Bases de l'Évapotranspiration
Bases de l'Évapotranspiration
Bibliographie
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Les phénomènesévaporatoires sont très importants dans le bilan hydrologique En effet,
la quantité d’eau nonévapotranspirée transitera dans le sous-sol vers les nappes d’eau
souterraine et le réseau hydrographique. L’hydrologie de surface, l’hydrogéologie, ne sont
concernées que par la partie des précipitations qui n’est pas détournée du cycle hydrologique
parévapotranspiration ainsi dans la région nord montpelliéraine, 2/3 des 900 mm du module
annuel de précipitations sontévapotranspirés (Rambal, 1981b). Dans ce cas, l’alimentation des
aquifères karstiques ne représente plus que le 1/3 des précipitations.
Ce terme majeur du bilan hydrologique aété quelque peu délaissé dans le passé. Il est à
présent le sujet de nombreuses recherches. Il suffit pour s’en convaincre d’observer le nombre
de publications scientifiques qui traitent de ce sujet. Dans ce chapitre, nous allons essayer de
faire un tour rapide et complet du problème de l’évapotranspiration des couverts végétaux.
Nous laisserons de côté l’évaporation des nappes d’eau libre car ce phénomène est régi par les
mêmes lois physiques.
Une surface naturelle – un couvert végétal par exemple –échange de l’énergie avec
son environnement. Elle reçoit du rayonnement de courte longueur d’onde (0,3 μ < λ < 3 μ),
appelé rayonnement global Rg et du rayonnement de grande longueur d’onde (3 μ < λ < 50 μ)
appelé rayonnement atmosphérique Ra. Une partie de ce rayonnement est réfléchi par la
surface. Dans les courtes longueurs d’onde, le coefficient de réflexion est appelé albedo a.
Dans les grandes longueurs d’onde, il vaut 1 – ε, ε est l’émissivité de la surface qui est
généralement priseégale à 0,95 pour un couvert végétal. En plus de ces flux de radiation, il
existe unéchange de chaleur par radiation à ondes longues. La surface qui se trouve à la
température TSémet une radiation décrite par la loi de Stéphan. D’après le principe de
conservation de l’énergie, la variation d’énergie interne, pendant un intervalle de temps donné,
estégale à la somme algébrique desénergies entrant et sortant du système. Nousécrivons
donc :
𝑅𝑛 + 𝐿. 𝐸𝑇 + 𝐻 + 𝑆 = 0 (4.2)
2
lorsqu’ils représentent une perte.
La masse d’air qui aborde la surface évaporante, prise ici comme une surface
homogène et horizontale, voit ses caractéristiques modifiées par leséchanges de vapeur d’eau
et d’énergie qui ont lieu avec le couvert. A l’intérieur de la couche perturbée par la présence
