0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
48 vues115 pages

Intégration de l'énergie éolienne avec FACTS

Ce mémoire étudie l'amélioration de l'intégration de l'énergie éolienne dans les réseaux électriques en Algérie à travers l'utilisation des systèmes FACTS. Il présente l'état de l'art sur la conversion d'énergie éolienne et les critères de choix des sites éoliens. L'étude se base sur la simulation du réseau IEEE 14 nœuds en utilisant l'UPFC pour améliorer le profil de tension et réduire les pertes.

Transféré par

Magraoui Abdelkadir
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
48 vues115 pages

Intégration de l'énergie éolienne avec FACTS

Ce mémoire étudie l'amélioration de l'intégration de l'énergie éolienne dans les réseaux électriques en Algérie à travers l'utilisation des systèmes FACTS. Il présente l'état de l'art sur la conversion d'énergie éolienne et les critères de choix des sites éoliens. L'étude se base sur la simulation du réseau IEEE 14 nœuds en utilisant l'UPFC pour améliorer le profil de tension et réduire les pertes.

Transféré par

Magraoui Abdelkadir
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE


CENTRE UNIVERSITAIRE SALHI AHMED– NAAMA

INSTITUT DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES


DÉPARTEMENT DE TECHNOLOGIE

MÉMOIRE
En vue de l’obtention du diplôme de Master en :
Énergies Renouvelables
Option : Énergies Renouvelables en Électrotechnique

Intitulé :

Amélioration de l’intégration d’énergie éolienne dans les réseaux


électriques par l’introduction des systèmes FACTS

Présenté par :
 AMMANI Soumia
 ZAIDI Sarra
 TASFAOUT Ikram Manal

Soutenu le : …../06/2020….. Devant le Jury :

M. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx MAA Centre Universitaire Naâma Président


M. HABCHI Yassine MCB Centre Universitaire Naâma Encadreur
M. BOUDDOU Riyadh Doctorant Centre Universitaire Naâma Co-Encadreur
M. xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx / Centre Universitaire Naâma Examinateur

Naama – Algérie - 2020


Dédicace
A mes chers parents, pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur

tendresse, leur soutien et leurs prières tout au long de mes études,

A mes chères sœurs Manel et Douaa, pour leurs encouragements

permanents, et leur soutien moral,

A mes chers frères,Riyadh et Jalil pour leur appui et leur

encouragement,

A mon grand père et ma grande mère pour leurs soutenu et


encouragement,

A mes tantes et mes oncles pour leur appui et leur encouragement,

A toute ma famille pour leur soutien tout au long de mon parcours

universitaire,

A mes chères copines, Siham ; Nour el houda et Amina,

Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le

fuit de votre soutien infaillible,

Merci d’être toujours là pour moi.

Sarra

i
A mes chers parents, pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur

tendresse, leur soutien et leurs prières tout au long de mes études,

A mes chères sœurs Fatime, nourhane, nourelhouda, leila et amel pour

leurs encouragements permanents, et leur soutien moral,

A mes chers frères boujmaa, ahmed et fethi pour leur appui et leur

encouragement,

A mon grand père et ma grande mère pour leurs soutenu et


encouragement,

A mes tantes et mes oncles pour leur appui et leur encouragement,

A toute ma famille pour leur soutien tout au long de mon parcours

universitaire,

A mes chères copines,

Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le

fuit de votre soutien infaillible,

Merci d’être toujours là pour moi.

Soumia

ii
A mes chers parents, pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur

tendresse, leur soutien et leurs prières tout au long de mes études,

A mes chèrs frères Aliet Mohammed pour leurs encouragements

permanents, et leur soutien moral,

A ma jumelle, Hidayatte pour son appui et son encouragement,

A mon grand père et ma grande mère pour leurs soutenien et

encouragement,

A mes tantes et mes oncles pour leur appui et leur encouragement,

A toute ma famille pour leur soutien tout au long de mon parcours

universitaire,

Que ce travail soit l’accomplissement de vos vœux tant allégués, et le

fuit de votre soutien infaillible,

Merci d’être toujours là pour moi.

IKRAM

iii
Remerciement
Nous remercions premièrement Allah, le tout puissant pour

la volonté, la santé et la patience durant toutes ces années,

pour accomplir ce travail que nous venions aujourd’hui

pour la présentation.

Nous tenons à témoigner notre gratitude à notre encadreur

Monsieur HABCHI YASSINE Maître de conférence classe B

au centre universitaire Nâama et notre Co-encadreur

Monsieur BOUDDOU RIYADH Doctorant à l’université de

Djillali Liabès Sidi Bel Abbès pour ses aides, ses

encouragements et ses conseils précieux pendant la période

de la réalisation de ce travail.

Nous remercions également tous les membres du jury qui

nous ont fait l'honneur en acceptant d'examiner ce travail.

En fin. Nous remercions tous ceux qui ont contribué prés ou


de loin à la concrétisation de ce mémoire

iv
Résumé

‫الملخص‬

‫المساهمة األساسية لهذه المذكر ة هي التحسين من دمج طاقة الرياح في الشبكة الكهربائية بواسطة إدراج األنظمة المرنة للنقل‬
‫ تعتمد هذه‬.‫ من اجل حل المشاكل الناتجة عن تواجد توربينات الرياح في الشبكة وكذلك من اجل استقرارها‬.‫بالتيار التناوب‬
‫ يهدف استخدام هذه األنظمة إلى‬UPFC. ‫الدراسة على استخدام األنظمة المرنة للنقل بالتيار المتناوب خاصة استخدام نظام‬
‫ باستخدام‬IEEE 14 ‫ تم تطبيق هذا العمل على شبكة االختبار الكهربائية‬.‫ االستطاعة و كذلك الضياعات‬،‫تحسين الجهد الكهربائي‬
MATLAB / PSAT ‫برنامج المحاكاة المدمج في‬
.‫ تدفق القدرة الكهربائية‬،‫ األنظمة المرنة لنقل التيار المتناوب‬،‫ الشبكة كهربائية‬، ‫ طاقة الرياح‬: ‫الكلمات المفتاحية‬

Résumé
La contribution fondamentale de ce mémoire est l’amélioration de l’intégration de
l’énergie éolienne dans le réseau électrique par l’introduction des systèmes FACTS pour
résoudre les problèmes causés par la présence de l’éolienne dans le réseau tout en maintenant
sa stabilité. L’étude est basée sur l'utilisation des systèmes FACTS (Flexible Alternating
Current Transmission Systems) et plus précisément l’utilisation de l’UPFC (Unified Power
Flow Controller), les dispositifs FACTS sont placés d’une façon à améliorer le profile des
tensions, des puissances et des pertes. L’application de ce mémoire a été réalisées sur le
réseau test IEEE14 nœuds utilisant le simulateur intégrer dans MATLAB /PSAT.

Mots clés : énergie éolienne, réseau électrique, FACTS, écoulement de puissance.

Abstract

The fundamental contribution of this memory is to improve the integration of wind energy
into the electrical grid by introducing FACTS systems to solve the problems caused by the
presence of wind in the grid while maintaining its stability. The study is based on the use of
FACTS (Flexible Alternating Current Transmission Systems) and more specifically the use of
UPFC (Unified Power Flow Controller), FACTS devices are placed in a way to improve the
voltage, power and loss profile. The application of this memory was performed on the
IEEE14 node test network using the simulator integrated in MATLAB /PSAT.

Keywords: wind energy, electrical grid, FCTS, power flow.

v
Table des matières

Table des matières

Dédicace ……………………………………………………………..………… i
Remerciement ……………….…………………………..…….………………... iv
Résumé ………..…….…………………………………………………………. v
Table de matière ………………………………….…………………………..… vi
Listes des figures ………………………………………………………………... x
Listes de tableaux …………………….…………………………………………. xii
Symboles et abréviations …………….….…………………………………..….... xiv
Introduction générale …………...……….…………………………………......... 01

Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne


I.1 Introduction …………..…………………………………………................... 03
I.2 Historique….…………………………………………………....................... 03
I.3 Les énergies renouvelable …………………….………………………...…….. 04
I.3 Les énergies renouvelables ……………………………………………………. 04
[Link] d’énergie éolienne en Algérie ………………………...………….…… 05
I.5 Le gisement éolien ……………………..……………………………..…........ 06
I.5.1 Météorologie de vent ……...…………………………………………...…… 06
I.5.2 Les différents types du vent ………………………………….……....……… 07
I. 5.2.1Les vents globaux ……………….…………………………….….……... 07
I.5.2.2 Les vents de surfaces ………………..…………....…………..….…...…… 07
I.5.2.3 Les vents locaux ……………………….……….……………..….….…… 07
I.5.3 Les couches atmosphériques ………………………………….….......….…… 08
I.5.4 Les critères de choix des sites ….……………………….……………..….….. 09
I.5.4.1La brise de mer et de terre ……...……………….……….…………......…... 09
I.5.4.2 Effet venturi ……………………………..….…...……….…..………..… 10
I.5.4.3 Effet coline …………………………..…..….…...……….…..………..… 10
I.5.4.4 La mer et le lacs …………………...……..….…...……….…..………..… 10
I.5.5 Instruments de mesure de la vitesse du vent ……..…..….…...……….………. 10
I.5.5.1 l’Anémomètre ………..….…...……….……………………..………..… 10
I.5.5.2 La girouette ………..….…...……….………………………...………..… 11
I.5.5.3 Logger ………..….…...……….…..…………………………………..… 12
I.5.6 La rose des vents ………..……………………..…...……….…..………..… 12
I.5.7 Loi de BETZ ………..….….....................................……….…..………..… 13
I.5.8 Distribution de Weibull ……………………..….…...……….…..………..… 14
I.6 Système éolienne………..….…...................................……….…..………..… 15
I.6.1 Description d’une éolienne ……………...…..….…...……….…..………..… 15
I.6.2 Principale composants d’une éolienne ………..….…...……….…..………..… 16

vi
Table des matières

I.6.3 Principe de fonctionnement ………..….….................……….…..………..… 17


I.6.4 Les différents types d’éoliennes ………..….………...……….…..………..… 17
I.6.4 .1 Eolienne a axe horizontale ………..….…...……….…..………..…………. 17
I.[Link] Avantages et inconvénients ………..….…...……….…..………..……….. 18
I.[Link] Les éoliennes darrieus ………..….…...……….…..………..……………. 18
I.[Link] Les savonuis ………..….…...……….…..………..…………………….. 19
I.[Link] Avantages et inconvénients………..….…...……….…..………..………... 20
I.7 Classification des tribunes éolienne ………..….…...……….…..………..…….. 20
I.7.1 Les éoliennes a vitesse fixe ………..….…...……………………..….……..… 20
I.7.2 Les éoliennes a vitesse variable ………..….………....……….…..….……..… 20
I.8Avantages et inconvénients des énergies éoliennes ………..….…...………..…….. 20
I.9 Application des énergies éoliennes ………..….…...……….…..………...……... 21
I.10 Conclusion ………..….…...……….…..………..…………………….….…. 22

Chapitre II Intégration d‘énergie éoliennes dans le réseau électrique


II.1 Introduction ………..….…...……….…..………..……………………….… 23
II.2 Généralités sur le réseau électrique ………..….…...……….…..………....….... 23
II.3 Caractéristiques techniques se la technologie éolienne 23
II.3.1 Caractéristiques de ressource du vent et capacité de la production éolienne ….... 23
22 II.3.1.1 Variabilité et vitesse du vent ……………………………………….….. 23
II.3.1.2 Production du parc éolien et profile de la demande moyenne de puissance …...... 24
II.3.2 Captation de l’énergie éolienne ………..….…...……….…..……….….…… 25
II.3.2.1 Prédiction de la production éolienne………………………………………... 25
II.4 Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique ……………………….. 25
II.4.1 Tension et fréquence de raccordement ………………………………....……. 26
II.4.2 Qualité de la tension………………………………………………….…...... 27
II.4.3 Système de protection de raccordement ……………………………………… 27
II.4.4 La capacité d’accueil ………..….…...……….…..…………………..…..… 28
II.4.5 Types de raccordement ………..….…...……….…..………..……………... 28
II.5 Impacts de l’intégration d’éolienne dans le réseau ………..….…...…….….…… 28
II.5.1ImpactsLocaux ………..….…...…………………………...…..…….…..… 28
II.5.1.1 Plan de tension ………..….…...……….…..………..………………..….. 29
II.5.1.2 Plan de protection ………..….…...……….…..……..…..……………….. 29
II.5.2 Impacts globaux ………..….…...……….…..……………………….…..… 29
II.5.2.1 Impact sur le fonctionnement des systèmes ………..….…...……….…..…… 29
II.5.2.2 Impact sur la capacité de transport ………..….…….……….…..………..… 29
II.5.2.3 Impact sur le sens du transit de puissance ………..….……………..……….. 30
II.5.3 Impact des différents types de commande de l'éolienne sur le comportement
dynamique du réseau électrique ………..…………..…...……….…..………….… 31
II.5.4 Impact de l’éolienne sur le coût de production de l’énergie électrique ………...… 31
II.6 Problèmes et réglage de l’intégration d’énergie éolienne dans le réseau électrique …. 32
II.6.1 Disponibilité de la ressource et problème de l’intermittence ………..….…......... 33

vii
Table des matières

II.6.2 Déconnexion pour vent trop fort ………….…..…………………………….. 33


II.6.3 Tenue face aux variations de fréquence ……..……………………………….. 33
II.6.4 Tenue face aux creux de tension ……..……………………………………... 33
II.6.5 Contraintes de fonctionnement en puissance réactive ……..…………………... 33
II.6.6 Réglage de la fréquence et contrôle de la puissance active ……..……………… 34
II.6.7 Réglage de la tension et contrôle de la puissance réactive ………….…..…....… 35
II.6.8 Amélioration de la qualité de l’énergie électrique du réseau ….…..……………. 36
II.7 L’énergie éolienne et les réseaux intelligents ……..…………..……………….. 36
II.8 Conclusion ……..………………………………………………………….. 37

Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau


électrique via un système de transmission flexible en courant alternatif
III.1 Introduction …..…………………………………….……………………… 38
III.2 Description des dispositifs FACTS…..……………….……………………….. 38
III.3 Rôle des dispositifs …..............................................……………...………… 38
III.4 FACTS Principe de fonctionnement des dispositifs FACTS ……….……………. 39
III.5 Classifications des dispositifs FACTS …..…………………………………….. 39
III.5.1 Classification selon la génération …..………………………………………. 39
III.5.1.1 Génération I …………………………………………….……………… 39
III.5.1.2 Génération II …………………………….……………….…………….. 40
III.5.1.3 Génération III …………………………..………………….…………… 40
III.5.2 Classification selon la catégorie ………………………………..…………… 40
III.5.2.1 Dispositifs FACTS shunts …………………………………………….….. 41
III.5.2.2 Dispositifs FACTS séries …………………………………………….…... 42
III.[Link] TCSC …………………………………..…………….……………… 42
III.5.2.3 Dispositifs FACTS hybrides ………..……………………………………. 44
III.6 L’UPFC ……………………………….…………………...……………… 44
III.6.1 Description d’un UPFC …………………………………………….……… 44
III.6.2 Caractéristique d’un UPFC ……………….…………………………….….. 45
III.6.3 Principe de fonctionnement d’un UPFC ………….………………………….. 45
III.6.4 Commande et contrôle d’un UPFC …………………………………………. 46
III.6.5 Emplacement optimal d’un UPFC ……………………….…………………. 46
III.7 Comparaison entre les dispositifs FACTS ………………………………….…... 47
III.8 Application pratique des dispositifs FACTS ………………………………….. 48
III.9 Cout des dispositifs FACTS ……………………………………….…………. 50
III.10 Avantages et inconvénients des dispositifs FACTS ……………….……………. 50
III.11 Etude de flux de puissance des réseaux électriques ……………………….…… 51
III.11.1 Principe de l’écoulement de puissance ………………………………….….. 51
III.11.2 Classification des variables des contraintes d’un UPFC…………………..…... 52
III.11.2.1 Variables de contrôle …………………………………………….……... 52
III.11.2.2 Variable d’état ………………………………………………….………. 52
III.11.2.3 Contrainte d’égalité ………………………………….………….………. 52
IIII.11.2.4 Contrainte d’inégalité ………………………………………….………. 53

viii
Table des matières

III.11.3 La fonction objective d’écoulement de puissance …………………….……… 54


III.11.4 Classification des nœuds des réseaux électriques ………………………….…. 55
III.11.5 Méthode de calcul de l’écoulement de puissance …………………….….……. 56
III.11.5.1 Méthode de Gauss-Seidel ……………………………………….……….. 56
III.11.5.2 Méthode de Newton-Raphson …………………………………...………. 57
III.12 Implantation des FACTS dans le problème de l’écoulement de puissance ……...… 58
III.12.1 Les équations d’UPFC ………………………………………….….……… 58
III.12.2 Ecoulement de puissance avec l’UPFC…………………………….….…..…. 59
III.13 Conclusion …………………………………….………………….….……. 60

Chapitre IV Simulations et résultats


IV.1 Introduction ………………………………………...…….………………… 61
IV.2 Outils de simulations …………………………………...….………………… 62
IV.3 Etude de l’écoulement de puissance sur un réseau IEEE 14-nœuds 63
IV.3.1 Résultats de simulations et interprétation …………………….………….…… 63
A. Cas 1 : Sans éolienne …………………………...….…………….…… 63
B. Cas 2 : Avec éolienne …………..…………….…….………………… 66
C. Cas 3 : Avec éolienne et dispositif FACTS « TCSC » ……………...…… 69
D. Cas 4 : Avec éolienne et dispositif FACTS « UPFC » ……………...…… 74
IV.4 Etude comparative entre l’UPFC et le TCSC ……………..….………………… 80
IV.5 Conclusion …………………….……………………..….………………… 84
Conclusion générale ... …………………………….………….…….…….……… 85
Références bibliographiques ………..…….…………………....………………… 86
Annexe …………………………………………………...….………………… 91

ix
Liste des figures

Liste des figures

Chapitre I
Figure. I.1 Les différents types d’énergies renouvelables………………………………… 06
Figure. I.2 Carte de gisement éolienne en Algérie………………………………………... 07
Figure. I.3 Anémomètre…………………………………………………………………... 11
Figure. I.4 La Girouette…………………………………………………………………… 11
Figure. I.5 Data logger …………………………...………………………………………. 12
Figure. I.6 La rose de vent……………………………………………………………….. 12
Figure. I.7 Tube de courant autour d'une éolienne……………………………………….. 13
Figure. I.8 Coefficient de puissance………………………………………………………. 14
Figure. I.9 La distribution de Weibull…………………………………………………….. 17
Figure. I.10 Système éolienne…………………………………………………………….. 19
Figure. I.11 principales composantes d’une éolienne…………………………………….. 15
Figure. I.12 Type Darrieus………………………………………………………………... 19
Figure. I.13 Type Savonus………………………………………………………………... 19

Chapitre II
Figure. II.1 Illustration des configurations de raccordement (a) en départ mixte (b) en
départ direct……………………………………………………………………………….. 29
Figure .II.2 Impact sur le sens du transit de puissance……………………………………. 31
Figure. II.3 Principe du contrôle de la puissance mécanique 34

Chapitre III
Figure. III.1 Principe de fonctionnement des systèmes FACTS………………………….. 39
Figure. III.2 Structure du SVC……………………………………………………………. 40
Figure. III.3 Les différents systèmes de compensation a base des catégories des
dispositifs FACTS ...…….…………………………………………………………….… 41
Figure. III.4 Structure du STATCOM……………………………………………………. 42
Figure III.5 Structure du TCSC ………………………………………………………….. 43
Figure. III.6 Structure du SSSC ………………………………………...………………... 44
Figure. III.7 Structure d’un UPFC ……………………………………………………….. 45
Figure. III.8 Carte schématique du réseau électrique Algérien ………………………….. 49
Figure. III.9 Schéma équivalent d’UPFC ………………………………………………… 58

x
Liste des figures

Figure III.10 Système à deux zones avec UPFC installé ………………………………… 59

Chapitre IV
Figure IV.1. Structure globale de simulation …………………………………………….. 61
Figure IV.2. Fenêtre de PSAT…………………………………………………………….. 62
Figure IV.3 Les opérateurs de PSAT……………………………………………………... 63
Figure IV.4 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (sans éolienne) …………... 64
Figure IV.5 Profil de tension du réseau IEEE 14-nœuds…………………………………. 64
Figure IV.6 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne) ………….. 66
Figure VI.7 Tensions au niveau des jeux de barres dans le cas de base et de l’éolienne … 67
Figure VI.8 Pertes actives au niveau des lignes dans le cas de base et de l’éolienne ……. 68
Figure VI.9 Pertes réactives au niveau des lignes dans le cas de base et de l’éolienne…... 69
Figure IV.10 Profil de tension du réseau IEEE14-nœuds sans et avec éolienne et TCSC. 72
Figure VI.11 Pertes actives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et TCSC……... 73
Figure VI.12 Pertes réactives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et TCSC…… 73
Figure IV.13 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne et UPFC). 75
Figure IV.14 Profil de tension aux niveaux des nœuds sans et avec éolienne, UPFC…… 78
Figure VI.15 Pertes actives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et UPFC….…. 78
Figure VI.16 Pertes réactives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et UPFC…… 79
Figure VI.17 Profil de tension du réseau sans et avec éolienne et TCSC ET UPFC……... 80
Figure IV.18 Générations actives et réactives totales sans et avec éolienne, TCSC et
UPFC…………………………………………………………………………………..…. 81
Figure IV.19 Générations actives et réactives totales sans et avec éolienne, TCSC et
UPFC…………………………………………………………………………………...…. 82
Figure IV.20 Pertes actives dans les lignes avec TCSC et UPFC………………………... 83
Figure IV.21 Pertes réactives dans les lignes avec TCSC et UPFC……………………… 83
Figure IV.22 Tensions aux jeux de barres avec le TCSC et UPFC…………………….. 84

xi
Liste des tableaux

Liste des tableaux

Chapitre I
Tableau I.1 Comparaison entre l’éolienne à vitesse fixe et à vitesse variable ……………….... 21

Chapitre II
Tableau II.1 Echelle de Beaufort ………………………………………………………………. 24
Tableau II.2 Niveaux de tension aux points de raccordement en fonction de la puissance ….. 26
Tableau II.3. Les exigences sur les limites de la fréquence …………………………………… 27

Chapitre III
Tableau III.1 Domaines d’applications des dispositifs FACTS …………….……….……….. 47
Tableau III.2 Dispositifs FACTS installés dans le monde …………….………………………. 48
Tableau III.3 les variables au niveau des différents types de jeu de barres …………………… 56
Chapitre IV
Tableau IV.1 Résultats des tensions du réseau test IEEE 14-nœuds (sans éolienne)………… 65
Tableau IV.2 Résultats de l’écoulement de puissance (sans éolienne) [p.u]…………………… 65
Tableau IV.3 Résultats de l’écoulement de puissance (sans éolienne) [MW, MVAR]……… 65
Tableau IV.4 Résultats des tensions du réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne)….………. 67
Tableau IV.5 résultat globale de l’écoulement de puissance du système [p.u]………………… 68
Tableau IV.6 résultat globale de l’écoulement de puissance du système [MW, MVAR]……… 68
Tableau IV.7 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds du réseau test IEEE 14-nœuds. 70
Tableau IV.8 Résultats des tensions aux niveaux de la ligne entre les nœuds [13-14] avec des
pourcentages « 50,80 et 95% »……………………………………………………………... 71
Tableau IV.9 Résultat de l’écoulement de puissance en fonction du degré de
compensation...................................... ;........................................................................................ 71
Tableau IV.10 Résultats de l’écoulement de puissance (avec éolienne et TCSC)…………….. 72
Tableau IV.11 Résultats de l’écoulement de puissance sans et avec éolienne et TCSC [p.u]…. 74
Tableau IV.12Résultats de l’écoulement de puissance sans et avec éolienne et TCSC [MW,
MVAR]……………………………………………………………………………….………… 74
Tableau IV.13 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds (avec éolienne et 75
UPFC)………..
Tableau IV.14 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds avec des pourcentages « 50, 80 76
et 95% »…………………………………………………………………………………………

xii
Liste des tableaux

Tableau IV.15 Résultats de l’écoulement de puissance du système ………………………….. 77


Tableau IV.16 Tensions aux niveaux des nœuds……………………………….…………….. 77
Tableau IV.17 résultat globale de l’écoulement de puissance du système [p.u]……………….. 79
Tableau IV.18résultat globale de l’écoulement de puissance du système [MW,MVAR]…..… 79
Tableau IV.19 Résultats de l’écoulement de puissance avec TCSC et UPFC
[p.u]…………………………………………………………………………………………. 81
Tableau IV.20 Résultats de l’écoulement de puissance avec TCSC et UPFC [MW, 81
MVAR]………………………………………………………………………………………….

xiii
Symboles et abréviations

Symboles
𝜌 La densité volumique de l’air. ( kg/ 𝑚3 )
𝑉𝑖 La tension au jeu de barre i. (Volt )
𝑚 La masse de l’air. ( kg)
𝐶𝑝 Le coefficient de puissance. (sans unité)
𝑃𝑚 La puissance mécanique de la machine. ( Watt)
l Le ratio de vitesse. (sans unité)
K Le facteur de forme.

