Introduction aux biomaths en biologie
Introduction aux biomaths en biologie
BIOMATHEMATIQUES
1ère Année
1.1.1 Introduction
La biologie ne s’intéresse pas seulement aux descriptions et classifi-
cations des différents organismes ; mais aussi aux dépendances entre
les différentes propriétés de ces organismes.
Ces dépendances peuvent être qualitatives (couleur, sexe, état
solide, liquide ou gazeux) ou quantitatives. À la base des dépendances
quantitatives, se trouvent les fonctions.
De façon générale, une fonction est la donnée de deux ensembles A
et B (non vides) et d’une relation f, qui à tout élément x de A, associe
un et un seul élément, noté f(x), de B.
Les éléments de A sont appelés des objets, antécédents ou variables
et ceux de B, des images ou valeurs de f.
4 Chapitre 1 • Fonctions d’une variable réelle
f ( x ) = a0 + a1 x + a2 x 2 + " + a p x p avec a p ≠ 0.
x = x si x0 et x = − x si x 0.
x − 1 = x − 1 si x 1 et x − 1 = −( x − 1) = − x + 1 si x 1.
2x −1 x2 + 2 2x −1
, ,
x2 + 1 x − 3 x + 12
2
x − 2x + 1
2
{ ln1 = 0 ;
1
∀x > 0 (ln x )′ =
x
⋅
Cette fonction est strictement croissante et
lim ln x = −∞ ; lim lln x = +∞.
x → 0+ + x →+∞∞
ln (ab) = ln a + ln b ; ln () a
b
= ln a − ln b ; ln ( ar ) = r ln a .
• Fonction exponentielle
C’est la fonction réciproque de la fonction ln. Elle est notée exp, ou
x
x → e . Elle est définie sur R, à valeurs dans ]0, +∞[ et vérifie les
6 Chapitre 1 • Fonctions d’une variable réelle
propriétés suivantes :
∀x ∈ \ (e x )′ = e x ; lim e x = 0 ; lim e x = 0 0; ; lim e x = +∞.
x →−∞ x →−∞ x →+∞
∀ a ∈ \ ∀b ∈ \ ∀r ∈ _
1 ea
e a + b = e a × e b ; e ra = (e a )r ; e − a =
a
; e a−b = b ⋅
e e
La fonction exponentielle est strictement croissante.
• Logarithme de base a
La fonction logarithme de base a (a > 0 et a ≠ 1), est définie par :
ln x
∀x > 0 log a ( x ) = ⋅
ln a
1 1
Sa dérivée est : (log a x )′ = × ⋅
ln a x
Ses propriétés algébriques sont les mêmes que celles de la fonction ln.
Si a = 10, loga est le logarithme décimal. On le note log.
• Exponentielle de base a
La fonction exponentielle de base a (a > 0), est la fonction définie par :
∀x ∈ \ exp a ( x ) = a x = e x ln a .
Pour a ≠ 1, c’est la fonction réciproque de la fonction loga.
y = ax ⇐
⇔ ln y = x ln a ⇔ x = log a ( y).
Sa dérivée est : (a x )′ = ln a × a x .
Remarquez bien qu’ici, la variable est en exposant.
Ses propriétés algébriques sont les mêmes que celles de la fonction
exp.
ex
lim l x m e x = +∞ , ml
lim = +∞, lim x m e − x = 0 ,
x →+∞ ∞ xm
x →+∞ x →0
ln( x )
lim l x m ln( x ) = +∞ , ml
lim = 0, lim x m ln( x ) = 0 ,
x →+∞ ∞
x →+∞ xm x→0
sin x ex −1 ln(1 + x )
lim = 1, lim = 1, lim = 1.
x→0 x x→0 x x→0 x
• Définition
Soit f : [ a, b] → \ une fonction définie sur l’intervalle [a,b]. Elle est
dérivable en x0 ∈ ]a, b[ si le quotient :
f ( x0 + h ) − f ( x0 )
h
admet une limite quand h tend vers 0.
df
Cette limite, quand elle existe, est notée f ′( x0 ), ou ( x ).
dx 0
Lorsque f est dérivable en tout point x de ]a,b[, on dit que f est déri-
vable et on note f ′ la fonction dérivée ainsi définie sur l’intervalle ]a,b[.
Dans les sciences expérimentales, la variation h de la variable x est souvent
notée ∆x.
• Règles de calcul
Pour deux fonctions f et g convenablement définies et λ un nombre
réel, on a :
[ f ( x ) + g( x )]′ = f ′( x ) + g′( x ) [ f ( x )g( x )]′ = f ′( x )g( x ) + f ( x )g′( x )
[λ f ( x )]′ = λ f ′( x ) [ ]
f ( x)
g( x )
=
f ′( x )g( x ) − f ( x )g ′( x )
g2 ( x )
( g D f )′( x ) = g ′( f ( x )) f ′( x )
• Dérivées successives
Supposons que la fonction f :]a, b[→ \ est dérivable et soit
f ′ :]a, b[→ \ , la fonction dérivée.
➤ Si la fonction f ′ est continue, on dira que f est continûment déri-
vable.
➤ Si la fonction f ′ est dérivable, on dira que f est deux fois dérivable
et on note f ′ ′ la dérivée seconde : f ′′ = ( f ′ )′ .
Si de plus f ′ ′ est continue, on dira que f est deux fois continûment
dérivable.
➤ Ainsi, de proche en proche, on définit la dérivée n-ième de f
comme étant la dérivée de la fonction f ( n −1). On la note f ( n ).
• Définitions
➤ La fonction f, définie sur Df , admet un maximum (resp. minimum)
global en x0 ∈ Df si :
pour tout x ∈ D f f ( x ) f ( x0 ) (resp. f ( x ) f ( x0 )).
➤ La fonction f admet un maximum (resp. minimum) local en x0 ∈ Df ,
s’il existe un intervalle ouvert I, contenant x0, tel que :
pour tout x ∈ I ∩ D f f ( x ) f ( x0 ) (resp. f ( x ) f ( x0 )) .
Un maximum ou un minimum local est dit extrémum local.
1.2 • Limites et dérivées 9
• Terminologie
f ( x)
➤ Si la limite lim = a est finie, alors :
x →±∞
x
– ou bien, la limite lim f ( x ) = b existe et la droite d’équation
x →±∞
y = ax + b est une asymptote oblique,
– ou bien, cette limite est infinie et l’on dit alors que la droite d’équa-
tion y = ax définit une direction asymptotique.
10 Chapitre 1 • Fonctions d’une variable réelle
f ( x)
➤ Si la limite lim , est infinie, alors la branche de la courbe est
x →±∞ x
appelée branche parabolique.
1.3.2 Ajustement
• Généralités
On considère une famille de couples de points d’origine expérimentale
( x1 , y1 ), …, ( x n , yn ). On reporte ces points dans un repère orthonormal.
L’allure du nuage obtenu, ou des considérations sur le phénomène
étudié, peuvent suggérer un type de relation fonctionnelle entre x et y,
par exemple :
y = ax + b ; y = ax b ; y = a ln x + b …
Après avoir choisi un modèle, une distance entre les points expéri-
mentaux donnés et une courbe du type choisi, on détermine les
valeurs des paramètres qui rendent la distance minimum.
y = ax + b
y
Mp
axi + b
yi Mi
M1
xi x
p
S= Σ ni (yi – axi – b) 2
i =1
Figure 1.3
1 n
( )
n
1
Cov( X , Y ) = ∑
n i =1
( xi − x )( yi − y) =
n
∑x i yi − x y.
i =1
• Qualité de l’ajustement
Après obtention de la droite de régression de Y par rapport à X, on
peut écrire :
1 p
V (Y ) = V (aX + b) + ∑ n ( y − axi − b)2
n i =1 i i
• Définition
Soit D une partie de R, f et g deux fonctions définies sur D et à
valeurs dans R. L’ensemble des points du plan
M (t ) = ( f (t ), g(t )) avec t ∈D
est appelé courbe paramétrée.
{x (t ) = α − bt
y(t ) = β + at
t ∈\
{ x (t ) = −1 + 2t
y(t ) = −t
t ∈\
{
x (t ) = −1 + 2 cos t
y(t ) = 2 sin t
t ∈[0, 2π [
{ X (t ) =
Y (t ) =
x (t0 ) + x ′(t0 )(t − t0 )
y(t0 ) + y ′(t0 )(t − t0 )
t ∈\
➤ Au point M
tangente est : 4
= ()(π 2, 2
2 2 ) une équation paramétrée de la
{
π
X (t ) =
2
2
−
2
2
t− ( )
4
π
2
2
+
2
2
Y (t ) =t−
4 ( )
Nous pouvons en déduire une équation cartésienne de cette
tangente en éliminant le paramètre t :
X +Y = 2 .
14 Chapitre 1 • Fonctions d’une variable réelle
π
➤ Au point M
() = (0;1), une équation paramétrée de la tangente est :
{
2
π
( )
X (t ) = − t −
2
Y (t ) = 1
Nous pouvons en déduire une équation cartésienne de cette
tangente :
Y = 1.
➤ Au point M (π ) = (−1; 0) , une équation paramétrée de la tangente est :
{
X (t ) = −1
Y (t ) = t − π
Nous pouvons en déduire une équation cartésienne de cette
tangente :
X = −1 .
x = 100 + 2t 0 ,5
y1(t ) = 200 + 40sinsintt
y2 (t ) = 200 − 40 sin sintt
16 Chapitre 1 • Fonctions d’une variable réelle
{
x (t ) = [250 + a sin(bt )]cos(t )
y(t ) = [250 + a sin(bt )]sin(t )
Voici deux exemples :
a = 220 et b = 6
a = 50 et b = 5
Mots clefs 17
Vitesses de croissance
Lorsqu’une croissance est très forte, on dit qu’elle est exponentielle
et lorsqu’elle est très lente, on dit qu’elle est logarithmique. Cela
s’explique par les limites :
ex xm
lim = ∞, lim = ∞,
x →+∞ x m x →+∞ ln x
B
S
U
MOTS CLEFS
EXERCICES
1.1 Expliciter l’écriture de la fonction : x 6 x − x − 2 .
2
{
t2
x (t ) =
t −9 2
t ∈ \ 5 {−3, 3}
t (t + 2)
y(t ) =
t +3
Étudier les branches infinies de cette courbe.
1.9 Amplitude d’habitat
On a mesuré l’amplitude d’habitat y (c’est-à-dire la variation d’alti-
tude que peut supporter une espèce), ainsi que l’altitude moyenne (x
en m) pour des espèces de reptiles dans une zone de moyenne monta-
gne (de 150 m à 950 m).
À partir des résultats observés pour 16 espèces, on a obtenu la courbe
d’ajustement polynomial d’ordre 2 :
y = −0, 00108 x 2 + 1,145 x − 59, 66.
Comme le coefficient de détermination r 2 ≈ 0, 866 est assez voisin de
1, ce modèle est acceptable.
Quelle est l’altitude moyenne d’une espèce dont l’amplitude d’habitat
est maximale ?
1.10 Mort d’un insecte
L’injection de spores bactériennes dans le corps d’un insecte entraîne
une mortalité dont le pourcentage augmente en fonction du temps
écoulé.
1. Pour une expérience, le temps étant mesuré en jours à partir de
l’instant de l’injection, la mortalité M : a été modélisée par la fonction :
M = –0,2083t5 + 3,6742t4 – 21,913t3 + 46,25t2 + 9,5455t – 37,143
avec un coefficient de détermination r2 ≈ 0,9942 très proche de 1, ce
qui permet de valider le modèle sur l’intervalle [1;6]. On suppose que,
→ M (t ) est strictement croissante.
sur cet intervalle, la fonction t 6
Au bout de combien de temps obtient-on une mortalité de 50 % ?
Exercices 19
{ x (t ) = t b sin t
y(t ) = t b cos t
{ x (t ) = abt sin t
y(t ) = a bt cos t
reprenez les mêmes questions dans le cas général, après avoir effectué
le tracé dans le cas particulier a = 2 et b = 0,5.
3. Chez de nombreuses Ammonites, le rapport entre les diamètres
opposés successifs est relativement constant. Parmi les deux systèmes
d’équations étudiés dans les questions précédentes, quel est le modèle
qui permet la meilleure approximation de cette propriété ?
SOLUTIONS
x
3. De la formule de trigonométrie 1 − cos x = 2 sin 2 ( ) on déduit :
2 ()
1 − cos x 2 sin 2 ( 2x ) 1 − cos x 1
= d’où : lim = ⋅
x2 4( 2x )2 x→0 x2 2
f (x) −x f (x) x
lim− = lim− = −1 ; lim+ = lim+ = 1.
x→0 x x →0 x x →0 x x →0 x
➤ Si m = 1
f ′( x ) = ( x + 1) e x
f ′′( x ) = ( x + 2) e x
f (3) ( x ) = ( x + 3) e x
➤ Si m = 2
f ′( x ) = ( x 2 + 2 x ) e x
f ′′( x ) = ( x 2 + 4 x + 2) e x
f (3) ( x ) = ( x 2 + 6 x + 6) e x
➤ Si m ≥ 3
f ′( x ) = [ x m + m x m −1 ]e x
f ′′( x ) = [ x m + 2 m x m −1 + m (m − 1) x m − 2 ]e x
f (3) ( x ) = [ x m + 3m x m −1 + 3m (m − 1) x m − 2 + 3m (m − 1)(m − 2) x m −3 ]e x
1.7 1. La fonction est dérivable sur \ 5{−1} et on a :
(2 x − 1)( x + 1) − ( x 2 − x − 1) x ( x + 2)
f ′( x ) = = ⋅
( x + 1)2 ( x + 1)2
Le tableau de variation de f est donc :
x –∞ –2 –1 0 +∞
f’(x) + 0 – || – 0 +
|| +∞ +∞
f(x) N P || P N
–∞ –∞ ||
La fonction admet
➤ pour x = –2 un maximum local avec f(–2) = –5 ;
➤ pour x = 0 un minimum local avec f(0) = –1.
