COURS DE PHY1042 - ELECTROCINETIQUE ET MAGNETOSTATIQUE
I- Electrocinétique
1) Le courant continu et ses caractéristiques
Les charges étudiées en électrostatique sont des charges immobiles. Qu’elles soient liées à l’atome
ou qu’elles soient « libres », l’équilibre électrostatique implique qu’elles restent fixes. Quand on
veut étudier les charges mobiles, on doit introduire un autre champ, le champ magnétique
⃗ et aussi une densité de courant 𝑗 rendant compte du déplacement des charges. Relier cette
𝐵
densité de courant 𝑗 en un point d’un conducteur, au champ électrique 𝐸⃗ en ce point, constitue le
but de l’électrocinétique.
Un courant électrique est la grandeur algébrique correspondant à la circulation de porteurs
de charges mobiles (p.c.m.) électriques dans un conducteur. Sens conventionnel du courant
électrique. Par convention, le sens réel du courant est le sens de déplacement des charges +
Dans un conducteur métallique le courant électrique correspond à un déplacement d’électrons
Le déplacement des charges (électrons) est donc de sens opposé à celui du courant.
Sous l’action d’un champ électrique 𝐸⃗ , chaque électron acquiert une vitesse. En désignant par 𝑣, la
vitesse moyenne de l’ensemble des électrons (on dit aussi vitesse d’entraînement ou de dérive), et
par ρ la charge volumique du milieu, on définit le vecteur de courant en tout
point du milieu par : 𝑗 = 𝑣
Ou encore, puisque = 𝑛𝑒 où n est le nombre d’électrons par unité de volume et e la valeur
absolue de la charge de l’électron : 𝑗 = 𝑛𝑒 𝑣 .
Soit ∅ le flux de 𝑗 à travers une surface (S) orientée
⃗⃗⃗⃗⃗
On a : ∅ = ∫𝑺 𝒋 𝒅𝑺
Le flux élémentaire
⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝝆𝒗
d∅ = 𝑱d𝒅𝑺 ⃗⃗⃗⃗⃗
⃗ .𝒅𝑺
Représente la charge contenue dans le volume du cylindre de longueur v s’appuyant sur dS ;
c’est aussi la charge qui traverse dS pendant l’unité de temps.
On peut donc écrire :
𝑑𝑄
∫𝑆 𝐽 . ⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑆 = 𝑑𝑡 = 𝐼
1
Définissant ainsi l’intensité du courant qui traverse (S), laquelle s’exprime en
Ampère (A) : 1A = 1C.s-1
Exercice 1 : Densité de courant
a) Un fil de cuivre de section 1,5 mm2 peut transporter sans risque un courant d'intensité 10 A.
Quelle section de fil faut-il choisir pour transporter un courant d'intensité 25 A avec la même
densité de courant ?
b) Quelle intensité peut-on faire passer dans les mêmes conditions dans un fil 3 mm de diamètre ?
c) Un fil de cuivre de diamètre 1,2 est parcouru par un courant d'intensité I = 5 A.
Calculer la densité de courant dans ce fil.
d) Pour recharger une batterie d'accumulateurs complètement déchargée il faut y faire circuler un
courant d'intensité 10A pendant 9h.
i) Exprimer la quantité d'électricité transportée en A.h, puis en Coulomb.
ii) Pour actionner le démarreur, la batterie débite un courant d'intensité 90A. Si elle est déchargée
aux trois quarts, combien de temps le démarreur pourra-t-il fonctionner?
Exercice 2 :
Un fil de cuivre est parcouru par un courant dont les porteurs de charges sont des électrons de
charge q=-q0=-1.6*10-19C.
Un atome de cuivre donne un électron de conduction.
Soit un fil de section S=1mm² parcouru par un courant d'intensité I=1A
Déterminer la vitesse v de déplacement des électrons dans le fil de cuivre.