Y Variation de la position de la vanne.

J Moment d'inertie de chaque groupe de production (kg.m2 ).

Tm Couple mécanique de la turbine du moteur (N.m).

Tem Couple électromagnétique de la turbine du moteur (N.m).

Ω Vitesse de rotation de la turbine (rad/s).

Pe Puissance électrique (W).

𝐕𝐢 Module de tension au jeu de barres i


𝛉i Angle de tension au jeu de barres i
𝛉𝐢𝐤 Différence entre les angles de tension des jeux de barres i et k
T𝐢𝐤 Prise du transformateur entre deux jeux de barres i et k
𝛂𝐢𝐤 Angle de phase du transformateur entre deux jeux de barres i et k
PG𝐢 Puissance active générée au jeu de barres i
QG𝐢 Puissance réactive générée au jeu de barres i
P𝐢 Puissance active injectée au jeu de barres i
Q𝐢 Puissance réactive injectée au jeu de barres i
P𝐢𝐤 Transit de puissance active du jeu de barres i vers le jeu de barres k
Q𝐢𝐤 Transit de puissance réactive du jeu de barres i vers le jeu de barres k
S𝐢𝐤 Transit de puissance apparente du jeu de barres i vers le jeu de barres k
𝐍G Nombre de générateurs interconnectés
B𝐢𝐤 Un élément de la partie imaginaire de la matrice admittance du réseau
G𝐢𝐤 Un élément de la partie réelle de la matrice admittance du réseau
𝛅𝐢𝐤 Angle de phase d’un élément de la matrice admittance du réseau
F Fonction objective
g Contraintes d’égalités

xiv
Symboles et abréviations

h Contraintes d’inégalités
a𝒊, b𝒊, c𝒊 Coefficients de la courbe du coût quadratique du générateur i
Y Matrice admittance
Y𝐢𝐤 Module d’un élément de la matrice admittance du réseau
Xmax Signifié une limite maximale sur une variable
Xmin Signifié une limite minimale sur une variable

Abréviations
ZDE Zone de développement éolien
LTECV Transition énergétique pour la croissance verte
ER Energies renouvelables
PD Production décentralisée
MADA Machine asynchrone a double alimentation
MSAP Machine synchrone a aimants permanents
HTA Haute tension A
HTB Haute tension B
FACTS Flexible Alternative Current Transmission Systems
GTO Gate Turn-Off Thyristor
TSSC Thyristor Switched Series Capacitor
TCSC Thyristor Controlled Series Capacitor
TCSR Thyristor Controlled Series Reactor
TCR Thyristor Controlled Reactor
TSR Thyristor Switched Reactor
TSC Thyristor Switched Capacitor
SVC Static Var Compensator
STATCOM Static Synchronous Compensator
SSSC Statice Synchrones Série Compensateur
UPFC Thyristor Controlled Phase Shifting Transformer

xv
Introduction générale
Introduction générale

L’usage des énergies renouvelables augmente vue la situation actuelle qu’a connu le
monde entier, notamment la crise pétrolière de 1974 et les dégâts de l’environnement qui a
provoqué un taux de pollution très élevés qui menace l’humanité , à cet effet, le monde
s’oriente vers les ressources renouvelable, les chercheurs ont relancés les études et les
expériences sur les éoliennes. La production de l’énergie éolienne est alimentée par le vent
qui est presque gratuit, c’est une source de carburant variable propre [1].

Depuis le début des années 1990, l’énergie éolienne a connu un développement


important dans le monde. C'est le cas de l’Allemagne avec une puissance éolienne
installée de 22 GW, suivi des états unis avec 16 GW et l’Espagne avec 15 GW. Néanmoins
la technologie des turbines éoliennes atteignent la limite en matière de taille des hélices.
En effet, les plus grandes éoliennes actuellement sur le marcher, ont une hélice de plus
120 m de diamètre et une tour qui dépasse les 100 m de haut pour produire une puissance
électrique de 6 MW environ[2].

Ces dernières années, la production d'énergies renouvelables notamment celles produites


par les éoliennes prend une place de plus en plus importante dans le réseau électrique,
l'intégration d’énergie éolienne pose aux réseaux électriques de nouvelles contraintes par
rapport aux sources d’énergies conventionnelles dont le comportement est bien maitrisé[3],
l’impact de ce dernier sur le fonctionnement du réseau n’est pas négligeable et celle-ci
amènent des problèmes de réglage de protections, de qualité d’énergie ainsi que de contrôle
de tensions [4].

Pour assurer une alimentation de meilleure qualité dans le réseau, il est intéressant de
disposer des moyens permettant de contrôler les puissances réactives, les tensions et les
transits de puissance. Jusqu'à la fin des années 1980, les seuls moyens permettant de remplir
ces fonctions étaient des dispositifs électromécaniques, pour le maintien de la tension.
Toutefois, des problèmes d'usure ainsi que leur relative lenteur ne permet pas d'actionner ces
dispositifs plus de quelques fois par jour ; ils sont par conséquent difficilement utilisables
pour un contrôle continu de flux de puissance. Une autre technique de l'électronique de
puissance qui sert à régler et contrôler des puissances, des tensions et des transits de flux de
puissance [5].

Ces problèmes pourraient être donc résolus par des dispositifs des systèmes de
transmission de courant alternatif flexibles (FACTS) pour parvenir à contrôler les systèmes de
puissance. Ce sont des éléments de réponse rapide. Ils donnent en principe un contrôle plus

1
Introduction générale

souple de l'écoulement de puissance [6]. Ils donnent aussi la possibilité de charger les lignes
de transit à des valeurs près de leur limite thermique et augmentent la capacité de transférer la
puissance d'une région à une autre. Ils Limitent aussi les effets des défauts et des défaillances
de l'équipement, et stabilisent le comportement du réseau [7].

Le sujet de notre mémoire concerne en particulier, l’amélioration de l'intégration de


l'énergie éolienne dans un réseau électrique par l’introduction des systèmes FACTS.
Cette étude est élaborée sous logiciel PSAT suite à sa riche bibliothèque contenant les
éoliennes et les FACTS. Pour atteindre ces objectifs de recherche, ce mémoire est organisé en
quatre chapitres :
Le premier chapitre est consacré à la description de l’éolienne, son historique, et les
différents types d’éoliennes, leurs caractéristiques et sa structure. Le chapitre traite également
un aperçu sur le vent et leurs instruments de mesure.
Dans le deuxième chapitre nous allons présenter les différents impacts causés par
l’intégration de la production éolienne dans les réseaux électriques. Le chapitre traite
également le contrôle et l’amélioration de la qualité d’énergie produite.
Le troisième chapitre présentera une étude théorique sur les dispositifs FACTS à fin de
mieux contrôler et renforcer les réseaux électriques, à savoir leurs classifications,
particulièrement le principe de fonctionnement de TCSC et l’UPFC.
Le quatrième chapitre vise la simulation et les résultats du réseau, la simulation est
effectuée sur le réseau électriques test IEEE 14-nœuds, le ca de base, le cas de l’intégration
d’une éolienne et le cas de l’insertion des dispositifs FACTS (l’UPFC et le TCSC) sous
MATLAB/ PSAT.
Nous terminerons ce présent travail par une conclusion générale et quelques perspectives
de recherches envisagées.

2
Chapitre I

Etats de l’art sur les systèmes de


conversion d’énergie éolienne
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

I.1 INTRODUCTION

L’énergie éolienne est une source d’énergie renouvelable, le rôle d’une éolienne est de
convertir l’énergie cinétique du vent en énergie électrique. Ses différents composants sont
conçus pour maximiser cette conversion d’énergie[8]. Dans ce chapitre nous donnerons une
présentation générale sur l’énergie éolienne. En premier lieux; on parle de potentiel éolienne
en Algérie ainsi que son gisement. La deuxième partie sera consacrée à une présentation d’un
système éolienne et son principe de fonctionnement.

I.2 HISTORIQUE

Depuis l’antiquité, l’homme a utilisé l’énergie éolienne pour moudre le grain ou pomper
l’eau. Avec la découverte de l’électricité à la fin du 19ème siècle, les premiers prototypes
d’éoliennes ont été construits, avec la technologie modélisée sur des éoliennes.

o XIVe siècle (14ème siècle): Des améliorations sont apportées progressivement aux
moulins à vent européens.
o En 1700 : Les turbines éoliennes font leur apparition au Canada.

o En 1800 : Les homes teaders américains utilisent les moulins à vent pour pomper
l’eau.
o En 1887-1888 : L'américain Charles F. Brush, construit la première éolienne
entièrement automatisée.
o En 1890 : Danois Poul, permettant de fabriquer de l'hydrogène par électrolyse de l'eau.
o En 1891 : l’inventeur danois Poul découvre que des turbines à rotation rapide
composées d’un nombre moins grand de pales.
o En 1920 : Georges J.M. développe le concept d’un rotor à axe vertical.
o En 1930 : Développement de petites éoliennes dans les régions rurales.
o En 1955 : En France une éolienne expérimentale de 800 kVA fonctionne de 1955 à
1963.
o En 1957 : Johannes Juul crée la turbine Gedser pour la compagnie d’électricité
(SEAS).
o En 1960 : Elaboration de turbines à axe horizontal en Allemagne.
o En 1971 : Premier parc d’éoliennes en mer au large du Danemark d'une puissance
totale de 5 MW.

4
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

o En 1973 : La crise pétrolière provoque les recherches sur les énergies renouvelables.
o En 1980 : Californie décide que d'ici l'an 2000, 10 % de son alimentation énergétique
proviendra de l'énergie éolienne .
o En 1984 : Projet Éole, la plus grande éolienne de type Darius au monde.
o En 1996 : Premier programme éolien français.
o En 2000 : Loi de modernisation du service public de l’électricité.
o En 2001 : Arrivée de tarifs d’achat de l’électricité.
o En 2002 : Mise en service du plus grand parc éolien offshore au monde au Danemark .
o En 2003 : Introduction des enquêtes publiques.
o En 2004 : La capacité mondiale d’énergie éolienne dépasse les 39 000 MW
o En 2005 : Mise en place La zone de développement éolien(ZDE) [9].
o En 2006 : Le seuil des 1000 MW est dépassé.
o En 2011 : Lancement des premiers sites en mer.
o En 2013 : Le Danemark produit 33,2% de son électricité grâce aux éoliennes.
o En 2014 : Le choc de simplification en faveur de développement économique,
Simplifier consiste, sur la durée, à rendre les procédures plus rapides, plus efficaces.
o En 2015 : Publication de La loi relative à la transition énergétique pour la croissance
verte (LTECV) [10].
o En 2016 : La filière retrouve le bon rythme.
o En 2017 : Mise en place du complément de rémunération.
o En 2018 : Groupe de travail et appels d’offres.
o En 2019 : Publication de la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie)[11].
o En 2020 : l’Allemagne, au mois de février atteint les 61,2 %.

I.3 LES ENERGIES RENOUVELABLES

Une énergie renouvelable (ER) est une source d'énergie se renouvelant assez rapidement
pour être considérée comme inépuisable à échelle humaine de temps. Les énergies
renouvelables sont issues de phénomènes naturels réguliers ou constants provoquées par les
astres, principalement le Soleil (rayonnement), la Lune (marée), mais aussi le vent (éolien) et
la Terre (énergie géothermique). Leur exploitation engendre très peu de déchets et
d’émissions polluantes. Toutes ces ressources peuvent être transformées en énergie
directement utile à l’homme sous forme de chaleur, d’électricité ou de force mécanique. Elles
contribuent au développement durable et à la protection de l’environnement [12].

5
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

o L’énergie solaire, c’est la transformation du rayonnement lumineux du soleil en


électricité. On trouve des différents types et technologies concernant cette source
[13].
o L’énergie éolienne, consiste à utiliser l’énergie mécanique par l’intermédiaire d’un
rotor et de pales. Cette source est non polluante[14].
o L’énergie hydraulique, l’énergie mécanique générée par la chute de l’eau qui fait
tourner une turbine liée à un alternateur ce qui permet la transformation de l’énergie
mécanique en énergie électrique[15].
o La géothermie, le principe consiste à extraire l’énergie géothermique contenue dans le
sol pour l’utiliser sous forme de chauffage ou pour la transformer en électricité. Dans
les couches profondes, la chaleur de la terre est produite par la radioactivité naturelle
des roches qui constituent la croûte terrestre.
o La biomasse, les matières issues des végétaux (comme le bois) et des animaux. Le
bois est une matière organique et, lorsqu’il brûle, il dégage de l’énergie sous forme de
chaleur.

Figure I.1 Les différentes types d’énergies renouvelables.

I.4 POTENTIEL D’ENERGIE EOLIENNE EN ALGERIE


Le potentiel éolien dans une région donnée se calcul à partir des distributions de la vitesse
moyenne. Lorsqu'on dispose de mesures de vent, l'information peut être représentée sous
forme d'histogramme Ce dernier illustre la variation de la fréquence relative des vitesses de
vent. La modélisation de la distribution de la vitesse du vent se fait à partir de plusieurs
Modèles, présents dans la littérature qui sont utilisées pour ajuster les distributions de la

6
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

vitesse du vent sur une période de temps. Le modèle le plus utilisé pour caractériser la
distribution des vitesses du vent est la distribution de probabilité de Weibull [16].
En ce qui concerne l’Algérie, la ressource éolienne varie considérablement d’un endroit à
l’autre. Ceci est principalement dû à une topographie et un climat très divers. Le pays est
divisé en deux zones géographiques distinctes : la Méditerranée septentrionale et la
Méditerranée orientale. Caractérisé par un littoral de 1200Km et un relief montagneux,
représenté par deux chaînes de et l’atlas saharien. Le sud algérien est caractérisé par des
vitesses plus élevées que le nord, plus particulièrement le sud-ouest avec des vitesses
supérieures à 4m/s et qui dépassent la valeur de 6m/s dans la région d’Adrar [17]. Le parc
éolien de Kaberten est composé de 12 éoliennes de puissance unitaire 850 kW. Il est situé à
72 km au nord de la wilaya d’Adrar. Les études d’évaluation du potentiel éolien disponible en
Algérie montrent que les vitesses de vent moyennes dans cette région sont de l’ordre de 6 m/s,
à 10 m de hauteur, étant installées sur des mâts de 55 m.

Figure I.2 Carte de gisement éolienne en Algérie [16].

I.5 LE GISEMENT EOLIEN


I.5.1 METEROLOGIE DE VENT
Le vent est une grandeur stochastique, intermittente qui dépend d’un ensemble de facteurs
tels que la situation géographique, les saisons, l’altitude, la température et la hauteur de
captage. Cette grandeur est causée par le déplacement de la masse d’air qui est dû
indirectement l’ensoleillement de la Terre. En effet par la rotation de la terre qui provoque
une déviation des vents vers la droite dans l’hémisphère nord et vers la gauche dans

7
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

l’hémisphère sud et par effet de centrifuge une surélévation de la hauteur d’atmosphère à


l’équateur. Le vent souffle en principe des zones de hautes pressions vers les zones de basses
pressions. Aux latitudes moyennes et aux grandes altitudes. Sa direction est cependant
modifiée du fait de la rotation de la terre. Le vent devient alors parallèle aux isobares au lieu
de leur être perpendiculaire.

I.5.2 LES DIFFERENTS TYPES DU VENT

Le vent est généralement appliqué aux mouvements horizontaux naturels de l’atmosphère.


Les mouvements verticaux sont appelés courants. Les vents sont produits par des différences
de pression atmosphérique causées principalement par des gradients de température. Les
variations de la distribution de la pression et de la température sont principalement dues à une
distribution inégale de l’énergie solaire sur la surface de la terre, et aux différences dans les
propriétés thermiques des surfaces des continents et des océans. Lorsque les températures
dans les régions voisines deviennent inégales, l’air plus chaud a tendance à circuler sur l’air
plus froid. La direction des vents ainsi générés est généralement fortement modifiée par la
force de Coriolis résultant de la rotation de la Terre [18].

I.5.2.1 LES VENTS GLOBAUX

L'air s'élève à l'équateur, s'étendant vers le nord et le sud dans la haute atmosphère. Dans
les deux hémisphères, à approximativement 30 degrés de latitude, la force de
Coriolis empêche les courants d'air d'aller beaucoup plus loin. L'air commençant de
redescendre à cette latitude, il se crée ici une zone de haute pression (appelée aussi un
anticyclone).
Lorsque l'air s'élève à l'équateur, il se crée au niveau du sol une zone de basse pression
attirant des masses d'air du nord et du sud.

I.5.2.2 LES VENTS DE SURFACE


Jusqu’à une hauteur d’environ 100 m, l’influence de la surface du sol sur les vents est
significative. En raison de la rotation de la terre, les directions des vents près de la surface
diffèrent également légèrement de celles des vents globaux. Dans le domaine de l’énergie
éolienne, ce sont les vents de surface et leur capacité énergétique qui présentent le plus grand
intérêt [19].

8
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

I.5.2.3 LES VENTS LOCAUX


Il est d’abord chaud et sec, puis il se charge d’humidité en traversant la mer Méditerranée.
En Antarctique, le catabatique est un vent glacial des montagnes qui souffle vers les côtes.
Les vents qui viennent des régions chaudes et des déserts font monter la température de l’air.
Le föhn est un exemple de vent chaud qui souffle en montagne. Il se forme quand l’air perd de
son humidité en s’élevant le long d’un versant au vent [18].

I.5.3 LES COUCHES ATMOSPHERIQUES


L’atmosphère est une Couche gazeuse qui entoure le globe terrestre. Vue de l'espace, elle
forme une fine couche de lumière bleue foncée sur l'horizon. elle se compose très
majoritairement de diazote (78 %), de dioxygène (21 %) et d'autres gaz, dont l'argon et
le dioxyde de carbone.

Troposphère : est La couche de l'atmosphère la plus proche de la surface, qui s'étend jusqu'à
environ 8 à 15 kilomètres d'altitude. La troposphère contient des gaz essentiels à la vie,
comme l'oxygène et l'azote, ainsi que la majeure partie de la vapeur d'eau de l'atmosphère.

La stroposphère : on trouve la Stratosphère au-dessus de la troposphère jusqu'à environ 35


kilomètres d'altitude, Dans cette zone, on trouve la couche d’ozone qui absorbe la majorité
des rayons solaires ultraviolets nocifs pour tout être vivant.

Mésosphère : La mésosphère est au-dessus de la stratosphère. Dans cette couche, la


température recommence à décroître avec l'altitude pour atteindre -80 °C à une altitude
d'environ 80 km.

La thermosphère : qui s’étend en moyenne de 80 à 500 km, Dans cette couche se trouve la
région où Près des pôles se forment les aurores boréales et australes.

I.5.4 LES CRITERES DE CHOIX DE SITES


Les critères de choix de l'implantation éolienne dépendent de la taille, puissance et du
nombre d'unités. Ils incluent la présence d'un vent régulier et diverses conditions telles que :
présence d'un réseau électrique pour recueillir le courant, absence de zones d'exclusion [17].

I.5.4.1 LA BRISE DE MER ET DE TERRES

Ces brises sont très influencées par des facteurs tels que la mer, la terre et les montagnes.
Ainsi, l’échauffement non uniforme et inégal du sol et de l’eau, sous l’effet du rayonnement

9
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

solaire, la variation de température est beaucoup plus sensible au-dessus de la terre qu’au-
dessus des grandes étendues d’eau. Cela induit au soulèvement de l’air chaud qui s’étend
ensuite vers la mer. L’air froid provenant de la mer est attiré par la dépression créée au niveau
de la terre à cause de son réchauffement. Ce phénomène est appelé la brise de mer. Durant la
nuit, la direction de cette brise prend le chemin inverse, c’est la brise de terre. On cite aussi la
brise de pente et la brise de vallée [16].

I.5.4.2EFFET VENTURI

Lorsque l’air Russie est entre deux objets tels que deux montagnes ou de grands bâtiments,
il est accéléré par l’effet Venturi. Lorsqu’il arrive sur la Colline, l’air est accéléré au sommet.
Ils sont le plus souvent de petite superficie [18].

I.5.4.3 EFFET COLLINE


Les collines, c'est à cause de la différence de pression qui existe à l'avant et à l'arrière de
celles-ci. Ainsi, le vent se trouve comprimé par la colline à la face exposée au vent, pour
s'étendre ensuite, une fois passé le sommet, vers la zone de basse pression du côté sous le vent
de la colline [16].

I.5.4.4 LA MER ET LES LACS


La mer et les lacs (près d’une côte non exploitée) sont également des endroits de choix : il
n’y a pas d’obstacles au vent, donc même à basse altitude, les vents ont une vitesse plus
élevée et sont moins turbulents [20].

I.5.5 INSTRUMENTS DE MESURE DE LA VITESSE DE VENT

Le vent est caractérisé par deux grandeurs variables : la vitesse et la direction.


I.5.5.1 l’ANEMOMETRE
L'anémomètre a été inventé par le physicien anglais Robert Hooke (1635-1703); c'est un
anémomètre utilisé par les marins pour mesurer la vitesse du vent quand ils sont en mer ou
même par des particuliers : vous pouvez vous balader avec votre anémomètre dans votre
poche. Il en existe plusieurs types. On peut les classer en quatre catégories principales :
 anémomètres à rotation.
 anémomètres à pression.
 Anémomètre a variation de section.
 Anémomètre à ultrasons [21].

10
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

Figure I.3 Anémomètre.