2. Le tableau ci-dessus montre que x = –1 est asymptote verticale à la
courbe C représentative de f.
Il reste à étudier ce qui se passe lorsque x tend vers –∞ et vers +∞.
x2 − x − 1 x2
lim f ( x ) = lim = lim =1
x →±∞ x →±∞ x2 + x x →±∞ x 2
Solutions 25
−2 x − 1 −2 x
lim [ f ( x ) − x ] = lim = lim = −2
x →±∞ x →±∞ x +1 x →±∞ x
La droite d’équation y = x –2 est donc asymptote à C lorsque x tend
vers −∞ et lorsque x tend vers +∞.
1
Le signe de f ( x ) − ( x − 2) = donne la position :
x +1
– la courbe est au-dessous de l’asymptote lorsque x tend vers –∞ ;
– la courbe est au-dessus de l’asymptote lorsque x tend vers +∞.
x 2 − x − 1 ( x + 1)( x − 2) + 1 1
Avec f ( x ) = = = x−2+
x +1 x +1 x +1
on obtient directement toute l’étude précédente.
t (t + 2) 2t 2 t (t − 2)
puis, de y(t ) + 2 x (t ) = + =
t +3 (t − 3)(t + 3) t −3
5
on déduit : lim[ y(t ) + 2 x (t )] = −
t →−3 2
5
Dans ce cas, la droite y = −2 x − est asymptote à la courbe.
2
1.9 La fonction du modèle a pour dérivée :
y ′( x ) = −0, 00216 x + 1,145.
26 Chapitre 1 • Fonctions d’une variable réelle
On en déduit : x = exp (
12 + 5, 9356
4, 0898 )
≈ 80, 27
On en déduit : x = exp (
10 + 7,1206
3, 7737 )
≈ 93, 39
H′1 = − [ ( )
1 54
ln 2 77
log
54
77
+
18
77
log
18
77
+
5
77 ( )
log
5
77 ( )] ≈ 1,105.
28 Chapitre 1 • Fonctions d’une variable réelle
H′2 = − [
1 122
ln 2 159
log( )
122
+
35
159 159
log
35
+( )
2
159 159
log
2
159 ( )]
≈ 0, 853.
• Plus l’indice de Shannon est bas, plus la distribution des espèces est
déséquilibrée. Les résultats obtenus permettent donc de dire que la
biodiversité des insectes étudiés est plus grande dans le milieu A que
dans le milieu B.
1.14 1. Le modèle fourni dans l’énoncé a été obtenu par ajustement,
avec un coefficient de détermination r2 ≈ 0,713. Il est donc acceptable
car assez proche de 1. Mais comme y = 50 est en dehors du domaine
des valeurs observées, le résultat devra être considéré de façon
prudente.
En remplaçant y par 50 dans le modèle, on obtient :
50 − 15, 912
ln x = ≈ 6, 2 puis x ≈ 495.
5, 4933
2. Pour chaque île, on peut calculer le nombre d’espèces prédit par le
modèle (on va retenir des nombres théoriques avec deux décimales,
bien que ce ne soit pas possible sur le plan concret) et le résidu de régres-
sion qui est la différence entre valeur réelle et valeur fournie par le
modèle.
b=1
Solutions 31
b=2
b=5
2. On a :
x ′(t ) = b ln a a bt sin t + abt cos t = a bt (b ln a sin t + t cos t )
y ′(t ) = b ln a a bt cos t − a bt sin t = abt (b ln a cos t − t sin t )
x (tk ) = a ( 2 ) .
b π + kπ
( )(
b
π
+ (k + 1)π b b
(tk +1 )b
(tk )b
= 2
π
+ kπ
=
2k + 3
2k + 1 ) (
= 1+
2
2k + 1
. )
2
Cette suite est décroissante et tend vers 1 quand k tend vers l’infini.
Dans le second cas, les rapports successifs sont constants et égaux à
a bπ .
C’est donc la deuxième situation qui rend le mieux compte de la
forme de l’enroulement des Ammonites.
Dans le cas du Nautile, le rapport observé entre les diamètres succes-
1+ 5
sifs est très voisin du nombre d’or Φ = ≈ 1, 62.
2
Pour b = 0,5, une bonne modélisation devrait donc vérifier :
ln Φ
a 0 , 5π = Φ ⇐
⇔ ln a = ⇔ a ≈ 1, 36
0, 5π
2 Équations
différentielles
• Définition
On appelle primitive d’une fonction continue f toute fonction F déri-
vable, dont la dérivée est f, soit :
F ′(t ) = f (t )
La recherche de primitive est donc l’« opération réciproque » de la
dérivation.
• Théorème
Deux primitives de f diffèrent d’une constante. Autrement dit, si F est
une primitive de f sur un intervalle I, toutes les primitives de f sur I
sont de la forme : x 6 F ( x ) + C où C est une constante quelconque.
• Théorème
u et v étant des fonctions continûment dérivables, on a :
I = Re ( ) ( )
∫ e(α + iβ )t dt = Re
e ( α + iβ ) t
α + iβ
="
• Définition
Les équations linéaires du premier ordre sont de la forme :
a ( t ) x ′ ( t ) + b( t ) x ( t ) = c ( t )
Elles sont homogènes (ou sans second membre) si c(t) = 0. En
supposant que a(t) ne s’annule pas sur I, on peut les réécrire sous la
forme :
x ′(t ) = α (t ) x(t ) + β (t ) ( E)
où α et β sont des fonctions continues sur I.
Remarque
Mettre la constante d’intégration dans le calcul de primitive ci-dessus revient à
additionner la solution de l’équation homogène associée. Inutile de faire les deux
opérations.
Kx(0) a
x (t ) = où K = ⋅
x(0) + ( K − x(0)) e − at b
Nous remarquons alors, qu’en fonction de la condition initiale x(0)
(supérieure, égale ou inférieure au rapport k), la fonction décroît, est
constante ou croît.
Dans tous les cas, elle se rapproche de la position stable x = K.
38 Chapitre 2 • Équations différentielles
Figure 2.1
• Définition
Les équations linéaires du second ordre à coefficients constants sont
de la forme :
a x ′′(t ) + b x ′(t ) + c x(t ) = f (t ) ( E)
où a, b et c sont des constantes et a ≠ 0.
Elles sont homogènes (ou sans second membre) si f (t ) = 0 .
B
S
U
MOTS CLÉS
➤ Primitive
➤ Équation différentielle
➤ Modèle continu de Verhulst
➤ Modèle continu de Gompertz
Exercices 41
EXERCICES
1 + 2t t+2
2.1 Calculez F (t ) = ∫ dt et G(t ) = ∫ dt .
(1 + t + t )
2 2
t +1
2.2 Calculez ∫ t 3 ln t dt .
t
2.3 Calculez F (t ) = ∫ dt.
cos2 t
2.4 1. Déterminez les réels a et b tels que :
1 a b
∀x ∈ \ 5 {−1,1} = + ⋅
x −1 x +1 x −1
2
dx
2. Utilisez le changement de variable u = cos x pour calculer
∫ sin x ⋅
2.5 Calculez F (t ) = ∫ e 2 t cos3t dt .
2.6 Résolvez l’équation différentielle x ′(t ) = x 2 (t ) .
2.7 Résolvez l’équation différentielle (1 + t 2 ) x ′(t ) − tx(t ) = 0 .
2.8 Résolvez l’équation différentielle x ′(t ) + x(t ) = e2 t .
2.9 Résolvez l’équation différentielle tx ′(t ) + x(t ) = 3t 2 sur un inter-
valle ne contenant pas 0.
2.10 Résolvez l’équation différentielle x ′′(t ) − 3 x ′(t ) + 2 x(t ) = 0 .
2.11 Résolvez l’équation différentielle x ′′(t ) − x ′(t ) + x(t ) = 0 .
2.12 Résolvez l’équation différentielle x ′′(t ) − 6 x ′(t ) + 9 x(t ) = 0 .
2.13 Modèle continu de Gompertz
Résolvez l’équation différentielle du modèle continu de Gompertz :
x ′(t ) = r x(t ) ln ( )
K
x (t )
.
d 2 [ P ](t ) d[ P ](t )
2
+λ =µ (CE)
dt dt
où λ = k2 + k3 + k1[ S ]0 et µ = k1k3 [ E ]0 [ S ]0 .
Ici, [E]0 et [S]0 désignent respectivement les concentrations initiales
en substrat et en enzyme.
1. Trouvez une solution particulière (de la forme p(t ) = Ct , avec C
constante) de l’équation différentielle (CE).
2. Exprimez la solution générale de l’équation (CE).
t 0 7 18 27 37 56 102 ∞
SOLUTIONS
u ′ (t )
2.1 • Avec u(t ) = 1 + t + t 2 , on reconnaît la forme qui est la
u 2 (t )
1
dérivée de − ⋅ Par conséquent :
u(t )
1 + 2t 1
F (t ) = ∫ dt = − ⋅
(1 + t + t )
2 2
1+ t + t2
t+2 1
• On peut écrire : = 1+ ce qui entraîne :
t +1 t +1
t+2
G (t ) = ∫ dt = t + ln | t + 1 | .
t +1
2.2 Effectuons une intégration par parties en posant :
1
u ′ (t ) =
u(t ) = ln t t
soit
v ′ (t ) = t 3 v(t ) =
1 4
t
4
46 Chapitre 2 • Équations différentielles
On a donc :
1 4 1 1 1
∫t ln t dt = t ln t − ∫ t 3 dt = t 4 ln t − t 4 .
3
4 4 4 16
1
2.3 Si vous n’avez pas oublié que est la dérivée de tan t, alors
cos2 t
vous savez qu’une intégration par parties va réussir :
u(t ) = t
u ′ (t ) = 1
1 soit
v ′ (t ) = v(t ) = tan t
cos2 t
On a donc :
sin t
F (t ) = t tan t − ∫ tan t dt = t tan t − ∫ dt = t tan t + ln | cos t | .
cos t
2.4 1. En multipliant les deux membres par x + 1, puis en remplaçant
1
x par –1, on obtient a = − ⋅
2
En multipliant les deux membres par x – 1, puis en remplaçant x
1
par 1, on obtient b = ⋅ Donc :
2
1 1 1 1 1
=− + ⋅
x −1 2 x +1 2 x −1
2
u(t ) = e 2 t u ′ (t ) = 2 e 2 t
soit 1
v ′(t ) = cos3t v(t ) = sin3t
3
1 2
donne : F (t ) = e 2 t sin 3t − ∫ e 2 t sin 3t dt .
3 3
Un second calcul :
u(t ) = e 2 t u ′ (t ) = 2 e 2 t
soit 1
v ′(t ) = sin3t v(t ) = − cos3t
3
1 2
donne : ∫ e 2 t sin 3t dt = − e 2 t cos3t + ∫ e 2 t cos3t dt .
3 3
1 2 4
On obtient en reportant : F (t ) = e 2 t sin 3t + e 2 t cos3t − F (t ),
3 9 9
et donc :
3 2t 2
F (t ) = e sin 3t + e 2 t cos3t .
13 13
F (t ) = Re [ 2 − 3i 2 t
13 ] [
e (cos3t + i sin 3t ) = e 2 t
2
13
3
cos3t + sin 3t .
13 ]
2.6 Il s’agit d’une équation différentielle du premier ordre, à varia-
bles séparables, qui peut s’écrire :
x ′ (t )
= 1.
x 2 (t )
En intégrant, on obtient :
1 1
− =t+K soit x (t ) = −
x (t ) t+K
48 Chapitre 2 • Équations différentielles
1 1
La fonction α (t ) = − admet pour primitive : γ (t ) = − ln t = ln ⋅
t t
La solution générale de l’équation homogène est donc :
1
A ln
|t |
x ( t ) = Ke =
t
où A = K ou A = –K suivant l’intervalle, est une constante réelle quel-
conque.
1
Considérons une fonction auxiliaire K(t) telle que x(t ) = K (t ) soit
t
1 1
solution de l’équation complète. On a alors x ′(t ) = K ′(t ) --- − K (t ) ---2 ,
t t
puis en reportant dans l’équation différentielle proposée :
K ′(t ) = 3t 2 puis K (t ) = t 3 + K .
