérennité des systèmes des retraites est remise en question,
et une réforme s’impose suite aux résultats alarmants de différentes études actuarielles. L’urgence en fait un
chantier prioritaire en matière économique et sociale. En effet, la problématique des équilibres financiers
des régimes des retraites marocains constitue une menace pour leur avenir, et pour cause, ces régimes
risquent de ne plus honorer leurs engagements en raison de la dégradation de leur situation financière.
La CMR présente le cas le plus critique avec son régime des pensions civiles. C’est dans ce cadre que le
gouvernement marocain s’est penché sur la réforme paramétrique de la CMR.
Notre but à travers cette recherche s’inscrit dans le cadre d’une analyse poussée et approfondie qui va
permettre de dégager les choix stratégiques qui entourent la conduite de la réforme, sa qualité et la
pertinence de ses résultats, ainsi que la diffusion de ses aboutissements vers un large public. La présente
recherche traite la question pertinente suivante : « Dans quelle mesure la réforme paramétrique pourrait
répondre à la viabilité financière des régimes des retraites marocains ? ». La méthodologie suivie dans
ce cadre vise à estimer l’impact de la modification des paramètres de fonctionnement de la CMR sur
l’équilibre financier, l’apparition du premier déficit et l’épuisement des réserves du régime en question
avec une attention particulière portée à la période 2011-2060.
L’évaluation opérée au fil de ce projet confirme le malaise dont souffre la CMR. Face à ce constat et
sur la base des résultats générés, il ressort que le scénario de réforme paramétrique proposé a permis de
contribuer au recul des dates d’apparition du déficit et de l’épuisement des réserves. Toutefois, malgré
l’importance des mesures de la réforme introduite sur le régime en question, il y a lieu de constater que la
recherche de l’équilibre actuariel sur une période très longue en se basant uniquement sur le changement
des paramètres s’avère une mission difficile.
Mots-clés : Régimes des retraites, tarification, paramètres de fonctionnement, équilibre actuariel, réformes
paramétriques.
Classification JEL : H550 (Social Security and Public Pensions).
Abdelkader Salmi (Caisse marocaine des retraites), Etude de viabilité du régime des pensions civiles
RPC géré par la CMR avant et après la réforme paramétrique de 2016
La réforme du régime des pensions civiles géré par la Caisse marocaine des retraites a provoqué un large
débat au sein de la majorité et de l’opposition ainsi que chez les syndicats avant son adoption par le
gouvernement. Cette réforme paramétrique urgente vise à réduire le déficit du RPC constaté en décembre
2014 et de reporter l’épuisement total de ses réserves. Cette réforme paramétrique n’est qu’une première
étape de la réforme globale qui consiste à la mise en place d’un système des retraites à deux pôles, public
et privé, pour passer à long terme à un régime de base unique (universel).
Ainsi, la retraite est un enjeu majeur pour notre société. C’est aussi un indicateur de développement
humain durable qui nécessite des travaux de recherche sur une vaste gamme de questions démographiques,
économiques et financières susceptibles d’influer sur l’équilibre financier des régimes des retraites.
Notre communication consistera à évaluer la viabilité du RPC à la lumière de sa nouvelle réforme
paramétrique entreprise en septembre 2016. Pour ce faire, nous commencerons par un aperçu sur les
principaux indicateurs démographiques et financiers du RPC. Ensuite, nous traiterons de la protection
Issam El Filali (ENCG, El Jadida), Protection de l’emploi et cohésion sociale au sein des entreprises
marocaines
L’entreprise marocaine continue d’être un espace de confrontations de deux conceptions rivales du mode
de coordination des relations de travail au sein des entreprises. La première considère que les employés
font partie d’un monde commun qui leur procure une stabilité en termes de statut et une possibilité de
progression et d’amélioration de leurs revenus. La seconde fait référence à un mode de coordination flexible
selon lequel la relation de travail doit être revue de manière continue, de sorte à pouvoir la rompre lorsque
cela est jugé nécessaire. Dans cette dernière perspective, la relation de travail est revêtue d’une incertitude
concernant sa stabilité, ce qui éveille les logiques opportunistes entre patrons et salariés.
