1 – Exercices : 05 - Optique géométrique.
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Exercices : 05 - Optique géométrique.
A. Lois de Snell-Descartes
1. Principe de l’arc-en-ciel
Un faisceau parallèle de lumière monochromatique éclaire une sphère (cf. figure 1) homogène de rayon R et
d’indice optique n ≃ 1, 33 relativement à l’air dans lequel elle est située. Un rayon quelconque, pénétrant dans
la sphère sous l’incidence i, entre dans la sphère sous l’angle r par rapport à la même normale, et finit par en
ressortir après avoir suivi p réflexions internes. Le rayon émergent fait l’angle α avec le rayon incident.
eau b
Figure 1 – Principe de l’arc-en-ciel
1. La sphère est uniformément éclairée. Si on appelle dΦ le flux lumineux envoyé entre les angles i et i + di,
relier dΦ à i, au flux total Φ éclairant la sphère, et à di.
dΦ
2. Exprimer en fonction de p, n, i et r.
dα
dΦ
3. À quelle condition admet-il un extremum ? Expliquer pourquoi on peut alors parler d’arc-en-ciel.
dα
4. On s’intéresse à la première valeur de p fournissant un arc-en-ciel (arc primaire). Quelle est la position du
sommet de cet arc-en-ciel au-dessus de l’horizon lorsque le soleil est lui-même à 25◦ au-dessus de celui-ci ?
dn
5. L’indice optique de l’eau varie en fait tout au long du spectre visible avec = −35 000 m−1. Évaluer la
dλ
largeur angulaire de cet arc-en-ciel et l’ordre de disposition des couleurs.
Réponses : Coordonnées sphériques d2 φ = AdS cos i avec dS = R2 sin ididϕ, dφ = 2πAR2 cos i sin idi et φ =
AπR2 d’où dφ = 2φ cos i sin idi, α = 2(i−r)+p(π−2r), dα dr
di = 2(1−(p+1) di ), sin i = n sin r et cos idi = n cos rdr,
dφ cos i sin i dφ
dα = φ 1− p+1 cos i , dα maximum si n cos r = (p+1) cos i, zone nettement plus lumineuse invariante en ϕ et valeur
n cos r q
2
de i, donc r donc α bien précise, sin i = 4−n
3 , i = 59, 6˚, r = 40, 4˚et α = 137, 6˚, 17, 4˚au-dessus de l’horizon,
n ≃ −35 000λ + 1, 351, n0 (600 nm) ≃ 1, 33, n1 (400 nm) ≃ 1, 337 et n2 (800 nm) ≃ 1, 323, i1 = 59, 2˚, r1 = 40, 0˚,
α1 = 138, 4˚, i2 = 60˚, r2 = 40, 9˚, α2 = 136, 4˚, l’arc en ciel s’étale sur 2˚ environ, le rouge au-dessus, le violet
en-dessous.
2. Prisme à réflexion totale
Un prisme de verre (figure 2) a pour section droite un triangle ABC rectangle en A. Il est éclairé par un
faisceau parallèle de lumière monochromatique à la longueur d’onde λ0 pour laquelle l’indice optique du verre
relativement à l’air vaut n.
B
α
i n
A C
i′
Figure 2 – Prisme à réflexion totale
On étudie la marche de ce faisceau qui entre sur la face AB sous l’angle d’incidence i. Après réflexion totale sur
la face BC, le faisceau sort du prisme par la face AC. On appelle α l’angle dièdre du prisme en B.
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1. Définir et calculer la déviation D par le prisme en fonction seulement de i et de l’angle d’émergence du
faisceau i′ par la face AC.
2. Est-il possible d’obtenir un faisceau émergent perpendiculaire au faisceau incident ? Dans ce cas, montrer
que n doit vérifier une inégalité que l’on précisera.
Cette situation est-elle compatible avec une incidence normale ? une incidence rasante ?
3. On considère maintenant le cas où n = 1, 5 et α = 60◦ . Déterminer l’angle d’incidence i0 correspondant
à un faisceau émergent perpendiculaire au faisceau incident. Déterminer la variation dD de la déviation
D lorsque i0 varie de di0 .