La solution générale de l’équation proposée est donc :
K
x (t ) = t 2 + avec K ∈ \.
t
2.10 Il s’agit d’une équation différentielle linéaire du second ordre à
coefficients constants. Son équation caractéristique
r 2 − 3r + 2 = 0
admet deux racines réelles distinctes r1 = 1 et r2 = 2.
La solution générale de l’équation différentielle est donc :
x(t ) = K1 e t + K 2 e 2 t .
1t
[ ( )
x(t ) = e 2 K1 cos
2
3
t + K 2 sin ( )]
2
3
t .
r 2 − 6r + 9 = 0
admet une racine réelle double r0 = 3.
La solution générale de l’équation différentielle est donc :
x(t ) = ( K1t + K 2 ) e 3t .
ce qui donne K = 25 et :
15 1
e −10 k = ⇔ –10k = ln(0, 6) ⇔ k = – ln(0, 6) ≈ 0, 051.
⇐
25 10
1. On demande :
x(4) = 25e −4 k ≈ 20, 4.
x(t ) = 25e − kt = 0, 5 ⇐
⇔ kt = – ln ( )
0, 5
25
⇔ t ≈ 76, 6 .
{ 100 = T (0) = K + 20
60 = T (10) = K e −10 k + 20
⇐
⇔
{ K = 80
e −10 k =
1
2
1
soit k = ln 2
10
On cherche t tel que T (t ) = 25 , soit :
1
80 e −10 k + 20 = 25 ⇐
⇔ e −10 k = 0, 0625 ⇔ t = – ln(0, 0625) = 40
k
Selon le modèle utilisé, la température du corps atteindra donc 25 °C
au bout de 40 minutes.
52 Chapitre 2 • Équations différentielles
ln
()
k
λ1
= at0 et ln
()
K
λ1
= at1 .
d’où :
t1 − t0 =
1
a [ ( ) ( )] ( )
ln
K
λ1
− ln
k
λ1
=
1
a
ln
K
k
.
ln
( )
K
λ2
= − At1 et ln
( )
k
λ2
= − At2 .
d’où :
t2 − t1 = −
1
A [ ( ) ( )]
ln
k
λ2
− ln
K
λ2 () =−
1
A
ln
k
K
.
t2 − t0 = (t2 − t1 ) + (t1 − t0 ) =
( )()
1 1
+
a A
ln
K
k
⋅
Solutions 53
x ′(t ) = K ′ (t ) e − t − K (t ) e − t
puis, en reportant et en simplifiant : K ′(t ) = a soit K (t ) = at + K .
La solution générale de (E) est donc :
x(t ) = (at + K ) e − t .
• En situation expérimentale, on n’a pas une infinité de solutions,
mais une seule obtenue avec une (ou des) condition. Ici, on connaît
x0 = x(0) = K . La solution cherchée est donc définie par :
x(t ) = (at + x0 ) e − t .
{ 0 = [ P ](0) = K1 + K 2
0=
d[ P ]
dt
(0) = − K 2 λ +
µ
λ
ce qui donne successivement :
µ µ
K2 = puis K1 = − ⋅
λ2 λ2
La loi d’évolution de la concentration du produit (P) est donc :
µ µ − λt µ
[ P ](t ) = − + e + t.
λ2 λ2 λ
2.20 1. L’équation différentielle du premier ordre :
C ′(t ) = − k C n (t )
56 Chapitre 2 • Équations différentielles
• Cas n = 2
C ′(t ) 1
L’équation = − k conduit à : − = − kt + K
C 2 (t ) C (t )
1
puis à : C (t ) =
kt − K
1
Connaissant la concentration initiale C0 = C (0) = − , on a donc :
K
1
C (t ) = ⋅
1
kt +
C0
2.
n =1 ln[C (t )] = − kt + ln(C0 )
1 1
n=2 = kt +
C (t ) C0
Comme C(t) est proportionnelle à γ, la régression sera linéaire (on
devrait dire affine)
de γ par rapport à t dans le cas n = 0 ;
de ln γ par rapport à t dans le cas n = 1 ;
1
de --- par rapport à t dans le cas n = 2.
γ
Les calculs préliminaires donnent :
t 0 7 18 27 37 56 102
3.1 Généralités
PLAN
réguliers).
➤ Connaître les diverses propriétés mathématiques d’une suite.
➤ Étudier des exemples de modélisation discrète de croissances.
3.1 GÉNÉRALITÉS
• Définition
Les observations sur des caractères biologiques sont souvent accom-
pagnées de prises de mesure, à intervalles de temps réguliers ou non.
À ces instants, lorsqu’on mesure un paramètre quantitatif, on obtient
des valeurs u0, u1, u2, ..., et de façon générale la valeur un à l’instant n.
On dit qu’on a défini une suite numérique car à chaque entier n ∈ `
on a associé un nombre un unique.
On note (un), sans omettre les parenthèses, la suite de terme
général un.
• Exemples et terminologie
➤ La suite est stationnaire si on a un+1 = un à partir d’un certain rang.
➤ Soit a et r deux nombres réels. La suite (a + nr) est appelée suite
arithmétique de raison r et de premier terme a.
Elle est caractérisée par le fait que la différence de deux termes
consécutifs est constante et égale à r.
3.1 • Généralités 59
• Définitions
La suite (un) est dite croissante si, pour tout n ∈ `, on a un +1 un et
décroissante si, pour tout n ∈ `, on a un +1 un .
Une suite croissante ou décroissante est dite monotone.
• Théorème
Une suite croissante et majorée est convergente.
Une suite décroissante et minorée est convergente.
• Théorème d’encadrement
Soit (un), (vn) et (wn) trois suites numériques telles que un wn vn
pour tout n.
Si (un) et (vn) convergent vers la même limite l, alors la suite (wn)
converge et a pour limite l.
• Suites adjacentes
Les suites (un) et (vn) sont adjacentes si :
(un ) est croissante; ( vn ) est décroissante; lim ( vn − un ) = 0.
n→+∞
Variante
Si (un) croissante, (vn) décroissante et si un vn pour tout n, alors ces suites conver-
gent vers des limites l1 et l2 qui vérifient l1 l2.
Si de plus l1 = l2, elles sont adjacentes.
• Propriété
Si une suite (un) converge vers la limite l, alors toute suite extraite est
aussi convergente et converge vers l.
Cette propriété entraîne que si deux suites extraites de (un) ont des
limites distinctes, alors (un) ne converge pas.
En revanche, si deux suites extraites d’une suite (un) ont la même
limite l, on ne peut en général rien dire de la nature de (un) sauf si leurs
valeurs recouvrent tous les un ; auquel cas, (un) converge vers l.
3.2.1 Généralités
• Définition
Une suite (un) est récurrente d’ordre p si la connaissance du terme un
dépend des p termes précédents.
En particulier, une suite récurrente d’ordre 1 est la donnée du
premier terme u0 et d’une relation de récurrence un+1 = f(un).
Pour étudier une telle suite, on détermine d’abord un intervalle I
contenant toutes ses valeurs. On considère alors la fonction f de I dans I.
• Limite éventuelle
Si (un) converge vers l et si la fonction f est continue en l, alors f(l) = l.
• Marquage d’animaux
On considère une population de N individus et à chaque étape n, on
marque k individus qu’on relâche ensuite. Si l’on désigne par un le
nombre d’individus marqués jusqu’à l’étape n, ce nombre est appro-
ché par la loi :
u0 = 0 ; un +1 = k + un 1 −
N
k
( )
Nous n’avons pas un+1 = un + k car parmi les individus capturés à l’étape n, il peut y en
avoir de déjà marqués.
La fonction associée à cette suite récurrente est définie par :
f ( x) = k + x 1 −
k
N( )
.
( u
un +1 = un 1 + a − a n .
K )
relation qui correspond à la fonction : f ( x ) = x 1 + a −
ax
K (
·
)
• Croissance d’une population avec facteur limitant
(modèle discret de Gompertz)
L’idée est la même que dans le modèle logistique ; on cherche ici un
paramètre positif a tel que :
K
un +1 − un = a un ln ⋅
un
La présence du logarithme exprime l’effet de tassement du taux
un + 1 – un
d’accroissement ----------------------
- lorsqu’on s’approche de la taille maximale K.
un
(
La relation un +1 = un 1 + a ln
K
un )
correspond à la fonction :
(
f ( x ) = x 1 + a ln
K
x).
B
S
U
MOTS CLEFS
➤ Suite convergente
➤ Suite récurrente
➤ Modélisation discrète
EXERCICES
n
n
3.1 Étudiez la convergence de la suite de terme général un = ∑ ⋅
p =1 n +p
2
00
1. Montrez que la suite (In) est décroissante et convergente.
1
2. Montrez que, pour tout n ∈ `, I n + 2 + I n = et déduisez-
n +1
en lim I n .
n→∞
( )
un
un +1 = a un 1 −
K
.
SOLUTIONS
[ ( ( ) )] [ ( )]
n n
1 1 b 1 b
ln (un ) = ln (a n + b n ) = ln a n 1 + = ln a + ln 1 +
n n a n a
[ ( )]
n
1 b
Comme a b, on a lim ln 1 + = 0. On en déduit :
n→+∞ n a
3.3 Supposons que la suite (Sn) converge vers l. Alors les deux suites
extraites (Sn) et (S2n) convergent vers l et, par conséquent, (S2n – Sn)
converge vers 0. On a :
1 1 1
S2 n − Sn = + + "+ ⋅
n +1 n + 2 2n
1
Chacun des n termes de cette somme est minoré par ⋅
2n
1
On a donc S2 n − Sn , ce qui est incompatible avec la convergence
2
de (S2n – Sn) vers 0. La suite (Sn) est donc divergente.
un + vn 2 un vn (un − vn )2
vn +1 − un +1 = − = 0
2 un + vn 2 (un + vn )
ce qui prouve que un vn pour tout n ;
u (v − u )
puis un +1 − un = n n n 0 ce qui prouve que (un) est croissante ;
un + vn
u −v
puis vn +1 − vn = n n 0 ce qui prouve que (vn) est décroissante.
2
Comme (un) est majorée par v0, elle converge vers une limite l1.
Comme (vn) est minorée par u0, elle converge vers une limite l2.
68 Chapitre 3 • Suites réelles
Attention à ne pas dire que (un) est majorée par vn. Un majorant d’une suite doit en
majorer tous les termes.
3.5 1. Pour x ∈ 0,
n ∈` : 4 [ ]π
on a tan x ∈[0,1], ce qui entraîne pour tout
∀x ∈ 0, [ ] π
4
0 (tan x )n +1 (tan x )n
et par conséquent :
π
--π- π
---
0 ∫ (tan x )n +1 dx ∫ (tan x )n dx.
44 44
00 00
00 00
[ ]
π
π-π
(tan x )n +1
4
--
1
I n+2 + I n = ∫ [u( x )] u′( x ) dx = = ⋅
44 n
00 n +1 0
n +1
On en déduit que lim[ I n + 2 + I n ] = 0 .
n→∞
Comme (In+2) est une suite extraite de (In), on a lim I n + 2 = lim I n , ce
n→∞ n →∞
qui permet de conclure :
lim I n = 0.
n→∞
{
1 − r1 5 + 5
K1 = =
{ u0 = 1 = K1 + K 2
u1 = 1 = K1r1 + K2r2
⇔
⇔
K2 =
r2 − r1 10
r2 − 1 5 − 5
=
r2 − r1 10
La suite (un) est donc définie par :
( ) ( )
n n
5 + 5 1− 5 5 − 5 1+ 5
∀n ∈ ` un = +
10 2 10 2
( )
n
1− 5 1− 5
Comme ≈ −0, 6 < 1, on a lim = 0.
2 n →∞ 2
( )
n
− 5
1+ 1+ 5
Comme ≈ 1, 6 > 1, on a lim = +∞.
2 n→∞ 2
On obtient donc lim un = +∞ .
n→∞
D’après ce qui précède, on a :
un +1 K1r1n +1 + K 2r2n +1
vn = = ⋅
un K1r1n + K 2r2n
1+ 5
Comme lim r1n = 0 , on a donc : lim vn = r2 = ⋅
n→+∞ n→+∞ 2
Cette valeur est un nombre irrationnel, noté Φ (lire phi) par référence
au sculpteur et architecte grec Phidias, encore appelé nombre d’or.
70 Chapitre 3 • Suites réelles
( )
2
1+ 5 3+ 5
Donc lim wn = Φ = 2
= = 1 + Φ.
n→+∞ 2 2
3.7 Au premier mois, il y a naissance du couple fondateur ; le
nombre de couples est donc 1.
Au deuxième mois, le couple fondateur n’est pas encore adulte ; le
nombre de couples est donc 1.
Au troisième mois, on a le couple fondateur et le premier couple de
descendants ; le nombre de couples est donc 2.
Au quatrième mois, on a les mêmes et le deuxième couple de descen-
dants du couple fondateur ; le nombre de couples est donc 3.
Au cinquième mois, on a les mêmes, le troisième couple de descen-
dants du couple fondateur et le premier couple de descendants issus
du couple né le troisième mois ; le nombre de couples est donc 5.
On retrouve ainsi la série de Fibonacci 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55,
89, 144, 233 ... Au bout de douze mois, il y aura 144 couples.