Cette communication essaie de rendre compte de cette dualité dans le cas marocain et de décrire les types
de comportement liés à chacune des deux conceptions.
Mots-clés : Flexibilité, protection de l’emploi, mode de coordination, comportements des partenaires
sociaux, cohésion sociale.
Classification JEL : H55, J41, J63, J83, M51.
Le présent rapport couvre les activités organisées par l’AMSE au cours de la période juin 2016-juin 2017.
Les procès-verbaux des réunions peuvent être consultés au Bureau de l’AMSE (Faculté des Sciences
juridiques, économiques et sociales, Université Mohammed V de Rabat, bd des Nations unies). Le détail
des activités organisées est disponible en ligne sur le site web de l’AMSE ([Link]).
1. Comité directeur
• Jeudi 6 octobre 2016 (ordre du jour : programme d’animation scientifique 2016-2017 ; prix de thèse,
QEM, Parti Pris, RME, université économique).
• Jeudi 3 novembre 2016 (ordre du jour : programme d’animation scientifique 2016-2017 ; colloque ;
prix de thèse ; Parti Pris ; RME ; point avec la presse ; site web ; fonctionnement de l’AMSE).
• Jeudi 1er décembre 2016 (ordre du jour : argumentaire du colloque thématique ; prix de thèse 2013-
2014 ; débats économiques ; RME).
• Jeudi 12 janvier 2017 (ordre du jour : animation scientifique ; prix de thèse ; QEM ; PEM ; RME ;
Parti Pris ; université économique ; annuaire des économistes marocains).
• Jeudi 9 février 2017 (ordre du jour : animation scientifique ; prix de thèse ; QEM ; RME).
• Jeudi 2 mars 2017 (ordre du jour : animation scientifique ; QEM ; RME).
• Jeudi 13 avril 2017 (ordre du jour : animation scientifique ; Prix de thèse ; QEM).
• Jeudi 1er juin 2017 (ordre du jour : colloque thématique ; divers).
• Jeudi 6 juillet (ordre du jour : organisation du colloque thématique et de l’AG ordinaire ; résultats
des délibérations sur le prix de thèse).
2. Conseil d’administration
• Jeudi 9 juin 2016 (ordre du jour : élection du président, du vice-président, du trésorier et des autres
membres du comité directeur ; divers).
• Jeudi 13 octobre 2016 (ordre du jour : programme d’animation scientifique 2016-2017 ; prix de
thèse, QEM, Parti Pris, RME, université économique).
• Jeudi 12 janvier 2017 (ordre du jour : animation scientifique ; prix de thèse ; QEM ; PEM ; RME ;
Parti Pris ; université économique ; annuaire des économistes marocains).
• Jeudi 4 mai 2017 (colloque thématique ; prix de thèse ; QEM ; RME ; divers).
1. Débats économiques
2. Caféco
• Jeudi 2 février 2017 : Mohammed Germouni, le Protectorat français au Maroc : un nouveau regard,
Editions L’Harmattan, Paris, 2015. Présentation : Mohammed Germouni (Université Hassan II de
Casablanca). Discutant : Noureddine El Aoufi (Université Mohammed V de Rabat). Modérateur :
Mohamed Bouslikhane (INAU).
• Jeudi 23 février 2017 : Abdelali Benamour, D’une société de rente à une société de mérite : rêvons le
meilleur pour le Maroc, Editions La Croisée des chemins, 2016. Présentation : Abdelali Benamour
(président du Conseil de la concurrence). Discutant : Azeddine Akesbi (Centre d’orientation et de
planification de l’éducation). Modérateur : Kamal Tazi (Université Mohammed V de Rabat).