I.5.5.2 LA GIROUETTE

Girouette est un dispositif généralement métallique, principalement installé sur un toit,


constitué d’un élément rotatif monté sur un axe vertical fixe. Sa fonction est de montrer
l’origine du vent ainsi que, contrairement à la manche à vent, son origine cardinale. Ceci est
rendu possible par sa structure asymétrique, généralement matérialisée par une flèche ou un
coq, dont la pointe ou la tête, plus courte que les éléments indicateurs (le corps), pointe vers la
source du vent portant sur l’élément de guidage de la structure. L’axe fixe est généralement
muni d’une croix directionnelle indiquant les quatre points cardinaux [22].

Figure I.4 La Girouette.

I.5.5.3 LOGGER
Data logger Permet d’enregistrer des données mesurées sur un intervalle donné. Par
exemple, toutes les 10 minutes, il calcule les données de mesure moyennes de chaque
instrument et les stocke dans sa mémoire. Après la campagne de mesure, l’enregistreur de
données est connecté à un ordinateur pour extraire les données sous la forme d’une feuille de
calcul Excel [23].

11
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

Figure I.5 Data logger

I.5.6 LA ROSE DE VENTS

La rose des vents, les fréquences relatives des vents provenant de chacun des douze
secteurs sont indiquées dans le graphique central gauche comme étant l'étendue radiale des
segments de cercle couvrant les secteurs. La contribution de chaque secteur au total la vitesse
moyenne et le cube moyen total de la vitesse sont donnés sous forme de segments plus étroits
et les segments centraux respectivement. Pour chaque quantité, la normalisation est telle que
le plus grand segment s'étend jusqu'au cercle extérieur en pointillés [24].

Figure I.6 La rose de vent.

I.5.7 LOI DE BETZ


Considérons le système éolien à axe horizontal représenté sur la figure I.7 sur lequel on a
représenté la vitesse du vent V1 en amont de l'aérogénérateur et la vitesse V2 en aval.

12
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

figure I.7 Tube de courant autour d'une éolienne [20].


En supposant que la vitesse du vent traversant le rotor est égale à la moyenne entre la
vitesse du vent non perturbé à l'avant de l'éolienne V1 et la vitesse du vent après passage à
travers le rotorV2 , soit
V1 +V2
, la masse d’air e mouvement de densité ρtraversant la surface S des pales en seconde
2

est :
ρ S(V1 + V2 )
m= (I.1)
2

La puissancePm , est donnée par la loi de Newton qui s'exprime par la moitié du produit de la
masse et de la diminution de la vitesse du vent :

m(V1 2 +V2 2 )
Pm = (I.2)
2

En remplaçant m par son expression dans (I.1)


ρS (V1+V2 )(V12 −V2 2 )
Pm = (I.3)
4

Un vent théoriquement non perturbé traverserait cette même surface S sans diminution de
vitesse, soit à la vitesse V1 , la puissance Pmt correspondante serait alors :

ρS V13
Pmt = (I.4)
2

Le ratio entre la puissance extraite du vent et la puissance totale théoriquement disponible est
alors :
V V
Pm (1+( 1 ))(1− 1 )2 )
V2 V2
= (I.5)
Pmt 2

13
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

La figure (I.10) représente la caractéristique correspondante à l'équation (1.5). On constate


P
que le ratioP m appelé ; aussi coefficient de puissance CP , présente une limite égale à 0,59.
mt

Cette limite théorique appelée limite de Betz qui fixe la puissance maximale extractible pour
une vitesse de vent donnée.
Cette limite n'est en réalité jamais atteinte et chaque éolienne est définie par son propre
coefficient de puissance exprimé en fonction de la vitesse relative λ représentant le rapport
entre la vitesse de l'extrémité des pales de l'éolienne et la vitesse du vent [25].
On peut estimer la valeur maximale de ce coefficient, donc la puissance maximale qui peut
être récupérée avec une turbine éolienne, c'est la valeur maximale de ce coefficient
qui correspond à la limite dénommée la limite de Betz [26].

figure I.8 Coefficient de puissance[18].

I.5.8 DISTRUTION DE WEIBULL


La présentation des données sur le vent utilise la distribution de Weibull, comme un outil
permettant de représenter la distribution de fréquence de la vitesse du vent sous une forme
compacte. La distribution de Weibull à deux paramètres est exprimée mathématiquement sous
la forme :
K V V
f(V) = A (A)k−1 exp(−(A)k ) (I.6)

Où f(V) est la fréquence d'occurrence de la vitesse du vent V. Les deux paramètres de


Weibull ainsi définis sont généralement désignés sous le nom de paramètre d'échelle A et le
paramètre de forme k. L'influence sur la forme de f(V) pour différents Les valeurs du
paramètre de forme sont illustrées dans la figure I.11Pourk > 1, le maximum (valeur modale)

14
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

se situe à des valeursV > 0, tandis que la fonction diminue de façon monotone pour 0 < 𝑘 <
1 [24].
La distribution de Rayleigh est un cas particulier de la distribution de Weibull pour le cas
où le facteur de forme k est égal à 2. Sa densité de probabilité est donnée par :
V 2
V
f(V) = 2 2
e(−(C) )
(I.7)
C

Figure. I.9 La distribution de Weibull.

I.6 SYSYTEME EOLIENNE

Une éolienne est une machine permettant de la conversion d’énergie. Les machines
actuelles sont utilisées pour produire de l’électricité de type éolienne qui est consommée
localement (sites isolés), ou injectée sur le réseau électrique (éoliennes connectées au réseau).
L’application « connecté réseau » ou « grand éolien » représente, en terme de puissance
installée.

I.6.1 DESCRIPTION D’UNE EOLIENNE

L'aérogénérateur utilise l'énergie cinétique du vent pour entraîner l'arbre de son rotor, cette
énergie cinétique est convertie en énergie mécanique qui est elle-même transformée en
énergie électrique par une génératrice électromagnétique solidaire au rotor. L'électricité peut
être envoyée dans le réseau de distribution, stockée dans des accumulateurs ou utilisée par des
charges isolées.

15
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

Figure. I.10 Système éolienne.

I.6.2 PRINCIPALES COMPOSANTS D’UNE EOLIENNE


. Les pales : sont les capteurs de l'énergie cinétique qui transmettent l'énergie au rotor
. Le moyeu : il est pourvu d'un système qui permet d'orienter les pales pour réguler la vitesse
de rotation.

. L'arbre primaire (ou arbre lent) : relie les pales au multiplicateur.

.Le multiplicateur : il permet de réduire le couple et d'augmenter la vitesse. C'est


l'intermédiaire entre l'arbre primaire et l'arbre secondaire.

.L'arbre secondaire : il amène l'énergie mécanique à la génératrice. Il est équipé d'un frein à
disque mécanique qui limite la vitesse de l'arbre en cas de vents violents.

.Le générateur électrique : il assure la production électrique. Sa puissance peut atteindre


jusqu'à 5 MW. Il peut-être une dynamo (produit du courant continu) ou un alternateur (produit
du courant alternatif). L'alternateur est le plus utilisé pour des raisons de coût et de rendement.
.Le mât : c'est un tube en acier, pilier de toute l'infrastructure. Sa hauteur est importante : plus
elle augmente, plus la vitesse du vent augmente mais en même temps le coût de la structure
augmente. En général, le mat a une taille légèrement supérieure au diamètre des pales.
.Le système d'orientation de la nacelle : c'est une couronne dentée équipée d'un moteur qui
permet d'orienter l'éolienne et de la verrouiller dans l'axe du vent grâce à un frein.
. Le système de refroidissement : il est à air, à eau ou à huile et destiné au multiplicateur et à
la génératrice.
.Les outils de mesure du vent : girouette pour la direction et anémomètres pour l vitesse. Les
données sont transmises à l'informatique de commande.

16
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

.Le système de contrôle électronique : il gère le fonctionnement général de l'éolienne et de


son mécanisme d'orientation.
. Au pied du mât se trouve un transformateur [20].

Figure. I.11 principales composantes d’une éolienne

I.6.3 PRINCIPE DE FONCIONNEMENT

Une éolienne est constituée d’un mât en haut duquel de situe une nacelle. Dans cette
nacelle se trouvent les principaux dispositifs de production d’énergie. Tout d’abord l’énergie
cinétique du vent est transformée en énergie mécanique due à un mouvement de rotation du
rotor. Celui-ci est entrainé par le moyeu qui supporte les pales. La rotation du rotor est
transmise à la boite de vitesse par l’intermédiaire de l’arbre. La boite de vitesse permet
d’adapter la vitesse de rotation à celle du générateur. De la boite de vitesse sort un second
arbre qui transfère le mouvement au générateur .Ce dernier a pour rôle de transformer
l’énergie mécanique en énergie électrique généralement alternative.

I.6.4 LES DIFFEREENTS TYPES EOLIENNES


Les éoliennes se divisent en deux grandes familles : celles à axe vertical et celles à axe
horizontal :

I.6.4 .1 EOLIENNE A AXE HORIZONTALE


Les éoliennes à axe horizontal sont basées sur le principe des moulins à vent. Elles sont
constituées d’une à trois pales profilées aérodynamiquement. Le plus souvent le rotor de ces
éoliennes est tripale, Nous trouvons dans cette famille d’aéromoteurs deux catégories,

17
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

« onshore » et « offshore », ces termes américains permettent de distinguer si l’éolienne


est implantée sur terre ou à la surface de la mer.
o Les éoliennes terrestres dites « onshore » sont installées sur la terre.
o Les éoliennes marines dites « offshore » sont installées en mer.

I.6.4 .1.1 AVANTAGES ET INCONVENIENTS

Les avantages :

o Une très faible emprise au sol par rapport aux éoliennes à axe vertical.

o Cette structure capte le vent en hauteur, donc plus fort et plus régulier qu’au voisinage
du sol.

o Le générateur et les appareils de commande sont dans la nacelle au sommet de la tour.


Les inconvénients :
o Coût de construction très élevé.

o L’appareillage se trouve au sommet de la tour ce qui gêne l’intervention en cas


D’incident.
o Malgré ses inconvénients, cette structure est la plus utilisée de nos jours. Cependant,
les structures à axe vertical sont encore utilisées pour la production d’électricité dans
les zones isolées.

o Elles sont de faible puissance destinée à des utilisations permanentes comme la charge
des batteries par exemple.

I.6.4.2EOLIENNE A AXE VERTICAL

Les pylônes des éoliennes à axe vertical sont courts, entre 0,1 et 0,5 fois la hauteur du
rotor. Cela permet de placer tout le dispositif de conversion de l'énergie au pied de l'éolienne.

I.[Link] LES EOLIENNE DARRIEUS

Le rotor de Darrieus est basé sur le principe de la variation cyclique d'incidence. Un profil
placé dans un écoulement d'air selon différents angles, est soumis à des forces d'intensités et
de directions variables. La résultante de ces forces génère alors un couple moteur entraînant la
rotation du dispositif.

18
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

Figure. I.12 Type Darrieus.

I.[Link] LES EOLIENNE SAVONIUS

Le rotor de Savonius dont le fonctionnement est basé sur le principe de la traînée


différentielle. Les efforts exercés par le vent sur chacune des faces d'un corps creux sont
d'intensités différentes. Il en résulte un couple entraînant la rotation de l'ensemble.

Figure. I.13 Type Savonius.

19
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

I.[Link] AVANTAGES ET INCONVENIENTS

Les avantages :

o La conception verticale offre l’avantage de mettre le multiplicateur, la génératrice et


les appareils de commande directement au sol.

o Son axe vertical possède une symétrie de révolution ce qui permet de fonctionner quel
que soit la direction du vent sans avoir à orienter le rotor.

o Sa conception est simple, robuste et nécessite peu d’entretien.


Les inconvénients :
o Elles sont moins performantes que celles à axe horizontal.

o La conception verticale de ce type d’éolienne impose qu’elle fonctionne avec un vent


proche du sol, donc moins fort car freiné par le relief.

o Leur implantation au sol exige l’utilisation des tirants qui doivent passer au-dessus des
pales, donc occupe une surface plus importante que l’éolienne à tour [27].

I.7 CLASSIFICATION DES TURBINES EOLIENNES


Il existe essentiellement deux technologies d’éoliennes, celles dont la vitesse est fixe
et celles dont la vitesse est variable.

I.7.1 LES EOLIENNE A VITESSE FIXE


Dans le premier cas, le générateur tourne à vitesse fixe ou varie très légèrement en jouant
sur le glissement de la machine asynchrone (seules les générateurs asynchrones sont utilisés
dans ce cas). Deux générateurs asynchrones sont souvent utilisés dans ce type d’éoliennes. Un
générateur dimensionné pour des faibles puissances correspondant à des vitesses de vent
faibles et un générateur dimensionné pour des fortes puissances correspondant à des vitesses
de vent plus élevés. Le problème majeur de cette solution est la complexité du montage qui
augmente la masse embarquée.

I.7.2 LES EOLIENNE A VITESSE VARIABLE


Vu les problèmes causés par un fonctionnement à vitesse variable (Systèmes d’orientation,
maintenance périodique, rendement médiocre,…), on a cherché l’exploitation optimale de la
puissance extraite de l’énergie cinétique du vent. Pour cela, il faut ajuster en permanence la
vitesse de la génératrice à la vitesse du vent. Cette optimisation de la production voulue peut

20
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

s’effectuer par des commandes sur la turbine, sur la partie électrotechnique (générateur
électrique lui-même et/ou paramètres de commande du convertisseur d'électronique de
puissance).
Le tableau I.1 illustre un comparatif simple entre les différents fonctionnements

Tableau I.1 Comparaison entre l’éolienne à vitesse fixe et à vitesse variable.


A Vitesse Fixe A Vitesse Variable
o Augmentation du rendement o Simplicité du système électrique.
énergétique, o Plus grande fiabilité.
o Réduction des oscillations du couple o Faible probabilité d’entrée en
dans le train de puissance, résonance des éléments de l’éolienne.
o Réduction des efforts subis par le o Fonctionnement à vitesse variable
train de puissance, (±30% de la vitesse nominale).
o Génération d’une puissance
électrique d’une meilleure qualité.

I.8 AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES ENERGIES EOLIENNE

Les avantages :

- coût de production relativement faible (200.000 euros environ) par rapport à l'énergie
produite.

- La surface occupée au sol est peu importante.

- L'énergie éolienne est une énergie propre (pas d'émissions de gaz, pas de particules).

- Surface immense disponible en mer où le vent est pratiquement constant.

Les inconvénients :

- Affecte le paysage environnant et cause du bruit.


- Dépendant du vent.
- Des coûts d’investissement énormes.

21
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne

I.9APLICATIONS DES ENERGIES EOLIENNE


L’intérêt d’une éolienne est justifié par la possibilité qu’elle apporte de récupérer
l’énergie cinétique présente dans le vent. On caractérise :
o Eolienne de pompage mécanique.
o Eolienne de pompage électrique. Dans le cas de production d’énergie électrique, on
peut distinguer deux types de configuration :
.L’énergie est stockée dans des accumulateurs en vue de son utilisation ultérieure.
.L’énergie est utilisée directement par injection sur un réseau de distribution.
o Ferme éolienne.
o Aérogénérateur de grande puissance.

I.10 CONCLUSION

Dans ce chapitre, nous avons présenté généralité sur l’énergie éolienne, ces différents
types, sa structure et comment fonctionner. Le chapitre traite également un aperçu sur le vent,
ses différents types et ses instruments de mesures. L’intégration de production à base
d’énergie éolienne à un impact sur les réseaux électriques. Le chapitre suivant est consacré à
l’étude de l’intégration d’énergie éolienne et leur impact sur les réseaux électriques.

22
Chapitre II
Intégration de l’énergie Eolienne dans le
réseau électrique
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

II.1 INTRODUCTION
L'énergie éolienne est l'une des productions décentralisées dont le pouvoir d'intégration
dans le réseau électrique. L'intégration de cette dernière pose aux réseaux électriques de
nouvelles contraintes par rapport aux sources d’énergies conventionnelles dont le
comportement est bien maitrisé. Dans ce chapitre nous allons présenter les différents impacts
occasionnés par l’intégration de la production éolienne dans les réseaux électriques. Le
chapitre traite également le contrôle et l’amélioration de la qualité d’énergie produite.

II.2 GENERALITE SUR LE RESEAU ELECTRIQUE

Un réseau électrique est un ensemble d’infrastructures énergétiques plus ou moins


disponibles permettant d’acheminer l’énergie électrique de centres de productions vers les
consommateurs d’électricité. Il se compose de lignes électriques fonctionnant à différents
niveaux de tension [26].

L’énergie électrique produite par des générateurs d’énergie. Cette dernière sera
transformée sous une haute tension par des transformateurs élévateurs qui installés à la sortie
des générateurs. Ensuite elle sera transportée par un ensemble de lignes électriques sous une
haute tension, plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres, jusqu’aux centres de
consommation, Elle sera de nouveau transformée par des transformateurs abaisseurs et
distribuée sous une tension moyenne pour la mettre à la disposition des usagers.
La priorité du réseau électrique est déterminée par le niveau de tension, celui-ci est
fractionné en trois principales subdivisions à savoir le réseau de transport, de répartition et de
distribution. Les réseaux de transport sont basés sur une structure de réseau maillée, les
réseaux de répartition qu’ils alimentent ont fréquemment une structure bouclée, et les réseaux
de distribution sont généralement basés sur une structure arborescente [27].

II.3 CARACTERESTIQUE TECHNIQUE DE LA TECHNOLOGIE EOLIENNE

L’efficacité de la production éolienne dépend principalement des caractéristiques


techniques de l’éolienne citées par les caractéristiques du vent, la situation géographique et la
capacité de production des parcs éoliens.

Page 23
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

II.3.1 CARACTERISTIQUE DE RESSOURCE DE VENT ET CAPACITE DE LA


PRODUCTION EOLIENNE

II.3.1.1 VARIABILITE ET VITESSE DU VENT

Le vent étant une source intermittente, sa direction et sa vitesse varient rapidement avec le
temps. Ces variabilités peuvent classer en deux catégories. D’un côté la variabilité temporelle,
étant que les vents varient sur les différentes échelles du temps selon la journée, la saison et
l’année. Et d’un autre côté, la variabilité spatiale qui prend en compte la latitude, la
topographie, les obstacles ainsi que la rugosité du sol.
De plus, la puissance du vent est sensiblement constante à chaque instant pour l’ensemble
du globe, en un lieu donné et sur une période solaire. Par contre, la vitesse du vent est très
variable suivant les jours et les lieux [14].
Le Tableau II-1 donne la classification des vents avec l’échelle de Beaufort qui décrit les
différentes natures du vent en fonction de leurs vitesses.

Tableau II.1 Echelle de Beaufort.


Nombre de Beaufort Terme générique Vitesse du vent à 10 m de
(degré) (descriptif) hauteur en km/h
0 Calme Inférieure à 1
1 1 Très légère brise 1à5
2 Légère brise 6 à 11
3 Petit brise 12 à 19
4 Jolie brise 20 à 28
5 Bonne brise 29 à 38
6 Vent frais 39 à 49
7 Grand frais 50 à 61
8 Coup de vent 62 à 74
9 Fort coup de vent 75 à 88
10 Tempête 89 à 102
11 Violente tempête 103 à 117
12 Ouragan Supérieure à 118

Page 24
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

II.3.1.2 PRODUCTION DU PARC EOLIEN ET PROFILE DE LA DEMANDE


MOYENNE DE PUISSANCE

La puissance produite par les parcs éoliens définit le réseau auquel elles vont être
connectées. En effet, le raccordement de la ferme au réseau publique de transport s’effectue
alors à un niveau de tension supérieur ou égal à 63 kV, si la puissance produite par le parc est
supérieure à 12 MW. Dans le cas contraire, si la puissance produite est inférieure ou égale à
12 MW le raccordement s’effectue alors à un niveau de tension inférieur ou égal à 20 kV [28].
La demande mondiale d’éolienne connaît une croissance rapide ces dernières années. Plus
de 54 GW d’énergie éolienne ont été installés sur le marché mondiale en 2016, qui comprend
maintenant plus de 90 pays, dont 9 avec plus de 10 000 MW installés, et 29 ont passé la barre
des 1 000 MW. La capacité cumulée augmenté de 12.6 % en 2016 par rapport à l’année
précédent pour atteindre un total d 486.8 GW [29].

II.3.2 CAPTATION DE L’ENERGIE EOLIENNE


La conversion de l’énergie cinétique en énergie électrique se fait d’abord au niveau de la
turbine, qui extrait une partie de l’énergie cinétique du vent disponible pour la convertir en
énergie mécanique puis au niveau de la génératrice, qui reçoit l’énergie mécanique et la
convertit en énergie électrique [30].

II.3.2.1 PREDEICTION DE LA PRODUCTION EOLIENNE


Les problèmes majeurs de l’éolien sont la grande variabilité de sa production et surtout la
difficulté de prévoir cette production précisément plusieurs heures à l’avance. Les prévisions
à 72 h sont impossibles. Les erreurs de prévisions à 24 h peuvent atteindre des valeurs de plus
de 50%. Donc, il suffit d’avoir des réserves contrôlables de production pour couvrir ces
incertitudes en particulier la demande en période de pointe [31].

II.4 INTEGRATION DE L’ENERGIE EOLIENNE DANS LE RESEAU


ELECTRIQUE
L'éolienne raccordée au réseau a un impact plus ou moins important sur la qualité de
l'énergie. De plus, les parcs éoliens sont situés dans une zone où le réseau est peu développé
et où les vents sont favorables. Cependant, la ferme éolienne doit être connectée de plusieurs
façons, parmi lesquelles les suivantes :
 Ferme éolienne connecté à la ligne moyenne tension (HTA) existante qui répond aux
demandes environnantes (puissance transférable - de 2 à 5 MW).

Page 25
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

 La ligne HTA peut être raccordée au jeu de barres HTA de poste HTA/HTA la plus
proche par sa ligne de transport, si elle est trop faible pour une ferme éolienne (10 à 40 MW
de puissance de transmission).
 Ferme éolienne connecté au jeu de barres HTB dans le poste HTB / HTA la plus
proche par une ligne propre avec son propre transformateur HTB / HTA (puissance
transmissible - jusqu'à 100 MW).
L’éolienne introduit dans le réseau plus ou moins de variations de puissance, Quelle que soit
le type de raccordement [26].
On peut recenser deux types d’éoliennes raccordées aux réseaux électriques, les éoliennes
a vitesse fixe constituées d’une machine asynchrone a cage d’écureuil et les éoliennes a
vitesse variable constituées d’une machine asynchrone a double alimentation (MADA) ou
d’une machine synchrone a aimants permanents (MSAP) [32].

II.4.1 TENSION ET FREQUENCE DE RACCORDEMENT

La tension et la fréquence sont les grandeurs fondamentales pour l’exploitation d’un réseau
électrique. La tension doit être maintenue en tout point de raccordement dans la plage
autorisée. Cette tension est déterminée la puissance maximale de l’insertion de production
décentralisée au réseau électrique.
Le tableau ci-dessous donne les niveaux de tension au point de raccordement en fonction
de la puissance en France [26].

Tableau II.2 Niveaux de tension aux points de raccordement en fonction de la puissance.


