Intégration de l'énergie éolienne avec FACTS
Intégration de l'énergie éolienne avec FACTS
MÉMOIRE
En vue de l’obtention du diplôme de Master en :
Énergies Renouvelables
Option : Énergies Renouvelables en Électrotechnique
Intitulé :
Présenté par :
AMMANI Soumia
ZAIDI Sarra
TASFAOUT Ikram Manal
encouragement,
universitaire,
Sarra
i
A mes chers parents, pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur
A mes chers frères boujmaa, ahmed et fethi pour leur appui et leur
encouragement,
universitaire,
Soumia
ii
A mes chers parents, pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur
encouragement,
universitaire,
IKRAM
iii
Remerciement
Nous remercions premièrement Allah, le tout puissant pour
pour la présentation.
de la réalisation de ce travail.
iv
Résumé
الملخص
المساهمة األساسية لهذه المذكر ة هي التحسين من دمج طاقة الرياح في الشبكة الكهربائية بواسطة إدراج األنظمة المرنة للنقل
تعتمد هذه. من اجل حل المشاكل الناتجة عن تواجد توربينات الرياح في الشبكة وكذلك من اجل استقرارها.بالتيار التناوب
يهدف استخدام هذه األنظمة إلىUPFC. الدراسة على استخدام األنظمة المرنة للنقل بالتيار المتناوب خاصة استخدام نظام
باستخدامIEEE 14 تم تطبيق هذا العمل على شبكة االختبار الكهربائية. االستطاعة و كذلك الضياعات،تحسين الجهد الكهربائي
MATLAB / PSAT برنامج المحاكاة المدمج في
. تدفق القدرة الكهربائية، األنظمة المرنة لنقل التيار المتناوب، الشبكة كهربائية، طاقة الرياح: الكلمات المفتاحية
Résumé
La contribution fondamentale de ce mémoire est l’amélioration de l’intégration de
l’énergie éolienne dans le réseau électrique par l’introduction des systèmes FACTS pour
résoudre les problèmes causés par la présence de l’éolienne dans le réseau tout en maintenant
sa stabilité. L’étude est basée sur l'utilisation des systèmes FACTS (Flexible Alternating
Current Transmission Systems) et plus précisément l’utilisation de l’UPFC (Unified Power
Flow Controller), les dispositifs FACTS sont placés d’une façon à améliorer le profile des
tensions, des puissances et des pertes. L’application de ce mémoire a été réalisées sur le
réseau test IEEE14 nœuds utilisant le simulateur intégrer dans MATLAB /PSAT.
Abstract
The fundamental contribution of this memory is to improve the integration of wind energy
into the electrical grid by introducing FACTS systems to solve the problems caused by the
presence of wind in the grid while maintaining its stability. The study is based on the use of
FACTS (Flexible Alternating Current Transmission Systems) and more specifically the use of
UPFC (Unified Power Flow Controller), FACTS devices are placed in a way to improve the
voltage, power and loss profile. The application of this memory was performed on the
IEEE14 node test network using the simulator integrated in MATLAB /PSAT.
v
Table des matières
Dédicace ……………………………………………………………..………… i
Remerciement ……………….…………………………..…….………………... iv
Résumé ………..…….…………………………………………………………. v
Table de matière ………………………………….…………………………..… vi
Listes des figures ………………………………………………………………... x
Listes de tableaux …………………….…………………………………………. xii
Symboles et abréviations …………….….…………………………………..….... xiv
Introduction générale …………...……….…………………………………......... 01
vi
Table des matières
vii
Table des matières
viii
Table des matières
ix
Liste des figures
Chapitre I
Figure. I.1 Les différents types d’énergies renouvelables………………………………… 06
Figure. I.2 Carte de gisement éolienne en Algérie………………………………………... 07
Figure. I.3 Anémomètre…………………………………………………………………... 11
Figure. I.4 La Girouette…………………………………………………………………… 11
Figure. I.5 Data logger …………………………...………………………………………. 12
Figure. I.6 La rose de vent……………………………………………………………….. 12
Figure. I.7 Tube de courant autour d'une éolienne……………………………………….. 13
Figure. I.8 Coefficient de puissance………………………………………………………. 14
Figure. I.9 La distribution de Weibull…………………………………………………….. 17
Figure. I.10 Système éolienne…………………………………………………………….. 19
Figure. I.11 principales composantes d’une éolienne…………………………………….. 15
Figure. I.12 Type Darrieus………………………………………………………………... 19
Figure. I.13 Type Savonus………………………………………………………………... 19
Chapitre II
Figure. II.1 Illustration des configurations de raccordement (a) en départ mixte (b) en
départ direct……………………………………………………………………………….. 29
Figure .II.2 Impact sur le sens du transit de puissance……………………………………. 31
Figure. II.3 Principe du contrôle de la puissance mécanique 34
Chapitre III
Figure. III.1 Principe de fonctionnement des systèmes FACTS………………………….. 39
Figure. III.2 Structure du SVC……………………………………………………………. 40
Figure. III.3 Les différents systèmes de compensation a base des catégories des
dispositifs FACTS ...…….…………………………………………………………….… 41
Figure. III.4 Structure du STATCOM……………………………………………………. 42
Figure III.5 Structure du TCSC ………………………………………………………….. 43
Figure. III.6 Structure du SSSC ………………………………………...………………... 44
Figure. III.7 Structure d’un UPFC ……………………………………………………….. 45
Figure. III.8 Carte schématique du réseau électrique Algérien ………………………….. 49
Figure. III.9 Schéma équivalent d’UPFC ………………………………………………… 58
x
Liste des figures
Chapitre IV
Figure IV.1. Structure globale de simulation …………………………………………….. 61
Figure IV.2. Fenêtre de PSAT…………………………………………………………….. 62
Figure IV.3 Les opérateurs de PSAT……………………………………………………... 63
Figure IV.4 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (sans éolienne) …………... 64
Figure IV.5 Profil de tension du réseau IEEE 14-nœuds…………………………………. 64
Figure IV.6 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne) ………….. 66
Figure VI.7 Tensions au niveau des jeux de barres dans le cas de base et de l’éolienne … 67
Figure VI.8 Pertes actives au niveau des lignes dans le cas de base et de l’éolienne ……. 68
Figure VI.9 Pertes réactives au niveau des lignes dans le cas de base et de l’éolienne…... 69
Figure IV.10 Profil de tension du réseau IEEE14-nœuds sans et avec éolienne et TCSC. 72
Figure VI.11 Pertes actives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et TCSC……... 73
Figure VI.12 Pertes réactives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et TCSC…… 73
Figure IV.13 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne et UPFC). 75
Figure IV.14 Profil de tension aux niveaux des nœuds sans et avec éolienne, UPFC…… 78
Figure VI.15 Pertes actives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et UPFC….…. 78
Figure VI.16 Pertes réactives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et UPFC…… 79
Figure VI.17 Profil de tension du réseau sans et avec éolienne et TCSC ET UPFC……... 80
Figure IV.18 Générations actives et réactives totales sans et avec éolienne, TCSC et
UPFC…………………………………………………………………………………..…. 81
Figure IV.19 Générations actives et réactives totales sans et avec éolienne, TCSC et
UPFC…………………………………………………………………………………...…. 82
Figure IV.20 Pertes actives dans les lignes avec TCSC et UPFC………………………... 83
Figure IV.21 Pertes réactives dans les lignes avec TCSC et UPFC……………………… 83
Figure IV.22 Tensions aux jeux de barres avec le TCSC et UPFC…………………….. 84
xi
Liste des tableaux
Chapitre I
Tableau I.1 Comparaison entre l’éolienne à vitesse fixe et à vitesse variable ……………….... 21
Chapitre II
Tableau II.1 Echelle de Beaufort ………………………………………………………………. 24
Tableau II.2 Niveaux de tension aux points de raccordement en fonction de la puissance ….. 26
Tableau II.3. Les exigences sur les limites de la fréquence …………………………………… 27
Chapitre III
Tableau III.1 Domaines d’applications des dispositifs FACTS …………….……….……….. 47
Tableau III.2 Dispositifs FACTS installés dans le monde …………….………………………. 48
Tableau III.3 les variables au niveau des différents types de jeu de barres …………………… 56
Chapitre IV
Tableau IV.1 Résultats des tensions du réseau test IEEE 14-nœuds (sans éolienne)………… 65
Tableau IV.2 Résultats de l’écoulement de puissance (sans éolienne) [p.u]…………………… 65
Tableau IV.3 Résultats de l’écoulement de puissance (sans éolienne) [MW, MVAR]……… 65
Tableau IV.4 Résultats des tensions du réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne)….………. 67
Tableau IV.5 résultat globale de l’écoulement de puissance du système [p.u]………………… 68
Tableau IV.6 résultat globale de l’écoulement de puissance du système [MW, MVAR]……… 68
Tableau IV.7 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds du réseau test IEEE 14-nœuds. 70
Tableau IV.8 Résultats des tensions aux niveaux de la ligne entre les nœuds [13-14] avec des
pourcentages « 50,80 et 95% »……………………………………………………………... 71
Tableau IV.9 Résultat de l’écoulement de puissance en fonction du degré de
compensation...................................... ;........................................................................................ 71
Tableau IV.10 Résultats de l’écoulement de puissance (avec éolienne et TCSC)…………….. 72
Tableau IV.11 Résultats de l’écoulement de puissance sans et avec éolienne et TCSC [p.u]…. 74
Tableau IV.12Résultats de l’écoulement de puissance sans et avec éolienne et TCSC [MW,
MVAR]……………………………………………………………………………….………… 74
Tableau IV.13 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds (avec éolienne et 75
UPFC)………..
