0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues133 pages

Infections urinaires chez femmes enceintes

Transféré par

Leonel-richie Wedsibi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
21 vues133 pages

Infections urinaires chez femmes enceintes

Transféré par

Leonel-richie Wedsibi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

BURKINA - FASO

UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIDIIIIDD
UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE
EN SCIENCES DE LA SANTE
(UFRlSDS)
DIIIIIIIIIIIIDIIDIIDIID
Section PHARMACIE

Année Universitaire 2001-2002

Aspects épidémiologiques et bacté~iolc>'gique~


des infections urinaires chez la femme enceinte.
au Service de Santé Maternelle et Infantile::du :
Centre Médical Saint Camille de Ouagadci'ugoû.,: . ,'~

THESE

Présentée et soutenue publiquement le 16 janvier 2002.


Pour l'obtention du grade de DOCTEUR EN PHARMACIE.
(DIPLOME D'ETAT)

par

Abdoulaye NIKIEMA
Né le 01 Mars 1975 à Dano (Burkina Faso)

JURY
DIRECTEUR DE THESE PRESIDENT :Professeur Ag. Adama TRAORE
Professeur Ag. Jean LANKOANDE

CODIRECTEUR DE THESE: MEMBRES :


Docteur Rasmata OUEDRAOGOfTRAORE Docteur Michel AKOTIONGA
Docteur Idrissa SANOU
Docteur Rasmata OUEDRAOGOITRAORE
UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU

Unité de formation et de Recherche


en Sciences de la Santé
( UFRlSDS )

LISTE DES RESPONSABLES ADMINISTRATIFS

Directeur Pr. Amadou SANOU

Directeur Adjoint Pr • Ag. Y. Joseph DRABO

Coordonateur de la Section Pharmacie Pro Ag. Mamadou SAWADOGO

Coordonateur des Stages de la


Section Médecine Pro Ag. Y. Joseph DRABO

Coordonateur des Stages de la


Section de Pharmacie Dr Jean-Baptiste NIKIEMA

Coordonnateur C.E.S. de Chirurgie Pr. Amadou SANOU

Coordonnateur Section Techniciens Supérieurs de Pr Blaise KOUDOGBO


Santé

Secrétaire Principal M. TRAORE Fakouo

Chef de Service Administratif Mme Christine NARE


et Financier (CSAF)

Responsable de la Bibliothèque M. Salif YADA

Chef de la Scolarité Mme Kadi ZERBO

Secrétaire du Directeur Mlle Michèle K. ILBOUDO

Secrétaire du Directeur Adjoint Mme KABRE Hakiéta


LISTE DES ENSEIGNANTS DE L'UFRlSDS

ENSEIGNANTS PERMANENTS

Professeurs titulaires

Rambré Moumouni OUIMINGA Anatomie organogenèse


et chirurgie
Hilaire TIENDREBEOGO (in memoriam) Sémiologie et
Pathologies médicales

Tinga Robert GUIGUEMDE Parasitologie

Bobilwindé Robert SOUDRE Anatomie-Pathologie

Amadou SANOU Chirurgie Générale et Digestive

Innocent Pierre GUISSOU Pharmacologie Et Toxicologie

Bibiane KONE Gynécologie - Obstétrique

Alphonse SAWADOGO Pédiatrie

Professeurs associés
Blaise KOUDOGBO Toxicologie

Maîtres de Conférences

Julien YILBOUDO Orthopédie·Traumatologie

Kongoré Raphaël OUEDRAOGO Chirurgie -Traumatologie

François Réné TALL Pédiatrie

Jean KABORE Neurologie

Joseph Y. DRABO Médecine Interne / Endocrinologie

Blaise SON DO Santé Publique

Jean LANKOANDE Gynécologie-Obstétrique

Issa SANOU Pédiatrie

Ludovic KAM Pédiatrie


Adama LENGANI Néphrologie

Oumar TRAORE N° 1 Orthopédie-Traumatologie

Kampadilemba OUOBA Oto Rhino Laryngologie

Piga Daniel ILBOUDO Gastro-entérologie

Albert WANDAOGO Chirurgie Pédiatrique

Adama TRAORE Dermatologie Vénérologie

Mamadou SAWADOGO Biochimie

Arouna OUEDRAOGO Psychiatrie

Joachim SANOU Anesthésie-Réanimation

Théophile L. TAPSOBA Biophysique - Médecine Nucléaire

Maîtres-Assistants
Lady Kadidiatou TRAORE Parasitologie

Si Simon TRAORE Chirurgie

Abdoulaye TRAORE Santé Publique

Daman SANO Chirurgie Générale

Patrice ZABSONRE Cardiologie

Jean Gabriel OUANGO Psychiatrie

Georges KI-ZERBO Maladies Infectieuses

Rabiou CISSE Radiologie

Blami DAO Gynécologie Obstétrique

Alain BOUGOUMA Gastro-Entérologie

Boubakar TOURE Gynéco-Obstétrique

Michel AKOTIONGA Gynécologie-Obstétrique


Rasmata OUEDRAOGO/TRAORE Bactério-Virologie

Alain ZOUBGA Pneumologie

Boubacar NACRO Pédiatrie

Abel KABRE Neuro-Chirurgie

MaYmouna DAO lOUATTARA ORL

Nicole Marie KYELEM 1 ZABRE Maladies Infectieuses

Antoinette TRAORE 1 BELEM Pédiatrie

Kapouné KARFO Psychiatrie

Timothée KAMBOU Chirurgie

Jean Baptiste NIKIEMA Pharmacognosie

Ali NIAKARA Cardiologie

André K. SAMANDOULOUGOU Cardiologie

Pingwendé BONKOUNGOU Pédiatrie

Nonfounikoun Dieudonné MEDA Ophtalmologie

Athanase MILLOGO Neurologie

Nazinigouba OLIEDRAOGO Réanimation

Diarra YE / OUATTARA Pédiatrie

Laurent OUEDRAOGO Santé Publique

Lassina SANGARE Bactério-Virologie

Assistants

[Link] SANOU (in memoriam) Oto Rhino Laryngologie

Doro SERME (in memoriam) Cardiologie

Hamadé OUEDRAOGO Anesthésie- Réani mation


physiologie
Alexis ROUAMBA Anesthésie- Réanimation
physiologie

M. Théophile COMPAORE Chirurgie

Y. Abel BAMOUNI Radiologie

Rigobert THIOMBIANO Maladies Infectieuses

Raphaël DAKOURE Anatomie-Chirurgie

Robert O. ZOUNGRANA Physiologie

Bobliwendé SAKANDE Anatomie-Pathologie

Raphaël SANOU (in memoriam) Pneumo-phtisiologie

Oumar TRAORE N°2 (in memoriam) Radiologie

Arsène M. D. DABOUE Ophtalmologie

Vincent OUEDRAOGO Médecine du Travail

S. Christophe DA Chirurgie

Aurélien Jean SANON Chirurgie

Claudine LOUGUE / SORGHO Radiologie

Barnabé ZANGO Chirurgie

L. Valerie AdélaYde NEBIE Cardiologie

Blandine THIEBA Gynécologie-Obstétrique

Abdel Karim SERME Gastro-Entérologie

Moussa BAMBARA Gynécologie-Obstétrique

Fatou BARRO Dermatologie

Olga LOMPO Anatomie Pathologique

Appolinaire SAWADOGO Gastro-Entérologie


Martial OUEDRAOGO Pneumo-Phtisiologie

Moussa KERE Santé Publique

Innocent NACOLILMA Orthopédie-Traumatologie

P. Antoine NIAMPA Dermatologie

Françoise Danielle MILLOGO/TRAORE Gynécologie-Obstétrique

Z. Thédore OUEDRAOGO Santé Publique

P. André KOALAGA Gynécologie-Obstétrique

Emile BANDRE Chirurgie générale et digestive

Syranyan SEKOULE Psychiatrie

Dieudonné OUEDRAOGO Chirurgie maxilo-faciale

Moussa OUEDRAOGO Pharmacologie

Assistants Biologistes des Hôpitaux

Idrissa SANOU Bactério-Virologie

Harouna SANON Hématologiel Immunologie

Issa SOME Chimie Analytique

Rasmané SEMDE Galénique

Jean SAKANDE Biochimie


ENSEIGNANTS NON PERMANENTS
pFR des Sciences de la vie et de la terre
(UFRlSVT)
et
,UFR des Sciences exactes et Appliquées (UFRI
'SE.M

Professeurs Titulaires

~kry COULIBALy Mathématiques

Sita GUINKO Botanique-Biologie VégétaLe

Guy [Link] Chimie Minérale

Laya SAWADOGO Physiologie-BioLogie CelluLaire

Laou Bernard KAM ( in memorian ) Chimie

Patoin ALbert OUEDRAOGO ZooLogie

Maltres de Conférences

Boukary LEGMA Chimie-Physique GénéraLe

Gustave KABRE Biologie Générale

François ZOUGMORE Physique

Adama SABA Chimie Organique

Philippe SANKARA Cryptogamie- Phytopha rmacie

Maitres-Assistants

Makido B. OUEDRAOGO Génétique

Raymond BELEMTOUGOURI T. P. Biologie Cellulaire

Drissa SANOU Biologie Cellulaire


Assistants

Apolinaire BAYALA (in memoriam) Physiologie

Institut du Développement Rural ( IDR )

Maitres de Conférences
Didier ZONGO Génétique

Georges Annicet OUEDRAOGO Biochimie

UFR des Sciences Economiques et de Gestion


(UFRISEG)

Maitre-Assistant
Tibo Hervé KABORE Economie-Gestion

UFR des Sciences Juridiques Politiques


(UFRlSJP)

Assistants
Jean Claude TAITA Droit

ENSEIGNANTS VACATAIRES

M. DAHOU ( 'in mémoriam) Hydrologie

Dr Annette OUEDRAOGO Stomatologie

Dr Adama THIOMBIANO Législation Pharmaceutique

Dr Sidiki TRAORE Galénique

Mr Mamadou DIALLO Anglais

Dr Badioré OUATIARA Galénique

Dr Alassane SICKO Anatomie

Dr Aline TIENDREBEOGO Chimie Analytique et contrôle


médic.

Dr Noël ZAGRE Nutrition

Dr Maminata TRAORE / COULIBAL y Biochimie


Dr Seydou SOURABIE Pharmacognosie

Dr FéLix KINI Chimie

Dr Lamine OUEDRAOGO BioLogie CelluLaire

Dr Marie Françoise OUEDRAOGO Mathématiques

Mme Cecile OUEDRAOGO AngLais

ENSEIGNANTS MISSIONNAIRES

A.U.P.E.L.F.
Pro Lamine DIAKHATE HématoLogie (Dakar)

Pr. Abibou SAMB Bactério-ViroLogie (Dakar)

Pro Mbayang NDIAYE-NIANG PhysioLogie (Dakar)

Pro EmmanueL BASSENE Pharmacognosie (Dakar)

Pr Mamadou BADIANE Ch'imie Thérapeutique (Dakar)

Pr Babacar FAYE PharmacoLogie (Dakar)

Mission de l'Université Libre de Bruxelles (ULB)

Pro Jean NEVE Chimie Thérapeutique

Mission avec les autres universités

Pr André BIGOT (UAC) ImmunoLogie


DEDICACES
A ma mère
A mon père

Ce travail est le vôtre. Il est le couronnement de plusieurs années de soutien,


de confiance et de patience de votre part.
Puisse Dieu vous donner longue vie.

A mes quatre sœurs

Merci pour votre soutien

A mes cousins et cousines

Merci pour votre solidarité

A Innocent Valea

Tu a été et tu resteras plus qu'un ami pour moi. Ce travail t'est également dédié

A mes très chers amis:


Benzaola, Nebila, Théophile, Edmond, Bah-tassou, Cyr, Edwige

Votre esprit de solidarité m'a été utile.

A tous mes camarades de promotion

Merci pour les années formidables passées ensemble

A toutes les femmes du Burkina

Ceci est ma modeste contribution pour l'amélioration de la prise en charge


médicale de vos grossesses.
~

A NOS MAITRES ET JUGES


A notre maître et Président du Jury

Le Pr Ag. Adama TRAORE, Professeur agrégé de Dermatologie Vénérologie à


l'UFRlSDS
Nous avons eu le privilège de bénéficier de vos enseignements en
dermatologie vénérologie au cours de notre formation. Nous avons été fasciné par la
qualité de vos enseignements et votre sympathie.
C'est un grand honneur que vous nous faites en acceptant de présider le jury
de cette thèse. Merci!

A notre maître et Directeur de thèse

Le Pr Ag. Jean LANKOANDE, Professeur agrégé de Gynécologie et


d'obstétrique à l'UFRI SDS.
Nous avons pu , dès notre premier contact apprécier vos qualités humaines.
Nous avons été émerveillé par vos qualités intellectuelles, votre modestie et surtout
votre sympathie. Malgré vos multiples occupations vous avez accepté de diriger ce
travail. Vivement que vous trouvez en ce travail la juste reconnaissance de votre
souci du travail bien fait.
Profonde gratitude.

A notre maître et codirectrice de thèse

Le Dr Rasmata OUEDRAOGOI TRAORE, Maître assistante de bactériologie-


virologie à l'UFRISDS, Chef de service du laboratoire d'analyse biomédicales du
Centre Hospitalier National Pédiatrique Charles De Gaulle.
Nous avons eu le privilège de bénéficier de vos enseignements théoriques et
pratiques de bactériologie-virologie au cours de notre cursus. Nous avons également
beaucoup appris à vos cotés non seulement dans le cadre de cette thèse mais aussi
en tant que moniteur de travaux pratiques.
Nous avons pu apprécier vos qualités intellectuelles et humaines. Elles resteront
pour nous un modèle. Malgré vos multiples occupations vous avez accepté sans
hésiter de diriger ce travail. Nous espérons qu'il répond à vos attentes. Soyez
assurée de notre profonde gratitude.
A notre maître et juge
Le Dr Michel AKOTIONGA Maître-assistant de Gynécologie obstétrique à
l'UFR ISDS
C'est un grand honneur que vous nous faites en acceptant de juger ce travail.
Permettez-nous de vous remercier pour l'intérêt que vous portez à cette thèse en
acceptant de la juger. Nous espérons qu'il vous sera utile.
Sincères remerciements.

A notre maître et juge


Le Dr Idrissa SANOU, Assistant de bacteriologie-virologie à l'UFRISDS, Chef de
service du laboratoire de biologie du CHNYO
Nous avons eu le privilège de bénéficier de vos enseignements théoriques et
pratiques de bactériologie. Vos qualités intellectuelles, votre modestie et votre
sympathie forcent l'admiration de tous. C'est un honneur pour nous que vous ayez
accepté de siéger dans /e jury de cette thèse. Vos conseils sur le plan académique
que social fait de vous un grand frère idéal.
Soyez assuré de notre estime et de notre profonde gratitude.
REMERCIEMENTS
A notre maitre Dr Jean-baptiste NIKIEMA

Vous êtes comme un grand-frère pour moi.


Merci pour vos conseils et votre soutien inestimable.

AMr Mamadou TAMBOURA

Ce fut un grand plaisir de travailler à tes côtés. Merci pour ta collaboration.

A mon aîné Dr Adjima COMBARV

Merci pour tous tes conseils.

A tout le personnel du laboratoire de bactériologie du CHN- VO, en


particulier Mme ILBOUDO, Mme NIKIEMA, Mr LOMPO, Mr DIABATE
Merci pour votre entière collaboration.

A tout le personnel du service de SMI du CMSCO

Ce travail a pu se réaliser grâce à votre entière collaboration. Soyez en


remerciés.

Au Directeur général de CIT international et tout son personnel

Merci pour votre inestimable soutien logistique. Plein succès à votre entreprise.

A Mr Pascal SOUBEIGA au Programme Oncho( OMS)

Sincères remerciements.

A Mr et Mme TRAORE à Zogona

Merci pour votre soutien

A tous nos Maîtres

Nous témoignons notre profonde gratitude.


LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

AJG : Appareil Juxta-glomerulaire


Amoxi. + Ac. Clavulanique : Association Amoxicilline acide clavulanique
ATBG : Antibiogramme
AU : Appareil Urinaire
BA : Bactériurie Asymptomatique
BCP : Bromo-crésol Pourpre
C1 G : Céphalosporine de première Génération
C2G : Céphalosporine de deuxième Génération
C3G : Céphalosporines de troisième Génération
CHN : Centre Hospitalier National
CHNYO: Centre Hospitalier National Yalgado OUEDRAOGO
CHR : Centre Hospitalier Régional
CLEO: Cystine- Lactose- Electrolyte- Déficient
CMI : Concentration Minimale Inhibitrice
CMSCO: Centre Médical Saint Camille de Ouagadougou
Onase: Désoxyribonucléase
ECBU : Examen Cytobactériologique des Urines
EMB : Eosine Bleu de Méthylène
FB : Flore Bactérienne
G6PO : Glucose 6 Phosphate Déshydrogénase
GC : Gélose Chocolat

'~
HTA : Hypertension Artérielle
1: Intermédiaire
IAU : Infection de l'Appareil Urinaire
lM : Intra Musculaire
ITU : Infection du Tractus Urinaire
lU : Infection Urinaire
IUC : Infection Urinaire Communautaire
IUH : Infection Urinaire Hospitalière
IV : Intra Veineuse
MH : Muller Hinton
ml: millilitre
PA : Pyélonéphrite Aiguë
PO: Per Os
R : Résistant
S: Sensible
SCN : Staphylocoques à Coagulase Négative
SMI : Santé Maternelle et Infantile
Sn : Sensibilité
Sp : Spécificité
SSMI : Service de Santé Maternelle et Infantile
TS : Trypticase Soja
UFC : Unité Formant Colonies
VPN : Valeur Prédictive Négative
VPN : Valeur Prédictive Positive
TABLE DES MATIERES

INTRODUC110N 1
ENONCE DU PROBLEM E 3
GENERALITES I •••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• 4
1· L'APPAREIL LIRINAIRE 4
1- Les reins 4
1-1- Anatomie descriptive 4
1-2- Histologie 4
1-3- Physiologie rénale 5
2-Les voies excrétrices: Calices, bassinets, uretères 5
2-1- Anatomie descriptive 5
2-2- Histologie et physiologie des voies excrétrices 6
3- La vessie 6
3-1- Anatomie descriptive 6
3-2- Histologie et physiologie 6
4- L'urètre 7
11- L'INFECTION URINAIRE 8
1- Définitions - épidémiologie 8
2- Les germes responsables des infections urinaires 9
2-1- Les bactéries responsables des 1U observées en pratique de ville 9
2-2- Les bactéries agents d'lU hospitalières(IUH) 10
2-3- Les bactéries les moins communément rencontrées dans les lU 11
2-4- Les Candida 12
3- Physiopathologie 12
3-1- Moyens naturels de défense de l'hôte contre l'lU 12
3-2- Facteurs favorisant le développement de l'lU 13
3-3- Origine des germes et voies de propagation de l'infection 14
4· Etude clinique 15
4-1- Aspects cliniques 15
5 - Diagnostic biologique 17
5-1- Examen cytobactériologique des urines (ECBU) 17
5-2- Dépistage de l'lU à l'aide des bandelettes réactives
pour analyse d'urine 24
6- Diagnostic topographique 25
6-1 Diagnostic des lU basses 25
6-2 Diagnostic des 1U hautes 25
7- Evolution 26
7-1- La bactériurie asymptomatique 26
7-2- La cystite aiguë 26
7-3- La pyélonéphrite aiguë 26
7-4- Les formes compliquées 27
8- Pronostic chez la femme enceinte 27
8-1- Pronostic nlaternel. 27
8-2- Pronostic chez le fœtus et le nouveau-né 27
9-Traitement 28
9-1- Buts du traitement. 28
9-2- Les moyens 28
9-3- Indications et durée du traitement.. 30
10- Prévention 32
NOTRE ETUDE. 33
1- 08..1ECTI FS 33
1- objectif général. 33
2- Objectifs spécifiques 33
11- Matériel et méthodes 34
1- cadre de l'étude 34
1-1- Centre médical St Camille 34
1-2- Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo 35
2 -Méthodologie 35
2-1 population d'étude 35
2-2-Matériel et Réactifs de laboratoire utilisés 35
2 -3- Type et durée de l'étude 36
2-4- Echantillonnage 36
2-5- Techniques de recherche 37
2-6- Collecte des données 37
2-7-Traitement des données 48
III-RESULTATS ~ 49
1- Caractéristiques de la population d'étude .49
1-1- Répartition de la population selon l'âge 49
1-2- Répartition de la population selon le terme de la grossesse 49
1-3- Répartition de la population selon la parité 50
1-4- Répartition de la population selon les caractéristiques
socioprofessionnelles 51
2- Aspects épidémiologiques 51
2-1- Prévalence de l'lU dans la population étudiée 51
2-2- Distribution de l'lU selon l'âge 51
2-3- Distribution de l'lU selon le terme de la grossesse 52
2-4- Distribution de l'lU selon la parité 53
2-5- Distribution de l'lU selon le statut socioprofessionnelle 53
3- Aspects cliniques 54
3-1- signes fonctionnels 54
3-2- La bactériurie asymptomatique 55
4- Résultats des tests aux bandelettes réactives 55
4-1- Distribution de l'lU selon le pH des urines 55
4-2- Distribution de l'lU selon le leuco -test. 55
4-3- Distribution de l'lU selon le protéines-test.. 56
4-4- Distribution de l'lU selon le nitrite-test. 57
4-5- Distribution de l'lU selon le leuco-test ou le protéine-test. 57
4-6- Distribution de 1'1 U selon le leuco-test et le protéine-test. 58
4-7- Distribution de l'lU selon le leuco-test ou le nitrite-test.. 58
4-8- Distribution de 1'1 U selon le leuco-test et le nitrite-test. 59
4-9- Récapitulatif des critères de validité des différents tests 60
5- Aspects cytobactériologiques 60
5-1- Aspects macroscopiques des urines 60
5-2- Aspects microscopiques des urines 61
5-3- Aspects bactériologiques 64
6· Résultats des antibiogrammes réalisés 68
6-1- Profil de sensibilité globale aux antibiotiques de tous les germes 68
6-2- Profil de sensibilité des entérobactéries 69
6-3- Profil de sensibilité des Staphylocoques 71
111- COMMENTAIRES- DISCUSSION 74
1-Limites et contraintes de l'étude 74
1-1- Le type et le cadre de l'étude 74
1-2- Les résultats tests aux bandelettes réactives 74
1-3- Les résultats bactériologiques et thérapeutiques 74
2- Aspects épidémiologiques 75
2-1- Prévalence de l'infection urinaire 75
2-2- Fréquence de l'lU selon l'âge 75
2-3- Fréquence de l'lU selon le terme de la grossesse 75
2-4- Fréquence de l'lU selon la parité 76
2-5- Fréquence de l'lU selon le statut socioprofessionnel. 76
3- Aspects cliniques de l'lU 76
3-1- Signes fonctionnels et infection urinaire 76
3-2- La bactériurie asymptomatique 77
4- Résultats des tests aux bandelettes réactives 78
4-1- Le pH des urines ~ 78
4-2- Les paramètres leucocytes, nitrites et protéines 78
5-Aspects cytobactériologiques 80
5-1- Aspect macroscopique des urines 80
5-2- Aspects microscopiques des urines 80
5-3- Aspects bactériologiques 82
6- Sensibilité des germes aux antibiotiques 84
6-1- Sensibilité des entérobactéries 84
6-2- Sensibilité des Staphylocoques 85
CONCLUSiON 87
RECOMMANDATIONS 88
Références bibliographiques 89
INTRODUCTION
INTRODUCTION

