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Colette : Sido et Les Vrilles de la vigne

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Roman

PARCOURS: LA CÉLÉBRATION DU MONDE


Sido suivi de Les Vrilles de la vigne

Fiche d’identité de l’œuvre


Titre: Sido suivi de Les Vrilles de la vigne.
Auteur : Sidonie- Gabrielle Colette, dite Colette.
Date : 1930 pour Sido ; 1908 pour Les Vrilles de la vigne.
Mouvement littéraire : L’œuvre de Colette ne se rattache à aucun
mouvement littéraire.
Thèmes principaux : La nature, L’amour, le souvenir, la vie mondaine.
Particularités de l’écriture: Une écriture lyrique et poétique qui fait revivre le
passé et célèbre la nature avec sensualité.
Parcours associé: La célébration du monde.

Sidonie-
Gabrielle
Colette
l'œuvre:
rapport
1873-1954
sensuel et
dialogique

Femme
Colette
Saint-
libre et
Sauveur-
indépendant
en-Puisaye
e

la série des
Claudine épouse
(1900- Willy
1903)
 SIDO
- La partie I :
 Mémoires d'enfance de Colette à Saint-Sauveur-en-Puisaye »
 La maison d'enfance de Colette, jardin, vigne et mère, Sido.
 Sido, une femme autorisée et charismatique, avait une profonde
compréhension de la nature.
- La partie II,
 « Le capitaine », Le père de Colette
 Père militaire qui a perdu une jambe a la guerre
 Exilé à la campagne, amoureux de Sido.
 Il aime chanter pour faire face à la tristesse.
 La famille trouve de nombreux livres dans sa bibliothèque après sa
mort, indiquant témoins de sa vocation manquée d’écrivain.
- La partie III
 « Les sauvages », la fratrie de Colette
 Son demi-frère Achille, son frère Leo et sa demi-sœur Juliette
 Achille : mort quinze ans plus tôt « l’aine sans rivaux »
 Leo : le vieillissant, « sylphe de soixante-trois ans »
 Juliette : mariage malheureux, « mystérieuse demi-sœur » suicidée en
1908
 Colette évoque le souvenir de jeux entre les deux garçons.

 Les Vrilles de la vigne :


 Œuvre de jeunesse publiée en 1908
 Des chroniques composées a une époque où Colette s'affirme, libérée
du contrôle de Willy.
 Dans ces 23 courts récits oscillant entre fiction et réalité, elle
revendique ses choix et sa propre liberté.
 Une grande variété de formes narratives :
- Des récits autobiographiques aux accents de poèmes en prose (« nuit
blanche », « Jours gris »)
- A l’écriture théâtrale « dialogues de bêtes » (« Toby-chien et la
musique »)
- Des extraits de journal intime (« Partie de pêche »)
 Colette aborde des thèmes divers, notamment son désir de liberté.
Elle proclame son indépendance (« Nonoche »), elle qui est parvenue
à s'émanciper : « Mais j’ai rompu, d’un sursaut effrayé, tous ces fils
tors qui déjà tenaient à ma chair, et j’ai fui… »
 Les tonalités variant d’un récit a l’autre. L’auteure y livre ses
sentiments les plus intimes comme le réconfort trouvé auprès de
Missy (« Le Dernier Feu »). Colette fait aussi une peinture satirique
de la bourgeoisie parisienne (« Belles-de-jour »).

 Parcours associé: La célébration du monde


I. Le monde célèbre par Colette
 Le jardin de l’enfance :
- Le jardin de la maison familiale est au centre des souvenirs évoques
dans « Sido ».
- Colette vente l’« aimable vie policée » de ce lieu de paix et de
sérénité aux mille et une merveilles.
- Sido est la figure centrale de ce jardin édénique (paradis terrestre)
- Ce jardin est un lieu symbolique d’initiation et de transmission entre
Sido et sa fille.
- L’observation du merle qui mange les cerises, sans peur de
l’épouvantail, est l’occasion d’une contemplation de la nature
sauvage.
 Les merveilles de l’âge adulte :
- Les paysages de la baie de Somme (« En marge d’une plage
blanche ») et de la Côte d’Azur (« Printemps de la Riviera ») sont
aussi célébrés pour leur beauté et le plaisir auquel ils sont associés
(l’amour avec Missy, l’insouciance des festivités).
- C’est aussi dans le monde des music-halls que la liberté de Colette
s’épanouit: « Je veux faire ce que je veux. Je veux jouer la
pantomime, même la comédie. Je veux danser nue […]. »
II. Le thème central de la nature
 La nature, une source inépuisable de sensations
- Chaque être vivant, plante ou animal, suscite l'admiration. Les
injonctions de Sido - « Regarde ! » et « Ecoute ! » - invitent à se
tenir à l'affût du bruit et des formes, et à faire sienne cette « solitaire
ivresse du chercheur de trésor ».
- Les souvenirs visuels, tactiles et auditifs se mélangent dans un
concert de sensations rappelant la synesthésie des « correspondances
» baudelairiennes: « Les parfums, les couleurs et les sons se
répondent » (Les Fleurs du mal, 1857). Les cris des animaux entrent
en écho avec leurs couleurs sublimes.
 La nature, un monde harmonieux et grandiose
- Cette célébration des sensations exprime un vibrant bonheur d'être
au monde : la petite Gabrielle de Sido vit l'aube comme une
«récompense » accordée par sa mère : « c'est à cette heure que je
prenais conscience de mon prix, d'un état de grâce indicible […] ».
- Ce monde prend une dimension panthéiste: Sido, à l'image d'une
prêtresse antique, déchiffre les signes secrets de la nature en
convoquant « les rumeurs, les souffles et les présages [...] ».
III. L'écriture de la célébration
 La précision lexicale
- La faune et la flore sont décrites précisément : ainsi en est-il du vol
de l'oiseau, de la libellule, ou encore de la chauve-souris qui « nage
en zigzag dans l'air ». La baie de Somme fait l'objet d'un reportage
quasi journalistique (« En marge d'une plage blanche »).
 Des procédés poétiques
- La prose poétique de Colette célèbre le pays quitté par de
saisissantes images : « Et si tu passais, en juin, entre les prairies
fauchées, à l'heure où la lune ruisselle sur les meules rondes qui sont
les dunes de mon pays [...]. » (« Jour gris »).
- La syntaxe privilégie l'amplitude de longues phrases envoûtantes,
aptes à recréer le souvenir, qui font écho à celles de Marcel Proust
(À la recherche du temps perdu, 1913-1927).
- L'écriture fait la part belle à la musicalité, comme en témoigne
l'allitération des « trilles tremblés et cristallins » du rossignol.

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