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Comprendre la conscience et ses facettes

Ce document traite de la conscience et de son développement. Il définit la conscience comme l'activité psychique et la connaissance de soi. Il explique que la conscience se développe progressivement chez l'enfant, d'abord la conscience d'accès puis la conscience phénoménale, de soi et réflexive. Le document présente également comment notre cerveau crée une illusion de la conscience.

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Comprendre la conscience et ses facettes

Ce document traite de la conscience et de son développement. Il définit la conscience comme l'activité psychique et la connaissance de soi. Il explique que la conscience se développe progressivement chez l'enfant, d'abord la conscience d'accès puis la conscience phénoménale, de soi et réflexive. Le document présente également comment notre cerveau crée une illusion de la conscience.

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La conscience

4 qst sur conscience et 4 qst sur l’intelligence en vrai/faux


Conscience = on est dans la psycho cognitive

Baars (1989) : « La conscience est au psychologue ce que la gravité est au physicien : inévitable »
Nous on est conscient car on se pose la question « qui sommes-nous ? » ; « à quoi sert la vie ? » ;
« quoi qu’est-ce ? ».

I) Définition du terme de conscience

Hormis le fait qu’il y a diff sens bcp de personne considère la conscience comme un état d’éveil
associé à différents stades. C’est une approche médicale qui nous convient pas
Donc en psychologie, on dit que la conscient c’est l’activité psychique, ça serait nos opérations
mentales. La conscience qui fait qu’on est ce qu’on est.

Les états de vigilance :


La confusion (désorientation temporo-spatiale, irritabilité psychique, peur et
hallucinations) s’arrache les cheveux car crois qu’il est nazi
L’obnubilation (état de somnolence entrecoupé de périodes de conscience avec réduction
nette des capacités intellectuelles)
La stupeur (état de non-réponse caractérisé par la fermeture des yeux et l’absence de
réponse verbale ou motrice dont le sujet peut être tiré par des stimulations vigoureuses)
qqn qui ne parle plus, est déconnecté, svt les petits. Pincements de tétons pour savoir si c’est
neurologique
Le coma (état de non réponse, défini par trois symptômes : absence d’ouverture des yeux, de
réponse verbale et de mouvements volontaires)
Le mutisme akinétique (se caractérise par des périodes d’éveil avec ouverture des yeux mais
sans réponse verbale)
Le sommeil

La vigilance = conscience

Elle est réduite à une fonction neurologique.


On mesure l’activité électrique de notre cerveau pour montrer que la vigilance est liée à notre
conscience. On peut ainsi voir que les variations de notre conscience sont différentes selon notre état
d’éveil ou de sommeil.
Qd notre cerveau est activité, ils vont avoir besoins de sucre, de sang.

- Cette approche de la conscience, l’état d’éveil, de vigilance ne permet pas d’expliquer


«l’effet que cela fait», la sensation, le raisonnement qui accompagne le comportement…
- N’explique pas la conscience « psychologique » (=connaissance immédiate de sa propre
activité psychique, perception de ses propres opérations mentales, pensées et actions). La
manière dont on se définit, est dans notre environnement. Exemple du métro avec la fille qui
est passée en comparant son corps avec la taille des portes
- La conscience désigne également « la connaissance » du sujet (pensées, sentiments,
perceptions, rêves, raisonnements. Dans ce cas, la conscience est synonyme de présence à
soi et au monde – une relation à soir et au monde qui l’entoure)
« On ne ramènera jamais les manifestations de notre âme aux propriétés brutes des appareils
nerveux pas plus qu’on ne comprendra de suaves mélodies par les seules propriétés du bois ou des
cordes du violon nécessaires pour exprimer »

Claude Bernard

« Qu’y a-t-il de plus étourdissant que de s’apercevoir que c’est le fait même d’avoir une conscience
qui rend possible et même inévitables de nos questions sur la conscience ? »

Damasio

 Processus conscients vs processus inconscients :


- La pensée est caractérisée par ces deux types de pensées.
- Une pensée est consciente si nous pouvons dire quelque chose de la façon dont certaines
opérations ont été effectuées ainsi de leurs interactions. Une pensée est inconsciente si on
ne se rend compte que de leur résultat.

o Processus conscients :
 Capacités des processus conscients (erreurs, peu rapides, interférences avec autres)
 Contenus très variés
 Volumes limités sériels, cohérence interne
o Processus inconscients :
 Capacités des processus inconscients (peu d’erreurs, rapides, pas d’interférences)
 Domaine limité, autonomes
 Traitent de grands volumes, très divers, peuvent opérer en parallèle

