Infections urinaires chez femmes enceintes
Infections urinaires chez femmes enceintes
UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIDIIIIDD
UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE
EN SCIENCES DE LA SANTE
(UFRlSDS)
DIIIIIIIIIIIIDIIDIIDIID
Section PHARMACIE
THESE
par
Abdoulaye NIKIEMA
Né le 01 Mars 1975 à Dano (Burkina Faso)
JURY
DIRECTEUR DE THESE PRESIDENT :Professeur Ag. Adama TRAORE
Professeur Ag. Jean LANKOANDE
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Pro Lamine DIAKHATE HématoLogie (Dakar)
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Tu a été et tu resteras plus qu'un ami pour moi. Ce travail t'est également dédié
Merci pour votre inestimable soutien logistique. Plein succès à votre entreprise.
Sincères remerciements.
'~
HTA : Hypertension Artérielle
1: Intermédiaire
IAU : Infection de l'Appareil Urinaire
lM : Intra Musculaire
ITU : Infection du Tractus Urinaire
lU : Infection Urinaire
IUC : Infection Urinaire Communautaire
IUH : Infection Urinaire Hospitalière
IV : Intra Veineuse
MH : Muller Hinton
ml: millilitre
PA : Pyélonéphrite Aiguë
PO: Per Os
R : Résistant
S: Sensible
SCN : Staphylocoques à Coagulase Négative
SMI : Santé Maternelle et Infantile
Sn : Sensibilité
Sp : Spécificité
SSMI : Service de Santé Maternelle et Infantile
TS : Trypticase Soja
UFC : Unité Formant Colonies
VPN : Valeur Prédictive Négative
VPN : Valeur Prédictive Positive
TABLE DES MATIERES
INTRODUC110N 1
ENONCE DU PROBLEM E 3
GENERALITES I •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 4
1· L'APPAREIL LIRINAIRE 4
1- Les reins 4
1-1- Anatomie descriptive 4
1-2- Histologie 4
1-3- Physiologie rénale 5
2-Les voies excrétrices: Calices, bassinets, uretères 5
2-1- Anatomie descriptive 5
2-2- Histologie et physiologie des voies excrétrices 6
3- La vessie 6
3-1- Anatomie descriptive 6
3-2- Histologie et physiologie 6
4- L'urètre 7
11- L'INFECTION URINAIRE 8
1- Définitions - épidémiologie 8
2- Les germes responsables des infections urinaires 9
2-1- Les bactéries responsables des 1U observées en pratique de ville 9
2-2- Les bactéries agents d'lU hospitalières(IUH) 10
2-3- Les bactéries les moins communément rencontrées dans les lU 11
2-4- Les Candida 12
3- Physiopathologie 12
3-1- Moyens naturels de défense de l'hôte contre l'lU 12
3-2- Facteurs favorisant le développement de l'lU 13
3-3- Origine des germes et voies de propagation de l'infection 14
4· Etude clinique 15
4-1- Aspects cliniques 15
5 - Diagnostic biologique 17
5-1- Examen cytobactériologique des urines (ECBU) 17
5-2- Dépistage de l'lU à l'aide des bandelettes réactives
pour analyse d'urine 24
6- Diagnostic topographique 25
6-1 Diagnostic des lU basses 25
6-2 Diagnostic des 1U hautes 25
7- Evolution 26
7-1- La bactériurie asymptomatique 26
7-2- La cystite aiguë 26
7-3- La pyélonéphrite aiguë 26
7-4- Les formes compliquées 27
8- Pronostic chez la femme enceinte 27
8-1- Pronostic nlaternel. 27
8-2- Pronostic chez le fœtus et le nouveau-né 27
9-Traitement 28
9-1- Buts du traitement. 28
9-2- Les moyens 28
9-3- Indications et durée du traitement.. 30
10- Prévention 32
NOTRE ETUDE. 33
1- 08..1ECTI FS 33
1- objectif général. 33
2- Objectifs spécifiques 33
11- Matériel et méthodes 34
1- cadre de l'étude 34
1-1- Centre médical St Camille 34
1-2- Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo 35
2 -Méthodologie 35
2-1 population d'étude 35
2-2-Matériel et Réactifs de laboratoire utilisés 35
2 -3- Type et durée de l'étude 36
2-4- Echantillonnage 36
2-5- Techniques de recherche 37
2-6- Collecte des données 37
2-7-Traitement des données 48
III-RESULTATS ~ 49
1- Caractéristiques de la population d'étude .49
1-1- Répartition de la population selon l'âge 49
1-2- Répartition de la population selon le terme de la grossesse 49
1-3- Répartition de la population selon la parité 50
1-4- Répartition de la population selon les caractéristiques
socioprofessionnelles 51
2- Aspects épidémiologiques 51
2-1- Prévalence de l'lU dans la population étudiée 51
2-2- Distribution de l'lU selon l'âge 51
2-3- Distribution de l'lU selon le terme de la grossesse 52
2-4- Distribution de l'lU selon la parité 53
2-5- Distribution de l'lU selon le statut socioprofessionnelle 53
3- Aspects cliniques 54
3-1- signes fonctionnels 54
3-2- La bactériurie asymptomatique 55
4- Résultats des tests aux bandelettes réactives 55
4-1- Distribution de l'lU selon le pH des urines 55
4-2- Distribution de l'lU selon le leuco -test. 55
4-3- Distribution de l'lU selon le protéines-test.. 56
4-4- Distribution de l'lU selon le nitrite-test. 57
4-5- Distribution de l'lU selon le leuco-test ou le protéine-test. 57
4-6- Distribution de 1'1 U selon le leuco-test et le protéine-test. 58
4-7- Distribution de l'lU selon le leuco-test ou le nitrite-test.. 58
4-8- Distribution de 1'1 U selon le leuco-test et le nitrite-test. 59
4-9- Récapitulatif des critères de validité des différents tests 60
5- Aspects cytobactériologiques 60
5-1- Aspects macroscopiques des urines 60
5-2- Aspects microscopiques des urines 61
5-3- Aspects bactériologiques 64
6· Résultats des antibiogrammes réalisés 68
6-1- Profil de sensibilité globale aux antibiotiques de tous les germes 68
6-2- Profil de sensibilité des entérobactéries 69
6-3- Profil de sensibilité des Staphylocoques 71
111- COMMENTAIRES- DISCUSSION 74
1-Limites et contraintes de l'étude 74
1-1- Le type et le cadre de l'étude 74
1-2- Les résultats tests aux bandelettes réactives 74
1-3- Les résultats bactériologiques et thérapeutiques 74
2- Aspects épidémiologiques 75
2-1- Prévalence de l'infection urinaire 75
2-2- Fréquence de l'lU selon l'âge 75
2-3- Fréquence de l'lU selon le terme de la grossesse 75
2-4- Fréquence de l'lU selon la parité 76
2-5- Fréquence de l'lU selon le statut socioprofessionnel. 76
3- Aspects cliniques de l'lU 76
3-1- Signes fonctionnels et infection urinaire 76
3-2- La bactériurie asymptomatique 77
4- Résultats des tests aux bandelettes réactives 78
4-1- Le pH des urines ~ 78
4-2- Les paramètres leucocytes, nitrites et protéines 78
5-Aspects cytobactériologiques 80
5-1- Aspect macroscopique des urines 80
5-2- Aspects microscopiques des urines 80
5-3- Aspects bactériologiques 82
6- Sensibilité des germes aux antibiotiques 84
6-1- Sensibilité des entérobactéries 84
6-2- Sensibilité des Staphylocoques 85
CONCLUSiON 87
RECOMMANDATIONS 88
Références bibliographiques 89
INTRODUCTION
INTRODUCTION
2
ENONCE DU PROBLEME
ENONCE DU PROBLEME
L'infection urinaire de la femme enceinte est une affection qui mérite de retenir
l'attention de tout praticien de par sa fréquence et ses complications aussi bien chez
la mère que chez le fœtus.
