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Comprendre CSMA/CA et RTS/CTS

La méthode CSMA/CA est une amélioration de CSMA pour les réseaux sans fil qui évite les collisions en écoutant le canal avant transmission. Elle fonctionne de manière décentralisée avec un mécanisme d'accusé de réception. Un mécanisme RTS/CTS peut être utilisé pour éviter les problèmes de station cachée et de couverture.

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Comprendre CSMA/CA et RTS/CTS

La méthode CSMA/CA est une amélioration de CSMA pour les réseaux sans fil qui évite les collisions en écoutant le canal avant transmission. Elle fonctionne de manière décentralisée avec un mécanisme d'accusé de réception. Un mécanisme RTS/CTS peut être utilisé pour éviter les problèmes de station cachée et de couverture.

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La méthode CSMA/CA est une amélioration de CSMA pour s’adapter à des réseaux où la

détection de collision n’est pas possible, comme c’est le cas des réseaux hertziens dans lesquels
deux stations qui communiquent avec une troisième ne s'entendent pas forcément mutuellement
en raison soit de leur rayon de portée, soit de la présence d’obstacle et entrent en collision.
a) Fonctionnement en mode décentralisé (DCF)
Comme son nom l’indique, dans le mode DCF (Distributed Coordination Function), il n’y a pas
de station qui règle le contrôle d’accès au canal. Toutes les stations sont autonomes et sont
concurrentes pour accéder au canal. Pour éviter/minimiser les situations collisions, La station
voulant émettre une trame écoute le canal. Si le canal est libre pendant un temps Distributed
Inter Frame Space (noté DIFS), alors la station transmet. A la réception des données, et après
un délai Short Inter Frame Space (noté SIFS), le récepteur envoie un accusé de réception
(ACK). Si l’accusé de réception n’est pas reçu dans les temps, la source tente une nouvelle
retransmission, après écoute du canal évidemment. La figure suivante illustre le principe de
fonctionnement de CSMA/CA.

Si le canal est occupé au moment où la station le teste afin de savoir si elle peut transmettre sa
trame, la transmission est ajournée. La station attend jusqu’à ce que le canal redevienne libre.
Ensuite, si le canal reste libre pendant un temps égal à DIFS, elle tire un nombre aléatoire pour
armer son temporisateur de retransmission. La station écoute le canal pendant que son
temporisateur se décrémente. Lorsque ce temporisateur expire, la station commence à
transmettre. Si le canal devient occupé avant l’expiration de son temporisateur, la station arrête
(ou gèle) son temporisateur qui reprend sa décrémentation une fois que le canal redevient libre
à nouveau.
La valeur du délai (ce délai est appelé backoff) d’attente avant retransmission est un multiple
d’un temps de base (time slot) tiré de manière aléatoire dans la fenêtre de contention [0, W].
Lorsqu’une nouvelle trame arrive au niveau MAC pour être transmise, la variable W est
initialisée à CWmin, ensuite elle est multipliée par 2 à chaque tentative de transmission (il y a
retransmission quand l’émetteur ne reçoit pas d’ACK au bout d’un certain temps), mais sans
dépasser un seuil égal à CWmax.
La figure suivante montre un exemple où 5 stations utilisent le canal. Au début, on suppose que
la station A est en cours de transmission de sa trame. Pendant que la station A transmet, des
nouvelles trames à émettre arrivent dans les sous-couches MAC des stations B, C et D, mais
ces stations détectent que le canal est occupé et doivent attendre la fin de la transaction de la
station A. A la fin de la transaction de la station A, les trois stations en attente tirent chacune
une valeur aléatoire de backoff. C’est la station B qui prend le contrôle du canal car elle a tiré
la plus petite valeur de backoff. Les stations C et D doivent continuer à attendre (en ayant leur
timer gelé). A la fin de la transaction de la station B, c’est la station D qui a la plus petite valeur
de backoff restant qui prend le contrôle du canal. La station C doit attendre encore. Pendant la
transaction de la station D, une nouvelle trame arrive au niveau MAC de la station E qui devient
à son tour candidate pour occuper le canal. A la fin de la transaction de la station D. La station
E tire une valeur aléatoire de backoff plus petite que le backoff restant de C ; elle prend donc le
contrôle du canal. A la fin de la transaction de la station E, la station C prend le contrôle du
canal car elle est la seule à participer à la fenêtre de contention.

c) CSMA/CA utilisée conjointement avec le mécanisme de réservation (RTS/CTS)