Les infections urinaires (lU) viennent en deuxième position des maladies


infectieuses contractées par l'Homme après les maladies respiratoires [21].
L'examen cytobactériologique des urines (ECBU) qui seul permet d'affirmer le
diagnostic et de guider le traitement est aussi et de loin, l'examen le plus
fréquemment demandé à un laboratoire de microbiologie.
Les lU sont caractérisées par leur fréquence plus élevée chez la femme que
chez l'homme du fait de la conformation de l'appareil urogénital féminin[28]. En effet
il est estimé que 20% de la population féminine adulte dans le monde développera
une infection urinaire[27, 36] contre moins de 0,1% des hommes[11].
Les situations possibles d'infections de l'appareil urinaire de la femme sont
désignées par les termes suivants: infection aiguë simple de la femme, infection à
risque ( ou compliquée), bactériurie asymptomatique[31]. Selon la symptomatologie
clinique, il est possible de différencier cystite aiguë bactérienne simple de la femme,
cystite aiguë bactérienne à risque ( ou compliquée) pyélonéphrite aiguë simple de la
femme et pyélonéphrite aiguë à risque ( ou compliquée). L'infection urinaire quelle
qu'en soit la localisation est simple lorsqu'elle survient chez une femme de 15 à 65
ans en dehors de tout terrain particulier. Elle est dite compliquée (ou à risque)
lorsqu'il existe des facteurs de risque et quelle que soit l'importance du syndrome
clinique. Les facteurs de risque sont: l'âge ( moins de 15 ans, plus de 65 ans), la
présence d'une uropathie malformative, la grossesse, le diabète, etc ...
La grossesse mérite une attention particulière.. En effet les lU représentent les
infections bactériennes les plus fréquentes au cours de la grossesse. Une bactériurie
significative est trouvée chez 2,5 à 12% des femmes enceintes ( 1 à 3% chez les
femmes non enceintes) [28]. \1 est aussi estimé que 2,3 à 17,5% des femmes
enceintes présentent une bactériurie asymptomatique et que 30 à 40% d'entre elles
développeront une pyélonéphrite[8]. Ce risque chute à 3% si la bactériurie
asymptomatique fait l'objet d'un traitement anti-infectieux[32]. Dans le cas contraire,
des complications graves peuvent survenir, aussi bien chez la mère que chez le
fœtus. Chez la mère, il s'agit de pyélonéphrite aiguë avec choc, une insuffisance
rénale aiguë, une septicémie.
Quant au fœtus, quatre pnnclpaux risques sont observés: avortement tardif ou
accouchement prématuré, hypotrophie fœtale, souffrance fœtale et la mort du fœtus
in-utéro, infections néonatales.
Cependant, le pronostic sous l'influence du traitement est bon pour l'ensemble des
formes cliniques. Il s'impose alors d'avoir le réflexe de les dépister précocement et
les moyens nécessaires pour les traiter efficacement.
L'lU chez la femme enceinte est un phénomène ubiquitaire mais touchant plus les
pays en développement( couverture prénatale faible, manque de moyens de
dépistage et de traitement..).
Le but de notre travail est d'étudier les aspects épidémiologiques et
bactériologiques de l'lU chez la femme enceinte à Ouagadougou en général et
particulièrement au Centre Médical Saint Camille Ouagadougou (CMSCO).

2
ENONCE DU PROBLEME
ENONCE DU PROBLEME

L'infection urinaire de la femme enceinte est une affection qui mérite de retenir
l'attention de tout praticien de par sa fréquence et ses complications aussi bien chez
la mère que chez le fœtus.
En Ethiopie une étude menée en 1998 montrait qu'une bactériurie
asymptomatique est trouvée chez 7% des femmes enceintes[20]. A Sagamu au
Nigeria, en 1993, elle touchait 23,9% des femmes enceintes venant à la consultation
prénatale[41]. Une étude réalisée à Dakar en 1990 montrait une prévalence de 24%
des lU chez les femmes enceintes[13]. A Cotonou en 1996, les lU représentaient la
deuxième cause d'accouchements prématurés avec 11,7% des cas après les
ruptures prématurées des membranes ( 13% des cas) et devant le paludisme
( 11,3% des cas)[1].
Au Burkina Faso, une étude menée en 1995 sur les infections urinaires au
Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo ( CHNYO )a montré que sur 36
femmes enceintes parmi la population étudiée, 7 présentaient une bactériurie
asymptomatique[42]. Aucune étude spécifique, à notre connaissance n'a été menée
dans ce sens. C'est dire que le sujet reste encore peu abordé au Burkina.
Aussi, la prise en charge de ces infections en matière de dépistage et de
traitement pose encore quelques problèm,es. On peut noter la prescription d'examen
de culot urinaire, donc sans identification bactérienne ni antibiogramme. En effet en
1999 sur l'ensemble des ECBU réalisés au Centre Hospitalier National Sourou
Sanou de Bobo et dans les différents Centres Hospitaliers Régionaux(CHR) du
Burkina, 89,3% n'ont consisté qu'en un simple culot urinaire[15]. Il faut souligner
également les traitements probabilistes basés essentiellement sur l'amoxicilline et
l'association amoxicilline+ acide clavulanique. Cette situation est en partie due au
coût élevé des investigations et du traitement des lU pour la plupart des femmes
enceintes.
Au vu de ces problèmes nous avons jugé nécessaire de déterminer la
prévalence de l'lU chez les femmes enceintes au CMSCO, d'identifier les germes
responsables et d'étudier leur sensibilité aux antibiotiques. Ceci, afin de contribuer à
l'amélioration de la prise en charge des lU chez la femme enceinte surtout pour
les praticiens exerçant sans le concours d'un laboratoire de microbiologie.

3
GENERALITES
GENERALITES.

1- L'APPAREIL URINAIRE [9,26,39,42]

L'appareil urinaire (AU) comprend deux parties:


Le haut appareil urinaire (reins et voies excrétrices).
- Le bas appareil urinaire (vessie et urètre)

1- Les reins.

1-1- Anatomie descriptive.


Les reins ( au nombre de deux) sont situés dans la partie supérieure de la fosse
lombaire, dans l'espace rétro-péritonéal en regard des deux dernières vertèbres
dorsales. En forme de haricot, de couleur rouge brun, chaque rein pèse environ
150g.
Ils présentent chacun:
- Deux faces: antérieure et postérieure.
- Deux bords: externe convexe, interne concave marqué par le hile
rénal.
- Deux pôles: supérieur et inférieur.

1-2- Histologie.
La structure histologique du rein comprend: le néphron et l'appareil
juxtaglomérulaire (AJG), le tissu interstitiel et les vaisseaux.
Le néphron est l'unité anatomique et fonctionnelle du rein. Il en existe en
moyenne un million pour chaque rein.
\1 est constitué de deux éléments: l'un vasculaire, le glomérule qui filtre le
plasma, l'autre épithélial, le tube urinaire qui élabore l'urine définitive.

4
Le tube urinaire comprend quatre segments: le tube proximal, l'anse de Henle,
le tube distal et le tube collecteur.
L'AJG est composé de l'artériole afférente, l'artériole efférente, la macula densa
et du lacis. Les tissus interstitiels entourent les différentes structures du rein. Le rein
comporte IJne micro vascularisation complexe.

1-3- Physiologie rénale.


Le rein, par son rôle d'élaboration de l'urine, assure deux grandes fonctions:
- Une fonction d'épuration. C'est la voie d'élimination de nombreux
déchets du métabolisme endogène (déchets azotés: urée, créatine) et
de médicaments.
- Une fonction de régulation du milieu intérieur ( équilibre hydrominéral).
En outre le rein possède une fonction endocrine et métabolique assurant:
• La sécrétion de rénine qui intervient dans la régulation de la pression
artérielle.
• La formation d'érythropoiétine,
• La transformation de la vitamine D3 en composé actif.

2-Les voies excrétrices: Calices, bassinets, uretères.

2-1- Anatomie descriptive


Les voies excrétrices vont du sinus rénal à la vessie.
Du sinus rénal partent les petits calices qui se réuniront pour former les grands
calices. Les grands calices en se réunissant vont former le bassinet qui s'ouvre
dans l'uretère.
L'uretère va du hile du rein à la vessie. Le trajet de l'uretère comprend quatre
portions:
la jonction pyélo-uretérale
l'uretère lombaire: vertical, oblique en bas et en dedans,
l'uretère iliaque: concave en arrière sur la saillie des vaisseaux
iliaques,
l'uretère pelvien, différent selon le sexe.

5
2-2- Histologie et physiologie des voies excrétrices.
Elles ont une structure histologique générale semblable.
L'uretère comprend trois tuniques:
l'adventice conjonctivo-élastique;
la .musculeuse en deux couches, permettant les reptations
coordonnées de l'uretère et la progression de l'urine depuis le bassinet jusqu'à
la vessie.
la muqueuse de type urinaire.

3- La vessie.

3-1- Anatomie descriptive.


La vessie se trouve à la partie antérieure du pelvis, en arrière de la symphyse
pubienne et en avant du rectum. Chez l'homme, elle se situe au-dessus de la
prostate et chez la femme en avant de l'utérus.
Elle présente, trois faces: supérieure, antérieure, postéro-inferieure ou base;
des bords latéraux et un sommet antéro-supérieur.

3-2- Histologie et physiologie


La paroi vésicale est constituée de trois tuniques:
- La tunique musculaire lisse ou détrusor faite de trois couches:
• la couche externe longitudinale est la plus mince;
• la couche moyenne circulaire, 3 à 4 fois plus épaisse au niveau du
col vésical où elle constitue les 4/5 du sphincter strié (chez l'homme). Chez la
femme, il n'existe au niveau vésical que des fibres longitudinales ou obliques qui se
continuent dans la paroi urétrale, ce qui constitue un sphincter moins puissant que
chez l'homme;
• la couche profonde longitudinale a une structure plexiforme.
- La muqueuse vésicale: elle est de type urinaire et comporte trois couches:
la sous muqueuse, le chorion et l'urothélium.

6
L'urothélium est fait de deux couches de cellules: cellules basales, cellules de
couverture. Ces dernières sont de type pavimenteux stratifié chez l'homme et de
type malpighien chez la femme.
Chez la femme, l'urothélium de l'urètre et du plancher vésical est
embryologiquement le même que celui de la partie inférieure du vagin et celui de la
vulve.
L'adhérence des germes à un épithélium génital propice, en continuité avec
l'urothélium, explique sans doute pour une large part, la prépondérance des
infections de l'appareil urinaire dans ce sexe[36].
- L'adventice: c'est un tissu conjonctivo-adipeux contenant des fibres
élastiques.
La vessie a un double rôle: être un réservoir étancl1e entre les mictions et
assurer des mictions efficaces, complètes et contrôlées à travers l'urètre.

4- L'urètre.
C'est un conduit musculo-membraneux à la fois urinaire et génital chez
l'homme. Chez la femme, c'est un conduit musculo-membraneux court, presque
vertical (4 cm) allant du col vésical au périnée. La faible longueur de l'urètre féminin
et la proximité étroite avec l'appareil génital expliquent, sans doute, la fréquence des
lU chez la femme.

NB: C'est la paroi des voies urinaires ( notamment la muqueuse) et le


parenchyme rénal qui sont le siège des phénomènes inflammatoires lors des lU.

7
11- L'INFECTION URINAIRE

1- Définitions - épidémiologie.

L'infection urinaire est une infection à la fois du contenant ( appareil urinaire) et


du contenu ( urines) [28]. Plusieurs termes sont utilisés pour désigner l'infection
urinaire (lU). On parle: d'infection urinaire, d'infection du tractus urinaire (ITU) ou de
l'appareil urinaire (JAU), de bactériurie, de pyurie [30, 40].
La bactériurie est la colonisation des urines par des germes pathogènes.
L'infection de l'appareil urinaire pendant la grossesse va de la bactériurie
asymptomatique ( BA) aux infections cliniques: cystites ou pyélonéphrites aiguës.
La BA est définie comme la présence à un examen cytobactériologique des
urines ( ECBU) d'au moins 105 germes/ml, chez une patiente sans signes cliniques.
La BA concerne 3 à 10% des femmes en période d'activité génitale et selon les
auteurs [8], pendant la grossesse, elle est de 2,3 à 17,5%. Cette fréquence varie
avec l'âge, la parité, augmente avec l'âge gestationnel, et est inversement
proportionnelle au statut socio-économique[ 8].
La cystite aiguë associe à la culture positive une symptomatologie du bas
appareil urinaire: brûlures mictionnelles, dysuries, pollakiurie, douleurs pelviennes.
Elle concerne 1,3 à 3,4% des grossesses.
La pyélonéphrite aiguë est une infection du parenchyme rénal. L'ECBU positif
s'accompagne de signes d'infection du haut appareil urinaire: fièvre, frissons,
douleurs lombaires, troubles du transit. Elle concerne 1 à 2% des femmes enceintes,
mais survient dans 70 à 80% des cas chez des patientes ayant un antécédent de
BA[8]. Le germe le plus souvent en cause est Escherichia coli.
La nature des germes varie selon que l'infection est observée en pratique de
ville ou en milieu hospitalier [28].

8
2- Les germes responsables des infections urinaires

2-1- Les bactéries responsables des lU observées en pratique de ville.

2-1-1- Les Entérobactéries.


Ce sont des bacilles à Gram négatif, mobiles ou immobiles, qui se multiplient
aisément sur des milieux ordinaires, voire hostiles, en donnant des colonies rondes ,
opalescentes, lisses. Elles sont aéro-anaérobies facultatives, fermentent le glucose
avec ou sans gaz, réduisent les nitrates en nitrites et ne possèdent pas d'oxydase.
Leur habitat est, chez l'Homme, le tube digestif.
Les principaux genres rencontrés sont: Escherichia, Citrobacter, Proteus,
Providencia.

2-1-1-1- Escherichia coli.


La majorité des lU de la femme observées en pratique de ville est due à E. coli
( 80% des cas)[30).
E. coli est habituellement sensible aux antibiotiques actifs sur les bacilles à
Gram négatif.

2-1-1-2- Les genres Proteus et Providencia.


Il existe quatre espèces de Proteus( P. mirabilis, P. vulgaris, P. rettgeri, P.
morganit) et deux espèces de Providencia( P. stuartii, P. alcalifaciens).
Tous les Proteus et les Providencia sont résistants à la colistine et à la
polymyxineB.
P. mirabilis est habituellement résistant aux tétràcyclines. Les Proteus et les
Providencia sont naturellement résistants à l'Ampicilline et aux Céphalosporines de
première génération (C1 G).

2-1-1-3- Genre Citrobacter


L'espèce type est Citrobacter freundii. Cette bactérie est proche d'E. coli et des
Salmonella par ses caractères biochimiques et antigéniques. Elle est responsable
d'infections spontanées de l'appareil urinaire et de surinfections hospitalières.

9
2-1-2- Les entérocoques( Streptocoques du groupe 0).
Ce sont des cocci à Gram positif souvent d'allure assez ovoïde, disposés en
chaînettes.
Les entérocoques sont des saprophytes de l'intestin humain, de la peau et de
l'urètre. Ce sont des contaminants fréquents des prélèvements d'urine surtout chez
la femme. Ils ne doivent être pris en compte que si 2 examens successifs retrouvent
une bactériurie ~ 1aS/mi, associée à une leucocyturie. Ils sont naturellement
résistants aux aminosides; généralement sensibles aux pénicillines.

2-1-3- Les Staphylocoques


Ce sont des cocci à Gram positif que l'on différencie des streptocoques par leur
regroupement le plus souvent en amas ou en grappe de raisin, et la présence d'une
catalase. On distingue deux groupes de staphylocoques: Staphylococcus aureus à
coagulase positive et les staphylocoques à coagulase négative(SCN).
Staphylococcus aureus est retrouvé dans les urines essentiellement lors des
prostatites, des abcès de rein et des infections post opératoires. Les SCN regroupent
13 espèces dont les plus souvent isolées chez l'homme sont: Staphylococcus
epidermidis, Staphylococcus saprophyticus.
Chez la femme jeune (activité sexuelle, grossesse), sans contexte favorisant
apparent, les SCN causent des lU avec une grande fréquence, au deuxième rang
après Escherichia collI 44 ].
Les SCN(à l'exception de S. saprophyticus) sont plus résistants aux
antibiotiques que S. aureus.

2-2- Les bactéries agents d'lU hospitalières(IUH).


Globalement à l'hôpital, la fréquence d'isolement d'E. coli diminue en faveur
des autres bacilles à Gram négatif.

2-2-1- Les Entérobactéries. [ 28 ]


E. coli est responsable de 61% des IUH et les Proteus 15% des IUH. Les Klebsielles(
Klebsiella pneumoniae et Klebsiella oxytoca) sont isolées dans 11 % des IUH. On
peut citer également les genres Enterobacter et Serratia.

10
2-2-2- Le genre Pseudomonas.
Les Pseudomonas sont des BGN aérobies strictes, mobiles grâce à des cils
polaires, ayant un métabolisme non fermentaire des sucres.
Ils sont responsables de 4,4% des IUH [37 ]. Répandue en milieu hospitalier,
l'espèce Pseudomonas aeruginosa joue le rôle le plus important dans les IUH.

2-2-3- Le genre Acinetobacter.


Ce sont des bactéries le plus souvent isolées d'lU iatrogènes[ 3].

2-2-4- Les entérocoques et les staphylocoques.


Les entérocoques et staphylocoques sont responsables respectivement de
11,9% et 8,4% des IUH[ 33].

2-3- Les bactéries les moins communément rencontrées dans les lU.

2-3-1- Les anaérobies stricts.


Ce sont des germes retrouvés en grande quantité dans la flore bactérienne
normale de l'urètre humain. Leur présence dans l'lU suggère l'existence d'une fistule
uro-digestive ou une obstruction des voies urinaires. La découverte des germes à
l'examen direct des urines, l'absence de positivité de la culture, doivent alors donner
l'alerte et imposer une culture en milieu anaérobie. Les germes les plus 'fréquemment
isolés sont: Clostridium perfringens, bacteroïdes sp [28J

2-3-2- Les Mycobactéries.


Ce sont des bacilles acido-alcoolo-résistant dont la recherche n'est pas
systématique dans les urines. Devant, une pyurie sans germe, une leucocyturie
persistante après traitement d'une lU, une hématurie macroscopique ou parfois des
signes cliniques d'extension aux organes génitaux, il faut rechercher la présence de
Mycobacterium tuberculosis.

2-3-3- Les Mycoplasmes.