En Ethiopie une étude menée en 1998 montrait qu'une bactériurie
asymptomatique est trouvée chez 7% des femmes enceintes[20]. A Sagamu au
Nigeria, en 1993, elle touchait 23,9% des femmes enceintes venant à la consultation
prénatale[41]. Une étude réalisée à Dakar en 1990 montrait une prévalence de 24%
des lU chez les femmes enceintes[13]. A Cotonou en 1996, les lU représentaient la
deuxième cause d'accouchements prématurés avec 11,7% des cas après les
ruptures prématurées des membranes ( 13% des cas) et devant le paludisme
( 11,3% des cas)[1].
Au Burkina Faso, une étude menée en 1995 sur les infections urinaires au
Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo ( CHNYO )a montré que sur 36
femmes enceintes parmi la population étudiée, 7 présentaient une bactériurie
asymptomatique[42]. Aucune étude spécifique, à notre connaissance n'a été menée
dans ce sens. C'est dire que le sujet reste encore peu abordé au Burkina.
Aussi, la prise en charge de ces infections en matière de dépistage et de
traitement pose encore quelques problèm,es. On peut noter la prescription d'examen
de culot urinaire, donc sans identification bactérienne ni antibiogramme. En effet en
1999 sur l'ensemble des ECBU réalisés au Centre Hospitalier National Sourou
Sanou de Bobo et dans les différents Centres Hospitaliers Régionaux(CHR) du
Burkina, 89,3% n'ont consisté qu'en un simple culot urinaire[15]. Il faut souligner
également les traitements probabilistes basés essentiellement sur l'amoxicilline et
l'association amoxicilline+ acide clavulanique. Cette situation est en partie due au
coût élevé des investigations et du traitement des lU pour la plupart des femmes
enceintes.
Au vu de ces problèmes nous avons jugé nécessaire de déterminer la
prévalence de l'lU chez les femmes enceintes au CMSCO, d'identifier les germes
responsables et d'étudier leur sensibilité aux antibiotiques. Ceci, afin de contribuer à
l'amélioration de la prise en charge des lU chez la femme enceinte surtout pour
les praticiens exerçant sans le concours d'un laboratoire de microbiologie.
3
GENERALITES
GENERALITES.
1- Les reins.
1-2- Histologie.
La structure histologique du rein comprend: le néphron et l'appareil
juxtaglomérulaire (AJG), le tissu interstitiel et les vaisseaux.
Le néphron est l'unité anatomique et fonctionnelle du rein. Il en existe en
moyenne un million pour chaque rein.
\1 est constitué de deux éléments: l'un vasculaire, le glomérule qui filtre le
plasma, l'autre épithélial, le tube urinaire qui élabore l'urine définitive.
4
Le tube urinaire comprend quatre segments: le tube proximal, l'anse de Henle,
le tube distal et le tube collecteur.
L'AJG est composé de l'artériole afférente, l'artériole efférente, la macula densa
et du lacis. Les tissus interstitiels entourent les différentes structures du rein. Le rein
comporte IJne micro vascularisation complexe.
5
2-2- Histologie et physiologie des voies excrétrices.
Elles ont une structure histologique générale semblable.
L'uretère comprend trois tuniques:
l'adventice conjonctivo-élastique;
la .musculeuse en deux couches, permettant les reptations
coordonnées de l'uretère et la progression de l'urine depuis le bassinet jusqu'à
la vessie.
la muqueuse de type urinaire.
3- La vessie.
6
L'urothélium est fait de deux couches de cellules: cellules basales, cellules de
couverture. Ces dernières sont de type pavimenteux stratifié chez l'homme et de
type malpighien chez la femme.
Chez la femme, l'urothélium de l'urètre et du plancher vésical est
embryologiquement le même que celui de la partie inférieure du vagin et celui de la
vulve.
L'adhérence des germes à un épithélium génital propice, en continuité avec
l'urothélium, explique sans doute pour une large part, la prépondérance des
infections de l'appareil urinaire dans ce sexe[36].
- L'adventice: c'est un tissu conjonctivo-adipeux contenant des fibres
élastiques.
La vessie a un double rôle: être un réservoir étancl1e entre les mictions et
assurer des mictions efficaces, complètes et contrôlées à travers l'urètre.
4- L'urètre.
C'est un conduit musculo-membraneux à la fois urinaire et génital chez
l'homme. Chez la femme, c'est un conduit musculo-membraneux court, presque
vertical (4 cm) allant du col vésical au périnée. La faible longueur de l'urètre féminin
et la proximité étroite avec l'appareil génital expliquent, sans doute, la fréquence des
lU chez la femme.
7
11- L'INFECTION URINAIRE
1- Définitions - épidémiologie.
8
2- Les germes responsables des infections urinaires
9
2-1-2- Les entérocoques( Streptocoques du groupe 0).
Ce sont des cocci à Gram positif souvent d'allure assez ovoïde, disposés en
chaînettes.
Les entérocoques sont des saprophytes de l'intestin humain, de la peau et de
l'urètre. Ce sont des contaminants fréquents des prélèvements d'urine surtout chez
la femme. Ils ne doivent être pris en compte que si 2 examens successifs retrouvent
une bactériurie ~ 1aS/mi, associée à une leucocyturie. Ils sont naturellement
résistants aux aminosides; généralement sensibles aux pénicillines.
10
2-2-2- Le genre Pseudomonas.
Les Pseudomonas sont des BGN aérobies strictes, mobiles grâce à des cils
polaires, ayant un métabolisme non fermentaire des sucres.
Ils sont responsables de 4,4% des IUH [37 ]. Répandue en milieu hospitalier,
l'espèce Pseudomonas aeruginosa joue le rôle le plus important dans les IUH.
2-3- Les bactéries les moins communément rencontrées dans les lU.
Il
Mycoplasma urealyticum fréquemment isolés des muqueuses uro-génitales de sujets
sains, sont retrouvés dans les uretères au cours de pyélonéphrites chez certaines
femmes.
3- Physiopathologie.
L'urine normale est stérile. Cependant c'est un milieu où la croissance
bactérienne est possible, surtout dans certaines conditions de pH, d'osmolarité et
de concentration uréique. Le tractus [Link] est également stérile, à l'exception de
l'urètre antérieur qui abrite une flore saprophyte. Il possède également des
mécanismes naturels de défense. Une lU suppose donc un apport extérieur de
germes pathogènes et un déséquilibre entre la virulence de l'agent pathogène et
les capacités de défense de l'hôte. Ce déséquilibre peut être accentué par
l'existence de facteurs favorisants.
12
3-2- Facteurs favorisant le développement de l'lU.