Réseau Limite de tension Niveaux réels Limite de puissance
U ≤ 1 KV (raccordement monophasé) 230 KV P ≤ 18 KVA
BT U ≤ 1 KV (raccordement triphasé) 400 KV P ≤ 250 KVA
HTA 1 KV < U ≤ 50 KV 15K ,20KV,33 KV P ≤ 17 MW
50 KV < U ≤130 KV 63 KV, 90 KV P ≤ 50 MW
HTB
130 KV < U ≤ 350 KV 150 KV, 225 KV P ≤ 250 MW

D’autre part, il est important de maintenir la fréquence autour de sa valeur nominale (50 Hz)
dans un système électrique, l’équilibre entre la production et la consommation de la puissance
active, est traduit par Le respect strict de cette valeur. En effet, si la consommation est

Page 26
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

supérieure à la production, la fréquence est diminuée. Inversement lorsque la consommation est


inférieure à la production, la fréquence augmente.
Dans les installations des parcs éoliens, les éoliennes restent connectées au système lors de
la baisse de fréquence, et peuvent fonctionner dans une gamme de fréquence proche de la
valeur nominale pendant une certaine période qui varie avec la déviation. Les exigences de
fréquence changent selon le pays [33].
Le tableau suivant montre les limites les plus extrêmes sont fixées par le code de réseau
Danemark, Allemand et Ireland.

Tableau II.3. Les exigences sur les limites de la fréquence.


Pays Limite de fréquence (Hz) Durée maximale
48.5<f< 51 Continu
Danemark f<48.0 ou f>51.0 25 min
f<47.5 ou f>52.0 5 min
f<47.0 ou f>52.0 10 secs
49.0<f< 50.5 Continu
Allemagne f<48.5 ou f>51.5 30 min
f<47.5 ou f>51.5 10 min
f<46.5 ou f>53.5 10 sec
49.5<f< 50.5 Continu
Ireland f<47.5 ou f>52.0 60 min
f<47.0 ou f>52.0 20 secs

II.4.2 QUALITE DE LA TENSION (FLICKER, HARMONIQUE)


La qualité de la tension dépend du maintien de la valeur de la tension et de son fréquence
entre des limites prédéfinies et l'absence de perturbation.
Les majeurs perturbations qui pouvant affectées la tension sont flicker et les harmoniques.
Les fluctuations de tension (fliker) sont des variations cycliques de la valeur de la tension
efficace, ces variations brutales situées dans les limites de variation normale de la tension,
c’est-à-dire dans la tolérance de 10 % autour de la tension nominale. Le flicker produite
également par les opérations de commutation typiques, ces opérateurs sont la connexion et
déconnexion des aérogénérateurs au réseau.

Page 27
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

D’autre part, l’harmonique est un composant dont la fréquence multiple de la fréquence


fondamentale, qui provoque une distorsion de l’onde sinusoïdale. Une onde de 50 Hz pourra
donc avoir des harmoniques de 150 Hz est une harmonique de rang 3 et de 250 Hz c’est une
harmonique de rang 5. La principale gênante d’harmonique ce sont les appareils dont la
caractéristique tension/courant n'est pas linéaire tel que les convertisseurs électroniques de
puissance [34].

II.4.3 SYSTEME DE PROTECTION DE RACCORDEMENT


Le système de protection est l’ensemble des dispositions destinées à la détection des
défauts et des situations anormales des réseaux afin de commander le déclenchement d’un ou
de plusieurs disjoncteurs et, si nécessaire d’élaborer d’autres ordres de signalisations.
Les fonctions de protection sont réalisées par des relais ou des appareils multifonctions. A
l’origine, les relais de protection étaient de type analogique et effectuaient généralement une
seule fonction. Actuellement, la technologie numérique est la plus employée. Elle permet de
concevoir des fonctions de plus en plus évoluées et un même appareil réalise généralement
plusieurs fonctions. C’est pourquoi, on parle plutôt d’appareils multifonctions [35].

II.4.4CAPACITE D’ACCUEIL
Les éoliennes ont des problèmes très graves devant la limitation de la capacité des lignes et
des postes, car les lieux de production sont souvent éloignes, donc l’adaptation des postes
comme la haute tension suite au développement de l’éolien dans le réseau de distribution
(modification des protections, augmentation de la puissance de court-circuit etc.). Afin
d’assurer la sécurité du réseau, de nouvelles lignes devraient être construites en particulier aux
interconnexions entre les réseaux gérés par des opérateurs différentes [31].

II.4.5 TYPE DE RACCORDEMENT


Le choix du type de raccordement consiste à déterminer la meilleure façon de connecter un
nouvel utilisateur au réseau afin de minimiser les investissements selon différents critères de
sécurité et de qualité pour tous les utilisateurs du réseau. L’énergie éolienne a deux types de
raccordement dans le réseau électrique. Le premier type est le raccordement en départ
mixte, étant que le raccordement à un départ existant auquel des consommateurs et
éventuellement des producteurs sont déjà raccordés. Le deuxième type est le raccordement en
départ direct, étant que le raccordement au poste source le plus proche via un départ
nouvellement créé pour le nouvel utilisateur [36].

Page 28
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

(a) (b)
Figure. II.1 Illustration des configurations de raccordement (a) en départ mixte (b) en départ
direct
II.5IMPACTS DE L’INTEGRATION D’EOLIENNE DANS LE RESEAU
Le raccordement un système électrique quelconque a un impact important, qui dépend de
la technologie utilisée, et aussi du type de réseau. En général on peut dire que plus le taux de
pénétration est important plus l’impact de l’intégration des énergies renouvelable dans les
réseaux est significatif. On peut distinguer des impacts locaux qui concernent tous les types de
réseaux et les impacts globaux qui concernent en particulier les réseaux de transports
interconnectés.

II.5.1 IMPACT LOCAUX


Impacts Locaux se produisent dans le voisinage du point de raccordement de l’unité, ces
impacts sont en général indépendants du taux de pénétration global des unités de production
des énergies dans le système. Ils concernent deux principaux aspects : la capacité d’accueil du
réseau et la qualité de tension.

II.5.1.1 PLAN DE TENSION


Les impacts sur la tension de ces productions seront différents selon le type de réseaux
auxquels elles sont connectées. La tension au point de raccordement peut être élevée et même
dépasser la limite admissible. La gestion du plan de tension a pour but de contrôler les chutes
de tension actives et réactives qui augmentent de l'amont vers l'aval tout en assurant le respect
des obligations contractuelles ou réglementaires [26].

II.5.1.2 PLAN DE PROTECTION


La connexion de nouveaux générateurs au réseau modifiera également les courants de
courts circuits et donc le réglage des seuils des protections. D’ailleurs, ce changement peut
provoquer une mauvaise sélectivité, des déclenchements intempestifs ou l’aveuglement du
système de protection [28].

Page 29
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

II.5.2 IMPACTS GLOBAUX


Outre les impacts locaux qui ont des effets à proximité du point de raccordement, les unités
de production d’énergie renouvelable peuvent avoir des impacts plus globaux sur l’échelle
d’une région, en particulier si elles sont connectées au réseau de transport ou aux réseaux
insulaires [26].

II.5.2.1 IMPACT SUR LE FONCTIONNEMENT DES SYSTEMES

L’intégration d’énergie éolienne dans les réseaux a un impact sur la stabilité du système à
cause de l’insertion de machines synchrones qui changent le temps critique d’élimination de
défaut du système [37]. Par ailleurs, la production à base d’énergie éolienne est caractérisée
par l’intermittence qui de plus non contrôlable et sa production est variable, cela sera difficile
d’estimer l’énergie produite par conséquent une manque de puissance est donc la rupture de
l’électricité [3].

II.5.2.2 IMPACT SUR LA CAPACITE DE TRANSPORT


L’impact de l’intégration des énergies renouvelables sur la capacité de transport dépend de
la localisation géographique de la production d’énergie renouvelable par rapport à la demande
de la corrélation entre cette production et la demande et de la capacité initiale du réseau. La
production d’énergie renouvelable affecte le transit de l’énergie à travers le réseau, elle peut
changer la direction des flux, augmenter ou réduire les pertes. L’analyse de la capacité de
transmission nécessite à la fois des études statiques (calcul de la répartition des flux de
puissance) et dynamiques (analyse de stabilité) [38].

II.5.2.3 IMPACT SUR LE SENS DU TRANSIT DE PUISSANCE


Les réseaux sont dimensionnés pour transiter des flux de puissance du réseau de transport
vers le réseau de distribution. L’insertion de puissance par la production décentralisée au
niveau de la distribution va engendrer une inversion des flux. Les appareils de protection, à
l’origine unidirectionnels, vont devoir alors être bidirectionnels. De plus, des problèmes de
congestion locale peuvent apparaître et nécessiter un renforcement du réseau [39].
Sachant que les réseaux aux niveaux de tension inférieure sont normalement
surdimensionnés afin de faire face à l’accroissement de consommation, lorsque le taux de
pénétration de PD augmentera, la modification du sens de transit de puissance pourra
éventuellement provoquer des congestions locales [34].

Page 30
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

Figure .II.2 Impact sur le sens du transit de puissance.

II.5.3 IMPACT DES DIFFERENTS TYPES DE COMMANDE DE L’EOLENNE SUR


LE COMPORTEMENT DYNAMIQUE DU RESEAU ELECTRIQUE
Les génératrices de productions décentralisées peuvent être de type synchrone ou
asynchrone. L’insertion de générateurs synchrones dans le réseau va changer le temps critique
d’élimination de défaut (correspondant à la durée maximale d’une perturbation à laquelle le
système peut résister sans perte de stabilité). Ceci influencera directement la limite de la
stabilité dynamique du système en considération.
Les générateurs de type asynchrone consomment de la puissance réactive afin de
magnétiser leur circuit magnétique. Lors de la connexion au réseau elles appellent un courant
fort ce qui contribue au creux de tension (en profondeur). D’ailleurs, la présence d’interfaces
d’électronique de puissance peut faire augmenter le taux des harmoniques qui nuisent
gravement à la qualité de service fournie [40].

II.5.4 IMPACT DE L’EOLIENNE SUR LE COUT DE PRODUCTION DE


L’ENERGIE ELECTRIQUE
Avec l’évolution de la technologie éolienne et une meilleure prise en charge de tous les
facteurs influents, le coût de l’énergie électrique produite par l’exploitation de l’énergie
éolienne a beaucoup baissé ces dernières années. Comparée aux autres sources classiques et
renouvelables de production d’électricité, l’énergie électrique d’origine éolienne est la plus
compétitive notamment lorsque cette énergie est produite à partir d’installations Onshore et
lorsque les conditions d’exploitation sont favorables [14].

Page 31
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

II.6 PROBLEME ET REGLAGE DE L’INTEGRATION D’ENERGIE EOLIENNE


DANS LE RESEAU ELECTRIQUE
L‘énergie électrique étant très difficilement stockable, il doit y avoir en permanence
équilibre entre la production et la consommation. Pour un réseau d'énergie électrique en
fonctionnement stable, la puissance mécanique de la turbine entraînant un générateur et la
puissance électrique fournie par celui-ci sont équilibrées pour toute machine. Lorsque le
système électro énergétique subit une perturbation. La différence entre les puissances
mécanique et électrique induit une accélération ou une décélération pouvant entraîner la perte
de synchronisme d'un ou de plusieurs générateurs. Les angles rotoriques oscillent jusqu'à
l'intervention des systèmes de réglage et de protection afin de restituer la marche en
synchronisme et mener le réseau à un état de fonctionnement stable [41]. D’autre part,
problème majeur peut éventuellement limiter l’insertion continue des éoliennes dans le réseau
électrique est que cette production ne participe en général pas au réglage primaire de
fréquence, qui est essentiel pour la stabilisation de la fréquence en cas d’incident [42].

II.6.1 DESPONIPILITE DE RESOURCE ET PROBLEME DE I’INTERMITTENCE

Le manque de fiabilité dans la prédiction du vent ne posait plus de problème que la part
d’imprévisibilité de la consommation lorsque la part d'énergie éolienne était encore
marginale. La fiabilité de la prédiction devient aujourd’hui essentielle avec une présence de
plus en plus importante de la production éolienne dans le réseau. Au niveau d’un réseau
interconnecté, l’inexactitude de la prédiction est compensée en grande partie grâce au
foisonnement d’une vaste zone géographique qui permet de réduire de manière significative
l’erreur globale. La vaste zone géographique des réseaux interconnectés permet également de
garantir un minimum de production éolienne en fonction des régimes des vents. Ces deux
derniers points ne sont pas toujours possibles dans le réseau insulaire à cause de la faible
extension géographique ou simplement de la proximité entre les parcs éoliens [43].

D’ailleurs, la production à base d’énergie éolienne en est qualifiée d’intermittente car la


puissance qu’elle produise est variable et difficilement prévisible. Cette source d’énergie est
donc qualifiée de non dispatchables et de fatales. Ce caractère fatal a conduit à plafonner le
taux de pénétration de cette énergie intermittente dans la production totale pour garantir le
bon fonctionnement de système [44].

Page 32
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

II.6.2 DECONNEXION POUR VENT TROP FORT


L’effacement des installations éoliennes en cas de trop de vent est un incident qui peut
entraîner des pertes de production importantes. Ce problème devient dramatique lorsque le
niveau de pénétration du vent est élevé. Il convient de noter que le problème pourrait être
résolu par les critères de débranchement des éoliennes en fonction de la vitesse du vent [43].

II.6.3 TENUE FACE AUX VARIATIONS DE FREQUENCE


Le maintien de la fréquence d’un réseau dépend de l'équilibre établi entre la charge et la
puissance des centrales. Comme cet équilibre évolue dans le temps, il en résulte de petites
variations de fréquence dont la valeur et la durée dépendent des caractéristiques de la charge
et de la réponse de la production. Par ailleurs, le réseau peut-être soumis à des variations plus
importantes dues à des défauts ou des variations de charge ou de production qui causent des
variations de fréquence temporaires dont l’amplitude et la durée dépendent de la sévérité de la
perturbation [34]. Par une correction rapide et automatique, le réglage primaire de fréquence
permet de retrouver l’équilibre entre la production et la consommation. Ce dernier est assuré
par l’inertie mécanique des rotors de tous les groupes fonctionnant en synchronisme, qui
résiste naturellement à toutes les variations de la fréquence [42].

II.6.4 TENUE FACE AUX CREUX DE TENSION


Les générateurs éoliens sont très sensibles aux perturbations du réseau et ont tendance à se
déconnecter rapidement lors d’un creux de tension (dès que la valeur de la tension est
inférieure à 80% de la tension nominale). En effet, le couple électromagnétique va diminuer
pendant le creux de tension et la turbine va accélérer. Ceci entraînera une surchauffe pouvant
endommager la génératrice. Une procédure d’arrêt est nécessaire. Un creux de tension a pour
conséquence une démagnétisation de la génératrice [45].

II.6.5 CONTRAINTES DE FONCTIONNEMENT EN PUISSANCE REACTIVE


Les charges présentes sur le réseau électrique consomment une certaine quantité de
puissance active, mais également de la puissance réactive. Cette puissance réactive appelée
est en partie fournie par des groupes de production connectés au réseau de transport ou encore
par des dispositifs de compensations d'énergie réactive. De plus, le fait de faire transiter de la
puissance réactive dans une ligne diminue la puissance maximale transmissible. Ainsi le
contrôle de la tension sur un réseau s'effectue non seulement par des groupes de production,
grâce à des réglages hiérarchisés primaire, secondaire et tertiaire pour les réseaux HTB, mais

Page 33
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

aussi par des dispositifs de compensation de puissance réactive placés au plus près de la
consommation pour éviter les transits élevés de puissance réactive dans le réseau de transport
vers le réseau de distribution [34].

II.6.6 REGLAGE DE LA FREQUENCE ET CONTROLE DE LA PUISSANCE


ACTIVE
Le contrôle de la puissance active produite par des groupes de production est lié au réglage
de la fréquence du réseau. La notion de fréquence est primordiale. Elle traduit à tout instant
l'équilibre entre la production et la consommation. Cette fréquence doit être maintenue à
l'intérieur de certaines limites, afin de respecter les conditions techniques de fonctionnement
du réseau.
La Figure II.3 présente le principe du contrôle de la puissance active au niveau d’une
turbine classique. La production se présente sous la forme du couple mécanique et la
consommation se présente sous la forme du couple électromagnétique au niveau du
générateur et de la vitesse de rotation de ce générateur liée également à la fréquence du
réseau.

Figure. II.3 Principe du contrôle de la puissance mécanique


Le déséquilibre entre le couple mécanique et le couple électromécanique conduit à une
variation de la vitesse de rotation des machines synchrones, ce lien est régi par l’équation des
masses tournantes:
n d
 Ji   T T (II.1)
dt m em
i 1

Avec
MS : Machine synchrone.
Y: Variation de la position de la vanne.
J: Moment d'inertie de chaque groupe de production (kg.m2 ).

Page 34
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

Tm : Couple mécanique de la turbine du moteur (N.m).


Tem : Couple électromagnétique dela turbine du moteur (N.m).
Ω: Vitesse de rotation de la turbine (rad/s).
Pe: Puissance électrique (W).
Pm : Puissance mécanique (W).
Si Tm =Tem , il en résulte une situation d'équilibre avec
dW
= 0
(II.2)
dt

Le réglage de fréquence est organisé hiérarchiquement par trois types. D’abord le réglage
primaire, est destiné à faire face au déséquilibre de dynamique telle que la perte d'un groupe
de production. Elle permet de retrouver l’équilibre entre la production et la consommation
après une perturbation. En suite le réglage secondaire, faire revenir les transits de puissance
entre pays à leurs valeurs contractuelles. La régulation secondaire doit agir lorsque la
régulation primaire est terminée et la fréquence est stabilisée. Cette régulation permet de
restaurer le point de fonctionnement de tous les groupes de production aux valeurs de
consigne. De plus le réglage tertiaire, est un réglage manuel avec lequel la répartition peut
mobiliser à la hausse ou à la baisse des volumes de puissances disponibles. L'injection dans le
réseau de cette puissance permet de compenser les déséquilibres profonds et durables entre
production et consommation et de ramener la fréquence à la valeur nominale, de reconstituer
les réserves primaires et secondaires, de maintenir les marges d'exploitation à des niveaux
acceptables et de reconnecter les charges délestées permettant de prévoir tout nouvel
incident[43].

II.6.7 REGLAGE DE LA TENSION ET CONTROLE DE LA PUISSANCE


REACTIVE
Le réglage de tension est effectué par le contrôle de la production, de la consommation et
du transit de puissance réactive dans le réseau électrique. Les alternateurs représentent le
principal moyen de réglage côté production. Le réglage de tension est organisé
hiérarchiquement par trois modes. D’abord Le réglage primaire, ce mode est assuré par des
groupes de production équipés d'un régulateur primaire de tension. Grâce à ce régulateur, les
alternateurs fixent la tension à une valeur de consigne sur le point de raccordement. En suite
le réglage secondaire, c'est un réglage coordonné, pour éviter toute dérive ou encore pour
optimiser le fonctionnement de groupes proches et éviter que certains fournissent trop de

Page 35
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

puissance réactive pendant que d'autres n'en fournissent pas ou pire en absorbent. Le réglage
secondaire est centralisé par régions dites zones de réglage. Par ailleurs le réglage tertiaire, ce
réglage optimise le dispatching des puissances réactives suivant des critères économiques
[44].

II.6.8 AMELIORATION DE LA QUALITE DE L’ENERGIE ELECTRIQUE DU


RESEAU
L’amélioration de la qualité d’énergie peut être faite par plusieurs moyens classiques qui se
basent sur la compensation de l’énergie réactive en l’absorbant dans le réseau suivant le
besoin. Tout d’abord, les condensateurs sont utilisés pour corriger le facteur de puissance en
cas de fortes charges inductives cette solution est utilisée pour compenser la puissance
réactive dans le réseau. Ensuite, les inductances sont utilisées pour absorber la puissance
réactive produite par de longues lignes dans le réseau de transport. D’autre part, la solution de
compensateurs synchrones est utilisée des générateurs du réseau pour produire ou absorber
une puissance réactive, notamment la machine synchrone sous excité permet d'absorber la
puissance réactive et donc de diminuer la tension. Inversement, une sur excitation permet de
fournir de la puissance active et donc d'augmenter la tension. Par ailleurs, les transformateurs
avec prises réglables en charge capable d'adapter son rapport de transformation dans une
plage définie. Ceci permet de régler, en fonction du transit de puissance et/ou de la tension
mesurée, la tension du secondaire du transformateur [34].

II.7 LE RESEAU INTELLIGENT ET L’ENERGIE EOLIENNE


Le réseau intelligent est un réseau de distribution d'électricité qui utilise des technologies
informatiques de manière à optimiser la production et la consommation d’électricité afin
d’améliorer la fiabilité et l'efficacité énergétique de système électrique Les nouvelles
technologies permettront de faire des économies en lissant les pointes de consommation en
utilisant la production décentralisée. La pénétration des générateurs basés sur l’énergie
éolienne dans les réseaux de distribution est souvent limitée pour des raisons techniques. La
production doit s’adapter instantanément à la demande pour préserver la stabilité du réseau.
Les réseaux intelligents permettront d’agir sur la demande à travers des compteurs
intelligents, capables de déplacer certaines charges dans le temps à l’arrivée d’un signal
tarifaire [32].

Page 36
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique

II.8 CONCLUSION
L’intégration d’énergie éolienne dans le réseau électrique peut engendrée des perturbations
qui peuvent avoir un impact critique pour le système électrique notamment la qualité
d’énergie, pour cela des moyens classiques sont utilisés pour améliorer la qualité d’énergie.
Les récentes études lances des systèmes mieux que les moyens classiques sont les dispositifs
FACTS, l’étude détaillée de ces dispositifs est traitée par le chapitre suivant.

Page 37
Chapitre III
Amélioration de la stabilité d’énergie
éolienne connectée à un réseau électrique via
un système de transmission flexible en
courant alternatif
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

III.1 INTRODUTION

Le réseau électrique doit maintenir un équilibre entre l’énergie générée et l’énergie


consommée, l’énergie éolienne lorsqu’elle est raccordée à un réseau cause de nombreux
problèmes de stabilité, dans ce chapitre nous étudions l’importance de l’utilisation des
dispositifs transmission flexible en courant alternatif (FACTS) ,ce dernier est un équipement
utiliser pour contrôler la répartition des charges dans le réseau électrique dans le but de
l’amélioration de la stabilité de l’énergie éolienne raccordée à un réseau électrique.

III.2 DESCRIPTION DES DISPOSITIFS FACTS

La technologie des systèmes FACTS n'est pas limitée par un seul dispositif mais elle
regroupe une collection de dispositifs à base de l'électronique de puissance implantés dans les
réseaux électriques afin de mieux contrôler le flux de puissance et augmenter la capacité de
transit de leurs lignes. Par action de contrôle rapide de ces systèmes sur l'ensemble de
paramètres du réseau: tension, impédance, déphasage, fréquence, flux...etc. ils permettent
d'améliorer les marges de stabilité et assurer une meilleure flexibilité du transfert d’énergie
[48].

Dans les récentes années, les réseaux électriques ont connu une prolifération des dispositifs
FACTS, un dispositif FACT est basé sur des circuits de puissance à ouverture/fermeture
électronique (thyristor). Les deux types les plus communs des FACTS, soit le SVC et TCSC,
se basent sur des circuits commandés par thyristor. Les plus récents FACTS, comme
STATCOM, SSSC ou UPFC se basent sur les convertisseurs de tension/courant [49].