La méthode CSMA/CA décrite précédemment fonctionne bien si la trame en cours de


transmission est détectée par toutes les autres stations du réseau qui veulent prendre le contrôle
du canal. Or, comme nous l’avons signalé précédemment, deux ou plusieurs stations qui ne
s’entendent pas, à cause de problèmes de la station cachée et de couverture, peuvent prendre le
contrôle du canal en même temps et finissent par entrer en collision. Pour réduire les situations
de collision dues à ces deux problèmes, un mécanisme de réservation peut être utilisé
conjointement avec CSMA/CA.
La station voulant transmettre écoute le canal. Si le canal est occupé, la transmission est
ajournée. Si le canal est libre pendant un temps égal à DIFS, alors la station transmet une trame
appelée Ready To Send (notée RTS signifiant prêt à émettre) contenant la durée nécessaire pour
la transmission des données et de l’accusé de réception, pour avertir les autres stations de son
intention de prendre le contrôle (i.e. réserver) le canal. Si la trame RTS parvient à son
destinataire1 (qui est généralement un point d’accès), celui-ci attend un temps égal à SIFS et
répond par une trame appelée Clear To Send (CTS, signifiant Le champ est libre pour émettre),
contenant les mêmes informations que la trame RTS à laquelle il répond. Après réception de la
trame CTS, suivie d’un silence pendant un SIFS, la source transmet sa trame de données, suivie
d’un silence pendant un SIFS, suivi d’un acquittement. Si d’autres stations tentent aussi de
prendre le contrôle du canal, les trames RTS vont entrer en collision. Une station qui transmet
une trame RTS et qui ne reçoit pas en retour une trame CTS, tente sa transmission de trame
RTS plus tard.

Toutes les stations qui reçoivent une trame RTS ou CTS (et qui ne sont ni la source ni la
destination de ces trames) utilisent le délai de réservation contenu dans ces trames pour armer
leur temporisateur appelé Network Allocation Vector (noté par NAV). Le NAV contient donc
une prédiction du trafic qui occupera le canal dans un futur immédiat pendant lequel ces stations
sont invitées à s’abstenir de transmettre.
Une station qui a armé son NAV ne peut devenir candidate que lorsque ce temporisateur atteint
zéro. On dit que le mécanisme RTS/CTS constitue une écoute virtuelle de la porteuse effectuée
par la sous-couche MAC et ce mécanisme est utilisé conjointement avec CSMA qui, elle,
effectue l’écoute de la porteuse par la couche physique. La figure suivante illustre le
fonctionnement de CSMA/CA avec RTS/CTS.

Il est important de souligner que les trames RTS et CTS sont très courtes (la trame RTS fait 20
octets et la trame CTS, 14 octets). Par conséquent, la période de vulnérabilité de ces deux trames
est plus courte que celle des trames de données qui sont en général plus longues. Ainsi, au lieu
d’envoyer directement une trame de données (comme le fait CSMA/CA de base), avec le risque
d’avoir une collision de longue durée, on envoie d’abord une courte trame de réservation, avec
le risque d’avoir une collision de courte durée, et si cette réservation réussit alors on transmet
la trame de données. Il faut noter aussi que l’efficacité du mécanisme RTS/CTS dépend du ratio
entre la taille de trame RTS/CTS et la taille maximale de trame de données, si ce ratio tend vers
1, le mécanisme RTS/CTS n’est plus utile. Enfin, il faut noter que les collisions ne sont pas
complètement éliminées grâce au mécanisme de réservation RTS/CTS, car deux ou plusieurs
stations, qui ne s’entendent pas, peuvent envoyer simultanément des trames RTS.
autrement dit si on dans le schéma suivant on suppose le déroulement pour deux stations avec RTS/CTS :

Toute trame de donnée est suivie, après une attente courte baptisée SIFS (Short Inter Frame
Spacing), d’une trame d’acquittement positif par le destinataire. Si l’acquittement positif n’est
pas retourné, l’émetteur considère qu’il y a eu une collision. Il entre alors dans une phase
d’attente aléatoire définie de manière similaire à celle du réseau Ethernet. Les différences
portent sur les constantes de temps (valeur de timeslot) et d’initialisation de l’algorithme du
retard binaire (binary backoff ).
Dans un réseau IEEE 802.11, on définit une fenêtre de contention CW comprise entre CWmin
et CWmax permettant de calculer un temporisateur T-backoff, qui est une valeur aléatoire
comprise entre CWmin et CWmax, multipliée par le Timeslot (quelques microsecondes).
Chaque fois que le médium est libre, T-backoff est décrémenté de 1. Dès que Tbackoff atteint
la valeur 0, une tentative d’émission aura lieu.
Dans le diagramme qui suit nous prenons en considération le cas de mécanisme RTS/CTS
avec plusieurs tentatives de transmissions due au collisions.

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