Ce sont des bactéries dépourvues de paroi, polymorphes résistantes totalement aux
béta-Iactamines. Leur isolement exige des milieux spéciaux. Mycoplasma hominis et

Il
Mycoplasma urealyticum fréquemment isolés des muqueuses uro-génitales de sujets
sains, sont retrouvés dans les uretères au cours de pyélonéphrites chez certaines
femmes.

2-4- Les Candida.


Ils sont rencontrés d'une part chez les sujets sondés, les diabétiques et d'autre
part chez ceux qui reçoivent à long terme de multiples antibiotiques.

3- Physiopathologie.
L'urine normale est stérile. Cependant c'est un milieu où la croissance
bactérienne est possible, surtout dans certaines conditions de pH, d'osmolarité et
de concentration uréique. Le tractus [Link] est également stérile, à l'exception de
l'urètre antérieur qui abrite une flore saprophyte. Il possède également des
mécanismes naturels de défense. Une lU suppose donc un apport extérieur de
germes pathogènes et un déséquilibre entre la virulence de l'agent pathogène et
les capacités de défense de l'hôte. Ce déséquilibre peut être accentué par
l'existence de facteurs favorisants.

3-1- Moyens naturels de défense de l'hôte contre l'lU


Ce sont des moyens physiques, chimiques et immunologiques :
- flux permanent de l'urine urétérale,
un urètre long chez l'homme
des mictions fréquentes
une intégrité de la muqueuse vésicale.
les constantes biochimiques de l'urine (pH acide. osmolarités
extrêmes)
secrétions prostatiques bactéricides chez l'homme
les facteurs de l'immunité humorale (anticorps circulant et
anticorps locaux) et de l'immunité cellulaire.

12
3-2- Facteurs favorisant le développement de l'lU.

• Facteurs liés à la grossesse.


Les lU sont relativement plus fréquentes pendant la grossesse: 5 à 10%
suivant les auteurs, soit une multiplication du risque de 2 à 2,5 fois[ 30]. Cette
fréquence accrue durant la grossesse peut s'expliquer par les facteurs suivants:
Les propriétés physico-chimiques de l'urine gravidique (modi'fication
du pH et de l' osmolarité, augmentation de la concentration urinaire
en sucres et en acides aminés) rendent le milieu plus favorable au
développement des germes.
L'imprégnation hormonale: la progestérone, relaxante sur les fibres
lisses, entraîne une atonie et une dilatation pyélocalicielle et
urétérale. L'inhibition du péristaltisme favorise la stagnation des
urines et le reflux vésico-urétéral. L'imprégnation oestrogénique
favoriserait l'adhérence des germes sur l'urothélium[30]
- Les modifications mécaniques: l'utérus gravide exerce une
compression sur la vessie et sur les deux uretères. Cette
compression vésicale favorise l'apparition d'un résidu post mictionnel
cause d'lU.
• Autres facteurs liés à l'hôte.
On a des facteurs génétiques, mécaniques, physiologiques, comportementaux:
- Absence d'anticorps spécifiques anti-bactériens dans les sécrétions
ceNico-vaginales chez la femme.
- Les anomalies de l'appareil excréteur: lithiase, sténoses urétérales ou
urétrales, reflux vesico-uretéral, vidange incomplète de la vessie,
- Les rapports sexuels
- Certaines habitudes d'hygiène (vêtements moulants, bains moussants ou à
remous)
- Les facteurs loco-régionaux dont la constipation et les infections génitales
chez la femme.
- Certains états pathologiques comme le diabète (en raison de la glycosurie et
des anomalies de la miction), la bilharziose, les vessies neurologiques.

13
• Facteurs liés à la bactérie:
Les souches de bactéries (surtout E. coli) responsables d'lU, en particulier
celles isolées de pyélonéphrites, possèdent des facteurs de virulence particuliers. La
présence d'adhésines fimbriales; et d'aérobactine sont les facteurs principaux[17].
Les adhésines fimbriales sont des adhésines protéiques qui permettent l'adhésion
des bactéries à l'épithélium urogénital condition nécessaire à la colonisation urinaire.
L'aérobactine permet une croissance rapide de la bactérie dans les tissus en entrant
en compétition avec la transférrine pour chélater le fer ferrique au profit de la
bactérie. Les souches d'E. coli néphritogènes seraient plus souvent productrices
d'aérobactine que celles responsables de bactériurie asymptomatique[17].

3-3- Origine des germes et voies de propagation de l'infection.


La plupart des IAU sont dues à des germes endogènes d'origine digestive.
Chez la femme le réseNoir des germes se situe surtout au niveau péri urétral et anal.
On distingue deux principales voies de propagation de l'lU: la voie ascendante et la
voie descendante.

3-3-1- La voie ascendante.

C'est la principale voie de propagation de l'lU chez la femme. L'urètre antérieur


est colonisé par la flore bactérienne saprophyte des régions périnéo-vulvaires. Par
réflux urétro-vésical, les germes colonisent la vessie. Un reflux vésico-urétéral
permet l'infection du haut appareil urinaire. Normalement la colonisation vésicale est
temporaire, éliminée par la miction. Mais les facteurs précédemment décrits, la stase
urinaire en particulier, favorise l'infection des urines. Les germes les plus souvent en
cause dans l'infection par voie ascendante sont: E. coli( 50% des cas ), Klebsiella,
Proteus, Enterobacter, Serratia, les staphylocoques à coagulase négative,
Enterococcus, Pseudomonas [4].

14
3-3-2- La voie descendante.
La propagation descendante répond, au classique syndrome entéro-rénal : le
lieu d'origine du germe est l'intestin. La fréquente constipation de la femme enceinte,
le météorisme et les entérocolites favorisent la pullulation bactérienne[35].
La propagation se fait par voie sanguine, la bactériémie, précédant toujours la
bactériurie et la pyurie.
La localisation se fait sur l'arbre urinaire et est déterminée par les facteurs
précédemment décrits. Les germes les plus souvent en cause sont: Candida
albicans, Mycobacterium tuberculosis, Salmonella sp, Staphylococcus aureus[4].

4- Etude clinique.
Les signes cliniques sont comparables à ceux observés chez les femmes en
dehors de la grossesse.

4-1- Aspects cliniques.

4-1-1- La cystite aiguë


* Forme typique
Elle est caractérisée par un début en général brusque. La symptomatologie est
faite de signes habituels: pollakiurie, envies pressantes d'uriner (impériosités
mictionnelles), dysuries, brûlures mictionnelles, douleurs sus pubienne et urines
troubles. Les signes généraux sont absents (fièvre).
* Formes cliniques
Ce sont essentiellement les formes atténuées. Elles peuvent rendre le
diagnostique difficile d'autant plus que certains symptômes sont banals au cours de
la grossesse en dehors de toute lU. C'est le cas de la pollakiurie liée à la diminution
de la capacité vésicale; des brûlures mictionnelles liées à une candidose vaginale.
On peut noter également les cystites récidivantes (4 épisodes par an), les cystites
qui compliquent une anomalie sous jacente (sténose urétrale).

15
4-1-2- La pyélonéphrite aiguë.

*Forme typique.
Le diagnostic est facile:

. Le début est souvent brutal, marqué par une fièvre supérieure à


38°5c et des frissons.
. Les signes fonctionnels orientent l'attention sur l'arbre
urinaire: douleurs lombaires spontanées avec irradiation descendante en bas et en
avant, le long du trajet de l'uretère, pollakiurie et brûlures mictionnelles. Il existe
partois des contractions utérines. La coexistence ou la précession par des signes de
cystites est évocateur, mais manque souvent.
. A l'examen, la palpation de la fosse lombaire provoque une
vive douleur. Les classiques points douloureux ureteraux sont inconstants. Les
urines sont troubles.

*Les formes cliniques:


• Les formes trompeuses:
Elles sont représentées par les tableaux suivants:
-Fièvre intermittente sans signe urinaire, ce qui peut faire évoquer une
infection virale.
- Des signes localisés posant alors des problèmes de diagnostic avec une
appendicite ou une cholécystite.
- Le tableau peut partois se résumer à une pyurie isolée, à des douleurs
lombaires ou à de simples contractions utérines.
- Les troubles digestifs ( nausées, vomissements) sont fréquents (25%)

- Un tableau de menace d'avortement ou d'accouchement prématuré.

• Les formes évolutives


Elles sont rares et particulièrement à craindre chez la femme enceinte en raison
de la stase urinaire. Elles comportent: une altération de l'état général avec
hypothermie, troubles de la conscience, frissons, collapsus cardiovasculaire,
détresse respiratoire, altération de la fonction rénale ( dans 25% des pyélonéphrites
aiguës gravidiques).

16
Les signes urinaires sont au second plan; des troubles gastro-intestinaux ou un
ictère peut faire errer le diagnostic ( classique forme gravido-toxique associant un
syndrome septicémique grave, une atteinte hépatique, des signes digestifs et une
insuffisance rénale).

4-1-3- La bactériurie asymptomatique.


C'est l'éventualité la plus fréquente chez la femme enceinte.
Elle est décelée en absence de signes. L'ECBU montre une bactériurie et une
leucocyturie significatives.
La BA peut évoluer en formes symptomatiques graves, d'où la nécessité de la
dépister dès que la grossesse est confirmée et à chaque consultation prénatale. On
peut utiliser notamment les bandelettes réactives.

5 - Diagnostic biologique.
Ce diagnostic repose essentiellement sur l'examen cytobactériologique des
urines( ECBU). L'utilisation des bandelettes détectant les nitrites et l'activité
leucocyte-estérase peut être utile pour détecter les infections asymptomatiques.

5-1- Examen cytobactériologique des urines (ECBU).


C'est l'examen clé sur lequel repose le diagnostic d'lU, il doit donc être réalisé
de façon rigoureuse. Il guide aussi le choix du traitement antibiotique.
La validité de cet examen suppose 3 étapes parfaitement réalisées:
le recueil des urines;
le transport de l'échantillon ou sa conservation
L'ECBU proprement dit qui comprend:
- l'examen direct avec la détermination de la leucocyturie.
- la mise en culture et la détermination de la bactériurie
-l'identification de l'agent pathogène
- l'antibiogramme.

17
5-1-1- Le recueil d'urines.
C'est une étape très capitale pour l'ECBU. En effet la nature du prélèvement
détermine la qualité de l'examen. Les urines sont recueillies le matin(premières
urines) ou à la rigueur après absence de miction depuis au moins 2h. L'asepsie
rigoureuse lors du prélèvement est nécessaire afin d'éviter la contamination par des
germes extérieurs. Les techniques les plus utilisées sont:

• La méthode du mi-jet.

Elle est utilisée chez le sujet conscient et capable d'uriner volontairement. En


pratique, il est demandé au sujet de nettoyer soigneusement le pourtour de l'orifice
urinaire, soit à l'aide d'un antiseptique, soit à l'eau savonneuse, puis de le rincer
soigneusement à l'eau.
La femme doit bien nettoyer, d'avant en arrière la vulve et les lèvres (grandes et
petites) à l'aide de la solution d'antiseptique. Elle devra ensuite les rincer à l'eau puis
les essuyer avec une compresse ( toujours d'avant en arrière). Elle écarte d'une
main les grandes lèvres, élimine le premier jet et recueille les urines du milieu de jet
dans un récipient d'assez large ouverture et stérile.

• Le recueil par ponction sus pubienne de la vessie

C'est une technique fiable pour obtenir une urine non contaminée, mais très
peu applicable en routine.

5-1-2- transport et conservation des urines.


L'idéal serait de faire le prélèvement au laboratoire. Dans le cas contraire, le
délai de transport à température ambiante doit être inférieur à 30 minutes après
l'émission des urines. Au cas où l'échantillon ne pourrait être apporté au laboratoire
dans les meilleurs délais, le transport se fera alors dans un récipient contenant de la
glace fondante. Dans tous les cas, les échantillons doivent être analysés dans
l'heure qui suit le prélèvement ou à défaut être conservés au réfrigérateur ( +4°), au
plus pendant 12h.

18
5-1-3- L'examen cytobactériologique

5-1-3-1- Examen direct

• Examen macroscopique des urines

L'urine peut être limpide, trouble, acajou, jaune paille, hématique; contenir des
filaments, des dépôts ou colorée par suite de prise de certains médicaments
(Nitroxoline, vitamine 812); Les urines pathologiques sont en général troubles.
L'urine normale est limpide, jaune paille, de pH compris entre 5 et 6. Cependant une
urine claire peut se révéler pathologique notamment en cas de polyurie ou chez les
sujets immunodéprimés.

• Examen microscopique des urines

C'est une étape importante de l'ECBU. Il comporte un examen à l'état frais et


un examen après coloration de Gram.
- Numération des leucocytes:
Elle se fait sur l'urine totale à l'aide d'une cellule de comptage (Malassez,). Le
résultat est exprimé en leucocytes / mm 3 ou ml. L'urine normale contient moins de 10
leucocytes / mm 3 . En cas d'infection cette valeur augmente et dépasse le seuil de 10
leucocytes/mm 3
- Examen du culot urinaire
Il permet une appréciation semi-quantitative des éléments figurés contenus
dans les urines. Ce sont: les leucocytes, les hématies, les cellules épithéliales
(rondes rénales; en raquette d'origine vésicule, grandes cellules à petits noyaux
d'origine vaginale), les cristaux (oxalate de calcium, urates, phosphates, etc... ), les
cylindres (hyalins, granuleux, leucocytaires, graisseux), les levures, les parasites
(Trichomonas vaginalis, œufs de Schistosoma haematobium) , la flore bactérienne
(morphologie, abondance, mobilité)

19
- Examen après coloration de Gram
L'examen du culot de centrifugation coloré au Gram permet de noter, en ce qui
concerne les bactéries :
-leur morphologie: formes allongées ( bacilles), formes arrondies ( cocci)
-leur affinité tinctoriale: Gram positif, Gram négatif
-leur abondance = absence, rares, peu abondant, abondant ...
-leur regroupement = dispersés, amas, chaînettes, par deux, .. ,
Cet examen peut guider le choix des milieux de culture.

5·1·3·2· Mise en culture des urines (uroculture)

L'uroculture est à la fois quantitative (numération bactérienne) et qualitative


(identification bactérienne).

*Numération bactérienne ou bactériurie

Elle est fondamentale car elle permet de distinguer la souillure de l'lU vraie.
Plusieurs techniques d'ensemencement permettent sa détermination. Mais la plus
simple et la plus utilisée est celle dite de l'anse calibrée. Elle consiste à déposer un
volume connu de l'urine totale à l'aide d'une anse calibrée ou d'une micro pipette sur
une gélose coulée en boîte de pétri. L'urine est étalée sur toute la surface de la
gélose puis incubée à 3]0 pendant 18-24h. Chaque bactérie viable donne naissance
à une colonie visible à l'œil nu. Le nombre de bactéries / ml d'urines ou bactériurie
est alors calculé à partir du nombre de colonies obtenu et le volume d'urine
ensemencé[38] .
Lorsque la flore est abondante une dilution préalable est nécessaire
Les autres méthodes sont:
- Méthode de KASS : On fait des dilutions en série de 10 en 10. Un volume
connu de chaque dilution est ensemencé.
- Méthode simplifiée de Véron: On fait un ensemencement unique à partir
d'une dilution d'urine au centième.
- Méthode de la lame immergée: On plonge dans l'urine fraîchement émise,
une lame portant des milieux nutritifs généralement Mc Conkey et CLED.
- Méthodes automatiques: On utilise des ensemenceurs à spirale. Il existe
aussi des systèmes analytiques de courbe de croissance bactérienne( Autobac)

20
*Les milieux d'isolement

Divers milieux sont utilisés en fonction des résultats de la coloration au Gram. Il


existe des milieux non sélectifs où poussent bacilles et cocci: gélose Trypto-caseine-
soja (TS) , gélose au bromo-crésol-poupre (BCP), gélose CLEO (cystine-Iactose-
électrolyte déficient), gélose Mac Conkey.
Les milieux sélectifs courants sont:
Eosine bleu de méthylène (EMB) pour les entérobactéries
- gélose Chapman pour les staphylocoques

*Identification du germe

L'identification du germe est basée sur ses caractères morphologiques,


culturaux et biochimiques.
Dans le cas des bacilles à Gram négatif on utilise les galeries modernes (API
20E ou la galerie minimale de Le Minor

*Etude de la sensibilité aux antibiotique: antibiogramme.


L'antibiogramme permet d'étudier la sensibilité in vitro de la souche bactérienne
aux antibiotiques utilisables et d'adapter le traitement.
Deux méthodes peuvent être utilisées mais seule la méthode par diffusion sur
milieu gélosé est la plus couramment utilisée ( méthode de Kirby et Bauer).

La méthode par diffusion.


C'est une méthode utilisée en routine, simple, permettant d'étudier en une fois
la sensibilité des germes à plusieurs antibiotiques. Elle consiste à déposer à la
surface d'une gélose en boite de pétri ensemencée avec la souche bactérienne à
étudier, des disques de papier buvard imprégnés des différents antibiotiques à tester.
Chaque antibiotique diffuse au sein de la gélose à partir du disque et détermine
un gradient de concentration.
La croissance du germe, selon sa sensibilité sera inhibée à une certaine
distance du disque déterminant une zone stérile appelée zone d'inhibition.
La valeur du diamètre de cette zone sera comparée à des valeurs standards
permettant de déterminer la sensibilité du germe. Les résultats sont classés en trois
catégories:

21
le germe est sensible: La probabilité de succès thérapeutique est
acceptable.
Résistant: il existe une forte probabilité d'échec thérapeutique.
Sensibilité intermédiaire: succès thérapeutique imprévisible.
Le choix de l'antibiotique doit tenir compte des éléments suivants:
- la souche bactérienne ( staphylocoque, Entérobactéries..)
- la bonne concentration de l'antibiotique dans le tractus
urinaire et son élimination urinaire sous forme active.
• une moindre toxicité rénale
- le terrain( âge, grossesse ...)
- la disponibilité et le coût de l'antibiotique.

5-1-3-2- Interprétation des résultats de l'ECBU.

Elle doit faire appel simultanément à deux paramètres: la leucocyturie et la


bactériurie.

La leucocyturie [25, 16 ]

L'urine normale contient moins de 1000 leucocytes/ml. La présence de


leucocytes dans les urines est le témoin de la réaction inflammatoire de la muqueuse
des voies urinaires. Cependant la présence de leucocytes dans les urines n'est pas
toujours due à une infection. Au cours de la grossesse, l'émission de sécrétions
vaginales riches en leucocytes peut contaminer les urines. On considérera comme
pathologique une leucocyturie supérieure à 50000 leucocytes/ml. Une leucocyturie
comprise entre 10000 et 50000/ml n'exclut pas une infection ; seule sa confrontation
avec la bactériurie permettra de conclure.

* La bactériurie [25 ]
La recherche de la bactériurie est indispensable, car elle permet de distinguer
la souillure de l'infection vraie. Une bactériurie supérieure ou égale à 105germes /ml
est significative d'infection urinaire; Une bactériurie comprise entre 104 et 105
germes/ml est douteuse et nécessite un nouveau contrôle si la clinique n'est pas
évocatrice; une bactériurie inférieure à 103 gemes/ml est considérée comme
négative et correspond alors à une souillure.

22
Cependant des difficultés d'interprétation peuvent exister:
Une leucocyturie sans bactériurie significative:
Elle peut correspondre aux situations suivantes:
· prélèvement défectueux: contamination par les leucorrhées,
présence d'antiseptiques dans les urines;
· un traitement antibiotique antérieur;
· une urétrite
· une lU à germes ne poussant pas sur les milieux de culture
habituels(cas du bacille tuberculeux).
· leucocyturie d'étiologie non infectieuse: Lithiase, tumeur des
voies excrétrices.
· lU à levures.
Une bactériurie sans leucocyturie: Elle peut provenir d'une
contamination récente des voies urinaires ou d'une souillure. Le contrôle est
nécessaire.
Une flore polymicrobienne ne se rencontre pratiquement que chez les malades
sondés. Il s'agit le plus souvent de souillure.
Dans tous les cas, lorsque la qualité et la conservation du prélèvement sont
douteux il faut faire un deuxième ECBU.
L'interprétation des résultats de l'ECBU fait également appel à certains
renseignements que doit fournir le clinicien. Ce sont:
- l'âge et le sexe du patient,
- le mode et l'heure du prélèvement,
-le motifs de la demande( signes cliniques, contrôle... )
-les antécédents d'lU,
- la notion de maladie concomitante.

23
5-2- Dépistage de l'lU à l'aide des bandelettes réactives pour analyse
d'urine.