Réponses : D1 = r − i, D2 = 2α − 2r − π, D3 = i′ − γ avec γ = 2α − r − π2 , D = D1 + D2 + D3 = i′ − i − π2 ,
on peut obtenir D très rapidement du fait de l’angle droit entre les normales, i′ = i, γ = r, α − r = π4 ,
√
n sin π4 ≥ 1, n ≥ 2, incidence normale i = r = i′ = γ = 0 possible si α = π4 , incidence rasante i = π2 ,
r = arcsin n1 , α = π4 + arcsin n1 alors γ = arcsin n1 et i′ = π2 , le rayon lumineux va repartir tangentiellement
di′
à AC, ce n’est pas compatible, r0 = 15˚, i0 = 23˚, dD ′ ′
di = di − 1, cos idi = n cos rdr, cos i di = n cos γdγ,
dD cos i cos γ dD
dγ = −dr, di = −[ cos r cos i′ ], di i0 = −2.
3. Théorème de Bouguer
On étudie un milieu à symétrie sphérique : l’indice n ne dépend que de la distance r au centre de symétrie O. Un
rayon lumineux aborde ce milieu dans un plan contenant O. Dans un milieu d’indice variable, on peut montrer
que le rayon lumineux suit une trajectoire donnée par l’équation différentielle suivante :
d(n~u) −−→
= grad n
ds
où n est l’indice locale, ~u un vecteur unitaire tangent à la trajectoire du rayon lumineux et s l’abscisse curviligne.
1. Montrer que, dans le cadre du problème proposé à symétrie sphérique, la quantité ~r ∧ n~u est conservée
par rapport à l’abscisse curviligne s. Le rayon vecteur est ~r = r~er .
2. Montrer alors que n(r)r sin i(r) = constante, où i est l’angle formé par le rayon lumineux avec la radiale
−−→
locale ~r = OM ; c’est le théorème de Bouguer.
3. Il s’agit en fait d’un modèle pour l’atmosphère terrestre, dans laquelle l’indice optique varie depuis la
valeur n0 = 1, 0003 au niveau du sol (r = R = 6 400 km) jusqu’à la valeur exacte 1 au sommet de
l’atmosphère, à l’altitude h = 64 km. Proposer l’expression approchée la plus simple possible pour n(r).
i i0
Terre
Atmosphère
Figure 3 – Théorème de Bouguer
4. Du fait de la variation progressive de l’indice optique, un rayon lumineux provenant de l’espace verra sa
trajectoire incurvée vers le sol au cours de la descente vers l’observateur au sol (cf. figure 3).
Lors d’une descente de r à r + dr (dr < 0), évaluer le signe et la valeur de la déviation d∆ subie par
le rayon lumineux. On appellera i0 l’angle d’incidence du rayon lumineux sur la couche supérieure de
l’atmosphère.
5. Calculer la déviation totale ∆ pour i0 = 60◦ , ainsi que l’angle d’incidence au sol i.
Réponses : d~rds
∧n~ u
= d~r
u + ~r ∧ d(n~
ds ∧ n~ ds
u)
= ~0, ~r ∧ n~u = Cte, n(r)r sin i(r) = Cte, n(r) = n0 − n0h−1 (r − R),
i(r + dr) = i(r) + d∆, n(r + dr) sin i(r + dr) = n(r) sin i(r), par développement limité dn sin i + n cos id∆ = 0,
(R+h) sin i0
d∆ = − dn sin i
n cos i , loi de Bouguer nr sin i = (R + h) sin i0 d’où : d∆ = − n
dn √
2 2 2 2
, intégration par
n r −(R+h) sin i0
calculs approchés ou bien ordre de grandeur avec : |∆| = ∆n tan i0 ≃ 1, 8′ .