Dans le graphe suivant, a est inchangé mais l’effectif initial est 99. On
voit que de légères modifications initiales ont des répercussions
profondes dans un régime chaotique.
(
f ( x) = a x 1 −
x
100).
4.2 Matrices
4.3 Déterminants
• Notion
Un espace vectoriel est un ensemble non vide où l’on a défini une
« addition » et une « multiplication par un nombre » réel (ou
complexe). On ne donne pas la définition mathématique rigoureuse
car elle sort largement du cadre de ce manuel.
On appelle vecteur tout élément d’un espace vectoriel et scalaires
les nombres par lesquels on peut multiplier les vecteurs.
4.1 • Espaces vectoriels usuels 75
• Exemples fondamentaux
➤ Dans R2, un vecteur est un couple et dans R3, un vecteur est un
triplet. De manière générale, dans le cas de Rn, un vecteur est un n-
uplet et les opérations définies sur cet ensemble sont :
( x1 , …, xn ) + ( y1 , …, yn ) = ( x1 + y1 , …, xn + yn ),
λ ( x1 , …, xn ) = (λ x1 , …, λ xn ).
En biologie, plusieurs situations peuvent être modélisées par des
vecteurs de Rn. Ainsi :
– Lorsque l’on veut suivre les variations de la population d’une
espèce (ours, hannetons, …), on décompose cette dernière en 2,
3, …, ou n classes d’âge qui définissent alors, un couple, un triplet
et de manière générale, un n-uplet.
– Les molécules évoluent dans un espace de dimension trois et pour
repérer ses atomes, on utilise les trois coordonnées de l’espace.
– Selon les études ou relevés statistiques dans des enquêtes, nous
manipulons des vecteurs avec autant de composantes que de para-
mètres quantifiés.
➤ L’ensemble F (I, R) des fonctions définies sur un même intervalle I
et à valeurs dans R, muni des opérations usuelles f + g et λf.
Les fonctions considérées comme vecteurs se rencontrent souvent
dans la résolution des équations et systèmes différentiels.
• Définition
Soit E un espace vectoriel ; une partie non vide F de E est un sous-
espace vectoriel si elle vérifie la propriété suivante :
∀ u, v ∈ F ∀ λ , µ ∈ K alors λu + µ v ∈ F .
• Premiers exemples
➤ Dans tout espace vectoriel E, {0} et E sont des sous-espaces vecto-
riels de E.
➤ Dans R2, la droite {( x, y ) ∈ \ ; 2 x − 3 y = 0} est un sous-
2
• Combinaisons linéaires
On appelle combinaison linéaire des vecteurs v1 , …, v p de l’espace
vectoriel E tout vecteur de E de la forme λ1v1 + " + λ p v p , où λ1 , …, λ p
sont des scalaires.
On note Vect (v1 , …, v p ) l’ensemble de toutes les combinaisons
linéaires de la famille (v1 , …, v p ) . C’est un sous-espace vectoriel de E.
4.2 MATRICES
4.2.1 Généralités
• Définition
Une matrice à n lignes et m colonnes est un tableau
( )
a11 … a1m
A= # #
an1 … anm
dont les éléments (ou coefficients) sont des nombres. Dans la notation
du coefficient aij, le premier indice est le numéro de la ligne et le
deuxième indice, celui de la colonne.
4.2 • Matrices 77
On dit que la matrice est de format (n, m). L’ensemble des matrices
de ce même format se note Mnm.
• Matrices particulières
➤ Une matrice est nulle si tous ses coefficients sont nuls.
➤ Une matrice est carrée si elle a autant de lignes que de colonnes.
➤ Une matrice carrée est diagonale si les éléments qui sont en dehors
de la diagonale principale sont nuls : aij = 0 si i ≠ j .
Pour simplifier, on la note : diag (a11 , …, ann ) .
➤ Une matrice carrée est triangulaire supérieure (respectivement
inférieure) si les éléments qui sont en dessous (respectivement au-
dessus) de la diagonale principale sont nuls : aij = 0 si i < j (respec-
tivement i > j).
➤ Une matrice colonne possède une seule colonne (m = 1) et une
matrice ligne possède une seule ligne (n = 1).
()
x1
X= # .
xn
Nous verrons plus loin comment sont reliées deux représentations
matricielles d’un même vecteur par rapport à deux bases.
➤ Exemples
( ) ( )
1 4
1 2 3
t
= 2 5
4 5 6
3 6
La transposée d’une matrice colonne (respectivement ligne) est
()
x1
une matrice ligne (respectivement colonne) : ( x1 , …, xn ) = #t
xn
{ a11 x1 + a12 x2
a21 x1 + a22 x2
= b1
= b2
La régularité de son écriture nous suggère de la simplifier en intro-
A=
( )
a11 a12
a21 a22
.
Cette écriture sous forme de tableaux fut introduite pour la première fois par Carl
Friedrich Gauss (1777-1855) lorsqu’il étudia les transformations linéaires. Elle est
indissociée de l’opération qui en résulte, c’est-à-dire du produit de deux matrices
que nous allons définir.
➤ Définition
Pour A = (aij ) ∈ Mnm et B = (bij ) ∈ Mmp, on définit le produit
AB = C = (cij ) ∈Mnp par :
m
cij = ai1b1 j + ai 2 b2 j + " + aim bmj = ∑ aik bkj
k =1
Le produit de deux matrices n’est possible que si le nombre de colonnes de la première est
égal au nombre de lignes de la seconde.
➤ Exemples
( ) ( )
13 2 −7
20 −7
AB = −23 −14 −2 et BA = .
– 20 – 8
−21 −2 13
– Le produit d’une matrice ligne et d’une matrice colonne donne une
matrice à une ligne et une colonne :
()
y1
( x1 , …, xn ) # = ( x1 y1 + " + xn yn ).
yn
– Le produit de deux matrices diagonales de même format est une
matrice diagonale :
diag (a11 , …, ann ) × diag (b11 , …, bnn ) = diag ( a11 b11 , …, ann bnn ).
➤ Propriétés
Comme pour les nombres et quand les produits sont définis, on a :
– ( A1 + A2 ) B = A1 B + A2 B, A( B1 + B2 ) = AB1 + AB2 ;
– Si 0 est la matrice nulle (avec les dimensions adéquates), alors
quelle que soit la matrice A, A0 = 0 et 0A = 0.
– Pour deux matrices quelconques A et B telles que le produit AB soit
possible, on a : t(AB) = tB tA.
80 Chapitre 4 • Fondements du calcul matriciel
➤ Remarques
À la différence des nombres :
– Si A et B sont deux matrices carrées de même format, en général,
AB ≠ BA (on dit que le produit matriciel n’est pas commutatif) ;
– Il est faux de croire que si AB = 0, alors A = 0 ou B = 0.
• Formule du binôme
À la condition que AB = BA, on a (comme pour les nombres) :
()
n
n
∀n ∈ ` ( A + B)n = ∑ Ak B n − k .
k =0 k
• Matrices inversibles
➤ Matrice unité
On appelle matrice unité d’ordre n, la matrice diagonale ne
comportant que des 1, notée : I n = diag (1, …,1) .
Quelle que soit la matrice A, carrée d’ordre n, on a : I n A = AI n = A .
On retrouve la propriété du nombre 1 pour les nombres.
Remarquons aussi que si X est une matrice colonne de n lignes,
In X = X .
➤ Matrice inversible
Soit une matrice A ∈Mn. S’il existe une matrice C ∈Mn vérifiant
AC = CA = I n , la matrice C est unique et est appelée l’inverse de A.
On la note C = A−1 .
Reprenons le système d’équations linéaires déjà rencontré
AX = B .
Si A est inversible, ce système devient A−1 AX = A−1 B , c’est-à-dire,
I 2 X = X = A−1 B et la résolution est achevée.
Nous verrons plus loin (cf. déterminants) comment caractériser le
fait que A est inversible. Dans ce cas, le calcul de A–1 se fait en résol-
vant un système linéaire, comme ci-dessus.
➤ Propriétés des matrices inversibles
D −1 = diag
( 1 ,..., 1
d11 dnn
.
)
4.2 • Matrices 81
()
tit selon le quintuplet :
N0
B0
V0 = J0
I0
A0
82 Chapitre 4 • Fondements du calcul matriciel
()( )
À l’instant t = 1 an, on a :
N1 0, 38 A0
B1 0,89 N0
V1 = J1 = 0,73 B0
I1 0,56 J0
( )( )
A1 0,76 I0 + 0,92 A0
0 0 0 0 0, 38 N0
0, 89 0 0 0 0 B0
= 0 0, 73 0 0 0 J0 = AV0 .
0 0 0, 56 0 0 I0
0 0 0 0 , 76 0, 92 A0
où A est la matrice carrée d’ordre 5 ci-dessus.
()
À l’instant t = 2 ans le vecteur de répartition est :
N2
B2
V2 = J2 = AV1 = A2V0 .
I2
A2
D’année en année, on définit, par récurrence, une suite de vecteurs
(Vn) par la donnée de la distribution initiale V0 et la relation
Vn = AVn −1 = AnV0 .
Nous verrons plus loin une méthode d’analyse de l’évolution des
puissances de la matrice A.
4.3 DÉTERMINANTS
4.3.1 Déterminants d’ordres 2 et 3
• Déterminants d’ordre 2
a11 a12
det( A) = = a11a22 − a12 a21 .
a21 a22
4.3 • Déterminants 83
• Déterminants d’ordre 3
➤ Définition
a31
a12
a32
a13
a23
a33
) est le
= a11 ( a22 a33 − a23 a32 ) − a12 (a21a33 − a23 a31 ) + a13 (a21a32 − a22 a31 )
y1 z1 x1 z1 x1 y1
= − x2 + y2 − z2
y3 z3 x3 z3 x3 y3
y1 z1 x1 z1 x1 y1
= + x3 − y3 + z2
y2 z2 x2 z2 x2 y2
• Définition
On appelle déterminant d’une matrice carrée A = (α ij ) , le nombre
noté det A et obtenu par récurrence sur l’ordre n, de la manière
suivante :
– si n = 1 : la matrice u = (α) a un seul coefficient et son déterminant
est égal à α ;
– pour n > 1 on pose :
det A = α11 ∆11 + " + (−1)1+ j α1 j ∆1 j + " + (−1)1+ n α1n ∆1n
• Notation
Le déterminant de la matrice A est noté :
α11 " α1n
det A = # #
α n1 " α nn
4.3 • Déterminants 85
• Transposée
Cette propriété est très utilisée pour faire apparaître des 0 sur une
colonne (resp. ligne).
• Autres propriétés
➤ Si deux rangées sont proportionnelles, le déterminant est nul.
➤ Le déterminant du produit de deux matrices carrées A et B, d’ordre
n est égal au produit de leurs déterminants :
det( AB) = det A × det B.
➤ Une matrice A est inversible si, et seulement si, det A ≠ 0 .
1
➤ Si A est une matrice inversible, alors : det( A−1 ) =
⋅
det A
➤ Une famille de n vecteurs de Rn est une base si, et seulement si, son
déterminant est non nul.
86 Chapitre 4 • Fondements du calcul matriciel
( )
1000 200 50 80 A
M = 1500 100 50 60 B
800 250 60 70 C
On peut y lire que la production d’une unité de A nécessite
1 000 unités de travail, 200 unités d’énergie, 50 unités de a, 80 uni-
tés de b, et de même pour B et C.
La matrice introduite s’appelle matrice de fabrication, ou matrice
des coefficients techniques. Ses coefficients représentent les rap-
ports entre les quantités de facteurs de production employées et les
quantités produites. Ils restent fixes tant que la technique de pro-
duction reste inchangée.
Pour comprendre le produit de deux matrices, supposons qu’un
deuxième atelier utilise les produits semi-finis A, B, C pour fabri-
quer des produits finis α, β, γ selon la matrice des coefficients
techniques :
A B C
( )
4 10 8 α
N= 3 5 3 β
8 6 2 γ
NM
B
S
U
MOTS CLÉS
➤ Espace vectoriel
➤ Matrice
➤ Matrice de Leslie
➤ Déterminant
EXERCICES
( ) ( )
4 2
−2 5 3
4.1 Soit A = −1 0 et B = .
1 6 –4
1 −3
88 Chapitre 4 • Fondements du calcul matriciel
4.3 Soit A = ( )
5 −4
4 –3
. Calculez An pour n ∈` (vous pouvez utiliser
la formule du binôme, ou un raisonnement par récurrence).
( )
13 −8 −12
4.4 On considère la matrice A = 12 −7 −12
6 −4 −5
( )
0 1 1
4.5 Soit A = 1 0 1 . Calculez A2 et déduisez-en A–1.
1 1 0
( )
1 0 −1
4.6 Soit A = 0 1 0 .
−1 2 1
Démontrez qu’il existe deux suites (αn) et (βn) (définies par récur-
rence) telles que :
∀n 艌 1 A n = α n A + β n A2 .
Calculez ensuite les valeurs de αn et de βn.