du couvert ou couche limite, s’établit, au voisinage de la végétation, unéquilibre entre la
masse d’air et le couvert, équilibre qui, à une hauteur donnée et à un instant donné, conduit à
une constance des grandeurs climatiques dans la direction du vent. Cette couche d’air est une
zone dans laquelle les transferts sont conservatifs. Ces transferts sont tout à fait analogues au
phénomène de diffusion moléculaire dû à l’agitation permanente des molécules. On parle de
diffusion turbulente dont les lois sont identiques à celles de la diffusion moléculaire, c’est-à-
dire que le flux vertical d’une grandeur donnée est proportionnel au gradient de concentration
de cette même grandeur. Ainsi à la chaleur sensible définie comme la quantité de chaleur
contenue dans l’unité de volume d’air, à la température T correspond un flux:
𝑑𝑇
𝐻 = −𝜌𝐶𝑝 . 𝐾𝑛 (𝑧). (4.3)
𝑑𝑧
𝑑𝑐𝑣
𝐸𝑇 = −𝐾𝑒 (𝑧)
𝑑𝑧
𝑒𝑉 𝑝𝑎 − 𝑒
𝑚𝑒 = 𝑀𝑒 𝑚𝑎 = 𝑀𝑎 ( )𝑉
𝑅𝑇 𝑅𝑇
𝑚𝑒 𝑀𝑒 𝑒 𝑀𝑒 𝑒 𝑀𝑒 𝑒
= 𝑒𝑡 𝑐𝑣 = 𝜌 =𝜌
𝑚𝑎 𝑀𝑎 (𝑝𝑎 − 𝑒) 𝑀𝑎 (𝑝𝑎 − 𝑒) 𝑀𝑎 𝑝𝑎
d’où :
𝑀𝑒 𝑑𝑒
𝐸𝑇 = −
𝑀𝑎 𝑝𝑎 𝑑𝑧
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𝐶𝑝 𝑝𝑎
𝛾= = 0,66 𝑚𝑏. °𝐶 −1 à 𝑝𝑎 = 1013 𝑚𝑏𝑎𝑟𝑠
𝑀𝑒
𝑀𝑎 𝐿
𝜌𝐶𝑝 𝑑𝑒
𝐿. 𝐸𝑇 = − 𝐾𝑒 (𝑧) (4.4)
𝛾 𝑑𝑧
𝑯 𝒅𝑻
𝜷= =𝜸 (𝟒. 𝟓)
𝑳. 𝑬𝑻 𝒅𝒆
où dT/de est le rapport entre les gradients de température et de pression de vapeur au-dessus
du couvert végétal; γ est la constante psychrométrique ; β est appelé le rapport de Bowen. De
(4.2) et (4.5) on tire :
𝑅𝑛 + 𝑆 𝛽(𝑅𝑛 + 𝑆)
𝐿. 𝐸𝑇 = − 𝐻=− (4.6)
1+𝛽 1+𝛽
Par analogie avec la loi d’Ohm en électricité rah est appelé résistance aérodynamique
au transfert de chaleur. Pour le transfert de vapeur d’eau nous aurons de même :
𝜌𝐶𝑝 𝑒𝑠 − 𝑒𝑎
𝐿. 𝐸𝑇𝑃 = (4.8)
𝛾 𝑟𝑎𝑒
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profondeur Δz s’écrit :
𝑇𝑠 − 𝑇𝑠𝑜𝑙
𝑆 = 𝜆𝑠 (4.9)
Δ𝑧
Au voisinage de la neutralité thermique (Ts ≈ Ta), nous pouvons admettre que les
résistances aérodynamiques ont la même expression analytique. La théorie de Prandtl, basée
sur l’analyse théorique des liens entre le flux de quantité de mouvement et le gradient de
vitesse du vent, aboutit à :
1 𝑧−𝑑 2
𝑟𝑎 = 𝑟𝑎ℎ = 𝑟𝑎𝑒 = 2 (𝑙𝑜𝑔 ) (4.11)
𝑘 𝑢 𝑧0
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Si l’on pose :
𝑑 𝑒𝑠 (𝑇) 𝑇𝑝𝑟 + 𝑇𝑎
Δ= ] à 𝑇=
𝑑𝑇 2
et par DPVS = es(Ta) – ea le déficit de pression de vapeur saturante de l’air, nous obtenons :
𝜌𝐶𝑝
𝐿. 𝐸𝑇𝑃 = (Δ . (𝑇𝑠 − 𝑇𝑎 ) + 𝐷𝑃𝑉𝑆)
𝑟
Par ailleurs :
𝜌𝐶𝑝
(𝑇𝑠 − 𝑇𝑎 ) = 𝐻 = 𝑅𝑛 − 𝑆 − 𝐿. 𝐸𝑇𝑃
𝑟𝑎
d’où :
Δ(𝑅𝑛 − 𝑆) + 𝜌 𝐶𝑝 𝐷𝑃𝑉𝑆/𝑟𝑎
𝐿. 𝐸𝑇𝑃 = (4.13)
Δ+𝛾
Δ 𝜌𝐶𝑝
𝐿. 𝐸𝑇𝑃 = (𝑅𝑛 − 𝑆) + 𝐷𝑃𝑉𝑆
Δ+𝛾 𝑟𝑎 (Δ + 𝛾)