Tableau IV.14 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds avec des pourcentages « 50, 80 76
et 95% »…………………………………………………………………………………………
xii
Liste des tableaux
xiii
Symboles et abréviations
Symboles
𝜌 La densité volumique de l’air. ( kg/ 𝑚3 )
𝑉𝑖 La tension au jeu de barre i. (Volt )
𝑚 La masse de l’air. ( kg)
𝐶𝑝 Le coefficient de puissance. (sans unité)
𝑃𝑚 La puissance mécanique de la machine. ( Watt)
l Le ratio de vitesse. (sans unité)
K Le facteur de forme.
xiv
Symboles et abréviations
h Contraintes d’inégalités
a𝒊, b𝒊, c𝒊 Coefficients de la courbe du coût quadratique du générateur i
Y Matrice admittance
Y𝐢𝐤 Module d’un élément de la matrice admittance du réseau
Xmax Signifié une limite maximale sur une variable
Xmin Signifié une limite minimale sur une variable
Abréviations
ZDE Zone de développement éolien
LTECV Transition énergétique pour la croissance verte
ER Energies renouvelables
PD Production décentralisée
MADA Machine asynchrone a double alimentation
MSAP Machine synchrone a aimants permanents
HTA Haute tension A
HTB Haute tension B
FACTS Flexible Alternative Current Transmission Systems
GTO Gate Turn-Off Thyristor
TSSC Thyristor Switched Series Capacitor
TCSC Thyristor Controlled Series Capacitor
TCSR Thyristor Controlled Series Reactor
TCR Thyristor Controlled Reactor
TSR Thyristor Switched Reactor
TSC Thyristor Switched Capacitor
SVC Static Var Compensator
STATCOM Static Synchronous Compensator
SSSC Statice Synchrones Série Compensateur
UPFC Thyristor Controlled Phase Shifting Transformer
xv
Introduction générale
Introduction générale
L’usage des énergies renouvelables augmente vue la situation actuelle qu’a connu le
monde entier, notamment la crise pétrolière de 1974 et les dégâts de l’environnement qui a
provoqué un taux de pollution très élevés qui menace l’humanité , à cet effet, le monde
s’oriente vers les ressources renouvelable, les chercheurs ont relancés les études et les
expériences sur les éoliennes. La production de l’énergie éolienne est alimentée par le vent
qui est presque gratuit, c’est une source de carburant variable propre [1].
Pour assurer une alimentation de meilleure qualité dans le réseau, il est intéressant de
disposer des moyens permettant de contrôler les puissances réactives, les tensions et les
transits de puissance. Jusqu'à la fin des années 1980, les seuls moyens permettant de remplir
ces fonctions étaient des dispositifs électromécaniques, pour le maintien de la tension.
Toutefois, des problèmes d'usure ainsi que leur relative lenteur ne permet pas d'actionner ces
dispositifs plus de quelques fois par jour ; ils sont par conséquent difficilement utilisables
pour un contrôle continu de flux de puissance. Une autre technique de l'électronique de
puissance qui sert à régler et contrôler des puissances, des tensions et des transits de flux de
puissance [5].
Ces problèmes pourraient être donc résolus par des dispositifs des systèmes de
transmission de courant alternatif flexibles (FACTS) pour parvenir à contrôler les systèmes de
puissance. Ce sont des éléments de réponse rapide. Ils donnent en principe un contrôle plus
1
Introduction générale
souple de l'écoulement de puissance [6]. Ils donnent aussi la possibilité de charger les lignes
de transit à des valeurs près de leur limite thermique et augmentent la capacité de transférer la
puissance d'une région à une autre. Ils Limitent aussi les effets des défauts et des défaillances
de l'équipement, et stabilisent le comportement du réseau [7].
2
Chapitre I
I.1 INTRODUCTION
L’énergie éolienne est une source d’énergie renouvelable, le rôle d’une éolienne est de
convertir l’énergie cinétique du vent en énergie électrique. Ses différents composants sont
conçus pour maximiser cette conversion d’énergie[8]. Dans ce chapitre nous donnerons une
présentation générale sur l’énergie éolienne. En premier lieux; on parle de potentiel éolienne
en Algérie ainsi que son gisement. La deuxième partie sera consacrée à une présentation d’un
système éolienne et son principe de fonctionnement.
I.2 HISTORIQUE
Depuis l’antiquité, l’homme a utilisé l’énergie éolienne pour moudre le grain ou pomper
l’eau. Avec la découverte de l’électricité à la fin du 19ème siècle, les premiers prototypes
d’éoliennes ont été construits, avec la technologie modélisée sur des éoliennes.
o XIVe siècle (14ème siècle): Des améliorations sont apportées progressivement aux
moulins à vent européens.
o En 1700 : Les turbines éoliennes font leur apparition au Canada.
o En 1800 : Les homes teaders américains utilisent les moulins à vent pour pomper
l’eau.
o En 1887-1888 : L'américain Charles F. Brush, construit la première éolienne
entièrement automatisée.
o En 1890 : Danois Poul, permettant de fabriquer de l'hydrogène par électrolyse de l'eau.
o En 1891 : l’inventeur danois Poul découvre que des turbines à rotation rapide
composées d’un nombre moins grand de pales.
o En 1920 : Georges J.M. développe le concept d’un rotor à axe vertical.
o En 1930 : Développement de petites éoliennes dans les régions rurales.
o En 1955 : En France une éolienne expérimentale de 800 kVA fonctionne de 1955 à
1963.
o En 1957 : Johannes Juul crée la turbine Gedser pour la compagnie d’électricité
(SEAS).
o En 1960 : Elaboration de turbines à axe horizontal en Allemagne.
o En 1971 : Premier parc d’éoliennes en mer au large du Danemark d'une puissance
totale de 5 MW.
4
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
o En 1973 : La crise pétrolière provoque les recherches sur les énergies renouvelables.
o En 1980 : Californie décide que d'ici l'an 2000, 10 % de son alimentation énergétique
proviendra de l'énergie éolienne .
o En 1984 : Projet Éole, la plus grande éolienne de type Darius au monde.
o En 1996 : Premier programme éolien français.
o En 2000 : Loi de modernisation du service public de l’électricité.
o En 2001 : Arrivée de tarifs d’achat de l’électricité.
o En 2002 : Mise en service du plus grand parc éolien offshore au monde au Danemark .
o En 2003 : Introduction des enquêtes publiques.
o En 2004 : La capacité mondiale d’énergie éolienne dépasse les 39 000 MW
o En 2005 : Mise en place La zone de développement éolien(ZDE) [9].
o En 2006 : Le seuil des 1000 MW est dépassé.
o En 2011 : Lancement des premiers sites en mer.
o En 2013 : Le Danemark produit 33,2% de son électricité grâce aux éoliennes.
o En 2014 : Le choc de simplification en faveur de développement économique,
Simplifier consiste, sur la durée, à rendre les procédures plus rapides, plus efficaces.
o En 2015 : Publication de La loi relative à la transition énergétique pour la croissance
verte (LTECV) [10].
o En 2016 : La filière retrouve le bon rythme.
o En 2017 : Mise en place du complément de rémunération.
o En 2018 : Groupe de travail et appels d’offres.
o En 2019 : Publication de la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie)[11].
o En 2020 : l’Allemagne, au mois de février atteint les 61,2 %.
Une énergie renouvelable (ER) est une source d'énergie se renouvelant assez rapidement
pour être considérée comme inépuisable à échelle humaine de temps. Les énergies
renouvelables sont issues de phénomènes naturels réguliers ou constants provoquées par les
astres, principalement le Soleil (rayonnement), la Lune (marée), mais aussi le vent (éolien) et
la Terre (énergie géothermique). Leur exploitation engendre très peu de déchets et
d’émissions polluantes. Toutes ces ressources peuvent être transformées en énergie
directement utile à l’homme sous forme de chaleur, d’électricité ou de force mécanique. Elles
contribuent au développement durable et à la protection de l’environnement [12].
5
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
6
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
vitesse du vent sur une période de temps. Le modèle le plus utilisé pour caractériser la
distribution des vitesses du vent est la distribution de probabilité de Weibull [16].
En ce qui concerne l’Algérie, la ressource éolienne varie considérablement d’un endroit à
l’autre. Ceci est principalement dû à une topographie et un climat très divers. Le pays est
divisé en deux zones géographiques distinctes : la Méditerranée septentrionale et la
Méditerranée orientale. Caractérisé par un littoral de 1200Km et un relief montagneux,
représenté par deux chaînes de et l’atlas saharien. Le sud algérien est caractérisé par des
vitesses plus élevées que le nord, plus particulièrement le sud-ouest avec des vitesses
supérieures à 4m/s et qui dépassent la valeur de 6m/s dans la région d’Adrar [17]. Le parc
éolien de Kaberten est composé de 12 éoliennes de puissance unitaire 850 kW. Il est situé à
72 km au nord de la wilaya d’Adrar. Les études d’évaluation du potentiel éolien disponible en
Algérie montrent que les vitesses de vent moyennes dans cette région sont de l’ordre de 6 m/s,
à 10 m de hauteur, étant installées sur des mâts de 55 m.
7
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
L'air s'élève à l'équateur, s'étendant vers le nord et le sud dans la haute atmosphère. Dans
les deux hémisphères, à approximativement 30 degrés de latitude, la force de
Coriolis empêche les courants d'air d'aller beaucoup plus loin. L'air commençant de
redescendre à cette latitude, il se crée ici une zone de haute pression (appelée aussi un
anticyclone).
Lorsque l'air s'élève à l'équateur, il se crée au niveau du sol une zone de basse pression
attirant des masses d'air du nord et du sud.
8
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
Troposphère : est La couche de l'atmosphère la plus proche de la surface, qui s'étend jusqu'à
environ 8 à 15 kilomètres d'altitude. La troposphère contient des gaz essentiels à la vie,
comme l'oxygène et l'azote, ainsi que la majeure partie de la vapeur d'eau de l'atmosphère.
La thermosphère : qui s’étend en moyenne de 80 à 500 km, Dans cette couche se trouve la
région où Près des pôles se forment les aurores boréales et australes.
Ces brises sont très influencées par des facteurs tels que la mer, la terre et les montagnes.
Ainsi, l’échauffement non uniforme et inégal du sol et de l’eau, sous l’effet du rayonnement
9
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
solaire, la variation de température est beaucoup plus sensible au-dessus de la terre qu’au-
dessus des grandes étendues d’eau. Cela induit au soulèvement de l’air chaud qui s’étend
ensuite vers la mer. L’air froid provenant de la mer est attiré par la dépression créée au niveau
de la terre à cause de son réchauffement. Ce phénomène est appelé la brise de mer. Durant la
nuit, la direction de cette brise prend le chemin inverse, c’est la brise de terre. On cite aussi la
brise de pente et la brise de vallée [16].
I.5.4.2EFFET VENTURI
Lorsque l’air Russie est entre deux objets tels que deux montagnes ou de grands bâtiments,
il est accéléré par l’effet Venturi. Lorsqu’il arrive sur la Colline, l’air est accéléré au sommet.