• Jeudi 30 mars 2017 : Fathallah Oualalou, la Chine et nous, Editions La Croisée des chemins, 2017.
Présentation : Fathallah Oualalou (ancien ministre de l’Economie et des Finances). Discutant : Mekki
Zouaoui (Université Mohammed V de Rabat). Modérateur : Noureddine El Aoufi (Université
Mohammed V de Rabat)
• Jeudi 27 avril 2017 : Yahia Abou El Farah, Mhammed Echkoundi, Hicham Hafid (dir.), Bonne
gouvernance et lutte contre la pauvreté, Publications de l’IEA, Rabat, 2017. Présentation : Mhammed
Echkoundi et Hicham Hafid (Institut d’études africaines). Discutant : Mohamed Bouslikhane
(Institut national d’aménagement et d’urbanisme). Modérateur : Nabil Aït Sghir (Université
Mohammed V de Rabat).
• Jeudi 11 mai 2017 : N. Akesbi, A. Berrada, M. Oubenal et M.S. Saadi (dir.), Economie politique
du Maroc, Centre de recherche et d’études en sciences sociales, 2017. Présentation : Mohamed Saïd
Saadi (ISCAE, Casablanca). Discutant : Mohamed Bouslikhane (INAU, Rabat). Modérateur :
Radouane Raouf (Université Mohammed V de Rabat).
• Jeudi 25 mai 2017 : Mohamed Berriane et Geneviève Michon (dir.), les Terroirs du Sud, vers un
nouveau modèle ? Une expérience marocaine, faculté des Lettres et des Sciences humaines, Rabat et
IRD Editions, Paris, 2016. Présentation : M. Berriane et G. Michon. Discutant : Mohammed
Akaaboune (Université Mohammed V de Rabat). Modérateur : Khadija Askour : Institut supérieur
international du tourisme de Tanger).
5. Parti Pris
• Azzedine Akesbi (COPE, Rabat), Mohammed Akaaboune (Université Mohammed V de Rabat),
Politique monétaire de Bank Al-Maghrib. Quel impact de la baisse du taux directeur ? (Parti Pris 11,
6 février 2015).
7. RME
Propositions
1. Abdelmajid Charrass (28 juillet 2016), « Les fondements théoriques de la compétitivité ».
2. Anass Melloul (31 juillet 2016), « Le capital humain et la croissance économique marocaine : une
analyse économétrique par le Modèle vecteur autorégressif (VAR) ».
3. Omar Akhsas (30 septembre 2016), « L’impact de l’ouverture financière sur le développement
économique du Maroc » (article retiré).
4. Tayeb El Maadidi, « Programmation linéaire par objectif pour l’aménagement forestier au Maroc
(le cas du bassin versant de Moulay Bouchta) ».
5. Youssef Tachfine, « Évaluation de projets de développement humain au Maroc : le cas du quartier
Biranzarane Tikiouine à Agadir ».
6. Ichaou Mounirou, « Localisation de la chaîne de valeurs des producteurs cotonniers du Bénin : une
estimation Logit mixte et conditionnel ».
Statut juridique
Presses économiques du Maroc est une structure éditoriale scientifique et à but non lucratif. Créée en 2009,
sous le nom de Presses universitaires du Maroc (PUM) par l’Association marocaine de sciences économiques
dont elle dépend sur le plan légal, elle prend en 2014 le nom de Presses économiques du Maroc (PEM).
Domiciliation
Faculté des sciences économiques, juridiques et sociales, boulevard des Nations Unies, BP 721, Rabat.
Objectifs
• Elaborer et mettre en œuvre une stratégie scientifique d’édition, de publication et de diffusion du
livre en sciences économiques.
• Editer des publications (ouvrages, revues, etc.) à « comité de lecture » dans le domaine de l’économie,
de la gestion et du management.
• Offrir aux travaux académiques un cadre éditorial et de publication approprié correspondant aux
normes scientifiques en vigueur au niveau international.