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4. Lentille plate de Veselago
En , le physicien russe Victor Veselago a conduit des études théoriques dans le cadre d’une optique de
Descartes où les milieux pourraient être d’indice négatif. Il a montré qu’avec de tels milieux, il était possible
de réaliser une lentille convergente parfaitement plate. En , le premier matériau possédant un indice négatif
a été créé, on parle de métamatériau. Ce matériau est un diélectrique classique (verre de silice) dans lequel on
a inséré des fils conducteurs selon une structure périodique, voir la photographie de la figure 4. Ce matériau
s’est montré efficace pour des longueurs d’onde λ ≃ 1 cm. Son indice de réfraction a été mesuré à n = −2, 7.
À l’heure actuelle, aucun métamatériau n’a été réalisé pour le domaine visible λ ≃ 0, 5 µm. Seul un matériau
d’indice n = −0, 3 a été obtenu pour λ ≃ 2 µm.
Figure 4 – Métamatériau
On considère le schéma de la figure 5 où un objet AB est placé à la distance d d’une lame à face parallèles
d’épaisseur e, d’indice n < 0 avec |n| > 1. La lame de métamatériau possède une hauteur très grande devant
son épaisseur. On considère un rayon lumineux qui aborde ce milieu depuis A sous l’angle d’incidence i1 .
1 n 1
B i1
A b b
O
d e
Figure 5 – Lentille plate de Veselago
1. La loi de la réfraction étant de Descartes étant toujours valable, quelle est la particularité du rayon
réfracté par le dioptre plan P1,n lorsque le milieu est d’indice négatif ?
2. On suppose que l’image A′ de A par le dioptre plan P1,n est située dans le milieu d’indice n < 0.
Déterminer la distance OA′ en fonction de d, n et i1 . En déduire que le dioptre plan P1,n n’est pas
stigmatique.
3. Montrer qu’en se plaçant dans les conditions le Gauss, le stigmatisme est assuré. Que vaut alors la
distance OA′ ? Où se situe l’image B ′ de B ? Quelle propriété présente donc le dioptre plan P1,n ?
Dans la suite, on se place dans les conditions de Gauss.
4. À quelle condition sur l’épaisseur e de la lentille de Veselago, l’image A′ B ′ se situe-t-elle dans le
métamatériau ? On suppose pour la suite que cette condition est aussi réalisée aussi pour un objet A1 B1
situé à la distance d1 > d en arrière de AB par conséquent. Où se situe l’image de A1 B1 par rapport à
A′ B ′ ? On considère maintenant un objet constitué par A1 B1 AB. Que peut-on dire de son image dans
le métamatériau ?
5. Pour une épaisseur e respectant la condition vue à la question précédente, déterminer la position de
l’image définitive A′′ B ′′ de AB par la lentille de Veselago. A-t-on bien réalisé l’équivalent d’une lentille
convergente traditionnelle ?
q
2 −sin2 i
Réponses : Le rayon réfracté se situe alors du même côté de la normale que le rayon incident ; OA′ = d n1−sin 2i
1
1
,
′ ′
OA dépend de i1 , il n’y a pas stigmatisme ; si l’on se place à l’ordre 1 en i1 , alors on peut écrire que OA ≃ |n|d,
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il y a bien stigmatisme pour les petits angles, l’invariance par translation impose que B ′ soit dans le même
plan de front que A′ , il y a aplanétisme ; il faut que e > |n|d et pour le second objet e > |n|d1 , A′1 se situe
en |n|d1 , l’image de l’objet A1 B1 AB est A′ B ′ A′1 B1′ , il y a renversement longitudinal et dilatation longitudinale
de l’objet ; A′ B ′ se situe à la distance e − |n|d du dioptre plan Pn,1 , son image se situe donc de l’autre côté
e e
à la distance |n| − d, l’image de A1 B1 est située en |n| − d1 , il n’y a plus de renversement longitudinal et les
rayons convergent, l’image définitive est bien une image réelle de même taille que l’objet, le dispositif a des
similitudes avec une lentille convergente mais il n’est pas complètement équivalent, on le voit en particulier sur
le grandissement mais aussi sur le fait que si e < |n|d alors l’image définitive est virtuelle, quand l’objet se situe
e
au-delà de la distance |n| de la lentille son image est virtuelle pour une lentille traditionnelle, la condition était
d < f (trop près de la lentille).