Ils sont le plus souvent de petite superficie [18].
10
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
I.5.5.2 LA GIROUETTE
I.5.5.3 LOGGER
Data logger Permet d’enregistrer des données mesurées sur un intervalle donné. Par
exemple, toutes les 10 minutes, il calcule les données de mesure moyennes de chaque
instrument et les stocke dans sa mémoire. Après la campagne de mesure, l’enregistreur de
données est connecté à un ordinateur pour extraire les données sous la forme d’une feuille de
calcul Excel [23].
11
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
La rose des vents, les fréquences relatives des vents provenant de chacun des douze
secteurs sont indiquées dans le graphique central gauche comme étant l'étendue radiale des
segments de cercle couvrant les secteurs. La contribution de chaque secteur au total la vitesse
moyenne et le cube moyen total de la vitesse sont donnés sous forme de segments plus étroits
et les segments centraux respectivement. Pour chaque quantité, la normalisation est telle que
le plus grand segment s'étend jusqu'au cercle extérieur en pointillés [24].
12
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
est :
ρ S(V1 + V2 )
m= (I.1)
2
La puissancePm , est donnée par la loi de Newton qui s'exprime par la moitié du produit de la
masse et de la diminution de la vitesse du vent :
m(V1 2 +V2 2 )
Pm = (I.2)
2
Un vent théoriquement non perturbé traverserait cette même surface S sans diminution de
vitesse, soit à la vitesse V1 , la puissance Pmt correspondante serait alors :
ρS V13
Pmt = (I.4)
2
Le ratio entre la puissance extraite du vent et la puissance totale théoriquement disponible est
alors :
V V
Pm (1+( 1 ))(1− 1 )2 )
V2 V2
= (I.5)
Pmt 2
13
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
Cette limite théorique appelée limite de Betz qui fixe la puissance maximale extractible pour
une vitesse de vent donnée.
Cette limite n'est en réalité jamais atteinte et chaque éolienne est définie par son propre
coefficient de puissance exprimé en fonction de la vitesse relative λ représentant le rapport
entre la vitesse de l'extrémité des pales de l'éolienne et la vitesse du vent [25].
On peut estimer la valeur maximale de ce coefficient, donc la puissance maximale qui peut
être récupérée avec une turbine éolienne, c'est la valeur maximale de ce coefficient
qui correspond à la limite dénommée la limite de Betz [26].
14
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
se situe à des valeursV > 0, tandis que la fonction diminue de façon monotone pour 0 < 𝑘 <
1 [24].
La distribution de Rayleigh est un cas particulier de la distribution de Weibull pour le cas
où le facteur de forme k est égal à 2. Sa densité de probabilité est donnée par :
V 2
V
f(V) = 2 2
e(−(C) )
(I.7)
C
Une éolienne est une machine permettant de la conversion d’énergie. Les machines
actuelles sont utilisées pour produire de l’électricité de type éolienne qui est consommée
localement (sites isolés), ou injectée sur le réseau électrique (éoliennes connectées au réseau).
L’application « connecté réseau » ou « grand éolien » représente, en terme de puissance
installée.
L'aérogénérateur utilise l'énergie cinétique du vent pour entraîner l'arbre de son rotor, cette
énergie cinétique est convertie en énergie mécanique qui est elle-même transformée en
énergie électrique par une génératrice électromagnétique solidaire au rotor. L'électricité peut
être envoyée dans le réseau de distribution, stockée dans des accumulateurs ou utilisée par des
charges isolées.
15
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
.L'arbre secondaire : il amène l'énergie mécanique à la génératrice. Il est équipé d'un frein à
disque mécanique qui limite la vitesse de l'arbre en cas de vents violents.
16
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
Une éolienne est constituée d’un mât en haut duquel de situe une nacelle. Dans cette
nacelle se trouvent les principaux dispositifs de production d’énergie. Tout d’abord l’énergie
cinétique du vent est transformée en énergie mécanique due à un mouvement de rotation du
rotor. Celui-ci est entrainé par le moyeu qui supporte les pales. La rotation du rotor est
transmise à la boite de vitesse par l’intermédiaire de l’arbre. La boite de vitesse permet
d’adapter la vitesse de rotation à celle du générateur. De la boite de vitesse sort un second
arbre qui transfère le mouvement au générateur .Ce dernier a pour rôle de transformer
l’énergie mécanique en énergie électrique généralement alternative.
17
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
Les avantages :
o Une très faible emprise au sol par rapport aux éoliennes à axe vertical.
o Cette structure capte le vent en hauteur, donc plus fort et plus régulier qu’au voisinage
du sol.
o Elles sont de faible puissance destinée à des utilisations permanentes comme la charge
des batteries par exemple.
Les pylônes des éoliennes à axe vertical sont courts, entre 0,1 et 0,5 fois la hauteur du
rotor. Cela permet de placer tout le dispositif de conversion de l'énergie au pied de l'éolienne.
Le rotor de Darrieus est basé sur le principe de la variation cyclique d'incidence. Un profil
placé dans un écoulement d'air selon différents angles, est soumis à des forces d'intensités et
de directions variables. La résultante de ces forces génère alors un couple moteur entraînant la
rotation du dispositif.
18
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
19
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
Les avantages :
o Son axe vertical possède une symétrie de révolution ce qui permet de fonctionner quel
que soit la direction du vent sans avoir à orienter le rotor.
o Leur implantation au sol exige l’utilisation des tirants qui doivent passer au-dessus des
pales, donc occupe une surface plus importante que l’éolienne à tour [27].
20
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
s’effectuer par des commandes sur la turbine, sur la partie électrotechnique (générateur
électrique lui-même et/ou paramètres de commande du convertisseur d'électronique de
puissance).
Le tableau I.1 illustre un comparatif simple entre les différents fonctionnements
Les avantages :
- coût de production relativement faible (200.000 euros environ) par rapport à l'énergie
produite.
- L'énergie éolienne est une énergie propre (pas d'émissions de gaz, pas de particules).
Les inconvénients :
21
Chapitre I Etats de l’art sur les systèmes de conversion d’énergie éolienne
I.10 CONCLUSION
Dans ce chapitre, nous avons présenté généralité sur l’énergie éolienne, ces différents
types, sa structure et comment fonctionner. Le chapitre traite également un aperçu sur le vent,
ses différents types et ses instruments de mesures. L’intégration de production à base
d’énergie éolienne à un impact sur les réseaux électriques. Le chapitre suivant est consacré à
l’étude de l’intégration d’énergie éolienne et leur impact sur les réseaux électriques.
22
Chapitre II
Intégration de l’énergie Eolienne dans le
réseau électrique
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
II.1 INTRODUCTION
L'énergie éolienne est l'une des productions décentralisées dont le pouvoir d'intégration
dans le réseau électrique. L'intégration de cette dernière pose aux réseaux électriques de
nouvelles contraintes par rapport aux sources d’énergies conventionnelles dont le
comportement est bien maitrisé. Dans ce chapitre nous allons présenter les différents impacts
occasionnés par l’intégration de la production éolienne dans les réseaux électriques. Le
chapitre traite également le contrôle et l’amélioration de la qualité d’énergie produite.
L’énergie électrique produite par des générateurs d’énergie. Cette dernière sera
transformée sous une haute tension par des transformateurs élévateurs qui installés à la sortie
des générateurs. Ensuite elle sera transportée par un ensemble de lignes électriques sous une
haute tension, plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres, jusqu’aux centres de
consommation, Elle sera de nouveau transformée par des transformateurs abaisseurs et
distribuée sous une tension moyenne pour la mettre à la disposition des usagers.
La priorité du réseau électrique est déterminée par le niveau de tension, celui-ci est
fractionné en trois principales subdivisions à savoir le réseau de transport, de répartition et de
distribution. Les réseaux de transport sont basés sur une structure de réseau maillée, les
réseaux de répartition qu’ils alimentent ont fréquemment une structure bouclée, et les réseaux
de distribution sont généralement basés sur une structure arborescente [27].
Page 23
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
Le vent étant une source intermittente, sa direction et sa vitesse varient rapidement avec le
temps. Ces variabilités peuvent classer en deux catégories. D’un côté la variabilité temporelle,
étant que les vents varient sur les différentes échelles du temps selon la journée, la saison et
l’année. Et d’un autre côté, la variabilité spatiale qui prend en compte la latitude, la
topographie, les obstacles ainsi que la rugosité du sol.
De plus, la puissance du vent est sensiblement constante à chaque instant pour l’ensemble
du globe, en un lieu donné et sur une période solaire. Par contre, la vitesse du vent est très
variable suivant les jours et les lieux [14].
Le Tableau II-1 donne la classification des vents avec l’échelle de Beaufort qui décrit les
différentes natures du vent en fonction de leurs vitesses.
Page 24
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
La puissance produite par les parcs éoliens définit le réseau auquel elles vont être
connectées. En effet, le raccordement de la ferme au réseau publique de transport s’effectue
alors à un niveau de tension supérieur ou égal à 63 kV, si la puissance produite par le parc est
supérieure à 12 MW. Dans le cas contraire, si la puissance produite est inférieure ou égale à
12 MW le raccordement s’effectue alors à un niveau de tension inférieur ou égal à 20 kV [28].
La demande mondiale d’éolienne connaît une croissance rapide ces dernières années. Plus
de 54 GW d’énergie éolienne ont été installés sur le marché mondiale en 2016, qui comprend
maintenant plus de 90 pays, dont 9 avec plus de 10 000 MW installés, et 29 ont passé la barre
des 1 000 MW. La capacité cumulée augmenté de 12.6 % en 2016 par rapport à l’année
précédent pour atteindre un total d 486.8 GW [29].
Page 25
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
La ligne HTA peut être raccordée au jeu de barres HTA de poste HTA/HTA la plus
proche par sa ligne de transport, si elle est trop faible pour une ferme éolienne (10 à 40 MW
de puissance de transmission).
Ferme éolienne connecté au jeu de barres HTB dans le poste HTB / HTA la plus
proche par une ligne propre avec son propre transformateur HTB / HTA (puissance
transmissible - jusqu'à 100 MW).
L’éolienne introduit dans le réseau plus ou moins de variations de puissance, Quelle que soit
le type de raccordement [26].
On peut recenser deux types d’éoliennes raccordées aux réseaux électriques, les éoliennes
a vitesse fixe constituées d’une machine asynchrone a cage d’écureuil et les éoliennes a
vitesse variable constituées d’une machine asynchrone a double alimentation (MADA) ou
d’une machine synchrone a aimants permanents (MSAP) [32].
