Gestion des risques énergétiques intégrée
Gestion des risques énergétiques intégrée
Résumé de l'étude
Étant donné que l’électricité est d’une
importance cruciale pour les entreprises, elle
représente un risque financier important.
Néanmoins, de nombreux systèmes de
gestion de l’énergie restent isolés et
indépendants du reste des activités de
l’entreprise. Il en résulte un accès limité à
des informations incomplètes, accompagné
d’une connaissance limitée de l’exposition
aux risques. Un système de gestion de
l’énergie intégré et complet, comprenant des
compteurs, des logiciels et des équipements
d’atténuation des incidences sur la qualité de
l’énergie, constitue l’approche la plus
holistique, basée sur des systèmes, pour
gérer cette exposition aux risques.
Schneider Electric - Livre blanc Rév. 02
Introduction L’une des principales priorités de tout chef d’entreprise ou responsable d’établissement est de
gérer ou d’évaluer l’exposition aux risques. Et comme l’électricité (ou l’alimentation) r evêt une
importance fondamentale pour les installations électriques critiques - celles pour lesquelles une
coupure de courant peut entraîner de lourdes amendes, voire des pertes de vie humaine - ce
risque est particulièrement sensible. Pourtant, la gestion et le contrôle de cette ressource
stratégique sont encore loin d’être gérés de manière pertinente.
Les coûts énergétiques extravagants ainsi que les perturbations inattendues qui surviennent
dans les infrastructures ou les installations de production demeurent une priorité absolue. Selon
les données de la World Bank Enterprise Survey de 2016, les propriétaires d’entreprises
considèrent aujourd’hui que l’électricité est le troisième plus grand obstacle à leurs activités. 1
Une alimentation non fiable, une alimentation polluée et la fluctuation des prix de l’énergie sur
les marchés déréglementés représentent des risques financiers évidents pour toute entreprise.
Ces risques sont toujours perçus comme particulièrement prioritaires, car les répercussions
financières des incidents imprévus peuvent également être dévastatrices.
En fait, pour l’économie européenne le coût total des coupures d’alimentation ou lié à une
mauvaise qualité de l’énergie dépasse 150 milliards d’euros, alors qu’aux États-Unis, le coût de
ces pertes se situe entre 119 et 188 milliards de dollars américains. Néanmoins, et malgré un tel
risque financier, les investissements dans la gestion de l’énergie et les équipements de
correction de la qualité de l’énergie restent limités.2
1
Enquêtes auprès des entreprises de la Banque mondiale (2002–16). L’échantillon de données
comprend 139 économies.
2
J. Manson, [Link], « European Power Quality Survey Report », Leonardo Energy, 2008
L’énergie électrique est presque toujours indispensable et, par conséquent, elle représente un
risque élevé. Pour certaines entreprises, les autres ressources énergétiques et les actifs
énergétiques qui les rendent disponibles peuvent également s’avérer indispensables pour la
viabilité financière de l’entreprise tels que l’eau, l’air, le gaz et la vapeur (WAGES).
Pour des informations plus détaillées sur les stratégies en matière de WAGES, consultez le Livre
blanc, Designing a Metering System for Small and Medium-Sized Buildings (Concevoir un
système de mesure pour les bâtiments de petite et moyenne dimensions).
Figure 1
Tableau de bord du
logiciel de gestion de
l’énergie présentant les
principaux indicateurs de
rendement énergétique
pour une entreprise
industrielle
ayant plusieurs sites. Un
tel logiciel est un élément
essentiel pour un
système de gestion de
l’énergie complet.
La véritable valeur des ressources énergétiques réside dans un équilibre entre coût, fiabilité et
qualité. Aujourd’hui, la majorité des technologies sous-jacentes conçues pour fournir les
informations nécessaires à la gestion de ces trois caractéristiques fonctionnent souvent in situ ,
ou de manière isolée, voire pas du tout. Ces technologies ont toujours été constituées d’une
association de systèmes de mesure, de facturation ou de gestion de l’énergie pour quantifier les
coûts et les revenus, de systèmes de contrôle de surveillance et d’acquisition de données
(SCADA) permettant de mesurer les paramètres de fonctionnement de l’infrastructure et
d’instruments portables dédiés à la mesure de la qualité de l’énergie.
Le résultat de l’isolation de ces technologies est un coût élevé pour un faible accès à des
informations restées incomplètes. Il en résulte une connaissance limitée de l’exposition aux
risques parce que chaque ressource est jugée essentielle pour l’entreprise. Un système de
gestion de l’énergie intégré, connecté et complet - qui comprend des compteurs, des logiciels et
des équipements de correction de la qualité de l’énergie et est capable de s’intégrer aux autres
systèmes d’exploitation de l’entreprise - offre l’approche la plus holistique pour gérer cette
exposition aux risques.