13
• Facteurs liés à la bactérie:
Les souches de bactéries (surtout E. coli) responsables d'lU, en particulier
celles isolées de pyélonéphrites, possèdent des facteurs de virulence particuliers. La
présence d'adhésines fimbriales; et d'aérobactine sont les facteurs principaux[17].
Les adhésines fimbriales sont des adhésines protéiques qui permettent l'adhésion
des bactéries à l'épithélium urogénital condition nécessaire à la colonisation urinaire.
L'aérobactine permet une croissance rapide de la bactérie dans les tissus en entrant
en compétition avec la transférrine pour chélater le fer ferrique au profit de la
bactérie. Les souches d'E. coli néphritogènes seraient plus souvent productrices
d'aérobactine que celles responsables de bactériurie asymptomatique[17].
14
3-3-2- La voie descendante.
La propagation descendante répond, au classique syndrome entéro-rénal : le
lieu d'origine du germe est l'intestin. La fréquente constipation de la femme enceinte,
le météorisme et les entérocolites favorisent la pullulation bactérienne[35].
La propagation se fait par voie sanguine, la bactériémie, précédant toujours la
bactériurie et la pyurie.
La localisation se fait sur l'arbre urinaire et est déterminée par les facteurs
précédemment décrits. Les germes les plus souvent en cause sont: Candida
albicans, Mycobacterium tuberculosis, Salmonella sp, Staphylococcus aureus[4].
4- Etude clinique.
Les signes cliniques sont comparables à ceux observés chez les femmes en
dehors de la grossesse.
15
4-1-2- La pyélonéphrite aiguë.
*Forme typique.
Le diagnostic est facile:
16
Les signes urinaires sont au second plan; des troubles gastro-intestinaux ou un
ictère peut faire errer le diagnostic ( classique forme gravido-toxique associant un
syndrome septicémique grave, une atteinte hépatique, des signes digestifs et une
insuffisance rénale).
5 - Diagnostic biologique.
Ce diagnostic repose essentiellement sur l'examen cytobactériologique des
urines( ECBU). L'utilisation des bandelettes détectant les nitrites et l'activité
leucocyte-estérase peut être utile pour détecter les infections asymptomatiques.
17
5-1-1- Le recueil d'urines.
C'est une étape très capitale pour l'ECBU. En effet la nature du prélèvement
détermine la qualité de l'examen. Les urines sont recueillies le matin(premières
urines) ou à la rigueur après absence de miction depuis au moins 2h. L'asepsie
rigoureuse lors du prélèvement est nécessaire afin d'éviter la contamination par des
germes extérieurs. Les techniques les plus utilisées sont:
• La méthode du mi-jet.
C'est une technique fiable pour obtenir une urine non contaminée, mais très
peu applicable en routine.
18
5-1-3- L'examen cytobactériologique
L'urine peut être limpide, trouble, acajou, jaune paille, hématique; contenir des
filaments, des dépôts ou colorée par suite de prise de certains médicaments
(Nitroxoline, vitamine 812); Les urines pathologiques sont en général troubles.
L'urine normale est limpide, jaune paille, de pH compris entre 5 et 6. Cependant une
urine claire peut se révéler pathologique notamment en cas de polyurie ou chez les
sujets immunodéprimés.
19
- Examen après coloration de Gram
L'examen du culot de centrifugation coloré au Gram permet de noter, en ce qui
concerne les bactéries :
-leur morphologie: formes allongées ( bacilles), formes arrondies ( cocci)
-leur affinité tinctoriale: Gram positif, Gram négatif
-leur abondance = absence, rares, peu abondant, abondant ...
-leur regroupement = dispersés, amas, chaînettes, par deux, .. ,
Cet examen peut guider le choix des milieux de culture.
Elle est fondamentale car elle permet de distinguer la souillure de l'lU vraie.
Plusieurs techniques d'ensemencement permettent sa détermination. Mais la plus
simple et la plus utilisée est celle dite de l'anse calibrée. Elle consiste à déposer un
volume connu de l'urine totale à l'aide d'une anse calibrée ou d'une micro pipette sur
une gélose coulée en boîte de pétri. L'urine est étalée sur toute la surface de la
gélose puis incubée à 3]0 pendant 18-24h. Chaque bactérie viable donne naissance
à une colonie visible à l'œil nu. Le nombre de bactéries / ml d'urines ou bactériurie
est alors calculé à partir du nombre de colonies obtenu et le volume d'urine
ensemencé[38] .
Lorsque la flore est abondante une dilution préalable est nécessaire
Les autres méthodes sont:
- Méthode de KASS : On fait des dilutions en série de 10 en 10. Un volume
connu de chaque dilution est ensemencé.
- Méthode simplifiée de Véron: On fait un ensemencement unique à partir
d'une dilution d'urine au centième.
- Méthode de la lame immergée: On plonge dans l'urine fraîchement émise,
une lame portant des milieux nutritifs généralement Mc Conkey et CLED.
- Méthodes automatiques: On utilise des ensemenceurs à spirale. Il existe
aussi des systèmes analytiques de courbe de croissance bactérienne( Autobac)
20
*Les milieux d'isolement
*Identification du germe
21
le germe est sensible: La probabilité de succès thérapeutique est
acceptable.
Résistant: il existe une forte probabilité d'échec thérapeutique.
Sensibilité intermédiaire: succès thérapeutique imprévisible.
Le choix de l'antibiotique doit tenir compte des éléments suivants:
- la souche bactérienne ( staphylocoque, Entérobactéries..)
- la bonne concentration de l'antibiotique dans le tractus
urinaire et son élimination urinaire sous forme active.
• une moindre toxicité rénale
- le terrain( âge, grossesse ...)
- la disponibilité et le coût de l'antibiotique.
La leucocyturie [25, 16 ]
* La bactériurie [25 ]
La recherche de la bactériurie est indispensable, car elle permet de distinguer
la souillure de l'infection vraie. Une bactériurie supérieure ou égale à 105germes /ml
est significative d'infection urinaire; Une bactériurie comprise entre 104 et 105
germes/ml est douteuse et nécessite un nouveau contrôle si la clinique n'est pas
évocatrice; une bactériurie inférieure à 103 gemes/ml est considérée comme
négative et correspond alors à une souillure.
22
Cependant des difficultés d'interprétation peuvent exister:
Une leucocyturie sans bactériurie significative:
Elle peut correspondre aux situations suivantes:
· prélèvement défectueux: contamination par les leucorrhées,
présence d'antiseptiques dans les urines;
· un traitement antibiotique antérieur;
· une urétrite
· une lU à germes ne poussant pas sur les milieux de culture
habituels(cas du bacille tuberculeux).
· leucocyturie d'étiologie non infectieuse: Lithiase, tumeur des
voies excrétrices.
· lU à levures.
Une bactériurie sans leucocyturie: Elle peut provenir d'une
contamination récente des voies urinaires ou d'une souillure. Le contrôle est
nécessaire.
Une flore polymicrobienne ne se rencontre pratiquement que chez les malades
sondés. Il s'agit le plus souvent de souillure.
Dans tous les cas, lorsque la qualité et la conservation du prélèvement sont
douteux il faut faire un deuxième ECBU.
L'interprétation des résultats de l'ECBU fait également appel à certains
renseignements que doit fournir le clinicien. Ce sont:
- l'âge et le sexe du patient,
- le mode et l'heure du prélèvement,
-le motifs de la demande( signes cliniques, contrôle... )
-les antécédents d'lU,
- la notion de maladie concomitante.