Si l’on utilise (4.14) sur un pas de temps journalier, la moyenne de u DPVS, Ku,
DPVS, peut être approximée par le produit de u par DPVS plus un terme dépendant de
l’amplitude des fluctuations de u et de DPVS autour de leurs moyennes. Ainsi, nous
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retrouvons l’expression, déduite de la deuxième loi de Dalton, du terme advectif de l’équation
proposée par Penman (1948) :
̅̅̅̅̅̅̅̅ = 𝛾𝐸𝑎
(𝑎 + 𝑏𝑢̅) 𝐷𝑃𝑉𝑆
Dans sa forme originale, ce termeétablit pour une nappe d’eau libre, vaut :
L’évaporation journalière E0, en mm, d’une nappe d’eau libre s’écrit donc :
Δ𝑅𝑛 + 𝛾𝐸𝑎
𝐿. 𝐸0 =
Δ+𝛾
Le flux de chaleur S est négligé car, pour des pas de temps allant de 1 à quelques jours,
l’accumulation (ou la perte) de chaleur dans le sol est faible.
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par la pente de cette même courbe à la température de l’air. La seconde concerne l’hypothèse
de linéarité de la fonction (Δ⁄Δ + 𝛾 )𝑅𝑛 , c’est-à-dire est-ce que la moyenne des valeurs
horaires de (Δ⁄Δ + 𝛾 )𝑅𝑛 estégale à la valeur de (Δ⁄Δ + 𝛾 )𝑅𝑛 calculée à partir de la
température moyenne et du rayonnement net journalier ? Si la quasi-linéarité de
Δ⁄Δ + 𝛾 n’est pas discutable, l’observation montre que les fortes valeurs horaires du
rayonnement net sont concommitantes des fortes valeurs de la température et donc, des fortes
valeurs de Δ⁄Δ + 𝛾. Cette approximation minimise le poids des fortes valeurs et entraîne une
sousestimation du terme rayonnement.
Δ
𝐿. 𝐸𝑇𝑃 = 𝛼 𝑅 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝛼 = 1,26
Δ+𝛾 𝑛
Pour simplifier le calcul de l’ETP, Bouchet (1963) estime l’ETP à partir de mesures
simples effectuées sous abri météorologique. Mettant l’équation de Penman sous la forme
suivante :
Δ𝑅
𝑛 𝛾
𝐿. 𝐸𝑇𝑃 = (Δ+𝛾)𝐸 + Δ+𝛾 𝐸𝑎
𝑎
−−−−−−−
𝛼1
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Le terme ETPabri correspond à l’ETP d’une surface saturée placée sous abri ayant une
température comprise entre la température de l’air et celle du point de rosée et qui peut
êtreévalué par l’évaporation Ep d’un évaporomètre. α2 est un coefficient instrumental
dépendant de l’abri météorologique utilisé et de la position de l’évaporomètre dans l’abri. La
combinaison des deux équations précédentes donne:
Δ′ + 𝛾
𝐸𝑇𝑃 = 𝛼1 𝛼2 𝐸𝑝 𝑚𝑚 𝑗 −1
𝛾
Pour appliquer cette équation, nous avons besoin, d’une part, de l’évaporation
journalière sous abri et d’autre part, des températures moyennes journalières de l’air et du
point de rosée. En pratique, le point de rosée reste au voisinage de la température minimum.