4.7 Montrez, sans le développer, que le déterminant suivant est nul :
1 1 1
D= a b c .
b+c c+a a+b
Exercices 89
x 2 1 −3
2 x −3 1
4.8 On considère le déterminant P( x ) = .
1 −3 x 2
−3 1 2 x
Utilisez les propriétés des déterminants pour obtenir P(x) sous la
forme d’un produit.
4.9 En utilisant les propriétés des déterminants, écrivez sous forme
d’un produit la valeur de :
a+b b+c c+a
D = a +b b + c
2 2 2 2 c + a2 .
2
a3 + b3 b3 + c3 c3 + a3
Vous pouvez introduire les matrices colonnes :
() () ()
a b c
A = a2 ; B = b2 ; C = c2 .
a3 b3 c3
( ) ()
xn +1 xn
yn +1 = A yn .
zn +1 zn
90 Chapitre 4 • Fondements du calcul matriciel
SOLUTIONS
( )
−6 32 4
AB = 2 −5 −3
−5 −13 15
• Le nombre de colonnes de B est égal au nombre de lignes de A. Le
produit BA existe donc et on a :
BA =
( −10 −13
– 6 14 )
4.2 Si A est inversible, on a bien :
AB = AC ⇒ A−1 ( AB) = A−1 ( AC ) ⇒ B = C .
Mais il est possible d’avoir A ≠ 0 et A non inversible, par exemple
A=
( )
1 0
0 0
. Si B =
3 2
1 6 ( )
et C =
3 2
4 –5 ( )
on a alors AB = AC =
( )
3 2
0 0
bien que B ≠ C .
A=
( ) ( )
1 0
0 1
+
4 −4
4 –4
= I 2 + B,
et observer que B2 = 0 .
Comme I 2 B = BI 2 , on peut appliquer la formule du binôme, ce qui
donne pour n ∈N* :
An = I 2 + nB =
( 4 n + 1 −4 n
4n –4 n + 1 )
.
13 −8 −12
4.4 1. On a : det A = 12 −7 −12 .
6 −4 −5
On peut calculer directement ce déterminant d’ordre 3 avec la règle
de Sarrus. On peut aussi commencer par simplifier son écriture avec
des transformations qui ne changent pas sa valeur.
Si on remplace C1 par C1 + C2 + C3, le déterminant est inchangé.
Si on remplace C2 par –C2 et C3 par –C3, le déterminant change deux
fois de signe, donc est inchangé. On a donc :
1 8 12
det A = 0 7 12 = 35 + 96 − 84 − 48 = −1.
1 4 5
Comme le déterminant de A n’est pas nul, la matrice A est inversible.
2. On peut calculer A–1 en résolvant un système, ce qui correspond à :
AX = Y ⇐
⇔ X = A−1Y
{
13 x1 −8 x2 −12 x3 = y1
12 x1 −7 x2 −12 x3 = y2
6 x1 −4 x2 −5 x3 = y3
{
13 x1 −8 x2 −12 x3 = y1
⇔
⇐ 5 x2 –12 x3 = –12 y1 +13 y2
4 x2 −7 x3 = 6 y1 −13 y3
{
13 x1 −8 x2 −12 x3 = y1
⇐
⇔ 5 x2 –12 x3 = –12 y1 +13 y2
13 x3 = 78 y1 −52 y2 −65 y3
{
x1 = 13 y1 −8 y2 −12 y3
⇔
⇐ x2 = 12 y1 – 7 y2 –12 y3
x3 = 6 y1 −4 y2 −5 y3
( )
2 1 1
4.5 On obtient A = 1 2 1 = A + 2 I 3 .
2
1 1 2
On en déduit A2 − A = 2 I 3 , puis A
( )
A − I3
2
= I3 .
( )
−1 1 1
A − I3 1
−1
A est donc inversible et A = = 1 −1 1 .
2 2
1 1 −1
( ) ( )
2 −2 −2 4 −6 −4
A =
2
0 1 0 A =
3
0 1 0
−2 4 2 −4 8 4
et on observe que A3 = −2 A + 3 A2 .
La relation annoncée est donc vérifiée : pour n = 1 avec α1 = 1 et
β1 = 0 ; pour n = 2 avec α 2 = 0 et β 2 = 1 et pour n = 3 avec α 3 = −2
et β3 = 3 .
Pour n 艌 1 , supposons que An = α n A + β n A2 . On en déduit :
(
An +1 = A An = α n A2 + β n A3 = α n A2 + β n −2 A + 3 A2 )
= −2β n A + (α n + 3β n ) A2 .
Les suites (αn) et (βn) sont donc bien définies par les valeurs initiales
déjà citées et les relations de récurrence :
α n +1 = −2β n et β n +1 = α n + 3β n .
On obtient un système analogue à un système différentiel que l’on
peut résoudre avec diverses méthodes (cf. chap. 5). Ici, nous allons
utiliser une méthode de substitution.
{ 1 = α1 = K1 + 2 K 2
0 = α 2 = K1 + 4 K2
⇐
⇔
{ K1 = 2
K2 = −
1
2
On obtient donc : α n = 2 − 2 n −1 puis β n = 2 n −1 − 1 .
4.7 En remplaçant la ligne L3 par L3 + L2, la valeur du déterminant est
inchangée. On obtient ainsi :
1 1 1
D= a b c
a+b+c a+b+c a+b+c
La première ligne et la troisième ligne sont proportionnelles. Le
déterminant est donc nul.
4.8 On remarque d’abord que la somme des termes de chaque ligne
est constante. On peut donc penser à remplacer la colonne C1 par
C1 + C2 + C3 + C4 :
x 2 1 −3
x x −3 1
P( x ) =
x −3 x 2
x 1 2 x
puis à mettre en facteur x dans la première colonne :
1 2 1 −3
1 x −3 1
P( x ) = x
1 −3 x 2
1 1 2 x
Solutions 95
−5x2 + 12 −5x2 + 20
(−x + 6)(5x − 2) (−x + 6)(5x + 2)
x9 − 2x3 + 1 x2 − 3x3 + 6
x6 − 2x3 + 1 6 − 3x − x2
4
9. Soit f une fonction polynôme du second degré dont le signe est donné par le tableau ci-dessous :
x −∞ −1 2 +∞
f (x) − 0 + 0 −
S = {3} S = {−2, 3}
S = {−3, 2} S=∅
5
S =] − 1, 0[∪]1, 2[ S =] − ∞, 1] ∪ [2, +∞[ S =] − 1, 1[
6
+∞ 0
5 −∞
5x2 − 1
27. lim est égale à :
x→+∞ x2 + 1
+∞ 0
5 −∞
5x3 − 1
28. lim est égale à :
x→+∞ x2 + 1
+∞ 0
5 −∞
5x − 1
29. lim est égale à :
x→1− x−1
+∞ 0
5 −∞
2 +1
30. lim e−x est égale à :
x→+∞
+∞ 0
1 −∞
5ex − 1
31. lim est égale à :
x→+∞ ex + 1
+∞ 0
5 −∞
32. Le domaine de définition Df de la fonction définie par f (x) = ln(1 − x) est égal à
R ]1, +∞[
] − ∞, 1[ [1, +∞[
√
33. Le domaine de définition Df de la fonction définie par f (x) = x2 + 1 est égal à
R ] − 1, +∞[
] − ∞, −1[ [−1, +∞[
34. La fonction définie par f (x) = 2x + 5 admet pour dérivée la fonction f 0 définie par :
f 0 (x) = x2 + 5x f 0 (x) = 2x
f 0 (x) = 2 + 5 f 0 (x) = 2
π
35. La fonction définie par f (x) = cos 3x + admet pour dérivée la fonction f 0 définie par :
4
7
π
f 0 (x) = sin 3x + f 0 (x) = cos(3)
4 π
f 0 (x) = sin(3) f 0 (x) = −3 sin 3x +
4
1
36. La fonction définie sur ] , +∞[ par f (x) = ln(4x − 2) admet pour dérivée la fonction f 0 définie par :
2
1 1 2
f 0 (x) = f 0 (x) = f 0 (x) =
x−1 4x − 2 2x − 1
37. Parmi les limites suivantes, lesquelles sont correctes ?
x3 − 2x − 1 cos x
lim =0 lim xe−x = +∞
lim =0 x→+∞ x x→+∞
x→0
√ x−3
x+4−2 sin x
lim =0 lim =1
x→0 x x→+∞ x
38. Parmi les limites suivantes, lesquelles sont correctes ?
x −∞ 0 2 +∞
4 5
f (x)
−∞ −1
x −∞ −3 −2 −1 +∞
f 0 (x) + 0 − − 0 +
−2 +∞ +∞
f (x)
−∞ −∞ 2
8
alors lesquelles des assertions suivantes sont vraies ?
1 lim f (x) = +∞
Pour tout x de R, f 0 (x) = −1 x→−∞
x2 +1
f est décroissante sur R Il existe un unique a de R tel que f (a) = 0
lim f (x) = −∞
x→+∞
43. Soit f une fonction continue sur R vérifiantf (0) =0 et f (1) = 4.
1
On pose g la fonction définie par g(x) = f x + − f (x) − 2. Alors :
2
g est continue sur R Il existe c ∈ R tel que f c+
1
− f (c) = 2
g(0) < 0 2
1
g (0) g ≤0 Pour tout x ∈ R, f (x) = 4x
2
44. Soit f une fonction définie sur R par f (x) = 4 cos2 (x) − 3.
Il suffit d’étudier f sur [0, π]
Pour tout x ∈ R, f (x − π) = f (x)
f est dérivable sur R et pour tout x de R, f 0 (x) = −4 sin(2x)
π
f est décroissante sur [0, ]
2
π
f est décroissante sur [− , 0]
2
3−x
45. Soit f la fonction définie sur ] − 3, 3[ par f (x) = ln
3+x
f (0) = 0
Pour tout x ∈] − 3, 3[, f (−x) = −f (x)
1 1
Pour tout x ∈] − 3, 3[, f 0 (x) = −
3−x 3+x
f est croissante sur ]0, 3[
f est décroissante sur ] − 3, 0[
4ex
46. Soient f et g les fonctions définies sur R par f (x) = 1 − et g(x) = e2x − 1, alors :
e2x + 1
Pour tout x ∈] − ∞, 0], g(x) ≤ 0
9
Pour tout x ∈ [0, +∞, [, f 0 (x) ≥ 0
lim f (x) = 1
x→−∞
lim f (x) = lim f (x)
x→+∞ x→−∞
f est décroissante sur ] − ∞, 0]
x+3
47. Soit f la fonction numérique définie sur R \ {−1} par f (x) = , alors
x+1
f est continue sur ] − ∞, −1[
2
Pour tout x ∈ R \ {−1}, f 0 (x) =
(x + 1)2
lim f (x) = 1
x→−∞
L’équation f (x) = 0 admet une unique solution dans R \ {−1}
f est décroissante sur ] − 1, +∞, [
48. Soit pour tout x dans R, f (x) = 1 − cos(2x) et g(x) = sin2 (x) alors :
π
f =2 g(x)
2 lim 2 = 1
x→0 x
Pour tout x ∈ R, f 0 (x) = sin(2x)
f (x)
Pour tout x ∈ R, f 0 (x) = 2g 0 (x) lim 2 = 2
x→0 x
49. Soit f la fonction numérique définie sur [1, +∞[ par f (x) = ln(2x) + 1 − x alors :
50. Soit une primitive F de la fonction f définie sur R par f (x) = cos(3x) + x alors :
1 x2
F (x) = − sin(3x) +
3 2
F (x) = −3 cos(3x) + 1
x2
F (x) = sin(3x) +
2
1 x2
F (x) = sin(3x) +
3 2
2
51. Soit une primitive F de la fonction f définie sur ]1, +∞[ par f (x) = alors :
x−1
F (x) = 2 ln(x − 1)
F (x) = − ln(x − 1)
2x
F (x) = 2
x
−x
2
−2
F (x) =
(x − 1)2
52. Soit f la fonction définie sur R par f (x) = xe−2x . Alors :
Pour tout x ∈ R, f 0 (x) + 2f (x) = e−2x
Z 1
−2e−2x dx = e−2 − 1
0
10
Z 1 Z 1
1 −2x
f (x) dx = f (0) − f (1) + e dx
0 2 0
1
1 − 2e−2
Z
f (x) dx =
0 2
Z 1 Z 1
1
f (x) dx = e−2x dx
0 2 0
53. Cocher la ou les bonne(s) réponse(s).
Z 18 Z 2
2 24 dx 1
(x + 1) dx = 0 3
=1−
−18 1 x 4
Z 5 Z 1 √
1
(x3 + x)15 dx = 0 √ dx = ln( 2)
−5 0 x+1
Z 1
x
dx = ln(2)
0 x2 + 1
54. Soit f une fonction continue sur R, de valeur moyenne 4 sur [−2, 2]. Alors on peut affirmer que :
Z 2
f (x) dx = 2
−2
Pour tout x ∈ [−2, 2], f (x) ≥ 0
f n’est pas une fonction impaire
Il existe a ∈ [−2, 2], f (a) = 4
La valeur moyenne de f 2 (f 2 : x 7→ (f (x))2 ) sur [−2, 2] est 16
55. Soit f la fonction définie sur [−1, 1] par f (x) = x3 − 3x + 2. Alors :
f est croissante sur [−1, 1]
Pour tout x ∈ [−1, 1], f (x) ≥ 0
Pour tout a ∈ [0, 4], l’équation f (x) = a admet une unique solution sur [−1, 1]
Pour tout x ∈ [−1, 1], si f (x) ≤ 2 alors x ≤ 0
1 27
Pour tout x ∈ [−1, 1], si x ≥ − alors f (x) ≤
2 8
56. Soit m ∈ R et fm (x) la fonction définie sur R par fm (x) = x2 + 2mx + 9.
f5 (x) = (x + 1)(x + 9)
Pour tout m ∈ R, la courbe de fm passe par le point I (0, 9)
Pour tout m ∈ R, pour tout x ∈ R, fm (x) ≥ 0
Pour tout m ∈ R, l’équation fm
0 (x) = 0 admet une seule solution.