 Les propriétés de la conscience (Harth, 1993) :


o Sélectivité : Tout n’arrive pas à la conscience (perceptions, sensations, sentiments)
- Sélectionner parmi les éléments qui accède à la conscience
o Exclusivité : On ne peut être conscient que d’une chose à la fois
- Un effet de séquentialisation. Quand on essaye de traiter deux choses en même temps, on
ne le fait pas bien.
o Enchainement : Les évènements conscients sont traités en série
- La conscience a une fonction constructive qui consiste à remettre ensemble des éléments
produits par les processus inconscients. Elle cherche du sens, de ce qui vient de l’extérieur.
Comprendre même si il n’y a rien à comprendre.
o Unité : Ce qui fait que l’esprit est un tout et ce qui unit tous les éléments de monde extérieur
- La conscience recréé ou modifie aussi bien les résultats des perceptions que les données
elles-mêmes. On recrée des choses, car il y a une sélection d’informations. On vient avec un
casque, un bruit différent dans chaque oreille, et quand on demande ce qu’il entend, il nous
dit un troisième son.

 Les différentes facettes de la conscience (Block, 1995, 2002) :


o La conscience d’accès : Fait référence au contenu de la conscience immédiatement disponible
comme prémisse pour le raisonnement et peut jouer un rôle dans le contrôle rationnel de l’action et
de la parole. C’est le truc qui nous fait dire ce que c’est.

o La conscience phénoménale : fait référence aux aspects qualitatifs de notre vie mentale (les
qualias) ; « l’effet que cela fait » (le goût ou l’odeur de quelque chose, de ressentir une douleur ou de
percevoir une couleur, …).
o La conscience de soi : nous disposons d’une représentation de soi qui confère une certaine unité
de notre vie mentale
- Différence soi-non soi
- Illusion du déplacement de soi

o La conscience réflexive : fait référence à la possibilité de réfléchir et de contrôler ses propres


processus de pensée. C’est ce qu’on sait, ce qu’on sait. « vous savez que vous devez réviser »

II) Ontogénèse de la conscience

 La conscience d’accès :
- Dimension informationnelle de la conscience, représentations mentales, reconnaissance des
choses
- Dès les premiers mois (2 mois) = expérience de Meltzoff et Borton (sucettes)  reprendre la
sucette, mettre une photo des deux sucettes. Si l’enfant sait quelle forme de sucette il a dans
la bouche, il va regarder plus longtemps cette sucette.

 La conscience phénoménale :
- Renvoie à une sensation, un ressenti. Savoir « l’effet que cela fait » (goût et forme de la
sucette). L’enfant très jeune arrive à prendre du plaisir.

 La conscience de soi :
- En lien avec le fonctionnement organique (soi corporel), puis se développe et s’enrichit aux
contacts des autres (soi autobiographique)
- Dès 15 mois = expérience de Gallup reprise par Lewis et Brooks-Gunn, 1981 (tâche sur le front
devant un miroir)
Trouve que l’enfant commence à se reconnaitre vers 18 mois.
 La conscience réflexive :
- Se remémorer la cassette si on perd notre chaussure
- Être capable d’élaborer des métareprésentations (ce que je sais sur ce que je sais)
- Dès 4 ans = Expérience de Wimmer et Pernet, 1983 (Max et la boîte de chocolat)
Il nous faut des petits par binôme, une salle et un tiroir. Pour X raison, max doit sortir, on prend
le choco ds le tiroir devant l’autre puis on change le tiroir. On dmd à l’autre petit où son ami va
chercher la boîte. A partir de 4 ans on voit la conscience réflexive

III) Ce que nous raconte notre cerveau :

« même si tous nos sens sont intacts et que notre cerveau fonctionne normalement, nous
n’avons pas d’accès direct au monde physique. On peut avoir l’impression d’un accès direct, mais
ceci est une illusion créée par notre cerveau »
FRITH
A) Illusion de la conscience
- Neurone sensoriel : 20ms/m ; temps de perception supérieur à 100ms
- Notre perception n’est donc pas immédiate
- On croit percevoir le monde immédiatement et sans effort et dans le moindre détail =
ILLUSION
- Perception subliminale (les deux visages, la chambre d’Ames…)
- C’est une illusion créée par notre cerveau.
B) Ce que le cerveau dit de notre corps
- La douleur du membre fantôme Notre cerveau nous trompe (dû à l’homonculus cérébral =
chaque partie du corps est pris en charge par une partie spécifique du cerveau) ça me gratte
à l’orteil alors qu’il a été amputé
- The Mirror Box (V. S. Ramachandran)  On trompe notre cerveau en faisant croire que le
membre amputé est toujours là avec le miroir. Cela permet de calmer la douleur.
- Plasticité cérébrale = recrute une autre aire du cerveau

C) Sortir de son corps (Out-of-body)


o Avoir trois bras et trois jambes (lésion cérébrale)
cette notion vient de HENRIK EHRSSON, il a créé une situation expérimentale qui trompe notre
cerveau. Avec un casque virtuel. Même un corps qui n’a rien à voir, elle croit que c’est le sien.