23
5-2- Dépistage de l'lU à l'aide des bandelettes réactives pour analyse
d'urine.
24
La lecture de ces paramètres peut se faire visuellement. Pour limiter les erreurs
de lecture liées à l'imprécision du délai de lecture et de l'échelle colorimétrique, il est
souhaitable d'utiliser un photomètre de réflectance. La fiabilité des bandelettes est
jugée sur la connaissance de leurs valeurs intrinsèques et extrinsèques que sont:
leur sensibilité, leur spécificité, leurs valeurs prédictives, positive et négative.
Ces tests chimiques donnent souvent de bonnes corrélations diagnostiques. Ils
ne permettent, certes pas un traitement adapté ( absence d'isolement et
d'identification), mais restent très utiles là où un ECBU classique fait défaut [ 38,19 ]
6- Diagnostic topographique.
Ce diagnostic a un intérêt pronostique et thérapeutique.
Il est essentiel de distinguer les lU basses (cystites) des lU hautes
(pyélonéphrites aiguës).
25
altérations parenchymateuses rénales créées par la PA. Cependant les examens
radiologiques posent des problèmes de risques d'irradiation pendant la grossesse
[16 ].
- Echographie: peu onéreuse et bien tolérée, elle visualise de façon
habituelle les signes échographiques d'une PA grave.
- Arguments immunologiques : c'est la recherche par immunofluorescence
d'anticorps recouvrant la bactérie. C'est une méthode non utilisée en routine.
- Arguments biochimiques ou fonctionnels: c'est la constatation d'une
enzymurie, d'une protéinurie de faible débit, la présence de bêta 2 micro globuline
dans les urines, la perte du pouvoir de concentration du rein.
- Arguments urologiques: prélèvement des urines dans les uretères et le
bassinet(méthode de Fairley) ; n'est pas réalisable car invasive et trop compliquée.
7- Evolution
26
7-4- Les formes compliquées.
L'évolution du foyer parenchymateux responsable des décharges
septicémiques peut se faire vers l'abcès du rein et vers des localisations
secondaires, maternelles placentaires et fœtales.
27
9-Tra itement
28
* Les antibiotiques à visée urinaire.
Les antibiotiques urinaires sont le plus souvent contre indiqués pendant la
grossesse en raison de "absence de preuve suffisante de leur innocuité pour
l'embryon.
- Les bêta lactamines : pénicillines et céphalosporines.
Ce sont les antibiotiques les plus utilisés. Sur le plan de la tolérance
embryonnaire et fœtale, les bêta lactamines, particulièrement l'ampicilline et
l'amoxicilline, semblent être le traitement de choix de "lU pendant la grossesse. Les
céphalosporines de troisième génération ( ceftriaxone, cefotaxime) sont les plus
efficaces mais leur coût élevé doit limiter leur indication.
- Les aminosides.
Leur emploi est discuté. La toxicité auditive des produits récents (gentamicine,
netilmicine ) n'a jamais été formellement démontrée pour des utilisations de courte
durée et en absence d'insuffisance rénale [ 18 ].
. Le Cotrimoxazole :
Peut être utilisé avec plus ou moins de réserves [ 18 ]. Les réserves
proviennent du fait que le Trimethoprime a une action antifolique. donc
théoriquement malformative ; mais aucune étude ne montre une augmentation de la
fréquence des anomalies fœtales [18] .
• Les tétracyclines
Sont contre indiquées car traversent le placenta et se déposent au niveau des
dents et des épiphyses des os longs ( risque d'anomalie du bourgeon dentaire ou de
dyschromie dentaire).
29
- La fosfomycine.
Utilisable chez les patientes poly allergiques, n'a pas suscité de rapports
d'anomalies [ 18 ]. Un traitement unidose est préconisé [18 ]
- Les macrolides :
L'Erythromycine n'a pas d'effets secondaires chez le fœtus [29].
- La nitofurantoïne ( Furadantine A )
Elle reste un des produits de référence; aucune relation avec des anomalies
fœtales n'a été relevée [18 ]. Le médicament est contre indiqué en cas de déficit en
G6 PD.
30
Des études comparatives montrent qu'un traitement par une dose éradique 50
à 60% des infections alors qu'un traitement donné 7 à 10 jours en éradique 70 à 80%
[18 ].
Les molécules utilisables sont: cotrimoxazole, nitrofurantoïne, bêta lactamines.
31
10- Prévention
Les mesures d'hygiène visant à éviter la colonisation vulvo-vaginale ( lutte
contre la constipation, toilette locale soigneuse de la vulve vers l'anus) et
l'envahissement de la vessie par les germes ( boissons abondantes, mictions
fréquentes, vidange de la vessie après les rapports sexuels) sont préconisées. Les
sondages vésicaux sont à éviter. Il faut dépister systématiquement et traiter les
bactériuries asymptomatiques.
32
NOTRE ETUDE.
1- OBJECTIFS
1- OBJECTIF GENERAL.
Etudier les aspects épidémiologiques et bactériologiques des infections
urinaires(IU) chez la femme enceinte au Service de Santé Maternelle et
Infantile(SMI) du Centre Médical Saint Camille de Ouagadougou (CMSCO).
2- OBJECTIFS SPECIFIQUES.
33
II- MATERIEL ET METHODES.
1- cadre de l'étude.
L'étude a été menée au laboratoire de bactériologie du CHNYO et au
service de SMI du CMSCO.
34
1-2- Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo.
Il constitue avec le Centre Hospitalier National Sourou Sanou de Bobo et le
Centre Hospitalier National Pédiatrique Charles de Gaules, les hôpitaux de
référence du Burkina Faso.
Outre sa fonction principale de prise en charge des malades, il sert de cadre
pour la formation des étudiants en pharmacie, en médecine et des élèves de l'école
nationale de santé publique.
Nous avons mené notre étude dans la section bactériologie du laboratoire
d'analyses biomédicales du CHNYO. C'est une section qui assure l'analyse
bactériologique de différents produits pathologiques( selles, urines, sang, pus, liquide
céphalorachidien, etc...) provenant de malades hospitalisés ou non. Elle est
également le laboratoire de référence du Pays.
2 -Méthodologie.
35
- Les milieux de culture pour l'antibiogramme : Müller Hinton (MH),
MH5%Nacl (test de sensibilité de l'oxacilline)
- Les disques d'antibiotiques et divers autres matériels.
2-4- Echantillonnage
• Taille de l'échantillon
Elle a été déterminé à l'aide de la formule classique utilisée afin
d'avoir un échantillon représentatif de la population étudiée.
- Taille de l'échantillon = z a 2 * P(1-P )/e2 où Za est l'écart normal
réduit pour un risque a
- ici a= 1% donc Za = 2,576
~ P est une valeur estimée de la prévalence de l'lU recherchée.
- P a été obtenu par un pré-test ayant porté sur 50 femmes enceintes.
P= 14%
- e est la précision (5% dans notre cas)
- La taille de l'échantillon a été estimée théoriquement à 319 femmes
enceintes. Pratiquement 330 femmes enceintes ont pu être sélectionnées.
• Critères d'inclusion
Pouvaient participer à l'étude, les gestantes venues pour la consultation
prénatale et chez qui le diagnostic de grossesse était certain.
