Correction TD 7 - Statistique 2023-2024
Correction TD 7 - Statistique 2023-2024
Correction du TD 7
On reconnaît la densité d’une loi N (0, 2), qui est donc la loi de Y .
(b) Par définition la densité conditionnelle de Y sachant X = x est, si h(x, y) est la densité du
couple (X, Y ) (ici par rapport à la mesure de Lebesgue sur R2 ),
1
h(x, y) h(x, y) 2π exp(−x2 + xy − y 2 /2)
gx (y) = R = = ,
√1 e−x /2
2
R h(x, y) dy f (x)
2π
Ainsi L(Y X = x) = N (x, 1). On aurait aussi pu obtenir ce résultat par la méthode du
‘proportionnel à’. Utilisons cette méthode pour déterminer l’autre densité conditionnelle, fy (x).
Comme on s’intéresse à une fonction de x, tout ce qui ne dépend pas de x peut aller dans la
constante :
Exercice 2 (Lois conditionnelles II) Une solution consiste à passer par les fonctions caractéristiques.
Puisque X et Y sont indépendantes, on a en effet, pour tout réel u,
ΦS (u) = ΦX (u)ΦY (u).
Il “suffit” donc de connaître les fonctions caractéristiques des lois de X et de Y et de reconnaître celle
qui en découle pour S. Dans ce qui suit, nous faisons les calculs de deux manières : via les fonctions
caractéristiques d’une part, et d’autre part en calculant directement le produit de convolution des lois de
X et de Y .
1. Par les fonctions caractéristiques : pour tout réel u,
ΦS (u) = ΦX (u)ΦY (u) = exp(λ(eiu − 1)) exp(µ(eiu − 1)) = exp((λ + µ)(eiu − 1))
donc S ∼ P(λ + µ).
Produit de convolution : pour tout s ∈ N, on a
s
X
P(S = s) = P(X = k)P(Y = s − k)
k=0
s s
X e−(λ+µ) λk µs−k e−(λ+µ) X s k s−k e−(λ+µ) (λ + µ)s
= = λ µ = ·
k!(s − k)! s! k s!
k=0 k=0
Ainsi S ∼ P(λ + µ).
Pour x, s ∈ N, on a
P(X = x)P(S = s X = x) P(X = x)P(Y = s − x)
P(X = x S = s) = =
P(S = s) P(S = s)
x s−x
s λ µ
= ·
x (λ + µ)s
λ λ
Ainsi L(X S) = B S, λ+µ et E[X S] = λ+µ S.
2. Par les fonctions caractéristiques : pour tout réel u
ΦS (u) = ΦX (u)ΦY (u) = (1 − iu/λ)−r (1 − iu/λ)−t = (1 − iu/λ)−(r+t)
donc S ∼ Γ(r + t, λ).
Produit de convolution : notons respectivement fX , fY et fS les densités en jeu. Puisque S ≥ 0, le
produit de convolution des densités s’écrit, pour tout s ≥ 0,
Z s r r−1 −λx t
λ (s − x)t−1 e−λ(s−x)
Z s
λ x e
fS (s) = fX (x)fY (s − x) dx = dx
0 0 Γ(r) Γ(t)
donc, via le changement de variable u = x/s,
λr+t sr+t−1 e−λs 1 r−1 λr+t sr+t−1 e−λs
Z
fS (s) = u (1 − u)t−1 du =
Γ(r)Γ(t) 0 Γ(r + t)
car on a reconnu dans l’intégrale la densité non normalisée d’une loi Beta(r, t). Ainsi S ∼ Γ(r + t, λ).
Déterminons maintenant la densité de S|X. Soit φ une fonction borélienne bornée. Pour tout x,
E φ(S) X = x = E φ(x + Y ) X = x
= E [φ(x + Y )]
Z
= φ(x + y)fY (y) dy
ZR
= φ(s)fY (s − x) ds
R
ce qui montre que la densité jointe du couple (X, S) est fX (x)fY (s − x).