L'utilisation des bandelettes réactives pour analyse d'urine revêt une


importance particulière dans le dépistage des infections asymptomatiques de la
femme enceinte. La réalisation d'un culot urinaire ne donne pas une valeur
prédictive positive très bonne ( 27,8%); et ses performances ne sont pas
supérieures à celles des bandelettes[18 ]
L'ECBU reste la technique de choix, mais son coût est plus élevé. Les
bandelettes donnent des indications sur diverses composantes de l'urine. Mais pour
le dépistage de l'lU les paramètres suivants sont en général utilisés:
• Les leucocytes.
Les leucocytes sont porteurs d'une leuco-estérase spécifique, détectable même
après leur dégénérescence. Les bandelettes détectent la leucocyturie
significative(>1OOO/mm3) avec une sensibilité de 82 à 95%[ 18 ]
Des taux élevés d'albumine, certains médicaments ( nitrofurantoïne,
gentamicine) et les leucorrhées peuvent toutefois perturber les résultats ( faux
positifs).
• Les nitrites.
De nombreux micro-organismes ( entérobactéries) impliqués dans les ITU,
peuvent réduire les nitrates de l'urine en nitrites. Le test à la nitrate réductase permet
leur détection et l'évaluation de la bactériurie. Les urines doivent toutefois avoir
séjourné plusieurs heures ( 3h) dans la vessie.
Ce test a une faible sensibilité pour certaines raisons:
présence de germes ne réduisant pas les nitrates:
Acinetobacter, cocci à Gram positif, levures, '"
urines diluées ou n'ayant pas séjourné suffisamment longtemps
dans la vessie.
Autres causes de faux négatifs: régime sans légumes, prise de
diurétiques, pH<6.
• Les protéines
Les bandelettes permettent également le dépistage de la protéinurie. L'lU est la
première cause de protéinurie au cours de la grossesse [18 ].

24
La lecture de ces paramètres peut se faire visuellement. Pour limiter les erreurs
de lecture liées à l'imprécision du délai de lecture et de l'échelle colorimétrique, il est
souhaitable d'utiliser un photomètre de réflectance. La fiabilité des bandelettes est
jugée sur la connaissance de leurs valeurs intrinsèques et extrinsèques que sont:
leur sensibilité, leur spécificité, leurs valeurs prédictives, positive et négative.
Ces tests chimiques donnent souvent de bonnes corrélations diagnostiques. Ils
ne permettent, certes pas un traitement adapté ( absence d'isolement et
d'identification), mais restent très utiles là où un ECBU classique fait défaut [ 38,19 ]

6- Diagnostic topographique.
Ce diagnostic a un intérêt pronostique et thérapeutique.
Il est essentiel de distinguer les lU basses (cystites) des lU hautes
(pyélonéphrites aiguës).

6-1 Diagnostic des lU basses.


Il repose essentiellement sur des arguments cliniques ( signes urinaires
précédemment cités) et l'exploration de la vessie qui comprend: la cystographie
mictionnelle, la cystoscopie, et l'étude urodynamique de la miction.

6-2 Diagnostic des lU hautes.

- Arguments cliniques: le diagnostic de pyélonéphrites aiguës ( PA) repose


sur des faits cliniques évidents si surviennent brusquement: frissons, une fièvre
élevée et une vive douleur lombaire. Cependant une atteinte asymptomatique du
haut appareil urinaire existe dans 30 à 50% des cas de bactériuries
asymptomatiques[7] ; d'où la nécessité de rechercher d'autres faits.
- Arguments bactériologiques: la récidive au même germe ainsi que la
présence dans les urines de cylindres granuleux ou leucocytaires peuvent affirmer
une lU haute.
- Arguments étiologiques: reposent sur la probabilité d'lU haute en raison
de certains facteurs favorisants: obstruction des voies excrétrices, lithiase, '"
- Arguments radiologiques: découverte à l'urographie intraveineuse
d'images de néphropathies interstitielles. La tomodensitométrie permet de noter des

25
altérations parenchymateuses rénales créées par la PA. Cependant les examens
radiologiques posent des problèmes de risques d'irradiation pendant la grossesse
[16 ].
- Echographie: peu onéreuse et bien tolérée, elle visualise de façon
habituelle les signes échographiques d'une PA grave.
- Arguments immunologiques : c'est la recherche par immunofluorescence
d'anticorps recouvrant la bactérie. C'est une méthode non utilisée en routine.
- Arguments biochimiques ou fonctionnels: c'est la constatation d'une
enzymurie, d'une protéinurie de faible débit, la présence de bêta 2 micro globuline
dans les urines, la perte du pouvoir de concentration du rein.
- Arguments urologiques: prélèvement des urines dans les uretères et le
bassinet(méthode de Fairley) ; n'est pas réalisable car invasive et trop compliquée.

7- Evolution

7-1- La bactériurie asymptomatique.


Le premier risque de la bactériurie asymptomatique est le développement
d'une PA. Dans 20% des cas au moins la PA survient chez une femme ayant eu une
BA [16 ]. Un traitement correct permet de réduire fortement ce risque.

7-2- La cystite aiguë


Le traitement permet une guérison rapide et évite là aussi une propagation de
l'infection vers le haut appareil IJrinaire. Les récidives sont fréquentes.

7-3- La pyélonéphrite aiguë.


Un traitement adapté et suffisant permet également une guérison rapide. La
récidive est fréquente; et ces infections peuvent conduire à la chronicité réalisant
une néphrite interstitielle chronique qui peut aboutir progressivement à une altération
de la fonction rénale.

26
7-4- Les formes compliquées.
L'évolution du foyer parenchymateux responsable des décharges
septicémiques peut se faire vers l'abcès du rein et vers des localisations
secondaires, maternelles placentaires et fœtales.

8- Pronostic chez la femme enceinte.

8-1- Pronostic maternel.


---t Pendant la grossesse: en dehors de la rare forme septicémique
(pyélonéphrite gravido-toxique) de pronostic vital très grave, le pronostic vital
maternel est excellent.
---t Après l'accouchement: l'lU peut se poursuivre ou récidiver dans le
post partum responsable à long terme de néphrites interstitielles chroniques
avec apparition progressive d'une insuffisance rénale chronique et d'une HTA.

8-2- Pronostic chez le fœtus et le nouveau-né.


---t Risque d'accouchement prématuré:
Une menace d'accouchement prématuré est fréquente dans les PA ( 20 à 25%
des cas). Elle est principalement liée à l'hyperthermie et à l'infection ovulaire. Ce
risque se rencontre également dans 15% des lU basses[16].
---t Risque d'hypotrophie:
Le retard de croissance est plus fréquent chez le fœtus et le nouveau-né de
mère atteinte d'IU[16].
---t Risque de mort in utero :
Ce risque est lié aux PA non traitées associées à un état septicémique.
---t Risque d'infection néonatale:
Il est certain. L'enfant peut s'infecter par voie transplacentaire surtout au cours
des formes graves.
---t Risque de mort néonatale:
1\ est réel dans les PA négligées.

27
9-Tra itement

9-1- Buts du traitement.


Les buts du traitement d'une lU sont de :
- stériliser les urines dans l'immédiat
- éviter les rechutes ou les réinfections dans l'avenir.
Chez la femme enceinte, ce traitement a également pour but de prévenir la
survenue d'une PA et les complications. Il ne doit pas être nocif pour le fœtus

9-2- Les moyens.

9-2-1- Mesures hygièno-diétetiques.


- Boissons abondantes et mictions fréquentes
- Hygiène périnéo-vaginale rigoureuse

9-2-2- Traitement médical.


C'est la base du traitement de l'lU. Pratiquement, tous les antibiotiques utilisés
dans le traitement de l'infection urinaire franchissent la barrière [Link]. Il faut
donc tenir compte, lors de leur prescription, de leur risque potentiel pour l'embryon et
le fœtus. Ce risque concerne essentiellement deux périodes. Le premier trimestre,
période au cours duquel s'effectue l'embryogenèse: le risque principal est la
survenue d'une malformation. En fin de grossesse le fœtus est particulièrement
sensible à la toxicité des médicaments.

28
* Les antibiotiques à visée urinaire.
Les antibiotiques urinaires sont le plus souvent contre indiqués pendant la
grossesse en raison de "absence de preuve suffisante de leur innocuité pour
l'embryon.
- Les bêta lactamines : pénicillines et céphalosporines.
Ce sont les antibiotiques les plus utilisés. Sur le plan de la tolérance
embryonnaire et fœtale, les bêta lactamines, particulièrement l'ampicilline et
l'amoxicilline, semblent être le traitement de choix de "lU pendant la grossesse. Les
céphalosporines de troisième génération ( ceftriaxone, cefotaxime) sont les plus
efficaces mais leur coût élevé doit limiter leur indication.
- Les aminosides.
Leur emploi est discuté. La toxicité auditive des produits récents (gentamicine,
netilmicine ) n'a jamais été formellement démontrée pour des utilisations de courte
durée et en absence d'insuffisance rénale [ 18 ].

. Le Cotrimoxazole :
Peut être utilisé avec plus ou moins de réserves [ 18 ]. Les réserves
proviennent du fait que le Trimethoprime a une action antifolique. donc
théoriquement malformative ; mais aucune étude ne montre une augmentation de la
fréquence des anomalies fœtales [18] .

• Les tétracyclines
Sont contre indiquées car traversent le placenta et se déposent au niveau des
dents et des épiphyses des os longs ( risque d'anomalie du bourgeon dentaire ou de
dyschromie dentaire).

- Les quinolones ( Ciprofloxacine, Péfloxacine, Ofloxacine, Acide


nalidixique... ) :
Ils sont contre indiqués en raison du risque de lésions osseuses et articulaires.
L'acide nalidixique peut être utilisé avec réserve pour certains auteurs ( contre
indication au premier trimestre et dans le dernier mois) [7 ].

29
- La fosfomycine.
Utilisable chez les patientes poly allergiques, n'a pas suscité de rapports
d'anomalies [ 18 ]. Un traitement unidose est préconisé [18 ]

- Les macrolides :
L'Erythromycine n'a pas d'effets secondaires chez le fœtus [29].

- La nitofurantoïne ( Furadantine A )
Elle reste un des produits de référence; aucune relation avec des anomalies
fœtales n'a été relevée [18 ]. Le médicament est contre indiqué en cas de déficit en
G6 PD.

- Les « antiseptiques urinaires» sont soit utilisables tout au long


de la grossesse ( Nitroxoline) soit à éviter en fin de grossesse( Acide pipémidique qui
pourrait entraîner des accidents hémolytiques chez le nouveau-né).
* Les autres médicaments .
Pour les antipyrétiques on utilisera de préférence le paracétamol et ses dérivés.
Les tocolytiques( salbutamol, ritodrine) seront nécessaires, en cas de menace
d'accouchement prématuré sévère.

9-2-3 Traitement chirurgical.


Il s'impose lorsqu'il existe un obstacle de la voie excrétrice avec absence de
régression du syndrome infectieux ou souffrance rénale sus-jacente.

9-3- Indications et durée du traitement.

9-3-1- La bactériurie asymptomatique( BA)


On utilisera un antibiotique habituellement sensible.
La durée du traitement est discutée et il y a peu d'études comparatives. Mais
beaucoup s'accordent à préférer les traitements longs ou conventionnels(7 à 14
jours) aux traitements courts. Les traitements courts sont soit le traitement à dose
unique, soit le traitement de trois jours. Les durées supérieures de traitements( 5, 7,
10 jours et plus) sont considérées comme conventionnels.

30
Des études comparatives montrent qu'un traitement par une dose éradique 50
à 60% des infections alors qu'un traitement donné 7 à 10 jours en éradique 70 à 80%
[18 ].
Les molécules utilisables sont: cotrimoxazole, nitrofurantoïne, bêta lactamines.

9-3-2- La cystite aiguë


Le traitement conventionnel repose sur une antibiothérapie de 7 à10 jours avec
un produit à bonne élimination urinaire aux posologies usuelles: cotrimoxazole, bêta
lactamines, nitrofurantoïne.
Le traitement court à dose unique est contre indiqué chez la femme enceinte.
Le traitement des cystites récidivantes est soit continu( prise quotidienne) ou
discontinu(prise bi ou tri quotidienne) : cotrimoxazole, nitrofurantoïne,
céphalosporines, Acide pipémidique.

9-3-3- La pyélonéphrite aiguë


Le traitement de la PA compte tenu des complications possibles, nécessite
une hospitalisation. Dès l'admission on pratiquera de~ prélèvements pour ECBU et
hémocultures. Le traitement doit associer une antibiothérapie parentérale,
réhydratation, antipyrétiques et antalgiques. On utilisera en première intention,
l'amoxicilline, l'amoxicilline-acide clavulanique, ou le ceftriaxone à la dose 1g / 8h en
injection intraveineuse directe lente ou en perfusion rapide. Le traitement antibiotique
sera éventuellement modifié en fonction de l'antibiogramme. En cas d'[Link] aux
bêta lactamines et/ou aux céphalosporines, on peut utiliser un aminoside. Il sera
prescrit pour une courte durée ( 5 jours) et sous surveillance biologique.
Le traitement est administré par voie parentérale jusqu'à la rétrocession de la
fièvre depuis au moins 24h. On prend alors le relais per os. Ce traitement sera
[Link] au minimum 15 jours. Un ECBU de contrôle sera pratiqué 48 heures après
le début du traitement et 48 heures après l'arrêt du traitement.

31
10- Prévention
Les mesures d'hygiène visant à éviter la colonisation vulvo-vaginale ( lutte
contre la constipation, toilette locale soigneuse de la vulve vers l'anus) et
l'envahissement de la vessie par les germes ( boissons abondantes, mictions
fréquentes, vidange de la vessie après les rapports sexuels) sont préconisées. Les
sondages vésicaux sont à éviter. Il faut dépister systématiquement et traiter les
bactériuries asymptomatiques.

32
NOTRE ETUDE.

1- OBJECTIFS

1- OBJECTIF GENERAL.
Etudier les aspects épidémiologiques et bactériologiques des infections
urinaires(IU) chez la femme enceinte au Service de Santé Maternelle et
Infantile(SMI) du Centre Médical Saint Camille de Ouagadougou (CMSCO).

2- OBJECTIFS SPECIFIQUES.

2-1- Déterminer la prévalence des lU chez les femmes enceintes au service


de SMI du CMSCO.
2-2- Déterminer la nature des germes responsables de ces lU.

2-3- Evaluer la sensibilité des germes identifiés aux antibiotiques testés.

2-4- Etudier la valeur diagnostique des bandelettes réactives dans le


dépistage de l'lU chez les femmes enceintes.

33
II- MATERIEL ET METHODES.

1- cadre de l'étude.
L'étude a été menée au laboratoire de bactériologie du CHNYO et au
service de SMI du CMSCO.

1-1- Centre médical St Camille.


Il s'agit d'un centre médical confessionnel. Il comprend outre le service de SMI
les services suivants:
- une maternité,
- un dispensaire,
- une pédiatrie,
- une radiologie,
- un service d'échographie,
- un laboratoire d'analyse biomédicale,
- une pharmacie,
- un centre pour prématurés.

*Le service de SM!.


C'est dans ce service qu'a eu lieu le recrutement des femmes enceintes. Il est
caractérisé par sa très forte fréquentation.
Il comprend les unités suivantes:
- L'unité de consultation prénatale.
- L'unité de consultation de malades.
- Le Centre de Récupération et d'Education Nutritionnelle( CREN).
- L'unité de consultation de nourrissons.
- L'unité de planification familiale.
Le service reçoit en moyenne vingt cinq(25) femmes par jour pour la
consultation prénatale.

34
1-2- Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo.
Il constitue avec le Centre Hospitalier National Sourou Sanou de Bobo et le
Centre Hospitalier National Pédiatrique Charles de Gaules, les hôpitaux de
référence du Burkina Faso.
Outre sa fonction principale de prise en charge des malades, il sert de cadre
pour la formation des étudiants en pharmacie, en médecine et des élèves de l'école
nationale de santé publique.
Nous avons mené notre étude dans la section bactériologie du laboratoire
d'analyses biomédicales du CHNYO. C'est une section qui assure l'analyse
bactériologique de différents produits pathologiques( selles, urines, sang, pus, liquide
céphalorachidien, etc...) provenant de malades hospitalisés ou non. Elle est
également le laboratoire de référence du Pays.

2 -Méthodologie.

2-1 population d'étude.


Elle est constituée de femmes enceintes venues à la consultation prénatale.

2-2-Matériel et Réactifs de laboratoire utilisés

2-2-1-Matériel utilisé pour les prélèvements d'urines

Nous avons utilisé:

- Des pots stériles


- Un antiseptique: Solution de Dakin
- Des compresses stériles
- De l'eau distillée stérile

2-2-2- Matériel et réactifs pour l'E C BU


Ce sont:
- Les milieux de culture pour isolement: Gélose BCP, EMS, Chapman,
Gélose chocolat (GC) avec ou sans polyvitex.
- Les milieux et réactifs d'identification : Galeries API 20E, Galeries
minimales de LEMINOR, Staph slide Kit®

35
- Les milieux de culture pour l'antibiogramme : Müller Hinton (MH),
MH5%Nacl (test de sensibilité de l'oxacilline)
- Les disques d'antibiotiques et divers autres matériels.

2 -3- Type et durée de l'étude


" s'agit d'une étude transversale. Elle s'est déroulée du 4 mars au 30août 2000
(6 mois).

2-4- Echantillonnage

• Taille de l'échantillon
Elle a été déterminé à l'aide de la formule classique utilisée afin
d'avoir un échantillon représentatif de la population étudiée.
- Taille de l'échantillon = z a 2 * P(1-P )/e2 où Za est l'écart normal
réduit pour un risque a
- ici a= 1% donc Za = 2,576
~ P est une valeur estimée de la prévalence de l'lU recherchée.
- P a été obtenu par un pré-test ayant porté sur 50 femmes enceintes.
P= 14%
- e est la précision (5% dans notre cas)
- La taille de l'échantillon a été estimée théoriquement à 319 femmes
enceintes. Pratiquement 330 femmes enceintes ont pu être sélectionnées.

• Critères d'inclusion
Pouvaient participer à l'étude, les gestantes venues pour la consultation
prénatale et chez qui le diagnostic de grossesse était certain.

• Critères d'exclusion
Ont été exclues de notre étude· sur la base de l'interrogatoire et de
renseignements contenus dans le carnet de santé, les gestantes sous traitement
antibiotique ou antiseptique urinaire ou venant de terminer un tel traitement il y a
moins d'une semaine.
• Mode de recrutement. Nous avons fait un échantillonnage aléatoire
systématique. Il s'agit d'une méthode d'échantillonnage dans la quelle la population
est numérotée et l'échantillon systématiquement choisi à partir d'une fraction

36
d'échantillonnage. Ainsi toutes les femmes enceintes venues pour la consultation
prénatale sont attributives chacune d'un· numéro d'ordre d'arrivée. La gestante
portant le numéro 1 est systématiquement choisie. Les autres sont retenues selon un
pas de sondage égal à cinq (5 ). Les femmes enceintes choisies qui ont donné leur
consentement et répondant aux critères de sélection devaient faire un ECBU dans
les 24h ou 48h qui suivent.

2-5- Techniques de recherche


Pour mener à bien notre étude nous avons choisi les techniques de recherche
suivantes:
- l'interrogatoire
- l'examen clinique
- Les tests chimiques de dépistage à la bandelette réactive
- L'ECBU

2-6- Collecte des données

2-6-1 Fiche de collecte (voir annexe)


Pour recueillir nos données, nous avons élaboré un support de collecte
comprenant quatre (4) rubriques:
- Renseignements généraux sur la gestante
- Renseignements cliniques
- Résultats des tests chimiques
- Résultats de l'ECBU

2-6-2 Les variables mesurées


Pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés, nous avons retenu les
variables suivantes:
• L'âge de la gestante
• La profession
• Le terme de la grossesse
• La parité: Nullipares ( 0 enfant), Primipares ( 1 enfant), Paucipares ( 2
à 3 enfants), Multipares ( plus de 3 enfants).
• les signes cliniques d'infection urinaire

37
• L'aspect des urines
• le pH des urines
• La protéinurie
• La leucocyturie
• Les nitrites urinaires
• les germes identifiés
• La sensibilité des germes aux antibiotiques

2·6·3 Recueil des données

2·6·3·1 Renseignements généraux sur la gestante.

Ils ont été obtenus par l'interrogatoire réalisé par les sages-femmes qui
précise l'identité ( Nom, prénom(s)), l'âge, la profession, la parité, le terme de la
grossesse et les antécédents d'lU de la gestante.

2·6·3·2 Les données cliniques.

Elles ont été obtenues par l'examen clinique réalisé par les sage-femmes. Ce
sont les signes cliniques d'infection urinaire suivants:
Douleurs pelviennes.
Douleurs lombaires
Brûlures mictionnelles.
Dysurie/pollakiurie.
Fièvre.

2·6·3·3· Les données chimiques (leucocytes, nitrites, pH,


protéines).

Nous avons utilisé des bandelettes réactives chimiques pour analyse d'urine de
type Multistix8SG® des laboratoires Bayer. Dix paramètres sont mesurés par chaque
bandelette: glucose, bilirubine, corps cétoniques, densité urinaire, sang, protéines,
urobilinogène, pH, nitrites, leucocytes.
Seuls quatre paramètres ont été retenus dans notre étude. Il s'agissait des
protéines, des nitrites, du pH et des leucocytes.

38
Les femmes ayant bénéficié de ce dépistage ont été au nombre de 326. Les
quatre autres femmes n'ont pu bénéficié du dépistage pour cause de rupture de
stock de bandelettes.

- Mesure pratique des paramètres.