• Contribuer à la production du savoir économique et à la diffusion des résultats de la recherche
universitaire au sein de la communauté des chercheurs, des enseignants et des étudiants.
• Favoriser la publication d’ouvrages de méthodologie, de vulgarisation de travaux scientifiques et
d’essais destinés à un public large.
Collections
• Thèses
• Recherches
• Manuels
• Guides méthodologiques
• Digests
• Essais
Comité éditorial
• Azzedine Akesbi
• Khadija Askour
• Mohammed Bouslikhane
• Noureddine El Aoufi
• Fadoua El Meslouhi
• Hicham Hafid
• Hanane Touzani
• Mounir Zouiten
Comité de gestion
• Nabil Aït Sghir
• Safae Akodad
• Adil El Houmaidi
Aziz Ragbi, Ciblage de l’inflation et flexibilisation du régime des changes au Maroc. Prix de thèse 2013-2014
(à paraître en octobre 2017).
Questions d’économie marocaine 2015-2016, PEM (à paraître en septembre 2017).
Questions d’économie marocaine 2014, PEM, Rabat, 2016.
Safae Aissaoui, Connaissance et innovation. Pour un partenariat science-industrie, PEM, Rabat, 2015 (Prix
AMSE de thèse 2011-2012).
Rajae Mejjati Alami, Le secteur informel au Maroc, PEM, coll. Essais, 2014.
Questions d’économie marocaine 2013, PEM, Rabat, 2014.
Questions d’économie marocaine 2012, PUM, Rabat, 2013.
Questions d’économie marocaine 2011, PUM, Rabat, 2012.
Kamal Abdelhak, Concentration urbaine et industrialisation, Pum, Rabat, 2012.
Khadija Askour, Les réseaux de coopération au Maroc, PUM, Rabat, 2011.
et innovation
La thèse primée de Kamal Abdelhak traite d’une question cruciale nous considérons deux mesures de l’innovation : le dépôt de brevet et l’intensité
pour l’économie du développement, à savoir le lien entre d’innovation. En distinguant deux types de collaboration académique – les
industrialisation et concentration urbaine. Dans une première
étape, sur la base d’une revue de la littérature très complète, des
Industrialisation
collaborations avec les universités et établissements d’enseignement supérieur
et les collaborations avec les organismes publics de recherche ou privés à but
science-industrie
approfondit, sur le cas du Maroc, l’interaction de long terme entre analysés à travers deux enquêtes : l’une portant sur les entreprises d’un
technopôle, l’autre réalisée auprès d’enseignants-chercheurs d’une université.
les mutations de la structure urbaine et le processus
Les deux enquêtes révèlent que les entreprises collaborent avec des
d’industrialisation.
organismes académiques principalement pour rechercher des solutions aux
Le choix final du jury s’est construit au regard de la combinaison problèmes qu’elles rencontrent, alors que les chercheurs s’engagent dans ces
de divers critères. Les uns sont « classiques » : la qualité de la collaborations pour rester au courant des problématiques actuelles des acteurs
problématique, la solidité des méthodes, l’originalité des résultats économiques. Les résultats de la première enquête établissent en outre un
caractère multiscalaire des collaborations science-industrie, ce qui relativise
mais aussi la valorisation de ces derniers en termes de publication.
le poids de la proximité géographique permanente au profit d’une proximité
Les autres sont liés à la hauteur des enjeux économiques et sociaux
géographique temporaire couplée à d’autres types de proximité. La seconde
abordés vis-à-vis de la société marocaine, cette deuxième série de
enquête, qui s’intéresse à l’engagement des chercheurs dans ces collaborations,
critères intervenant en second rang toutefois. montre que ces déterminants sont différents selon le type de collaboration.
