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Évaluation des Risques Comptables et Contrôle

Ce document décrit le processus comptable d'une entreprise et analyse les risques liés à ce processus. Il contient une description détaillée des étapes du processus comptable ainsi qu'une classification des risques opérationnels.

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Évaluation des Risques Comptables et Contrôle

Ce document décrit le processus comptable d'une entreprise et analyse les risques liés à ce processus. Il contient une description détaillée des étapes du processus comptable ainsi qu'une classification des risques opérationnels.

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l'évaluation des risques opérationnels liés au processus comptable et développement d'un dispositif du

contrôle interne au sein de la CDG

1.1. Description du processus comptable

Le processus comptable comporte des opérations quotidiennes (enregistrement des transactions effectuées
par l'entreprise au journal) et des travaux annuels (établir le bilan et le compte de résultat). Ces opérations
se déroulent suivant un ordre bien déterminé.

1.1.1. La collecte des pièces comptables

Elle doit respecter le principe de l'exhaustivité de l'information comptable. Dans le classement des données
antérieurement collectés par type de journal comptable : il sera question d'identifier pour chaque pièce
comptable les journaux auxiliaires qui seront employés.

1.1.2. La vérification des pièces comptables

Toutes les pièces justificatives en provenance de l'extérieur ou des services internes de l'entreprise doivent
faire l'objet d'une vérification préalable par le comptable. Ce dernier vérifie notamment

• l'existence des cachets et signatures ;

• la justesse des calculs ;

• la concordance entre factures, bon de commande et bordereaux de livraison s'il y'a lieu.

Lorsqu'il décèle des anomalies sur les pièces qu'il vérifie, le comptable procède à leurs corrections par des
émetteurs de ces pièces avant leur enregistrement dans la comptabilité.

1.1.3. Imputation desdites pièces

«L'imputation désigne le rangement d'un objet à une certaine place, dans une classification (ou
nomenclature) » (Gouadain & al.2002:73). Après avoir été vérifiées par le comptable, les pièces justificatives
sont imputées à l'aide d'une pièce d'imputation comptable (PIC).

Les informations ci-après doivent figurer sur la pièce d'imputation comptable :

• numéro et intitulé du journal ;


• date comptable ;

• numéro de la pièce comptable ;

• numéro de compte ;

• libellé de l'opération ;

• montant débit et crédit.

L'imputation peut se faire manuellement mais présentement elle est exécutée à l'aide de l'outil
informatique, (GOVOEI 2007:51).

1.1.4. Saisie informatique des pièces comptables imputées

Cette opération consiste à enregistrer les imputations comptables dans l'ordinateur en fonction des journaux
comptables crées à ce effet. Cette saisie se fait à l'aide d'un logiciel de comptabilité qui peut différer selon les
entreprises. Ce logiciel permet :

• la création d'un plan comptable ;

• la gestion de la comptabilité générale ;

• la gestion de la comptabilité analytique ;

* la gestion du reporting

• la gestion budgétaire ;

• la gestion des devises ;

• le règlement des tiers, relevés clients et relevé tiers ;

• le rapprochement bancaire ;

• la recherche d'écritures ;

• les éditions des états comptables (grand livre, balance, journaux, etc.)

Les journaux comptables crées pour la saisie informatique sont:

• les journaux de banque (BOA, BIB) ;


• les journaux de caisse (caisse menu dépense) ;

• les journaux des achats ;

• le journal des opérations diverses ;

• les journaux de ventes.

Chaque journal est lié à un code journal.

1.1.5. Contrôle des saisies

A partir du brouillard informatique, le comptable procède à la validation des saisies comptables. Le cas
échéant s'il y'a des corrections à faire, elles seront faites et l'on passera à une autre étape qu'après
achèvement de ces contrôles.

1.1.6. Edition des documents comptables

La base de données ainsi constituée est utilisée pour les éditions des documents comptables : journaux,
balance, comptes etc.

1.1.7. Etats de rapprochement

L'état de rapprochement est un contrôle, réalisé par le comptable dans le but d'amener les comptes
bancaires au plus proche de la réalité des relevés de comptes c'est-à-dire vérifier la concordance des deux
comptes (compte banque et extrait de compte).

La technique de l'état de rapprochement va permettre de justifier des différences de soldes.

Il consiste à associer (pointer) les opérations déjà enregistrées dans la société afin de faire apparaitre des
écritures isolées c'est-à-dire enregistrées uniquement par la banque ou l'établissement.

1.1.8. Elaboration des états financiers (bilan, compte de résultat, TAFIRE, états annexés)

Les états financiers constituent le principal produit fini, la principale finalité de tout travail comptable. Un
commissaire aux comptes est chargé de valider ces états financiers une fois qu'ils sont produits.