MCu=63.5g/mol ; Na=nombre d'Avogadro=6.02*10^23mol-1 ; Masse volumique de cuivre =
8800kg/m3
1)Nombre d'atomes (et donc d'électrons de conduction) contenu dans un volume v=1m3 de cuivre :
ncu = mcu/Mcu = (8800*10^3)/63 = 1.397*10^5 mol
Et dans 1.397*10^5 mol il y a Na*ncu=6.02*10^23*1.397*10^5 = 8.40994*10^28 atomes de cuivre
(donc électrons de conduction)
2)Densité de courant j pour une section de fil S=1mm² traversée par un courant d'intensité I=1A:
3.1)Calcul de la vitesse de déplacement des électrons de conduction :
-Soit p la densité volumique de charge et Q la charge totale des électrons de conduction
p = Q/V et Q = n*(qo) donc :
p = n*(qo)/V = 8.40994*10^28*1.6*10^-19 = 1.346*10^10 A/m^3
3.2)D'après la relation j=p*v
2
-Soit v la vitesse de déplacement des électrons de conduction
v = j/p = 10^6/1.346*10^10 = 7.43*10^-5 m.s-1 soit 0.0743mm.s-1
Exercice 3 : Vitesse des électrons dans un fil de cuivre
On étudie la conduction dans un fil de cuivre. Soit :
SS, la section du fil : S=1.0mm2S=1.0mm2 ;
II, l'intensité du courant qui parcourt celui-ci : I=1.0AI=1.0A ;
γγ, la conductivité du cuivre ;
dd, sa densité : d=8.95d=8.95 ;
MM, sa masse molaire : M=[Link]−1M=[Link]−1 ;
ρ0ρ0, la masse volumique de l'eau : ρ0=1.0kg.L−1ρ0=1.0kg.L−1 ;
NANA, le nombre d'Avogadro : NA=6.02×1023mol−1NA=6.02×1023mol−1 ;
Chaque atome de cuivre libère un électron de conduction de
charge q=−eq=−e (e=1.6×10−19Ce=1.6×10−19C).
1. Quelle est l'expression et la valeur de la densité volumique des porteurs de charges
mobiles np ?
Pour avoir cette densité volumique, il faut chercher le nombre d'atomes de cuivre dans une unité de
volume puisque chaque atome libère un électron.
On sait que :
Il faut bien regarder les données pour reconnaître les formules à utiliser.
On trouvera :
np=8.48×1028 électrons par m3(1)
Quelle est l'expression et la valeur de la densité volumique de courant j ?
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On a :
I=∬sectionj→⋅n→dS(2)(2)I=∬sectionj→⋅n→dS
Le vecteur densité de courant ayant même direction et même sens que la normale à la section S du
fil :
I=jS donc j=I/S=1.01.0/10−6=1.0×106A.m−2(3)
En déduire la valeur de la vitesse des électrons de conduction dans le cuivre.
On sait que :
j→=nqv→(4)(4)j→=nqv→
d'où :
v→=j→nq(5)(5)v→=j→nq
et en norme v=jne=1.0×1068.48×1028×1.6×10−19=7.6×10−5m.s−1(6)
2) Loi d'Ohm. Résistance électrique. Energie électrique
III.2. Loi d’Ohm microscopique (ou locale)
Dans les champs électriques ⃗𝑬
⃗ , la charge q est soumise à la force q𝑬
⃗ et, de la part milieu cristallin,
ionique ou électrolytique dans lequel elle évolue, à une force -k𝑣 qui s’oppose à la vitesse.
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D’où l'équation différentielle de son mouvement :
m𝑎 = ∑𝑛𝑖=1 ⃗⃗𝐹𝑖
⃗⃗⃗⃗⃗
𝑑𝑣
m 𝑑𝑡 = 𝑞𝐸⃗ − 𝑘𝑣
Qui a pour solution :
𝑘𝑡
𝑞𝐸⃗
𝑣(𝑡) = (1 − 𝑒 − 𝑚 ) . 𝑘
Soit, pour des dates grandes par rapport à m/k mais petites pour nos moyens d'investigation,
𝑞𝐸⃗
𝑣(𝑡) ≈ 𝑣 = = 𝜇𝐸⃗
𝑘
Où 𝜇 est la mobilité de la charge électrique. Le vecteur densité de courant atteint, lui, la
valeur limite :
𝜌𝑞𝐸⃗ 𝑛𝑞 2
𝑗 = 𝜌𝑣 = = 𝐸⃗
𝑘 𝑘
où n ( n en m-3 ) est la densité particulaire des porteurs de charge q.
