IPGEI Espaces préhilbertiens( Semaine 24.01.
2022) MP*, 2021-2022
Projection orthogonale(suite)
Propsition 1 Soit p une projection orthogonale sur F . Alors
1. p2 = p.
2. E = Ker(P ) ⊕⊥ Im(p).
3. ∀x ∈ E, k p(x) k≤k x k . En particulier p est continue.
♣ 1 En effet : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Indication : Pour démontrer 3., utiliser Pythagor.
IV. Endomorphismes des espaces euclidiens
Soit (E, (.)) un espace euclidien.
Définition 1 Soit u ∈ L(E). u est dit symétrique si :
∀(x, y) ∈ E 2 , (u(x), y) = (x, u(y)) .
Propsition 2 Soit p une projection. Alors p est orthogonale si, et seulement si elle est symétrique.
♣ 2 Démonstration : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Propsition 3 (Caractérisation matricielle). Soient u ∈ L(E) et B une base orthonormé de
E. Alors u est symétrique si, et seulement si, sa matrice dans la base B est symétrique.
♣ 3 Démonstration : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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n(n + 1)
Ainsi l’ensemble d’endomorphisme symétrique de E est un [Link] de L(E) de dimension .
2
Exercice 1 Soit u ∈ L(E). L’objectif de cet exercice c’est de montrer qu’il existe un unique
endomorphisme de E, note u∗ , tel que :
∀(x, y) ∈ E 2 , (u(x), y) = (x, u∗ (y)) .
Cet endomorphisme est appelé l’adjoint de u.
1. Méthode 1 : Soit B une base orthonormé de E et soit A la matrice de u dans cette base.
(a) Soit v l’endomorphisme de E dont la matrice dans la base B est t A. Montrer que
∀(x, y) ∈ E 2 , (u(x), y) = (x, v(y)) .
(b) Montrer l’unicité.
1
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2. Méthode 2 :
(a) Montrer l’unicité.
(b) Soit E ∗ l’espace de formes linéaires sur E. Montrer que l’application
E −→ E ∗
φ E −→ R
x 7→ φx :
y 7→ (x, y)
est un isomorphisme d’espaces vectoriels.
(c) Soit y ∈ E. Justifier l’existence d’un unique élément zy ∈ E tel que :
∀x ∈ E, (u(x), y) = (x, zy ) .
(d) Montrer que l’application v : y 7→ zy est un endomorphisme de E et que
∀(x, y) ∈ E 2 , (u(x), y) = (x, v(y)) .
3. Montrer que u∗∗ = u.
4. Montrer que pour tout λ ∈ R, v ∈ L(E), (u + λv)∗ = u∗ + λv ∗ . En particulier, u + u∗
est symétrique.
♣ 4 Réponse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Lemme 1 Soit u un endomorphisme symétrique de E et F un [Link] de E stable par u. Alors
1. F ⊥ est stable par u.
2. uF et uF ⊥ sont symétriques.
♣ 5 Démonstration : . . . . . . . . . . . .
Lemme 2 Si n = 2, alors tout endomorphisme symétrique de E est diagonalisable.
♣ 6 Démonstration : . . . . . . . . . . . .
Lemme 3 Soit u ∈ L(E) symétrique. Alors u laisse stable un [Link] de dimension inférieur ou
égale à 2.
♣ 7 Démonstration : . . . . . . . . . . . . Indication : On pourra décomposer πu un produit de fac-
teurs irréductibles.
Lemme 4 Soit u ∈ L(E). Alors Sp(u) est non vide.
♣ 8 Démonstration : . . . . . . . . . . . .
Lemme 5 Soit u ∈ L(E) symétrique. Si α et β sont deux valeurs propres distinctes de u, alors
Eα (u) ⊥ Eβ (u).
♣ 9 Démonstration : . . . . . . . . . . . .
2
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Théorème 1 (Théorème spectrale) Soit u ∈ L(E). Alors
E = ⊕⊥
λ∈Sp(u) Eλ (u).
En particulier, u est diagonalisable dans une base orthonormé.
♣ 10 Démonstration : Procéder par récurrence sur la dimension . . . . . . . . . . . .
Théorème 2 (Théorème spectrale(Version matricielle)). Tout matrice A ∈ Sn (R) est
orthogonalement semblable à une matrice diagonale. i.e. ∃P ∈ On (R) et D ∈ Mn (R) diagonale
telles que t P DP = A.
♣ 11 Démonstration : . . . . . . . . . . . .
Théorème 3 (Théorème spectrale(Version matricielle)). Tout matrice A ∈ Sn (R) est
orthogonalement semblable à une matrice diagonale. i.e. ∃P ∈ On (R) et D ∈ Mn (R) diagonale
telles que t P DP = A.
♣ 12 Démonstration : . . . . . . . . . . . .
Application 1 Soit A ∈ Sn (R). Alors A = 0 si, et seulement si :
t
∀X ∈ Mn,1 (R), XAX = 0.
♣ 13 En effet : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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V- Isométries vectorielles
Soit (E, (.)) un espace euclidien.
Exercice 2 Soit u ∈ F(E, E) telle que : ∀(x, y) ∈ E, (u(x), u(y)) = (x, y). Montrer que u est
linéaire.
♣ 14 Réponse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Définition 2 Soit u ∈ L(E). On dit que u est une isométrie vectorielle(ou endomorphisme
orthogonale) si :
∀(x, y) ∈ E, (u(x), u(y)) = (x, y).
Propsition 4 (Caractérisations) Soit u ∈ L(E). Les assertions suivantes sont équivalentes :
1. u est une isométrie.
2.
∀x ∈ E, k u(x) k=k x k .
3. La matrice de u dans une base orthonormée est orthogonale.
4. u transforme une base orthonormée à une base orthonormée.
3
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♣ 15 Démonstration : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
indication : On pourra démontrer 1 ⇔ 2, 1 ⇔ 3 et 3 ⇔ 4.
Exercice 3 Soit A ∈ O2 (R). Montrer qu’il existe θ ∈ R telle que
cos θ − sin θ cos θ sin θ
A = R(θ) := ou A = S(θ) := .
sin θ cos θ sin θ − cos θ
♣ 16 Réponse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Propsition 5 Soit u ∈ L(E) orthogonal et F un [Link] de E stable par u. Alors F ⊥ est stable
par u, uF et uF ⊥ sont orthogonaux.
♣ 17 Démonstration : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Remarque 1 Tout endomorphisme de E laisse stable un [Link] de dimension inférieur ou égale à
2.
♣ 18 En effet : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Lemme 6 Soit u ∈ L(E) orthogonal. Alors SpR ⊂ {−1, 1}.
♣ 19 Démonstration : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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Théorème 4 (Théorème de réduction des endomorphismes orthogonaux).
Soit u ∈ L(E) orthogonal. Alors il existe
(1 , ..., r ) ∈ {−1, 1}r et (θ1 , ..., θs ) ∈ (R \ πZ)s et une base orthonrmée B de E telles que :
1
..
. (0)
r
cos θ − sin θ
1 1
mat(u)B = .
sin θ1 cos θ1
. ..
cos θs − sin θs
(0)
sin θs cos θs
♣ 20 Démonstration : Procéder par récurrence sur la dimension. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Exercice 4 Faire un analyse complet du cas n = 3.
♣ 21 Réponse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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