5. Un poisson dans un cylindre de verre
Un poisson nage dans un récipient cylindrique de diamètre D = 20, 0 cm, rempli à ras bord. Le poisson se situe
à une position très particulière : son œil se situe précisément sur l’axe de symétrie du cylindre. Dans cette
position, il peut voir tout ce qui entoure le récipient, sur l’entière surface de l’eau. À quelle distance le poisson
se trouve-t-il alors de la surface de l’eau ? On rappelle que l’indice de l’eau est n = 1, 33.
Proposition de réponses :
a) 22, 2 cm b) 11, 4 cm c) 18, 0 cm d) 8, 8 cm
Réponses : soit h la distance séparant le poisson de la surface de l’eau. Le rayon lumineux touchant le bord
du cylindre de rayon D/2 et l’œil du poisson fait un angle r avec la normale au dioptre eau-air constituée par
la surface d’eau plane supérieure. on a sin r = √ D/2 . La loi de Descartes à la réfraction limite donne
D2 /4+h2
D/2 √
sin i = n sin r avec sin i = π/2, on a donc 1 = n √ 2 2
. On en déduit h = D
2 n2 − 1. On trouve h = 8, 8 cm
D /4+h
à savoir la réponse d).
6. Images de deux miroirs plans
Deux miroirs (M 1) et (M 2) forment entre eux un angle de α = 20˚. Un objet est placé en O, sur la bissectrice
formée par l’angle entre les deux miroirs. Combien d’images de O peuvent-elles être vues en tout (incluant le
point O lui même) ? On fait l’hypothèse que l’œil peut être placé entre les miroirs et peut observer les réflexions.
Voir le schéma de la figure 6.
α b
O
C
Figure 6 – Dièdre de deux miroirs
Proposition de réponses :
a) 36 b) 18 c) 1 d) 9
Réponses : les points images de O se situent tous sur un cercle de rayon CO. Par symétrie, par rapport à un
miroir, l’angle est identique de chaque côté du miroir pour former l’image de O. Finalement, cela revient à
provoquer une rotation de de deux fois l’angle. Or, l’angle par rapport à chacun des deux miroirs est de 10˚, les
images se situent toutes en décalé de 20˚. Comme le point O est sur la bissectrice, c’est exactement la même
chose pour une première réflexion sur (M 1) que pour une réflexion sur (M 2). On aura donc 360/20 = 18 images
d’où la réponse b).
B. Tracés optiques
7. Tracés de rayons
Compléter la marche des rayons lumineux incidents ou émergents des lentilles de la figure 7.
8. Constructions Image - Objet
Dans chaque cas, construire l’objet qui possède l’image obtenue sur la figure 8.
9. Constructions avec une lentille divergente
Pour les 4 schémas proposés à la figure 9, tracer l’image ou l’objet en fonction de ce qui est proposé. AB est un
objet, A′ B ′ une image. Lorsque l’objet ou l’image sont réels, ils sont représentés en trait plein. Dans le cas où
ils sont virtuels, on utilise les pointillés.
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b b b
O O O
Figure 7 – Lentilles
B′ B′
b b b b
O A′ F F A′ O
Figure 8 – Constructions
10. Constructions avec deux lentilles
Pour les 4 schémas proposés à la figure 10, tracer l’image de l’objet réel proposé en entrée du système optique.
C. Relations de conjugaison
11. Focométrie
On considère le système optique présenté sur la figure 11.
Un point objet A réel est placé sur l’axe Cx. En O, il y a un miroir plan. On note d = 60 cm la distance CO.
On constate qu’il existe deux positions de cet objet pour lesquelles le point image A′ fourni par le système se
confond avec A. Ces deux positions sont séparées par une distance D = 10 cm.
En déduire l’expression, puis la valeur de la distance focale f de la lentille.
