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L'Investissement : Clés de Croissance Économique

Ce document traite de l'investissement en économie, en distinguant les perspectives microéconomiques et macroéconomiques. Il présente les différents types d'investissement et leurs déterminants, notamment le taux d'intérêt selon les approches classique et keynésienne.

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L'Investissement : Clés de Croissance Économique

Ce document traite de l'investissement en économie, en distinguant les perspectives microéconomiques et macroéconomiques. Il présente les différents types d'investissement et leurs déterminants, notamment le taux d'intérêt selon les approches classique et keynésienne.

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L'INVESTISSEMENT

Thème du programme : Croissance, capital et


progrès technique
L'investissement est un thème majeur en économie. En tant que
déterminant fondamental de la croissance à long terme, ce thème est
toujours d'actualité et source de problématiques riches et variées:
développement, épargne, capital humain, croissance endogène...
L'investissement est une dépense engagée en vue d'obtenir des flux de
revenus futurs. Cette dépense se distingue donc de la consommation. En
ce sens, l'investissement s'inscrit dans un cycle de long terme. Ici encore,
l'angle de vue peut-être microéconomique ou macroéconomique.

I. L'investissement: du microéconomique au
macroéconomique.
 Même si les ménages aussi sont concernés (achat immobilier, achat
d'actions...), l'investissement (I) est au coeur de la logique d'entreprise.
Celle-ci doit engager des dépenses nécessaires à sa création, à son
activité et à sa croissance.
 On peut distinguer l'I de capacité en vue de déterminer et/ou d'accroître les
capacités de production (construction d'usines, achat de machines...), l'I
de remplacement (il faut bien renouveller le capital technique usé,
obsolète...) et l'I de productivité (pour améliorer la productivité).
 On peut aussi distinguer l'I matériel de l'I immatériel. Ce dernier concerne
les dépenses autres que celles en capital fixe mais toujours dans l'objectif
de générer des bénéfices futurs (dépenses de publicité, R&D, formation du
personnel...)
 Autrement dit, si on ne consomme pas « pour rien », on investit encore
moins « pour rien ».
 La rentabilité d'un investissement se calcule par un taux de rentabilité
économique (Re). Exemple: grâce à une machine acheté 1000, une
entreprise fabrique et vend un produit qui génère un bénéfice de 80, d'où
80/1000 = 8% de Re. A ne pas confondre avec la rentabilité financière qui
dépend du mode de financement de l'I (voir fiche effet de levier).
 Au niveau macroéconomique, on calcule la formation brute de capital
fixe (FBCF) dans laquelle l'investissement des ménages est inclus
(programme de première).

II. Les déterminants de l'investissement.


 Selon une analyse classique, l'investissement est une fonction
décroissante du taux d'intérêt. Autrement dit la baisse des taux d'intérêt
favoriserait la décision d'investir. Comme l'épargne (S) est une fonction
croissante du taux d'intérêt, les deux courbes s'ajustent avec des taux
d'intérêt parfaitement flexibles. Quand le taux est trop bas, la demande de
fonds prêtables (DFP) est plus forte que l'offre de fonds prêtables (OFP),
quand il est trop haut c'est l'inverse. L'ajustement se fait entre DFP et OFP
(loi de l'offre et de la demande), si bien qu'on a toujours S=I. C'est la loi
des débouchés de Say.
 Selon l'approche keynésienne, I est bien (f) décroissante du taux d'intérêt
mais S ne dépend pas du taux d'intérêt mais du revenu. Autrement dit, ici
l'investissement dépendra de la demande et surtout des anticipations que
peuvent faire les entrprises sur celle-ci. Il y a là le traditionnel déséquilibre
keynésien. Dans cette optique, rien ne sert à favoriser l'investissement s'il
n'y a pas de perspectives de demande! On est à l'opposé de la loi de Say
qui dit que l'offre crée sa propre demande.
 Mais la « relance keynésienne » par des dépenses publiques (mais pas
que!) pourra agir pour stimuler la demande globale. Voir
effet multiplicateur d'investissement.
 Dernier point, la célèbre phrase de Schmidt, « les profits d'aujourd'hui sont
les investissements de demain et les emplois d'après-demain », montre une
logique d'entreprise exigeant un partage préalable de la valeur ajoutée au
profit (c'est le cas de le dire) des entreprises. Sauf que rien n'oblige les
entreprises à utiliser leurs bénéfices pour investir, si ce n'est par
d'éventuelles incitations fiscales et, encore, des perspectives de demande.

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