Safae Aissaoui
2009-2010
2011-2012
2009-2010
2011-2012
2009-2010
2011-2012
Q Q
Q
uestions uestions
Q
d’économie marocaine
d’économie marocaine
uestions 2014
2014
uestions
d’économie marocaine
d’économie marocaine
2012
2012
Présentation
Présentation
Mohamed Bouslikhane
Mohamed Bouslikhane
Politique de la population et transition démographique
Mohammed Akaaboune Question 1
La croissance économique au Maroc : résilience ou fragilité ?
Questions d’économie marocaine 2013
Question 6
La filière oléicole dans la région Meknès-Tafilalet : un levier de
développement territorial ?
Nabil Aït Sghir
Question 7
L’accès des femmes rurales aux ressources financières :
quelles contraintes et quelles solutions ?
Nouzha Lamrani
50 Dh
Le secteur
le premier niveau appréhende le secteur informel en tant que dynamique induite
par le mode de développement, en se situant dans un cadre macro-économique
et dans une perspective historique. Quels sont les déterminants structurels de
l’expansion de l’informel, et quel est l’impact sur l’informalisation du marché du
travail officiel ? Le deuxième niveau met l’accent sur les dynamiques endogènes
informel
et les formes d’organisation, les atouts et les contraintes que vit ce secteur et
s’interroge aussi les tendances de l’emploi informel et ses capacités à constituer
une alternative à l’emploi formel. Il met en évidence la pluralité des normes qui
Le secteur informel au Maroc
fait que les activités informelles sont encastrées dans des institutions économiques
et non économiques. Le troisième niveau s’intéresse aux relations entre l’informel
et l’Etat, s’interroge sur les politiques menées (ou non menées), soulève le
au Maroc
débat du rapport de l’informel à l’environnement institutionnel et suggère des
pistes d’action. Enfin, à la lumière de l’analyse menée, l’auteure propose un
renouvellement des paradigmes traditionnels du développement et s’interroge
sur les capacités des seuls outils de l’analyse économique à appréhender un
phénomène rebelle à ce cadre.
Ce livre est la synthèse de travaux menés depuis plus de vingt ans sur la question.
En utilisant une approche économique et sociologique, il remet en cause certaines
idées reçues tout en contribuant à un débat délicat dont les enjeux sont importants.
70 Dh
26 11 congrès de l’AMSE
e
Le secteur informel [Link] 1 07/08/14 14:02
Revue marocaine d’économie
éditée par
l’Association marocaine de sciences économiques
Directeur
Noureddine El Aoufi(Université Mohammed V de Rabat)
Comité éditorial
Bernard Billaudot (Université Grenoble-Alpes).
Mohammed Bouslikhane (Institut national d’aménagement et d’urbanisme, Rabat)
Noureddine El Aoufi (Université Mohammed V de rabat)
Nouh El Harmouzi (Université Ibn Tofail de Kénitra)
Saïd Hanchane (Ecole de gouvernance et d’économie, Rabat)
Michel Hollard (Université Grenoble-Alpes)
Nouzha Lamrani (Université Mohammed V de Rabat)
Rajaa Mejjati Alami (Observatoire national du développement humain, Rabat)
Nicolas Moumni (Université de Picardie - Jules Verne)
Alain Piveteau (Institut de recherche pour le développement, Paris)
Rédouane Taouil (Université Grenoble-Alpes)
Eric Verdier (Laboratoire d’économie et de sociologie du travail, Aix-en-Provence).
Editeur
Nouh El Harmouzi(Université Ibn Tofail de Kénitra)
Comité de gestion
Adil El Houmaidi (Université Mohammed V de Rabat)
CHARTE EDITORIALE
1. La Revue marocaine d’économie (RME ) est une revue électronique, académique et spécialisée, éditée par
l’Association marocaine de sciences économiques (AMSE).
2. Elle s’adresse à un public de doctorants et de chercheurs universitaires. Elle privilégie les articles
qui cherchent à rendre compte de la réalité de l’économie marocaine dans ses différentes dimensions
microéconomiques et macroéconomiques (marchés, organisations, institutions, politiques publiques,
développement, etc.).