III.3 ROLE DES DISPOSITIFS FACTS

L'augmentation des transits de puissance dans les réseaux d'énergie électrique ainsi que les
contraintes environnementales ont conduit à l'introduction des dispositifs FACTS pour
l'amélioration de l'exploitation des réseaux. Ces dispositifs sont capables de remplir diverses
fonctions comme le maintien de la tension, le contrôle des flux de puissance, l'amélioration de
la stabilité du réseau, l'augmentation de la puissance transmissible maximale, etc. Grâce à leur
temps de réponse rapide, ils sont apparus comme des outils efficaces pour l'amortissement des
oscillations électromécaniques très basses fréquences. Cette nouvelle fonction des dispositifs
FACTS est d'autant plus importante que les réseaux mondiaux sont de plus en plus
interconnectés, donc sensibles aux oscillations électromécaniques inter-régions. Cependant, le
recours à de nombreux dispositifs FACTS dans un réseau nécessite d'étudier attentivement les

38
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

éventuels problèmes d'interaction de régulation des dispositifs FACTS entre eux, mais aussi
avec les autres éléments du réseau [50].

III.4 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT DES DISPOSITIFS FACTS

Les systèmes FACTS

A base de tyristor A base des


convertisseurs
(Ouverture et fermeture)

Thyristor GTO Les onduleurs


classique

La commande classique « Sauf que Commande Commande Command


le GTO dans le blocage il se bloque symétrique décalée e MLI
à l’aide de la gâchette »

Figure III.1 Principe de fonctionnement des systèmes FACTS.

III.5 CLASSIFICATION DES DISPOSITIFS FACTS

La classification des dispositifs FACTS selon la génération et la catégorie

III.5.1 CLASSIFICATION SELON LA GENERATION

III.5.1.1 GENERATION I

Le Static Var Compensator SVC est la première génération FACTS qui a été déposée sur
le marché il y a presque trente ans .Il est constitué d’une batterie de condensateurs commuté à
thyristors (TSC Thyristor Switched Capacitors), et d’un banc de bobines contrôlées à
thyristors (TCR Thyristor Controlled Reactors) comme le montre la figure III.3, dont le
premier exemple a été installé en 1979 en Afrique du Sud .Avec une coordination appropriée

39
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

de l’interrupteur des condensateurs et le contrôle des bobines, la puissance réactive de sortie


Peut-être variée continuellement entre les taux capacitifs et inductifs de l’équipement[51].

Figure III.2 Structure du SVC [51]

III.5.1.2 GENERATION II

Compensateur synchrone statique STATCOM, en 1990 que le premier STATCOM a été


conçu. C'est un convertisseur de tension à base des thyristors GTO ou IGBT alimenté par des
batteries de condensateurs. L'ensemble est connecté parallèlement au réseau à travers un
transformateur de couplage. Le principe de ce type de compensateur est connu depuis la fin
des années 70, mais ce n’est que dans les années 90 que ce type de compensateur a connu un
essor important grâce aux développements des interrupteurs GTO de forte puissance [51].

III.5.1.3 GENERATION III

En 1990 le concept de l’UPFC est introduit par Gyugyi. UPFC est le plus récents le plus
complet et le plus performant des systèmes FACTS [51]. Il est l'union d'un compensateur
shunt et d’un compensateur série.

III.5.2 CLASSIFICATION SELON LA CATEGORIE

Les systèmes FACT peuvent être classés en trois catégories :

 Compensateurs shunt
 Compensateurs série
 Compensateurs hybrides (série-shunt / shunt-série)

40
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

La figure suivante représente les grandes catégories des dispositifs de compensation de la


puissance réactive; la première colonne contient les systèmes conventionnels constitues de
composant de base R L C et transformateurs de valeurs fixes (compensation fixe) ou variable
commandés par des interrupteur mécaniques. Les dispositifs FACTS continents également les
mêmes composants mais rapidement commander avec des interrupteurs statiques et
convertisseurs de l'électronique de puissance [48].

Figure III.3 Les différents systèmes de compensation a base des catégories des dispositifs
FACTS.

III.5.2.1 DISPOSITIFS FACTS SHUNTS

Ils consistent en une impédance variable, Quand elle est connectée en parallèle sur un
réseau, elle consomme (ou injecte) un courant variable. Cette injection de courant modifie les
puissances actives et réactives qui transitent dans la ligne, pour éliminer les parties
mécaniques et avoir un temps de réponse très court, dans le but de la compensation de la
puissance réactive et par conséquence contrôlé la tension des nœuds [51].

Le compensateur shunt peut donc être remplacé par un SVC [49], ou un compensateur
synchrone statique STATCOM [51].

41
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

Figure III.4 Structure du STATCOM [51].

III.5.2.2 DISPOSITIFS FACTS SERIES

Ces types de FACTS connectés en série avec le réseau peuvent être utilisés comme une
impédance variable (inductive, capacitive) ou une source de tension variable. En général, ces
compensateurs modifient l’impédance des lignes de transport en insérant des éléments en
série avec celles-ci ; Et injectent une tension en série avec la ligne de transmission [48].

Il existe d’autres sortes des dispositifs FACTS séries qui sont :

 Compensateurs séries à base de thyristor :


 Capacité série commande par thyristor TCSC
 Réactance Série Contrôlée par Thyristor TCSR

III.[Link] TCSC

Les TCSC(Thyristor Controlled Séries Capacitor) un condensateur série commandée


par thyristors TCSC (compensateur série contrôlé par thyristors) ,c’est la première
génération FACTS qui possède la possibilité de contrôler l’impédance de la ligne. Le
TCSC est composé d’une inductance en série avec un gradateur à thyristors, le tout en
parallèle avec un condensateur . Généralement ce dispositif possède un élément de
protection contre les surtensions placés en parallèle avec ce dernier, appelé MOV (Métal
Oxide Varistor) [52], comme l’indique la (figure III.4).

42
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

Figure III.5 Structure de TCSC [52].

Du point de vue fonctionnement, le TCSC se comporte comme une réactance variable


connectée en série avec la ligne de transmission, la réactance variable RCT (Réactances
Commandées par Thyristor) et relier à travers un condensateur en série. Quand l’angle
d’amorçage de RCT est de 180 degrés, le réacteur ne conduit pas. Lorsque l’angle dépasse
180 degrés, l’impédance capacitive augmente. A l’autre extrémité, quand l’angle d’amorçage
de RCT est de 90 degrés, le réacteur devient entièrement conduisant, et l’impédance devienne
inductive,. Avec 90 degré, le TCSC aide en limitant le courant de défaut.

Quand l’angle d’amorçage du RCT est de 180 degrés, le réacteur est considéré comme :

 Mode hors circuit : les thyristors sont en pleine conduction.


 Mode bloqué : les thyristors sont bloqués.
 Mode variable : la conduction des thyristors est contrôlée par un signal d’amorçage

Le TCSC aborde des problèmes dynamiques spécifiques dans les réseaux de transports,
premièrement ils augmentent l’amortissement des oscillations lors de l’interconnexion des
grands réseaux électriques. Deuxièmement ils peuvent surmonter le problème de la résonance
Sous-Synchrone (SSR), un phénomène qui implique une interaction entre les grandes unités
de production et les réseaux de transports compensés en série [52].

 Compensateurs séries à base de GTO :


 Compensateur Série Synchrone Statique SSSC [48].

43
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

Figure III.6 Structure du SSSC [51].

III.5.2.3 DISPOSITIFS FACTS HYBRIDES

Ces dispositifs constituent une combinaison des dispositifs séries et shunts commandés
d'une manière coordonnée afin d'accomplir un contrôle prédéfini. Ces dispositifs permettent
un contrôle multi variables, ils servent à contrôler le flux de puissance active et réactive, la
tension et l'angle de transport [51].

Il existe d’autres types des dispositifs FACTS hybrides qui sont :

 Contrôleur unifié de l’écoulement de puissance (UPFC)


 IPFC (Interline Power Flow Controller)
 Régulateur d'angle de phase contrôlé par thyristor (TCPAR) [48].

III.6L’UPFC

III.6.1DESCRIPTION D’UN UPFC

UPFC (Unified Power Flow Controller) est constitué de deux transformateurs, l’un est
connecté en série et l’autre en shunt avec la ligne de transmission. Chaque transformateur est
connecté à un onduleur à base des thyristors GTO. Ces derniers sont couplés à travers une
liaison continue DC. Autrement dit, l’UPFC est la combinaison d’un STATCOM et un SSSC
couplés à travers une liaison DC commune, pour permettre l’écoulement bidirectionnelle de la
puissance active.

44
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

En effet, l’énergie active peut circuler librement dans les deux directions entre les
extrémités AC des deux convertisseurs et chaque convertisseur peut générer ou absorber
l’énergie réactive indépendamment [48].

Figure III.7 Structure d’un UPFC

III.6.2 CARACTERISTIQUE D’UN UPFC

L’originalité de ce compensateur est de pouvoir contrôler les trois paramètres associés au


transit de puissance dans une ligne électrique

 La tension.
 L’impédance de la ligne.
 Le déphasage des tensions aux extrémités de la ligne [51].

III.6.3 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UN UPFC

L’onduleur-2- injecte la tension Vs, qu’est contrôlable en amplitude et en phase. Donc il


peut réaliser la fonction de compensation série de la puissance active et réactive. D’autre part,
l’onduleur-1- est utilisé à travers la liaison continue pour fournir la puissance active
nécessaire à l’onduleur-2-. Il sert aussi à compenser l’énergie réactive puisqu’il peut fournir
ou absorber de la puissance réactive, indépendamment de la puissance active, au réseau.
L’UPFC permet à la fois le contrôle de la puissance active, réactive et celui de la tension de
ligne. En principe, l'UPFC est capable d’accomplir les fonctions des autres dispositifs FACTS

45
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

à savoir le réglage de la tension, la répartition de flux d’énergie, l’amélioration de la stabilité


et l’atténuation des oscillations de puissance [51].

III.6.4 COMANDE ET CONTROLE D’UN UPFC

L’objectif principal de notre convertisseur est de contrôler la puissance active P et la


puissance réactive Q de la ligne. Pour cela, il nous faut traiter/contrôler les courants qui
circulent par la ligne, qui sont des signaux triphasés et alternatifs. Le contrôle des signaux
alternatifs n’est pas aussi évident. En effet, pour le traitement de ces signaux, on peut utiliser
un PI généralisé, le PI classique ne présente un gain que pour les signaux continus. C’est
pourquoi un PI classique ne peut pas contrôler un signal alternatif. On pourrait par contre
envisager un PI généralisé qui pourrait être réglé à une fréquence quelconque pour laquelle il
présenterait un gain infini et permettrait d’annuler l’erreur statique d’un signal alternatif de
même fréquence sans avoir recours à des repères tournants.

Le correcteur proportionnel répond de façon identique aux erreurs quelles que soient leurs
fréquences, tandis que l’intégrateur résonant n’est sensible que l’erreur qui se produit à la
fréquence de résonance. Le PI généralisé se synchronise donc à la fréquence ω du signal
d’entrée.

Ce PI généralisé est plus complexe qu’un PI classique : il s’agit d’un correcteur du


deuxième ordre alors que le PI classique n’est qu’un premier ordre. Mais cette structure peut
être avantageuse du point de vue du volume de calculs dans certaines applications, puisqu’on
n’a pas besoin d’utiliser de repères tournants [52].

III.6.5 EMPLACEMENT OPTIMAL D’UPFC

Toutes les lignes du réseau sont candidates pour éventuelle installation de l’UPFC,
l’impédance série et parallèle de l’UPFC sont :Zp=j0.01,Zs= j0.01, respectivement. Durant la
procédure d’optimisation, les limites sur les variables Vp, Vs,δs, δp de l’UPFC[53],
présentées ci-dessous, doivent être respectées:

0.9≤Vp ≤ 1.1pu

0 ≤δ≤ 2 πrad

0≤ Vs ≤ 0.5 pu

46
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

0 ≤ δs ≤ 2πrad

III.7 COMPARAISON ENTRE DISPOSITIFS FACTS

Les dispositifs FACTS présentés précédemment sont des dispositifs raide et statique
divisés en deux classes à base de thyristor (TCSC, SVC, DFC) et à base de convertisseur
tension/courant (SSSC, STATCOM, UPFC).

Concernant le couplage avec le réseau électrique le TCSC et le SSSC sont des dispositifs
série, le SVC et le STATCOM sont des dispositifs shunt, le UPFC et le DFC sont des
dispositifs shunts. Le tableau synthétise les domaines d’applications des différentes
technologies de FACTS et permis de mieux comparer entre eux.

Tableau III.1 Domaines d’applications des dispositifs FACTS [54].

Dispositifs Contrôle de transie de Contrôle de la tension


puissance
SVC + +++
STATCOM + +++
TCSC ++ +
SSSC ++ +
UPFC +++ +++

Comme déjà mentionné précédemment, notre travail consisteà utiliser des dispositifs
FACTS pour exploiter le réseau avec la plus grande marge de sécurité possible, afin de
prévenir d’éventuels problèmes ou changements qui pourraient survenir dans le système tels
que l’effondrement de tension, les dépassement sur le transit de puissance ainsi que les pertes
actives, De ce fait, il faut choisir parmi les équipements FACTS, ceux qui ont des applications
spécifiques tels que le maintien de la tension à la valeur désirée et le contrôle de l’écoulement
de puissance[54].

La bonne fonctionnalité de l’UPFC est bien sûr la flexibilité qu’il offre en permettant le
contrôle de la tension, de l’angle de transport et de l’impédance de la ligne en un seul
dispositif comprenant seulement deux onduleurs de tension triphasés. Comparant avec le SVC
et le SSSC qui sont basés sur des circuits de puissance à ouverture et fermeture électronique.

47
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

III.8 APPLICATION PRATIQUE DES DISPOSITIFS FACTS

 A L’ECHELLE MONDIALE

Les systèmes FACTS sont habituellement connus comme nouvelle technologie, mais des
centaines d'installations dans le monde, plus particulièrement du SVC depuis 1970 avec une
puissance totale installée de 90.000 MVAR, prouvent l'acceptation de ce genre de
technologie. Le tableau III.2 montre des chiffres approximatifs des dispositifs FACTS
installés dans le monde avec les puissances totales installées [54].

Tableau III.2 Dispositifs FACTS installés dans le monde [54].

Type Nombre Puissance installée (MVA)


SVC 600 90.000
STATCOM 15 1.200
TCSC 10 2.000
UPFC 2-3 250

 UPFC D’INEZ

Le premier UPFC au monde a été installé en, 1998 à Inez (Kentucky, USA), sur le réseau
de l’American Power Electric (AEP). Cette région est alimentée par des unités de production
situées àsa périphérie par le biais de longues lignes de transport 138 kV. Dans des conditions
normales d’exploitation, un grand nombre de ces lignes transportaient des puissances de
l’ordre de 300 MVA. Cette valeur est supérieure à la puissance naturelle des lignes à ce
niveau de tension. Les lignes fonctionnaient proches de leur limite thermique, ce qui laissait
peu de marge de sécurité en cas de défaut. De plus, les niveaux de tension dans la région
d’Inez étaient généralement bas, soit aux environs 95% de la valeur nominale. Pour renforcer
le système, une ligne à haute capacité 138 kV, 950 MVA et un transformateur 345/128 kV ont
été construits. Un UPFC d’une puissance de ±320MVA a été installé. Pour le but d’utilisation
de la pleine capacité de la nouvelle ligne de manière à soulager le reste du réseau d’une part,
et le maintien de la tension de la région d’autre part. Des réactances séries ont également
étaient insérées dans les lignes de plus faible capacité afin d’en limiter la charge.

Dans les conditions normales d’exploitation. L’UPFC est géré de sorte que le transit de
puissance conduise à un minimum de pertes dans le réseau. Une diminution moyenne des

48
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

pertes de 24 MW a pu être observée. Lorsque la puissance circulant dans une des lignes
critiques du réseau dépasse 90% de sa capacité, l’installation est contrôlée de manière à
accroître le transit dans la nouvelle ligne pour réduire le courant dans les lignes surchargées.
En cas de défaillance dans le réseau, l’UPFC permet d’éviter l’écroulement de tension en
maintenant la tension à la sous station d’Inez [53].

 A l’échelle nationale

L'Algérie est un pays producteur et exportateur de l’énergie électrique, il est donc


primordial pour les gestionnaires du à la Société Algérienne de Gestion du Réseau de
Transport de l'Electricité (GRTE), d'analyser et de prévoir l'évolution temporelle de la
consommation de l’électricité à court, moyen et long terme, afin de prendre toutes les
dispositions nécessaires et de faire face à cette demande par une gestion adéquate du réseau
électrique et une planification des investissements par un choix convenable de nouvelles
installations de production[55].

En Algérie, la plus grande partie de l'électricité est d'origine thermique (98.3%), le reste se
répartissant entre les centrales hydro-électriques ou à diesel [56].

Figure III.8 Carte schématique du réseau électrique Algérien: Sonelgaz 1977[57].

L’Algérie aussi commence à s’intéresser aux énergies renouvelables et à investir dans les
productions de ce type d’énergie, une première et unique ferme éolienne de 10MW a été
installée dans la région de Kabrten dans la wilaya d’Adrar [58].

49
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

L’amélioration de la production de l’électricité en Algérie dans le but de l’intégration des


énergies renouvelables avec le réseau électrique.

Dans notre mémoire de fin d’étude nous basons sur l’intégration de l’énergie éolienne,
nous utilisons les équipements de l’électronique de puissance (dispositifs FACTS) pour éviter
les problèmes causés de l’intégration de ce type énergie pour contrôler la stabilité du réseau
électrique.

Le dispositif utilisé en Algérie pour assurer une exploitation efficace des réseaux
électriques au niveau de la tension le compensateur shunt SVC [57].

III.9 COUT DE DISPOSITIFS FACTS

Le coût des dispositifs FACTS est liés à d’autres critères doivent être pris en considération
dans la décision d’installer un dispositif.

Sur le plan économique, le critère généralement adopté dans l’évaluation des bénéfices
obtenus par un FACTS est que l’accroissement des revenues doit excéder les coûts
d’exploitations, de maintenance et d’amortissement de l’installation.

Le coût d’une installation FACTS dépend principalement des facteurs tels que :

 Les performances requises.


 La puissance de l’installation.
 Le niveau de tension du système.
 La technologie du semi-conducteur utilisé [59].

III.10 AVANTAGES ET INCONVENIENTS DES DISPOSITIFS FACTS

AVANTAGES
 Contrôle du flux de puissance qui est la principale fonction des dispositifs FACTS.
Ce contrôle doit être réalisé selon un cahier de charge prédéfini pour satisfaire les besoins des
consommateurs.
 Améliorer la stabilité dynamique du système entre les fonctions des FACTS
l'amélioration de la stabilité transitoire, atténuation des oscillations et le contrôle de la
stabilité des tensions.
 Contrôle des tensions dans les nœuds.
 Augmenter les capacités de charge des lignes vers leurs limites thermiques.

50
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

 Contrôle de la puissance réactive, réduction de l'écoulement de la puissance réactive,


donc permettre aux lignes de transmettre plus d'énergies active et par conséquence
réduire les pertes de transmission.
 Amélioration de la qualité d'énergie.
 Augmenter la capacité de transport de la puissance active [59].

INCONVENIENTS

 Le majeur inconvénient des dispositifs FACTS sont très chers.


 Le choix du modèle du FACTS.
 Choix de la localisation des FACTS.
 Protection pour les FACTS et pour le réseau [60].

III.11 ETUDE DE FLUX DE PUISSANCE DES RESEAUX ELECTRIQUES

L’écoulement de puissance consiste à répartir les puissances actives et réactives


demandées entre les différentes centrales interconnectées dans un réseau électrique. Cette
distribution doit évidemment respecter les limites de production des centrales et les capacités
de transport des lignes électriques et des transformateurs. Le calcul de l`écoulement de
puissance en régime permanent établi se base sur le système d'équation linéaire suivante
[54] :

𝐼 = 𝑌. 𝑉 (III .1)

Où :

I: Vecteur complexe des Courants nodaux injectés dans le réseau.

Y: Matrice des admittances complexes.

V: Vecteur complexe des tensions nodales.

III.11.1 PRINCIPE DE L’ECOULEMENT DE PUISSANCE

Lorsqu’on veut calculer l’écoulement de puissance ou bien l’écoulement de puissance


optimal dans un réseau électrique, il n’est pas nécessaire de modéliser tous les éléments qui
constituent ce réseau, mais on ne modélise que les éléments qui interviennent réellement, tels
que les générateurs de puissance, les charges électriques, les lignes de transport, les

51
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

transformateurs de puissance et les compensateurs statiques. Le modèle doit être


suffisamment simple tout en traduisant principalement la réalité du comportement [54].

III.11.2 FORMULATION DU PROBLEME DE FLUX DE PUISSANCE

𝑆𝑖∗ = 𝑃𝑖 − 𝑗𝑄𝑖 = 𝑉𝑖∗ . 𝐼𝑖 ⇒ 𝑆𝑖∗ = 𝑃𝑖 − 𝑗𝑄𝑖 = 𝑉𝑖∗ ∑𝑛𝑗=1 𝑌𝑖 𝑗 . 𝑉𝑗 (III.2)

De l’équation (III.2) on obtient

𝑆𝑖∗ = Pi − jQ i = (ei − jfi ) ∑nj=1(Gij + jBij (ej + jfj ) (III.3)

Sachant que :

𝑉 = 𝑒𝑖 + 𝑗𝑓𝑖 𝑃𝑖 = ∑𝑛𝑗=1 𝑒𝑖 (𝑒𝑗 𝐺𝑖𝑗 − 𝑓𝑖 𝐵𝑖𝑗 ) + 𝑓(𝑓𝑗 𝐺𝑖𝑗 + 𝑒𝑗 𝐵𝑖𝑗 )


𝑌𝑖𝑗 = 𝐺𝑖𝑗 + 𝑗𝐵𝑖𝑗 Donc : 𝑛

𝑉𝑖∗ = 𝑒𝑖 − 𝑗𝑓𝑖 𝑄𝑖 = ∑ 𝑓𝑖 (𝑒𝑗 𝐺𝑖𝑗 − 𝑓𝑖 𝐵𝑖𝑗 ) − 𝑒𝑖 (𝑓𝑗 𝐺𝑖𝑗 + 𝑒𝑗 𝐵𝑖𝑗 )


𝑗=1

Avec :

e =|V|* cos δ

f =|V|*sin δ

III.11.2.1 CLASSIFICATION DES VARIABLES ET DES CONTRAINTES D’UN


SYSTEME

Le problème d’écoulement de puissance est considéré comme problème de minimisation


non-linéaire avec contraintes [54].

III.[Link] VARIABLE DE CONTROLE

Les variables de contrôle sont en général les modules des tensions ou les puissances
réactives générées aux jeux de barres générateurs, les rapports de transformation des régleurs
en charge, les phases des transformateurs déphaseurs, et les puissances réactives générées par
les différents compensateurs d’énergie réactive [54].