Réponses : A donne une image A1 par la lentille puis A1 fournit une image A2 symétrique de A1 par le miroir
plan, A2 par la lentille doit donner A′ = A, il faut donc que A1 = A2 , il n’y a que deux positions qui sont
invariantes par le miroir plan : A2 = A1 sur le plan du miroir√ et A1 = A2 rejeté à l’infini, dans ce dernier cas A
est sur le foyer de la lentille, D(d + f ) = f 2 , f = 21 (D + D2 + 4Dd), f = 30 cm.
D. Instruments d’optique
12. Presbytie
Un patient souffre d’un problème de vision. Il ne voit pas les objets nets au-delà de 26 cm, ni en-dessous de
13, 5 cm.
1. Établir le diagnostic quant à la vision de ce patient. Est-il myope ou hypermétrope ?
2. Proposer une correction adaptée, tout d’abord avec une paire de lunettes qu’il portera à 2 cm de ses yeux
puis avec des lentilles de contact.
3. Avec l’âge, le patient devient presbyte. Il ne peut plus lire de près. Comment peut-on lui rendre une
vision normale ?
Réponses : un œil normal voit les objets nets de l’infini à 25 cm, les rayons venant de l’infini convergent trop tôt
pour le patient, il est myope. On utilise une lentille divergente pour compenser, il faut que l’image de l’infini soit
située à 26 cm pour qu’elle soit vue correctement. Si on utilise des lunettes, alors les lunettes sont 24 cm devant
cette image, la focale image est donc bien négative et vaut f ′ = −24 cm, ce qui correspond à une vergence de
−4, 2 δ. Si on utilise des lentilles collées sur l’œil, on aura la lentille de contact et le cristallin l’un contre l’autre
ou presque. On confond leur centre optique, la focale de la lentille doit donc être f ′ = −26 cm ce qui fait une
vergence de −3, 8 δ pour les lentilles de contact. Avec la presbytie, le punctum proximum recule, cela sera corrigé
par des lunettes convergentes.
13. Photographie et pouvoir de résolution
L’angle de vision humain moyen pour la vision stéréoscopique en couleurs est de l’ordre de 40˚.
1. Déterminer la distance focale d’un objectif photographique, assimilé à une lentille sphérique mince conver-
gente unique, qui donne le même angle de vision lorsque la largeur de la pellicule est de 36 mm.
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b b b b b
A b
F ′ A O F F ′ O F
B
′
B
b b b
A′ b b b
F′ O F A′ F′ O F
B′
Figure 9 – Constructions pour une lentille divergente
B
A b b b b b b
F1 O1 F1′ F2 O2 F2′
A b b b b b
F1 O1 F1′ = F2 O2 F2′
A b b b b b b
F1 O1 F2′ F1′ O2 F2
Figure 10 – Constructions d’une image pour un système de deux lentilles
2. Un objectif de ce type, de distance focale f ′ = 50 mm, est réglé sur l’infini si la distance entre le plan de
la pellicule P et le centre O de la lentille est égale à f ′ . Pour mettre au point (obtenir une image nette)
sur un objet situé à distance finie D de O, on doit écarter l’objectif de cette position d’une distance t
(tirage). Calculer t.
3. Lorsque la mise au point ci-dessus est réalisée, on constate en pratique que l’image formée reste nette
de part et d’autre de la mise au point théorique (c’est la profondeur de champ), car on peut qualifier
d’image nette toute tache de dimension inférieure au diamètre δ des grains photosensibles (AgBr). Si la
mise au point est faite sur 18 m, on constate en particulier que l’image est nette si l’objet est situé entre
9 m de l’objectif et l’infini pour un certain diamètre d = f ′ /N d’ouverture de l’objectif, avec N = 5, 6.
Évaluer δ.
4. Déterminer la profondeur de champ pour N = 2, 8 puis N = 16. Quel autre facteur influe sur le choix du
diaphragme N ?
d Df ′ f ′2 d f′
Réponses : f ′ = 2 tan 20˚
= 49, 5 mm, OA′ = D−f ′ et OA′ = f ′ + t avec D ≫ f ′ en général d’où t = D , δ = t ,
′2
δ = Nf D = 25 µm, pour N = 2, 8 profondeur de champ de 12 m à 37 m, pour N = 16 profondeur de champ de
4, 6 m à ∞, plus N grand moins il y a de lumière qui rentre dans l’objectif donc photo plus lente, temps de
pause plus grand.