3. La revue est ouverte aussi bien aux contributions de théorie pure et de doctrine économique qu’aux
travaux de modélisation et aux approches empiriques et économétriques.
4. Considérant que le pluralisme permet d’enrichir et de développer la recherche économique et
d’alimenter le débat public, RME prône une ligne éditoriale ouverte à toutes les approches théoriques et
méthodologiques.
5. La revue s’engage à respecter les principes de rigueur et d’exigence scientifique ainsi que les normes
et procédures conventionnelles en matière de soumission et d’acceptation des articles par les référés et le
comité de lecture.
6. La structure se compose d’un directeur, d’un comité éditorial et d’un comité de gestion.
7. Le directeur a la responsabilité de la revue sur le plan scientifique et éditorial. Il a pour fonctions de :
a. animer les réunions du comité éditorial ;
b. formuler et organiser le programme éditorial de la revue ;
c. suivre les différentes étapes éditoriales de la revue ;
d. contribuer au développement des échanges et de la coopération scientifiques de la revue au niveau
national et international.
8. Le comité éditorial a pour fonctions de :
a. veiller au respect de la ligne éditoriale de la revue et contrôler la rigueur, la qualité et la cohérence
scientifiques de la revue ;
b. contribuer au développement des échanges et de la coopération scientifiques de la revue au niveau
national et international ;
c. susciter et proposer des articles ;
d. désigner les rapporteurs ;
e. discuter le contenu des articles proposés ;
f. valider les articles acceptés et la décision de mise en ligne.
9. Le comité de gestion a pour fonction d’assurer l’administration technique du processus éditorial :
a. les soumissions d’articles ;
b. l’évaluation des référés ;
c. la mise en ligne des articles acceptés.
10. Le directeur de RME est proposé par le comité directeur et désigné par le conseil d’administration
de l’AMSE.
11. Les membres du comité éditorial et du comité de gestion sont désignés, pour une durée de quatre
ans, par le conseil d’administration de l’AMSE sur proposition du directeur de la revue.
Fonctionnement
12. Le comité éditorial se réunit une fois par mois. Les réunions sont consacrées à :
a. la présentation des rapports de lecture ;
b. la discussion du contenu des articles et des numéros ;
c. la validation des articles acceptés.
13. Le comité de gestion se réunit une fois par mois sur un ordre du jour proposé par le directeur.
14. Les articles sont soumis de façon anonyme et sont évalués par deux rapporteurs au moins désignés
en fonction de leurs domaines de recherche et de leurs spécialisations disciplinaires.
15. L’évaluation des articles soumis porte sur à la fois sur le fond et sur la forme.
16. Les rapports d’évaluation sont présentés et discutés au sein du comité éditorial.
17. Un article est jugé publiable s’il obtient deux avis favorables dûment justifiés.
18. La décision du comité éditorial est portée par écrit à la connaissance de l’auteur par le directeur de
la revue au nom du comité éditorial.
Soumission
21. Les articles soumis à Revue marocaine d’économie doivent traiter de travaux originaux n’ayant fait
l’objet d’aucune publication antérieure.
22. Un article soumis à Revue marocaine d’économie ne doit pas être proposé simultanément à une autre
revue.
23. Les articles ne doivent pas dépasser 70 000 signes (y compris tableaux, formules, références
bibliographiques). Sont comptabilisés comme signes : caractères, ponctuation, espaces. Les « tapuscrits »
sont à adresser en quatre exemplaires à la rédaction de la revue, accompagnés d’un CD, ou envoyés par
email à l’adresse de la revue.
24. La page de garde doit comporter, outre le titre du texte soumis, le nom de l’auteur, son appartenance
institutionnelle et son adresse complète.
25. Le corps du texte doit être précédé d’un résumé en français, en anglais et en arabe, suivi des mots-
clés et des codes de rubriques dont il relève selon la classification JEL (Journal of Economic Literature).