III.[Link] VARIABLE D’ETAT

Sont les modules des tensions des jeux de barres charges et les angles de toutes les tensions
sauf le jeu de barres de référence [54]

52
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

III.[Link] CONTRAINTE D’EGALITE

Les contraintes d'égalité reflètent à des lois physiques gouvernant le système électrique.
Elles sont représentées par les équations non-linéaires de l’écoulement de puissance qui
exigent que la somme de l’injection nette des puissances actives et réactives dans chaque jeu
de barres soit nulle [54].

∆𝑃𝑖 = 0 = 𝑉𝑖 ∑𝑥𝑖=1[𝑉𝑘 [𝐺𝑖𝑘 cos(𝜃𝑖 − 𝜃𝑘 ) + 𝐵𝑖𝑘 sin(𝜃𝑖 − 𝜃𝑘 )]] − 𝑃𝐺𝑖 + 𝑃𝐷𝑖 (III.4)

∆𝑄𝑖 = 0 = 𝑉𝑖 ∑𝑥𝑖=1[𝑉𝑘 [𝐺𝑖𝑘 cos(𝜃𝑖 − 𝜃𝑘 ) − 𝐵𝑖𝑘 sin(𝜃𝑖 − 𝜃𝑘 )]] − 𝑄𝐺𝑖 + 𝑄𝐷𝑖 (III.5)

III.[Link] CONTRAINTES D’INEGALITES

Les contraintes d'inégalités habituelles peuvent inclure les limites sur les dispositifs
physiques dans le système électrique tels que, les générateurs, les transformateurs à prises de
charge, et les transformateurs déphaseurs, ainsi que les limites créées pour assurer la sécurité
de système, en plus d'autres contraintes d'inégalités comme les limites des puissances
réactives de compensations. Les limites sur les générateurs concernent les limites des
puissances actives et réactives qui doivent être maintenues dans les limites admissibles:

𝑃𝐺𝑖 𝑚𝑖𝑛 ≤ 𝑃𝐺𝑖 ≤ 𝑃𝐺𝑖 𝑚𝑎𝑥 (III.6)

𝑄𝐺𝑖 𝑚𝑖𝑛 ≤ 𝑄𝐺𝑖 ≤ 𝑄𝐺𝑖 𝑚𝑎𝑥 (III.7)

Les transformateurs à prises de charge ont des commutateurs max et min, du niveau de
tension par rapport à la tension nominale pour le réglage des modules de tensions et la
régulation des flux de puissances réactives. De même, les transformateurs à angles de phase
ont des décalages max. et min. pour le réglage des phases de tensions et la régulation des flux
de puissances actives. Les deux types de transformateurs forment les contraintes d'inégalités
suivantes:

𝑇𝑖𝑘 𝑚𝑖𝑛 ≤ 𝑇𝑖𝑘 ≤ 𝑇𝑖𝑘 𝑚𝑎𝑥 (III.8)

𝛼𝑖𝑘 𝑚𝑖𝑛 ≤ 𝛼𝑖𝑘 ≤ 𝛼𝑖𝑘 𝑚𝑎𝑥 (III.9)

53
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

Les batteries, les bobines et les compensateurs statiques de la puissance réactive sont
cernés par des valeurs minimales et maximales comme suit:

𝑄𝐶𝑖 𝑚𝑖𝑛 ≤ 𝑄𝐶𝑖 ≤ 𝑄𝐶𝑖 𝑚𝑎𝑥 (III.10)

Les limites sur le transit de puissance apparente au niveau des lignes de transport et des
transformateurs de puissance sont créées pour assurer la sécurité de système contre les pertes
thermiques dans les conducteurs, et/ou la stabilité du réseau :

|Sik |2 ≤ |Sik max |2 (III.11)

Pour garder la qualité de service électrique et la sécurité du système, il faut limiter les
violations sur les contraintes de tension qui doivent être dans leurs limites admissibles.

𝑉𝑖 𝑚𝑖𝑛 ≤ 𝑉𝑖 ≤ 𝑉𝑖 𝑚𝑎𝑥 (III.12)

Dans toutes les discussions jusqu'ici, on a assumé que toutes les variables sont continués,
par exemple la contrainte sur les tensions, mais certaines variables de contrôle sont de nature
discrètes telles que les prises de réglage de transformateur, les phases de transformateur de
réglage en phase et les tailles des batteries des condensateurs. Généralement la plupart des
approches de résolution de l’OPF prennent toutes les variables de nature continues, et une fois
que la solution optimale est obtenue chaque variable continue est arrondie à une valeur
discrète, mais cela ne garantit pas que la solution arrondie soit une solution optimale car
quelques contraintes peuvent être violées. Une solution possible pour remédier à ce problème
reflète l’arrondissement des valeurs continues avant l’intégration dans le calcul de
l’écoulement de puissance, cela veut dire que la solution trouvée est une valeur discrète [54].

III.11.3 CLASSIFICATION DES NŒUDS DES RESEAUX ELECTRIQUES

Il y a quatre grandeurs fondamentales associées à chaque jeu de barres i du réseau, à savoir


le module de tension Vi, la phase de tension δi, la puissance active injectée Pi et la puissance
réactive injectée Qi.

 JEU DE BARRE DE REFERANCE

Le jeu de barres de référence est choisi parmi un générateur qui est connecté. Le rôle de ce
jeu de barres est de fournir la puissance supplémentaire nécessaire pour compenser les pertes

54
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

de transmission, car celles‐ci ne sont pas connues d’avance. En plus, ce jeu de barres sert de
référence pour les phases des tensions [61].

 JEU DE BARRE DE CONTROLE (PV BUS)

Chaque jeu de barres du système dont le module de tension est maintenu constant est
considéré comme un jeu de barres à tension contrôlée ou jeu de barres générateur. Ce type de
jeux de barres est connecté avec un générateur. Au niveau de ce jeu de barres Pi et Vi sont des
grandeurs spécifiées (connues). Donc Qi et δi sont des inconnues.

 JEU DE BARRE DE CHARGE (PQ bus)

Tous les jeux de barres du réseau dont l’injection des puissances actives et réactives est
donnée, sont considérés comme des jeux de barres de charge. Pour ce type de nœud, les
puissances active Pi et réactive Qi sont connues et la procédure de l’écoulement de puissance
donne les valeurs de Vi et δi auparavant inconnues.

Le tableau III.3 ci-dessous donne les variables connues et inconnues pour chaque type de jeu
de barres [61]

Tableau III.3 Les variables au niveau des différents types de jeu de barres [61].

Type de jeu de barre Variables connues Variables inconnues


Charge (P, Q) P, Q V, δ
Contrôle (P, V) P, V Q, δ
Référence V, δ P, Q

III.11.4 METHODE DE CALCULE DE L’ECOULEMENT DE PUISSANCE

III.11.4.1 METHODE DE GAUSS-SEIDEL

La méthode de GAUSS-SEIDEL est l’une des plus simples méthodes itératives utilisées
pour la résolution du problème de l’écoulement de puissance ou généralement pour la
résolution d’un ensemble très large d’équations algébriques non linéaires. Cette méthode
consiste à enlever séquentiellement chaque nœud et actualiser sa tension en fonction des
valeurs disponibles de toutes les tensions des autres nœuds. Pour le cas de l’étude de

55
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

l'écoulement de puissance, les solutions recherchées sont déduites de la résolution de


l’équation nodale suivante:

𝐼𝑖 = 𝑌𝑖1 𝑉1 + 𝑌𝑖2 𝑉2 … + 𝑌𝑖𝑛 𝑉𝑛 = ∑𝑛𝑚=1 𝑌𝑖𝑚 𝑉𝑚 (III.13)

En général, on calcule le vecteur qui satisfait le système non linéaire et qui est donné par :

1 𝑃 −𝑗𝑂
𝑉𝑖 (𝑘+1) = 𝑌 [ (𝑉𝑖 ∗)𝑘𝑖 + ∑𝑛𝑖=1 𝑌𝑖𝑚 𝑉𝑚 (𝑘) ] (III.14)
𝑖𝑖 𝑖 𝑖≠𝑚

Pour les expressions des puissances actives et réactives, elles sont calculées à partir des deux
expressions ci-après respectivement.

𝑛
(𝑘) (𝑘)
𝑃𝑖 = ℜ 𝑉𝑖 ∗(𝑘)
[𝑉𝑖 𝑌𝑖𝑖 − ∑ 𝑌𝑖𝑚 𝑉𝑚 (𝑘) ]
𝑖=1 (III.15)
[ 𝑖≠𝑚 ]

𝑄𝑖 (𝑘) = −ℑ [𝑉𝑖 ∗(𝑘) [𝑉𝑖 (𝑘) 𝑌𝑖𝑖 − ∑𝑛𝑖=1 𝑌𝑖𝑚 𝑉𝑚 (𝑘) ]]


𝑖≠𝑚
(III.16)

La convergence du système est atteinte lors que la condition suivante est satisfaite : (10−3 )

𝑚𝑎𝑥 |𝑉 𝑘+1 − 𝑉 𝑘 | ≤ 𝜀 (III.17)

Dans le cas pratique, la condition d’arrêt est choisie par rapport aux puissances actives et
réactives [61].

𝑚𝑎𝑥 |𝑃𝑘+1 − 𝑃𝑘 | ≤ 𝜀 (III.18)

𝑚𝑎𝑥 |𝑄𝑘+1 − 𝑄𝑘 | ≤ 𝜀 (III.19)

III.11.4.2 METHODE DE NEWTON-RAPHSON

La méthode de Newton-Raphson est très connue dans le domaine des réseaux électriques.
Elle représente l’algorithme de base pour la résolution de problème d’écoulement de
puissance [62]. La puissance apparente injectée à chaque nœud i peut être représentée par
l’équation suivante :

56
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

𝑆𝑖 = 𝑉𝑖 ∑𝑛𝑗=1 𝑌𝑖𝑗 ∗ 𝑉𝑗 ∗ = ∑𝑛𝑗=1 𝑉𝑖 𝑌𝑖𝑗 𝑉𝑗 ∠(𝛿𝑖 − 𝛿𝑗 − 𝜃𝑖𝑗 ) (III.20)

Avec,𝑌𝑖𝑗 = 𝑌𝑖𝑗 ∠𝜃𝑖𝑗 et 𝑉𝐽 = 𝑉𝐽 ∠𝛿𝐽

Donc, on obtient,

𝑃𝑖 = ∑𝑛𝑖=1 𝑉𝑖 𝑌𝑖𝑗 𝑉𝑗 cos(𝛿𝑖 − 𝛿𝑗 − 𝜃𝑖𝑗 ) (III.21)

𝑄𝑖 = ∑ 𝑉𝑖 𝑌𝑖𝑗 𝑉𝑗 sin(𝛿𝑖 − 𝛿𝑗 − 𝜃𝑖𝑗 )


𝑖=1
(III.22)

Avec,

𝑃𝑖 = 𝑃𝐺𝑖 − 𝑃𝐿𝑖 (III.23)

𝑄𝑖 = 𝑄𝐺𝑖 − 𝑄𝐿𝑖 (III.24)

En général, l’algorithme de Newton-Raphson est formulé comme suit :

𝑃𝑖 (𝑘) = ℜ𝐹 (𝑋) = 𝐽∆𝑋 (III.25)

Avec, F représente l’erreur entre la puissance spécifiée et calculée, ∆X est le vecteur des
solutions et je représente la matrice Jacobéenne.

𝝏𝑷𝟏 𝝏𝑷𝟏 𝝏𝑷𝟏 𝝏𝑷𝟏


𝝏𝜹𝟏
… 𝝏𝜹𝒏 𝝏𝑽𝟏
… 𝝏𝑽𝒏
∆𝑃1 ⋮ ⋱ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ∆𝛿1
⋮ 𝝏𝑷𝒏 𝝏𝑷𝒏 𝝏𝑷𝒏 𝝏𝑷𝒏 ⋮
∆𝑃𝑛 𝝏𝜹𝟏
… 𝝏𝜹𝒏 𝝏𝑽𝟏
… 𝝏𝑽𝒏 ∆𝛿1
= 2 (III.26)
∆𝑄1 𝝏𝑸𝟏

𝝏𝑸𝟏 𝝏𝑸𝟏

𝝏𝑷𝒏 ∆𝛿𝑛
⋮ 𝝏𝜹𝟏 𝝏𝜹𝒏 𝝏𝑽𝟏 𝝏𝑽𝒏 ⋮
[∆𝑄𝑛 ] ⋮ ⋱ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮ [∆𝛿𝑛 ]
𝝏𝑸𝒏 𝝏𝑸𝒏 𝝏𝑸𝒏 𝝏𝑸𝒏
[ 𝝏𝜹𝟏 ⋯ …
𝝏𝜹𝒏 𝝏𝑽𝟏 𝝏𝑽𝒏 ]

L’équation (III.26), peut être reformulée par l’équation suivante :

∆𝑃 𝐽 𝐽2 ∆𝛿
[ ]= [1 ][ ] (III .27)
∆𝑄 𝐽3 𝐽4 ∆𝑉

57
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

III.12 IMPLANTATION DES FACTS DANS LE PROBLEME DE L‘ECOULEMENT


DEPUISSANCE

III.12.1 LES EQUATIONS D’UPFC

Le schéma équivalent d’UPFC est présenté dans la figure III.6. Selon cette figure, nous
remarquons que l’UPFC est modélisé par une tension complexe Vs∠δs connectée en série
avec une impédance Zs; le tous sont connectés en série avec la ligne. En plus, une tension
parallèle Vp∠δ p connectée en série avec une impédance Zp.

Figure III.9 Schéma équivalent d’UPFC [53].

Les puissances injectées par l’UPFC sont présentée comme suit [62] :

𝑢𝑝𝑓𝑐 𝑢𝑝𝑓𝑐 𝑢𝑝𝑓𝑐 𝑢𝑝𝑓𝑐 ∗ ∗


𝑆𝑖 = 𝑃𝑖 + 𝑗𝑄𝑖 = 𝑉𝑖 (𝐼𝑖 ) = 𝑉𝑖 (𝑌"𝑖𝑖 𝑉𝑖 + 𝑌"𝑖𝑗 𝑉𝑗 + 𝑌"𝑖𝑖 𝑉𝑠 + 𝑌 ′ 𝑝 𝑉𝑝 ) (III.28)

𝑢𝑝𝑓𝑐 𝑢𝑝𝑓𝑐 𝑢𝑝𝑓𝑐 𝑢𝑝𝑓𝑐 ∗ ∗


𝑆𝑗 = 𝑃𝑗 + 𝑗𝑄𝑗 = 𝑉𝑗 (𝐼𝑗 ) = 𝑉𝑗 (𝑌"𝑗𝑖 𝑉𝑖 + 𝑌"𝑗𝑗 𝑉𝑗 + 𝑌 ′𝑗𝑖 𝑉𝑠 ) (III.29)

𝑢𝑝𝑓𝑐
𝑃𝑖 = 𝐺"𝑖𝑖 𝑉 2 𝑖 + (𝐺"𝑖𝑗 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑖𝑗 + 𝐵"𝑖𝑗 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑖𝑗 )𝑉𝑖 𝑉𝑗 + (𝐺 ′ 𝑖𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑖𝑠 + 𝐵′ 𝑖𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑖𝑠 )𝑉𝑖 𝑉𝑠 +

(𝐺 ′ 𝑝 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑖𝑝 + 𝐵′ 𝑝 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑖𝑠 )𝑉𝑖 𝑉𝑝


(III.30)

𝑢𝑝𝑓𝑐
𝑄𝑖 = −𝐵"𝑖𝑖 𝑉 2 𝑖 + (𝐺"𝑖𝑗 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑖𝑗 − 𝐵"𝑖𝑗 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑖𝑗 )𝑉𝑖 𝑉𝑗 + (𝐺 ′ 𝑖𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑖𝑠 − 𝐵′ 𝑖𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑖𝑠 )𝑉𝑖 𝑉𝑠

+ (𝐺 ′ 𝑝 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑖𝑝 − 𝐵′ 𝑝 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑖𝑝 )𝑉𝑖 𝑝


(III.31)

58
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

𝑢𝑝𝑓𝑐
𝑃𝑗 = 𝐺"𝑗𝑗 𝑉 2𝑗 + (𝐺"𝑗𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑗𝑖 + 𝐵"𝑗𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑗𝑖 )𝑉𝑖 𝑉𝑗 + (𝐺 ′𝑗𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑗𝑠 + 𝐵′𝑗𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑗𝑠 )𝑉𝑗 𝑉𝑠 (III.32)

𝑢𝑝𝑓𝑐
𝑄𝑗 = −𝐵"𝑗𝑗 𝑉 2𝑗 + (𝐺"𝑗𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑗𝑖 − 𝐵"𝑗𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑗𝑖 )𝑉𝑖 𝑉𝑗 + (𝐺 ′𝑗𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑗𝑠 − 𝐵′𝑗𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑗𝑠 )𝑉𝑗 𝑉𝑠 (III.33)

III.12.2 L’UPFC AVEC L’ECOULEMENT DE PUISSANCE

Les performances du modèle d'injection UPFC sont testées sur le système d'alimentation
de générateur à deux zones illustré à la figure III.8. La ligne d'interconnexion de 230 km
transporte 400 MW de la zone 1 (générateurs 1 et 2) à la zone 2 (générateurs 3 et 4) pendant
la normale des conditions de fonctionnement. Le modèle d'injection de l'UPFC est placé au
début de la ligne inférieure entre les bus 8 et 12 afin de voir l'influence sur le flux de
puissance à travers cette ligne ainsi que sur les tensions de bus [63].

Figure III.10 Système à deux zones avec UPFC installé [63].

La grande vitesse de commutation d’UPFC fournit un mécanisme pour le contrôle


d’écoulement de puissance de la ligne, qui permet l’augmentation de la puissance transportée
par les lignes de transport existantes, et tient compte du réajustement rapide d’écoulement de
puissance de la ligne en réponse à des éventualités diverses. L’UPFC peut également régler le
flux de puissance à l’état stable dans ses limites d'estimation [64].

III.13 CONCLUSION

Dans ce chapitre nous avons donné une vue d'ensemble des différentes dispositifs FACTS
et leurs efficacités dans l’amélioration de la stabilité de l’énergie éolienne connectée à un
réseau électrique. Aujourd'hui cette technologie FACTS occupe une place privilégiée pour la
gestion de systèmes énergétiques vis-à-vis ces atouts qu'elle offre tout en augmentant la
capacité de transport, renforcement de stabilité de tension et le maintien d'une qualité

59
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif

meilleure de l'énergie produite tous ces avantages ne peut être prend lieu que par un réglage
adéquat des paramètres de ces dispositifs .

La dernière partie de ce chapitre présente le système UPFC et sa relation avec l’écoulement


de puissance par conséquent nous avons conclu que ce dispositif est le plus performant ce qui
va être prouvé dans le chapitre suivant.

60
Chapitre IV
Simulations et Résultats
Chapitre IV Simulations et résultats

IV.1 INTRODUCTION

L’étude de la stabilité de tension consiste à analyser la tension au niveau des jeux de barres
à la suite d’une petite perturbation en diverse position ns du système électrique. Pour cela, une
simulation est effectuée sur le réseau électriques test IEEE 14-nœuds, avec et sans
l’intégration d’une éolienne, et nous allons procéder à l’intégration des dispositifs FACTS tel
que l’UPFC et le TCSC dans le réseau électrique et voir leurs influences sur la stabilité de
tension et sur les puissances et les pertes actives et réactives. La simulation est effectuée sous
environnement MATLAB, en utilisant le PSAT (Power System Analysis Toolbox).

Début

Réseaux IEEE-14 Nœuds


1

Etude de l’écoulement de puissance

Simulation sous MATLAB /PSAT

2 3

L’intégration de l’éolienne Eolienne + Installation des systèmes


FACTS

UPFC TCSC

Etude comparative

Résultats (Tension, Puissance,


Pertes)

Fin

Figure IV.1 Structure global de simulation.

61
Chapitre IV Simulations et résultats

IV.2 OUTILS DE SIMULATIONS

PSAT, est une boîte à outils dans MATLAB qui est utilisée pour analyser les systèmes
électro-énergétiques et leur contrôle. Le choix de PSAT est justifié par la richesse de sa
bibliothèque, concernant les modèles liés aux éoliennes, notamment le modèle de vent et les
différents modèles de dispositifs FACTS. Le PSAT a plusieurs fonctions, citant :

1. L’écoulement de puissance basé sur la méthode de Newton Raphson (Power flow).


2. L’écoulement de puissance continu (Continuos power flow).
3. L’écoulement de puissance optimal (Optimal power flow).

Figure IV.2. Fenêtre de PSAT

Toutes les opérations de PSAT peuvent être réparties en deux genres d’analyse :

 La première analyse, est de résoudre les problèmes de réseaux électriques, cette


application s’effectue dans une page de commande ou un éditeur.
 La seconde analyse est d’implanter le réseau à étudier en utilisant une
bibliothèque de Simulink qui contient de nombreux modèle pour l’implantation
les systèmes électriques.
La figure IV.2 montre, les opérateurs de PSAT :
(a) L’éditeur de PSAT.
(b) La bibliothèque de PSAT.

62
Chapitre IV Simulations et résultats

Figure IV.3 Les opérateurs de PSAT.

IV.3 ETUDE DE L’ECOULEMENT DE PUISSANCE SUR UN RESEAU IEEE 14


NŒUDS

Dans cette partie, nous analysons l’écoulement de puissance en premier temps sur un
réseau standard IEEE à 14 nœuds. Par la suite, on étudie l’influence de l’intégration d’une
éolienne sur les performances du réseau aux termes de profil de tension et des pertes actives et
réactives. Puis nous allons procéder à l’implantation de dispositif UPFC dans le réseau étudié
avec des pourcentages de “50, 80 et 95 % ’’et voir son influence sur la stabilité de tension et
sur les pertes active et réactives.

IV.3.1 RESULTATS DE SUMILATION ET INTERPRETATION

A. CAS 1 : SANS EOLIENNE

Cette application consiste à simuler le comportement de réseau test IEEE 14-nœuds qui est
constitué de 5 générateurs thermiques, 14 jeux de barres, 16 lignes de transmissions, 11
charges et 4 transformateurs. Tous les paramètres de ce réseau sont détaillés dans l’annexe A.
La figure ci-dessous présente le réseau test IEEE 14-nœuds modélisé dans PSAT/MATLAB.

63
Chapitre IV Simulations et résultats

Figure IV.4 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (sans éolienne)

Pour analyser le problème de la stabilité de tension, et pour valider les résultats du


programme de simulation en utilise le PSAT. L’exécution permet de résoudre le problème par
la méthode d’écoulement de puissance, la solution du problème est obtenue après 4 itérations
en 0.497 secondes en utilisant la méthode de Newton Raphson.

Les résultats de simulations sont représentés dans la figure IV.4 ci-dessous :

1.1

1.08

1.06
Tension [p.u]

1.04

1.02

1 cas de base

0.98

0.96

0.94
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
N° de bus

Figure IV.5 Profil de tension du réseau IEEE 14-nœuds.

64
Chapitre IV Simulations et résultats

Les résultats numériques de la simulation sont représentés dans les tableaux suivants

Tableau IV.1 Résultats des tensions du réseau test IEEE 14-nœuds (sans éolienne).
N° de Tension Tension N° de Tension Tension
Nœuds [p.u] [kv] Nœud [p.u] [kv]
1 1,06 37,14 8 1,09 19,62
2 1,045 72,105 9 1,01290 13,9780
3 1,01 69,69 10 1,1218 13,9681
4 0,9978 68,8494 11 1,03565 14,2919
5 1,0029 69,2013 12 1,04615 14,4968
6 1,0700 14,7660 13 1,03650 14,3049
7 1,0.362 14,2970 14 0,99690 13,7579

Tableau IV.2 Résultats de l’écoulement de puissance (sans éolienne) [p.u]

Générations totales Charge totales Pertes totales


Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
active [p.u] réactive active réactive active réactive
[p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u]

3,92030418 2,04234526 3,626 1,1396 0,29430418 0,90274526

Tableau IV.3 Résultats de l’écoulement de puissance (sans éolienne) [MW,MVAR].