𝑗 peut être mise sous la forme :
𝑗 = 𝛾𝐸⃗
qui est la loi d'ohm microscopique.
𝛾 est la conductivité électrique du milieu, inverse de sa résistivité (attention ) elle-aussi notée
1
Souvent 𝜌(𝛾 = 𝜌).
III.3. Loi d’Ohm macroscopique (Résistance d’un conducteur)
Considérons maintenant une portion AB d’un conducteur parcouru par un courant I. S’il
existe un courant, cela signifie qu’il y a une chute de potentiel entre A et B,
𝑩
⃗ . ⃗⃗⃗⃗
U = 𝑽𝑨 − 𝑽𝑩 = ∫𝑨 ⃗𝑬 𝒅𝒍
5
On définit alors la résistance de cette portion par
𝑩 ⃗⃗⃗⃗
𝑼 ∫𝑨 ⃗𝑬.𝒅𝒍
R= = ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑰 ⃗ .𝒅
∬𝑺 𝜸𝑬 𝟐𝑺
où l’unité est l’Ohm (symbole Ω). Dans le cas simple d’un conducteur filiforme de section S
où, sur une longueur L, le champ électrostatique est uniforme, on obtient le lien entre la résistance
d’un conducteur (propriété macroscopique) et sa résistivité (propriété microscopique)
𝑬𝑳 𝑳
R = 𝜸𝑬𝑺 = 𝜼 𝑺
montre que les unités de la résistivité sont le Ωm (Ohm mètre).
La d.d.p. appliquée aux bornes d’un générateur est égal au produit de la résistance présentée par ce
récepteur et de la valeur de l’intensité du courant traversant ce même récepteur.
U = R.I
Associations de résistances
Résistances en série
Soient n résistances Ri mises bout à bout dans un circuit et parcourues par un courant I. La
tension aux bornes de la chaîne est simplement
U = (𝑉0 − 𝑉1 ) + (𝑉1 − 𝑉2 ) + ⋯+ (𝑉𝑛−1 − 𝑉𝑛 )
U = 𝑅1 𝐼 + 𝑅2 𝐼 +…+ 𝑅𝑛 𝐼
C’est à dire analogue à celle obtenue par une résistance unique dont la valeur est
R = ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑹𝒊
Résistances en parallèle
Soient n résistances Ri mises en parallèle sous une tension U = 𝑉1- 𝑉2 et alimentées par un courant I.
Le courant se sépare alors en n courants
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𝑈
𝐼𝑖 =
𝑅𝑖
Dans chacune des n branches. En vertu de la conservation du courant (voir ci-dessous), on a
𝑈 𝑈
I = ∑𝑛𝑖=1 𝐼𝑖 = ∑𝑛𝑖=1 𝑅 =
𝑖 𝑅
C’est à dire que l’ensemble des n branches est analogue à une résistance équivalente en série
𝟏 𝟏
= ∑𝒏𝒊=𝟏 𝑹
𝑹 𝒊
La puissance.
La puissance absorbée ou fournie par un dispositif ou un système électrique peut se calculer
en fonction de l’intensité du courant et de la tension.
P = U.I
Sachant que : U = R.I P = (R.I).I
On peut dire que : P = R.I2
P : Puissance électrique en watts ;
I : Courant électrique en ampère ;
R : résistance électrique.
Sachant aussi que : P = U.I et que I = U/R
𝑼
On peut écrire que : P = U.𝑹
𝑼𝟐
Soit P = 𝑹
U : d.d.p en volt
III.5. L’énergie.