IV) Comment fait notre cerveau

- Le cerveau ne transmet pas passivement les informations


- Le cerveau génère activement des informations sur le monde extérieur.
- Quelquefois les images du monde sont fausses :
o Les entrées sont limitées et imparfaites
o Mais les représentations créées par notre cerveau sont en très grande partie correctes.

A) Théorie de la non-unité de la conscience (Semir ZEKI)


o 2 consciences :
 Micro-conscience (MiC) :
- Très courte durée de vie
- Résultats d’activation montantes
- Rapport à l’attention « pas clair »
 Macro-conscience (MaC) :
- L’unification de représentations micro-conscientes (MiC + MiC = MaC)
- Micro-conscience PUIS filtrage en macro-conscience.
- Chaque aire visuelle cérébrale correspond à un qualia (V4 = Couleur ; V5 = Mouvement…)

= Expérience des couleurs


Opposite color = stimulus dichotique (opposés), on ne va percevoir presque rien. Pendant cette
expérience, il mesure.

B) L’espace global de travail (Baars, 1980)


Il y aurait une structure qui gérerait la conscience.
- Tri entre les informations (pertinent/pas pertinent)
- L’effet de masquage des mots
Mot montré après une image « de masquage » :
- Le cerveau ne traite pas l’information, elle reste bloquée dans le cortex visuel.
Mot montré après une image blanche :
- Le cerveau traite l’information, elle part du cortex visuel et se déplace dans tout le cerveau
pour être traitée correctement
V) Les informations non perçues consciemment

 Perception subliminale
 Les deux visages :
- Visage subliminal neutre : moins bien perçu
- Visage subliminal de peur : perçu inconsciemment (activation de zones du cerveau
d’émotions)

VI) Le coma
 Mort cérébrale = Plus d’activité cérébrale
 Coma = diminution de 40% à 50% de l’activité cérébrale
 État végétatif (Coma ++) = diminution de 50% à 60% de l’activité cérébrale
- Science  L’IRM d’une femme en état végétatif a été comparé à l’IRM d’une personne
normale. Lors d’un stimuli extérieur, les deux personnes voient leur cerveau s’activer. Cela
montre que les personnes en état végétatif peuvent comprendre ce qui les entourent.
- The New England Journal of Medecine = La même expérience a été comparée à 54 autres
patients, et seulement 5 d’entre eux ont réagi. La compréhension du monde extérieur en
état végétatif ne concerne pas tous les patients.
 État de conscience minimale = diminution de 20% à 40% de l’activité cérébrale
 Locked-in syndrome = activité normale

VII) L’hypnose
- Mesmer (cour d’Autriche, magnétisme, puis à Paris en 1778)
- Au 19ème siècle, Charcot utilise cette technique contre l’hystérie. Il donne des cours pour enseigner
l’hypnose. Sigmund Freud et Pierre Janet suivirent ses cours.
- Janet publie « L’automatisme mental » et devient le premier titulaire de la Chaire de Psychologie
expérimentale au Collège de France en 1930.
- L’hypnose devient une thérapie. Elle est un processus naturel qui modifie les fonctions de la
conscience, en l’activant et en orientant son action. C’est un état d’attention focalisée, un état
modifié de conscience qui se produit naturellement ou peut être induit par un thérapeute.
- 3 composantes :
o L’absorption : c’est la tendance que nous avons à nous engager dans une expérience imaginative.
o La dissociation : c’est la séparation mentale des différentes composantes qui traitent séparément
des expériences normalement traitées en parallèles.
o Une forte tendance à rejeter tout jugement critique et à tolérer les suggestions faites sous
hypnose.
VIII) EMDR (eye movement desensitization and reprocessing)
 Thérapies post-traumatiques par mouvements oculaires (Francine Shapiro)
 État de conscience légèrement modifié
 Stimulus monotone et répétitif
 4 étapes :
o Identifier le souvenir traumatisant
o Évaluer la charge émotionnelle
o Pratiquer sans mouvements oculaires (juste parler de l’évènement)
o Pratiquer le mouvement oculaires (suivre le mouvement des doigts des yeux)
 Le souvenir va être dissocié des émotions.

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