Générations totales Charge totales Pertes totales


Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
active réactive active réactive active réactive
[MW] [MW] [MVAR] [MVAR] [MW] [MVAR]

392,030418 204,234526 362,6 113,96 29,430418 90,274526

D’après les résultats de simulation obtenus, on peut constater que la majorité des
amplitudes de tension des nœuds sont aux limites acceptables, il n'y a pas de chute de tension,
donc la production totale de puissance réactive est importante par rapport à celle consommée,
et la conséquence de cela est des pertes de 90,2 MVAR. La puissance active générée est de
39,2 MW avec des pertes actives de 29,43 MVAR.

65
Chapitre IV Simulations et résultats

B. CAS 2 : AVEC EOLIENNE

La deuxième partie de simulation consiste à intégrer une éolienne MADA (moteur à


double alimentation), à la place d’un générateur thermique pour voir l’effet et les avantages de
l’éolienne sur le réseau de 14 nœuds, le raccordement de l'éolienne nécessite un modèle de
vent, le modèle d'estimation du vent est disponible dans PSAT.

La figure ci-dessous montre le réseau de test IEEE à 14 nœuds intégré par une éolienne
modélisée en PSAT/MATLAB.

Figure IV.6 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne).

Le nœud 6 est choisi comme le meilleur emplacement pour l'intégration de l'éolienne


après plusieurs intégrations dans différents nœuds et après plusieurs simulations, où les
pertes sont plus minimisées et les tensions du système ne sont pas diminuées dans les
marges de chute de tension appart dans le nœud 14. Après la simulation, il a été conclu qu'il
y a une chute de tension au nœud 14 ; par rapport au premier cas, les résultats de la
simulation sont présentés dans le tableau IV.4.

66
Chapitre IV Simulations et résultats

Tableau IV.4 Résultats des tensions du réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne)
N° de Tension Tension N° de Tension Tension
Nœuds [p.u] [kv] Nœud [p.u] [kv]

1 1,06 37,14 8 1,09 19,62

2 1,045 72,105 9 0,9679 13,3571

3 1,01 69,69 10 0,9585 13,2274

4 1,0014 69,0992 11 0,9693 13,3774

5 1,0089 69,6173 12 0,9767 13,4792

6 1,00 13,8 13 0,9648 13,3148

7 1,01695 14,0339 14 0,9359 12,9164

La figure ci-dessous illustre des résultats de la tension obtenue de la simulation et elle


reflète la chute brusque de tension au niveau de nœud 14.

Figure VI.7 Tensions au niveau des jeux de barres dans le cas de base et de l’éolienne.

67
Chapitre IV Simulations et résultats

Tableau IV.5 résultat globale de l’écoulement de puissance du système [p.u]

Générations totales Charges totales Pertes totales


Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
active [P.U] réactive [P.U] active réactive [P.U] active [P.U] réactive [P.U]
[P.U]
3.80637302 1.53671037 3.626 1.1396 0.18037302 0.39711037

Tableau IV.6 résultat globale de l’écoulement de puissance du système [MW,MVAR]

Générations totales Charge totales Pertes totales

Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance


active [p.u] réactive active réactive active réactive
[MW] [MVAR] [MVAR] [MW] [MVAR]

380 ,637302 153,671037 362,6 113,96 18,037302 39,711037

Les figures des pertes actives et réactives reflètent les résultats du tableau VI.4.

Figure VI.8 Pertes actives au niveau des lignes dans le cas de base et de l’éolienne.

68
Chapitre IV Simulations et résultats

Figure VI.9 Pertes réactives au niveau des lignes dans le cas de base et de l’éolienne.

D'après les résultats obtenus dans le premier cas et les résultats obtenus après l'intégration
de l'éolienne, les pertes sont minimisées avec beaucoup d'amélioration, la simulation réalisée
dans cette partie montre l'efficacité et l'impact de l'intégration de l'éolienne dans notre réseau,
mais le problème de chute de tension existe.

Pour éviter l’instabilité de réseau en terme de perturbation de puissance réactive qui a été
causée par l’intégration de l’éolienne due à la chute brusque de la tension au niveau de bus 14
de 0.96 à 0.93 P.U on intègre des compensateur synchrone, on a choisi dans notre étude
comparative les dispositifs FACT « UPFC » et « TCSC », en comparent les performances de
chaque compensateur ce qui vas nous mener à la réparation de cet incident qu’on va
rencontrer dans la 3eme partie.

C. CAS 3 : AVEC EOLIENNE ET DISPOSITIF FACT « TCSC »

La quatrième partie de simulation consiste à intégrer un dispositif FACTS « TCSC » à


effet capacitif dans un réseau de 14 nœuds intégré par une éolienne. Le TCSC modélisé
comme une réactance capacitive constante. L’utilisation de TCSC est pour prévenir la stabilité
de réseau et éliminer la chute de tension qui causé par l’intégration de l’éolienne ainsi que de
minimiser les pertes aux niveaux des lignes Pour déterminer l’emplacement optimal, on doit
insérer le TCSC avec toutes les lignes.

69
Chapitre IV Simulations et résultats

Tableau IV.7 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds du réseau test IEEE 14-nœuds.

N° de Cas de entre entre entre entre entre entre entre


Nœud base (p.u) [01-02] [01-05] [02-03] [02-04] [02-05] [03-04] [04-05]
01 1.06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06
02 1.045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045
03 1.01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01
04 1.001439 1,0007 1,0007 1,0019 1,0154 1,0068 0,9945 1,0064
05 1.0089 1,0080 1,0080 1,0092 1,0176 1,0176 1,0046 1,0044
06 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00
07 1.016954 1,0177 1,0177 1,0179 1,0238 1,0194 1,0134 1,0199
08 1.09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09
09 0.96791 0,9700 0,9700 0,9697 0,9753 0,9704 0,9641 0,9716
10 0.958514 0,9608 0,9608 0,9603 0,9648 0,9606 0,9552 0,9619
11 0.969384 0,9711 0,9711 0,9706 0,9729 0,9705 0,9675 0,9714
12 0.976756 0,9769 0,9769 0,9769 0,9773 0,9769 0,9764 0,9770
13 0.964841 0,9656 0,9656 0,9654 0,9661 0,9652 0,9641 0,9656
14 0.935972 0,9380 0,9380 0,9375 0,9410 0,9376 0,9333 0,9387

entre entre entre entre entre entre entre Entre Entre


[06-11] [06-12] [06-13] [07-09] [09-10] [09-14] [10-11] [12-13] [13-14]
1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06
1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045
1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01
1,003666 1,0016 1,002417 1,00112 1,001544 1,00119 1,00295 1,00155 1,003446
1,010294 1,009049 1,009542 1,00875 1,009007 1,00879 1,00986 1,00901 1,010154
1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00
1,021288 1,017283 1,019111 1,01076 1,016617 1,01552 1,01946 1,01721 1,020104
1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09
0,975885 0,968513 0,971964 0,98277 0,967089 0,96492 0,97237 0,96840 0,973437
0,972497 0,959065 0,962113 0,97094 0,958791 0,95617 0,96672 0,95895 0,963840
0,998760 0,969721 0,971477 0,97579 0,969059 0,96835 0,95981 0,96963 0,972942
0,977430 0,995216 0,98909 0,97789 0,976711 0,97760 0,97715 0,96939 0,973942
0,966613 0,969457 0,992863 0,96711 0,964858 0,96594 0,96599 0,96811 0,957291
0,941950 0,938268 0,950446 0,94567 0,935638 0,94301 0,93954 0,93769 0,960717

D’après les résultats présentés dans le tableau IV.8 on constate que le meilleur
emplacement de dispositif TCSC est dans la ligne qui entre les nœuds [13-14]. Donc
l’emplacement optimale pour intégrer le TCSC est basée sur la ligne qui est éloignée de la
production et dans le nœud qui consiste a une valeur de tension la plus faible.
70
Chapitre IV Simulations et résultats

Par ailleurs, nous avons utilisé les pourcentages de 80 et 95 % et on compare avec le cas
initial qui a un pourcentage de 50 % afin de choisir le meilleur pourcentage de TCSC. Les
résultats obtenir sont représentés dans le tableau suivant.

Tableau IV.8 Résultats des tensions aux niveaux de la ligne entre les nœuds [13-14] avec des
pourcentages « 50,80 et 95% »

N° de Nœud Cas de base V (p.u) V (p.u) V (p.u)


(p.u) 50% 80% 95%
01 1.06 1,06 1,06 1,06
02 1.045 1,045 1,045 1,045
03 1.01 1,01 1,01 1,01
04 1.001439 1,00327 1,0035118 1,00356943
05 1.0089 1,01005 1,01018934 1,01021584
06 1.00 1.00 1 1
07 1.016954 1,02044 1,019822 1,01919872
08 1.09 1,09 1,09 1,09
09 0.96791 0,97430 0,972778 0,97137907
10 0.958514 0,96537 0,963394 0,96239758
11 0.969384 0,97499 0,972835 0,97252203
12 0.976756 0,97577 0,974113 0,97453513
13 0.964841 0,95868 0,957216 0,95734983
14 0.935972 0,90699 0,960134 0,95837983

TableauIV.9 Résultat de l’écoulement de puissance en fonction du degré de compensation.

Générations totales Charge totales Pertes totales


Degré de Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
TCSC active réactive active réactive active réactive
[%] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u]
50 3,791275 1,50593 3,626 1,1396 0,165275 0,36633
80 3,7924476 1,49354649 3,626 1,1396 0,1664476 0,35394649
95 3,7939433 1,48653985 3,626 1,1396 0,1679433 0,34693985

D’après les résultats présentés ci-dessus on remarque une réduction des pertes réactives
totales et une augmentation au niveau des pertes actives total à cause de l’augmentation de
degré compensation alors le meilleur degré de compensations est de 50%.

Après la détermination de l’emplacement optimale pour intégrer le TCSC (entre les nœuds
13 et 14) et son meilleur degré compensation (50%), on va étudier son influence sur le réseau
étudié avec ses valeurs.

71
Chapitre IV Simulations et résultats

Les résultats de la simulation du réseau après l’intégration de TCSC entre les nœuds [13-
14] avec un degré de compensation de 50%, sont présentés ci-dessous.

Tableau IV.10 Résultats de l’écoulement de puissance (avec éolienne et TCSC)

Nœuds Tension [p.u] Tension [p.u] Tension [kv] Nœud Tension [kv]
1
1,06 73,14 1,09 8 19,62
2
1,045 72,105 0,97343787 9 13,4453434
3
1,01 69,69 0,96384042 10 13,3083138
4
1,00344626 69,2261641 0,97294218 11 13,42731
5
1,01015415 69,6940792 0,97394208 12 13,4381124
6
1.00 13,8 0,95729162 13 13,2160351
7
1,02010445 14,082153 0,96071763 14 13,2611991

1.15

1.1

1.05
Tension [p.u]

cas de base
1
avec eolienne

0.95 avec eolienne et


TCSC

0.9

0.85
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
N° de bus

Figure IV.10 Profil de tension du réseau IEEE14-nœuds sans et avec éolienne et TCSC.

D’après le tableau IV.11 et la figure IV.10 nous constatons que le TCSC éliminer la chute
de tension au niveau de nœud 14.

Les figures ci-dessous présentes les résultats des pertes actives et réactives aux niveaux des
lignes avant et après l’intégration de TCSC dans la ligne entres les nœuds [13-14] avec une
degré de compensation de 50%.

72
Chapitre IV Simulations et résultats

12

10
Pertes actives [MW]
8

6 cas de bas

avec eolienne
4
avec éolienne et
TCSC
2

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Ligne

Figure VI.11 Pertes actives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et TCSC.

30

25

20
Pertte réactive [MVAR]

15 cas de bas

10 avec
eolienne

avec
5
éolienne et
TCSC

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

-5
Ligne

Figure VI.12 Pertes réactives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et TCSC.

Les tableaux suivants présentes les de l’écoulement de puissance sans et avec éolienne et
TCSC en p.u et en MW et MVAR.

73
Chapitre IV Simulations et résultats

Tableau IV.11 Résultats de l’écoulement de puissance sans et avec éolienne et TCSC [p.u].

Générations totales Charge totales Pertes totales


Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
Cas active réactive active réactive active réactive
[p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u]

cas de base 3,92030418 2,04234526 3,626 1,1396 0,29430418 0,90274526

avec
éolienne 3,80637302 1,53671037 3,626 1,1396 0,18037302 0,39711037
avec
éolienne et 3,791275 1,50593 3,626 1,1396 0,165275 0,36633
TCSC

Tableau IV.12 Résultats de l’écoulement de puissance sans et avec éolienne et TCSC


[MW,MVAR].

Générations totales Charge totales Pertes totales


Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
Cas active réactive active réactive active réactive
[p.u] [MW] [MVAR] [MVAR] [MW] [MVAR]
cas de base 392,03041 204,234526 362,6 113,96 29,430418 90,274526
Avec éolienne 380 ,63730 153,671037 362,6 113,96 18,037302 39,711037
avec éolienne
et TCSC 379,127 150,593 362,6 113,96 16,5275 36,633

D’après les résultats présentés ci-dessus, on remarque que le TCSC est diminué les pertes
totales du réseau jusqu’à la valeur 36.633 MW. On constate également que les productions
actives et réactives des générateurs sont diminuées. Alors on conclure que le TCSC contrôle
du flux de puissance et par conséquence la réduction des pertes. On conclure également
l’emplacement optimal pour insérer de TCSC est dans les lignes qui sont éloignées de la
production et le nœud le plus faible.

D. CAS 4 : AVEC EOLIENNE ET DISPOSITIF FACT « UPFC »

D’après l’intégration de l’éolienne dans la partie précédente, on constante qu’a une


influence sur notre réseau, causant une chute de tension au niveau de nœud 14 de 0.935 (P.U).

74
Chapitre IV Simulations et résultats

Pour analyser ce problème on intègre L’UPFC. Pour évaluer les performances de notre
contrôleur, nous allons présenter les résultats de l’évolution de l’état électrique de réseau lors
de régime de fonctionnement perturbé.

Dans cette partie, on se propose d’étudier le comportement de réseau IEEE 14 nœuds dans
tous les cas et on va faire un scénario ou l’on nous voit le changement de profil de tension.

Figure IV.13 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne et UPFC)

Les résultats numériques de la simulation sont représentés dans les tableaux suivants.

Tableau IV.13 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds (avec éolienne et UPFC).

N° de Cas de entre entre entre entre entre entre entre


Nœud base [01- 02] [01 -015] [02 - 03] [02 - 04] [02 -05] [03 -04] [04 - 05]
(p.u)
01 1.06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06
02 1.045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045
03 1.01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01
04 1.001439 1,001121 1,00596 1,001754 1,009697 1,004031 1,001294 1,006255
05 1.008948 1,008537 1,016334 1,009143 1,014042 1,01315 1,008861 1,003932
06 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00
07 1.016954 1,017384 1,019333 1,017461 1,020883 1,018141 1,014064 1,019514
08 1.09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09
09 0.96791 0,96906 0,970625 0,968864 0,971937 0,969071 0,974854 0,970861
10 0.958514 0,959726 0,960916 0,959469 0,96194 0,959483 0,964326 0,961133
75
Chapitre IV Simulations et résultats

11 0.969384 0,970298 0,970771 0,970058 0,971214 0,96988 0,97238 0,970906


12 0.976756 0,976873 0,97698 0,976848 0,977072 0,976845 0,977289 0,977
13 0.964841 0,965249 0,965377 0,965133 0,96551 0,965017 0,965905 0,965432
14 0.935972 0,937051 0,937915 0,936801 0,938674 0,936726 0,940506 0,938095

entre entre entre entre entre entre entre entre entre


[06-11] [06 -12] [06-13] [07 - 09] [09 -10] [09 -14] [10-11] [12-13] [13-14]
1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06 1,06
1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045 1,045
1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01 1,01
1,0036 1,0015 1,00223 1,00129 1,00165 1,0014 1,0028 1,0015 1,00574
1,0101 1,0090 1,00943 1,00886 1,00907 1,00895 1,0097 1,0090 1,01305
1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 1,00
1,0214 1,0172 1,01893 1,01406 1,01713 1,01642 1,0199 1,0172 1,02383
1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09 1,09
0,9764 0,9685 0,97170 0,97485 0,96816 0,96673 0,9735 0,9683 0,98023
0,9727 0,9590 0,96187 0,96432 0,95627 0,95766 0,9680 0,9589 0,97167
0,9972 0,9697 0,97121 0,97238 0,96793 0,96910 0,9597 0,9696 0,9832
0,9774 0,9915 0,98802 0,97728 0,97678 0,97686 0,9772 0,9699 0,98639
0,9664 0,9690 0,98852 0,96590 0,96498 0,96459 0,9659 0,9678 0,96976
0,9419 0,9381 0,94871 0,94050 0,93628 0,93673 0,9400 0,9375 0,97089

Dans le cas du réseau sans UPFC, la puissance est instable .Cependant, dans le cas avec
UPFC nous remarquons l’apparition d’une variation notable due à l’échange de la puissance
active entre le réseau et l’UPFC.

La ligne entre les nœuds [13-14] est choisie comme le meilleur emplacement pour
l’implantation du dispositif « UPFC » où on trouve la perturbation. Pour cela on va faire une
simulation avec un pourcentage de “50, 80 et 95 % ’’ et voir son influence sur la stabilité de
tension et sur les pertes active et réactives.

Tableau IV.14 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds avec des pourcentages « 50,80
et 95% »

N° de Nœud Cas de base entre [13 - 14] entre [13- 14] entre [13 - 14]
(p.u) (50%) (80%) (95%)
01 1.06 1,06 1,06 1,06
02 1.045 1,045 1,045 1,045
03 1.01 1,01 1,01 1,01
04 1.001439 1,00574583 1,003512 1,003569
05 1.008948 1,01305503 1,010189 1,010216
06 1 1,013 1 1
07 1.016954 1,02383005 1,019823 1,019199
08 1.09 1,09 1,09 1,09

76
Chapitre IV Simulations et résultats

09 0.96791 0,98023027 0,972779 0,971379


10 0.958514 0,97167938 0,963395 0,962398
11 0.969384 0,9832173 0,972835 0,972522
12 0.976756 0,98639246 0,974113 0,974535
13 0.964841 0,96976469 0,957217 0,95735
14 0.935972 0,97089612 0,960135 0,95838

Tableau IV.15 Résultats de l’écoulement de puissance du système.

Générations totales Charge totales Pertes totales


Degré de Puissanc Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
UPFC e active réactive active réactive active réactive
[%] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u]

50 3,788533 1,484816 3,626 1,1396 0,162575 0,345216

80 3,789626 1,471917 3,626 1,1396 0,163626 0,332317

95 3,791054 1,464545 3,626 1,1396 0,1650544 0,324945

A partir de ces résultats obtenus on observe que le meilleur emplacement est dans la ligne
entre les nœuds [13-14] avec un pourcentage de 50%, où les pertes sont minimisées et la
chute de tension a été éliminée.

Après la détermination de l’emplacement optimale pour intégrer l’UPFC (entre les nœuds
13 et 14) et son meilleur pourcentage (50%), on va étudier son influence sur le réseau étudié
avec ses valeurs.

Tableau IV.16 Tensions aux niveaux des nœuds.

Nœud Tension [p.u] Tension [kv] Nœuds Tension [p.u] Tension [kv]
8
1 1,06 73,14 1,09 19,62
9
2 1,045 72,105 0,98023 13,5271777
10
3 1,01 69,69 0,97167 13,4091755
11
4 1,00574 69,396462 0,98321 13,5683987
12
5 1,01305 69,9007971 0,98639 13,612216
13
6 1,013 13,9794 0,96976 13,3827527

77
Chapitre IV Simulations et résultats

14
7 1,02383 14,1288547 0,97089 13,3983665
Les résultats de la simulation du réseau après l’intégration d’UPFC entre les nœuds [13-14]
avec un degré de compensation de 50%, sont présentés ci-dessous.

1.15

1.1

1.05
Tension [p.u]

1 cas de base
avec eolienne
0.95 avec eolienne et UPFC

0.9

0.85
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
N° de bus

Figure IV.14 Profil de tension aux niveaux des nœuds sans et avec éolienne, UPFC

Les figures ci-dessous présentes les résultats des pertes actives et réactives aux niveaux des
lignes avant et après l’intégration de l’UPFC.

12

10
Pertes actives [MW]

6 cas de base
avec eolienne
4 avec eolienne et UPFC

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Ligne

Figure VI.15 Pertes actives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et UPFC.
78
Chapitre IV Simulations et résultats

30

25
Pertes réactives [MVAR]

20

15 cas de base
avec eolienne
10
avec eolienne et UPFC
5

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
-5
Ligne

Figure VI.16 Pertes réactives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et UPFC.

Tableau IV.17 résultat globale de l’écoulement de puissance du système [p.u]

Générations totales Charge totales Pertes totales


Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
Cas active réactive active réactive active réactive
[p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u]
cas de base 3,92030418 2,04234526 3,626 1,1396 0,29430418 0,90274526

avec 3,80637302 1,53671037 3,626 1,1396 0,18037302 0,39711037


éolienne
avec
éolienne et 3,788533 1,484816 3,626 1,1396 0,162575 0,345216
UPFC

Tableau IV.18 résultat globale de l’écoulement de puissance du système [MW,MVAR]

Générations totales Charge totales Pertes totales


Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
Cas active réactive active réactive active réactive
[MW] [MW] [MVAR] [MVAR] [MW] [MVAR]
cas de base 392,030418 204,234526 362,6 113,96 29,430418 90,274526

avec éolienne 380 ,637302 153,671037 362,6 113,96 18,037302 39,711037

avec éolienne
et UPFC 378,8533 148,4816 362,6 113,96 016,2575 034,5216

79
Chapitre IV Simulations et résultats

D’après les résultats de l’écoulement de puissance de notre système avec UPFC, les pertes
totales sont démunies comparant par le premier cas. Alors que l’UPFC fournit de l’énergie
réactive au réseau. Le système UPFC possède un contrôle simultané et indépendant de la
puissance active et réactive de la ligne, il peut donc contrôler les trois paramètres associer au
transit de la puissance : la stabilité de tension, l’impédance de la ligne(l’impédance en ohm
,la tension en volt ,le courant en ampère ,ces trois grandeurs sont liées entre elles et nous
amènent à l’unité qu’est le watt ), l’angle de transport de la ligne c’est e déphasage entre la
tension de l’entré et la tension de sortie ,faire varier cet angle permet de faire varier la
puissance ; ces trois paramètres sont l’indice du fonctionnement optimale de l’UPFC .Et alors
l’UPFC est le dispositif le plus complet et le plus performant des systèmes FACTS.