À présent, pour s > 0, la densité conditionnelle f de X sachant S = s est donnée, pour x > 0,
X S=s
par :
x r−1 x t−1
f (x) ∝x fX (x)fY (s − x) ∝x xr−1 (s − x)t−1 10≤x≤s ∝x 1− 10≤ xs ≤1 .
X S=s s s
r
Cela correspond à la densité d’une variable s Beta(r, t). Ainsi X S ∼ S Beta(r, t) et E[X S] = r+t S.
3. Par les fonctions caractéristiques : si X ∼ B(n, p), alors ΦX (u) = ((1 − p) + peiu )n pour tout réel u,
d’où
ΦS (u) = ΦX (u)ΦY (u) = ((1 − p) + peiu )n ((1 − p) + peiu )m = ((1 − p) + peiu )n+m
donc S ∼ B(n + m, p).
Produit de convolution : pour tout s ∈ J0, n + mK, on a
s s
X X n m
P(S = s) = P(X = k)P(Y = s − k) = pk (1 − p)n−k ps−k (1 − p)m−s+k
k s−k
k=0 k=0
s
X n
m s n+m−s n+m s
= p (1 − p) = p (1 − p)n+m−s
k s−k s
k=0
où l’on a utilisé l’identité de Vandermonde, à savoir que
s
X n m n+m
= ,
k s−k s
k=0
laquelle peut se déduire des deux façons d’obtenir le coefficient de X s dans le polynôme
(1 + X)n+m = (1 + X)n (1 + X)m .
Ainsi S ∼ B(n + m, p).
Pour arriver au même résultat, une méthode plus rapide consiste à considérer des variables (Bi )1≤i≤n+m
i.i.d. selon la loi de Bernoulli B(p) et à voir que, en loi, on a X = B1 + · · · + Bn et Y =
Bn+1 + · · · + Bn+m , de sorte que
n+m
X
S =X +Y = Bi ∼ B(n + m, p).
i=1
Pour x, s ∈ J0, n + mK, on a
n m
P(X = x)P(Y = s − x) x s−x
P(X = x S = s) = = n+m
·
P(S = s) s
On reconnaît la loi hypergéométrique de paramètres (N, p, n) = (n + m, n/(n + m), s). On a donc
n
par l’indication de l’énoncé : E[X S] = n+m S. Ce résultat peut se retrouver comme suit :
S
x nx S−x
m S−1
n n+m−1
X 1 X n−1 m S−1 n
E[X S] = n+m
= n+m n = n+m
= S
S S
x S − x − 1 S
n + m
x=0 x=0
où l’on a à nouveau appliqué l’identité de Vandermonde.
a+nX n
Ainsi Π[· X] = Beta(a + nX n , b + n − nX n ). La moyenne a posteriori vaut a+b+n (la moyenne d’une
Beta(a, b) est a/(a + b)).
3. Soit Π = N (µ, σ 2 ). Il suffit de montrer que, si on prend Π comme loi a priori sur θ dans le modèle
{N (θ, 1)⊗n , θ ∈ R}, la loi a posteriori Π[· X] est de la forme N (µ′ , σ ′ 2 ). Ici X = (X1 , . . . , Xn ), et
X θ ∼ N (θ, 1)⊗n . On a
1 1 2
dΠ(θ) = π(θ) dθ, π(θ) = √ e− 2σ2 (θ−µ) .
2πσ 2
1 1 2
dPθ (x) = pθ (x) dx, pθ (x) = √ e− 2 (x−θ) .
2π
La densité a posteriori s’écrit
n
Y
π(θ X) ∝ π(θ) pθ (Xi )
i=1
n
( )
1 1 X
∝ exp − 2 (θ − µ)2 − (Xi − θ)2
2σ 2
i=1
1 2 1 2
∝ exp − 2 (θ − 2µθ) − (nθ − 2nX n θ)
2σ 2
−2
µσ −2 + nX n
σ +n 2
∝ exp − θ − 2θ
2 σ −2 + n
( 2 )
σ −2 + n µσ −2 + nX n
∝ exp − θ− .