Dans ces conditions, Bouchet suggère de prendre comme température moyenne pour le calcul
de Δ’ :
𝑇𝑚𝑎𝑥 + 𝑇𝑚𝑖𝑛
( + 𝑇𝑚𝑖𝑛 ) 3𝑇𝑚𝑖𝑛 + 𝑇𝑚𝑎𝑥
2 =
2 2
𝛥
𝑅 = 𝑚𝑅𝑔 𝑚𝑚 𝑗 −1
𝐿(𝛥 + 𝛾) 𝑛
𝐸𝑎 = 0,1469 𝐸𝑝 + 0,1118 𝑚𝑚 𝑗 −1
Cette liaison est également utilisée par Bouchet (paragraphe [Link]) puisque:
Δ′
𝐸𝑎 = 𝛼2 𝐿 (1 + ) 𝐸𝑝
𝛾
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Le paramètre n liant le terme advectif à l’évaporation sous abri sera :
𝛾
𝐸 = 𝑛𝐸𝑝
𝐿(Δ + 𝛾) 𝑎
soit :
Δ′ + 𝛾
𝑛 = 𝛼2
Δ+𝛾
𝜌𝐶𝑝
(𝑅𝑛 + Δ𝑟 )
𝛼
𝐿. 𝐸𝑇𝑃 = 𝛾
1+Δ
il suppose que:
- Pour des vitesses du vent comprises entre 1 et 9 m s-1, la résistance aérodynamique est
égale à une valeur moyenne de 120 s m-1;
𝛾
1+ = 2 (1 + 0,0125 𝑇𝑎 )
Δ
𝐷𝑃𝑉𝑆 𝐷𝑃𝑉𝑆
Δ= 𝑑 ′ 𝑜ù = 𝑇𝑎 − 𝑇𝑝𝑟
𝑇𝑎 − 𝑇𝑝𝑟 Δ
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𝑅𝑛 = (0,75 − 𝛼)𝑅𝑔
500 𝑇𝑚
+ 15(𝑇𝑎 − 𝑇𝑝𝑟 )
(100 − 𝜙)
𝐸𝑇𝑃 = 𝑚𝑚 𝑗 −1
(80 − 𝑇𝑎 )
700 𝑇𝑚
+ 15(𝑇𝑎 − 𝑇𝑝𝑟 )
(100 − 𝜙)
𝐸0 = 𝑚𝑚 𝑗 −1
(80 − 𝑇𝑎 )
10 𝑇𝛼
𝐸𝑇𝑃 = 16 ( ) 𝐹(𝛷) 𝑚𝑚 𝑚𝑜𝑖𝑠 −1
𝐼
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Tα est la température moyenne du mois (ou de la décade), α est une fonction complexe de
l’indice thermique annuel I, avec :
𝑇𝑎1,514
𝑖=
5
A la suite de ses travaux sur le bilan hydrique des bassins versants, Turc propose :
𝑇𝑎
𝐸𝑇𝑃 = 0,019 (0,484 𝑅𝑔 + 24,2) 𝑚𝑚 𝑗 −1
𝑇𝑎 + 15
Cette équation n’est valable que si l’humidité relative moyenne de la décade est
supérieure à 50 %. Lorsque cette humidité H est inférieure à 50 %, il pondère l’expression
50−𝐻
précédente par le terme correctif (1 + 70 ) . L’irradiation globale journalière est ici
exprimée en W m-2. Elle peut être évaluée à partir de la durée d’insolation.
Cette méthode de calcul rend mieux compte des variations saisonnières de l’ETP que
les deux précédentes formules. Elle ne doit pas être utilisée sur un pas de temps inférieur à la
semaine.
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4.2.5 Problèmes posés par extrapolation régionale de l’ETP
Si en conséquence nous portons notre choix sur une formule donnant des estimations
journalières de l’ETP, la formule de Brochet et Gerbier s’adapte particulièrement bien à nos
préoccupations hydrologiques. En effet, son utilisation ne nécessite que des estimations
indépendantes de l’irradiation globale journalière et de l’évaporation sous abri.
