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Gestion des données en production vidéo

Ce document décrit les tâches et responsabilités d'un Digital Image Technicien (DIT), notamment la gestion des données numériques, la mise en place d'un workflow, le choix et la configuration du matériel, la sécurisation et l'archivage des rushs.

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Data Management :

D.I.T : Digital Image Technicien


→ gestion de données (image et son)
→ formater les cartes après triple back up
→ établir un WORKFLOW
→ s’occupe de paramétrer la caméra et tous les appareils autour (moniteurs, ..)
→ tester la caméra et les accessoires (compatibilité, màj, qualité village)
→ préparer le matos cam (codecs,...) et enregistrer les réglages sur média (si panne)
→ créer des luts à appliquer au tournage
→ contrôle du signal vidéo (voir erreur de diaph ou artefacts)
→ réglages fins de l’image générée par la caméra, retour sur moniteurs, check
du waveform, WB, gamma, ISO, cadence d’image, …
→ choix de matériel et de sa configuration avec le chef op (garantir compatibilité)

Workflow = étudier les ≠ étapes techniques de la chaîne de production et définir la manière


et les outils à mettre en place pour répondre aux besoins artistiques du projet
cinématographique
→ choix matériels, réglages techniques pour optimiser le travail et le rendre fluide jusqu’à la
postprod
→ communiquer avec tous les chefs de départements (chef op, chef monteur, producteur)

Les assurances imposent X copies à X endroits ≠ pour agir en cas de pertes de rushes.

Dailies = rushes étalonnés et synchronisés avec le son établis au jour le jour (pour utiliser sur
plateau ou pour des proxys pour le montage)

Minimum 2 copies avec rapport de copie (logiciel ShotPut ou Silverstack pour contrôler la
copie parfaite bit par bit et générer un rapport)

Data Manager ou D.I.T. data :

Il ne s’occupe que de la gestion des données :


- organisation, identification des fichiers
- formatage
- nommer les dossiers des différentes copies exactement de la même manière
- transfert, duplication des données et vérification
- sécurisation et archivage des données
- synchro son
- export pour les dailies avec une LUT
- vérifier les images pour détecter les artefacts
- toujours la même méthode de travail
Notions informatiques :
Le bit = la plus petite unité en informatique 0 ou 1
L’information est une suite de bits

1 octet = 1 byte = 8 bits


1o = 1B = 8b

débit informatique = quantité d’informations véhiculées à un instant T.


bande passante = débit maximum, rarement atteint

À l’usage, on utilise les octets sur les DD et sur les bits sur les BP.

MPEG 2 422 HD → Data Rate : 50Mbps → GB/Heure : 20GB/heure


ProRes 422 (HQ) HD → Data Rate : 220 Mbps → GB/Heure : 90GB/heure

Durée de transfert :
durée de transfert = volume du fichier / débit
ex : une carte de 64GB et un débit de 120Mb/s → 64 000 / (120/8) = 4267s = 71min

volume du fichier = durée . débit


ex : 10 min à 220 Mb/s → 600 x 220 = 132 000 Mb = 132 000 / 8 MB = 16,5 GB

Formatage :
- primaire : sur la caméra directement pour avoir le bon système de fichier (exFAT,
NTFS,...) et parce que cela crée une arborescence interne importante
- secondaire : sur ordinateur quand le disque est vierge (exFAT = compatibilité Mac
PC)
- Clic droit → formater → renommer → NTFS ou exFAT → formatage rapide

// Arborescence des dossiers sur les supports secondaires :


- Nom de prod
- Titre du film
- 20220919 (date à l’envers et jour)
- Nom de la caméra (A, B, …)
- Nom de la carte (A001, B002, …)
- Copie de l’intégralité du contenu du support
primaire avec sa propre arborescence

1. Faire l’arborescence pour préparer les dossiers


2. La dupliquer pour éviter les fautes de frappe
3. Mettre sur les différents disques
4. Ne jamais renommer

Si on a trois disques avec trois copies, il faut qu’ils soient parfaitement interchangeables
→ Copier-coller et changer les dates et données de caméra
// Sécurisation des rushs :

Les assureurs ne couvrent pas si on ne fait pas ça :