2 σ −2 + n
Ainsi
µσ −2 + nX n
1
Π[· X] = N −2
, −2 . (1)
σ +n σ +n
−2
Donc la famille considérée est conjuguée. La moyenne a posteriori vaut E[θ X] = µσσ−2+nX
+n
n
. On
peut noter que cette moyenne a posteriori est une moyenne pondérée entre la moyenne µ de la loi a
priori et la moyenne empirique X n des observations :
σ −2 n
E[θ X] = −2
µ + −2 X n.
σ +n σ +n
En particulier, plus le nombre n d’observations est grand et moins la loi a priori affecte la loi a
posteriori.
Exercice 5 (Empirical Bayes et lois exponentielles)
1. Elle consiste à construire, à partir des observations X, un estimateur λ b du paramètre λ de la classe
de lois a priori {Πλ , λ ∈ R} considérée, et à suivre l’approche bayésienne avec pour loi a priori Πλb .
R
2. Pour tout λ, on forme la densité marginale de X lorsque l’a priori est Πλ , i.e. fλ (X) = Θ pθ (X) dΠλ (θ).
Puis on construit λb comme un élément qui maximise cette densité marginale, soit
5. Il suffit donc de trouver le point où le maximum de cette densité est atteint, ce qui revient à
déterminer le maximum de
On annule la dérivée et on trouve que λ b = X n , après avoir vérifié qu’il s’agit bien d’un maximum
(la dérivée est positive puis négative donc c’est bien le cas). La loi a posteriori finale suggérée par la
méthode est donc Πλb [· X]. On calcule la densité a posteriori pour tout λ fixé
πλ (θ X) ∝ θn e−(λ+nX n )θ 1θ≥0 .
Donc Πλ [· X] est une loi Γ(n + 1, λ + nX n ). Ainsi, la pseudo-loi a posteriori est une loi
Γ n + 1, (n + 1)X n .
On remarque que la moyenne a posteriori est 1/X n . Elle coïncide donc ici (ce sera aussi le cas dans
l’exercice suivant) avec l’estimateur du maximum de vraisemblance pour θ dans ce modèle.
Exercice 6 (Empirical Bayes et lois normales)
1. Soient θ ∼ N (µ, 1) et X|θ ∼ N (θ1, In ). Il apparaît que X − θ1 et θ sont indépendants puisque par
définition X − θ1|θ ∼ N (0, In ), loi qui ne dépend pas de θ, donc E [φ(X − θ1)|θ] = c constante,
puis pour toute fonction φ : Rn → R mesurable bornée, on a
Par conséquent,
L
Ainsi X = θ1 + (X − θ1) = θ1 + Z, où Z ∼ N (0, In ), θ1 ∼ N (µ1, Jn ), où Jn = 1t 1 est la
matrice uniquement composée de 1, et Z ⊥⊥ θ. Le vecteur X est donc gaussien de loi N (µ1, Σ) avec
Σ = In + Jn . Puisque Jn = nP , où P est la matrice de projection sur Vect(1), Jn admet n comme
valeur propre simple (associée au vecteur propre 1) et 0 comme valeur propre de multiplicité (n − 1),
donc Σ admet (n + 1) comme valeur propre simple (associée au vecteur propre 1) et 1 comme valeur
propre de multiplicité (n − 1). En particulier Σ est inversible et Σ−1 1 = n+1 1
1.