Nous avons utilisé des urines fraîchement émises ou recueillies depuis moins
de quatre heures par la technique du cc milieu de jet». On immerge brièvement la
bandelette dans l'urine. Ensuite, on l'égoutte en passant la tranche contre le rebord
du récipient.
La lecture a été visuelle: en 60 secondes pour les nitrites, le pH et les protéines
et en deux minutes pour les leucocytes. Pour les leucocytes, les protéines et les
nitrites; les critères de lecture ont été qualitatifs (négatif ou positif). Pour le pH ils ont
été quantitatifs.

*Mesure du pH.
Les bandelettes utilisées permettaient de mesurer des pH compris entre 5 et
8,5. Les valeurs pH dans l'urine fraîche de sujets sains se situent le plus souvent
entre 5 et 6.

*Mesure de la leucocyturie.

Le seuil de détection est de 5 à 15 leucocytes lJiI. Tout résultat supérieur à


"traces" indique une leucocyturie significative.

*Recherche des nitrites (nitrite-test).

Ce test met en évidence les nitrites et donc indirectement les germes nitrites
positifs présents dans l'urine. La positivité se traduit par une coloration orangée à
rouge.

*Recherche de protéines.

Le test est plus sensible à l'albumine qu'aux autres protéines. Tout résultat
supérieur ou égal à "traces" indique une protéinurie significative (positive). Le seuil
de détectabilité est de 0,15 à 0,3 g II.

39
2-6-3-4- Les données cytobactériologiques.

Elles ont été obtenues par la réalisation de l'ECBU.

• Prélèvement et transport des urines.

.Conditions de prélèvement: prélever les premières urines du matin ou respecter


un intervalle d'au moins trois heures entre la miction précédente et celle du recueil.
Le prélèvement se fait après une toilette vulvaire soigneuse au moyen de
compresse trempé dans une solution de Dakin et passé d'avant en arrière puis un
rinçage soigneux à l'eau distillée stérile.
.Pour le prélèvement, la gestante écarte d'une main les grandes lèvres, élimine le
premier jet et recueille les urines du milieu de jet dans un pot stérile.
Les échantillons ont été transportés rapidement ( moins de deux heures) au
laboratoire dans un récipient contenant de la glace fondante (+4°).

• L'ECBU proprement dit.

*Examen direct.

.Examen macroscopique.
Il consiste à noter l'aspect (limpide ou trouble) et la couleur des urines.

.Examen microscopique à l'état frais.


Il a été réalisé à partir du culot urinaire obtenu après centrifugation à 3000t Imin
pendant cinq minutes.
Nous déposons à l'aide d'une pipette pasteur, une goutte du culot urinaire sur
une lame porte-object. recouverte d'une lamelle, puis nous procédons à l'examen
microscopique à l'objectif 40x.
Cet examen a consisté à noter la présence et la quantité des éléments
suivants:
-les cellules épithéliales,
-les leucocytes,
-les hématies,
- les cylindres,

40
- les cristaux,
- les parasites,
- les levures,
- la flore bactérienne(FB) ;

La quantité des éléments est appréciée par des croix:

QUANTITE DES ELEMENTS COTATION INTERPRETATIONS


<2/ champ rares Eléments rares
2-5/champ + Quelques éléments
5-10/champ ++ Assez nombreux
10-50/champ +++ Nombreux
>50/champ ++++ Très nombreux

Pour la flore bactérienne(FB) :

INTERPRETATIONS COTATION

Absence de FB 0
FB peu abondante +
FB abondante ++
FB très abondante +++

.Quantification des leucocytes.

Elle a été faite à partir des urines totales à l'aide de la cellule de Malassez. Les
résultats sont exprimés en Leucocytes/n"1I d'urine.

.Examen microscopique après coloration de Gram.

Un frottis du culot urinaire est réalisé sur lame. Il est ensuite séché, fixé à la
flamme ou à l'alcool puis coloré au gram. L'observation microscopique à l'objectif
100x sous huile à immersion nous a permis de noter l'absence ou la présence de
bactéries(leur forme, leur affinité tinctoriale et éventuellement leur mode de
regroupement) et/ou de leucocytes altérés ou non.

41
*Culture et bactériurie.

Tous les échantillons d'urines ont bénéficié d'une culture sur au moins un
milieu gelosé (BCP, EMB, Chapman, GC).
L'ensemencement s'est fait à partir de l'urine totale et à l'aide d'une anse en
platine calibrée(10pl). Pour faciliter la numération bactérienne, l'ensemencement
s'est effectué en stries transversales sur toute la surface de la gélose. Les urines à
FB abondante ont été préalablement diluées. Les milieux ensemencés ont été
incubés à l'étuve à 3rc pendant 24h. La bactériurie est déterminée à partir du
nombre de colonies poussées et du volume d'urine ensemencé. Elle est exprimée en
UFC/ml d'urine.

*Identification des bactéries et des levures du genre candida.

Elle a été faite à l'aide des caractères morphologiques, culturaux et


biochimiques des bactéries. Les étapes suivantes ont été suivies:
-appréciation de l'aspect des colonies.
-examen microscopique des colonies ( coloration au Gram).
-recherche des caractères culturaux par l'ensemencement sur milieux sélectifs.
-recherche des caractères biochimiques: réalisation de tests biochimiques (catalase,
oxydase), des galeries d'identification.

*Cas des cocci à Gram positif: exemple des staphylocoques.

En absence de réactifs pour la réalisation de la coagulase, de la DNase,


l'identification de l'espèce Staphylococcus aureus a été faite sur la base des
caractères suivants :
-Gram: cocci à Gram positif en amas.
- catalase positive
-culture positive sur Chapman :
.Si mannitol non fermenté(-) -4 Staphylocoques à
coagulase négative( Staphylococcus epidermidis ou
autres).
.Si mannitol fermenté(+) -4 faire le test staph slide kit.
.Si staph slide kit(+) -4 Staphylococcus aureus.

42
·Si staph slide kit(-) ~ autres Staphylocoques à
coagulase négative( Staphylococcus saprophyticus ou
autres) .

.Cas des bacilles à gram négatif.

L'identification des entérobactéries a reposé sur la recherche préalable de


l'absence d'oxydase et la réalisation des galeries soit API20E, soit la galerie
minimale de Le MINOR composée des milieux suivants: citrate de Simmons, kligler
hajna, mannitol mobilité, eau peptonée, urée-indole.
.Cas des levures du genre candida.
L'identification de l'espèce Candida albicans a été faite par le test de
filamentation dans du sérum humain après culture sur milieu Sabouraud.

*L'ANTIBIOGRAMME.

.Principe : il a été réalisé selon la méthode de diffusion sur milieu gélosé de KIRBY
et [Link] consiste à déposer à la surface d'une gélose (MH) en boîte de pétri
ensemencée par la souche bactérienne à étudier ,des disques de papier buvard
imprégné des différents antibiotiques à tester. Chaque antibiotique diffuse au sein de
la gélose à partir du disque et y détermine des concentrations inversement
proportionnelles à la distance du disque.
.Réalisation :
Les milieux utilisés: MH, MH 5% NaCI ( pour la recherche des
staphylocoques Méthi-R)
.épaisseur de la gélose: 4mm.
.pH : 7,2-7,4.
.conservés au réfrigérateur à +4oc.
Disques d'antibiotiques: conserver au réfrigérateur à +4°c. Laisser revenir à la
température du laboratoire (1 h) avant emploi.

43
Préparation de l'inoculum :
. On part de colonies pures en phase de croissance exponentielle sur
un milieu MH (18-24h )
. Pour chaque germe on utilise 2 tubes secs et stériles (1tube à
hémolyse et un tube à essai)
Dans le tube à hémolyse contenant 2 ml d'eau distillée stérile on fait
une suspension bactérienne homogène et ayant une turbidité semblable à celle de la
suspension standard 0,5 MC Farland.
.A partir de ce tube on réalise des dilutions dans le tube à essai
contenant 10 ml d'eau distillée stérile. Le taux de dilution varie en fonction du germe
identifié:
Staphylocoques: on dilue 100 JlI de suspension dans les 10 ml
Entérobactéries + Acinetobacter: on dilue 20JlI de suspension
dans les 10ml
Streptocoques: on dilue 1 ml de suspension dans les 10ml.
Ensemencement: il s'est fait par inondation de la gélose MH. On rejette le
surnageant et on laisse sécher 15minutes.
Dépôts des disques et incubation:
Le dépôt se fait avec une pince en appuyant légèrement sur chaque disque
(distance entre disque ~ 30mm ; distance du bord de la boîte de pétri aux disques
périphériques ~ 15mm )
On retourne ensuite la boîte de pétri et on laisse pré diffuser 15 min sur la
paillasse.
On incube ensuite à l'étuve à 3r pendant 24h.
Lecture de l'antibiogramme:
On mesure les diamètres d'inhibition. Le profil de sensibilité (sensible,
intermédiaire, résistant) de chaque bactérie vis à vis des antibiotiques testés est
déterminé par référence à une table de lecture donnant la corrélation entre diamètres
d'inhibition et concentration minimale inhibitrice( CMI).
Le germe est dit sensible, intermédiaire, résistant selon que le diamètre
d'inhibition mesuré est supérieur, égal ou inférieur à des diamètres critiques définis
pour chaque antibiotique.

44
Antibiotiques testés
- Pénicillines: PénicillineG Amoxicilline, Amoxicilline-acide c1avulanique,
Oxacilline,
- Céphalosporines: Cefamandole, ceftriaxone
- Aminosides: Gentamicine,
- Macrolides : Erythromycine
- Cyclines: Tétracycline
- Polypeptides: Colistine
- Furannes : nitrofurantoïne
- Sulfamides: Cotrimoxazole
- Quinolones : Acide nalidixique, Ciprofloxacine.

45
2-6-3-5- Interprétations des résultats de l'ECBU et des tests
urinaires

-/ Interprétation des résultats de l'ECBU


Deux paramètres essentiels sont pris en compte: la leucocyturie et la
bactériurie.

Leucocyturie Bactériurie Nombre et


types de Interprétations Conduite à tenir
(leucocytes/ml) (UFC/ml)
colonies
Pas
<10 4
4
<10 0 ECBU normal
d'identification
Infection traitée, Pas

4
décapitée, ou d'identification
~104 <10 0
bactéries ECBU à refaire
exigeantes
infection débutante, Identification +
ou infection chez ATBG
<104 ~105 1 type
aplasique ECBU à refaire

Identification +
~104 ~105 1 type Infection typique
antibiogramme

104 104 à 105 1 type contamination ou lU ECBU à refaire

Pas
4 ~105 >1type contamination d'identification,
<10
ECBU à refaire

46
Il Interprétation des résultats des tests aux bandelettes.

Afin d'évaluer la valeur diagnostique des tests aux bandelettes dans le


dépistage de l'lU chez la femme enceinte nous avons calculé les critères de validité
suivants de ces tests:

.La sensibilité (Sn)


C'est la proportion de malades ayant un test positif
Sn =Vrais positifsNrais positifs + faux négatifs
.La spécificité (Sp )
C'est la proportion de sujets sains ayant un test négatif
Sp =Vrais négatifsNrais négatifs + faux positifs
.La valeur prédictive positive (VPP )

C'est la proportion de gestantes malades lorsque le test est positif.


VPP = Vrais positifsNrais positifs + faux positifs

.La valeur prédictive négative (VPN )

C'est la proportion de sujets sains lorsque le test est négatif.


VPN = Vrais négatifsNrais négatifs + faux négatifs

Les paramètres à évaluer sont:


- les leucocytes seuls, les nitrites seuls, les protéines seules
- les associations leucocytes et nitrites, leucocytes et protéines (le test est
positif lorsque les deux tests sont positifs et négatifs dans les autres cas)
- les associations leucocytes ou nitrites, leucocytes ou protéines (le test est
positif lorsque seulement l'un des deux tests est positif et négatif lorsque les
deux tests sont négatifs.

47
2-7-Traitement des données.

Les données recueillies ont été saisies et analysées sur micro-ordinateur avec
le logiciel EPI info version 6.0.
Les résultats ont été commentés et discutés. Les graphiques et les tableaux ont
été effectués sur EXEL sous Windows.
Les calculs statistiques ont été faits à l'aide du test paramétrique du chi
carré(X2) au risque alpha consenti de 5%.

48
RESULTATS
III-RESULTATS

1- Caractéristiques de la population d'étude.


Du 4 mars au 30 août 2000, nous avons recueilli et analysé 330 échantillons
d'urines de femmes enceintes. Elles étaient toutes venues pour la consultation
prénatale au CMSCO.

1-1- Répartition de la population selon l'âge.


La moyenne d'âge était de 25 ans avec des extrêmes de 16 et 42 ans.
Le tableau 1 donne la répartition de la population selon l'âge.

Tableau 1. Répartition des 330 femmes enceintes selon l'âge.

Tranches d'âge ( années) Effectif Pourcentage (%)


<A25 178 54
25-34 128 38,8
~à 35 24 7,2
Total 330 100

1-2- Répartition de la population selon le terme de la grossesse.


Plus de la moitié des femmes était au troisième trimestre de leur grossesse.
Le tableau Il donne la répartition des femmes selon le terme de leur grossesse.

49
Tableau Il. Répartition des 330 femmes selon le terme de leur grossesse

Terme de la grossesse Effectif Pourcentage (%)

Premier trimestre 26 7,9


Deuxième trimestre 113 34,2
Troisième trimestre 191 57,9
Total 330 100

1-3- Répartition de la population selon la parité.


Plus de la moitié des femmes enceintes avait au moins un enfant et 5,5%
d'entre elles avaient au moins un antécédent d'avortement. Le tableau III donne la
répartition des femmes selon la parité.

Tableau III. Répartition des 330 femmes selon la parité

Parité Effectif Pourcentage (%)


Nullipares 116 35,2
Primipares 78 23,6
Paucipares 55 16,7
Multipares 81 24,5
Total 330 100

50
1-4· Répartition de la population selon les caractéristiques
socioprofessionnelles.
Le tableau IV donne la répartition de la population d'étude selon le
statut socioprofessionnel

Tableau IV Répartition des 330 femmes selon le statut


socioprofessionnel.

Statut socio-professionnel Effectif Pourcentage (%)


Ménagères 233 70,6
Commerçantes- artisanes 45 13,6
Fonctionnaires 33 10
Elèves et Etudiantes 19 5,8
Total 330 100

2- Aspects épidémiologigues

2·1· Prévalence de l'lU dans la population étudiée.


Sur les 330 échantillons d'urines analysés 61 se sont révélés positifs.
1

La prévalence de l'lU dans cette série est de 18,5%.

2·2· Distribution de l'lU selon l'âge.


Les limites d'âge des 61 gestantes à ECBU positifs étaient 17 et 42 ans avec
une moyenne d'âge de 23,24 ans. Le tableau V donne la répartition des résultats de
l'ECBU en fonction de l'âge.

51
Tableau V . Résultats de l'ECBU selon l'âge.

Tranches d'âge ( années) ECBU positif ECBU négatif Total


<A25 41(23%) 137{77%) 178{100%)
25-34 17{13,3%) 111 (86,7%) 128{100%)
~à 35 3{12,5%) 21 (87,5%) 24{100%)
Total 61 (18,5%) 269{81,5%) 330{100%)

Les calculs statistiques de comparaison des résultats de l'ECBU selon l'âge donnent:
X2=5,32 avec p=0,0701.

2-3- Distribution de l'lU selon le terme de la grossesse.

Le tableau VI donne les résultats de l'ECBU selon le terme de la grossesse.

Tableau VI. Résultats de l'ECBU selon le terme de la grossesse.

Terme de la grossesse ECBU positif ECBU négatif Total

Premier trimestre 4{ 15,4%) 22{ 84,6%) 26{100%)


Deuxième trimestre 20 ( 17,7%) 93{ 82,3%) 113{100%)
Troisième trimestre 37 ( 19,4%) 154{ 80,6%) 191 (100%)
Total 61 (18,5%) 269{81,5%) 330{100%)

Les calculs statistiques donnent X2=0,31 et p=0,8556.

52
2-4- Distribution de l'lU selon la parité.
Le tableau VII donne la répartition des résultats de l'ECBU selon la parité.

Tableau VII. Résultats de "ECBU selon la parité.

Parité ECBU positif ECBU négatif Total


Nullipares 29( 25%) 87(75%) 116(100%)
Primipares 14( 17,9%) 64(82,1%) 78(100%)
Paucipares 6( 10,9%) 49( 89,1%) 55(100%)
Multipares 12( 14,8%) 69(85,2%) 81(100%)
Total 61 ( 18,5%) 269( 81,5%) 330(100%)

Parmi les nullipares 25% avaient un ECBU positif. Les calculs statistiques de
comparaison des résultats de l'ECBU selon la parité donnent: X2= 6,10 et
p= 0,1067.

2-5- Distribution de l'lU selon le statut socioprofessionnelle.


Le tableau VIII donne les résultats de l'ECBU en fonction du statut
socioprofessionnel des femmes.
Tableau VIII. Répartition des résultats de l'ECBU selon le statut
socioprofessionnel des femmes.

Statut socio-professionnel ECBU positif ECBU négatif Total


Ménagères 41( 17,6%) 192(84,8%) 233(100%)
Commerçantes- artisanes 9 (20%) 36(80%) 45(100%)
Fonctionnaires 5(15,2%) 28(84,8%) 33(100%)
Elèves et Etudiantes 6( 31%) 13( 69%) 19(100%)
Total 61 ( 18,5%) 269( 81,5%) 330(100%)

Nous notons que 31 % des élèves et étudiantes avaient un ECBU positif. Les
calculs statistiques de comparaison des résultats de l'ECBU selon le statut
\

socioprofessionnel donnent X2 =2,6 et p=0,458.

53
3- Aspects cliniques.

3-1- signes fonctionnels.


Sur les 330 ECBU réalisés, 88 étaient accompagnés de signes fonctionnels
d'lU. Ces signes sont soit seuls ou associés.
Le tableau IX donne les résultats de l'ECBU selon les principaux signes rencontrés.

Tableau IX Répartition des résultats de \'ECBU en fonction des signes


fonctionnels d'lU.

Signes fonctionnels ECBU positif ECBU négatif Total


Douleurs pelviennes 7( 24,1%) 22(75,9%) 29(100%)
Douleurs lombaires + douleurs
5( 55,6%) 4( 44,4%) 9(100%)
pelviennes
Brûlures mictionnelles 5(41,7%) 7( 58,3%) 12(100%)
Dysurie-pollakiurie 2( 40%) 3(60%) 5(100%)
Douleurs pelviennes + brûlures
6( 37,5%) 10( 62,5%) 16(100%)
mictionnelles
Autres signes 6(35,3%) 11 ( 64,7%) 17(100%)

Total 31( 35,2%) 57( 64,8%) 88(100%)

54
3-2- La bactériurie asymptomatique
Sur les 330 femmes enceintes ayant fait l'objet de l'étude , 30 d'entre elles
souffraient d'lU mais ne présentaient aucun signe clinique d'appel ou typique d'lU.
La fréquence de la bactériurie asymptomatique est de 9,1 %.

4- Résultats des tests aux bandelettes réactives

4-1- Distribution de l'lU selon le pH des urines.


Au total, 326 échantillons d'urines ont bénéficié d'une détermination du pH
urinaire à l'aide des bandelettes réactives Multistix R 8 SG.
La répartition de ces 326 échantillons selon la valeur pH et les résultats de
l'ECBU est donnée dans le tableau ci-dessous.

Tableau X. Répartition des résultats de l'ECBU selon le pH des urines.

PH urinaire ECBU positif ECBU négatif Total


ACIDE( < 7) 52( 19,5%) 214( 80,5%) 266(100%)
Neutre( 7-8) 6 (12%) 44(88%) 50(100%)
Basique(> 8) 3 (30%) 7( 70%) 10(100%)
Total 61 (18,7%) 265(81,3%) 326(100%)

Les calculs statistiques de comparaison des résultats l'ECBU selon le pH


urinaire ont donné X2 = 2,44 et p= 0,2950

4-2- Distribution de l'lU selon le leuco -test.


Le test de dépistage d'lU par la mesure de l'estérase leucocytaire a intéressé
326 échantillons d'urines.. En considérant l'ECBU classique comme diagnostic de
référence de l'lU, sa confrontation avec le leuco-test a donné les résultats regroupés
dans le tableau ci-dessous.

55
Tableau XI. Répartition des résultats de l'ECBU selon le leuco-test.

Leuco-test ECBU positif ECBU négatif Total


POSITIF 52 68 120
négatif 9 197 206
Total 61 265 326

. Les différents critères de validité du leuco-test sont:


- Sensibilité = 85,2%
Spécificité = 74,3%
- Valeur prédictive positive = 43,3%
- Valeur prédictive négative = 95,6%

4-3- Distribution de l'lU selon le protéines-test


Les résultats de ce test et ceux de l'ECBU classique sont consignés dans le
tableau ci-dessous.

Tableau XII. Répartition des résultats de l'ECBU selon le protéine-test.

Protéine-test ECBU positif ECBU négatif Total


Positif 32 90 122
Négatif 29 175 204
Total 61 265 326

. Critères de validité:
- Sensibilité = 52,5%
Spécificité = 66%
- Vpp = 26,2%
- VPN = 85,8%

56
4-4- Distribution de l'lU selon le nitrite-test.
Les résultats de ce test en fonction de ceux de l' ECBU sont regroupés dans le
tableau ci-dessous.
Tableau. XIII. Répartition des résultats de "ECBU selon le nitrite-test.