La tension et la fréquence sont les grandeurs fondamentales pour l’exploitation d’un réseau
électrique. La tension doit être maintenue en tout point de raccordement dans la plage
autorisée. Cette tension est déterminée la puissance maximale de l’insertion de production
décentralisée au réseau électrique.
Le tableau ci-dessous donne les niveaux de tension au point de raccordement en fonction
de la puissance en France [26].
D’autre part, il est important de maintenir la fréquence autour de sa valeur nominale (50 Hz)
dans un système électrique, l’équilibre entre la production et la consommation de la puissance
active, est traduit par Le respect strict de cette valeur. En effet, si la consommation est
Page 26
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
Page 27
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
II.4.4CAPACITE D’ACCUEIL
Les éoliennes ont des problèmes très graves devant la limitation de la capacité des lignes et
des postes, car les lieux de production sont souvent éloignes, donc l’adaptation des postes
comme la haute tension suite au développement de l’éolien dans le réseau de distribution
(modification des protections, augmentation de la puissance de court-circuit etc.). Afin
d’assurer la sécurité du réseau, de nouvelles lignes devraient être construites en particulier aux
interconnexions entre les réseaux gérés par des opérateurs différentes [31].
Page 28
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
(a) (b)
Figure. II.1 Illustration des configurations de raccordement (a) en départ mixte (b) en départ
direct
II.5IMPACTS DE L’INTEGRATION D’EOLIENNE DANS LE RESEAU
Le raccordement un système électrique quelconque a un impact important, qui dépend de
la technologie utilisée, et aussi du type de réseau. En général on peut dire que plus le taux de
pénétration est important plus l’impact de l’intégration des énergies renouvelable dans les
réseaux est significatif. On peut distinguer des impacts locaux qui concernent tous les types de
réseaux et les impacts globaux qui concernent en particulier les réseaux de transports
interconnectés.
Page 29
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
L’intégration d’énergie éolienne dans les réseaux a un impact sur la stabilité du système à
cause de l’insertion de machines synchrones qui changent le temps critique d’élimination de
défaut du système [37]. Par ailleurs, la production à base d’énergie éolienne est caractérisée
par l’intermittence qui de plus non contrôlable et sa production est variable, cela sera difficile
d’estimer l’énergie produite par conséquent une manque de puissance est donc la rupture de
l’électricité [3].
Page 30
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
Page 31
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
Le manque de fiabilité dans la prédiction du vent ne posait plus de problème que la part
d’imprévisibilité de la consommation lorsque la part d'énergie éolienne était encore
marginale. La fiabilité de la prédiction devient aujourd’hui essentielle avec une présence de
plus en plus importante de la production éolienne dans le réseau. Au niveau d’un réseau
interconnecté, l’inexactitude de la prédiction est compensée en grande partie grâce au
foisonnement d’une vaste zone géographique qui permet de réduire de manière significative
l’erreur globale. La vaste zone géographique des réseaux interconnectés permet également de
garantir un minimum de production éolienne en fonction des régimes des vents. Ces deux
derniers points ne sont pas toujours possibles dans le réseau insulaire à cause de la faible
extension géographique ou simplement de la proximité entre les parcs éoliens [43].
Page 32
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
Page 33
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
aussi par des dispositifs de compensation de puissance réactive placés au plus près de la
consommation pour éviter les transits élevés de puissance réactive dans le réseau de transport
vers le réseau de distribution [34].
Avec
MS : Machine synchrone.
Y: Variation de la position de la vanne.
J: Moment d'inertie de chaque groupe de production (kg.m2 ).
Page 34
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
Le réglage de fréquence est organisé hiérarchiquement par trois types. D’abord le réglage
primaire, est destiné à faire face au déséquilibre de dynamique telle que la perte d'un groupe
de production. Elle permet de retrouver l’équilibre entre la production et la consommation
après une perturbation. En suite le réglage secondaire, faire revenir les transits de puissance
entre pays à leurs valeurs contractuelles. La régulation secondaire doit agir lorsque la
régulation primaire est terminée et la fréquence est stabilisée. Cette régulation permet de
restaurer le point de fonctionnement de tous les groupes de production aux valeurs de
consigne. De plus le réglage tertiaire, est un réglage manuel avec lequel la répartition peut
mobiliser à la hausse ou à la baisse des volumes de puissances disponibles. L'injection dans le
réseau de cette puissance permet de compenser les déséquilibres profonds et durables entre
production et consommation et de ramener la fréquence à la valeur nominale, de reconstituer
les réserves primaires et secondaires, de maintenir les marges d'exploitation à des niveaux
acceptables et de reconnecter les charges délestées permettant de prévoir tout nouvel
incident[43].
Page 35
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
puissance réactive pendant que d'autres n'en fournissent pas ou pire en absorbent. Le réglage
secondaire est centralisé par régions dites zones de réglage. Par ailleurs le réglage tertiaire, ce
réglage optimise le dispatching des puissances réactives suivant des critères économiques
[44].
Page 36
Chapitre II Intégration de l’énergie éolienne dans le réseau électrique
II.8 CONCLUSION
L’intégration d’énergie éolienne dans le réseau électrique peut engendrée des perturbations
qui peuvent avoir un impact critique pour le système électrique notamment la qualité
d’énergie, pour cela des moyens classiques sont utilisés pour améliorer la qualité d’énergie.
Les récentes études lances des systèmes mieux que les moyens classiques sont les dispositifs
FACTS, l’étude détaillée de ces dispositifs est traitée par le chapitre suivant.
Page 37
Chapitre III
Amélioration de la stabilité d’énergie
éolienne connectée à un réseau électrique via
un système de transmission flexible en
courant alternatif
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
III.1 INTRODUTION
La technologie des systèmes FACTS n'est pas limitée par un seul dispositif mais elle
regroupe une collection de dispositifs à base de l'électronique de puissance implantés dans les
réseaux électriques afin de mieux contrôler le flux de puissance et augmenter la capacité de
transit de leurs lignes. Par action de contrôle rapide de ces systèmes sur l'ensemble de
paramètres du réseau: tension, impédance, déphasage, fréquence, flux...etc. ils permettent
d'améliorer les marges de stabilité et assurer une meilleure flexibilité du transfert d’énergie
[48].
Dans les récentes années, les réseaux électriques ont connu une prolifération des dispositifs
FACTS, un dispositif FACT est basé sur des circuits de puissance à ouverture/fermeture
électronique (thyristor). Les deux types les plus communs des FACTS, soit le SVC et TCSC,
se basent sur des circuits commandés par thyristor. Les plus récents FACTS, comme
STATCOM, SSSC ou UPFC se basent sur les convertisseurs de tension/courant [49].
L'augmentation des transits de puissance dans les réseaux d'énergie électrique ainsi que les
contraintes environnementales ont conduit à l'introduction des dispositifs FACTS pour
l'amélioration de l'exploitation des réseaux. Ces dispositifs sont capables de remplir diverses
fonctions comme le maintien de la tension, le contrôle des flux de puissance, l'amélioration de
la stabilité du réseau, l'augmentation de la puissance transmissible maximale, etc. Grâce à leur
temps de réponse rapide, ils sont apparus comme des outils efficaces pour l'amortissement des
oscillations électromécaniques très basses fréquences. Cette nouvelle fonction des dispositifs
FACTS est d'autant plus importante que les réseaux mondiaux sont de plus en plus
interconnectés, donc sensibles aux oscillations électromécaniques inter-régions. Cependant, le
recours à de nombreux dispositifs FACTS dans un réseau nécessite d'étudier attentivement les
38
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
éventuels problèmes d'interaction de régulation des dispositifs FACTS entre eux, mais aussi
avec les autres éléments du réseau [50].
III.5.1.1 GENERATION I
Le Static Var Compensator SVC est la première génération FACTS qui a été déposée sur
le marché il y a presque trente ans .Il est constitué d’une batterie de condensateurs commuté à
thyristors (TSC Thyristor Switched Capacitors), et d’un banc de bobines contrôlées à
thyristors (TCR Thyristor Controlled Reactors) comme le montre la figure III.3, dont le
premier exemple a été installé en 1979 en Afrique du Sud .Avec une coordination appropriée
39
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
III.5.1.2 GENERATION II
En 1990 le concept de l’UPFC est introduit par Gyugyi. UPFC est le plus récents le plus
complet et le plus performant des systèmes FACTS [51]. Il est l'union d'un compensateur
shunt et d’un compensateur série.
Compensateurs shunt
Compensateurs série
Compensateurs hybrides (série-shunt / shunt-série)
40
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Figure III.3 Les différents systèmes de compensation a base des catégories des dispositifs
FACTS.
Ils consistent en une impédance variable, Quand elle est connectée en parallèle sur un
réseau, elle consomme (ou injecte) un courant variable. Cette injection de courant modifie les
puissances actives et réactives qui transitent dans la ligne, pour éliminer les parties
mécaniques et avoir un temps de réponse très court, dans le but de la compensation de la
puissance réactive et par conséquence contrôlé la tension des nœuds [51].
Le compensateur shunt peut donc être remplacé par un SVC [49], ou un compensateur
synchrone statique STATCOM [51].
41
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Ces types de FACTS connectés en série avec le réseau peuvent être utilisés comme une
impédance variable (inductive, capacitive) ou une source de tension variable. En général, ces
compensateurs modifient l’impédance des lignes de transport en insérant des éléments en
série avec celles-ci ; Et injectent une tension en série avec la ligne de transmission [48].
III.[Link] TCSC
42
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Quand l’angle d’amorçage du RCT est de 180 degrés, le réacteur est considéré comme :
Le TCSC aborde des problèmes dynamiques spécifiques dans les réseaux de transports,
premièrement ils augmentent l’amortissement des oscillations lors de l’interconnexion des
grands réseaux électriques. Deuxièmement ils peuvent surmonter le problème de la résonance
Sous-Synchrone (SSR), un phénomène qui implique une interaction entre les grandes unités
de production et les réseaux de transports compensés en série [52].
43
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Ces dispositifs constituent une combinaison des dispositifs séries et shunts commandés
d'une manière coordonnée afin d'accomplir un contrôle prédéfini. Ces dispositifs permettent
un contrôle multi variables, ils servent à contrôler le flux de puissance active et réactive, la
tension et l'angle de transport [51].