Remarque : On aurait aussi pu simplement affirmer qu’en prenant θ ∼ N (µ, 1) indépendant des
variables (Y1 , . . . , Yn ) elles-mêmes i.i.d. selon une loi N (0, 1), alors la construction bayésienne de
l’énoncé revient à dire qu’en loi, on a Xi = θ + Yi pour tout i. Les (n + 1) variables θ et (Y1 , . . . , Yn )
étant gaussiennes indépendantes, le vecteur X est gaussien. Par contruction les Xi sont de même loi
et de moyenne µ. Par ailleurs, un calcul immédiat donne Var(Xi ) = 2 pour tout i, et Cov(Xi , Xj ) = 1
pour tout i ̸= j, ce qui correspond bien à la matrice Σ.
Cherchons maintenant µ b, l’estimateur du maximum de vraisemblance marginal.
Première méthode.
Puisque Σ est inversible, X a une densité fµ par rapport à la mesure de Lebesgue sur Rn , définie
pour tout x ∈ Rn par
1 t
− 12 (x−µ1)Σ−1 (x−µ1)
fµ (x) = n 1 e .
(2π) 2 |Σ| 2
Maximiser en µ la vraisemblance fµ (X) revient à minimiser
t
(X − µ1)Σ−1 (X − µ1),
n n
(t 1Σ−1 1)µ2 − 2(t XΣ−1 1)µ = µ2 − 2 X n µ.
n+1 n+1
On obtient l’estimateur µ
b = X n.
Deuxième méthode.
Pour calculer l’estimateur du maximum de vraisemblance marginale, on n’a en fait pas besoin de
déterminer exactement la densité fµ (X1 , . . . , Xn ), mais seulement à une constante indépendante de
µ près.
Z Y n
1 1 2 1 1 2
fµ (X1 , . . . , Xn ) = √ e− 2 (Xi −θ) √ e− 2 (θ−µ) dθ
i=1
2π 2π
2
Z
µ n 2 1 2
∝µ,θ e− 2 e− 2 θ +nX n θ− 2 θ +θµ dθ
2
(nX n +µ)2
Z
µ2 − n+1 θ− nX n +µ
∝µ,θ e− 2 e 2 n+1
e 2(n+1) dθ
2 (nX n +µ)2
− µ2 +
∝µ e 2(n+1)
n
− 2(n+1) (µ−X n )2
∝µ e .
Remarque : dans le calcul précédent, on aurait pu aller plus vite via la fonction caractéristique d’une
loi normale. En effet, si Y ∼ N (m, σ 2 ), alors ΦY (t) = exp(imt − σ 2 t2 /2). Pour calculer E[esX T ], il
suffit d’appliquer ce résultat avec m = 0, σ 2 = 2T et en remplaçant t par −is.
3. Si Y suit une loi de Laplace de paramètre µ, alors pour tout |s| < µ,
Z
µ
MY (s) = E[e ] = esy e−µ|y| dy
sY
2
Z 0 Z ∞
µ
= e(s+µ)y dy + e(s−µ)y dy
2
−∞ 0
µ 1 1
= +
2 s+µ µ−s
= µ2 /(µ2 − s2 ).
√ la fonction génératrice identifie la loi, on obtient que X suit une
4. D’après ce qui précède, comme
loi de Laplace de paramètre λ. La loi a priori correspondant à la hiérarchie θ T ∼ N (0, 2T ) et
√
T ∼ E(α) est donc une loi Laplace( α).
zj
et en effectuant, pour z1 fixé, le changement de variable uj = 1−z1 pour j = 2, . . . , K − 1 (de
jacobien (1 − z1 )K−2 ), on a
aK −1
Z K−1
Y K−1
X
ziai −1 1 − z1 − zj 1{PK−1 zi ≤1−z1 } dz2 . . . dzK−1
i=2
[0,1−z1 ]K−2 i=2 j=2
aK −1
PK
Z K−1
Y K−1
X
= (1 − z1 ) j=2 aj −1
uai i −1 1 − uj 1{PK−1 ui ≤1} du2 . . . duK−1 .
i=2
[0,1]K−2 i=2 j=2
zj
En effectuant, pour z1 fixé, le changement de variable uj = 1−z1 pour j = 2, . . . , K − 1 (de
jacobien (1 − z1 )K−2 ), on en déduit
aK −1
PK
Z K−1 K−1
f (z1 ) ∝ z1a1 −1 (1−z1 ) aj −1
uai i −1 1 −
Y X
j=2 uj 1{PK−1 ui ≤1} du2 . . . duK−1
i=2
[0,1]K−2 i=2 j=2
PK
ce qui prouve que Z1 ∼ Beta(a1 , j=2 aj ).