Nitrite-test ECBU positif ECBU négatif Total


Positif 16 01 17
Négatif 45 264 309
Total 61 265 326

. Critères de validité:
- Sensibilité = 26,2%
Spéci'ficité = 99,6
VPP = 94,1
- VPN= 85,4%.

4-5- Distribution de l'lU selon le leuco-test ou le protéine-test.


Des 326 tests , 192 ont été positifs contre 134 négatifs. Les résultats de ces
tests en fonction de ceux de l'ECBU sont regroupés dans le tableau ci-dessous.

Tableau. XIV. Répartition des résultats de l'ECBU selon le leuco-test ou le


protéine-test.
Leuco-test ou protéine test ECBU positif ECBU négatif Total
Positif 58 134 192
Négatif 3 131 134
Total 61 265 326

Les critères de validité sont les suivants:


- Sensibilité= 95,1%
- Spécificité= 49,4%
- VPP= 30,2%
- VPN= 97,8%

57
4-6- Distribution de l'lU selon le leuco-test et le protéine-test.
Des 326 échantillons testés , 276 ont donné des résultats négatifs et 50 des
résultats positifs. Le tableau ci-dessous donne la répartition de ces résultats en
fonction de ceux de l'ECBU.

Tableau XV. Répartition des résultats de "ECBU selon le leuco-test et le


protéine-test.
Leuco-test et protéine test ECBU positif ECBU négatif Total
Positif 26 24 50
Négatif 35 241 276
Total 61 265 326

Les critères de validité sont les suivants:


- Sensibilité= 42,6%
- Spécificité= 90,9%
- VPP= 52%
- VPN= 87,3%

4-7- Distribution de l'lU selon le leuco-test ou le nitrite-test.


Des 326 échantillons testés , 121 étaient positifs contre 205 négatifs. Les
résultats sont regroupés dans le tableau ci-dessous.

58
Tableau. XVI. Répartition des résultats de l'ECBU selon le leuco-test ou le
nitrite-test.

Leuco-test ou Nitrite-test ECBU positif ECBU négatif Total


Positif 53 68 121
Négatif 8 197 205
Total 61 265 326

Les critères de validité sont les suivants:


- Sensibilité= 86,9%
- Spécificité= 74,3%
- VPP= 43,8%
- VPN= 96,1%

4-8- Distribution de l'lU selon le leuco-test et le nitrite-test.


Des 326 échantillons testés 311 .étaient négatifs contre 15 positifs. Les
résultats sont regroupés dans le tableau suivant.

Tableau. XVII. Répartition des résultats de l'ECBU selon le leuco-test et le


nitrite-test

Leuco-test et Nitrite-test ECBU positif ECBU négatif Total


Positif 15 0 15
Négatif 46 265 311
Total 61 265 326

Les critères de validité sont les suivants:


- Sensibilité= 24,6%
- Spécificité= 100%
- VPP= 100%
- VPN= 85,2%

59
4-9- Récapitulatif des critères de validité des différents tests.

Tableau XVIII. Critères de validité de tous les tests effectués.

Sensibilité( %) Spécificité (%) VPP(%) VPN(%)


Leuco-test 85,2 74,3 43,3 95,6
Nitrite-test 26,2 99,6 94,1 85,4
Protéine-test 52,5 66 26,2 85,8

Leuco-test ou protéine-test 95,1 49,4 30,2 97,8


Leuco-test et protéine-test 42,6 90,9 52 87,3
Leuco-test ou nitrite-test 86,9 74,3 43,8 96,1
Leuco-test et nitrite-test 24,6 100 100 95,4

5- Aspects cytobactériologiques.

5-1- Aspects macroscopiques des urines.


~ Distribution selon l'aspect des urines.
Le tableau suivant donne la répartition des résultats de l'ECBU selon l'aspect
des urines.

Aspects des urines ECBU positif ECBU négatif Total


Limpide 1 (0,04%) 234 ( 99,96%) 235(100%)
Trouble 60 (63,2%) 35( 36,8%) 95(100%)
Total 61 ( 18,5%) 269 (81,5%) 330(100%)

Nous avons noté que 63,2% des urines troubles avaient un résultat
positif. Les calculs statistiques de comparaison des résultats de "ECBU
selon l'aspect des urines donnent X2=176,69 et p< 10-6

60
5-2- Aspects microscopiques des urines.

5-2-1- La leucocyturie
Les résultats de la numération des leucocytes en fonction de
ceux de l'ECBU sont regroupés dans le tableau suivant.

Tableau XX. Résultats de la numération leucocytaire selon les résultats de l'ECBU

Leucocyturie(/ ml) ECBU positif ECBU négatif Total

Inférieure à 104 OO( 0%) 185 (100%) 185 (100%)

SUférieure ou égale à 61 ( 42,1 %) 84( 57,9%) 145 (100%)


10

Total 61 ( 18,5%) 269( 81,5%) 330 (100%)

5-2-2- Résultats des frottis colorés au gram.

Des 330 échantillons d'urines, 0\1 a noté la présence de germes au gram dans
145 échantillons. Parmi ces derniers 61 ont donné un ECBUpositif soit 42,1%. Les
tableaux ci-dessous donne l'ensemble des résultats des colorations au Gram.

Tableau XXI Résultats de l'ECBU selon ceux de la coloration au Gram.

Résultats de la coloration au Gram ECBU positif ECBU négatif Total

Présence de germes 61 84 145

Absence de germes 00 185 185

Total 61 269 330

Les valeurs diagnostiques de la coloration au gram sont:


Sensibilité= 100%
Spécificité= 68,8%
VPP= 42,1%
VPN= 100%

61
Tableau XXI bis. Distribution des résultats de "ECBU selon le type de
germe(Gram).

Type de germe ECBU positif ECBU négatif Total

Bacilles à Gram négatif 35( 38,5%) 56( 61,5%) 91 (100%)

Cocci à Gram positif 26( 52%) 24( 48%) 50 (100%)

Bacilles à Gram positif OO( 0%) 4( 100%) 4 (100%)

Total 61(42,1%) 84( 57,9%) 145 (100%)

62
5-2-3-Cristaux, Cylindres, Parasites, Levures.

Ce sont des éléments figurés également retrouvés dans les urines lors de
l'examen cytologique. Leurs fréquences sont données dans le tableau suivant.

63
5-3- Aspects bactériologiques.

5-3-1- Bactériurie et lU.

Les résultats de l'ECBU selon la bactériurie sont donnés par le tableau ci-dessous.

Tableau XXIII. Résultats de \'ECBU selon la bactériurie.

Bactériurie (UFC/ml) ECBU positif ECBU négatif Total


Inférieure à 104 00(0%) 247(91,8%) 247( 74,8%)
4 s 4(6,6%) 22(8,2%) 26( 7,9%)
Comprise entre 10 et 10
s 57( 93,4%) 00(0%) 57( 17,3%)
Supérieure ou égale à 10
Total 61 (100%) 269( 100%) 330 (100%)

5
Dans 93,4% des ECBU positifs la bactériurie a été supérieure ou égale à 10
UFC/ml.

64
5-3-2-Souches bactériennes identifiées.

Nous avons identifié 62 souches bactériennes. Le tableau ci-dessous donne la


répartition des bactéries identifiées.

Tableau XIV. Fréquences des germes isolés.

FORMES ET Familles Espèces bactériennes Fréquences Total


GRAM

Escherichia coli 26 (41,9%)


Klebsiella pneumoniae 4 (6,5%)
Bacilles à Enterobacteriaceae Enterobacter cloacae 1 (1,6%)
33 (53,2%)
Gram négatif Proteus mirabilis 1 (1,6%)
Citrobacter koseri 1 (1,6 %)
Autres Acinetobacter baumanii 2 (3,2%) 2 (3,2%)
Micrococcaceae Staphylococcus aureus 12 (19,4 %)
SeN 12( 19,4%)
COCCI A Streptococcaceae Streptococcus sp 3 (4,8%) 27 (43,6%)
GRAM
POSITIF
Total 62 ( 100%) 62(100%)

* SCN : Staphylocoques à coagulase négative


Les entérobactéries ont été isolées dans 53,2% des cas avec comme chef de file
Escherichia coli ( 41,9% des cas).

65
5-3-3-Répartition des principales espèces selon l'âge.

Cette répartition est donnée par tableau ci-dessous.

Tableau XV. Fréquences des principaux germes isolés selon l'âge.

Tranches d'âge( années) Total


Germes isolés 15 - 24 25 - 34 35 - 44

[Link]/i 13( 50%) 10( 38,5%) 3( 11,5%) 26(100%)


K. pneumoniae 3( 75%) 1( 25%) 0(0%) 4(100%)
S. aureus 7( 58,3%) 5(41,7%) O( 0%) 12(100%)
SeN 11( 91,6%) 1( 8,4%) O( 0%) 12(100%)

Les SCN ont été isolés dans 91,6% des cas chez les femmes de moins de 25 ans

66
5-3-4- Répartition des principales espèces isolées selon le terme de la
grossesse.
Cette répartition est donnée par la figure ci-dessous.

,---------------~------------------,-,......"..,---,-,....,..,.-.,.--,---.....,

60

50

40

30

20

10

lœ Premier trimestre • Deuxième trimestre D Troisième trimestre l"

Figure 2. Fréquences des principales espèces bactériennes selon le terme


de la grossesse.
Escherichia coli se retrouve dans 46,2% des cas au deuxième
trimestre, les autres, essentiellement au troisième trimestre(75% des cas).

5-3-5- lU et nombre de germes identifiés.

Des 61 ECBU positifs 1 60 cultures ont été mono-microbiennes( 98,4%) contre


une culture bi-microbienne( 1,6%). Les germes' associés étaient Klebsie/la
pneumoniae et Acinetobacter baumanii.

67
5-3-6- Résultats des ECBU de contrôle.

Des 61 femmes enceintes infectées seulement 22(36%) ont eu un ECBU de


contrôle. Deux ECBU de contrôle (9%) ont été positif et nous avons isolé les mêmes
germes qu'initialement ( Escherichia coli. )

6- Résultats des antibiogrammes réalisés.

6-1- Profil de sensibilité globale aux antibiotiques de tous les germes.


Il est donné par le tableau ci-dessous.
Tableau XXVI. Profil de sensibilité global aux antibiotiques de tous les germes.

Sensible Intermédiaire Résistant Total


Nombre Nombre Nombre des
Antibiotiques de % de % de % souches
souches souches souches testées

PeniG 2 8 11 44 12 48 25
Amoxicilline 15 24,6 16 26,2 30 49,2 61

Amox. + Ac.
25 41 18 29,5 18 29,5 61
Clavulanique
Oxacilline 17 73,9 2 8,7 4 17,4 23
Cefamandole 39 78 5 10 6 12 50
Ceftriaxone 53 88,3 3 5 4 6,7 60
Gentamicine 51 91,1 1 1,8 4 7,1 56
Colistine 12 85,7 0 0 2 14,3 14
Nitrofu rantoïne 25 86,2 0 0 4 13,8 29
Tétracycline 10 23,3 2 4,7 31 72 43
Erythromycine 20 80 1 4 4 16 25
Cotrimoxazole 33 55,9 1 1,7 25 42,4 59
Acide nalidixique 32 91,4 0 0 3 8,6 35
Ciprofloxacine 56 94,9 3 5,1 0 0 59

68
6-2- Profil de sensibilité des entérobactéries.
Il est donné par le tableau ci-dessous.

Tableau XXVII. Profil de sensibilité des entérobactéries aux antibiotiques testés.

Sensible Intermédiaire Résistant Total


Nombre Nombre Nombre des
Antibiotiques de % de % de % souches
souches souches souches testées
Amoxicilline 3 9,4 8 25 21 65,6 32
Amox. + Ac.
7 21,9 11 34,4 14 43,7 32
Clavulanique
Cefamandole 21 84 2 8 2 8 25
Ceftriaxone 32 100 a a a a 32
Gentamicine 31 100 00 00 00 00 31
Colistine 11 84,6 00 00 2 15,4 13
Nitrofurantoïne 24 92,3 a a 2 7,7 26
Tétracycline 6 30 2 10 12 60 20
Cotrimoxazole 19 61,3 00 00 12 38,7 31
Acide nalidixique 30 93,8 a a 2 6,2 32
Cipro'f1oxacine 32 100 00 00 00 00 32

69
6-2-1- Profil de sensibilité des 26 souches d'Escherichia coli
Il est donné par le tableau ci-dessous.

Tableau XXVIII. Profil de sensibilité des 26 souches d'Escherichia coli.

Sensible Intermédiaire Résistant Total


Nombre Nombre Nombre Nombre de
Antibiotiques de % de % de % souches
souches souches souches testées
Amoxicilline 2 8 8 32 15 60 25

Amox.+Ac.
5 20 7 28 13 52 25
Clavulanique

Cefamandole 15 79 2 10,5 2 10,5 19

Ceftriaxone 25 100 0 0 0 0 25

Gentamicine 22 100 0 0 0 0 22

Colistine 9 90 0 0 1 10 10

Nitrofurantoine 18 94,7 0 0 1 5,3 19

Tétracycline 3 20 2 13,3 10 66,7 15

Cotrimoxazole 14 56 0 0 11 44 25

Acide nalidixique 23 92 0 0 2 8 25

Ciprofloxacine 25 100 0 0 0 0 25

70
6-3- Profil de sensibilité des Staphylocoques
Il est donné par le tableau ci-dessous.

Tableau XXIX. Profil de sensibilité des Staphylocoques aux antibiotiques testés.

Sensible Intermédiaire Résistant Total


Nombre Nombre Nombre des
Antibiotiques de 0/0 de 0/0 de % souches
souches souches souches testées
Peni. G 2 8,7 10 43,5 11 47,8 23
Amoxicilline 9 37,5 7 29,2 9 37,5 24
Amox. + Ac.
14 58,3 6 25 4 16,4 24,
Clavu lanique
Oxacilline 17 73,9 2 8,7 4 17,4 23
Cefamandole 16 72,7 2 9,1 4 18,2 22
Ceftriaxone 17 73,9 2 8,7 4 17,4 23
Gentamicine 21 87,5 1 4,2 2 8,3 24
Tétracycline 2 10,5 00 00 17 89,S 19
Cotri moxazole 13 56,5 1 4,3 9 39,1 23
Erythromycine 19 86,4 1 4,5 2 9,1 22
Ciprofloxacine 21 95,5 1 4,5 00 00 22

71
6-3-1- Profil de sensibilité des 12 souches de Staphylococcus
aureus.
Il est donné par le tableau ci-dessous

Tableau XXX. Profil de sensibilité des 12 souches de S. aureus.

Sensible Intermédiaire Résistant Total


Nombre Nombre Nombre Nombre de
Antibiotiques de % de % de % souches
souches souches souches testées
Pénicilline G 2 20 5 50 3 30 10

Amoxicilline 4 33,3 5 41,7 3 25 12


Amox.+Ac. 8 66,6 2 16,7 2 16,7 12
Clavulanique
Oxacilline 9 81,8 0 0 2 18,2 11

Cefamandole 7 77,8 0 0 2 22,2 9

Ceftriaxone 9 81,8 0 0 2 18,2 11

Gentamicine 10 83,4 1 8,3 1 8,3 12

Erythromycine 6 60 1 10 3 30 10

Tétracycline 2 25 0 0 6 75 8

Cotrimoxazole 9 75 1 8,3 2 16,7 12

Cipro'floxacine 11 91,7 1 8,3 0 0 12

72
6-3-2- Profil de sensibilité des 12 souches de Staphylocoques à
coagulase négative.
Il est donné par le tableau ci-dessous.

Tableau XXXI. Profil de sensibilité des 12 souches de staphylocoques à coagulase


négative.

Sensible Intermédiaire Résistant Total


Nombre Nombre Nombre Nombre de
Antibiotiques de % de % de 0/0 souches
souches souches souches testées
Pénicilline G 0 0 5 41,7 7 58,3 12

Amoxicilline 4 33,3 2 16,7 6 50 12


Amox.+Ac. 4 33,3
6 50 2 16,7 12
Clavulanique
Oxacilline 8 66,6 2 16,7 2 16,7 12

Cefamandole 8 66,6 2 16,7 2 16,7 12

Ceftriaxone 8 66,6 2 16,7 2 16,7 12

Gentamicine 11 91,7 0 0 1 8,3 12

Erythromycine 12 100 0 0 0 0 12

Tétracycline 0 0 0 0 11 100 11

Cotrimoxazole 4 36,4 0 0 7 63,6 11

Ciprofloxacine 10 100 0 0 0 0 10

73
COMMENTAIRES - DISCUSSION
III- COMMENTAIRES- DISCUSSION.

1- Limites et contraintes de l'étude

1-1- Le type et le cadre de l'étude.


Les limites de notre étude se situent au niveau de la représentativité pour la
population générale. Le cadre de l'étude ne permet pas une généralisation de nos
résultats à toutes les femmes enceintes de la ville de Ouagadougou, encore moins à
celles du Burkina Faso. Cependant de façon générale, ces résultats reflètent les
différents aspects épidémiologiques et bactériologiques de l'infection urinaire de la
femme enceinte.

1-2- Les résultats tests aux bandelettes réactives.


La lecture des plages réactives ayant été visuel, des erreurs d'imprécision liées
à l'échelle colorimétrique ont pu affecter nos résultats. L'existence de faux positif et
de faux négatifs constituent d'autres limites des bandelettes

1-3- Les résultats bactériologiques et thérapeutiques


Certains matériels et réactifs utilisés pour l'ECBU n'étaient pas disponibles ou
étaient fréquemment en rupture ( milieux de culture, disques d'antibiotiques, réactifs
d'identification.. ). C'est ce qui explique que certaines identifications bactériennes ont
été incomplètes ( streptocoques, staphylocoques à coagulase négative).
Certains antibiotiques n'ont pu être testés ( Nitroxiline, les céphalosporines de
première génération).
Les résultats de l'antibiogramme n'ont pas bénéficié d'un contrôle de qualité par
manque de souches de collection. Cependant, les ECBU de contrôle après
traitement bien que peu nombreux ( 36% des cas positifs) montrent un succès
thérapeutique de 91 %.

74
2- Aspects épidémiologiques

2-1- Prévalence de l'infection urinaire


Cette prévalence est de 18,5%. Ce taux qui est élevé montre que l'lU est une
pathologie fréquente dans notre milieu. Il pose un véritable problème de santé
maternelle et infantile vue les complications possibles aussi bien chez la mère que
chez le fœtus. Des prévalences aussi élevées ont été notées par Olsen BE et coll
[40] en Tanzanie (16,4%) et Olusanya 0 et coll[41] à Sagamu au Nigeria (23,9%).
Les auteurs occidentaux notent des prévalences plus faibles de 5 à 10% [16]. Cette
différence peut s'expliquer par la faible couverture prénatale et le manque de
moyens de dépistage et de traitement des lU dans les pays en voie de
développement.

2-2- Fréquence de l'lU selon l'âge.


La tranche d'âge de nos patientes allait de 17 à 42 ans avec une moyenne
d'âge de 23,24 ans. Dans les études de Dietrich M et coll.[14] ; Attolou et coll.[2] les
tranches et moyennes d'âge étaient respectivement de 15 à 45 ans; 18 à 47ans ;
26,1 ans et 30 ans. C'est dire que l'lU se rencontre à tous les âges de la femme
enceinte.
Cependant la fréquence de l'lU est plus élevée chez les femmes enceintes
jeunes(23,03% chez les moins de 25ans contre 12,5% chez les plus de35 ans).
Cette différence n'est pas statistiquement significative( p= 0,0701). Ces jeunes
femmes étant au début de leur vie sexuelle active, le rôle des rapports sexuels
(généralement très fréquents dans cette période) nous paraît vraisemblable dans
cette différence. Selon de nombreux auteurs les rapports sexuels sont un élément
essentiel dans la genèse de l'lU chez la femme[18, 34]. En effet, ils favorisent les
infections génitales et la diffusion des germes vers le haut appareil urinaire.

2-3- Fréquence de l'lU selon le terme de la grossesse.


La fréquence de l'lU croît avec l'âge gestationnel ( 15,4%, 17,7%, 19,4%
respectivement au premier, deuxième et troisième trimestre de grossesse). Mais
cette variation n'est pas statistiquement significative( p= 0,8556). Ceci pourrait
s'expliquer par le fait qu'au troisième trimestre, la stase urinaire cause majeure d'lU
est majorée par la compression exercée par l'utérus gravide sur la vessie et les

75
uretères. Selon Stenqvist cité par Colau JC[8] la fréquence de l'lU augmente avec
l'âge gestationnel. Attolou et coll.[2] au Bénin ont trouvé également une fréquence
plus élevée de l'lU au troisième trimestre de grossesse. Par contre d'autres auteurs
trouvent des résultats différents. Olsen B et coll.[40] ont noté une fréquence plus
élevée au premier trimestre. Marrakchi 0 et coll.[34] ainsi que Diadhiou F et coll.[13]
trouvent que le deuxième trimestre est la période de prédilection de l'lU.