Pour plus d’informations sur les systèmes connectés et l’Internet des objets industriels (IIoT),
consultez le rapport 2017 : IIoT EcoStruxure reduces energy use, accesses new business models
(IIoT EcoStruxure réduit la consommation d’énergie et accède à de nouveaux modèles
d’entreprise).
Les services publics ont toujours eu une « caisse enregistreuse » de compteurs tarifaires, mais
les entreprises exigent désormais qu’on leur permette également de vérifier la facturation, la
qualité de l’énergie fournie et de disposer des informations nécessaires pour éviter les pénalités
imposées par ces services publics. Cette vérification est un besoin important dans un système de
gestion de l’énergie, car elle permet souvent aux entreprises de réaliser leur premier retour sur
investissement, ou du moins le plus important (et on sait en fait qu'elle valide entièrement
l'investissement en capital au cours de la première année).
Figure 2
Les compteurs d’énergie
intelligents sont des
composants clés des
systèmes de gestion de
l’énergie. Ils fournissent
un contrôle de
facturation précis, une
répartition des coûts et
une analyse avancée de
la qualité de l’énergie.
Avec l’avènement de la déréglementation dans certains pays, le coût de l’énergie peut être indexé
sur le prix du marché. Il est également devenu plus courant de faire un compromis entre le coût,
d’une part, et la qualité et la fiabilité, d’autre part, ce qui peut prendre la forme d’un contrat
d’approvisionnement entre le consommateur et les services publics ou le fournisseur d’énergie.
En termes de risque financier, des connaissances spécifiques sont nécessaires en ce qui concerne
la quantité d'énergie livrée/consommée. Pour prendre des décisions rapides, il faut disposer de
données pertinentes sur les variations soudaines des coûts de l'énergie en fonction des
conditions météorologiques, par exemple, qui à leur tour influent sur la charge et donc sur le prix
au comptant. Le gestionnaire de l'installation peut choisir de passer à la production d’énergie si
les coûts sont trop élevés. Ceci est particulièrement pertinent aujourd'hui, alors que le coût de la
production d’énergie renouvelable sur site continue de diminuer.
Les systèmes conventionnels d’analyse des coûts énergétiques enregistrent et suivent les
schémas de consommation d’énergie dans chaque section, service ou zone. Il est assez facile de
faire une analyse multidimensionnelle : par exemple, comparer les tendances de consommation
de la semaine 1 à la semaine 3 ou de l’usine A à l’usine B. La plupart des systèmes offrent une
sorte de ventilation des coûts, de vérification de la facture d’électricité des services publics et la
facturation des sous-locataires. Les meilleurs systèmes vont même jusqu’à intégrer la tarification
de l’énergie en temps réel pour permettre de concevoir des hypothèses de scénarios.
Quels que soient ces scénarios, les résultats enregistrés par les compteurs d’électricité et
d’alimentation doivent être très précis. Dans un bâtiment commercial avec de multiples
locataires, la sous-facturation doit être permise par le compteur. Ensuite, le logiciel d’analyse de
la facturation ou des coûts énergétiques doit être assez flexible et rentable pour prendre en
compte ces points et établir des rapports personnalisés. Un système de gestion de l’énergie
fournira cela pour l’ensemble de l’entreprise.
* Remarque : toute discussion au sujet d’un système de gestion de l’énergie intégré et connecté
doit aborder la question de la cybersécurité (elle n’est pas le sujet du présent article). Les
cyberattaques ont considérablement augmenté ces dernières années. Pour plus d’informations
sur les stratégies de réseau électrique cybersécurisé, consultez le Livre blanc Securing Power
Monitoring and Control Systems, 2016 (Sécuriser les systèmes de surveillance et de contrôle de
l’alimentation, 2016).
L’approche standard pour compenser une alimentation électrique peu fiable consiste à acheter
une redondance coûteuse (transformateurs surdimensionnés, alimentations multiples auprès
des services publics, générateurs de secours, onduleurs avec une salle pour les batteries,
équipements de distribution électrique surdimensionnés, etc.) et à espérer que tout ira pour le
mieux. Cependant, l’approche par redondance peut aider à surmonter une panne d’électricité ou
une perturbation d’alimentation, mais elle n’éliminera pas les causes.