1.1.9. Archivage des documents

Selon BECOUR & al. (2008: 74). « le souci est celui de la protection du patrimoine vital que sont l'information
et ses supports : machines, programmes, fichiers, documentation. Le stockage doit être organisé pour
permettre : de vérifier la fiabilité des informations par recoupement de différents classements, la
conservation des informations, de pouvoir modifier à moindre coût les programmes de traitement
susceptibles d'évoluer, d'éviter la destruction des données de mettre à jour si nécessaire ».

1.2 les risques liés au processus comptable:

1.2.1 définitions

Selon le Petit Robert, « le risque est l'éventualité d'un événement ne dépendant pas exclusivement des
parties et pouvant causer la perte d'un objet ou tout autre dommage ; par extension, le risque est un
événement contre la survenance duquel on s'assure».

Cette définition porte sur l'aspect générique que revêt le terme de risque. Nous devrons donc définir le
risque dans le cadre de l'audit.

L'Institut Français de l'Audit et du Contrôle interne IF ACI (in Renard 2006:139) définit le risque comme
étant : « un ensemble d'aléas susceptibles d'avoir des conséquences négatives sur une entité et dont le
contrôle interne et l'audit ont notamment pour mission d'assurer autant que faire se peut la maîtrise »,
Schick ( 2007:12) ajoute qu' « en audit interne, la notion de risque a toujours été associé, d'une part,
d'incertitude et, d'autre part, à celle d'événements incertains ».

Selon Dominique VINCENT in Renard (2010:155) & Hamzaoui (2008:38) : « le risque c'est la possibilité que se
produise un événement incertain susceptible d'avoir un impact sur la réalisation des objectifs ».

Ces différentes définitions du risque portent sur ses aspects négatifs sur les activités de l'entreprise et
l'atteinte de ses objectifs.

1.2.2. Dimensions du risque

L'analyse des définitions sus citées montre les composantes du risque que sont la gravité ou les
conséquences de l'impact et la probabilité qu'un ou plusieurs événements se produisent.

Ainsi, le risque se mesure en termes de conséquences et de probabilités. Au sein de l'analyse des risques,
d'autres dimensions sont identifiées par les auteurs. Moreau (2002:3) distingue une troisième dimension,
selon lui « la notion de risque comporte trois dimensions: le péril ou le danger (la source du risque) identifié,
diffus ou non identifié (l'aléa), ce que touchent les périls (les objectifs du processus de l'entreprise au travers
de ses effectifs, ses actifs matériels et immatériels, ses tiers et ses parties prenantes, sa capacité de générer
du cash et lever des fonds), et la mesure de la vulnérabilité dépendant de la probabilité de survenance (ou
d'occurrence) ou la mesure d'impact ». McNamee(1998:39), cite deux autres dimensions du risque à savoir :
« the timing of risque », c'est-à-dire la période de réalisation de l'impact du risque et « the duration of its
consequences », c'est-à-dire la durée pendant laquelle les impacts perdurent.

1.2.3. Classification des risques

Selon Lacroix (2007: 11), il existe de nombreuses classifications de risques dont l'utilisation diffère selon les
entreprises. Ils peuvent être classés suivant leur nature, mais les risques peuvent aussi être classés selon
qu'ils touchent aux actifs financiers ou qu'ils sont opérationnels ou de conformité.

[Link]. Risques selon la nature

On peut distinguer les risques suivants :

• de nature économique, ils résultent d'un brusque changement dans l' environnement économique de
l'entreprise ;

• s'ils sont opérationnels, ils sont liés à un dysfonctionnement dans les processus industriels ou de
production de l'entreprise ;

• ils peuvent aussi survenir d'un évenement naturel ;

• ou bien être liés à une action volontaire ou involontaire de l'homme.

[Link]. Risques financiers

Parmi les risques financiers, il y a :

• ceux liés aux crises monétaires et financières : les risques pays ;

• les risques de contrepartie, liés au non respect d'une obligation par un cocontractant ;

• ceux de taux de crédit s'ils évoluent défavorablement ;

• ceux de change avec la variation des cours des monnaies ;

• ceux de marché et de la loi de l'offre et de la demande ;


• les risques sur la facilité à acheter ou à revendre un actif: c'est-à-dire de liquidité.