14. Téléobjectif
Un objectif photographique est constitué d’une lentille convergente L1 de centre O1 , de distance focale f1′ =
75 mm. La pellicule Π est placée dans le plan focal image de l’objectif. On ajoute à cet objectif deux lentilles
additionnelles : une lentille L2 divergente, de centre O2 et de focale f2′ = −25 mm, que l’on accole à L1 (on a
ainsi O1 = O2 ) et une lentille L3 convergente, de centre O3 et de focale f3′ = 100 mm, que l’on fixe devant le
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b b b
A C O
Figure 11 – Focométrie
système L1 − L2 . La distance O3 O1 est réglée de manière à ce que l’image d’un objet éloigné soit nette sur la
pellicule.
1. Faire un schéma représentant les lentilles avec les positions relatives des centres et des foyers. Compléter
ce schéma par un tracé de rayons définissant la position du foyer image F ′ du téléobjectif constitué par
les trois lentilles.
2. Calculer l’encombrement de cet appareil, c’est à dire la distance du centre O3 à la pellicule Π.
3. Calculer la grandeur A′ B ′ d’une tour AB de 60 m de hauteur, située à une distance d = 3 km de l’objectif.
4. Calculer l’encombrement d’un appareil qui aurait comme objectif, une seule lentille donnant une image
de même grandeur. Conclusion.
15. Microscope
Un microscope est constitué par association de deux lentilles convergentes jouant respectivement les rôles d’ob-
jectif et d’oculaire. L’objectif est de focale f1′ = 5 mm et l’oculaire de focale f2′ = 25 mm. Le foyer image F1′ de
l’objectif et le foyer objet F2 de l’oculaire sont écartés de l = 25 cm.
1. Un observateur, l’œil placé au foyer image de l’oculaire, étudie un petit objet AB disposé dans un plan
de front, le point A étant situé sur l’axe optique. Où doit être A pour que l’œil effectue l’observation sans
accommoder ?
2. Représenter la marche d’un pinceau lumineux étroit issu du point B.
3. Soient α′ l’angle sous lequel l’œil voit l’image définitive de AB à travers le microscope et α l’angle sous
lequel il apercevrait AB sans instrument. Calculer le grossissement G = α′ /α.
4. En accommodant, l’œil peut observer nettement un objet situé à une distance comprise entre 25 cm
(Punctum Proximum) et l’infini (Punctum Remotum). De combien peut-on modifier la distance entre
l’objectif et l’oculaire si l’on veut toujours pouvoir observer nettement l’objet AB (cette distance s’appelle
la latitude de mise au point) ?
(l+f1 )(2(f1 +f2 )+l)
Réponses : Pas d’accommodation si A′ = F2 , F1 A = −0, 1 mm, G = f2 f1 , G = 632, 4, 1 µm.
16. Tripleur de focale
On réalise la photographie d’objets situés à grande distance au moyen d’un objectif, assimilé à une lentille mince
unique de focale f ′ > 0. Le plan de la pellicule est confondue avec le plan focal image de l’objectif (voir la figure
12, à gauche).
1. Quelle est la dimension D d’une image sur le plan de la pellicule si l’objet s’étend sur une largeur angulaire
θ ? Application numérique : calculer θ pour f ′ = 300 mm et D = 36 mm.
f′ f′ + e
Figure 12 – Tripleur de focale
2. Pour un objet donné, augmenter D consiste à augmenter f ′ donc l’encombrement de l’appareil. On
veut ici réaliser l’équivalent d’un tripleur de focale, c’est-à-dire un dispositif qui réalise une image de
dimension triple de celle obtenue avec l’objectif seul, tout en ayant un encombrement inférieur à 3f ′ . On
écarte pour cela (voir la figure 12, à droite) l’objectif de la pellicule d’une distance e avant d’insérer une
seconde lentille (divergente sur le schéma) entre les deux. Cette lentille est à la distance d du plan de la
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pellicule et sa distance focale est notée ϕ′ ; elle doit introduire un grandissement égal à +3, sans changer
le sens de l’image.