La clé d’une fiabilité économiquement abordable réside non seulement dans la redondance, mais
aussi dans l’analyse et la maintenance prédictives. Si vous savez à l’avance qu’un système est
susceptible de tomber en panne, ou peut-être affaibli par des perturbations préjudiciables, vous
pouvez résoudre le problème avant qu’il ne survienne.
Ainsi, l’enjeu est de connaître l’incidence potentielle des problèmes liés aux systèmes de
distribution mal mis à la terre ou à la masse, aux perturbations naturelles telles que la foudre ou
3
S. Bhattacharyya, [Link], « Consequences of Poor Power quality – an Overview », Power Quality,
un livre édité par M. Andreas Eberhard (Éd.), ISBN : 978-953-307-180-0, InTech, 2011.
Réduire les risques dus à une fiabilité insuffisante nécessite la capacité de les prévoir. Pour y
parvenir, il faut disposer de données, d’informations et de connaissances sur l’incidence de la
qualité de l’énergie et des charges sur l’infrastructure, ainsi que sur les répercussions de celle-ci
sur la qualité de l’énergie. Un système de gestion de l’énergie peut fournir cela pour l’ensemble
d’une entreprise.
Dans les deux cas, cela réduit le risque financier si l'entreprise peut s'assurer que tout problème
de qualité de l'énergie au point de livraison peut être résolu rapidement et de manière définitive.
Attendre qu'un problème de qualité de l'énergie survienne, souvent considéré comme un
dysfonctionnement ou une défaillance de l'équipement, reste malheureusement le moyen le plus
courant de découvrir qu'un problème réel existe.
4
V. Ignatova. « Un cadre pour la mise en œuvre d’une gestion itérative et continue de la qualité de
l’énergie », Livre blanc, mai 2015.
5
Ponemon Institute (LLC). « Coût de pannes dans un centre de données », janvier 2016.
chauffage alimentent aujourd’hui des équipements et des outils dotés des dernières technologies
d’économie d’énergie et de contrôle - généralement des charges non linéaires - qui sont souvent
à l’origine d’une mauvaise qualité de l’énergie.
Figure 4
Statistiques clés relatives
aux pannes dans des data
centers comparant les
chiffres de 2010, 2013 et
2016.
Source : Ponemon
Institute, coût de pannes
dans un centre de
données, Janvier 2016.
Les incidents liés à la qualité de l’énergie sont souvent de caractère singulier ou sporadique, ce
qui implique qu’une surveillance continue 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 est nécessaire. Les
instruments mobiles sont utiles pour procéder à des dépannages dans des zones où les
problèmes ont été identifiés de manière plus précise, mais ils ne peuvent jamais se substituer à
une surveillance permanente.
En examinant les moyens de gérer les coûts, la fiabilité et la qualité de l’énergie, on en déduit
Le système de qu’il existe d’innombrables systèmes affirmant être en mesure d’effectuer la surveillance,
gestion de l’analyse et la prévision pour chacune de ces caractéristiques.
l’énergie Le défaut commun à tous ces outils est qu’ils ne peuvent pas fournir une vue d’ensemble
permettant de gérer correctement tous les aspects de l’électricité délivrée directement à la
charge et mesurée en termes de risque financier pour l’entreprise.
Figure 5
Exemple d’architecture
de système de gestion de
l’énergie.
• Les parcs éoliens et solaires offrent une source de production qui nécessite un compteur
d’électricité précis au point d’interconnexion ou un transformateur élévateur pour que
l’opérateur puisse être rémunéré. Cependant, les parcs solaires ou éoliens peuvent être
exposés à un risque encore plus grand de coûts de réparation élevés si des commutations
transitoires sur le réseau électrique endommagent leur infrastructure.
• Les moteurs de compresseurs à haut rendement sont un élément évident dans une
stratégie d'économie de coûts pour une usine de fabrication pharmaceutique. Cependant,
les bobinages de moteur contrôlés électroniquement ont tendance à générer des
harmoniques. Un local complet de ces compresseurs affichera une amélioration
spectaculaire des mesures de consommation d'énergie, mais l'impact des harmoniques qui
en résultera sur la stabilité des équipements voisins pourrait être encore plus dramatique.
L'instabilité du système électrique résultant des économies de coûts dans un domaine
peut conduire à une mauvaise qualité du produit ou à des rendements réduits d'un produit
très important dans un autre.