Pour qu’une certaine puissance transforme de l’énergie, elle doit être utilisée pendant un
certain temps. Ainsi un moteur d’une puissance suffisante pour entraîner une charge
considérable ne produit une transformation d’énergie que s’il est mis en marche pendant une
certaine période de temps. Plus longtemps fonctionne un moteur, plus grande est la quantité
d’énergie dépensée.
L’énergie perdue ou gagnée par un dispositif se détermine au moyen de la relation :
W = p.t
W : l’énergie en watts-secondes (Ws) ou en joule (J) ;
P : la puissance en watts (W) ;
T : le temps en secondes (s).
Puisque la puissance se mesure en watts (ou en joules par seconde) et le temps en secondes,
l’unité de mesure de l’énergie est le watt-seconde ou le joule comme indiqué ci-dessus. Le
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watt-seconde est toutefois une unité trop petite pour être commode ; aussi on utilise
couramment le watt-heure (Wh) ou le kilowattheure (kWh).
Energie (watts-secondes) = puissance (watts) × temps(secondes)
Energie (kilowattheures) = puissance (watts) × temps (heures)/1000
L’énergie électrique fournie par ce service commercial (Electrabel) se mesure au moyen d’un
instrument appelé watt-heuremètre ou compteur d’électricité. Cet appareil se raccorde
directement aux lignes du secteur immédiatement en amont du panneau de distribution des
immeubles.
La consommation d’électricité se mesure en kilowattheures.
III.6. La loi de Joule
On appelle effet joule, le dégagement de chaleur qui accompagne toujours le passage du
courant électrique dans un conducteur. D'après la loi de Joule, la quantité de chaleur dégagée
dans un conducteur est fonction de l'intensité du courant, du temps de passage de ce courant et
la valeur de la résistance du conducteur.
W = R.I2.t
Exercice 2 : calcul de résistance électrique
Soit un conducteur constitué d'une couche cylindrique conductrice comprise entre les
rayons R1 et R2
(R2>R1). Sa longueur est ll et sa conductivité γγ.
Établir l'expression de sa résistance.
On connaît la formule générale :
R=UI=∫BAE→⋅dl→γ∬SE→⋅n→dS(7)(7)R=UI=∫ABE→⋅dl→γ∬SE→⋅n→dS
Avec E→E→ le champ électrique extérieur qui met en mouvement les charges dans le
conducteur, dl→dl→ une longueur infinitésimal de conducteur, dS−→dS→ une portion
infinitésimale de section du conducteur.
E→E→ et dl→dl→ ont même sens et même direction, ainsi que E→E→ et n→n→. De
plus E→E→ est uniforme sur la longueur du conducteur :
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R=E×lγES=lγπ(R22−R21)(8)(8)R=E×lγES=lγπ(R22−R12)
Conducteur cylindrique
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3) Loi de Pouillet. Réseaux de conducteurs: Lois de Kirchhoff
III.6. La loi de Joule
On appelle effet joule, le dégagement de chaleur qui accompagne toujours le passage du
courant électrique dans un conducteur. D'après la loi de Joule, la quantité de chaleur dégagée
dans un conducteur est fonction de l'intensité du courant, du temps de passage de ce courant et
la valeur de la résistance du conducteur.
W = R.I2.t
III.7. Circuit électrique
III.7.1. Le Circuit
En reliant les bornes d’un générateur entre elles par un ou plusieurs matériaux conducteurs,
on réalise un circuit fermé, dans lequel le courant électrique peut circuler.
Le circuit électrique peut contenir un certain nombres d’appareils aux propriétés différentes :
Générateurs : batteries, générateurs de tension, piles. . .
Récepteurs : résistances, bobines, condensateurs. . .
Appareils de mesure : voltmètres, ampèremètres, oscilloscopes. . .
Appareils de sécurité : disjoncteurs, fusibles. . .
Appareils de manoeuvre : inverseurs. . .