2-4- Fréquence de l'lU selon la parité.


La fréquence de l'lU est plus élevée chez les nullipares(25%). Cependant cette
variation de la fréquence de l'lU selon la parité n'est pas statistiquement significative(
p= 0,1067).
La fréquence élevée de l'lU parmi les nullipares ,et son non-augmentation avec
la parité laissent supposer que celle-ci ne joue pas un rôle direct dans la genèse de
l'lU. En revanche ceci pourrait s'expliquer par l'âge de ces nullipares et donc de leur
activité sexuelle. Olsen B et coll.[40], Olusanya 0 et coll.[41] ont également trouvé
une 'fréquence plus élevée de l'lU parmis les nullipares; respectivement 17,9% et
40,9%.

2-5- Fréquence de l'lU selon le statut socioprofessionnel.


L'lU se rencontre à tous les niveaux socioprofessionnels. Elle est plus élevée
chez les élèves et étudiantes(31 %) ainsi que chez le groupe des commerçantes et
artisanes( 20%). Par contre elle est plus basse chez les fonctionnaires( 15,2%).
Cependant la question du mode d'influence du statut socioprofessionnel dans l'lU de
la femme enceinte se pose. Des études sur les connaissances, attitudes et pratiques
de ces femmes sur les mesures de prévention de l'lU , pourraient éclairer ce mode
d'influence.

3- Aspects cliniques de l'lU.

3-1- Signes fonctionnels et infection urinaire.


Les signes fonctionnels ont été notés chez 88 femmes. L'ECBU n'a été
confirmatif que pour 31 d'entre elles soit 35,2%.

76
La discordance est nette entre le doute et la confirmation. Les signes
fonctionnels induisent en erreur dans 64,7% des cas. C'est dire qu'ils constituent un
mauvais guide en matière d'lU chez la femme enceinte. Dhiadhiou F et coll.[13] au
Sénégal ont trouvé une marge d'erreur de 67,22%. Marrakchi 0 et co11.[34] à Tunis
ont trouvé une marge d'erreur de 45,6% mais dans leur étude les douleurs
pelviennes n'ont pas été prises en compte.
L'existence de signes fonctionnels sans lU confirmée par "ECBU peut se
justifier par les infections génitales( urétrites) à germes( Chlamydia) ne poussant pas
sur les milieux usuels utilisés ou la présence de cristaux dans les urines
responsables de signes tels que douleurs pelviennes, dysurie, brûlures mictionnelles
Les signes les plus retrouvés dans l'lU sont l'association douleurs pelviennes
douleurs lombaires( 55,6% des cas) ; les brûlures mictionnelles( 41,7% des cas) ; La
dysurie-pollakiurie( 40% des cas).

3-2- La bactériurie asymptomatique.


Sa fréquence est de 9,1% dans notre série. Ce chiffre pose un réel problème de
santé maternelle et infantile dans notre milieu.
En effet selon Thoulon ..IM[30] la bactériurie asymptomatique est dangereuse
pour la mère et le fœtus car non-traitée elle se complique dans 20 à 40% des cas
d'une pyélonéphrite aiguë, faisant courir le risque d'un accouchement prématuré.
Selon Chauveau D et coll.[7 ] la bactériurie est à l'origine de prématurité dans 14%
des cas.
Le taux de la bactériurie asymptomatique obtenu dans notre série s'inscrit en
moyenne entre les valeurs extrêmes rapportées dans la littérature. Selon Merger R
et coll.[ 35] 4 à 7% des femmes enceintes présentent une bactériurie
asymptomatique. Colau JC [8] donnent des chiffres plus élevés: 3 à 17,5%. Gebre-
selasie[20] en Ethiopie, Marrakchi 0 et coll[34] à Tunis ont obtenu des taux
respectifs de 7 et 8,9%. Olusanya 0 et coll.[41] à Sagamu au Nigeria rapportent un
taux de 29,9%.

77
4- Résultats des tests aux bandelettes réactives.

4-1- Le pH des urines.


Dans notre série, contrairement aux urines à pH acide ou neutre, celles à pH
basique sont le plus souvent infectées( 30%). Cependant l'analyse statistique montre
que cette différence n'est pas significative(p= 0,2950). Nos résultats sont similaires à
ceux de Ouédraogo P[ 42] et Cornbary A[1 0] .

4-2- Les paramètres leucocytes, nitrites et protéines.


Notre étude montre que la bactériurie asymptomatique est fréquente chez la
femme enceinte. Connaissant ses complications possibles, il pourrait être intéressant
de la dépister à un stade précoce où le traitement a plus de chance d'être efficace.
Pour qu'une politique de dépistage soit efficace il faut qu'il existe un test permettant
de dépister les bactériuries asymptomatiques avec une bonne valeur diagnostique.
La valeur diagnostique des bandelettes a été étudiée en analysant les
paramètres nitrites seuls, leucocytes seuls, protéines seuls et les combinaisons
leucocytes et nitrites, leucocytes ou nitrites, leucocytes ou protéines, leucocytes et
protéines.

4-2-1- La sensibilité des bandelettes.


Les paramètres leucocytes ou protéines; leucocytes ou nitrites; leucocytes
seuls, donnent les meilleures sensibilités ;respectivement : 95,1 %, 86,9%, 85%.
Olsen BE et coll.[40] qui ont utilisé des bandelettes Niphurtest®( Boehring
Mannhein Gmbh, Germany) ont obtenu les meilleures sensibilités avec les
paramètres nitrites ou leucocytes( 79,2%) ; leucocytes seuls( 72,9%) ; le paramètre
protéine n'a pas été étudié.
Robertson cité par Thoulon JM[30] avait obtenu les meilleures sensibilités en ne
considérant que les paramètres leucocytes( 77%); Leucocytes ou nitrites
(92%).Mailard F et coll.[32] qui ont utilisé les mêmes bandelettes que nous( Multistix
8 SG®) ont obtenu pour les paramètres leucocytes ou nitrites une sensibilité de
55,3%. Cette différence pourrait s'expliquer par le fait que dans leur étude un
dépistage répété a été réalisé soit en auto-examen à domicile par les femmes, soit

78
en consultation. Dans notre étude le dépistage n'a été réalisé qu'une seule fois et en
consultation; en plus un ECBU est réalisé quel que soit le résultat du dépistage.
Nos résultats sont similaires à ceux de Olsen BE et coll.[40] en ce qui concerne
la faible sensibilité des paramètres nitrites seuls, nitrites et leucocytes;
respectivement 26,2% et 24,6% dans notre étude contre 46% et 39,7% dans celle de
Olsen BE et coll.
Cette faible sensibilité s'explique par la présence élevée de germes( cocci à
Gram positif, Acinetobacter....) ne réduisant pas les nitrites et le nombre élevé de
cas d'urines à pH acide( 81,6%) responsables de faux négatifs.

4-2-2- La spécificité
Dans notre série la meilleure spécificité est obtenue avec les paramètres
leucocytes et nitrites( 100%), nitrites seuls( 99,6%). Robertson cité par Thoulon
JM[30] a également obtenu les meilleures spécificités avec ces paramètres,
respectivement 95 et 99%. Olsen BE et coll. [40] ont obtenu des spécificités plus
faibles avec les paramètres nitrites et leucocytes( 67,7%) ; nitrites seuls( 60,8%).

4-2-3- La valeur prédictive positiver VPP).


Notre étude montre que les paramètres leucocytes et nitrites, nitrites seuls
donnent les meilleures valeurs VPP respectivement 100% et 94,1%. Olsen B E et
1

coll.[ 40] ont obtenu de très faibles VPP avec ces mêmes paramètres,
respectivement 19,3% et 18,6%).

4-2-4- La valeur prédictive négative( VPN)


Les meilleures VPN, dans notre étude sont obtenues avec les paramètres
leucocytes ou protéines( 97,8%), leucocytes ou nitrites ( 96,1%) , leucocytes seuls
(95,6%). Olsen BE et coll. [40] ainsi que Maillard F et coll. [ 32] ont obtenu la
meilleure VPN avec les paramètres leucocytes ou nitrites( respectivement 87,7% et
98,8%).
Dans l'ensemble nous constatons que l'association des tests ( leucocytes,
nitrites, protéines) offre une alternative coût-efficacité acceptable à l'ECBU pour le
dépistage de l'lU asymptomatiques chez les femmes enceintes.

79
En effet en 1990 en France, un ECBU effectué au laboratoire revenait à 132FF
pour un examen stérile alors que le coût de la bandelette oscillait entre 3,4 et 4,5 FF
en fonction de l'emballage[21].
Or les négativités des paramètres leucocytes ou protéines, leucocytes ou
nitrites permettent d'exclure une lU dans respectivement 97,8 et 96,1% des cas.
Par contre la positivité des paramètres leucocytes et nitrites, nitrites seuls, doit
motiver la réalisation d'un ECBU si cela est possible. Dans le cas contraire la
prescription d'un antibiotique généralement efficace est indiquée.
L'utilisation des bandelettes détectant les nitrites, les protéines et l'activité
. leucocyte-estérase peut être utile pour dépister les lU chez les femmes enceintes
dans notre milieu. Ceci permettra d'améliorer le coût de la prise en charge de l'lU
chez beaucoup de femmes enceintes.

5-Aspects cytobactériologiques

5-1- Aspect macroscopique des urines.


Dans notre étude l'lU est plus souvent associée à des urines troubles ( 63,2%)
qu'à des urines limpides( 0,04%). Cette différence est statistiquement significative
( p< 10 - 6).
Nos résultats confirment ceux d'autres auteurs[ 10, 13, 42]. Ces données
peuvent être d'une grande utilité aux praticiens exerçant sans le concours d'un
laboratoire.
La proportion élevée d'urines troubles stériles( 36,8%) dans notre série peut
s'expliquer par la présence d'autres éléments dans les urines tels que les cristaux,
les levures, les parasites.

5-2- Aspects microscopiques des urines.

5-2-1- La leucocyturie
Dans notre étude, la limite supérieure de la leucocyturie normale retenue était
de 104 leucocytes/ml d'urines. Il ressort une liaison statistiquement significative entre
leucocyturie et lU.

80
Mais sur les 145 patientes qui présentaient une leucocyturie élevée, seulement
61 ont une culture positive, soient 42,1%. Marrakchi 0 et coll.[34] à Tunis ont obtenu
une valeur prédictive plus basse: 37,9%. Ces résultats pourraient s'expliquer soit
par les leucocyturies d'étiologie non infectieuse( cristaux, lithiase) soit les
leucorrhées; les urétrites ou les 1U à germes ne poussant pas sur les milieux
usuels( bacille tuberculeux).

5-2-2- La coloration de Gram.


Dans notre étude la coloration de Gram donne une valeur prédictive positive de
42,1% avec une valeur prédictive négative de 100%. Goldstein FW [ 21] a obtenu
des VPP différents des nôtres: 53,3%, 90,6%, 30,7%. Mais nos résultats sont
comparables en ce qui concerne les VPN( 99,7%,99%,99,5%).
La coloration de Gram, examen rapide pouvant être pris comme référence
s'avère intéressante dans le dépistage de l'lU. En effet c'est la seule technique qui
permet d'affirmer la présence et la nature du germe en cause permettant au clinicien
d'initier une antibiothérapie probabiliste appropriée.
Cependant ses résultats dépendent fortement de la qualité du technicien et son coût
est plus élevé que celui d'un dépistage à l'aide des bandelettes réactives[ 18].
Selon le type de germe, les cocci à Gram positif offrent une meilleure valeur
prédictive positive( 52%).

5-2-3- Autres éléments retrouvés dans les urines: cristaux,


cylindres, parasites, levures.
Ces éléments peuvent expliquer certains constats. En effet la présence de
cristaux pourrait être à l'origine de certaines leucocyturies et brûlures mictionnelles
sans lU.
La présence des levures dans les urines pose toujours un problème difficile
pour le clinicien. S'agit-il d'une simple contamination par un saprophyte, ou est-ce le
reflet d'une infection mycosique des voies urinaires hautes ou basses. Selon
Brasseur P[6] la biologie à elle seule ne permet pas de se prononcer et doit être
confronté avec la clinique. L'examen des urines apporte des indications très utiles si
les prélèvements sont effectués proprement en milieu de miction ou par ponction
vésicale sus-pubienne[6].

81
5-3- Aspects bactériologiques.

5-3-1- La bactériurie.
Dans notre étude nous avons obtenu une bactériurie supérieure ou égale à 105
UFC/ml dans 93,4% des cas. Au vu de la leucocyturie et des signes cliniques, 4
patientes sont déclarées infectées avec une bactériurie comprise entre 104 et 105
UFC/ml. Ces résultats sont en rapport avec nos critères d'interprétation des résultats
de l'ECBU.

5-3-2- Les germes isolés.

5-3-2-1- Les entérobactéries.

Elles ont été les plus isolées: 53,2% de l'ensemble des bactéries identifiées et
94,3% des bacilles à Gram négatif. La prédominance de ces germes est classique et
est rapportée par la plupart des auteurs[16, 34, 20, 22]. C'est dire que les
entérobactéries restent toujours au premier plan et confirment l'origine fécale
(digestive) des germes de l'lU de la femme enceinte. Marrakchi 0 et coll.[34] à Tunis,
Gebre-selassie [20] en Ethiopie ont trouvé des fréquences plus
élevées, respectivement 59,3% et 62,5%. Ils n'ont pas isolé d'autres bacilles à Gram
négatif.
Olusanya 0 et coll.[41] au Nigéria ont par contre obtenu une fréquence des
entérobactéries plus basse: 41,2%.
De tous les germes identifiés dans notre étude Escherichia coli vient largement
en tête( 41,9%). Nos résultats sont comparables à ceux de Marrakchi 0 et coll.[34] et
de Gebre-selassie[20] qui ont trouvé Escherichia coli respectivement dans 49,1 et
46% des cas. Gratacos E et coll.[22] en Espagne ont isolé Escherichia coli dans
66,2% des cas d'lU de la femme enceinte, Olusanya 0 et coll.[41] au Nigéria dans
21,3% des cas.
Parmi les autres entérobactéries isolées dans notre étude Klebsiella
pneumoniae occupe une place importante avec 6,5% des cas. Nos résultats
rejoignent ceux des auteurs occidentaux[30, 8] et africains[ 34, 41, 13]. Gratacos E
[22] a retrouvé Proteus mirabilis au deuxième rang des entérobactéries( 16,8%).

82
NB : Dans notre étude Acinetobacter fût le seul genre de bacilles à gram négatif isolé
en dehors des entérobactéries( 3,2% des cas). Il vient en troisième position après les
entérobactéries et les cocci à Gram positif. En effet, il constitue avec le genre
Pseudomonas les seuls bacilles à Gram négatif autres que les entérobactéries à être
uropathogènes[42].

5-3-2-2- Les cocci à Gram positif.

Dans notre étude ils suivent de près les entérobactéries avec 43,6% des cas.
Marrakchi 0 et col\.[34] et Gebre-selassie[20] notent également qu'ils occupent la
deuxième place des bactéries isolées( respectivement 30,5% et 37%). Dans l'étude
de Olusanya 0 et coll.[41], ils viennent en tête des germes isolés (55,9%).
Ces bactéries sont représentées par les genres Staphylococcus et
Streptococcus( respectivement 38,7% et 4,8% des bactéries isolées). Ce même
constat a été fait par Marrakchi 0 et col\.( 27,2% et 3,3%) et Olusanya 0 et coll. (
47,1% et 8,8%). Selon d'Ercole C[16] le streptocoque est retrouvé dans près de 5%
des cas d'lU de la femme enceinte. Dans notre étude Staphylococcus aureus et les
staphylocoques à coagulase négative viennent au second rang après Escherichia
coli avec 19,4% des cas.
Gebre-selassie[20] et Marrakchi 0 [34] ont noté que les staphylocoques à
coagulase négative occupaient la deuxième place derrière Escherichia coli avec
respectivement 33% et 24,4% des cas. Selon ces mêmes auteurs Staphylococcus
aureus représentait seulement respectivement 4% et 1,69% des bactéries isolées.
Quant à Olusanya 0 et coll.[41] ils ont noté une prédominance de Staphylococcus
aureus( 27,9% des germes) sur Escherichia coli( 21,3%) et les staphylocoques à
coagulase négative(19, 1%).
La présence des staphylocoques à coagulase négative dans 19,4% des
infections urinaires dans notre étude peut paraître surprenante. En effet la présence
de ce germe dans les urines est classiquement considérée comme une
contamination. Mais des études ont permis d'incriminer ces germes dans certaines
lU authentiques au deuxième rang après Escherichia coli[44].
Les différences observées entre les études sont liées à la variation du cadre,
des années et de la population d'étude. Dans la plupart des autres travaux, les
études n'ont porté que sur des femmes enceintes asymptomatiques.

83
5-3-3- Distribution des principales espèces bactériennes isolées
selon l'âge.
Dans notre étude Escherichia coli est retrouvé à tous les âges. Les
staphylocoques n'ont été isolés que chez les moins de 35 ans. Les staphylocoques à
coagulase négative sont isolés à 91,6% chez les femmes enceintes de moins de 25
ans. Les mêmes constats ont été faits par Pead Let coll.[44].

5-3-4- Distribution des principales espèces bactériennes isolées


selon le terme de la grossesse.
Escherichia coli se retrouve le plus souvent au deuxième trimestre de
grossesse( 46,2% des cas) alors que les staphylocoques et Klebsiella pneumoniae
sont retrouvés essentiellement au troisième trimestre( 75% des cas) sans raison
apparente.

6- Sensibilité des germes aux antibiotiques.


Des résultats de l'antibiogramme réalisé dans notre étude, il ressort que le profil
de sensibilité des germes isolés au cours des lU de la femme enceinte est semblable
à celui des germes responsables d'lU chez les autres personnes.

6-1- Sensibilité des entérobactéries


Les entérobactéries restent les plus rencontrées dans les lU de la femme
enceinte. Leur résistance de plus en plus croissante vis à vis des antibiotiques les
plus autorisés chez la femme enceinte et les moins chers est plus qu'inquiétante.
En effet elles ont présenté un taux de résistance de 65,6% à l'amoxicilline,
43,7% à l'association amoxicilline + acide clavulanique. Borderons E [5] en 1989 à
Orléans( France) avait obtenu un taux de résistance de 25% aux aminopénicillines.
Gebre-selassie[20] en 1998 en Ethiopie avait obtenu un taux de résistance de 86,6%
à l'amoxicilline mais seulement 15 souches d'entérobactéries avaient été testées.
En revanche les entérobactéries ont montré une très bonne sensibilité à la
gentamicine( 100%), aux céphalosporines de troisième génération( 100%), aux
quinolones( 93,8 à 100%) et à la nitrofurantoine( 92,3%).

84
Dans l'étude de Gebre-selasie[20] toutes les souches d'entérobactéries étaient
sensibles à la nitrofurantoine et 78,6% étaient sensibles au cotrimoxazole( contre
61,3% dans notre étude).

6-1-1- Sensibilité de Escherichia coli.


Dans notre étude Escherichia coli a présenté un fort taux de résistance vis à
vis de l'amoxicilline( 60%), l'association amoxicilline + acide clavulanique( 52%) la
tétracycline( 66,7%). En revanche ce germe a montré une forte sensibilité aux
céphalosporines de troisième génération( 100%), à la gentamicine ( 100%) à la
ciprofloxacine( 100%) à la nitmfu rantoine( 94,7%) et à l'acide nalidixique( 92%).
Borderons E [5] en France, en 1989 avait noté des sensibilités de 80% et 95%,
respectivement à l'amoxicilline et à l'association amoxicilline+ acide clavulanique.
Ces fortes sensibilités du germe notées dans cette étude contrairement à la notre
pourrait s'expliquer par la variation de la sensibilité des germes selon les
écosystèmes.

6-2- Sensibilité des Staphylocoques.


Globalement ils ont été moins sensibles aux antibiotiques que les bacilles à
Gram négatif.
Les meilleures sensibilités ont été obtenues avec la ciprofloxacine( 95,5%), la
gentarnicine( 87,5%), l'érythromycine( 86,4%). Ils sont particulièrement résistants à
la tétracycline( 89,5%), à la pénicilline G( 47,8%) et au cotrimoxazole( 39,1%).
Staphylococcus aureus a montré une bonne sensibilité à la ciprofloxacine( 91,7%), à
la gentamicine( 83,4% ), à l'oxacilline (81,8% ).On note par ailleurs une faible
sensibilité aux aminopénicillines( 33,3% ), à la pénicilline G( 20% ), et à la
tétracycline( 25% ).
Il faut noter le cas particulier des souches de Staphylococcus aureus résistants
à l'oxacilline( 18,2%) ou souches méticillino-résistantes. La méticHlino-résistance
des staphylocoques est un phénomène ubiquitaire. Sa prévalence est très différente
selon les régions et le temps. En Australie en 1994 on notait une prévalence de 57%,
49% en Italie en 1994, 66,4% à Dakar en 1996, 22% à Lomé en1998[48]. La
méticillino-résistance est très importante à surveiller parce qu'elle est le témoin d'une
résistance à l'ensemble des bêta lactamines (résistance hétérogène).