III.6L’UPFC
UPFC (Unified Power Flow Controller) est constitué de deux transformateurs, l’un est
connecté en série et l’autre en shunt avec la ligne de transmission. Chaque transformateur est
connecté à un onduleur à base des thyristors GTO. Ces derniers sont couplés à travers une
liaison continue DC. Autrement dit, l’UPFC est la combinaison d’un STATCOM et un SSSC
couplés à travers une liaison DC commune, pour permettre l’écoulement bidirectionnelle de la
puissance active.
44
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
En effet, l’énergie active peut circuler librement dans les deux directions entre les
extrémités AC des deux convertisseurs et chaque convertisseur peut générer ou absorber
l’énergie réactive indépendamment [48].
La tension.
L’impédance de la ligne.
Le déphasage des tensions aux extrémités de la ligne [51].
45
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Le correcteur proportionnel répond de façon identique aux erreurs quelles que soient leurs
fréquences, tandis que l’intégrateur résonant n’est sensible que l’erreur qui se produit à la
fréquence de résonance. Le PI généralisé se synchronise donc à la fréquence ω du signal
d’entrée.
Toutes les lignes du réseau sont candidates pour éventuelle installation de l’UPFC,
l’impédance série et parallèle de l’UPFC sont :Zp=j0.01,Zs= j0.01, respectivement. Durant la
procédure d’optimisation, les limites sur les variables Vp, Vs,δs, δp de l’UPFC[53],
présentées ci-dessous, doivent être respectées:
0.9≤Vp ≤ 1.1pu
0 ≤δ≤ 2 πrad
0≤ Vs ≤ 0.5 pu
46
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
0 ≤ δs ≤ 2πrad
Les dispositifs FACTS présentés précédemment sont des dispositifs raide et statique
divisés en deux classes à base de thyristor (TCSC, SVC, DFC) et à base de convertisseur
tension/courant (SSSC, STATCOM, UPFC).
Concernant le couplage avec le réseau électrique le TCSC et le SSSC sont des dispositifs
série, le SVC et le STATCOM sont des dispositifs shunt, le UPFC et le DFC sont des
dispositifs shunts. Le tableau synthétise les domaines d’applications des différentes
technologies de FACTS et permis de mieux comparer entre eux.
Comme déjà mentionné précédemment, notre travail consisteà utiliser des dispositifs
FACTS pour exploiter le réseau avec la plus grande marge de sécurité possible, afin de
prévenir d’éventuels problèmes ou changements qui pourraient survenir dans le système tels
que l’effondrement de tension, les dépassement sur le transit de puissance ainsi que les pertes
actives, De ce fait, il faut choisir parmi les équipements FACTS, ceux qui ont des applications
spécifiques tels que le maintien de la tension à la valeur désirée et le contrôle de l’écoulement
de puissance[54].
La bonne fonctionnalité de l’UPFC est bien sûr la flexibilité qu’il offre en permettant le
contrôle de la tension, de l’angle de transport et de l’impédance de la ligne en un seul
dispositif comprenant seulement deux onduleurs de tension triphasés. Comparant avec le SVC
et le SSSC qui sont basés sur des circuits de puissance à ouverture et fermeture électronique.
47
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
A L’ECHELLE MONDIALE
Les systèmes FACTS sont habituellement connus comme nouvelle technologie, mais des
centaines d'installations dans le monde, plus particulièrement du SVC depuis 1970 avec une
puissance totale installée de 90.000 MVAR, prouvent l'acceptation de ce genre de
technologie. Le tableau III.2 montre des chiffres approximatifs des dispositifs FACTS
installés dans le monde avec les puissances totales installées [54].
UPFC D’INEZ
Le premier UPFC au monde a été installé en, 1998 à Inez (Kentucky, USA), sur le réseau
de l’American Power Electric (AEP). Cette région est alimentée par des unités de production
situées àsa périphérie par le biais de longues lignes de transport 138 kV. Dans des conditions
normales d’exploitation, un grand nombre de ces lignes transportaient des puissances de
l’ordre de 300 MVA. Cette valeur est supérieure à la puissance naturelle des lignes à ce
niveau de tension. Les lignes fonctionnaient proches de leur limite thermique, ce qui laissait
peu de marge de sécurité en cas de défaut. De plus, les niveaux de tension dans la région
d’Inez étaient généralement bas, soit aux environs 95% de la valeur nominale. Pour renforcer
le système, une ligne à haute capacité 138 kV, 950 MVA et un transformateur 345/128 kV ont
été construits. Un UPFC d’une puissance de ±320MVA a été installé. Pour le but d’utilisation
de la pleine capacité de la nouvelle ligne de manière à soulager le reste du réseau d’une part,
et le maintien de la tension de la région d’autre part. Des réactances séries ont également
étaient insérées dans les lignes de plus faible capacité afin d’en limiter la charge.
Dans les conditions normales d’exploitation. L’UPFC est géré de sorte que le transit de
puissance conduise à un minimum de pertes dans le réseau. Une diminution moyenne des
48
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
pertes de 24 MW a pu être observée. Lorsque la puissance circulant dans une des lignes
critiques du réseau dépasse 90% de sa capacité, l’installation est contrôlée de manière à
accroître le transit dans la nouvelle ligne pour réduire le courant dans les lignes surchargées.
En cas de défaillance dans le réseau, l’UPFC permet d’éviter l’écroulement de tension en
maintenant la tension à la sous station d’Inez [53].
A l’échelle nationale
En Algérie, la plus grande partie de l'électricité est d'origine thermique (98.3%), le reste se
répartissant entre les centrales hydro-électriques ou à diesel [56].
L’Algérie aussi commence à s’intéresser aux énergies renouvelables et à investir dans les
productions de ce type d’énergie, une première et unique ferme éolienne de 10MW a été
installée dans la région de Kabrten dans la wilaya d’Adrar [58].
49
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Dans notre mémoire de fin d’étude nous basons sur l’intégration de l’énergie éolienne,
nous utilisons les équipements de l’électronique de puissance (dispositifs FACTS) pour éviter
les problèmes causés de l’intégration de ce type énergie pour contrôler la stabilité du réseau
électrique.
Le dispositif utilisé en Algérie pour assurer une exploitation efficace des réseaux
électriques au niveau de la tension le compensateur shunt SVC [57].
Le coût des dispositifs FACTS est liés à d’autres critères doivent être pris en considération
dans la décision d’installer un dispositif.
Sur le plan économique, le critère généralement adopté dans l’évaluation des bénéfices
obtenus par un FACTS est que l’accroissement des revenues doit excéder les coûts
d’exploitations, de maintenance et d’amortissement de l’installation.
Le coût d’une installation FACTS dépend principalement des facteurs tels que :
AVANTAGES
Contrôle du flux de puissance qui est la principale fonction des dispositifs FACTS.
Ce contrôle doit être réalisé selon un cahier de charge prédéfini pour satisfaire les besoins des
consommateurs.
Améliorer la stabilité dynamique du système entre les fonctions des FACTS
l'amélioration de la stabilité transitoire, atténuation des oscillations et le contrôle de la
stabilité des tensions.
Contrôle des tensions dans les nœuds.
Augmenter les capacités de charge des lignes vers leurs limites thermiques.
50
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
INCONVENIENTS
𝐼 = 𝑌. 𝑉 (III .1)
Où :
51
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Sachant que :
Avec :
e =|V|* cos δ
f =|V|*sin δ
Les variables de contrôle sont en général les modules des tensions ou les puissances
réactives générées aux jeux de barres générateurs, les rapports de transformation des régleurs
en charge, les phases des transformateurs déphaseurs, et les puissances réactives générées par
les différents compensateurs d’énergie réactive [54].
Sont les modules des tensions des jeux de barres charges et les angles de toutes les tensions
sauf le jeu de barres de référence [54]
52
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Les contraintes d'égalité reflètent à des lois physiques gouvernant le système électrique.
Elles sont représentées par les équations non-linéaires de l’écoulement de puissance qui
exigent que la somme de l’injection nette des puissances actives et réactives dans chaque jeu
de barres soit nulle [54].
∆𝑃𝑖 = 0 = 𝑉𝑖 ∑𝑥𝑖=1[𝑉𝑘 [𝐺𝑖𝑘 cos(𝜃𝑖 − 𝜃𝑘 ) + 𝐵𝑖𝑘 sin(𝜃𝑖 − 𝜃𝑘 )]] − 𝑃𝐺𝑖 + 𝑃𝐷𝑖 (III.4)
∆𝑄𝑖 = 0 = 𝑉𝑖 ∑𝑥𝑖=1[𝑉𝑘 [𝐺𝑖𝑘 cos(𝜃𝑖 − 𝜃𝑘 ) − 𝐵𝑖𝑘 sin(𝜃𝑖 − 𝜃𝑘 )]] − 𝑄𝐺𝑖 + 𝑄𝐷𝑖 (III.5)
Les contraintes d'inégalités habituelles peuvent inclure les limites sur les dispositifs
physiques dans le système électrique tels que, les générateurs, les transformateurs à prises de
charge, et les transformateurs déphaseurs, ainsi que les limites créées pour assurer la sécurité
de système, en plus d'autres contraintes d'inégalités comme les limites des puissances
réactives de compensations. Les limites sur les générateurs concernent les limites des
puissances actives et réactives qui doivent être maintenues dans les limites admissibles:
Les transformateurs à prises de charge ont des commutateurs max et min, du niveau de
tension par rapport à la tension nominale pour le réglage des modules de tensions et la
régulation des flux de puissances réactives. De même, les transformateurs à angles de phase
ont des décalages max. et min. pour le réglage des phases de tensions et la régulation des flux
de puissances actives. Les deux types de transformateurs forment les contraintes d'inégalités
suivantes:
53
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Les batteries, les bobines et les compensateurs statiques de la puissance réactive sont
cernés par des valeurs minimales et maximales comme suit:
Les limites sur le transit de puissance apparente au niveau des lignes de transport et des
transformateurs de puissance sont créées pour assurer la sécurité de système contre les pertes
thermiques dans les conducteurs, et/ou la stabilité du réseau :
Pour garder la qualité de service électrique et la sécurité du système, il faut limiter les
violations sur les contraintes de tension qui doivent être dans leurs limites admissibles.