• Critères d'exclusion
Ont été exclues de notre étude· sur la base de l'interrogatoire et de
renseignements contenus dans le carnet de santé, les gestantes sous traitement
antibiotique ou antiseptique urinaire ou venant de terminer un tel traitement il y a
moins d'une semaine.
• Mode de recrutement. Nous avons fait un échantillonnage aléatoire
systématique. Il s'agit d'une méthode d'échantillonnage dans la quelle la population
est numérotée et l'échantillon systématiquement choisi à partir d'une fraction
36
d'échantillonnage. Ainsi toutes les femmes enceintes venues pour la consultation
prénatale sont attributives chacune d'un· numéro d'ordre d'arrivée. La gestante
portant le numéro 1 est systématiquement choisie. Les autres sont retenues selon un
pas de sondage égal à cinq (5 ). Les femmes enceintes choisies qui ont donné leur
consentement et répondant aux critères de sélection devaient faire un ECBU dans
les 24h ou 48h qui suivent.
37
• L'aspect des urines
• le pH des urines
• La protéinurie
• La leucocyturie
• Les nitrites urinaires
• les germes identifiés
• La sensibilité des germes aux antibiotiques
Ils ont été obtenus par l'interrogatoire réalisé par les sages-femmes qui
précise l'identité ( Nom, prénom(s)), l'âge, la profession, la parité, le terme de la
grossesse et les antécédents d'lU de la gestante.
Elles ont été obtenues par l'examen clinique réalisé par les sage-femmes. Ce
sont les signes cliniques d'infection urinaire suivants:
Douleurs pelviennes.
Douleurs lombaires
Brûlures mictionnelles.
Dysurie/pollakiurie.
Fièvre.
Nous avons utilisé des bandelettes réactives chimiques pour analyse d'urine de
type Multistix8SG® des laboratoires Bayer. Dix paramètres sont mesurés par chaque
bandelette: glucose, bilirubine, corps cétoniques, densité urinaire, sang, protéines,
urobilinogène, pH, nitrites, leucocytes.
Seuls quatre paramètres ont été retenus dans notre étude. Il s'agissait des
protéines, des nitrites, du pH et des leucocytes.
38
Les femmes ayant bénéficié de ce dépistage ont été au nombre de 326. Les
quatre autres femmes n'ont pu bénéficié du dépistage pour cause de rupture de
stock de bandelettes.
*Mesure du pH.
Les bandelettes utilisées permettaient de mesurer des pH compris entre 5 et
8,5. Les valeurs pH dans l'urine fraîche de sujets sains se situent le plus souvent
entre 5 et 6.
*Mesure de la leucocyturie.
Ce test met en évidence les nitrites et donc indirectement les germes nitrites
positifs présents dans l'urine. La positivité se traduit par une coloration orangée à
rouge.
*Recherche de protéines.
Le test est plus sensible à l'albumine qu'aux autres protéines. Tout résultat
supérieur ou égal à "traces" indique une protéinurie significative (positive). Le seuil
de détectabilité est de 0,15 à 0,3 g II.
39
2-6-3-4- Les données cytobactériologiques.
*Examen direct.
.Examen macroscopique.
Il consiste à noter l'aspect (limpide ou trouble) et la couleur des urines.
40
- les cristaux,
- les parasites,
- les levures,
- la flore bactérienne(FB) ;
INTERPRETATIONS COTATION
Absence de FB 0
FB peu abondante +
FB abondante ++
FB très abondante +++
Elle a été faite à partir des urines totales à l'aide de la cellule de Malassez. Les
résultats sont exprimés en Leucocytes/n"1I d'urine.
Un frottis du culot urinaire est réalisé sur lame. Il est ensuite séché, fixé à la
flamme ou à l'alcool puis coloré au gram. L'observation microscopique à l'objectif
100x sous huile à immersion nous a permis de noter l'absence ou la présence de
bactéries(leur forme, leur affinité tinctoriale et éventuellement leur mode de
regroupement) et/ou de leucocytes altérés ou non.
41
*Culture et bactériurie.
Tous les échantillons d'urines ont bénéficié d'une culture sur au moins un
milieu gelosé (BCP, EMB, Chapman, GC).
L'ensemencement s'est fait à partir de l'urine totale et à l'aide d'une anse en
platine calibrée(10pl). Pour faciliter la numération bactérienne, l'ensemencement
s'est effectué en stries transversales sur toute la surface de la gélose. Les urines à
FB abondante ont été préalablement diluées. Les milieux ensemencés ont été
incubés à l'étuve à 3rc pendant 24h. La bactériurie est déterminée à partir du
nombre de colonies poussées et du volume d'urine ensemencé. Elle est exprimée en
UFC/ml d'urine.
42
·Si staph slide kit(-) ~ autres Staphylocoques à
coagulase négative( Staphylococcus saprophyticus ou
autres) .
*L'ANTIBIOGRAMME.
.Principe : il a été réalisé selon la méthode de diffusion sur milieu gélosé de KIRBY
et [Link] consiste à déposer à la surface d'une gélose (MH) en boîte de pétri
ensemencée par la souche bactérienne à étudier ,des disques de papier buvard
imprégné des différents antibiotiques à tester. Chaque antibiotique diffuse au sein de
la gélose à partir du disque et y détermine des concentrations inversement
proportionnelles à la distance du disque.
.Réalisation :
Les milieux utilisés: MH, MH 5% NaCI ( pour la recherche des
staphylocoques Méthi-R)
.épaisseur de la gélose: 4mm.
.pH : 7,2-7,4.
.conservés au réfrigérateur à +4oc.
Disques d'antibiotiques: conserver au réfrigérateur à +4°c. Laisser revenir à la
température du laboratoire (1 h) avant emploi.
43
Préparation de l'inoculum :
. On part de colonies pures en phase de croissance exponentielle sur
un milieu MH (18-24h )
. Pour chaque germe on utilise 2 tubes secs et stériles (1tube à
hémolyse et un tube à essai)
Dans le tube à hémolyse contenant 2 ml d'eau distillée stérile on fait
une suspension bactérienne homogène et ayant une turbidité semblable à celle de la
suspension standard 0,5 MC Farland.
.A partir de ce tube on réalise des dilutions dans le tube à essai
contenant 10 ml d'eau distillée stérile. Le taux de dilution varie en fonction du germe
identifié:
Staphylocoques: on dilue 100 JlI de suspension dans les 10 ml
Entérobactéries + Acinetobacter: on dilue 20JlI de suspension
dans les 10ml
Streptocoques: on dilue 1 ml de suspension dans les 10ml.
Ensemencement: il s'est fait par inondation de la gélose MH. On rejette le
surnageant et on laisse sécher 15minutes.
Dépôts des disques et incubation:
Le dépôt se fait avec une pince en appuyant légèrement sur chaque disque
(distance entre disque ~ 30mm ; distance du bord de la boîte de pétri aux disques
périphériques ~ 15mm )
On retourne ensuite la boîte de pétri et on laisse pré diffuser 15 min sur la
paillasse.
On incube ensuite à l'étuve à 3r pendant 24h.
Lecture de l'antibiogramme:
On mesure les diamètres d'inhibition. Le profil de sensibilité (sensible,
intermédiaire, résistant) de chaque bactérie vis à vis des antibiotiques testés est
déterminé par référence à une table de lecture donnant la corrélation entre diamètres
d'inhibition et concentration minimale inhibitrice( CMI).