0 e
1 n’existe pas
11
58. exp(1) est égal à :
0 e
1 n’existe pas
1
59. ln est égal à :
e
−1 1
0 −e
60. Parmi les propositions suivantes quelles sont celles qui sont correctes ?
61. Parmi les propositions suivantes quelles sont celles qui sont correctes ?
a
ln(a + b) = ln(a). ln(b) ln(ab) = ln(a). ln(b) ln = ln(a) − ln(b)
b
63. Parmi les propositions suivantes quelles sont celles qui sont correctes ?
√
1 eln 2 .eln 5 = 7 e− ln 3 = −3
exp ln 8 = 2 2
2
en − 2e + e en − 2e n − 2e
66. Si x est un réel tel que x > 1 alors ln(x2 − 1) est éagal à :
4 Suites numériques
67. Soit (un ) une suite géométrique de raison q > 1 et de premier terme u1 = 2.
Xn
Pour tout n ∈ N∗ , on pose Sn = u1 + u2 + · · · + un = uk . Alors :
k=1
u16 = q 10 u6
12
u5 u7 = u3 u9
Si q = 2 alors S3 = 14
Pour tout n ∈ N∗ , Sn est un entier naturel pair
Pour tout n ∈ N∗ , S2n = (1 + q n )Sn
68. Pour toute suite réelle (un ), on a :
Si lim un = 1 alors un = 1 à partir d’un certain rang
n→+∞
1
Si lim un = alors un ≥ 0 à partir d’un certain rang
n→+∞ 2
Si pour tout n ∈ N, un > 0 et (un ) converge alors lim un > 0
n→+∞
1
Si (un ) est une suite arithmétique de raison − alors lim un = 0
3 n→+∞
1
Si (un ) est une suite géométique de raison − alors lim un = 0
3 n→+∞
5 Logique et raisonnement
69. Pour tous réels non nuls a, b, c et d on a :
13
6.1 Primitives
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
p
Si u est une fonction dérivable, strictement positive, alors u est une primitive de
u0
p .
2 u
u0
Si u est une fonction dérivable, alors arctan(u) est une primitive de .
1 + u2
Si u est une fonction dérivable, alors eu est une primitive de eu .
Si u est une fonction dérivable et ne s’annulant pas, alors ln(u) est une primitive de
u0
.
u
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
2
F (x) = x 2 + e x est une primitive de f (x) = 2x + e2x sur R.
e2x
F (x) = x 2 + est une primitive de f (x) = 2x + e2x sur R.
2
F (x) = x 2 e x est une primitive de f (x) = 2xe x sur R.
F (x) = (2x − 2)e x est une primitive de f (x) = 2xe x sur R.
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
62
p 1
F (x) = x + 1 + e x est une primitive de f (x) = p + e x sur ] − 1, +∞[.
x +1
p 1
F (x) = 2 x + 1 + e x est une primitive de f (x) = p + e x sur ] − 1, +∞[.
x +1
1
La primitive de f (x) = p + e x sur ] − 1, +∞[ qui s’annule en 0 est F (x) =
p x +1
x + 1 + e x − 2.
1
La primitive de f (x) = p + e x sur ] − 1, +∞[ qui s’annule en 0 est F (x) =
p x +1
2 x + 1 + e x − 3.
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
F (x) = (x + 1)2 + cos(2x) est une primitive de f (x) = 2x + 2 − 2 sin(2x) sur R.
F (x) = x 2 + 2x − cos(2x) est une primitive de f (x) = 2x + 2 − 2 sin(2x) sur R.
F (x) = 2x 2 cos(x 2 ) est une primitive de f (x) = 4x sin(2x) sur R.
F (x) = −2x cos(2x) + sin(2x) est une primitive de f (x) = 4x sin(2x) sur R.
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Une primitive de f (x) = e−x cos x sur R est F (x) = e−x cos x.
1
Une primitive de f (x) = e−x cos x sur R est F (x) = e−x (cos x + sin x).
2
1
Une primitive de f (x) = e−x cos x sur R est F (x) = e−x (sin x − cos x).
2
1 π
Une primitive de f (x) = e−x cos x sur R est F (x) = p e−x sin x − .
2 4
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies. Sur ]0, +∞[, on a :
Z
2 −2
+e 2x
dx = 2 + 2e2x + k, où k ∈ R.
x x
Z
2 1
+ e2x dx = ln(x 2 ) + e2x + k, où k ∈ R.
x 2
Z
1 p
p − sin x dx = x + cos x + k, où k ∈ R.
2 x
Z
1 p
p − sin x dx = x − cos x + k, où k ∈ R.
2 x
63
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies. Sur ] − 1, +∞[, on a :
Z
dx −3
= + k, où k ∈ R.
(x + 1)3 (x + 1)4
Z
dx −1
= + k, où k ∈ R.
(x + 1)3 2(x + 1)2
Z
dx
= ln(x + 1) + k, où k ∈ R.
x +1
Z
dx −1
= + k, où k ∈ R.
x + 1 (x + 1)2
Question
Parmi les assertions suivantes, cocher celles qui sont vraies :
1
Une primitive de cos(πx) + sur ]0, +∞[ est sin(πx) + ln x.
x
1 sin(πx)
Une primitive de cos(πx) + sur ]0, +∞[ est + ln(πx).
x π
1
La primitive de cos(πx) + sur ]0, +∞[ qui s’annule en 1 est sin(πx) + ln x.
x
1 sin(πx)
La primitive de cos(πx) + sur ]0, +∞[ qui s’annule en 1 est + ln x.
x π
Question
On note par F une primitive de f (x) = xe x sur R. Parmi les affirmations suivantes, cocher
celles qui sont vraies :
F (x) = x ln x + k, où k ∈ R.
x2 x
F (x) = e + k, où k ∈ R.
2
Z
F (x) = xe x − e x dx.
F (x) = (x − 1)e x + k, où k ∈ R.
Question
On note par F une primitive de f (x) = ln x sur ]0, +∞[. Parmi les affirmations suivantes,
cocher celles qui sont vraies :
F (x) = e x + k, k ∈ R.
Z
F (x) = x ln x − dx.
F (x) = x ln x − x + k, k ∈ R.
64
1
F (x) = + k, k ∈ R.
x
6.2 Primitives
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z 2
x dx 1
Sur ] − 1, +∞[, on a : = ln(1 + x 3 ) + k, où k ∈ R.
1+ x 3 3
Z 2
x dx x3
Sur ] − 1, +∞[, on a : = + k, où k ∈ R.
1 + x3 3(1 + x 3 )
p
Z
1
Sur ]1, +∞[, on a : x − 1dx = p + k, où k ∈ R.
x −1
p
Z
2
Sur ]1, +∞[, on a : x − 1dx = (x − 1)3/2 + k, où k ∈ R.
3
Question
Parmi les égalités suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z
4x 3 (2 + x 4 )3 dx = x 4 (2 + x 4 )3 + k, où k ∈ R.
(2 + x 4 )4
Z
4x 3 (2 + x 4 )3 dx = + k, où k ∈ R.
4
Z Z Z
6xdx dx
= 6 xdx × = 3x 2 × ln(1 + 3x 2 ) + k, k ∈ R.
1 + 3x 2 1 + 3x 2
Z
6xdx
= ln(1 + 3x 2 ) + k, où k ∈ R.
1 + 3x 2
Question
Parmi les égalités suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z
p 2
4x 2x 2 + 1dx = (2x 2 + 1)3/2 + k, où k ∈ R.
3
Z
p 2
2x 2 + 1dx = (2x 2 + 1)3/2 + k, où k ∈ R.
3
Z
3xdx p
p = 3x 2 + 2 + k, où k ∈ R.
3x 2 + 2
Z
dx p
p = 3x 2 + 2 + k, où k ∈ R.
2 3x 2 + 2
65
Question
Parmi les assertions suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Les primitives de 16x 3 (x 4 + 1)3 sur R sont données par F (x) = x 4 (x 4 + 1)4 + k, k ∈ R.
Les primitives de 16x 3 (x 4 + 1)3 sur R sont données par F (x) = (x 4 + 1)4 + k, k ∈ R.
4x 3 p
Les primitives de p sur R sont données par F (x) = 2 x 4 + 1 + k, k ∈ R.
x4 + 1
4x 3 x4
Les primitives de p sur R sont données par F (x) = p + k, k ∈ R.
x4 + 1 x4 + 1
Question
Parmi les égalités suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z
1
e +
3x
dx = e3x + arctan(2x) + k, k ∈ R.
1 + 4x 2
Z
1 e3x arctan(2x)
e +
3x
dx = + + k, k ∈ R.
1 + 4x 2 3 2
Z
4 e3x
e +
3x
dx = + 4 arctan x + k, k ∈ R.
1 + x2 3
Z
4
e +
3x
dx = e3x + 4 arctan x + k, k ∈ R.
1+ x 2
Question
Parmi les égalités suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z Z
ln x dx
Sur ]0, +∞[, on a : dx = ln x = ln x × ln x + k, k ∈ R.
x x
Z
ln x 1
Sur ]0, +∞[, on a : dx = ln x × ln x + k, k ∈ R.
x 2
Z
dx
Sur ]1, +∞[, on a : = ln(ln x) + k, k ∈ R.
x ln x
Z
dx
Sur ]1, +∞[, on a : = ln(x ln x) + k, k ∈ R.
x ln x
Question
Parmi les égalités suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z
dx −1
Sur ]1, +∞[, on a : 2
= + k, k ∈ R.
x ln x ln x
Z
dx
Sur ]1, +∞[, on a : 2
= ln(x ln2 x) + k, k ∈ R.
x ln x
66
Z Z p
dx dx 1 ln x
Sur ]1, +∞[, on a : p = × p = + k, k ∈ R.
2x ln x x 2 ln x 2
Z
dx p
Sur ]1, +∞[, on a : p = ln x + k, k ∈ R.
2x ln x
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z
p x2
x x 2 + 1 dx = (1 + x 2 )3/2 + k, k ∈ R.
2
Z
p 1
x x 2 + 1 dx = (1 + x 2 )3/2 + k, k ∈ R.
3
Z
x dx x2 1
p = p + k, k ∈ R.
x2 + 1 2 x2 + 1
Z
x dx p
p = x 2 + 1 + k, k ∈ R.
x2 + 1
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z
xdx
= arctan(x) + k, où k ∈ R.
1 + x2
Z
2 x2 2
xe(1+x ) dx = e(1+x ) + k, où k ∈ R.
2
Z
xdx p
= ln 1 + x 2 + k, où k ∈ R.
1 + x2
Z
2 1 2
xe(1+x ) dx = e(1+x ) + k, où k ∈ R.
2
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z Z
Le changement de variable u = x(1 + x ) donne 4
4x (1 + x ) dx =
3 4 3
4u3 du.
Z Z
Le changement de variable u = 1 + x donne 4
4x (1 + x ) dx =
3 4 3
u3 du.
Z Z
dx
du
Le changement de variable u = 2x donne .=
1 + 4x 2
1 + u2
Z Z
dx 1 du
Le changement de variable u = 2x donne = .
1 + 4x 2 2 1 + u2
67
Question
On note par F une primitive de f (x) = x ln x sur ]0, +∞[. Parmi les affirmations suivantes,
cocher celles qui sont vraies :
x2
F (x) = ln x + k, où k ∈ R.
2
Z
x2 1
F (x) = ln x − xdx.
2 2
x2 x
F (x) = ln x − + k, où k ∈ R.
2 2
x2 x2
F (x) = ln x − + k, où k ∈ R.
2 4
Question
Parmi les égalités suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z
1
x cos(1 + x 2 )dx = sin(1 + x 2 ) + k, où k ∈ R.
2
Z Z Z
e x sin (2 + e x ) dx = e x dx × sin (2 + e x ) dx.
Z
x2
x cos(1 + x 2 )dx = sin(1 + x 2 ) + k, où k ∈ R.
2
Z
e x sin (2 + e x ) dx = − cos (2 + e x ) + k, où k ∈ R.
Question
p
Le changement de variable u = x donne :
Z p Z
sin( x) sin(u)
p dx = du.
x u
Z p
sin( x)
p dx = cos(u) + k, k ∈ R.
x
Z p Z
sin( x)
p dx = 2 sin(u)du.
x
Z p
sin( x)
p dx = −2 cos(u) + k, k ∈ R.
x
Question
1
Le changement de variable u = donne :
x
Z Z
sin(1/x)
dx = − sin(u)du.
x2
Z
sin(1/x)
dx = cos (1/x) + k, k ∈ R.
x2
Z Z
sin(1/x)dx = sin(u)du.