Dans toutes les discussions jusqu'ici, on a assumé que toutes les variables sont continués,
par exemple la contrainte sur les tensions, mais certaines variables de contrôle sont de nature
discrètes telles que les prises de réglage de transformateur, les phases de transformateur de
réglage en phase et les tailles des batteries des condensateurs. Généralement la plupart des
approches de résolution de l’OPF prennent toutes les variables de nature continues, et une fois
que la solution optimale est obtenue chaque variable continue est arrondie à une valeur
discrète, mais cela ne garantit pas que la solution arrondie soit une solution optimale car
quelques contraintes peuvent être violées. Une solution possible pour remédier à ce problème
reflète l’arrondissement des valeurs continues avant l’intégration dans le calcul de
l’écoulement de puissance, cela veut dire que la solution trouvée est une valeur discrète [54].
Le jeu de barres de référence est choisi parmi un générateur qui est connecté. Le rôle de ce
jeu de barres est de fournir la puissance supplémentaire nécessaire pour compenser les pertes
54
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
de transmission, car celles‐ci ne sont pas connues d’avance. En plus, ce jeu de barres sert de
référence pour les phases des tensions [61].
Chaque jeu de barres du système dont le module de tension est maintenu constant est
considéré comme un jeu de barres à tension contrôlée ou jeu de barres générateur. Ce type de
jeux de barres est connecté avec un générateur. Au niveau de ce jeu de barres Pi et Vi sont des
grandeurs spécifiées (connues). Donc Qi et δi sont des inconnues.
Tous les jeux de barres du réseau dont l’injection des puissances actives et réactives est
donnée, sont considérés comme des jeux de barres de charge. Pour ce type de nœud, les
puissances active Pi et réactive Qi sont connues et la procédure de l’écoulement de puissance
donne les valeurs de Vi et δi auparavant inconnues.
Le tableau III.3 ci-dessous donne les variables connues et inconnues pour chaque type de jeu
de barres [61]
Tableau III.3 Les variables au niveau des différents types de jeu de barres [61].
La méthode de GAUSS-SEIDEL est l’une des plus simples méthodes itératives utilisées
pour la résolution du problème de l’écoulement de puissance ou généralement pour la
résolution d’un ensemble très large d’équations algébriques non linéaires. Cette méthode
consiste à enlever séquentiellement chaque nœud et actualiser sa tension en fonction des
valeurs disponibles de toutes les tensions des autres nœuds. Pour le cas de l’étude de
55
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
En général, on calcule le vecteur qui satisfait le système non linéaire et qui est donné par :
1 𝑃 −𝑗𝑂
𝑉𝑖 (𝑘+1) = 𝑌 [ (𝑉𝑖 ∗)𝑘𝑖 + ∑𝑛𝑖=1 𝑌𝑖𝑚 𝑉𝑚 (𝑘) ] (III.14)
𝑖𝑖 𝑖 𝑖≠𝑚
Pour les expressions des puissances actives et réactives, elles sont calculées à partir des deux
expressions ci-après respectivement.
𝑛
(𝑘) (𝑘)
𝑃𝑖 = ℜ 𝑉𝑖 ∗(𝑘)
[𝑉𝑖 𝑌𝑖𝑖 − ∑ 𝑌𝑖𝑚 𝑉𝑚 (𝑘) ]
𝑖=1 (III.15)
[ 𝑖≠𝑚 ]
La convergence du système est atteinte lors que la condition suivante est satisfaite : (10−3 )
Dans le cas pratique, la condition d’arrêt est choisie par rapport aux puissances actives et
réactives [61].
La méthode de Newton-Raphson est très connue dans le domaine des réseaux électriques.
Elle représente l’algorithme de base pour la résolution de problème d’écoulement de
puissance [62]. La puissance apparente injectée à chaque nœud i peut être représentée par
l’équation suivante :
56
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Donc, on obtient,
Avec,
Avec, F représente l’erreur entre la puissance spécifiée et calculée, ∆X est le vecteur des
solutions et je représente la matrice Jacobéenne.
∆𝑃 𝐽 𝐽2 ∆𝛿
[ ]= [1 ][ ] (III .27)
∆𝑄 𝐽3 𝐽4 ∆𝑉
57
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
Le schéma équivalent d’UPFC est présenté dans la figure III.6. Selon cette figure, nous
remarquons que l’UPFC est modélisé par une tension complexe Vs∠δs connectée en série
avec une impédance Zs; le tous sont connectés en série avec la ligne. En plus, une tension
parallèle Vp∠δ p connectée en série avec une impédance Zp.
Les puissances injectées par l’UPFC sont présentée comme suit [62] :
𝑢𝑝𝑓𝑐
𝑃𝑖 = 𝐺"𝑖𝑖 𝑉 2 𝑖 + (𝐺"𝑖𝑗 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑖𝑗 + 𝐵"𝑖𝑗 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑖𝑗 )𝑉𝑖 𝑉𝑗 + (𝐺 ′ 𝑖𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑖𝑠 + 𝐵′ 𝑖𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑖𝑠 )𝑉𝑖 𝑉𝑠 +
𝑢𝑝𝑓𝑐
𝑄𝑖 = −𝐵"𝑖𝑖 𝑉 2 𝑖 + (𝐺"𝑖𝑗 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑖𝑗 − 𝐵"𝑖𝑗 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑖𝑗 )𝑉𝑖 𝑉𝑗 + (𝐺 ′ 𝑖𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑖𝑠 − 𝐵′ 𝑖𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑖𝑠 )𝑉𝑖 𝑉𝑠
58
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
𝑢𝑝𝑓𝑐
𝑃𝑗 = 𝐺"𝑗𝑗 𝑉 2𝑗 + (𝐺"𝑗𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑗𝑖 + 𝐵"𝑗𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑗𝑖 )𝑉𝑖 𝑉𝑗 + (𝐺 ′𝑗𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑗𝑠 + 𝐵′𝑗𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑗𝑠 )𝑉𝑗 𝑉𝑠 (III.32)
𝑢𝑝𝑓𝑐
𝑄𝑗 = −𝐵"𝑗𝑗 𝑉 2𝑗 + (𝐺"𝑗𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑗𝑖 − 𝐵"𝑗𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑗𝑖 )𝑉𝑖 𝑉𝑗 + (𝐺 ′𝑗𝑖 𝑐𝑜𝑠𝛿𝑗𝑠 − 𝐵′𝑗𝑖 𝑠𝑖𝑛𝛿𝑗𝑠 )𝑉𝑗 𝑉𝑠 (III.33)
Les performances du modèle d'injection UPFC sont testées sur le système d'alimentation
de générateur à deux zones illustré à la figure III.8. La ligne d'interconnexion de 230 km
transporte 400 MW de la zone 1 (générateurs 1 et 2) à la zone 2 (générateurs 3 et 4) pendant
la normale des conditions de fonctionnement. Le modèle d'injection de l'UPFC est placé au
début de la ligne inférieure entre les bus 8 et 12 afin de voir l'influence sur le flux de
puissance à travers cette ligne ainsi que sur les tensions de bus [63].
III.13 CONCLUSION
Dans ce chapitre nous avons donné une vue d'ensemble des différentes dispositifs FACTS
et leurs efficacités dans l’amélioration de la stabilité de l’énergie éolienne connectée à un
réseau électrique. Aujourd'hui cette technologie FACTS occupe une place privilégiée pour la
gestion de systèmes énergétiques vis-à-vis ces atouts qu'elle offre tout en augmentant la
capacité de transport, renforcement de stabilité de tension et le maintien d'une qualité
59
Chapitre III Amélioration de la stabilité d’énergie éolienne connectée à un réseau électrique
via un système de transmission flexible en courant alternatif
meilleure de l'énergie produite tous ces avantages ne peut être prend lieu que par un réglage
adéquat des paramètres de ces dispositifs .
60
Chapitre IV
Simulations et Résultats
Chapitre IV Simulations et résultats
IV.1 INTRODUCTION
L’étude de la stabilité de tension consiste à analyser la tension au niveau des jeux de barres
à la suite d’une petite perturbation en diverse position ns du système électrique. Pour cela, une
simulation est effectuée sur le réseau électriques test IEEE 14-nœuds, avec et sans
l’intégration d’une éolienne, et nous allons procéder à l’intégration des dispositifs FACTS tel
que l’UPFC et le TCSC dans le réseau électrique et voir leurs influences sur la stabilité de
tension et sur les puissances et les pertes actives et réactives. La simulation est effectuée sous
environnement MATLAB, en utilisant le PSAT (Power System Analysis Toolbox).
Début
2 3
UPFC TCSC
Etude comparative
Fin
61
Chapitre IV Simulations et résultats
PSAT, est une boîte à outils dans MATLAB qui est utilisée pour analyser les systèmes
électro-énergétiques et leur contrôle. Le choix de PSAT est justifié par la richesse de sa
bibliothèque, concernant les modèles liés aux éoliennes, notamment le modèle de vent et les
différents modèles de dispositifs FACTS. Le PSAT a plusieurs fonctions, citant :
Toutes les opérations de PSAT peuvent être réparties en deux genres d’analyse :
62
Chapitre IV Simulations et résultats
Dans cette partie, nous analysons l’écoulement de puissance en premier temps sur un
réseau standard IEEE à 14 nœuds. Par la suite, on étudie l’influence de l’intégration d’une
éolienne sur les performances du réseau aux termes de profil de tension et des pertes actives et
réactives. Puis nous allons procéder à l’implantation de dispositif UPFC dans le réseau étudié
avec des pourcentages de “50, 80 et 95 % ’’et voir son influence sur la stabilité de tension et
sur les pertes active et réactives.
Cette application consiste à simuler le comportement de réseau test IEEE 14-nœuds qui est
constitué de 5 générateurs thermiques, 14 jeux de barres, 16 lignes de transmissions, 11
charges et 4 transformateurs. Tous les paramètres de ce réseau sont détaillés dans l’annexe A.
La figure ci-dessous présente le réseau test IEEE 14-nœuds modélisé dans PSAT/MATLAB.
63
Chapitre IV Simulations et résultats
Figure IV.4 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (sans éolienne)
1.1
1.08
1.06
Tension [p.u]
1.04
1.02
1 cas de base
0.98
0.96
0.94
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
N° de bus
64
Chapitre IV Simulations et résultats
Les résultats numériques de la simulation sont représentés dans les tableaux suivants
Tableau IV.1 Résultats des tensions du réseau test IEEE 14-nœuds (sans éolienne).