Le germe est dit sensible, intermédiaire, résistant selon que le diamètre
d'inhibition mesuré est supérieur, égal ou inférieur à des diamètres critiques définis
pour chaque antibiotique.
44
Antibiotiques testés
- Pénicillines: PénicillineG Amoxicilline, Amoxicilline-acide c1avulanique,
Oxacilline,
- Céphalosporines: Cefamandole, ceftriaxone
- Aminosides: Gentamicine,
- Macrolides : Erythromycine
- Cyclines: Tétracycline
- Polypeptides: Colistine
- Furannes : nitrofurantoïne
- Sulfamides: Cotrimoxazole
- Quinolones : Acide nalidixique, Ciprofloxacine.
45
2-6-3-5- Interprétations des résultats de l'ECBU et des tests
urinaires
4
décapitée, ou d'identification
~104 <10 0
bactéries ECBU à refaire
exigeantes
infection débutante, Identification +
ou infection chez ATBG
<104 ~105 1 type
aplasique ECBU à refaire
Identification +
~104 ~105 1 type Infection typique
antibiogramme
Pas
4 ~105 >1type contamination d'identification,
<10
ECBU à refaire
46
Il Interprétation des résultats des tests aux bandelettes.
47
2-7-Traitement des données.
Les données recueillies ont été saisies et analysées sur micro-ordinateur avec
le logiciel EPI info version 6.0.
Les résultats ont été commentés et discutés. Les graphiques et les tableaux ont
été effectués sur EXEL sous Windows.
Les calculs statistiques ont été faits à l'aide du test paramétrique du chi
carré(X2) au risque alpha consenti de 5%.
48
RESULTATS
III-RESULTATS
49
Tableau Il. Répartition des 330 femmes selon le terme de leur grossesse
50
1-4· Répartition de la population selon les caractéristiques
socioprofessionnelles.
Le tableau IV donne la répartition de la population d'étude selon le
statut socioprofessionnel
2- Aspects épidémiologigues
51
Tableau V . Résultats de l'ECBU selon l'âge.
Les calculs statistiques de comparaison des résultats de l'ECBU selon l'âge donnent:
X2=5,32 avec p=0,0701.
52
2-4- Distribution de l'lU selon la parité.
Le tableau VII donne la répartition des résultats de l'ECBU selon la parité.
Parmi les nullipares 25% avaient un ECBU positif. Les calculs statistiques de
comparaison des résultats de l'ECBU selon la parité donnent: X2= 6,10 et
p= 0,1067.
Nous notons que 31 % des élèves et étudiantes avaient un ECBU positif. Les
calculs statistiques de comparaison des résultats de l'ECBU selon le statut
\
53
3- Aspects cliniques.
54
3-2- La bactériurie asymptomatique
Sur les 330 femmes enceintes ayant fait l'objet de l'étude , 30 d'entre elles
souffraient d'lU mais ne présentaient aucun signe clinique d'appel ou typique d'lU.
La fréquence de la bactériurie asymptomatique est de 9,1 %.
55
Tableau XI. Répartition des résultats de l'ECBU selon le leuco-test.
. Critères de validité:
- Sensibilité = 52,5%
Spécificité = 66%
- Vpp = 26,2%
- VPN = 85,8%
56
4-4- Distribution de l'lU selon le nitrite-test.
Les résultats de ce test en fonction de ceux de l' ECBU sont regroupés dans le
tableau ci-dessous.
Tableau. XIII. Répartition des résultats de "ECBU selon le nitrite-test.
. Critères de validité:
- Sensibilité = 26,2%
Spéci'ficité = 99,6
VPP = 94,1
- VPN= 85,4%.
57
4-6- Distribution de l'lU selon le leuco-test et le protéine-test.
Des 326 échantillons testés , 276 ont donné des résultats négatifs et 50 des
résultats positifs. Le tableau ci-dessous donne la répartition de ces résultats en
fonction de ceux de l'ECBU.
58
Tableau. XVI. Répartition des résultats de l'ECBU selon le leuco-test ou le
nitrite-test.
59
4-9- Récapitulatif des critères de validité des différents tests.
5- Aspects cytobactériologiques.
Nous avons noté que 63,2% des urines troubles avaient un résultat
positif. Les calculs statistiques de comparaison des résultats de "ECBU
selon l'aspect des urines donnent X2=176,69 et p< 10-6
60
5-2- Aspects microscopiques des urines.
5-2-1- La leucocyturie
Les résultats de la numération des leucocytes en fonction de
ceux de l'ECBU sont regroupés dans le tableau suivant.
Des 330 échantillons d'urines, 0\1 a noté la présence de germes au gram dans
145 échantillons. Parmi ces derniers 61 ont donné un ECBUpositif soit 42,1%. Les
tableaux ci-dessous donne l'ensemble des résultats des colorations au Gram.
61
Tableau XXI bis. Distribution des résultats de "ECBU selon le type de
germe(Gram).
62
5-2-3-Cristaux, Cylindres, Parasites, Levures.
Ce sont des éléments figurés également retrouvés dans les urines lors de
l'examen cytologique. Leurs fréquences sont données dans le tableau suivant.
63
5-3- Aspects bactériologiques.
Les résultats de l'ECBU selon la bactériurie sont donnés par le tableau ci-dessous.
5
Dans 93,4% des ECBU positifs la bactériurie a été supérieure ou égale à 10
UFC/ml.
64
5-3-2-Souches bactériennes identifiées.
65
5-3-3-Répartition des principales espèces selon l'âge.
Les SCN ont été isolés dans 91,6% des cas chez les femmes de moins de 25 ans
66
5-3-4- Répartition des principales espèces isolées selon le terme de la
grossesse.
Cette répartition est donnée par la figure ci-dessous.
,---------------~------------------,-,......"..,---,-,....,..,.-.,.--,---.....,
60
50
40
30
20
10
67
5-3-6- Résultats des ECBU de contrôle.
PeniG 2 8 11 44 12 48 25
Amoxicilline 15 24,6 16 26,2 30 49,2 61
Amox. + Ac.
25 41 18 29,5 18 29,5 61
Clavulanique
Oxacilline 17 73,9 2 8,7 4 17,4 23
Cefamandole 39 78 5 10 6 12 50
Ceftriaxone 53 88,3 3 5 4 6,7 60
Gentamicine 51 91,1 1 1,8 4 7,1 56
Colistine 12 85,7 0 0 2 14,3 14
Nitrofu rantoïne 25 86,2 0 0 4 13,8 29
Tétracycline 10 23,3 2 4,7 31 72 43
Erythromycine 20 80 1 4 4 16 25
Cotrimoxazole 33 55,9 1 1,7 25 42,4 59
Acide nalidixique 32 91,4 0 0 3 8,6 35
Ciprofloxacine 56 94,9 3 5,1 0 0 59
68
6-2- Profil de sensibilité des entérobactéries.
Il est donné par le tableau ci-dessous.
69
6-2-1- Profil de sensibilité des 26 souches d'Escherichia coli
Il est donné par le tableau ci-dessous.
Amox.+Ac.