26. Dans le corps du texte, les citations doivent être présentées en format Harvard (nom de l’auteur,
année de parution).
27. La bibliographie doit comporter les références indiquées dans le texte. Les nom et prénom des auteurs
cités sont mentionnés par ordre alphabétique et, pour le(s) même(s) auteur(s), par ordre chronologique
décroissant. Les titres d’ouvrage et les noms de revue sont en caractères italiques. Les titres d’article sont
en caractères droits et entre guillemets. Chaque référence doit comporter le nom de l’éditeur (pour les
ouvrages), le lieu de publication et l’année de publication. Pour les articles de revue ou d’ouvrage collectif,
la pagination doit aussi être mentionnée.
28. Les articles exploitant des données statistiques et/ou des enquêtes empiriques doivent mentionner de
manière précise l’origine et la propriété des données mentionnées.
Mise en ligne
29. Les articles acceptés sont mis en ligne sur décision du comité éditorial.
La mise en ligne des articles se fait à flux continu.
Comité scientifique
• Mohamed Akaaboune
• Najib Akesbi
• Mohamed Bouslikhane
• Noureddine El Aoufi
• Nouh El Harmouzi
• Driss Frej
• Radouane Raouf
• Kamal Tazi Lebzour
Comité de gestion
• Nabil Ait Sghir
• Safae Akodad
• Adil El Houmaidi
.1الأهداف
تهدف اجلامعة االقت�صادية �إىل:
.1ن�رش املعرفة االقت�صادية على نطاق وا�سع ي�شمل جميع الفئات العمرية واالجتماعية واملهنية.
.2تطوير الوعي لدى املواطن بالإ�شكاليات االقت�صادية على امل�ستويات املحلية والوطنية ،وبالتحديات الدولية املرتبطة
بالعوملة ،وبرهانات التنمية ال�شاملة ،الب�رشية وامل�ستدامة يف بالدنا.
.3تقوية الإدراك بالبنيات والأن�ساق والقوانني االقت�صادية ،وب�آليات ا�شتغال ال�سوق ،وب�أمناط التدبري على امل�ستوى
املاكرواقت�صادي والعمومي ،وعلى امل�ستوى امليكرواقت�صادي املتعلق باملقاوالت وبالتنظيمات املهنية.
.4تعزيز الثقافة العقالنية واالرتقاء بال�سلوكات الفردية واجلماعية باعتبار كل من امل�صلحة العامة وقيم الأخالق واملواطنة.
.2الهيكلة
.1اجلامعة االقت�صادية جامعة رقمية ،مفتوحة للعموم.
.2تنتظم اجلامعة االقت�صادية على مدار ال�سنة يف �شكل درو�س وحما�رضات وندوات دورية �ضمن برنامج عام ت�ضع خطوطه
اللجنة العلمية للجامعة ،ي�شمل مو�ضوعات خمتلفة تهم العموم ،وت�صب يف اهتمامات املواطن.
.3يلقي الدرو�س واملحا�رضات �أ�ساتذة جامعيون وباحثون متخ�ص�صون يف ميدان العلوم االقت�صادية؛ ويتم اختيارهم بناء
على طلب عرو�ض يعلن عنه كل �سنة على املوقع الإلكرتوين للجمعية املغربية للعلوم االقت�صادية.[Link] :
.4تتميز املحا�رضات والندوات بالقيمة العلمية العالية من جهة ،وبالطبيعة البيداغوجية والتب�سيطية من جهة �أخرى.
.5تلقى املحا�رضات باللغة العربية �أ�سا�سا.
.6تقوم اجلامعة االقت�صادية على مبد أ� املجانية ،كما �أن امل�ساهمة يف املحا�رضات والندوات تطوعية.
.3الدرو�س واملحا�رضات (الئحة �أولية� ،سوف تعمل اللجنة العلمية على حتديد برنامج عام يت�ضمن املوا�ضيع ،واملوجهات
املتعلقة بامل�ضامني واملناهج والو�سائل والربجمة الزمنية).