Exprimer ϕ′ et d en fonction de e. Faire l’application numérique pour e = 200 mm.
3. Le dispositif joue-t-il son rôle de tripleur lorsqu’on l’insère devant un autre objectif ?
Réponses : D = f ′ θ, θ = 0, 12 rad ; d = 32 e, ϕ′ = − 43 e ; oui car les résultats sont indépendants de f ′ .
17. Lunette astronomique - QCM
Une lunette astronomique est un système centré qui se compose d’un objectif assimilable à une lentille mince
convergente L1 de focale fob = 100 cm, de centre optique O1 , de diamètre D = 10 cm ainsi que d’un oculaire
que l’on peut assimiler à une lentille mince convergente L2 de focale foc = 5 cm, de centre optique O2 et de
diamètre d = 1, 5 cm.
1. Calculer la distance e = O1 O2 entre les centres optiques des lentilles pour que le système soit afocal :
a)e = 95 cm b)e = 20 cm c)e = 105 cm d)e = 55 cm
2. Un objet situé à l’infini présente un diamètre angulaire θ lorsqu’il est observé sans instrument par un œil
normal et un diamètre angulaire θ′ lorsqu’il est observé à travers l’instrument. Calculer le grossissement
G = θ′ /θ de la lunette :
a)G = −fob /foc b)G = fob /foc c)G = −(fob + foc )/foc d)G = (fob + foc )/foc
3. On observe un objet ponctuel à l’infini sur l’axe optique de la lunette. Quelle devrait être la valeur
minimale du diamètre dm de la monture de l’oculaire pour que tous les rayons qui traversent la monture
de l’objectif ressortent de l’instrument ? On s’aidera avantageusement d’un schéma :
a)dm = 2, 5 mm b)dm = 3, 5 mm c)dm = 1, 5 mm d)dm = 5, 0 mm
4. On appelle diaphragme d’ouverture, le diaphragme qui limite le faisceau de rayons qui traverse l’instru-
ment pour la formation de l’image. Donner son diamètre d0 :
a)d0 = 1, 5 cm b)d0 = 10 cm c)d0 = 0, 5 cm d)d0 = 11, 5 cm
5. On appelle pupille de sortie, le conjugué du diaphragme d’ouverture par rapport à la lunette. Calculer la
position O2 P du centre P de la pupille de sortie par rapport au centre optique O2 de la lentille oculaire :
a)O2 P = 1, 2 cm b)O2 P = 3, 75 cm c)O2 P = 1, 75 cm d)O2 P = 5, 25 cm
6. Déterminer son diamètre dp :
a)dp = 5 mm b)dp = 3, 5 mm c)dp = 2, 5 mm d)dp = 1, 5 mm
7. La lunette étudiée précédemment donne une image renversée de l’objet visé. Pour observer des objets
terrestres, on redresse cette image en insérant entre les deux lentilles minces convergentes, une lentille
mince convergente L3 , de centre optique O3 et de focale f3 = 2 cm. L’oculaire L2 est alors déplacé pour
que la lunette terrestre reste afocale. Déterminer la position de la lentille L3 , par rapport à la lentille L1 ,
pour qu’elle donne de l’image A1 B1 fournie par l’objectif L1 d’un objet à l’infini, une image A3 B3 réelle,
renversée et trois fois plus grande que A1 B1 :
a)O1 O3 = 63, 32 cm b)O1 O3 = 102, 67 cm c)O1 O3 = 47, 25 cm d)O1 O3 = 75, 12 cm
8. En déduire la nouvelle longueur e′ de la lunette :
a)e′ = 132, 75 cm b)e′ = 165, 25 cm c)e′ = 152, 12 cm d)e′ = 115, 67 cm
9. Calculer le nouveau grossissement G′ de la lunette :
a)G′ = 60 b)G′ = 100 c)G′ = 50 d)G′ = 95
Réponses : c), a), d), b), d), a), b), d), a).
JR Seigne Clemenceau Nantes