(b) On se place dans le cadre bayésien :
où l’on a noté Nk = ni=1 1Xi =k le nombre d’observations égales à k dans l’échantillon. Ainsi
P
Π[p X] = Dir(a1 + N1 , . . . , aK + NK ). La famille des lois de Dirichlet est donc bien conjuguée
pour ce modèle.
2. (a) Pour tout j ∈ {1, . . . , K}, la variable Nj suit une loi binomiale B(n, pj ).
(b) Pour avoir Nj = nj pour tout j, il faut
i. choisir une partition de {1, . . . , n} en K sous-ensembles U1 ∪ · · · ∪ UK de tailles respectives
n
n1 , . . . , nK . Il y a, par définition, n1 ,...,nK façons de faire cela.
ii. pour une partition fixée, la probabilité que les observations (Xi )i∈Uk soient toutes égales à
k vaut pnk k , pour tout 1 ≤ k ≤ K.
On note enfin qu’il faut avoir K
P
j=1 nj = n, puisque
XX XX X
1Xi =j = 1Xi =j = 1 = n.
j i i j i
(c) Soit
k=1 k=1
K
pkak +Nk −1 1p∈SK ,
Y
∝
k=1
Ainsi Π[p N ] = Dir(a1 + N1 , . . . , aK + NK ). La famille des lois de Dirichlet est donc bien
conjuguée pour ce modèle.
Posons Π
e = Π[· X1 ] et π
e = π(· X1 ) la densité de Π
e par rapport à ν. On considère le cadre
θ∼Π
e
X2 θ ∼ Pθ
Cette dernière quantité est donc bien à constante près π(θ X1 , X2 ). On en conclut que Π[·
e X2 ] =
Π[· X1 , X2 ].
2. Par récurrence, on a de même Π[· X1 , . . . , Xn ] = Π
e n−1 [· Xn ] où Π
e n−1 = Π[· X1 , . . . , Xn−1 ] et ainsi
de suite Π
e n−1 = Π
e n−2 [· Xn−1 ] etc.
3. L’ordre des Xi n’a pas d’importance, puisque le produit dans l’expression de la vraisemblance
n
Y
pθ (Xi )
i=1
(n)
est commutatif. En revanche, si la loi de X1 , . . . , Xn θ n’était pas produit mais une loi Pθ arbi-
(n)
traire, l’ordre des Xi pourrait compter au sens où la densité pθ (x1 , . . . , xn ) pourrait être différente
(n)
de pθ (xπ(1) , . . . , xπ(n) ) pour une permutation π de J1, nK.
Remarque. En cours, pour n observations nous avons écrit la formule de Bayes dans le cas où
(n) (n) (n)
Pθ = Pθ⊗n . Elle s’écrit bien sûr plus généralement pour Pθ quelconque avec dPθ (x1 , . . . , xn ) =
(n)
pθ (x1 , . . . , xn )dµ(θ) comme
pθ (X1 , . . . , Xn )π(θ)
π(θ X1 , . . . , Xn ) = R .
Θ pθ (X1 , . . . , Xn )π(θ) dν(θ)
Une autre preuve, analytique, est la suivante : on commence par montrer par récurrence que pour
tout n ∈ N⋆ :
∞
1 X n+j−1
= Xj,
(1 − X)n j
j=0
1 1
puis on développe de deux manières (1−X)n+1
× (1−X)m+1
.