5 20 7 28 13 52 25
Clavulanique
Ceftriaxone 25 100 0 0 0 0 25
Gentamicine 22 100 0 0 0 0 22
Colistine 9 90 0 0 1 10 10
Cotrimoxazole 14 56 0 0 11 44 25
Acide nalidixique 23 92 0 0 2 8 25
Ciprofloxacine 25 100 0 0 0 0 25
70
6-3- Profil de sensibilité des Staphylocoques
Il est donné par le tableau ci-dessous.
71
6-3-1- Profil de sensibilité des 12 souches de Staphylococcus
aureus.
Il est donné par le tableau ci-dessous
Erythromycine 6 60 1 10 3 30 10
Tétracycline 2 25 0 0 6 75 8
72
6-3-2- Profil de sensibilité des 12 souches de Staphylocoques à
coagulase négative.
Il est donné par le tableau ci-dessous.
Erythromycine 12 100 0 0 0 0 12
Tétracycline 0 0 0 0 11 100 11
Ciprofloxacine 10 100 0 0 0 0 10
73
COMMENTAIRES - DISCUSSION
III- COMMENTAIRES- DISCUSSION.
74
2- Aspects épidémiologiques
75
uretères. Selon Stenqvist cité par Colau JC[8] la fréquence de l'lU augmente avec
l'âge gestationnel. Attolou et coll.[2] au Bénin ont trouvé également une fréquence
plus élevée de l'lU au troisième trimestre de grossesse. Par contre d'autres auteurs
trouvent des résultats différents. Olsen B et coll.[40] ont noté une fréquence plus
élevée au premier trimestre. Marrakchi 0 et coll.[34] ainsi que Diadhiou F et coll.[13]
trouvent que le deuxième trimestre est la période de prédilection de l'lU.
76
La discordance est nette entre le doute et la confirmation. Les signes
fonctionnels induisent en erreur dans 64,7% des cas. C'est dire qu'ils constituent un
mauvais guide en matière d'lU chez la femme enceinte. Dhiadhiou F et coll.[13] au
Sénégal ont trouvé une marge d'erreur de 67,22%. Marrakchi 0 et co11.[34] à Tunis
ont trouvé une marge d'erreur de 45,6% mais dans leur étude les douleurs
pelviennes n'ont pas été prises en compte.
L'existence de signes fonctionnels sans lU confirmée par "ECBU peut se
justifier par les infections génitales( urétrites) à germes( Chlamydia) ne poussant pas
sur les milieux usuels utilisés ou la présence de cristaux dans les urines
responsables de signes tels que douleurs pelviennes, dysurie, brûlures mictionnelles
Les signes les plus retrouvés dans l'lU sont l'association douleurs pelviennes
douleurs lombaires( 55,6% des cas) ; les brûlures mictionnelles( 41,7% des cas) ; La
dysurie-pollakiurie( 40% des cas).
77
4- Résultats des tests aux bandelettes réactives.
78
en consultation. Dans notre étude le dépistage n'a été réalisé qu'une seule fois et en
consultation; en plus un ECBU est réalisé quel que soit le résultat du dépistage.
Nos résultats sont similaires à ceux de Olsen BE et coll.[40] en ce qui concerne
la faible sensibilité des paramètres nitrites seuls, nitrites et leucocytes;
respectivement 26,2% et 24,6% dans notre étude contre 46% et 39,7% dans celle de
Olsen BE et coll.
Cette faible sensibilité s'explique par la présence élevée de germes( cocci à
Gram positif, Acinetobacter....) ne réduisant pas les nitrites et le nombre élevé de
cas d'urines à pH acide( 81,6%) responsables de faux négatifs.
4-2-2- La spécificité
Dans notre série la meilleure spécificité est obtenue avec les paramètres
leucocytes et nitrites( 100%), nitrites seuls( 99,6%). Robertson cité par Thoulon
JM[30] a également obtenu les meilleures spécificités avec ces paramètres,
respectivement 95 et 99%. Olsen BE et coll. [40] ont obtenu des spécificités plus
faibles avec les paramètres nitrites et leucocytes( 67,7%) ; nitrites seuls( 60,8%).
coll.[ 40] ont obtenu de très faibles VPP avec ces mêmes paramètres,
respectivement 19,3% et 18,6%).
79
En effet en 1990 en France, un ECBU effectué au laboratoire revenait à 132FF
pour un examen stérile alors que le coût de la bandelette oscillait entre 3,4 et 4,5 FF
en fonction de l'emballage[21].
Or les négativités des paramètres leucocytes ou protéines, leucocytes ou
nitrites permettent d'exclure une lU dans respectivement 97,8 et 96,1% des cas.
Par contre la positivité des paramètres leucocytes et nitrites, nitrites seuls, doit
motiver la réalisation d'un ECBU si cela est possible. Dans le cas contraire la
prescription d'un antibiotique généralement efficace est indiquée.
L'utilisation des bandelettes détectant les nitrites, les protéines et l'activité
. leucocyte-estérase peut être utile pour dépister les lU chez les femmes enceintes
dans notre milieu. Ceci permettra d'améliorer le coût de la prise en charge de l'lU
chez beaucoup de femmes enceintes.
5-Aspects cytobactériologiques
5-2-1- La leucocyturie
Dans notre étude, la limite supérieure de la leucocyturie normale retenue était
de 104 leucocytes/ml d'urines. Il ressort une liaison statistiquement significative entre
leucocyturie et lU.
80
Mais sur les 145 patientes qui présentaient une leucocyturie élevée, seulement
61 ont une culture positive, soient 42,1%. Marrakchi 0 et coll.[34] à Tunis ont obtenu
une valeur prédictive plus basse: 37,9%. Ces résultats pourraient s'expliquer soit
par les leucocyturies d'étiologie non infectieuse( cristaux, lithiase) soit les
leucorrhées; les urétrites ou les 1U à germes ne poussant pas sur les milieux
usuels( bacille tuberculeux).
81
5-3- Aspects bactériologiques.
5-3-1- La bactériurie.
Dans notre étude nous avons obtenu une bactériurie supérieure ou égale à 105
UFC/ml dans 93,4% des cas. Au vu de la leucocyturie et des signes cliniques, 4
patientes sont déclarées infectées avec une bactériurie comprise entre 104 et 105
UFC/ml. Ces résultats sont en rapport avec nos critères d'interprétation des résultats
de l'ECBU.
Elles ont été les plus isolées: 53,2% de l'ensemble des bactéries identifiées et
94,3% des bacilles à Gram négatif. La prédominance de ces germes est classique et
est rapportée par la plupart des auteurs[16, 34, 20, 22]. C'est dire que les
entérobactéries restent toujours au premier plan et confirment l'origine fécale
(digestive) des germes de l'lU de la femme enceinte. Marrakchi 0 et coll.[34] à Tunis,
Gebre-selassie [20] en Ethiopie ont trouvé des fréquences plus
élevées, respectivement 59,3% et 62,5%. Ils n'ont pas isolé d'autres bacilles à Gram
négatif.
Olusanya 0 et coll.[41] au Nigéria ont par contre obtenu une fréquence des
entérobactéries plus basse: 41,2%.
De tous les germes identifiés dans notre étude Escherichia coli vient largement
en tête( 41,9%). Nos résultats sont comparables à ceux de Marrakchi 0 et coll.[34] et
de Gebre-selassie[20] qui ont trouvé Escherichia coli respectivement dans 49,1 et
46% des cas. Gratacos E et coll.[22] en Espagne ont isolé Escherichia coli dans
66,2% des cas d'lU de la femme enceinte, Olusanya 0 et coll.[41] au Nigéria dans
21,3% des cas.