N° de Tension Tension N° de Tension Tension
Nœuds [p.u] [kv] Nœud [p.u] [kv]
1 1,06 37,14 8 1,09 19,62
2 1,045 72,105 9 1,01290 13,9780
3 1,01 69,69 10 1,1218 13,9681
4 0,9978 68,8494 11 1,03565 14,2919
5 1,0029 69,2013 12 1,04615 14,4968
6 1,0700 14,7660 13 1,03650 14,3049
7 1,0.362 14,2970 14 0,99690 13,7579
D’après les résultats de simulation obtenus, on peut constater que la majorité des
amplitudes de tension des nœuds sont aux limites acceptables, il n'y a pas de chute de tension,
donc la production totale de puissance réactive est importante par rapport à celle consommée,
et la conséquence de cela est des pertes de 90,2 MVAR. La puissance active générée est de
39,2 MW avec des pertes actives de 29,43 MVAR.
65
Chapitre IV Simulations et résultats
La figure ci-dessous montre le réseau de test IEEE à 14 nœuds intégré par une éolienne
modélisée en PSAT/MATLAB.
Figure IV.6 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne).
66
Chapitre IV Simulations et résultats
Tableau IV.4 Résultats des tensions du réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne)
N° de Tension Tension N° de Tension Tension
Nœuds [p.u] [kv] Nœud [p.u] [kv]
Figure VI.7 Tensions au niveau des jeux de barres dans le cas de base et de l’éolienne.
67
Chapitre IV Simulations et résultats
Les figures des pertes actives et réactives reflètent les résultats du tableau VI.4.
Figure VI.8 Pertes actives au niveau des lignes dans le cas de base et de l’éolienne.
68
Chapitre IV Simulations et résultats
Figure VI.9 Pertes réactives au niveau des lignes dans le cas de base et de l’éolienne.
D'après les résultats obtenus dans le premier cas et les résultats obtenus après l'intégration
de l'éolienne, les pertes sont minimisées avec beaucoup d'amélioration, la simulation réalisée
dans cette partie montre l'efficacité et l'impact de l'intégration de l'éolienne dans notre réseau,
mais le problème de chute de tension existe.
Pour éviter l’instabilité de réseau en terme de perturbation de puissance réactive qui a été
causée par l’intégration de l’éolienne due à la chute brusque de la tension au niveau de bus 14
de 0.96 à 0.93 P.U on intègre des compensateur synchrone, on a choisi dans notre étude
comparative les dispositifs FACT « UPFC » et « TCSC », en comparent les performances de
chaque compensateur ce qui vas nous mener à la réparation de cet incident qu’on va
rencontrer dans la 3eme partie.
69
Chapitre IV Simulations et résultats
Tableau IV.7 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds du réseau test IEEE 14-nœuds.
D’après les résultats présentés dans le tableau IV.8 on constate que le meilleur
emplacement de dispositif TCSC est dans la ligne qui entre les nœuds [13-14]. Donc
l’emplacement optimale pour intégrer le TCSC est basée sur la ligne qui est éloignée de la
production et dans le nœud qui consiste a une valeur de tension la plus faible.
70
Chapitre IV Simulations et résultats
Par ailleurs, nous avons utilisé les pourcentages de 80 et 95 % et on compare avec le cas
initial qui a un pourcentage de 50 % afin de choisir le meilleur pourcentage de TCSC. Les
résultats obtenir sont représentés dans le tableau suivant.
Tableau IV.8 Résultats des tensions aux niveaux de la ligne entre les nœuds [13-14] avec des
pourcentages « 50,80 et 95% »
D’après les résultats présentés ci-dessus on remarque une réduction des pertes réactives
totales et une augmentation au niveau des pertes actives total à cause de l’augmentation de
degré compensation alors le meilleur degré de compensations est de 50%.
Après la détermination de l’emplacement optimale pour intégrer le TCSC (entre les nœuds
13 et 14) et son meilleur degré compensation (50%), on va étudier son influence sur le réseau
étudié avec ses valeurs.
71
Chapitre IV Simulations et résultats
Les résultats de la simulation du réseau après l’intégration de TCSC entre les nœuds [13-
14] avec un degré de compensation de 50%, sont présentés ci-dessous.
Nœuds Tension [p.u] Tension [p.u] Tension [kv] Nœud Tension [kv]
1
1,06 73,14 1,09 8 19,62
2
1,045 72,105 0,97343787 9 13,4453434
3
1,01 69,69 0,96384042 10 13,3083138
4
1,00344626 69,2261641 0,97294218 11 13,42731
5
1,01015415 69,6940792 0,97394208 12 13,4381124
6
1.00 13,8 0,95729162 13 13,2160351
7
1,02010445 14,082153 0,96071763 14 13,2611991
1.15
1.1
1.05
Tension [p.u]
cas de base
1
avec eolienne
0.9
0.85
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
N° de bus
Figure IV.10 Profil de tension du réseau IEEE14-nœuds sans et avec éolienne et TCSC.
D’après le tableau IV.11 et la figure IV.10 nous constatons que le TCSC éliminer la chute
de tension au niveau de nœud 14.
Les figures ci-dessous présentes les résultats des pertes actives et réactives aux niveaux des
lignes avant et après l’intégration de TCSC dans la ligne entres les nœuds [13-14] avec une
degré de compensation de 50%.
72
Chapitre IV Simulations et résultats
12
10
Pertes actives [MW]
8
6 cas de bas
avec eolienne
4
avec éolienne et
TCSC
2
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Ligne
Figure VI.11 Pertes actives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et TCSC.
30
25
20
Pertte réactive [MVAR]
15 cas de bas
10 avec
eolienne
avec
5
éolienne et
TCSC
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
-5
Ligne
Figure VI.12 Pertes réactives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et TCSC.
Les tableaux suivants présentes les de l’écoulement de puissance sans et avec éolienne et
TCSC en p.u et en MW et MVAR.
73
Chapitre IV Simulations et résultats
Tableau IV.11 Résultats de l’écoulement de puissance sans et avec éolienne et TCSC [p.u].
avec
éolienne 3,80637302 1,53671037 3,626 1,1396 0,18037302 0,39711037
avec
éolienne et 3,791275 1,50593 3,626 1,1396 0,165275 0,36633
TCSC
D’après les résultats présentés ci-dessus, on remarque que le TCSC est diminué les pertes
totales du réseau jusqu’à la valeur 36.633 MW. On constate également que les productions
actives et réactives des générateurs sont diminuées. Alors on conclure que le TCSC contrôle
du flux de puissance et par conséquence la réduction des pertes. On conclure également
l’emplacement optimal pour insérer de TCSC est dans les lignes qui sont éloignées de la
production et le nœud le plus faible.
74
Chapitre IV Simulations et résultats
Pour analyser ce problème on intègre L’UPFC. Pour évaluer les performances de notre
contrôleur, nous allons présenter les résultats de l’évolution de l’état électrique de réseau lors
de régime de fonctionnement perturbé.
Dans cette partie, on se propose d’étudier le comportement de réseau IEEE 14 nœuds dans
tous les cas et on va faire un scénario ou l’on nous voit le changement de profil de tension.
Figure IV.13 Schéma unifilaire de réseau test IEEE 14-nœuds (avec éolienne et UPFC)
Les résultats numériques de la simulation sont représentés dans les tableaux suivants.
Tableau IV.13 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds (avec éolienne et UPFC).
Dans le cas du réseau sans UPFC, la puissance est instable .Cependant, dans le cas avec
UPFC nous remarquons l’apparition d’une variation notable due à l’échange de la puissance
active entre le réseau et l’UPFC.
La ligne entre les nœuds [13-14] est choisie comme le meilleur emplacement pour
l’implantation du dispositif « UPFC » où on trouve la perturbation. Pour cela on va faire une
simulation avec un pourcentage de “50, 80 et 95 % ’’ et voir son influence sur la stabilité de
tension et sur les pertes active et réactives.
Tableau IV.14 Résultats des tensions aux niveaux des nœuds avec des pourcentages « 50,80
et 95% »
N° de Nœud Cas de base entre [13 - 14] entre [13- 14] entre [13 - 14]
(p.u) (50%) (80%) (95%)
01 1.06 1,06 1,06 1,06
02 1.045 1,045 1,045 1,045
03 1.01 1,01 1,01 1,01
04 1.001439 1,00574583 1,003512 1,003569
05 1.008948 1,01305503 1,010189 1,010216
06 1 1,013 1 1
07 1.016954 1,02383005 1,019823 1,019199
08 1.09 1,09 1,09 1,09
76
Chapitre IV Simulations et résultats
A partir de ces résultats obtenus on observe que le meilleur emplacement est dans la ligne
entre les nœuds [13-14] avec un pourcentage de 50%, où les pertes sont minimisées et la
chute de tension a été éliminée.
Après la détermination de l’emplacement optimale pour intégrer l’UPFC (entre les nœuds
13 et 14) et son meilleur pourcentage (50%), on va étudier son influence sur le réseau étudié
avec ses valeurs.
Nœud Tension [p.u] Tension [kv] Nœuds Tension [p.u] Tension [kv]
8
1 1,06 73,14 1,09 19,62
9
2 1,045 72,105 0,98023 13,5271777
10
3 1,01 69,69 0,97167 13,4091755
11
4 1,00574 69,396462 0,98321 13,5683987
12
5 1,01305 69,9007971 0,98639 13,612216
13
6 1,013 13,9794 0,96976 13,3827527
77
Chapitre IV Simulations et résultats
14
7 1,02383 14,1288547 0,97089 13,3983665
Les résultats de la simulation du réseau après l’intégration d’UPFC entre les nœuds [13-14]
avec un degré de compensation de 50%, sont présentés ci-dessous.
1.15
1.1
1.05
Tension [p.u]
1 cas de base
avec eolienne
0.95 avec eolienne et UPFC
0.9
0.85
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
N° de bus
Figure IV.14 Profil de tension aux niveaux des nœuds sans et avec éolienne, UPFC
Les figures ci-dessous présentes les résultats des pertes actives et réactives aux niveaux des
lignes avant et après l’intégration de l’UPFC.
12
10
Pertes actives [MW]
6 cas de base
avec eolienne
4 avec eolienne et UPFC
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
Ligne
Figure VI.15 Pertes actives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et UPFC.