Un réseau électrique est constitué d’un ensemble de dipôles linéaires ; ceux-ci sont reliés par des
fils de résistance négligeable. Le réseau est formé de branches, reliées entre elles par des noeuds, et
formant des mailles. L’ensemble est appelé graphe du réseau.
Dipôle : Tout ensemble d’éléments électriques situés entre deux noeuds.
Branche : Ensemble de dipôles placés en série entre deux noeuds.
Maille : Ensemble de branches constituent une boucle fermée.
III.7.2. Force électromotrice et générateur
C’est un dispositif capable de délivrer un courant dans le circuit extérieur sous une tension
généralement continue. In existe plusieurs types de générateur :
Générateur électrostatique
Générateur électrochimique (pile)
Quel que soit le type de générateur, il présente à ses bornes une fém. ou DDP qui s’exprime
en volt.
Schéma équivalent
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On peut représenter un générateur par un circuit équivalent constitué d’une fem en série avec une
résistance r, appelée résistance interne du générateur.
Association des générateurs
R = ∑ 𝑹𝒊 et r = ∑ 𝒓𝒊
III.7.3. Force contre électromotrice d’un récepteur
Les récepteurs sont des appareils qui ont pour but de transformer l’énergie électrique en une autre
forme d’énergie (moteur, accumulateur en charge….). On ne peut réaliser cette opération sans perte
d’énergie par effet joule dans le récepteur de résistance r.
III.8. Lois De Kirchhoff
Les deux lois fondamentales de la théorie des circuits :
• sont indépendantes de la nature des éléments constituant le circuit ;
• expriment les contraintes imposées par la manière dont les éléments sont interconnectés ;
⟹Sont fixées par la topologie du circuit.
Deux hypothèses :
• pas d’accumulation de charges aux noeuds ni dans les éléments d’un circuit
• égalité entre tension et différence de potentiel.
III.8.1. Loi des noeuds (conservation du courant)
Soit un noeud quelconque du circuit sur lequel arrive un certain nombre de fils. Sur chacun de
ces fils, circule un courant. En régime permanent, la conservation de la charge électrique se
traduit par la conservation du courant : en aucun point du circuit il ne peut y avoir
accumulation (ou perte) de charges. Cela signifie donc que l’ensemble des courants entrants
compense exactement les courants sortants,
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Ceci constitue la loi des noeuds ou l’équation aux noeuds.
III.8.2. Loi des mailles (conservation de l’énergie)
Soit une maille d’un circuit constituée de n branches. L’équation aux branches pour la k-ième
branche s’écrit :
Uk = RkIk - ek
où Rk , Ik et ek sont respectivement la résistance totale, le courant et la fém. contenues dans
cette branche. La conservation de l’énergie pour cette maille s’exprime par le fait que, partant
du noeud 1 et revenant à ce noeud, on retrouve le même potentiel, c’est-à-dire
U = (𝑉0 − 𝑉1 ) + (𝑉1 − 𝑉2 ) + ⋯+ (𝑉𝑛−1 − 𝑉𝑛 ) = U1 +…Un = 0
La loi des mailles (ou équation de maille) s’exprime tout simplement par
∑𝒌(𝑹𝒌 𝑰𝒌 − 𝒆𝒌 ) = 𝟎
Le schéma ci-contre représente un circuit électrique fermé. Les différences de potentiel, aussi
appelé tension, sont représentés en vert. La boucle rouge représente le sens dans lequel seront
listées les tensions. En suivant la boucle (rouge) et en faisant attention au sens, les tensions peuvent
être listées comme ceci :
+ 𝑉1 − 𝑉2 − 𝑉3 − 𝑉4 = 0
L'équation ci-dessous utilise un signe positif lorsque la différence de potentiel est dans le même
sens que la boucle (en rouge). De même, les tensions qui sont dans le sens opposés à la
boucle (en rouge) sont ajoutées avec un signe négatif. De ce fait, la formule peut aussi être
présentée comme ceci :
𝑉1 − 𝑉2 − 𝑉3 − 𝑉4 = 0
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