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Elaborés à partir de nombreuses observations expérimentales effectuées soi tau champ,
soit sur des végétaux cultivés en pots, les modèles reliant le rapport ETR/ETP à la
disponibilité en eau sont tellement nombreux qu’il serait vain de vouloir tous les citer.
Veihmeyer et Hendrickson (1955) prétendent que l’eau du sol est indifféremment disponible
entre la capacité au champ et le point de flétrissement permanent, ils font donc l’hypothèse
qu’il n’y a pas de régulation stomatique lorsque le sol se dessèche entre les deux limites
précédentes. D’autres chercheurs mettent en évidence le fait que la disponibilité en eau du sol
pour les plantes diminue avec la teneur en eau bien avant d’atteindre le point de flétrissement.
C’est ainsi que Thornthwaite et Mather (1955) proposent un modèle linéaire dans lequel le
rapport ETR/ETP estégal au pourcentage de disponibilité en eau :
ETR / ETP = D
Des chercheurs proposent un compromis entre ces points de vues opposés. Ils divisent
le domaine de disponibilité en un domaine "facilement disponible" et un domaine "disponible
de façon décroissante". Dans le domaine "facilement disponible", entre la capacité au champ
et un point critique D* à déterminer, le rapport ETP/ETR est égal à l’unité. Au delà du point
critique, il y a décroissance plus ou moins rapide du rapport ETP/ETR, le schéma de
décroissance peut être linéaire (cité dans Baier, 1967 ; Johns et Smith, 1975) ou exponentiel
(cité dans Baier, 1967). Nous pouvons replacer dans ce schéma, les travaux de Penman (1949).
Le dernier suppose l’existence d’une "constante racinaire", C, dépendant du type de
végétation et de sol, et qui est équiva1ente au domaine "faci1ement ·disponib1e" précédent.
Lorsque le déficit en eau du sol est inférieur à la "constante racinaire" C, le rapport ETP/ETR
vaut 1. Entre C et 3C, le rapport ETR/ETP est réduit linéairement pour atteindre 0,1 lorsque le
déficit atteint 3C.
Stanhill (1957) dans une synthèse bibliographique conclut que l’ETP doit être prise en
compte lorsque l’on analyse les relations entre le rapport ETR/ETP et le régime hydrique du
sol. Les résultats de Denmead et Shaw (1962) sont à ce propos très démonstratifs (figure 4.3).
Ils mesurent, par exemple, pour une eau disponible de D = 0,5, un rapport ETR/ETP qui varie
de 0,98 lorsque l’ETP est de 2 mm j-1 à 0,20 pour une ETP de 0,4 mm j-1.
Pour essayer de rendre compte de leurs résultats, une deuxième génération de modèle
empirique est proposée. Linacre (1963) décrit un modèle à un seul parametre E* (figure 4.4a).
Si le produit de E* par D est inférieur à l’ETP, l’ETR sera prise égale à ce produit. Si le
produit est supérieur à l’ETP, l’ETR sera égale à l’ETP.
Dans ce modèle linéaire, le point critique D* qui sépare les domaines "facilement
disponible" et "disponible de façon décroissante" est fonction du taux d’évapotranspiration
potentielle. Le point critique est iciégal à D* = ETP/E*. Dans le même ordre d’idée, Hamon
(1961) propose un modèle à décroissance exponentielle et à variation saisonnière, c’est-à-dire
que les courbes de réduction de l’ETP en ETR en fonction de l’eau disponible varient en
fonction des mois. Cette variation rend compte en fait de l’évolution saisonnière de l’ETP.
Eagleman (1971) par une régression polynomiale effectuée sur les données de Denmead et
Shaw (1962) aboutit au modèle suivant (figure 4.4b).
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Linacre (1973) propose une simplification de ce modèle "complexe" par un modèle
quadratique à un seul paramètre E*, identique dans son principe à celui qu’il a proposé en
1963.