[Link]. Risques de conformité

Les risques de conformité concernent :

• les aspects légaux et règlementaires ;

• les risques de sanction: administrative, judiciaire, disciplinaire ;

• le risque de réputation ;

• le non respect de la déontologie ;

[Link].4. Risques opérationnels

Selon HAMZAOUI (2008:38), « le risque peut être défini comme un concept selon lequel un évènement ou
une action ait un impact néfaste sur l'aptitude à réaliser ses objectifs avec succès dans un environnement
incertain ». Le risque opérationnel, ainsi défini, intègre le risque juridique, mais exclut les risques
stratégiques et de réputation. Selon (NGUENA, "2008:29), ce sont des risques recensés pendant l'analyse des
processus liés au métier de l'entreprise encore appelés processus primaire. Ces définitions montrent que le
risque opérationnel est le risque lié au mode de fonctionnement et d'exécution des procédures internes de
l'entreprise, à son personnel ainsi que d'éventuels dangers provenant de son environnement extérieur. Dans
ce cadre particulier les risques opérationnels ont donc un champ d'application très large. Les accords de Bâle
dans CIGREF (2008:12) les classent en 8 catégories :

• fraude interne (vol, fraude) ;

• fraude externe (vol, fraude,) ;

• sécurité de systèmes (atteinte à la sécurité du système) ;

• pratiques en matière d'emploi et sécurité sur le lieu de travail (relations de travail, sécurité du lieu de
travail, égalité et discrimination) :

• clients, produits et pratiques commerciales (conformité, mauvaises pratiques commerciales, défauts de


production) ;

• dommages aux actifs corporels (catastrophe et autres sinistres);


• dysfonctionnement de l'activité et des systèmes (système informatique, problème de télécommunication
et panne d'électricité) :

• exécution, livraison et gestion des processus (erreur d'enregistrement des données, défaillance dans la
gestion de sûreté, défaillance des fournisseurs ou conflit entre eux).

1.2.4 typologie des risques liés au processus comptable:

1.2.4 Objectifs de contrôle interne du processus comptable

Le dispositif de contrôle interne est un tas de mesure qui s'adonnent pour toutes les activités de l'entreprise.
Le contrôle interne comptable est mis en place par l'entreprise afin d'assurer ou de favoriser (non de
garantir) entre autre la qualité de l'information financière dans le but d'avoir une saine pratique de la
maitrise des risques liés au processus comptable.

Le contrôle interne comptable, d'une manière spécifique est un système qui comprend des procédures qui
doivent permettre le traitement des opérations aux fins de leur enregistrement dans des comptes
appropriés. Dans cette optique donc, le contrôle interne comptable a pour but de protéger et de
sauvegarder le patrimoine, par la mise en œuvre de procédures qui préviennent et détectent les erreurs et
les fraudes. 'Selon la norme pratique et procédure de contrôle interne, nous distinguons les objectifs de
contrôle interne comptable suivants :

• assurer que la comptabilité contribue au contrôle des opérations et aide au pilotage du contrôle interne ;

• assurer que la comptabilité est toujours tenue à jour et qu'elle produit régulièrement des états de synthèse
fiables, significatifs, et pertinents ;

• assurer que la comptabilité obéit à la réglementation en vigueur;

• assurer que le processus d'identification des facteurs clefs de succès et d'évaluation des risques
opérationnels liés au traitement de l'information comptable permet d'identifier, d'analyser et de traiter
d'une manière efficace les risques significatifs liés au processus d'exploitation de l'information comptable ;
• assurer une bonne conservation des livres comptables et des pièces justificatives

• favoriser une bonne maîtrise des risques liés à la comptabilité pouvant avoir une incidence significative sur
l'efficacité;

• favoriser une rapidité d'exécution des tâches et services et une rapidité de réaction pour le traitement des
difficultés, la résolution des problèmes, la détection et le traitement des risques du processus comptable ;

• garantir une bonne contribution de la fonction comptable avec l'ensemble du personnel pour la réalisation
des objectifs de l'entreprise ;

• garantir une communication efficace entre les acteurs de la comptabilité ;

• veiller à l'intégrité, la fidélité et l'efficacité des responsables de la comptabilité.

Pour atteindre ces objectifs, il est indispensable d'installer un certain nombre de dispositifs qui permettront
de rendre plus efficace l'entité tout en maitrisant les risques opérationnels.

démarche d'évaluation des risques opérationnels

définition d'évaluation des risques opérationnels

objectifs d'évaluation des risques opérationnels

facteurs de réussite d'évaluation des risques opérationnels

les étapes d'évaluation des risques opérationnels : la prise de connaissance-l'identification des risques
opérationnels- évaluation des risques opérationnels ( methode qualitative et quantitative)- hiérarchisation
des risques opérationnels- appréciation des dispositifs de maitrise des risques opérationnels-
établissement des plans d'actions- le suivi des actions d'amélioration du processus.

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