Normes de sécurité en France recommandées par FICAM, CST, AFC et les assureurs :
- Du support primaire il faut cloner le disque au minimum sur 2 supports secondaires.
L’un comme disque navette destiné au labo numérique, l’autre conservé en RAID ou
cassette LTO sous la responsabilité de la production
- Vérifier le poids et le nombre de fichiers
- Intégrer dans les sauvegardes les journaux de copies avec Checksum
- Les supports secondaires doivent être séparés physiquement à la fin de la journée de
tournage et transportés séparément dans un emballage renforcé

Vérification par volume : après la copie des fichiers, on compare le volume

Les supports de stockage :

- primaire : cartes dans les caméras ou dans les enregistreurs externes


- secondaire : DD, NAS, serveurs, … de sauvegarde

● SSD : Solid State Drive = matériel de stockage informatique utilisant de la mémoire


flash
→ mémoires à semi-conducteurs à l’état solide
→ utilisé dans les disques primaires car l’écriture et l’accès aux données y est très
rapide
→ format 2.5 le plus courant

● DD, HD ou HDD = mémoire de masse magnétique utilisée en informatique


→ temps d’accès variant selon la vitesse de rotation des disques (entre 5400 et
15000tr/min)

● NAS : Network Attached Storage = boîtier accueillant plusieurs DD et contenant


plusieurs logiciels spécifiques pour utiliser les disques en RAID et pour partager le
contenu des données sur un réseau et/ou sur internet (vitesse d’écriture + grande)

disque physique : DD réel


disque logique : DD physique divisé en plusieurs partitions ou plusieurs DD physiques réunis
en un seul disque commun

// RAID 0 : système le plus basique qui écrit une donnée sur deux sur chaque disque
RAID 1 : copie de toutes les données sur chaque disque
RAID 5 : minimum 3 disques dont un est un disque de parité → quand les données arrivent,
on les divise sur les ≠ disques et le dernier est la somme de ces divisions (en cas de crash, le
dernier permet de récupérer les divisions de données manquantes) la parité est chaque fois
déplacée sur un disque pour ne pas que s’il y a un disque de parité, il crash et c’est foutu
Câbles :

- HDMI grand public


- norme 2.0 : jusqu’à 18 gb/s, 4K, 2160p, 60i/s
- BNC : c’est la connectique qu’on va le plus utiliser, c’est la prise d’un câble coaxial
dans lequel circule le SDI, dont il existe ≠ types.
- Triax : utilisé pour le multicaméra, un peu dépassé ?
- RJ45 : utilisé pour le multicaméra, évolution du triax
- Fibre optique : utilisé pour le multicaméra dans les énormes bâtiments genre un
stade de foot → le top
- Thunderbolt : contient de l’usb C, le plus rapide actuellement mais que par INTEL
- USB : ≠ types
- Prendre soit USB C soit USB 3 (prise bleue)
- USB C : réuni USB 3.1 et thunderbolt, sensé devenir universel et peut donner le
courant et faire circuler les données, le + rapide

Synchronisation son :
- time code synchronisé avec ingé son
- tentacle
- à partir du waveform (clap)

Proxys :
proxys = transcode pour monter des rushs lourds en passant par des équivalents plus légers
pour le montage puis c’est reliés aux originaux pour l’export (=conformation)

Formats d’échange :
→ pour passer d’un soft à un autre avec le montage : XML, AAF, EDL (époque des pellicules)

Paramètres d’exportation pour internet :

- conteneur : MP4
- codec vidéo : H.264
- codec audio : AAC-lC 48KHz ou 96KHz
- fréquence d’images = idem qu’à la pdv
- débit vidéo recommandés pour la mise en ligne :
- 24, 25 ou 30 i/s : 10Mbit/s en 1080p
- 48, 50 ou 60 i/s : 15 Mbit/s

Format :
“format” = ratio = rapport Longueur x largeur

- 1,33 = standard
- 1,85 = flat
- 2,35 = scope
Taille du capteur :
Si un capteur est plus grand :
- pdc plus courte
- sensibilité plus grande → moins de bruit (car photosites plus grands)
- pas de différence en termes de définition, c'est le nombre de photosites qui
détermine ça

Anamorphique :
Compression sur la largeur de l’image pour utiliser l’entièreté d’un capteur et donc sa pleine
définition pour créer une image scope → désanamorphose en postprod (optique spéciale
placée devant le projecteur à l’époque de la pellicule, numérique ajd)