La solution est de pouvoir assurer une grande fiabilité et une bonne qualité à un coût
raisonnable. Pour les installations de production en général, si l’infrastructure énergétique coûte
moins cher, le risque de baisse de rendement est plus élevé. Pour les bâtiments commerciaux,
une infrastructure plus faible comporte un risque d’interruptions des activités dont le bilan peut
être excessivement lourd. Ainsi, dans une usine chimique, une baisse du rendement de 1 % peut
être très bien tolérée si cela est nécessaire pour économiser 10 % des coûts énergétiques, alors
que pour une société de bourse une perte de 1 % des transactions serait totalement
inacceptable.
Chaque entreprise - de service public ou commerciale, industrielle ou autre - aura une tolérance
au risque différente en matière de coût, de haute qualité ou de fiabilité satisfaisante de
l’approvisionnement. Nous devons disposer d’un certain nombre d’indicateurs de rendement
clés pour pouvoir gérer notre exposition aux risques. Ces indicateurs permettent de déterminer
quelles installations sont hors normes, de confirmer que les coûts sont conformes au budget,
d'identifier les points forts et les points faibles par rapport à la concurrence et d'améliorer le
résultat net.
Topologie de système
Un système de gestion de l’énergie doit fournir des indicateurs de rendement clés pour tous les
actifs et ressources énergétiques. Il doit fournir ces indicateurs rapidement (dans certains cas,
en millisecondes) et fournir assez d’informations pour pouvoir effectuer une analyse pertinente.
La topologie représentée dans la Figure 2 fournit un aperçu simple d’un système de gestion de
l’énergie. Des dispositifs précis pour les données relatives aux coûts (relevés de facturation), de
fiabilité (mesure de fonctionnement) et des données relatives à la qualité (mesure de la qualité
de l’énergie) sont déployés sur chaque actif ou point de distribution clé.
Ces dispositifs nécessitent une intelligence embarquée pour fournir des informations
significatives et exploitables ainsi que des indicateurs de rendement clés. Une architecture de
communication rapide, flexible et ouverte (Ethernet, sans fil, liaisons série) garantit une
transmission rapide des informations et des indicateurs de rendement aux décideurs. Les outils
logiciels et les rapports fournissent des informations détaillées sous la forme d’indicateurs de
rendement clés permettant de faciliter la prise de décision, des analyses basées sur des
hypothèses de scénarios, des indicateurs statistiques, des tendances de rendement et ainsi de
suite.
La gestion des actifs et des ressources énergétiques nécessite des outils qui vous permettent de
connaître la situation de votre entreprise par rapport à d’autres points de référence. Ces points
de référence pourraient être basés sur les niveaux de consommation moyenne du secteur, le
rendement de production, la température, le nombre d’occupants, la disponibilité, etc.
Dans tous ces cas, le système de gestion de l’énergie est utilisé pour fournir des indicateurs de
rendement clés qui rapprochent les domaines exposés au risque financier. La réponse à la
question « et si ? » peut être obtenue au moyen d’analyses multidimensionnelles, fournissant à
temps les renseignements nécessaires pour pouvoir intervenir. Cela permet d’éviter des c oûts
imprévus, des problèmes de fiabilité inattendus et une qualité d’énergie inacceptable.
Un système de gestion de l’énergie indique les tendances de consommation d’énergie par mètre
carré pour plusieurs installations. Les responsables d’énergie des chaînes de supermarchés
comptant des centaines de magasins ou de toute autre entreprise possédant plusieurs usines ou
installations seront en mesure de déterminer les installations qui consomment le plus d’énergie,
de sorte que les dépenses d’investissement permettant d’économiser de l’énergie puissent être
appliquées de la manière la plus efficace. Le système de gestion de l’énergie enregistre
également les tendances historiques de la charge, pour chaque site ainsi que celles enregistrées
dans l’ensemble de l’entreprise. Munis de ces informations, les gestionnaires d’installations ou
d’énergie seront plus en mesure de prévoir les besoins, l’entretien et même de négocier des
contrats d’achat d’énergie en gros.
Figure 6
Indicateurs de
rendement clés de
consommation d’énergie
Les données concernant les tendances et les prévisions aident également une installation à éviter
les pénalités imposées par les services publics pour avoir dépassé les limites de demande de
pointe trop élevée ou les limites de facteur de puissance trop faible. Les charges peuvent être
reprogrammées pour « lisser » la courbe de consommation, et des générateurs ou d’autres
équipements peuvent être activés manuellement ou automatiquement en réponse aux alarmes
émises par le système de gestion de l’énergie. Pour certains secteurs de la transformation, la
situation est devenue préoccupante en raison de l’adoption des normes environnementales et du
risque de se voir imposer de lourdes amendes. Dans ce cadre, un système de gestion de l’énergie
peut aider à limiter les niveaux d’émissions par rapport à la consommation d’énergie pour éviter
le risque de pollution excessive lorsqu’une usine ne fonctionne pas à un niveau d’efficacité
optimale.