Z
sin(1/x)dx = − cos(u) + k, k ∈ R.
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z
1
cos x sin xdx = sin2 x + k, où k ∈ R.
2
Z
1
cos x sin xdx = cos2 x + k, où k ∈ R.
2
Z
1
cos x sin2 xdx = sin3 x + k, où k ∈ R.
3
Z
1
cos2 x sin2 xdx = sin4 x + k, où k ∈ R.
4
Question
Parmi les assertions suivantes, cocher celles qui sont vraies :
Z Z
Le changement de variable u = cos x donne cos xdx =
3
u3 du.
Z Z
Le changement de variable u = sin x donne cos xdx =
3
(1 − u2 )du.
Z Z
Le changement de variable u = sin x donne sin xdx =
3
u3 du.
Z Z
Le changement de variable u = cos x donne sin xdx =
3
(u2 − 1)du.
Question
p p n2 + 1
Soit un = n + 1 − n et vn = cos 2 π . Quelles sont les bonnes réponses ?
n −1
lim un = 1 et lim vn = −1
n→+∞ n→+∞
lim un = 0 et lim vn = −1
n→+∞ n→+∞
lim un = 1 et lim vn = 1
n→+∞ n→+∞
lim un = 0 et lim vn n’existe pas
n→+∞ n→+∞
Question
Soit un = 3n − 2n et vn = 3n − (−3)n . Quelles sont les bonnes réponses ?
lim un = +∞ et lim vn = +∞
n→+∞ n→+∞
lim un = 0 et lim vn = 0
n→+∞ n→+∞
lim un = 0 et lim vn = −∞
n→+∞ n→+∞
lim un = +∞ et lim vn n’existe pas
n→+∞ n→+∞
Question
1 1 n
Soit un = n ln 1 + et vn = 1 + . Quelles sont les bonnes réponses ?
n n
lim un = +∞ et lim vn = 1
n→+∞ n→+∞
lim un = 0 et lim vn = 1
n→+∞ n→+∞
lim un = 1 et lim vn = 1
n→+∞ n→+∞
lim un = 1 et lim vn = e
n→+∞ n→+∞
Question
cos n 2n + cos n
Soit un = et vn = . Quelles sont les bonnes réponses ?
2n + 1 2n + 1
lim un et lim vn n’existent pas
n→+∞ n→+∞
lim un = 0 et lim vn = +∞
n→+∞ n→+∞
60
lim un = 0 et lim vn = 1
n→+∞ n→+∞
lim un = 1 et lim vn = 1
n→+∞ n→+∞
Question
1 1 1
Soit un = 1 + + 2 + · · · + n . Quelles sont les bonnes réponses ?
2 2 2
La suite (un ) est divergente.
La suite (un ) est strictement croissante.
lim un = +∞
n→+∞
lim un = 2
n→+∞
Question
Soit un = ln 1 + ne−n . Quelles sont les bonnes réponses ?
La suite (un ) est bornée.
lim un = +∞
n→+∞
lim un = 0
n→+∞
La suite (un ) est divergente.
Question
n
Soit un = 3 + cos n. Quelles sont les bonnes réponses ?
La suite (un ) est bornée.
lim un = 1
n→+∞
La suite (un ) est croissante.
La suite (un ) est divergente.
Question
2n+1 − 3n+1 n22n − 3n
Soit un = et vn = 2n . Quelles sont les bonnes réponses ?
2n + 3n n2 + 3n
lim un = −3 et lim vn = 1
n→+∞ n→+∞
lim un = +∞ et lim vn = +∞
n→+∞ n→+∞
lim un = −3 et lim vn = +∞
n→+∞ n→+∞
lim un = −∞ et lim vn = 1
n→+∞ n→+∞
61
Question
1 n (−1)n n
Soit un = 1 − et vn = 1 + . Quelles sont les bonnes réponses ?
n n
lim un = e−1
n→+∞
lim vn = e−1
n→+∞
La suite (un ) est divergente.
La suite (vn ) est divergente.
Question
2n2 + 1
Soit un = . Quelles sont les bonnes réponses ?
n2 + 1
∀" > 0, ∀n ∈ N, |un − 2| < "
∃" > 0, ∀n ∈ N, |un − 2| < "
∀n ∈ N, n > 10 ⇒ |un − 2| < 10−2
∀" > 0, ∃n0 ∈ N, ∀n ∈ N, n > n0 ⇒ |un − 2| < "
Question
4n − 1
Soient un = n2 + 4n − 1 − n et vn = p . Quelles sont les bonnes réponses ?
n2 + 4n − 1 + n
lim un = +∞ et lim vn = 0
n→+∞ n→+∞
lim un = 0 et lim vn = 2
n→+∞ n→+∞
lim un = 2 et lim vn = 2
n→+∞ n→+∞
lim un = +∞ et lim vn = 0
n→+∞ n→+∞
Question
1 1
Soit un = 1 + + + · · · + . Quelles sont les bonnes réponses ?
22 32 n2
1
Pour tout n ¾ 1, on a un ¶ 2 − .
n
La suite (un ) est divergente.
lim un = +∞
n→+∞
La suite (un ) est convergente et lim un ¶ 2.
n→+∞
Question
2nπ 3
Soit un = sin et vn = sin . Quelles sont les bonnes réponses ?
3 2nπ
62
La suite (un ) diverge et la suite (vn ) converge.
Les suites (un ) et (vn ) sont divergentes.
La suite (un ) n’a pas de limite et lim vn = 0.
n→+∞
lim un = 0 et lim vn = 0
n→+∞ n→+∞
Question
1 1 1 1 1
Soit un = + + + · · · + et vn = u n + . Quelles sont les bonnes réponses ?
12 22 32 n2 n
Si les limites existent, alors lim un < lim vn .
n→+∞ n→+∞
Les suites (un ) et (vn ) sont divergentes.
Les suites (un ) et (vn ) sont adjacentes.
Les suites (un ) et (vn ) convergent vers la même limite finie.
Question
1
Soit (un ) une suite réelle. On suppose que |un+1 −1| ¶ |un −1| pour tout n ¾ 0. Que peut-on
2
en déduire ?
La suite (un ) est convergente et lim un = 0.
n→+∞
La suite (un ) est divergente.
1
Pour tout n ¾ 1, |un − 1| ¶ n |u0 − 1|.
2
lim un = 1
n→+∞
Question p
Soit (un ) une suite réelle. On suppose que un ¾ n pour tout n ¾ 0. Que peut-on en déduire ?
La suite (un ) n’est pas majorée.
La suite (un ) est croissante.
La suite (un ) est convergente.
lim un = +∞
n→+∞
Question
n
X 1
Soit un = . Quelles sont les bonnes réponses ?
k=1
k(k + 1)
La suite (un ) est croissante non majorée.
La suite (un ) est divergente.
1
Pour tout n ¾ 1, un = 1 − .
n+1
(un ) est convergente et lim un = 1.
n→+∞
63
Question
an − bn na2n − b2n
Soient a et b deux réels tels que a > b > 0. On pose un = et vn = .
an + bn a2n + b2n
Quelles sont les bonnes réponses ?
Les suites (un ) et (vn ) sont divergentes.
lim un = 1 et (vn ) est divergente.
n→+∞
lim un = 1 et lim vn = +∞
n→+∞ n→+∞
lim un = 0 et lim vn = +∞
n→+∞ n→+∞
Question
1 2 3 (−1)n−1 n
Soit un = − + − ··· + . Quelles sont les bonnes réponses ?
n n n n
La suite (un ) est monotone.
Les suites (u2n ) et (u2n+1 ) convergent vers la même limite.
La suite (un ) est divergente.
1
lim un =
n→+∞ 2
Question
n 2n 2n+1
X (−1)k X (−1)k X (−1)k
On considère les suites de termes généraux un = , vn = et w n = .
k=1
k k=1
k k=1
k
Quelles sont les bonnes réponses ?
Les suites (vn ) et (w n ) sont convergentes.
La suite (un ) est convergente.
La suite (un ) est divergente.
L’une au moins des suites (vn ) ou (w n ) est divergente.
Question
Soit a > 0. On définit par récurrence une suite (un )n¾0 par u0 > 0 et, pour n ¾ 0, un+1 =
u2n + a2
. Que peut-on en déduire ?
2un
Le terme un n’est pas défini pour tout n ∈ N.
∀n ∈ N∗ , un ¾ a, et (un )n¾1 est décroissante.
|u1 − a|
Pour tout n ∈ N, |un+1 − a| ¶ .
2n
La suite (un ) est divergente.
64
Question
Soient (un ) et (vn ) deux suites réelles. On suppose que (vn ) est croissante non majorée et
que vn < un pour tout n ¾ 0. Que peut-on en déduire ?
lim vn < lim un
n→+∞ n→+∞
La suite (un ) est divergente.
lim vn ¶ u0
n→+∞
lim un = +∞
n→+∞
Question
1
Soit (un ) une suite croissante. On suppose que un+1 − un ¶ pour tout n ¾ 0. Que peut-on
2n
en déduire ?
(un ) est divergente.
(un ) est bornée et u0 ¶ un ¶ u0 + 2.
(un ) est convergente et u0 ¶ lim un ¶ u0 + 2.
n→+∞
lim un = +∞
n→+∞
Question
Soit (un )n¾0 la suite définie par u0 ¾ 0 et un+1 = ln(1 + un ). Que peut-on en déduire ?
Une telle suite (un ) n’existe pas.
∀n ∈ N∗ , un ¾ 0, et (un ) est décroissante
lim un = +∞
n→+∞
lim un = 0
n→+∞
Question
1 1
Soit (un ) une suite croissante. On suppose que 0 ¶ un+1 ¶ un + n pour tout n ¾ 0. Quelles
2 2
sont les bonnes réponses ?
(un ) est majorée.
(un ) est divergente.
(un ) est convergente et 0 ¶ lim un ¶ 2.
n→+∞
un = 0 pour tout n ¾ 1.
65
Question
On considère les équations différentielles :
(E1 ) : y 0 − 2 y = 0 et (E2 ) : y 0 + 2x y = 0.
y = ke2x , k ∈ R.
Question
On considère les équations différentielles :
y
(E1 ) : (1 + x 2 ) y 0 − y = 0 et (E2 ) : y 0 − = 0.
1 + x2
Parmi les affirmations suivantes cocher celles qui sont vraies :
y
[Faux] Si y est une solution de (E1 ), alors z = est une solution de (E2 ).
1 + x2
[Vrai] (E1 ) est (E2 ) ont les mêmes solutions.
[Vrai] La solution générale de (E1 ) sur R est : y = kear c t an(x) , k ∈ R.
[Faux] La solution générale de (E2 ) sur R est : y = k arctan(x), k ∈ R.
148
Explications: En divisant (E1 ) par 1+x 2 , on obtient (E2 ) : (E1 ) et (E2 ) ont les mêmes solutions.
−1
Une primitive de est − arctan x, donc la solution générale de (E1 ) sur R est : y =
1 + x2
kear c t an(x) , k ∈ R.
Question
On considère l’équation différentielle (E) : y 0 − y = e t . Parmi les affirmations suivantes
cocher celles qui sont vraies :
[Vrai] La fonction y0 = te t est une solution de (E).
[Faux] La fonction y1 = e−t est une solution de (E).
[Faux] La fonction y = (1 − t)e t est l’unique solution de (E) telle que y(1) = 0.
[Vrai] La fonction y = (1 + t)e t est l’unique solution de (E) telle que y(0) = 1.
Explications: On vérifie que y0 = te t est une solution de (E). On vérifie aussi que y = (1+t)e t
est une solution de (E) et en plus y(0) = 1. Cette dernière est donc l’unique solution de (E)
telle que y(0) = 1.
Question
On considère l’équation différentielle (E) : y 0 − 2x y = 4x. Parmi les affirmations suivantes
cocher celles qui sont vraies :
2
[Faux] La solution générale de l’équation homogène sur R est : y = ke−x , k ∈ R.
[Vrai] La fonction y = −2 est une solution particulière de (E).
2
[Vrai] La solution générale de (E) sur R est : y = ke x − 2, k ∈ R.
[Faux] E admet une unique solution sur R vérifiant y 0 (0) = 0.
2
Explications: La solution générale de l’équation homogène est : Y = ke x , k ∈ R, et y0 = −2
2
est une solution particulière. Donc la solution générale de (E) sur R est : y = ke x −2, k ∈ R.
Toute solution de (E) vérifie y 0 (0) = 0.
Question
On considère l’équation différentielle (E) : y 0 + y = e x . Parmi les affirmations suivantes
cocher celles qui sont vraies :
[Faux] La solution générale de l’équation homogène est y = ke x , k ∈ R.
[Faux] La fonction y0 = e x est une solution particulière de (E).
e x − e−x
[Vrai] La solution de (E) vérifiant y(0) = 0 est y = .
2
e x + e−x
[Vrai] La solution de (E) vérifiant y (0) = 0 est y =
0
.