85
Les staphylocoques à coagulase négative ont montré une très bonne sensibilité
à l'érythromycine( 100%), à la gentamicine( 91,7%), et à la ciprofloxacine( 100%).
Par contre la pénicilline G et la tétracycline n'ont eu aucune activité sur les 12
souches de staphylocoques à coagulase négative. On note par ailleurs une forte
résistance de ces germes à l'amoxicilline( 100%), au cotrimoxazole ( 63,6%).
NB : Pour les autres bactéries isolées le nombre insuffisant de souches testées
( 1 à 4) ne permet pas de tirer des conclusions sur leur sensibilité aux antibiotiques.

86
CONCLUSION
CONCLUSION

L'infection urinaire est une affection fréquente chez les femmes enceintes dan's
notre milieu( 18,5%).
Elle est très souvent asymptomatique(9,1 %)
Les particularités épidémiologiques sont que l'lU est l'apanage de la femme
enceinte jeune de moins de 25 ans( 23%).Aussi elle se retrouve le plus souvent au
cours du troisième trimestre ( 19,4%) de la première grossesse( 25%).
Le dépistage de l'lU doit donc être systématique chez toute femme enceinte
dès la première visite prénatale particulièrement chez les plus jeunes. L'utilisation
des bandelettes détectant les nitrites et l'activité leucocyte-estérase peut être utile
dans ce dépistage. Dans notre étude les bandelettes donnent une valeur prédictive
positive de 100% pour les paramètres nitrites et leucocytes et une valeur prédictive
négative de 97,8% pour les paramètres leucocytes ou protéines.
Les signes cliniques n'ont pas une bonne valeur diagnostique(35,2%).
Du point de vue biologique, les urines troubles sont le plus souvent infectées
(63,2%). Les germes responsables sont en majorité les entérobactéries (53,2%) et
elles présentent une bonne sensibilité aux quinolones, aux aminosides, aux C3G et
à la nitrofurantoïne.
Les cocci à gram positif sont également isolés e't sont fortement sensibles aux
quinolones, à la gentamicine et à l'érythromycine.
Les résultats de cette étude mettent .en exergue le problème du traitement des
infections urinaires chez la femme enceinte dans notre milieu. En absence
d'identification bactérienne et d'antibiogramme (difficilement accessibles) se pose le
problème du choix des antibiotiques. Une possibilité est de choisir les amino
pénicillines bien tolérées par la femme enceinte et moins chers sachant que
seulement 24,6% des souches isolées sont sensibles à l'amoxicilline et que
l'association amoxicilline+ acide clavulanique n'est active que sur 41 % des souches
isolées. Le choix d'autres antibiotiques plus actifs est limité, soit par les nombreuses
contre-indications(quinolones, aminosides), soit par leur coût élevé (C3G).

87
~

RECOMMANDATIONS
RECOMMANDATIONS

Au vue de ces conclusions nous recommandons:


- Aux responsables du centre médical St Camille:
La dotation du service de consultation prénatale en bandelettes réactives pour
analyse d'urine prenant en compte la détection des nitrites et des leucocytes.
- Aux cliniciens des services de consultation prénatale:
• Prescrire si possible un ECBU à toute femme enceinte dès sa première
visite prénatale. A défaut utiliser les bandelettes réactives pour analyse
d'urine.
• A défaut d'une identification bactérienne et d'un antibiogramme, et
devant les résultats d'un culot urinaire: prescrire pour les bacilles à
Gram négatif, la nitrofurantoine en première intention et une
.céphalosporine de troisième génération en deuxième intention. Pour les
cocci à Gram positif, prescrire l'érythromycine en première intention et
l'oxacilline en deuxième intention.
- Aux responsables du Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo :
La dotation du laboratoire de bactériologie en matériel et réactifs suffisant, une
bonne gestion des stocks afin de minimiser les ruptures de stock.
_ Au laboratoire de bactériologie du Centre Hospitalier National Yalgado
Ouédraogo:
Une évaluation plus complète de la méticillino-résistance des staphylocoques
dans notre milieu.
Assurer le contrôle de qualité des antibiogrammes par l'utilisation de souches
de collection.
- Aux pharmaciens d'officine:
Assurer la disponibilité et l'accessibilité des antibiotiques recommandés.
- Aux femmes enceintes :
Eviter l'automédication

88
~

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. Akpovi J, Perrin RX, Alihonou E. Etude des facteurs de risque de


prématurité à Cotonou.
Bénin méd., 1998; 8 : 96-100

2. Attolou V, Takpara l, de Souza J, Guedouf F, Djimegne F, Alihonou E.


L'infection urinaire chez la femme gestante béninoise( aspects
bactériologiques et cytologique).
Bénin Méd, 1998 ; 8 : 15-20

3. Begogne-Bérézin E. Principales espèces bactériennes responsables


d'infections urinaires. Dans: Khoury S. Urologie: Pathologie infectieuse et
parasitaire. Paris: Masson; 1985 : 19-26

4. Bertrand C. Analyse bactériologique des urines. Dans: Bactériologie


Médicale. 3è édition. Paris: Masson, 1997 : 338-344

5. Borderon E, Tescher M, Du Rouchet E, Lemaire B, Desroche A, Megier


[Link] tract infection in gynecology-obstetrics: resistance to betalactam
antibiotics and previous antibiotic therapy.
Pathol biol 1990 ; 38: 538-42.

6. Brasseur P. La lévururie: quelle est sa signification pathologique? Comment


la traiter?
Méd Mal Infect, 1991 ; 21 : 157-159

7. Chauveau D, Jungers P, Grunfeld JP. Infections urinaires au cours de la


grossesse: diagnostic, évolution, pronostic et traitement.
Rev Prat, 1997 ; 47: 1933-1936

8. Colau JC. La bactériurie de la femme enceinte: quand et comment la traiter?


Méd Mal Infect ,1991 ; 21 : 63-66

89
9. Colon S. Anatomie microscopique normale de l'appareil urinaire. Dans: Zech
P, Perrin P, Laville M. Néphrologie urologie, Encyclopédie de l'étudiant en
Médecine. Paris: MEDSI / MC Graw - Hill; 1990: 30 - 33

10. Combary A. Aspects bactériologiques et épidémiologiques des infections


urinaires dans le service de pédiatrie du CHNYO.
Thèse pharm ,Ouagadougou, 1999, n° 22

11. Dagues F, Louis JF, Mottet N, Ben Naoun K, Costa P, Navratil H.


Infections urinaires.
Ency Méd Chir, Maladies infectieuses, 8-003-j-1 0, 1995 : 6p

12. Delcrois M, Zone V, Cheront C, Hadan M, Duquesne G, Noel AM. Infection


urinaire de la femme enceinte.
Rev Fr Gynecol Obstet, 1994; 89 : 277-284.

13. Diadhiou F, Mboup S, Koly F, Boye CS, Moreau JC. Les infections urinaires
en pratique gynéco-obstétricale au CHU de Dakar.
Dakar Méd, 1990 ; 35 : 1-9

14. Dietrich M, Hoosen AA, Moodley J, Moodley S. urogenital tract infectious in


pregnancy at King Edward VI" Hospitol, Durban, South Africa.
Genitourin Med 1992; 68: 39-41

15. Direction des études et de la planification(DEP). Ministère de la santé du


Burkina Faso. Annuaire statistique 1999, Ouagadougou, Nov 2000

16. Ercole C, Blanc B. Infections urinaires au cours de la grossesse: diagnostic,


évolution, pronostic, traitement.
Rev Prat, 1994 ; 44: 1097-1103.

17. Escherichia coli. Dans: Avril JL, Dabernat H, Denis F, Monteil H.


Bactériologie clinique. Paris: Edition marketing(ellipses) ; 1992: 189-190.

90
18. Fournier A, Lesourd-Pontennier F. Infections urinaires au cours de la
grossesse.
Ency Méd Chir, Gynécologie / Obstétrique, 5-047-A-1 0 , 1996 : 8p.

19. Fournier A., Berrebi A. Antibiotiques et grossesse.


Ency Méd Chir, Gynécologie/ Obstétrique, 5-041-C-1 0, 1996 : 9p.

20. Gebre-selassie S. Asymptomatic bacteriura in pregnancy: epidemiological,


clinical, and microbiological approach.
Ethiop Méd J, 1998 ; 36: 185-92

21. Goldstein FW. Place actuelle des tests rapides de détection de l'infection
urinaire. Méd Mal Infect 1991 ;21 :68-72

22. Gratacos E., Torres PJ., Vila J., Alonso PL ., Cararach V. Screening and
treatment of asymptomatic bacteriuria in pregnancy prevent pyelonephritis.
J Infect Dis, 1994 ; 169: 1390-2

23. Guilbert J. ECBU : techniques, avantages et inconvénients.


Tech. et Biol, 1995; 2 : 42-50

24. Guilbert J. Infection du bas appareil urinaire: épidémiologie, étiologie,


physiopathologie, diagnostic, évolution, traitement.
Rev Prat, 1992 ; 42: 2621-25

25. Guilbert J. L'ECBU : réalisation - interprétation.


Rev Prat, 1990 ; 40 : 1267-1270

26. Hadj - Aïssa A, Pozet N. Physiologie rénale normale. Dans: Zech P,


Perrin P, Laville M. Néphrologie urologie, Encyclopédie de l'étudiant en
Médecine. Paris: MEDSI/MC Graw- Hill;1990: 38-35

91
[Link] [Link] urinaires de l'adulte. Dans: Richet G. Néphrologie.
Paris: Edition Marketing; 1998 : 207-239

[Link] urinaires. Dans: Association des professeurs de pathologies


infectieuses et tropicales. Maladies infectieuses. Paris: Editions 2M2; 1994 :
149-158

29. Leng JJ. Les médicaments pendant la grossesse: les antibiotiques.


Revue du gynécologue, 1993, 1: 145-149

30. Les infections urinaires. Dans: Thoulon ...IM, Puch F, Boog G. Obstétrique.
Paris :Edition Markrting(Ellipses), 1995: 189-192

31. Lobel B. Stratégies thérapeutiques dans l'infection urinaire de la femme.


Ann Urol, 1998 ; 32: 353-358

32. Maillard F, Breart G, Uzan S. Evaluation des tests urinaires rapides à la


bandelette réalisés par la femme enceinte dans le dépistage de l'infection
urinaire.
J gyneco Obstet bio reprod, 1994 ; 23 : 909 - 913

33. Mallaret MR. , Bosseray A., Micoud M. Infections nosocomiales.


Ency Méd chir, 8-001-F-1 a, 1996 : 6p.

34. Marrakchi 0, Khrouf M, Ben Rejeb S, Ben Salah N, Chelli M, Boujnah A.


La bactériurie asymptomatique chez la femme enceinte dans l'agglomération
de Tunis. Etude prospective.
Tunis Méd, 1986 ; 64: 217-20

35. Merger R, Levy G, Melchior J. Infections urinaires: pyélo-urétéro-cystites et


pyélonéphrites. Dans: Précis d'obstétrique. 5è ed. Paris: Masson; 1993:
441-446.

92
36. Meyrier A. Les infections de l'appareil urinaire. Paris: Editions médicales
Merck, Sharp, Rohme et Chibret ; 1985 : 266p.

37. Michel- Briand Y. Infections à bacille pyocyanique.


Ency Med Chir. Maladies infectieuses, 8-025-B-50, 1993 : 14p

38. Moinard [Link] cytobactériologique des urines. Dans: Carbonnelle B,


Denis F, Marmonier A , Pinon G, Naegues. Bactériologie Médicale:
Techniques usuelles. Paris: SIMEA ; 1987 : 53-58

39. Mourquant P. Anatomie de l'appareil urinaire. Dans: Zech P, Perrin P, Laville


M. Néphrologie urologie, Encyclopédie de l'étudiant en Médecine. Paris:
MEDSI/McGRAW-Hill ; 1990 : 7-19

40.01sen BE, Hinderaker SG, Lie RT et al. The diagnosis of urinary tract
infectious among pregnant women in rural tanzania; prevalences and
correspondence between different diagnostic methods.
Acta Obstet Gynecol Scand, 2000; 79: 729-36

41.0lusanya 0, Ogunledun A, Fakoya TA. Asymptomatic significant bacteriuria


among pregnant and non-pregnant women in Sagamu, Nigeria.
West Afr J Med, 1993; 12: 27-33

42. Ouédraogo P. Etude bactériologique des infections urinaires à Ouagadougou.


Thèse Méd, Ouagadougou, 1995, n° 459

43. Patte [Link]égé illustré des maladies des reins et des voix urinaires.
Paris: Masson; 1981 : 1-41

44. Pead L, Maskell R, Morris J. Staphylococcus saprophyticus as a urinary


pathogen : a six year prospective survey.
Bri MédJ, 1985; 291: 1157-1159.

93
45. Perrin P, Laville M. Infection uro-génitales. Dans: Zech P, Perrin P,
Laville M.Néphrologie urologie, Encyclopédie de l'étudiant en médecine.
Paris: MED811 Mc Graw-Hill, 1990: 195-196

46. Schmit JL. Les nouvelles molécules sont-elles susceptibles de modifier les
schémas thérapeutiques des infections urinaires hautes de l'adulte.
Méd Mal Infect ,1991 ; 21 : 101-108

47. Société de pathologie infectieuse de langue française. Antibiothérapie des


infections urinaires. Deuxième conférence de consensus en thérapeutique
anti-infectieuse. Paris 16 Novembre 1990.
Méd Mal Infect, 1991 ; 21 : 51-62

48. Sow AI, Wade A, Faye-niang MA. Staphylococcus aureus résistants à la


méticilline à Dakar.
Méd Trop, 1998; 58: 155-157

94
ANNEXES
Annexe 1

CENTRE HOSPITALIER NATIONAL


YALGADO OUEDRAOGO
( Laboratoire de Bactériologie)
Ouagadougou, le.
Maternité Saint Camille (SMI)

FICHE D'ENQUETE - EXAMEN D'URINE


N° ........•...•..........

1- Renseignements Généraux (patiente)


Nom & Prénom (s) :.---.--------------------------------------
- Age: .--------------------
- Profession: ------------------------------------------------------
_ Terme de la Grossesse: _
Parité : ------------------
- Antécédent d'infection urinaire Oui: Non:

- Antécédent d'avortement: Oui: Non:

Il : Circonstances de l'examen Cytobacteriologique des urines ECBU

Femme enceinte en consultation prénatale avec signes cliniques d'infections


urinaires:

Douleurs pelviennes
Douleurs lombaires
Dysurie-poila kiurie
Brûlures mictionnelles
Fièvre
Autres

Femme enceinte sans signes cliniques d'infection urinaire en consultation


prénatale

III Résultats des tests urinaires


- Leucocyturie = ----------------/m\
-PH == ------------------
- Nitrites =-----------------------
- Protéines = ---------
IV Résultats de l'ECBU

1-Examen macroscopique:
Aspect--------------------------------------
Culot = -------------------------

2- Examen microscopique:

- Etat frais:
Leucocytes =---------------------- Cellules épitheliales=-------------
Hématies =------------------------ Levures = ---------------------------
Cristaux =-------------------------- Parasites = --------------------------
Cylindres =--------------------------
- Coloration de Gram = Type de germe =------------------
3- Culture bactérienne:
- bactériurie (=/m 1)---------------------------------------------------
- Cultures sur milieux usuels et enrichis =---------------------
- Germe isolé 1 =----------------------------------------------
Germe isolé 2 =----------------------------------------------

. Antibiogramme

ANTIBIOTIQUES TESTS Sensibilité germe 1 Sensibilité germe 2


S 1 R S 1 R
Amoxicilline (AMX)
Amoxicilline + Acide
Clavulanique(AMC)
Oxacilline ( OX)
Ceftriaxone ( CRO)
Cefamandole (MA)
Gentamicine (GM)
Colistine (CL)
Nitrofurantoïne (FM)
Triméthoprime +
Sulfamethoxazole (sxt)
Acide nalidixique ( NA )
Ciprofloxacine (CIP )
Tétracycline( Te)
Erythromycine(E)
Peni G( P)
Annexe 2

Quelques antibiotiques urinaires pendant la grossessel1§L

Familles DCI Spécialités Voies 1er 2sm 3em trim.


d'adm. trim. trim.
Nitrofuranes Nitrofurantoîne Furadantine® Non (2
PO oui oui dernières
semaines)
Quinolones de 1ère Acide Négram® PO
génération nalidixique forte
Acide Pipram® PO Non oui Non (gèm
pipémidique mois)
Fluméquine Apurone® PO
Sulfamides et Cotrimoxazole Bactrim PO,IM Non Non Non
associés
Pénicillines A Ampicilline Totapen® PO, IM/
IV
Amoxicilline Clamoxvl® PO, lM/IV
Amox.+Ac. Augmentin® PO, lM/IV oui oui oui
c1avulanique
Penicillines M Oxacilline Bristopen® Po,IM/IV oui oui oui
C1G Céfaclor Alfatil® PO oui oui oui
Céfadroxil Oracefal® PO
C2G Cefuroxime Zinnat® PO
Cefalotine Kéfandol® IM/ IV oui oui oui
C3G Ceftriaxone Rocéphine® lM/IV oui oui oui
Cefixime Oroken® PO

Cefotaxime Claforan® lM/IV


Aminosides( si Gentamycine Gentalline® lM/IV non non non
Indispensables, Nétilmicine Netromicine® lM/IV
traitement court
Divers Nitroxoline Nibiol® forte PO oui oui oui
Annexe 3

Interprétations des zones d'inhibition des antibiotiques utilisés.

Antibiotiques Diamètres des .


zones( mm)
DCI Code Chargee Jlg) Spécial ités(exem pies) R 1 S
Pénicilline G P 10 Extencilline® <8 8-28 >29
Amoxicilline AMX 25 Clamoxyl® <14 14-20 ~ 21
Amox. +Ac. AMC 20 + 10 Augmentin® <14 14-20 ~ 21
clavulaniQue
Oxacilline OX 1 Bristopen® <10 11-12 ~13
Cefamandole MA 30 Kéfandol® <15 15-21 ~22
Ceftriaxone CRO 30 Rocéphine® <15 15-20 ~ 21
Gentamycine GM 10 Gentalline® <14 14-15 ~16
Cotrimoxazole SXT 1,25+23,75 Bactrim® <10 10-15 ~16
Tétracycline Te 30 UI Hexacvcline® <17 17-18 ~17
Erythromycine E 15 UI Propiocine® <17 17-21 ~22
Nitrofurantoîne FM 300 UI Furadantine® <14 14-16 ~17
Acide nalidixique NA 30 Négram® <15 15-19 ~20
Ciprofloxacine Cip 5 Ci'flox® <19 19-21 ~22
Annexe 4

ALGORITHME DE PRISE EN CHARGE DES lU AU COURS DE LA


GROSSESSE.

Age des patientes Principaux germes Traitement


(années) isolés
Première intention Deuxième intention

<à 25 SCN Eryth romycine Nitrofurantoïne


E. coli
25-34 E. coli Nitrofurantoïne Ceftriaxone

~à 35 E. coli Nitrofurantoïne Ceftriaxone

*SCN : Staphylocoques à coagulase négative

Terme de la Principaux germes Traitement


grossesse isolés
Première intention Deuxième intention

Premier trimestre E. coli Nitrofurantoïne Ceftriaxone

Deuxième trimestre E. coli Nitrofurantoïne Ceftriaxone

Troisième trimestre Staphylocoques Erythromycine Oxacilline


UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU
nnnnnnnnnnnnnnnnnn
UNITE DE FORMATION ET DE RECHERCHE
EN SCIENCES DE LA SANTE
UFRISDS
nnnnnnnnnnnnnnnnnn

SERMENT DE GALIEN
Je Jure, en présence des maîtres de la faculté, des
conseillers de l'Ordre des pharmaciens et de mes
condisciples:

D'honorer ceux qui m'ont instruit dans les préceptes de


mon art et de leur témoigner ma reconnaissance en
restant fidèle à leur enseignement;

D'exercer, dans l'intérêt de la santé publique, ma


profession avec conscience et de respecter non seulement
la législation en vigueur, mais aussi les règles de
l'honneur, de la probité et du désintéressement;

De ne jamais oublier ma responsabilité et mes devoirs


envers le malade et sa dignité humaine.

En aucun cas, je ne· consentirai à utiliser mes


connaissances et mon état pour corrompre les mœurs et
favoriser des actes criminels.

Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle


à mes promesses.

Que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes


confrères si j'y manque.
VU ET AUTORISE D'IMPRIMER

LE DIRECTEUR DE THESE LE PRESIDENT DU JURY

Dr. Jean LANKDANCE


Professeur AJrégé do Cynéco· L... ~lCtrirJue
Ancien Atté:l';IIJ dISe H::[Link]... ux (~ë 1 ûura
CES dv /v1Jdeclnù do l port
Echographlo da l::.l ReproductIOn
Tél (~201 21 . 02 . 85
Professeur Agrège Jean lANKOANDE Professeur Agrégé Adama TRAORE

Docteur TRADRE Adams


(
------l.-L_ ---~ DERMATOLOGUE
a1 IP 1657 Ouagadougou 01

Vous aimerez peut-être aussi