3. Notons E l’événement « la (n + 1)ième boule tirée est rouge ». Par la formule des probabilités totales
appliquée, on a pour tout x ≤ N
N
X
P(E X = x) = π(r X = x)P(E X = x, R = r).
r=x
Or
r−x
P(E X = x, R = r) = ·
N −n
Ainsi
N r N −r
X x n−x r−x
P(E X = x) = N +1
·
N −n
r=x n+1
N
(x + 1) X r N −r
= N +1 n−x
(N − n) n+1 r=x
x+1
N +1
x+1 n+2
= · N +1
N −n
n+1
x+1
= ·
n+2
Exercice 11 (Identifiabilité)
1. Soit (εi )i≥1 une suite de variables aléatoires i.i.d. de loi de Bernoulli B(p). Alors la variable Y a la
même loi que
XX
εi .
i=1
P(Y = y et X = x)
P(Y = y X = x) =
P(X = x)
Px
P ( i=1 εi = y et X = x)
=
P(X = x)
x
Px !
P ( i=1 εi = y) P(X = x) X
= =P εi = y ,
P(X = x)
i=1
Px
où l’on a utilisé l’indépendance de X et des εi . Or i=1 εi suit une loi binomiale B(x, p), donc
la loi L(Y X = x) est une B(x, p), i.e.
x y
P(Y = y X = x) = P(B(x, p) = y) = p (1 − p)x−y .
y
(b) Le modèle statistique s’écrit P = {Pλ,p , (λ, p) ∈ R+
∗ ×]0, 1[}, où Pλ,p est la loi du couple (X, Y ).
Pour déterminer cette loi, il suffit de se donner P(X = x, Y = y) pour tous x, y ∈ N. On a
En écrivant ceci sous Pλ2 ,p2 et en utilisant le fait que les espérances sont égales on obtient
λ1 p1 = λ2 p2 . Donc p1 = p2 car λ1 = λ2 > 0. Le modèle est donc identifiable.
(c) Puisque Eλ,p [X] = λ et Eλ,p [Y ] = λp, la méthode des moments incite à proposer
n
bn = 1
X
λ Xi = X n
n
i=1
Yn
pbn = 1 .
X n X n >0
En effet la LFGN implique que λ bn converge p.s. vers Eλ,p [X] = λ > 0 et que Y n converge p.s.
vers Eλ,p [Y ] = λp. Ceci assure que pbn converge p.s. vers λp/λ = p.
Remarque : la méthode du maximum de vraisemblance mène aux mêmes estimateurs. En effet,
la vraisemblance de l’échantillon (X1 , Y1 ), . . . , (Xn , Yn ) en (λ, p) vaut
n
λXi
Y Xi Yi
Ln (λ, p) = p (1 − p)Xi −Yi e−λ = CpnY n (1 − p)n(X n −Y n ) e−nλ λnX n ,
Yi Xi !
i=1
(x−θ)2
2. (a) Dans le modèle gaussien, pour tout x ∈ R, la fonction θ 7→ pθ (x) = √1 e− 2 est C ∞ et l’on
2π
a, pour tout θ ∈ R, en prenant X ∼ N (θ, 1),
1 1
ℓθ (X) = − ln(2π) − (X − θ)2 ,
2 2
et en dérivant par rapport à θ,
ℓ′θ (X) = (X − θ) .
L’a priori de Jeffreys est la loi de densité proportionnelle à θ 7→ θ−1/2 (1 − θ)−1/2 par rapport à
la mesure de Lebesgue sur ]0, 1[. Il s’agit de la loi Beta(1/2, 1/2).
x
(c) Pour tout x ∈ N, la fonction θ 7→ e−θ θx! est C ∞ , et pour tout θ ∈ R∗+ , en prenant X ∼ P(θ),
L’a priori de Jeffreys est l’a priori impropre de densité θ 7→ θ−1/2 par rapport à la mesure de
Lebesgue sur R∗+ .