78
Chapitre IV Simulations et résultats
30
25
Pertes réactives [MVAR]
20
15 cas de base
avec eolienne
10
avec eolienne et UPFC
5
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
-5
Ligne
Figure VI.16 Pertes réactives aux niveaux des lignes sans et avec éolienne et UPFC.
avec éolienne
et UPFC 378,8533 148,4816 362,6 113,96 016,2575 034,5216
79
Chapitre IV Simulations et résultats
D’après les résultats de l’écoulement de puissance de notre système avec UPFC, les pertes
totales sont démunies comparant par le premier cas. Alors que l’UPFC fournit de l’énergie
réactive au réseau. Le système UPFC possède un contrôle simultané et indépendant de la
puissance active et réactive de la ligne, il peut donc contrôler les trois paramètres associer au
transit de la puissance : la stabilité de tension, l’impédance de la ligne(l’impédance en ohm
,la tension en volt ,le courant en ampère ,ces trois grandeurs sont liées entre elles et nous
amènent à l’unité qu’est le watt ), l’angle de transport de la ligne c’est e déphasage entre la
tension de l’entré et la tension de sortie ,faire varier cet angle permet de faire varier la
puissance ; ces trois paramètres sont l’indice du fonctionnement optimale de l’UPFC .Et alors
l’UPFC est le dispositif le plus complet et le plus performant des systèmes FACTS.
Dans cette partie on va faire une étude comparative entre deux dispositifs FACTS
« l’UPFC et le TCSC » pour voir le FACTS le plus performant. On a choisir une degré de
compensation de 50% pour faire la comparaison. Les résultats de la comparaison sont
présentés ci-dessous.
avec éolienne et
1.05
Tension [p.u]
TCSC
avec eolienne et
1 UPFC
0.95
0.9
0.85
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
N° de bus
Figure VI.17 Profil de tension du réseau sans et avec éolienne, TCSC et UPFC.
D’après la figure ci-dessous on constate que l’intégration de l’éolienne à causer une chute
de tension au niveau de bus 14, à cet effet l’insertion des systèmes FACTS « UPFC et
TCSC », élimine la chute de tension. Remarquant que l’UPFC est le meilleur stabilisateur de
tension.
80
Chapitre IV Simulations et résultats
La figure ci-dessous présente les puissances actives et réactives produites par les générations
du réseau sans et avec éolienne, TCSC, UPFC
450
400
350
300
250
Générations
200 totales de
150 puissance
active[MW]
100
Générations
50 totales de
0 puissance
cas de base avec avec avec Charge total réactive [MVAR]
eolienne eolienne et eolienne et
TCSC UPFC
Figure IV.18 Générations actives et réactives totales sans et avec éolienne, TCSC et
UPFC.
La figure ci-dessous présente les pertes actives et réactives sans et avec éolienne,
TCSC, UPFC.
81
Chapitre IV Simulations et résultats
100
90
80
70
60
50 Pertes active
totales[MW]
40
30
Pertes réactive
20 totales [MVAR]
10
0
cas de base avec eolienne avec eolienne avec eolienne
et TCSC et UPFC
TCSC et UPFC.
A partir des résultats présentés dans les figures ci-dessus on remarquant les productions des
puissances actives et réactives des générations sont diminué après l’intégration de l’éolienne
et l’insertion de dispositifs FACTS, par conséquent la minimisation des pertes.
82
Chapitre IV Simulations et résultats
10
8
Pertes réactives [MVAR]
6
4
TCSC
2 UPFC
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
-2
-4
Ligne
Figure IV.20 Pertes actives dans les lignes avec TCSC et UPFC.
10
6
Pertte réactive [MVAR]
4
TCSC
2 UPFC
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
-2
-4
Ligne
Figure IV.21 Pertes réactives dans les lignes avec TCSC et UPFC.
83
Chapitre IV Simulations et résultats
1.1
1.05
Tension [p.u]
TCSC
0.95
UPFC
0.9
0.85
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
jeu de barre
Finalement, l’étude comparative entre le TCSC et l’UPFC reflète les performances de chacun
de ces dispositifs d’une façon que l’UPFC est le mieux performant.
IV.5 CONCLUSION
Dans ce chapitre nous avons présenté les résultats de la simulation du réseau de 14 nœuds
intégré par l’éolienne. Le résultat obtenu montre l’influence de l’éolienne pour minimiser les
pertes actives et réactive ainsi que leur impact sur la stabilité du réseau. Pour suite nous avons
intégré des dispositifs FACTS tels que l’UPFC et le TCSC, pour améliorer l’intégration
d’énergie éolienne dans le réseau électrique, et nous avons montré l’influence de chaque
dispositif pour améliorer le profil de tension et minimiser les pertes actives et réactive ainsi
pour diminuer la production des générations. Enfin nous avons fait une étude comparative
entre le TCSC et l’UPFC, cette étude montre que l’UPFC est plus performant que le TCSC
en termes de tension et pertes.
84
Conclusion générale
Conclusion générale
Ce travail a été focalisé beaucoup plus sûr le contrôle de tension et l’amélioration des
puissances. Dans un premier temps, nous avons argumenté le potentiel et le gisement éolien
aussi une description d’une façon générale des systèmes éoliens car la chaîne éolienne est une
source de production d’énergie qui est dans certains cas l’une des solutions les mieux
adaptées parce qu’elle ne consomme pas de combustible et ne contribue pas à l’effet de serre.
85
Références bibliographiques
Références bibliographiques
86
Références bibliographiques
[15] [Link], « Analyse de la transition vers les énergies renouvelables en Tunisie: Risques,
enjeux et stratégies à adopter », Thèse de doctorat. Université de Sfax, Tunisie, 2016.
87
Références bibliographiques
[28] N. Hacenna, « Intégration des énergies éoliennes dans le réseau électrique », Mémoir de
Master, université 8 Mai 1945, Guelma, 2019.
[29] [Link],[Link], «Plan de protection et philosophie de réglage opté par
SONELGAZ (GRTE Sétif) », Mémoire de Master, Université Abderrahmane Mira,
Bejaia, 2017.
[30] [Link], « Supervision d’une ferme éolienne pour son intégration dans la gestion
d’un réseau électrique, Apports des convertisseurs multi niveaux au réglage des
éoliennes à base de MADA »,Thèse de Doctorat, Ecole Militaire Polytechnique, Alger,
2011.
[31] « GWEC Global wind Report 2016 ».
[Link]
[32] [Link], «Étude de variation rapide de tension pour le raccordement d’une
production décentralisée dans un réseau MT», Mémoire de Magister, Université des
frères Mentouri, Consrantine, 2008.
[33] [Link], , « Amélioration de la Stabilité Transitoire des Fermes Eoliennes par
l’utilisation du STATCOM », Mémoire de Magister, Université de Ferhat abbas, Sétif,
2011.
[34] [Link], [Link], « Sur la maîtrise de l’insertion des ressources renouvelables
aux réseaux électriques »,Mémoire de Master, , Université Abderrahmane Mira, Bejaia,
2016.
[35] « Centre de développement des énergies renouvelables, L’énergie éolienne »
[Link]
[36] [Link], [Link], « Etude de la variation de tension pour le raccordement d’une
production décentralisée dans un réseau de distribution», Mémoire de Master,
Université Abderrahmane Mira, Bejaia, 2013.
[37] [Link], « Etude des protections des réseaux electriques MT (30et 10 KV) »,
Université de Mentouri, Consrantine, 2010.
[38] [Link], « Méthodes pour la planification pluriannuelle des réseaux de
[Link] à l'analyse technico-économique des solutions d'intégration des
énergies renouvelables intermittentes », Thèse de doctorat, école centrale, Lille, 2015.
[39] [Link], [Link], « Impact du raccordement de la production décentralisée au
réseau électrique sur les courants de court-circuit », Mémoire de Master, Université
Abderrahmane Mira, Bejaia, 2019.
88
Références bibliographiques
[40] [Link], «Impacts de l’insertion des énergies renouvelables sur le réseau de transport
HTB», Thèse de Doctorat, Université des frères Mentouri, Consrantine, 2018.
[41] [Link], « Supervision d’une centrale multisources à base d’éoliennes et de
stockage d’énergie connectée au réseau électrique », Thèse de Doctorat, École nationale
supérieure d'Arts et Métiers, Lille, 2008.
[42] [Link], [Link], « Conception et commande d'un système de production
décentralisée », Mémoire de Master, Université Mohamed Boudiaf, Msila, 2018.
[43] [Link], « Etude de la stabilité d’une ferme éolienne connectée à un réseau
électrique avec des dispositifs FACTS », Mémoire de Magister, Université de Ferhat
abbas, Sétif, 2012.
[44] [Link], «Evaluation de la Performance des Réglages de Fréquence des Eoliennes à
l’Echelle du Système Electrique : Application à un Cas Insulaire», », Thèse de
Doctorat, Ecole Centrale de Lille, 2012.
[45] [Link], « Intégration des éoliennes dans les réseaux électriques insulaires », Thèse
de Doctorat, Ecole Centrale de Lille, 2009.
[46] [Link], « Caractérisation de l’incertitude de production éolienne », apport de stage
de Master2, Laboratoire des Signaux et Systèmes, 2015.
[47] [Link], «Influence de la commande d’une GADA des systèmes éoliens sur la
stabilité des réseaux électriques », Mémoire de Magister, Université Sétif 1, Sétif, 2012.
[48] [Link], « Effets des dispositifs FACTS sur l'amélioration de la qualité d'énergie
produite par un générateur asynchrone auto-excité », Mémoire de Magister, Université
Abderrahmane Mira, Bejaia, 2015.
[49] [Link] Dug, « Amélioration de l’amortissement des oscillations de puissance du
réseau électrique avec les dispositifs FACTS et les mesures à distance dissertation »,
Thèse de Doctorat, École de technologie supérieure, Montréal, 2011.
[50] [Link], « Interactions des dispositifs FACTS dans les grands réseaux
électriques », Thèse de Doctorat, Institut National Polytechnique, France, 1998.
[51] [Link], « Optimisation des paramètres d’un FACTS shunt pour l’amélioration de
la stabilité transitoire d’un système électrique », Thèse de Doctorat, Université de
Ferhat Abbas, Sétif, 2018.
89
Références bibliographiques
90
Annexes
Annexes
Nœuds de départ Nœuds d’arrivage Résistance [p.u] Réactance [p.u] B/2 [p.u]
4 7 0.0 0.20912 0.978
4 9 0.0 0.55618 0.969
5 6 0.0 0.25202 0.932
91
Annexes
92