Toutes les entreprises - des data centers aux constructeurs industriels, en passant par les
bâtiments commerciaux et les établissements de santé - peuvent tirer parti de la vérification et
de la comparaison des dépenses énergétiques mensuelles prévues par rapport à celles planifiées.
Si les dépenses effectives au cours d’une journée, d’une semaine ou d’un mois donné sont
considérablement plus élevées que prévu, cela peut imposer des changements de pratiques
commerciales ou entraîner des remboursements ou des décaissements. Un système de gestion de
l’énergie peut « scruter une facture » avec précision et traquer les compteurs de facturation des
services publics pour s’assurer que les frais de facturation effective correspondent à ceux
prévus, et corriger les erreurs de facturation commises par les services publics en vérifiant les
dépenses par rapport aux relevés effectués par le système [Figure 4]. Outre l’électricité, toute
autre ressource telle que l’eau, l’air comprimé, le gaz et la vapeur peut être profilée dans le
temps et entre les installations afin d’identifier les anomalies au niveau de l’approvisionnement
ou des demandes [Figure 5].
Figure 7
Indicateurs de
rendement clés pour
des factures pro-forma
Figure 8
D’autres ressources
énergétiques peuvent
être profilées pour
identifier les anomalies
au niveau de
l’approvisionnement ou
des demandes
Lorsqu’un service public est tenu de fournir une bonne qualité d’énergie, telle que mesurée par
rapport à une norme nationale, il est essentiel que les statistiques de réussite ou d’échec de
chaque point d’interconnexion soient prises en considération. Un système de gestion de l’énergie
rendra compte de la conformité de certaines normes et émettra des alertes rapidement pour
permettre d’intervenir et d’empêcher les manquements de conformité. La Figure 6 montre un
exemple de rapport représentant des mesures comparées à des mesures internationales de la
qualité de l’énergie.
Pour des informations plus détaillées sur les mesures de la qualité de l’énergie, consultez le Livre
blanc, A Framework for Implementing Continuous, Iterative Power Quality Management (Un
cadre pour la mise en œuvre d’une gestion itérative et continue de la qualité de l’énergie).
Tout investissement dans les technologies de l’information et les technologies d’exploitation (IT
Garantir et OT) doit offrir un coût total de possession raisonnable aux propriétaires pendant la durée de
un bon retour vie du système. Un système de gestion de l’énergie doit également être suffisamment flexible et
évolutif pour pouvoir facilement s’adapter à de nouveaux dispositifs et évoluer à mesure qu’une
sur entreprise se développe et que ses besoins changent. Dans certaines circonstances, le relevé
investissement manuel des compteurs et des instruments mobiles de mesure de la qualité de l’énergie peut
également fournir les données requises. Pourtant, le coût de la collecte, de la transmission, du
en gestion de stockage et du traitement manuels de toutes ces données peut être considérable (et même sujet
l’énergie à des erreurs) par rapport à la quantité d’informations. Et il ne s’agit pas d’une enquête
ponctuelle ; aujourd'hui, une stratégie de surveillance et de gestion de l'énergie approfondie et à
plein temps est essentielle pour réussir.
Figure 9
Indicateurs de
rendement clés pour la
conformité à la qualité
de l’énergie
Conclusion L’énergie est une ressource indispensable et critique qui doit être bien gérée pour réduire
l’exposition aux risques des entreprises. Un système de gestion de l’énergie peut limiter ce
risque en fournissant les données, les informations et les connaissances nécessaires sur le coût,
la fiabilité et la qualité de l’énergie.
David Kidd (B-Com) est le responsable du lancement des systèmes de gestion de l’énergie
EcoStruxureTM de Schneider Electric, un composant clé de l’architecture EcoStruxure et de sa
plateforme technologique interopérable. Ancien élève de l’université de Victoria, il travaille depuis
15 ans dans le secteur de la gestion de l’énergie, et a occupé divers postes dans les domaines de
l’ingénierie d’application, des ventes, du développement des affaires et du marketing.
Remerciements
Nous remercions particulièrement Rudi Carolsfeld auteur du contenu original de ce livre blanc.
Ressources Securing Power Monitoring and Control Systems, 2016 (Sécuriser les systèmes de surveillance et
de contrôle de l’alimentation, 2016)
How Predictive Maintenance for Circuit Breakers Optimizes Safety, Reliability, and Costs
(Comment la maintenance prédictive des disjoncteurs améliore la sécurité, la fiabilité et les
coûts)
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