Parmi les autres entérobactéries isolées dans notre étude Klebsiella
pneumoniae occupe une place importante avec 6,5% des cas. Nos résultats
rejoignent ceux des auteurs occidentaux[30, 8] et africains[ 34, 41, 13]. Gratacos E
[22] a retrouvé Proteus mirabilis au deuxième rang des entérobactéries( 16,8%).
82
NB : Dans notre étude Acinetobacter fût le seul genre de bacilles à gram négatif isolé
en dehors des entérobactéries( 3,2% des cas). Il vient en troisième position après les
entérobactéries et les cocci à Gram positif. En effet, il constitue avec le genre
Pseudomonas les seuls bacilles à Gram négatif autres que les entérobactéries à être
uropathogènes[42].
Dans notre étude ils suivent de près les entérobactéries avec 43,6% des cas.
Marrakchi 0 et col\.[34] et Gebre-selassie[20] notent également qu'ils occupent la
deuxième place des bactéries isolées( respectivement 30,5% et 37%). Dans l'étude
de Olusanya 0 et coll.[41], ils viennent en tête des germes isolés (55,9%).
Ces bactéries sont représentées par les genres Staphylococcus et
Streptococcus( respectivement 38,7% et 4,8% des bactéries isolées). Ce même
constat a été fait par Marrakchi 0 et col\.( 27,2% et 3,3%) et Olusanya 0 et coll. (
47,1% et 8,8%). Selon d'Ercole C[16] le streptocoque est retrouvé dans près de 5%
des cas d'lU de la femme enceinte. Dans notre étude Staphylococcus aureus et les
staphylocoques à coagulase négative viennent au second rang après Escherichia
coli avec 19,4% des cas.
Gebre-selassie[20] et Marrakchi 0 [34] ont noté que les staphylocoques à
coagulase négative occupaient la deuxième place derrière Escherichia coli avec
respectivement 33% et 24,4% des cas. Selon ces mêmes auteurs Staphylococcus
aureus représentait seulement respectivement 4% et 1,69% des bactéries isolées.
Quant à Olusanya 0 et coll.[41] ils ont noté une prédominance de Staphylococcus
aureus( 27,9% des germes) sur Escherichia coli( 21,3%) et les staphylocoques à
coagulase négative(19, 1%).
La présence des staphylocoques à coagulase négative dans 19,4% des
infections urinaires dans notre étude peut paraître surprenante. En effet la présence
de ce germe dans les urines est classiquement considérée comme une
contamination. Mais des études ont permis d'incriminer ces germes dans certaines
lU authentiques au deuxième rang après Escherichia coli[44].
Les différences observées entre les études sont liées à la variation du cadre,
des années et de la population d'étude. Dans la plupart des autres travaux, les
études n'ont porté que sur des femmes enceintes asymptomatiques.
83
5-3-3- Distribution des principales espèces bactériennes isolées
selon l'âge.
Dans notre étude Escherichia coli est retrouvé à tous les âges. Les
staphylocoques n'ont été isolés que chez les moins de 35 ans. Les staphylocoques à
coagulase négative sont isolés à 91,6% chez les femmes enceintes de moins de 25
ans. Les mêmes constats ont été faits par Pead Let coll.[44].
84
Dans l'étude de Gebre-selasie[20] toutes les souches d'entérobactéries étaient
sensibles à la nitrofurantoine et 78,6% étaient sensibles au cotrimoxazole( contre
61,3% dans notre étude).
85
Les staphylocoques à coagulase négative ont montré une très bonne sensibilité
à l'érythromycine( 100%), à la gentamicine( 91,7%), et à la ciprofloxacine( 100%).
Par contre la pénicilline G et la tétracycline n'ont eu aucune activité sur les 12
souches de staphylocoques à coagulase négative. On note par ailleurs une forte
résistance de ces germes à l'amoxicilline( 100%), au cotrimoxazole ( 63,6%).
NB : Pour les autres bactéries isolées le nombre insuffisant de souches testées
( 1 à 4) ne permet pas de tirer des conclusions sur leur sensibilité aux antibiotiques.
86
CONCLUSION
CONCLUSION
L'infection urinaire est une affection fréquente chez les femmes enceintes dan's
notre milieu( 18,5%).
Elle est très souvent asymptomatique(9,1 %)
Les particularités épidémiologiques sont que l'lU est l'apanage de la femme
enceinte jeune de moins de 25 ans( 23%).Aussi elle se retrouve le plus souvent au
cours du troisième trimestre ( 19,4%) de la première grossesse( 25%).
Le dépistage de l'lU doit donc être systématique chez toute femme enceinte
dès la première visite prénatale particulièrement chez les plus jeunes. L'utilisation
des bandelettes détectant les nitrites et l'activité leucocyte-estérase peut être utile
dans ce dépistage. Dans notre étude les bandelettes donnent une valeur prédictive
positive de 100% pour les paramètres nitrites et leucocytes et une valeur prédictive
négative de 97,8% pour les paramètres leucocytes ou protéines.
Les signes cliniques n'ont pas une bonne valeur diagnostique(35,2%).
Du point de vue biologique, les urines troubles sont le plus souvent infectées
(63,2%). Les germes responsables sont en majorité les entérobactéries (53,2%) et
elles présentent une bonne sensibilité aux quinolones, aux aminosides, aux C3G et
à la nitrofurantoïne.
Les cocci à gram positif sont également isolés e't sont fortement sensibles aux
quinolones, à la gentamicine et à l'érythromycine.
Les résultats de cette étude mettent .en exergue le problème du traitement des
infections urinaires chez la femme enceinte dans notre milieu. En absence
d'identification bactérienne et d'antibiogramme (difficilement accessibles) se pose le
problème du choix des antibiotiques. Une possibilité est de choisir les amino
pénicillines bien tolérées par la femme enceinte et moins chers sachant que
seulement 24,6% des souches isolées sont sensibles à l'amoxicilline et que
l'association amoxicilline+ acide clavulanique n'est active que sur 41 % des souches
isolées. Le choix d'autres antibiotiques plus actifs est limité, soit par les nombreuses
contre-indications(quinolones, aminosides), soit par leur coût élevé (C3G).
87
~
RECOMMANDATIONS
RECOMMANDATIONS
88
~
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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94
ANNEXES
Annexe 1
Douleurs pelviennes
Douleurs lombaires
Dysurie-poila kiurie
Brûlures mictionnelles
Fièvre
Autres
1-Examen macroscopique:
Aspect--------------------------------------
Culot = -------------------------
2- Examen microscopique:
- Etat frais:
Leucocytes =---------------------- Cellules épitheliales=-------------
Hématies =------------------------ Levures = ---------------------------
Cristaux =-------------------------- Parasites = --------------------------
Cylindres =--------------------------
- Coloration de Gram = Type de germe =------------------
3- Culture bactérienne:
- bactériurie (=/m 1)---------------------------------------------------
- Cultures sur milieux usuels et enrichis =---------------------
- Germe isolé 1 =----------------------------------------------
Germe isolé 2 =----------------------------------------------
. Antibiogramme
SERMENT DE GALIEN
Je Jure, en présence des maîtres de la faculté, des
conseillers de l'Ordre des pharmaciens et de mes
condisciples: