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Histoire et objectifs de l'OCI

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EXPOSE D’ECM

L’Organisation de la Conférence Islamique

08/01/2024

presente par:
 ABANDA Claude
 DZULO Yannice
 EMBOLLA Shane
 ELIBA Guy
 NJOUME Franck
 MOANKOANG Chloe
 TCHEBEMOU David
 SOH Giorgio
 WANDJI Karl

SOUS LA SUPERVISION DE:


[Link] JEAN-YVES
Sommaire
INTRODUCTION
I. Historique de l’Organisation de la Coopération islamique
II. Objectifs de l’Organisation de la Coopération islamique
III. Structures de l’Organisation de la Coopération islamique
IV. Avantages du Cameroun dans l’Organisation de la Coopération
islamique
V. Limites de la coopération entre le Cameroun et l’Organisation de la
Coopération islamique
CONCLUSION
INTRODUCTION
L’Organisation de Coopération Islamique (OCI) est la deuxième plus grande organisation
après les Nations unies avec 57 Etats membres éparpillés dans 4 continents.
L’Organisation est le porte-voix du monde musulman dont elle assure la sauvegarde et la
protection des intérêts dans l’esprit de promouvoir la paix internationale et l’harmonie
entre les différents peuples du monde. L’Organisation a été créée sur décision du sommet
historique qui a eu lieu à Rabat, Royaume du Maroc, le 25 septembre 1969, à la suite de
l’incendie criminel de la Mosquée al-Aqsa de Jérusalem occupée.
L’Organisation a l’insigne honneur de galvaniser la Oummah dans une parfaite unité et de
représenter dignement le monde musulman en épousant les causes qui tiennent à cœur à
plus de 1,5 milliard des musulmans à travers le monde. L’Organisation entretient des
relations de concertation et de coopération avec l’ONU et d’autres organisations
intergouvernementales, pour protéger les intérêts vitaux des musulmans et œuvrer pour le
règlement des conflits dans lesquels des Etats membres se trouvent impliqués. En
sauvegardant les valeurs cardinales de l’Islam et des musulmans, l’Organisation a
beaucoup fait pour dissiper les préjugés et a fortement prôné l’élimination de la
discrimination à l’encontre des musulmans, dans toutes ses formes et manifestations.
Les Etats membres de l’OCI se trouvent confrontés à plusieurs défis du 21ème siècle et
pour faire face à ces défis, la 3ème Session extraordinaire du Sommet Islamique, tenue à
Markka en décembre 2005, a conçu un projet appelé Programme d’action décennal, qui
prévoit une action commune des Etats membres Le Programme d'Action Décennal de
l'OCI (PAD) a été mis en œuvre avec succès et a été entièrement bouclé avec la fin de
l’année 2015.

I. Historique de l’Organisation de la Coopération islamique

L'Organisation de la conférence islamique a été créée par la décision prise lors du


Sommet islamique qui s'est tenue à Rabat du 22 au 25 septembre 1969, en réponse aux
réactions suscitées dans le monde musulman à la suite de l'incendie criminel de la
mosquée d’Al-Aqsa à Jérusalem, troisième lieu saint de l’Islam, provoquée par un
extrémiste juif australien le 21 août 1969.

Le nom de l'Organisation a été modifié en Organisation de la coopération islamique


(OCI) lors de la 38 ème réunion du Conseil des ministres des affaires étrangères
(CMAE) tenue à Astana du 28 au 30 juin 2011.

En mars 1970, lors de la première réunion du CMAE qui s’est tenue à Djeddah, il a été
décidé d'établir le Secrétariat général, qui fonctionnerait aussi à Djeddah jusqu'à la
libération de Jérusalem, et un Secrétaire général a également été nommé par la même
occasion.
Charte de l'OCI :

La nouvelle charte, adoptée lors du 11 ème Sommet de l'OCI tenu à Dakar les 13 et 14
mars 2008 remplaça la charte de l'OCI adoptée lors de la 3èmeréunion du CMAE à
Rabat en 1972, est le document fondateur de l'Organisation. La charte détermine les
objectifs et les principes de l'Organisation et définit les règles d'adhésion, le statut
d'observateur, les organes, le règlement pacifique des différends, le budget et les
finances, ainsi que les règles opérationnelles.

La nouvelle charte, qui remplace l'ancienne charte de 1972, constitue le tournant le


plus important sur la voie de la réforme de l'Organisation. La nouvelle charte établit la
base juridique et les organes nécessaires pour la coopération et les activités entre les
pays islamiques conformément aux besoins contemporains dans un nouvel
environnement qui est apparu à la suite des changements radicaux survenus sur la
scène internationale depuis 1972.

III. Les structures de l’Organisation de la Coopération Islamique

L’Organisation de la Coopération Islamique est une grande organisation


intergouvernementale qui est constituée d’une multitude de structures,
notamment :

1. Le sommet islamique

Le sommet islamique, le plus haut organe décisionnel de l'Organisation, se compose


des chefs d'État et de gouvernement des États membres. Il se réunit tous les trois ans
dans l'un des États membres, tient des consultations sur la réalisation des objectifs
inscrits dans la charte de l'OCI et prend des décisions sur la politique à suivre dans ces
domaines.

Les États membres accueillent les réunions du sommet suivant une règle de rotation
entre groupes géographiques (arabes, asiatiques et africains). Cette règle s'applique
également aux autres réunions de l'OCI. Depuis sa création, 14 sommets et 7 sommets
extraordinaires ont eu lieu, accueillis par divers pays membres. Les sommets
extraordinaires peuvent être tenus lorsque les intérêts du monde musulman l'exigent,
afin d'échanger sur les questions d'importance vitale pour le monde musulman et de
déterminer les politiques à suivre par l'Organisation.

À cet égard, suite aux évènements liés à Jérusalem et la Palestine, les 6 ème et le
7 ème sommets extraordinaires se sont tenus respectivement le 13 décembre 2017 et le
18 mai 2018 à Istanbul suite à l'appel du Président de la République de Türkiye SEM
Recep Tayyip Erdoğan.

2. Le conseil des ministres des Affaires étrangères

Le Conseil des ministres des affaires étrangères (CMAE), l'organe décisionnel le plus
important après le sommet, se tient une fois par an dans l'un des États membres.
Comme dans les réunions du sommet, des sessions extraordinaires du CMAE peuvent
avoir lieu si nécessaire sur des questions cruciales concernant le monde musulman.

Le CMAE prend des décisions sur les questions liées à la mise en œuvre des objectifs
et des politiques générales de l'Organisation, suit les progrès réalisés dans la mise en
œuvre des décisions prises lors des précédents sommets et réunions du CMAE,
examine et approuve les budgets du secrétariat général et des organes subsidiaires et
choisit le secrétaire général.

La candidature de la Türkiye pour accueillir la 51 ème réunion du CMAE de l'OCI, qui


devrait se tenir en 2025, a été notée dans la déclaration d'Islamabad (48 ème CMAE).

3. Les comités permanents et le comité exécutif

L'OCI a créé les comités permanents suivants pour faire avancer les questions
d'importance vitale pour l'Organisation et ses États membres. Les comités permanents
sont présidés par des rois, des chefs d'État et de gouvernement. Ces comités sont créés
conformément aux décisions du Sommet ou sur proposition du Conseil des ministres
des Affaires étrangères et des membres des comités. De ce fait, nous pouvons donc
citer :

a. Le Comité d’Al-Quds à Jérusalem (présidé par le Roi du Maroc)

b. Le Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles,


(COMIAC, présidé par le Président de la République du Sénégal)

c. Le Comité permanent pour la coopération économique et commerciale,


(COMCEC, présidé par le Président de la République de Türkiye)

d. Le Comité permanent pour la coopération scientifique et technologie (COMSTECH,


présidé par le Président de la République du Pakistan)
En ce qui concerne le Comité exécutif, il se compose de 8 membres, dont les troïkas
du Sommet et du CMAE (ancien présidents, présidents en exercice et suivants),
l'Arabie saoudite en tant que pays d’accueil du Secrétariat et le Secrétaire général de
l'OCI et le Secrétaire général. Ce comité se réunit si nécessaire.

Suite aux attaques israéliennes, d’une violence croissante, sur les territoires
palestiniens, à la répression collective du peuple palestinien et au fait qu’un adolescent
palestinien nommé Mohammad Abou Khdeir ait été brulé, le Comité exécutif a tenu
des réunions extraordinaires à Djeddah les 10 juillet et 12 août 2014 afin d’examiner
les mesures à prendre par l'OCI contre les attaques israéliennes en cours, visant le
peuple palestinien, les institutions, la mosquée d’Al-Aqsa et les lieux de culte
musulmans et chrétiens. En outre, à l'appel de notre pays, une réunion extraordinaire
s'est tenue à Istanbul le 1 er août 2017 avec une participation ouverte au niveau des
ministres des Affaires étrangères afin de discuter des incidents survenus au Haram al-
Sharif.

Le 22 mars 2019, à l'appel de notre pays, en tant que président tournant du Sommet de
l'OCI, une réunion d'urgence du Comité exécutif avec une participation ouverte au
niveau des ministres des Affaires étrangères de l'OCI, a été organisé à Istanbul, pour
faire face à l’augmentation d’actes de violence islamophobes, racistes et xénophobes,
en particulier l'attaque terroriste contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande le 15
mars 2019. La réunion, à laquelle 19 pays ont participé au niveau ministériel, a été
présidée par le ministre des Affaires étrangères SEM Mevlüt Çavuşoğlu. Le Président
de la République de Türkiye SEM Recep Tayyip Erdoğan a également assisté à une
partie de la réunion et y a prononcé un discours.

Des réunions sur la Palestine ont été organisées à Djeddah en février 2020, ainsi que
sous un format en ligne en juin 2020. Sur le thème de la coopération dans le cadre de
la lutte contre la Covid-19 (en ligne) en avril 2020 à l’initiative de notre pays.

Par ailleurs, la réunion extraordinaire du Comité exécutif de l'OCI avec participation


ouverte au niveau des ministres des Affaires étrangères s'est tenue le 16 mai 2021 par
vidéoconférence à l’initiative de notre pays en consultation avec les autorités
palestiniennes et de l'Arabie saoudite en tant que président tournant du Sommet de
l'Organisation de la coopération islamique, face aux attaques d'Israël contre les
territoires palestiniens. Le ministre de l’époque Çavuşoğlu a participé à cette réunion.

Dernièrement, le Comité extraordinaire s’est tenu à Djeddah le 18 octobre pour


évoquer l’agression militaire d’Israël contre le peuple palestinien à la suite des
attaques perpétré le 7 octobre par le Hamas contre Israël. 22 ministres y compris le
Ministre Hakan Fidan ont participé à la réunion en question.
4. La cour islamique internationale de justice (la cour sera le principal organe
judiciaire de l'organisation après l'entrée en vigueur de son statut)

5. La commission permanente indépendante des droits de l'homme

6. Le comité des représentants permanents

7. Le secrétariat général

Le Secrétaire général, qui est le plus haut fonctionnaire de l'Organisation, est élu par
le CMAE pour un mandat de cinq ans parmi les ressortissants des États membres,
selon le principe de la rotation géographique équitable et de l'égalité des chances, et
peut exercer deux mandats au maximum.

Les fonctions du Secrétaire général consistent notamment à porter les questions


concernant l'Organisation à l'attention des organes compétents de l'Organisation, à
suivre la mise en œuvre des décisions et des recommandations prises lors du sommet
et des réunions du CMAE, à coordonner les travaux des organes compétents de
l'Organisation, à préparer le programme et le budget du Secrétariat général et à
soumettre au CMAE un rapport annuel sur les travaux de l'Organisation.

Secrétaires généraux de l'OCI ayant servi jusqu'à présent:

A- Tunku Abdul Rahman (Malaisie) 1971-1973

B- Hassan Al-Touhami (Egypte) 1974-1975

C- Amadou Karim Gaye (Sénégal) 1975-1979

D- Habib Chatty (Tunisie) 1979-1984

E- Syed Sharifuddin Pirzada (Pakistan) 1985-1988

F- Dr Hamid Algabid (Niger) 1989-1996

G- Dr Azeddine Laraki (Maroc) 1997-2000

H- Dr Abdelouahed Belkeziz (Maroc) 2001-2004

I- Professeur Ekmeleddin (Türkiye) 2005-2013

J- Iyad Ameen Madani (Arabie saoudite) 2014-2016


K- Dr Yousef bin Ahmad Al-Othaimeen (Arabie saoudite) 2016-17 novembre 2021

L- Hissein Brahim Taha (Tchad) 17 novembre 2021-présent

8. Les organes subsidiaires

9. Les organes spécialisées

10. Les institutions affiliées

IV. Avantages du Cameroun dans l’Organisation de la Coopération islamique


Le Cameroun apporte plusieurs atouts uniques à l’OCI :
1. Pont entre l'Afrique et le monde musulman : La position du Cameroun en tant
que pays à majorité musulmane en Afrique centrale crée un pont précieux entre
l'OCI et le continent africain dans son ensemble. Cela favorise les échanges
culturels et économiques, favorisant la compréhension et la coopération sur des
questions d'intérêt mutuel.

2. Diversité du paysage religieux : La riche mosaïque de systèmes de croyances


musulmans, chrétiens et traditionnels du Cameroun favorise le dialogue
interreligieux et la tolérance au sein de l'OCI. Cette perspective diversifiée enrichit
les discussions et contribue aux objectifs de l'organisation visant à promouvoir la
paix et la compréhension.

3. Potentiel économique : Le Cameroun possède une richesse de ressources


naturelles, notamment du pétrole, du gaz, des minéraux et des terres fertiles. Sa
participation à l’OCI ouvre les portes à des partenariats commerciaux et
d’investissement, bénéficiant à la fois au Cameroun et aux autres États membres.

4. Population jeune dynamique : Le Cameroun a une population jeune et


dynamique, dont beaucoup sont férus de technologie et ont un esprit d'entreprise.
Ce dynamisme démographique peut contribuer aux initiatives de l'OCI en matière
d'éducation, de technologie et de développement de la jeunesse.
5. Influence culturelle : La scène artistique et culturelle dynamique du Cameroun,
notamment la musique, la littérature et le cinéma, peut enrichir le dialogue de l'OCI
sur l'échange et la compréhension culturels.

En plus:

La participation active du Cameroun aux initiatives de l'OCI renforce sa voix sur


les questions d'intérêt international, telles que le développement, la résolution des
conflits et les droits de l'homme.
L'adhésion à l'OCI donne accès au financement et à l'assistance technique pour
divers projets de développement au Cameroun.
En tirant activement parti de ses atouts uniques et en s'engageant de manière
constructive avec les autres États membres, le Cameroun peut jouer un rôle
important dans la promotion des objectifs de l'OCI visant à promouvoir la paix, la
prospérité et la compréhension au sein du monde musulman.

VI. Limites de la coopération entre le Cameroun et l’Organisation de la


Coopération islamique
Bien que l'adhésion du Cameroun à l'OCI offre de nombreux avantages, il existe
également des limites potentielles à prendre en compte :

1. Différences dans l'interprétation religieuse : La diversité de la population


musulmane du Cameroun englobe une gamme d'interprétations et de pratiques.
Certains États membres de l’OCI pourraient avoir des opinions sur des questions
religieuses et sociales qui diffèrent de celles qui prévalent au Cameroun, conduisant
potentiellement à des désaccords ou à des malentendus.

2. Préoccupations politiques et en matière de droits de l'homme : Certains États


membres de l'OCI ont été critiqués pour leur bilan en matière de droits de l'homme,
soulevant des inquiétudes quant à d'éventuels conflits avec l'engagement du
Cameroun envers les valeurs démocratiques et les droits de l'homme.
3. Disparités économiques : Les disparités économiques importantes entre le
Cameroun et certains membres plus riches de l'OCI pourraient conduire à des
partenariats inégaux et limiter les avantages pour le Cameroun.

4. Dynamique interne de l'OCI : L'OCI elle-même est confrontée à des défis


internes, tels que des rivalités géopolitiques et des priorités nationales divergentes.
Cela peut rendre difficile pour l'organisation de parler d'une seule voix ou de mettre
en œuvre efficacement ses initiatives, ce qui pourrait avoir un impact sur
l'engagement du Cameroun.

5. Équilibrer les partenariats : Le Cameroun entretient des relations diplomatiques


avec un large éventail de pays, y compris des pays non musulmans. Équilibrer ses
engagements envers l’OCI avec son réseau plus large de partenariats peut être
complexe et nécessiter une navigation prudente.

Il est important de noter qu’il s’agit de limites potentielles et que l’étendue réelle de
leur impact dépend de divers facteurs, notamment un dialogue continu, le respect
mutuel et l’accent mis sur les domaines d’intérêt commun.

N’oubliez pas qu’une coopération internationale réussie implique une


communication ouverte, une compréhension et une volonté de relever les défis de
manière constructive. L'engagement actif du Cameroun au sein de l'OCI peut jouer
un rôle crucial dans l'établissement de relations positives et dans le dépassement
des limites potentielles.
CONCLUSION

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