2
149
Explications: La solution générale de l’équation homogène est y = ke x , k ∈ R. On cherche
une solution particulière sous la forme y0 = ae x . La solution générale de (E) est y = ke−x +
ex
, k ∈ R. La condition y(0) = 0 donne k = −1/2, et la condition y 0 (0) = 0 donne k = 1/2.
2
Question
On considère l’équation différentielle (E) : x 2 y 0 −(2x−1) y = x 2 sur R. Parmi les affirmations
suivantes cocher celles qui sont vraies :
[Vrai] La fonction y = x 2 est une solution de (E) sur R.
[Faux] La fonction y = x 2 1 − e1/x est une solution de l’équation homogène.
[Faux] La fonction y = 2x 2 e1/x est une solution de (E) sur ]0, +∞[.
[Vrai] La fonction y = x 2 1 − e1/x est une solution de (E) sur ]0, +∞[.
Explications: La fonction y0 = x 2 est continue, dérivable sur R et elle vérifie (E) ; c’est une
solution de (E) sur R. De même, la fonction y = x 2 1 − e1/x est continue, dérivable sur
]0, +∞[ ; c’est une solution de (E) sur ]0, +∞[.
Question
On considère l’équation différentielle (E) : 1 + cos2 x y 0 + y sin(2x) = 0. Parmi les affir-
mations suivantes cocher celles qui sont vraies :
sin(2x)
[Faux] A(x) = ln(1 + cos2 x) est une primitive sur R de a(x) = .
1 + cos2 x
[Vrai] Toute solution de (E) vérifie y 0 (0) = 0.
[Faux] (E) n’admet pas de solution vérifiant y(0) = 0.
[Vrai] La solution générale de (E) est : y = k + k cos2 x, k ∈ R.
Explications: Toute solution y de (E) vérifie y 0 (0) = 0 car ,en posant x = 0 dans (E), on
−u0
obtient y 0 (0) = 0. La relation sin(2x) = 2 sin x cos x montre que a(x) est de la forme
u
avec u = 1 + cos2 x. Donc toute primitive de a est de la forme
Question
On considère l’équation différentielle (E) : (1 + x 2 ) y 0 − y = 1. Parmi les affirmations sui-
vantes cocher celles qui sont vraies :
[Faux] La solution générale de l’équation homogène est : y = ke− arctan x , k ∈ R.
[Vrai] La solution générale de (E) est : y = −1 + kearctan x , k ∈ R.
150
[Vrai] L’unique solution de (E) vérifiant y(0) = 0 et y = −1 + earctan x .
[Faux] (E) n’admet pas de solution vérifiant y 0 (0) = 0.
Explications: Les solutions sur R de l’équation homogène sont les fonctions Y = kearctan x ,
k ∈ R, et y0 = −1 est une solution particulière. Les solutions de (E) sont donc les fonctions
y = −1 + kearctan x , k ∈ R.
La condition y(0) = 0 donne k = 1. Par ailleurs, y = −1 est une solution de (E) vérifiant
y 0 (0) = 0.
Question p
On considère l’équation différentielle (E) : 1 − x 2 y 0 − y = 1 sur ] − 1, 1[. Parmi les affir-
mations suivantes cocher celles qui sont vraies :
[Vrai] La solution générale de l’équation homogène est : y = kearcsin x , k ∈ R.
[Faux] La solution générale de (E) est : y = 1 + kearcsin x , k ∈ R.
[Faux] La solution de (E) vérifiant y(0) = 0 est y = 1 − earcsin x .
[Vrai] (E) admet une unique solution vérifiant y 0 (0) = 0 et c’est y = −1.
Explications: La solution générale de l’équation homogène sur ] − 1, 1[ est : Y = kearcsin x ,
k ∈ R. La fonction y0 = −1 est une solution particulière. Donc la solution générale de (E)
est :
y = −1 + kearcsin x , k ∈ R.
La condition y(0) = 0 donne k = 1, d’où y = −1 + earcsin x . Et la condition y 0 (0) = 0 donne
k = 0, d’où y = −1.
Question p
On considère l’équation différentielle (E) : 1 + x 2 y 0 − x y = x. Parmi les affirmations
suivantes cocher celles qui sont vraies :
2
[Faux] La solution générale de l’équation homogène est : y = ke1+x , k ∈ R.
p
1+x 2
[Vrai] La solution générale de (E) est : y = −1 + ke , k ∈ R.
[Vrai] Toute solution y de (E) vérifie y 0 (0) = 0.
[Faux] (E) admet une unique solution vérifiant y 0 (0) = 0.
p
2
Explications: La solution générale de l’équation homogène est Y = ke 1+x , k ∈ R, et y0 = −1
est une solution particulière. En posant x = 0 dans (E), on obtient y 0 (0) = 0, donc toute
solution de (E) vérifie y 0 (0) = 0.
Question
On considère l’équation différentielle (E) : (1 + x 2 ) y 0 + 2x y = 2x. Parmi les affirmations
suivantes cocher celles qui sont vraies :
151
k
[Vrai] La solution générale de l’équation homogène est : y = , k ∈ R.
1 + x2
x2
[Vrai] La solution de (E) vérifiant y(0) = 0 est y = .
1 + x2
[Faux] (E) n’admet pas de solution vérifiant y 0 (0) = 0.
[Faux] (E) admet une unique solution vérifiant y 0 (0) = 0.
k
Explications: La solution générale de l’équation homogène est : Y = , k ∈ R, et y0 = 1
1 + x2
est une solution particulière. La solution générale de (E) est :
k
y =1+ , k ∈ R.
1 + x2
La condition y(0) = 0 donne k = −1. Par ailleurs, en posant x = 0 dans (E), on obtient
y 0 (0) = 0. Donc toute solution de (E) vérifient la condition y 0 (0) = 0.
Question
xy 1
On considère l’équation différentielle (E) : y 0 − = p . Parmi les affirmations
1+ x 2
1 + x2
suivantes cocher celles qui sont vraies :
p
[Vrai] La solution générale de l’équation homogène est : y = k 1 + x 2 , k ∈ R.
p
[Vrai] La fonction y = arctan x. 1 + x 2 est une solution de E.
[Faux] (E) possède une seule solution sur R.
p
[Faux] La solution de (E) vérifiant y(0) = 0 est y = x 1 + x 2 .
p
Explications: La solution générale
p de (E) est y = (k+arctan x) 1 + x 2 , k ∈ R. Celle vérifiant
y(0) = 0 est y = arctan x. 1 + x . 2
Question
On considère l’équation différentielle (E) : x 2 y 0 − y = 1 sur R. Parmi les affirmations sui-
vantes cocher celles qui sont vraies :
[Vrai] La fonction y = −1 + e−1/x est une solution de (E) sur ]0, +∞[.
[Faux] La fonction y = 1 − e−1/x est une solution de (E) sur ] − ∞, 0[.
[Faux] La fonction y = 2e−1/x est une solution de (E) sur R.
[Vrai] La solution de (E) sur ]0, +∞[ vérifiant y(1) = −1 est constante.
Explications: La fonction y = −1 + e−1/x est une solution de (E) sur ]0, +∞[. Par contre
y = 1 − e−1/x n’est pas une solution de (E) sur ] − ∞, 0[. Toute solution de (E) sur R vérifie
y(0) = −1, donc y(x) = 2e−1/x ne peut être une solution de (E) sur R. La solution générale
de (E) sur ]0, +∞[ est y = −1 + ke−1/x , k ∈ R. Donc, si y(1) = −1, alors k = 0.
Question
On considère l’équation différentielle (E) : t 2 y 0 = y. Parmi les affirmations suivantes, cocher
celles qui sont vraies :
152
[Vrai] (E) est une équation linéaire homogène du premier ordre.
[Faux] La fonction y = e1/t est une solution de (E) sur ]0, +∞[.
[Vrai] La solution générale de (E) sur ]0, +∞[ est y = ke−1/t , k ∈ R.
[Faux] La fonction nulle est l’unique solution de (E) sur R.
Explications: Une primitive de −1/t 2 est 1/t, donc la solution générale de (E), sur ]0, +∞[
(ou sur ] − ∞, 0[) est
y = ke−1/t , k ∈ R.
Si y est une solution de (E) sur R, alors y(0) = 0 et
k1 e−1/t si t > 0
y(t) =
k2 e−1/t si t < 0.
De plus, une telle fonction est dérivable en 0. Réciproquement, toute fonction définie par
(?) est une solution de (E) sur R.
153
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
[Vrai] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 −2 y 0 + y = 0 sont les fonctions
y = (k1 + k2 x)e x , k1 , k2 ∈ R.
[Faux] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 − 2 y 0 + y = 0 sont les
fonctions y1 = e x et y2 = xe x .
[Faux] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 + 4 y 0 + 4 y = 0 sont les
fonctions y1 = e2x et y2 = 2e2x .
[Vrai] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 + 4 y 0 + 4 y = 0 sont les
fonctions y = (k1 + k2 x)e−2x , k1 , k2 ∈ R.
Explications: L’équation caractéristique r 2 − 2r + 1 = 0 admet 1 comme racine double. Donc
la solution générale de y 00 − 2 y 0 + y = 0 est y = (k1 + k2 x)e x , k1 , k2 ∈ R.
L’équation caractéristique r 2 + 4r + 4 = 0 admet −2 comme racine double. Donc la solution
générale de y 00 + 4 y 0 + 4 y = 0 est y = (k1 + k2 x)e−2x , k1 , k2 ∈ R.
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
[Faux] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 + y = 0 sont les fonctions
y1 = sin(x) et y2 = cos(x).
[Vrai] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 + y = 0 sont les fonctions
y = k1 cos(x) + k2 sin(x), k1 , k2 ∈ R.
[Faux] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 + 4 y = 0 sont les fonctions
y1 = sin(2x) et y2 = cos(2x).
[Vrai] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 + 4 y = 0 sont les fonctions
y = k1 cos(2x) + k2 sin(2x), k1 , k2 ∈ R.
Explications: Les solutions de l’équation caractéristique r 2 + 1 = 0 sont ±i. Donc la solution
générale de y 00 + y = 0 est y = k1 cos(x) + k2 sin(x), k1 , k2 ∈ R.
Les solutions de l’équation caractéristique r 2 + 4 = 0 sont ±2i. Donc la solution générale de
y 00 + 4 y = 0 est y = k1 cos(2x) + k2 sin(2x), k1 , k2 ∈ R.
Question
Parmi les affirmations suivantes, cocher celles qui sont vraies :
[Faux] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 − 2 y 0 + 2 y = 0 sont les
fonctions y = k1 cos(x) + k2 sin(x), k1 , k2 ∈ R.
157
[Vrai] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 − 2 y 0 + 2 y = 0 sont les
fonctions y = e x [k1 cos(x) + k2 sin(x)], k1 , k2 ∈ R.
[Vrai] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 + 2 y 0 + 5 y = 0 sont les
fonctions y = e−x [k1 cos(2x) + k2 sin(2x)], k1 , k2 ∈ R.
[Faux] Les solutions sur R de l’équation différentielle y 00 + 2 y 0 + 5 y = 0 sont les
fonctions y1 = e−x cos(2x) et y2 = e−x sin(2x).
Explications: Les solutions de l’équation caractéristique r 2 − 2r + 2 = 0 sont 1 ± i. Donc la
solution générale de y 00 − 2 y 0 + 2 y = 0 est :
Question
On considère les équations différentielles :
(E1 ) : y 00 − 4 y = 4x et (E2 ) : y 00 + 2 y 0 + y = x + 2.
y = −x + k1 e2x + k2 e−2x , k1 , k2 ∈ R.
L’équation caractéristique associée à (E2 ) admet −1 comme racine double et y0 = x est une
solution particulière de (E2 ). Donc la solution générale de (E2 ) est :
y = x + (k1 x + k2 )e−x , k1 , k2 ∈ R.
Question
Sur R, on considère les équations différentielles :
(E1 ) : y 00 − y 0 − 2 y = 2 et (E2 ) : y 00 + y = x.
158
[Vrai] Les solutions de (E1 ) sont les fonctions y = −1 + k1 e2x + k2 e−x , k1 , k2 ∈ R.
[Faux] Les solutions de (E1 ) sont les fonctions y1 = −1 + e2x et y2 = −1 + e−x .
[Vrai] Les solutions de (E2 ) sont les fonctions y = x + k1 cos(x)+ k2 sin(x), k1 , k2 ∈ R.
[Faux] Les solutions de (E2 ) sont les fonctions y = x + cos(x) et y2 = x + sin(x).
Explications: Les solutions de l’équation caractéristique associée à (E1 ) sont 2 et −1 et y0 =
−1 est une solution particulière de (E1 ). Donc la solution générale de (E1 ) est
y = −1 + k1 e2x + k2 e−x , k1 , k2 ∈ R.
Les solutions de l’équation caractéristique associée à (E2 ) sont ±i et y0 = x est une solution
particulière de (E2 ). Donc la solution générale de (E2 ) est
y = x + k1 cos(x) + k2 sin(x), k1 , k2 ∈ R.
Question
On considère les équations différentielles :
Question
On considère les équations différentielles :
159