.4ال�شعب والتخ�ص�صات
� .1أ�سواق و�أموال.
.2مقاولة ومنظمات.
.3منو وتنمية.
.4قطاعات و�أن�شطة.
Colloque thématique – Repenser la protection sociale au Maroc : régimes, logiques, coûts 31
.5تربية وتكوين وت�شغيل.
� .6سيا�سات اقت�صادية.
� .7إبداع وبحث وتطوير.
.8اقت�صاد دويل وعوملة.
.5املو�ضوعات (املطلوب بلورة املوا�ضيع يف �شكل �إ�شكاليات ذات عالقة بق�ضايا املجتمع وباملعي�ش الراهن للنا�س)
.1الفكر االقت�صادي.
.2االقت�صاد الإ�سالمي.
.3النمو وا�سرتاتيجيات التنمية.
.4ال�سيا�سة املوزناتية.
.5امل�ؤ�س�سات والتطور.
.6دور الدولة والقطاع اخلا�ص.
.7ال�سوق والدولة.
.8دولة الرعاية.
.9ال�سيا�سة النقدية.
.10ال�سيا�سة ال�رضيبية.
� .11سيا�سة ال�رصف.
� .12سيا�سة اخلو�ص�صة.
.13احلمائية واالنفتاح.
.7جلنة التدبري
.8متويل
FICHE D’ADHESION
Adhérent
• Nom et prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
• Titres et fonctions : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
• Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
• Téléphone : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
• Fax : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
• E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
• Année d’adhésion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Les adhésions sont valables pour une année civile, quelle que soit la date à laquelle elles ont été réglées.
Montant de l’adhésion
• Personne physique : ..... 200 Dh
• Institution : . . . . . . . . . . . . . . 1 000 Dh
• Doctorant : . . . . . . . . . . . . . . . 100 Dh
Les étudiants doivent obligatoirement joindre la photocopie de leur carte d’étudiant.
Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Titre ou fonction : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Institution : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse professionnelle : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Adresse personnelle : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Téléphone : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Diplôme le plus élevé : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Spécialité(s) : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Date de soutenance : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Directeur de thèse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Thèmes de recherche : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Fiche à adresser à :
Association marocaine de sciences économiques, Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales,
Boulevard des Nations Unies, BP 721, Rabat, Maroc
E-mail : amse@[Link]
Site web : [Link]
Colloque thématique
En partenariat avec
le Laboratoire d’économie et de sociologie du travail
Aix-en-Provence, France
Diwan 3000
6
FoRUM
congrès
e
mArocAiN
scieNces
de
congrès
EcoNoMiqUes
2 0 1 2
Session générale
inégalités
Session thématique 1
Nouvelles problématiques macroéconomiques
deviennent-elles
Session thématique 2
Investissements, territoires, secteurs
Session thématique 4
Institutions, développement, genre
Centre d’accueil et de
conférences de la
Table ronde
Fondation Mohammed VI
Avenue Allal El Fassi,
La responsabilité éthique de l’économiste
Madinat Al Irfane
Hay Riad, Rabat
Rabat
15 et 16 juin 2012
congRès
Colloque thématique
8 econgrès
COLLOQUE
THEMATIQUE
9 CONGRÈS e
Colloque thématique
Au commencement Richesse,
La réforme fiscale était l’école développement
au Maroc : Justice scolaire et mondialisation
conjuguer efficacité et développement Le Maroc et l’alchimie
et équité humain de l’émergence
VENDREDI
13 JUIN 2014
2 e Forum m
sc ien ce s éc arocain des
on om iqu es Session gén
Etat de l’éco
érale
nom
Etat de la rech ie
erche
Session thém
atique 1
Modèles d’ém
e institutions
ergence,
, climat des
affaires
2 0 1 6 Session thém
atique 3
Développem
ent territorial
les nouveaux :
enjeux de la
régionalisat
ion