Compression vidéo :
→ apparue en 1993 car bcp trop coûteux de transporter la vidéo non compressée
temps de compression > temps de décompression

Sans perte :
- son : FLAC
- image : JPG 2000, TIFF
- vidéo : RAW, M-JPEG 2000, CamStudio

Avec perte : basée sur la suppression des infos non perceptibles par l’oeil humain

- sous échantillonnage de chrominance : supprimer une partie de l’info de


chrominance sans que ça ne soit perceptible
→ en dupliquant une fois sur deux (4:2:2) ou une fois sur quatre (4:2:0 et 4:1:1)
l’information de chrominance U et V sur des px contigus, sans modifier la luminance
Y qui se ressent plus
- profondeur de couleur : nombre de bits avec lequel est encodée chaque couleur
- image codée sur 1 bit : N&B sans gris
- image codée sur 8 bits : 28 = 256 possibilités pour chaque couleur RVB
- → 256 x 256 x 256 = &6 777 216 couleurs possibles
- image codée sur 10 bits : plus d’1M (cinéma, UHD et HDR)
- maximum de différence perceptible par l’oeil humain
- image codée sur 12 bits : presque 69 milliards
- image codée sur 14 bits : plus de 4 billions
- utile pour étalonnage plus vaste et postprod
- compression spatiale (intra-image) : redondance du code des zones d’images dont
les blocs sont similaires (JPEG)
- réduction de la redondance temporelle : on ne retransmet que les parties de l’image
qui changent dans une vidéo (ex : plan fixe)

→ système GOP : sélectionner une image I toutes les 1/2sec et représenter les
images intermédiaires par interpolation (MPEG)
Conteneurs :
conteneur = format pouvant contenir ≠ types de données (le film, les ≠ versions sonores, les
sous-titres, les chapitres, …), peut supporter ≠ codecs

Codec :
codec = ce qui compresse le contenu des conteneurs
- natifs : tournage
→ compressent fortement les données tout en conservant une bonne qualité, pas
adaptés au montage car nécessitent bcp de puissance de calcul et supportent mal
les multiples modifications

- intermédiaires : montage, pas de compression temporelle


→ bcp plus lourds que les formats natifs → débit plus élevé → nécessitent des
disques et des interfaces rapides
→ pas de compression long GOP → décodage bcp moins complexe → bonne fluidité
de travail
→ DNxHD et ProRes = codecs intermédiaires les plus utilisés en montage et
maintenant enregistrés soit directement sur la caméra soit via un enregistreur
externe branché en SDI à la caméra

Dans le cinéma pro, on tourne directement dans un format intermédiaire (ProRes, DNxHD)
pour conserver une qualité optimale et éviter l’étape du transcodage (modification de codec)
lors de l’importation dans un logiciel de montage.

À l’exportation, le fichier doit être encodé dans un format répondant à l’usage : DCP pour le
cinéma, MPEG-2 pour le DVD, H264 ou AVC pour la TV, …

Apple ProRes : codec natif de FinalCut


- 4444 XQ : travail des VFX
- 422 HQ : parfait pour la postprod en TV ou en cinéma sans trop de budget
- 422 : bon pour le tournage mais moins adapté à la postprod
- 422 LT : visionnage dans de bonnes conditions mais on perd bcp de détails
- 422 Proxy

DNxHD : codec natif d’Avid Media Composer


- DNxHR : uniquement pour la postproduction en 2K et formats suppérieurs
- DNxHD 444 : échantillonné en 4:4:4 sur 10 bits → 440Mbits/s
- DNxHD 220x et 220 : échantillonné en 4:2:2 sur 8 et 10 bits → 220 Mbits/s
- DNxHD 185X et 185 : échantillonné en 4:2:2 sur 8 et 10 bits → 185 Mbit/s dans les
projets . 25 im/s.
- DnxHD 145 : échantillonné en 4:2:2 sur 8 bits → 145 Mbit/s.
- DNxHD 120 : échantillonné en 4:2:2 sur 8 bits → 120 Mbit/s dans les projets . 25
im/s.
- DNxHD 100 : échantillonné en 4:2:2 sur 8 bits → 100 Mbit/s.
- DNxHD 36 : échantillonné en 4:2:2 sur 8 bits → 36 Mbit/s.

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