IV.4 ETUDE COMPARATIVE ENTRE L’UPFC ET LE TCSC

Dans cette partie on va faire une étude comparative entre deux dispositifs FACTS
« l’UPFC et le TCSC » pour voir le FACTS le plus performant. On a choisir une degré de
compensation de 50% pour faire la comparaison. Les résultats de la comparaison sont
présentés ci-dessous.

1.15 cas de base

1.1 avec eolienne

avec éolienne et
1.05
Tension [p.u]

TCSC
avec eolienne et
1 UPFC
0.95

0.9

0.85
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
N° de bus

Figure VI.17 Profil de tension du réseau sans et avec éolienne, TCSC et UPFC.

D’après la figure ci-dessous on constate que l’intégration de l’éolienne à causer une chute
de tension au niveau de bus 14, à cet effet l’insertion des systèmes FACTS « UPFC et
TCSC », élimine la chute de tension. Remarquant que l’UPFC est le meilleur stabilisateur de
tension.

80
Chapitre IV Simulations et résultats

Tableau IV.19 Résultats de l’écoulement de puissance avec TCSC et UPFC [p.u]

Générations totales Charge totales Pertes totales


Dispositif
FACTS Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
active réactive active réactive active réactive
[p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u]
TCSC 3,791275 1,50593 3,626 ,1396 0,165275 0,36633
UPFC 3,788533 1,484816 3,626 1,1396 0,162575 0,345216
Tableau IV.20 Résultats de l’écoulement de puissance avec TCSC et UPFC [MW, MVAR].

Générations totales Charge totales Pertes totales


Dispositif
FACTS Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance Puissance
active réactive active réactive active réactive
[p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u]
TCSC 379,1275 150,593 362,6 113,96 16,5275 36,633
UPFC 378,8533 148,4816 362,6 113,96 16,2575 34,5216

La figure ci-dessous présente les puissances actives et réactives produites par les générations
du réseau sans et avec éolienne, TCSC, UPFC

450
400
350
300
250
Générations
200 totales de
150 puissance
active[MW]
100
Générations
50 totales de
0 puissance
cas de base avec avec avec Charge total réactive [MVAR]
eolienne eolienne et eolienne et
TCSC UPFC

Figure IV.18 Générations actives et réactives totales sans et avec éolienne, TCSC et
UPFC.
La figure ci-dessous présente les pertes actives et réactives sans et avec éolienne,
TCSC, UPFC.

81
Chapitre IV Simulations et résultats

100
90
80
70
60
50 Pertes active
totales[MW]
40
30
Pertes réactive
20 totales [MVAR]
10
0
cas de base avec eolienne avec eolienne avec eolienne
et TCSC et UPFC

Figure IV.19 Générations actives et réactives totales sans et avec éolienne,

TCSC et UPFC.

A partir des résultats présentés dans les figures ci-dessus on remarquant les productions des
puissances actives et réactives des générations sont diminué après l’intégration de l’éolienne
et l’insertion de dispositifs FACTS, par conséquent la minimisation des pertes.

Le TCSC comme étant un compensateur à réactance capacitive qui consiste en série de


condensateurs en parallèle avec des inductances commandées par thyristor. Il permet une
compensation qui varie entre 20% inductive et 80% capacitive. Par contre L’UPFC comme
étant une combinaison entre un STATCOM et un SSSC, pour permettre un écoulement
bidirectionnel de la puissance active entre la sortie du SSSC et celle du STATCOM. L’UPFC
permet le contrôle de la tension, de l’impédance, et de l’angle ou d’écoulement de la
puissance active et réactive de la ligne. L’UPFC est capable de remplir toutes les fonctions
des autres dispositifs FACTS. Il peut être utilisé particulièrement pour :
Réglage de la tension,
Contrôle de flux de puissance active et réactive,
Amélioration de la stabilité,
Limitation des courants de court-circuit,
Amortissement des oscillations de puissance.

82
Chapitre IV Simulations et résultats

10

8
Pertes réactives [MVAR]
6

4
TCSC
2 UPFC

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
-2

-4
Ligne

Figure IV.20 Pertes actives dans les lignes avec TCSC et UPFC.

10

6
Pertte réactive [MVAR]

4
TCSC
2 UPFC

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16

-2

-4
Ligne

Figure IV.21 Pertes réactives dans les lignes avec TCSC et UPFC.

83
Chapitre IV Simulations et résultats

1.1

1.05
Tension [p.u]

TCSC
0.95
UPFC

0.9

0.85
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
jeu de barre

Figure IV.22 Tensions aux jeux de barres avec le TCSC et l’UPFC.

Finalement, l’étude comparative entre le TCSC et l’UPFC reflète les performances de chacun
de ces dispositifs d’une façon que l’UPFC est le mieux performant.

IV.5 CONCLUSION
Dans ce chapitre nous avons présenté les résultats de la simulation du réseau de 14 nœuds
intégré par l’éolienne. Le résultat obtenu montre l’influence de l’éolienne pour minimiser les
pertes actives et réactive ainsi que leur impact sur la stabilité du réseau. Pour suite nous avons
intégré des dispositifs FACTS tels que l’UPFC et le TCSC, pour améliorer l’intégration
d’énergie éolienne dans le réseau électrique, et nous avons montré l’influence de chaque
dispositif pour améliorer le profil de tension et minimiser les pertes actives et réactive ainsi
pour diminuer la production des générations. Enfin nous avons fait une étude comparative
entre le TCSC et l’UPFC, cette étude montre que l’UPFC est plus performant que le TCSC
en termes de tension et pertes.

84
Conclusion générale
Conclusion générale

L'étude présentée dans ce mémoire dans le but d'étudier l’amélioration de l'intégration


de l'énergie éolienne dans un réseau électrique par l’introduction des systèmes FACTS

Ce travail a été focalisé beaucoup plus sûr le contrôle de tension et l’amélioration des
puissances. Dans un premier temps, nous avons argumenté le potentiel et le gisement éolien
aussi une description d’une façon générale des systèmes éoliens car la chaîne éolienne est une
source de production d’énergie qui est dans certains cas l’une des solutions les mieux
adaptées parce qu’elle ne consomme pas de combustible et ne contribue pas à l’effet de serre.

Au cours du deuxième chapitre, nous avons abordé l'intégration de l’énergie éolienne


dans les réseaux électriques, il comporte aussi des généralités sur le réseau électrique et les
différents impacts qui sont imposés par l’intégration de la production éolienne plus le réglage
de la tension et la fréquence.
Pour des raisons de fiabilité, le troisième chapitre comporte les systèmes FACTS afin
de mieux maîtriser le transit de puissance dans les lignes électriques. Le concept FACTS
regroupe tous les dispositifs à base d’électronique de puissance qui permettent d’améliorer
l’exploitation du réseau électrique résoudre et ces problèmes, nous utilisons des systèmes
FACTS puis une étude comparative entre l’UPFC et le TCSC.
Dans un dernier temps, nous avons présenté une étude de simulation du système
globale d’un réseau IEEE 14 nœuds utilisant le MATLAB/PSAT avec différent tests .Les
résultats de simulation obtenus nous ont permis de montrer l'efficacité de l’intégration de
l’éolienne et l’installation de l’UPFC. Nous avons observé la régulation da la tension, le
contrôle performant des puissances et surtout la minimisation des pertes au niveau de la ligne
de transport du réseau électrique.
Finalement, on a mis en évidence l’influence de l’UPFC sur le système du coté de
stabilité transitoire et ses aptitudes d’améliorer le comportement de réseau électrique, d’après
tout ça nous avons conclu que l’UPFC est le mieux performant.
La perspective intéressante de cette étude consiste à envisager d'autres bus afin
d'améliorer les performances de l’énergie éolienne et les systèmes FACTS plus l’intégration
d’un système hybride des champs photovoltaïques et des fermes éoliennes dans le but
d’augmenter la production d’électricité, sans oublié le coté économique et le coté de
l’environnement .

85
Références bibliographiques
Références bibliographiques

[1] [Link], [Link], A. Z. [Link], « Impact of Wind Power Generation


Integration on a double-sided Competitive Electricity Market», Centre Universitaire
Naama, 2020.
[2] [Link], «Contrôle de l’écoulement de puissance active par système FACTS », Thèse
de Magister, Université de Batna, Décembre 2009.
[3] [Link], A. Mekkaoui, M. Younes. «STATCOM and Capacitor Banks in a fixed-
speed wind farm». Energy Procedia, 2014.
[4] [Link], [Link] « Compensation d’énergie réactive d’un réseau IEEE
par les systèmes FACTs», Mémoire de Master, Université de Kasedi Merbah, Ouargla,
2016.
[5] [Link], [Link], «L’impact des énergies renouvelables sur le réseau éléctrique ouest
algérien 220 KV », Mémoire de Master, Université de Molay Tahar, Saida, 2014.
[6] [Link], [Link] « Compensation d’énergie réactive d’un réseau IEEE
par les systèmes FACTs», Mémoire de Master, Université de Kasedi Merbah, Ouargla,
2016.
[7] [Link], [Link], «Protections des réseaux électriques MT et HT »Thèse de
d’ingéniorat ,Université de M’sila, 2012.
[8] [Link], « Impact des Fermes Eoliennes sur la Stabilité De Tension Dédicaces »,
Mémoire de Magister, Université de Ferhat abbas, Sétif, 2012.
[9] [Link], [Link], « Accebilité sociale et planifiction territoriale, élements fe
réflexion à partir de l'éolien et du stockage du CO2 », pp.45-60, 2010.
[10] [Link], « Assessment of the LTECV and of the 2016/2018 PPE within the perspective
of the 2018/2023 PPE », 2018.
[11] [Link], «Agir pour la transition énergétique en France: Faut-il multiplier les
panneaux solaires, ou les vélos? », 2019.
[12] [Link], [Link], « Identification et Caractérisation D’un Système Photovoltaïque»,
Mémoire de Master, Université Abderrahmane Mira, Béjaia, 2012.
[13] [Link], « Hanane. La stratégie d’implantation des énergies renouvelables en
Algérie: Cas de la photovoltaïque », Mémoire de Magister, Université Mohamed Ben
Ahmed, Oran, 2015.
[14] [Link], « Contribution à l’Etude des Systèmes Hybrides de Génération:
Application aux Energies Renouvelables », Mémoire de Magister. Université Mohamed

86
Références bibliographiques

Chérif Messaadia, Souk-Ahras, 2014.

[15] [Link], « Analyse de la transition vers les énergies renouvelables en Tunisie: Risques,
enjeux et stratégies à adopter », Thèse de doctorat. Université de Sfax, Tunisie, 2016.

[16] [Link], « Optimisation de l’évaluation temporelle du gisement énergétique éolien


par simulation numérique et contribution à la réactualisation de l’atlas des vents en
Algérie », Thèse de Doctorat, Université de Abou-Bakr Belkaid ,Tlemcen, 2013.
[17] [Link], «Modelisation, Simulation et Optimisation d’un Systeme Hybride Eolien-
Photovoltaique», Mémoire de Magister, Université de Abou-Bakr Belkaid ,Tlemcen,
2010.
[18] [Link], [Link], « Évaluation du gisement énergétique éolienne de la région des
hauts-plateaux», Mémoire de Master, Université Ahmed Draia, ADRAR, 2017.
[19] [Link], « Choix du site et optimisation du dimensionnement d’une installation
éolienne dans le nord Algérien et son impact sur l’environnement»,Thèsse de Doctorat,
Université de Abou-Bakr Belkaid ,Tlemcen, 2013.
[20] N. Touama, « Évaluation du gisement éolien en Algérie à l'aide du logiciel
RETScreen», Mémoire de Master, Université Mohamed BOUDIAF, M’Sila, 2018.
[21] [[Link], [Link], «Etude et simulation du gisement du vent sur le Site d'Adrar»,
Mémoire de Master, Université Ahmed Draia, ADRAR, 2014.
[22] D,Weisser, « A wind energy analysis of Grenada: an estimation using the
‘Weibull’density function», pp. 1803-1812,2003.
[23] M. Gökçek, « A. Bayülken, and Ş. Bekdemir, Investigation of wind characteristics and
wind energy potential in Kirklareli», pp. 1739-1752, 2007
[24] I .Troen, [Link], « European wind atlas»,pp 657,1989
[25] [Link], «Etude de la stabilité transitoire des systèmes électriques en présence des
fermes éoliennes», Mémoire de Magister, UNIVERSITE FERHAT ABBAS, SETIF,
2008.
[26] [Link], « Analyse et commande d'un système hybride photovoltaïque éolien», Thèse
doctorat, Université du Québec à Trois-Rivières,2006.
[27] [Link], [Link], « Etude et maximisation d’un système éolien»,Mémoire de
Master, Université abderrahmane mira, Béjaia,2013.

87
Références bibliographiques

[28] N. Hacenna, « Intégration des énergies éoliennes dans le réseau électrique », Mémoir de
Master, université 8 Mai 1945, Guelma, 2019.
[29] [Link],[Link], «Plan de protection et philosophie de réglage opté par
SONELGAZ (GRTE Sétif) », Mémoire de Master, Université Abderrahmane Mira,
Bejaia, 2017.
[30] [Link], « Supervision d’une ferme éolienne pour son intégration dans la gestion
d’un réseau électrique, Apports des convertisseurs multi niveaux au réglage des
éoliennes à base de MADA »,Thèse de Doctorat, Ecole Militaire Polytechnique, Alger,
2011.
[31] « GWEC Global wind Report 2016 ».
[Link]
[32] [Link], «Étude de variation rapide de tension pour le raccordement d’une
production décentralisée dans un réseau MT», Mémoire de Magister, Université des
frères Mentouri, Consrantine, 2008.
[33] [Link], , « Amélioration de la Stabilité Transitoire des Fermes Eoliennes par
l’utilisation du STATCOM », Mémoire de Magister, Université de Ferhat abbas, Sétif,
2011.
[34] [Link], [Link], « Sur la maîtrise de l’insertion des ressources renouvelables
aux réseaux électriques »,Mémoire de Master, , Université Abderrahmane Mira, Bejaia,
2016.
[35] « Centre de développement des énergies renouvelables, L’énergie éolienne »
[Link]
[36] [Link], [Link], « Etude de la variation de tension pour le raccordement d’une
production décentralisée dans un réseau de distribution», Mémoire de Master,
Université Abderrahmane Mira, Bejaia, 2013.
[37] [Link], « Etude des protections des réseaux electriques MT (30et 10 KV) »,
Université de Mentouri, Consrantine, 2010.
[38] [Link], « Méthodes pour la planification pluriannuelle des réseaux de
[Link] à l'analyse technico-économique des solutions d'intégration des
énergies renouvelables intermittentes », Thèse de doctorat, école centrale, Lille, 2015.
[39] [Link], [Link], « Impact du raccordement de la production décentralisée au
réseau électrique sur les courants de court-circuit », Mémoire de Master, Université
Abderrahmane Mira, Bejaia, 2019.

88
Références bibliographiques

[40] [Link], «Impacts de l’insertion des énergies renouvelables sur le réseau de transport
HTB», Thèse de Doctorat, Université des frères Mentouri, Consrantine, 2018.
[41] [Link], « Supervision d’une centrale multisources à base d’éoliennes et de
stockage d’énergie connectée au réseau électrique », Thèse de Doctorat, École nationale
supérieure d'Arts et Métiers, Lille, 2008.
[42] [Link], [Link], « Conception et commande d'un système de production
décentralisée », Mémoire de Master, Université Mohamed Boudiaf, Msila, 2018.
[43] [Link], « Etude de la stabilité d’une ferme éolienne connectée à un réseau
électrique avec des dispositifs FACTS », Mémoire de Magister, Université de Ferhat
abbas, Sétif, 2012.
[44] [Link], «Evaluation de la Performance des Réglages de Fréquence des Eoliennes à
l’Echelle du Système Electrique : Application à un Cas Insulaire», », Thèse de
Doctorat, Ecole Centrale de Lille, 2012.
[45] [Link], « Intégration des éoliennes dans les réseaux électriques insulaires », Thèse
de Doctorat, Ecole Centrale de Lille, 2009.
[46] [Link], « Caractérisation de l’incertitude de production éolienne », apport de stage
de Master2, Laboratoire des Signaux et Systèmes, 2015.
[47] [Link], «Influence de la commande d’une GADA des systèmes éoliens sur la
stabilité des réseaux électriques », Mémoire de Magister, Université Sétif 1, Sétif, 2012.
[48] [Link], « Effets des dispositifs FACTS sur l'amélioration de la qualité d'énergie
produite par un générateur asynchrone auto-excité », Mémoire de Magister, Université
Abderrahmane Mira, Bejaia, 2015.
[49] [Link] Dug, « Amélioration de l’amortissement des oscillations de puissance du
réseau électrique avec les dispositifs FACTS et les mesures à distance dissertation »,
Thèse de Doctorat, École de technologie supérieure, Montréal, 2011.
[50] [Link], « Interactions des dispositifs FACTS dans les grands réseaux
électriques », Thèse de Doctorat, Institut National Polytechnique, France, 1998.
[51] [Link], « Optimisation des paramètres d’un FACTS shunt pour l’amélioration de
la stabilité transitoire d’un système électrique », Thèse de Doctorat, Université de
Ferhat Abbas, Sétif, 2018.

[52] O. U. C. I. F. Ahmed, « Modélisation et commande d'un compensateur


TCSC », Université de Mohamed Boudiaf Msila, 2016.

89
Références bibliographiques

[53] J.J.P CAMACHO, « Contribution à la modélisation et à la commande d’un UPFC dans


le cadre du développement des réseaux intelligents (Smart Grids) », 2010.
[54] [Link], « Optimisation de l’écoulement de puissance par une méthode
métaheuristique (technique des abeilles) en présence d’une source renouvelable
(éolienne) et des dispositifs FACTs », Mémoire de Magister, Université de Ferhat
Abbas, Sétif, 2012.
[55] [Link], A. Bouzidi, « Prévision de la consommation d'énergie électrique en vue de
la conduite et de la planification des réseaux électriques en Algérie », Thèse de
Doctorat, Université Abderrahmane Mira, Bejaia, 2016
[56] [Link], [Link], [Link], Bensalem, « Dispatching Economique du Réseau
Electrique Algérien en Présence des dispositifs Shunt FACTS avec Considération de la
Pollution », conférence internationale sur les réseaux électriques ICEN'10, Sidi bel-
abbes, 2016.
[57] https:/[Link]/fr/category/espace-clients.
[58] [Link], « Etude Numérique du Gisement Eolien - Modélisation de la Turbulence
Autour d’un Obstacle - Application à un Site Algérien », Mémoire de Magister,
Université de Houari Boumediene, Alger, 2010.
[59] [Link], « L'optimisation de la puissance réactive et le contrôle de tension à travers
l'incorporation des dispositifs FACTS », Mémoire de Magister, Université des frères
Mentouri, Consrantine, 2013.
[60] [Link], [Link], « Compensation dynamique de la puissance réactive
(Etude comparative SVC et TCSC) », Mémoire de Master, Université d’El-Oued, 2019.
[61] [Link], [Link], « Etude de l’écoulement de puissance sur un réseau
électrique en présence des systèmes FACTS », Mémoire de Master, Université de
Ouargla, 2016.
[62] [Link], [Link], « Optimisation des systèmes FACTS pour le contrôle et
l'amélioration de la stabilité de la tension dans les réseaux électriques », Thèse de
Doctorat, Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene, 2012
[63] [Link], Power flow control with UPFC, internal report, 2003.
[64] G. [Link], DJILANI KOBIBI Youcef Islam, Thèse de Doctorat, « Incorporation de
l’UPFC dans le calcul de la répartition des puissances dans un réseau électrique »,
Université de Saida, 2016.

90
Annexes
Annexes

A.1 Paramètres du réseau test IEEE 14-nœuds


Tableau A.1.1 Paramètres des nœuds du réseau test IEEE 14-nœuds.

Tension Angle PG QG P Li Q Li Q min Qmax


Nœud [p.u] Ɵ [p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u] [p.u]
1 1.060 0 0 0 0 0 0 0
2 1.045 0 0.4 0.424 0.217 0.127 -0.4 0.5
3 1.010 0 0 0.234 0.942 0.19 0 0.4
4 1.0 0 0 0 0.478 -0.039 0 0
5 1.0 0 0 0 0.076 0.016 0 0
6 1.070 0 0 0.122 0.112 0.075 -0.06 0.24
7 1.0 0 0 0 0 0 0 0
8 1.090 0 0 0.174 0 0 -0.06 0.24
9 1.0 0 0 0 0.295 0.166 0 0
10 1.0 0 0 0 0.090 0.058 0 0
11 1.0 0 0 0 0.035 0.018 0 0
12 1.0 0 0 0 0.061 0.016 0 0
13 1.0 0 0 0 0.135 0.058 0 0
14 1.0 0 0 0 0.149 0.05 0 0
Tableau A.1.2 Paramètres des lignes du réseau test IEEE 14-nœuds.

Ligne N de nœud Résistance Réactance B/2


[p.u] [p.u] [p.u]
1 02 - 05 0.05695 0.17388 0.0173
2 06 - 12 0.12291 0.25581 0.0
3 12 - 13 0.22092 0.19988 0.0
4 06 - 13 0.06615 0.13027 0.0
5 06 - 11 0.09498 0.19890 0.0
6 11 - 10 0.08205 0.19207 0.0
7 09 - 10 0.03181 0.08450 0.0
8 09 - 14 0.12711 0.27038 0.0
9 14 - 13 0.17093 0.34802 0.0
10 07 - 09 0.0 0.11001 0.0
11 01 - 02 0.01938 0.05917 0.0264
12 03 - 02 0.04699 0.19797 0.0219
13 03 - 04 0.06701 0.17103 0.0064
14 01 - 05 0.05403 0.22304 0.0246
15 05 - 04 0.01335 0.04211 0.0
16 02 - 04 0.05811 0.17632 0.0

Tableau A.1.3 Paramètres des transformateurs du réseau test IEEE 14-nœud.

Nœuds de départ Nœuds d’arrivage Résistance [p.u] Réactance [p.u] B/2 [p.u]
4 7 0.0 0.20912 0.978
4 9 0.0 0.55618 0.969
5 6 0.0 0.25202 0.932

91
Annexes

Tableau A.1.4 Paramètres des générateurs.

Générateurs Puissance [kVA] Tension[kV]


G1 615 69
G2 60 69
G3 60 69
G4 25 13.8
G5 25 18

A.2 Les paramètres de la génératrice asynchrone double alimentation


Tableau A.2.1 Les valeurs nominale

Puissance nominale [MVA] 100


Tension nominale [KV] 13.8
Fréquence [Hz] 50
La vitesse nominale [m/s] 15
Tableau A.2.2 Paramètre de la turbine éolienne à base de MADA

Resistance statorique [p.u] 0.01


Resistance rotorique [p.u] 0.101
Inductance statorique [p.u] 0.10
Inductance rotorique [p.u] 0.08
Inductance mutuelle [p.u] 3
Moment d’inertie 3
Nombre de pôles 4
Nombre de pale 3
Diagramme de pale [m] 75
Nombres des générateurs 1
Tableau A.2.3 Paramètres du vent.

Vitesse du vent nominale [m/s] 15


Densité de l’air [Kg/𝑚3 ] 1.225
Temps de filtrage [s] 4
Temps simple [s] 0.1
Constantes de Weibull C et K 20 2
Constants de rampe tsr, ter et Awr 15, 5, 1
[s, s, m/s]

92

Vous aimerez peut-être aussi