Le point critique de ce modèle est également une fonction de l’ETP. Dans ce cas,
D* =ETP/E*. Linacre (1973) suggère d’utiliser E* = 16 mm j-1 (figure 4.4c) ce qui donne des
résultats très voisins de ceux d’Eagleman (1971). Citons également le modèle de Johns
(1974) ; ETP – ETR = a Db ETPc avec a = 0,00195, b = 1,129 et D = 0,98 dans le cas d’un sol
très argileux.
Il faut rechercher dans les travaux de Van der Honert (1948), Gardner (1960), Cowan
(1965) et Philip (1966), le modèle global permettant de décrire les transferts d’eau dans le
système sol-plante-atmosphère.
ΔH1 est la chute de potentiel à l’interface sol-racine, ΔH2 est la chute de potentiel à
l’intérieur de la plante, ΔH3 la chute de potentiel entre les feuilles et l’atmosphère. R1 est
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appelé la résistance à l’interface sol-racine ou résistance rhizosphérique et R2 résistance de la
plante. La résistance R3 est une résistance variable qui rend compte de l’ouverture et de la
fermeture des stomates ainsi que des phénomènes de couche limite lors du passage de la
vapeur d’eau du voisinage immédiat de la feuille vers la couche turbulente de son
environnement.
Gardner (1960) suppose qu’une racine peut être décrite par un cylindre de section
constante qui fonctionne comme un drain immergé dans un milieu poreux de potentiel
hydrique uniforme. L’écoulement peut être modélisé par la loi de Darcy généralisée écrite en
géométrie cylindrique. La résolution de cetteéquation, faite en imposant un flux q constant à
la surface de la racine, permet de calculer la chute du potentiel hydrique entre le sol et
l’interface sol-racine :
𝑞
∆𝐻1 = − 𝑙𝑜𝑔(𝜋𝐿𝑟 2 )
4𝜋𝐾
c’est-à-dire
𝑙𝑜𝑔(𝜋𝐿𝑟 2 )
𝑅1 =
4𝜋𝐾
K est la conductivité hydraulique du milieu poreux, ici le sol. L est la longueur de racine par
unité de volume de sol ou densité racinaire et r le rayon de la racine. La résistance
rhizosphérique est donc inversement proportionnelle à la conductivité hydraulique. Les
paramètres structuraux du système racinaire : densité racinaire et rayon de la racine
n’interviennent que logarithmiquement.
L’utilisation de ce modèle a permis à Gardner de faire une mise au point sur les
notions de disponibilité en eau, en général, et sur le concept de point de flétrissement
permanent en particulier. Il a calculé le potentiel hydrique à l’interface sol-racine, en fonction
de la teneur en eau du sol et du régime d’extraction racinaire, pour un sol sablo-limoneux et
pour un sol argileux. Dans le sol sablo-limoneux, lorsque l’extraction racinaire passe de 0,05
à 0,5 cm3 H2O cm-1 racine j-1, le potentiel hydrique foliaire à l’interface sol-racine est peu
modifié quelle que soit la teneur en eau du sol. Par contre dans le sol argileux, la
multiplication du débit par 10 (0,05 à 0,5), à une teneur en eau donnée, augmente
considérablement le potentiel hydrique racinaire. Si par exemple, nous faisons l’hypothèse
que le point de flétrissement permanent se situe à un potentiel hydrique racinaire de -15 103
cm H2O. La figure 4.5 montre que la teneur en eau au point de flétrissement est quasiment
indépendante du régime d’extraction racinaire dans le sol sablo-limoneux, dans le sol argileux
(figure 4.5b), la teneur en eau au point de flétrissement passe de 0,20 à 0, 24 cm-3. C’est-à-
dire que même en utilisant le concept de potentiel hydrique pour définir la disponibilité en eau,
cette dernière dépend de l’état hydrique du sol mais aussi du régime d’extraction racinaire.
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L’intégrale du débit q sur la profondeur du sytème racinaire zr est égale à
l’évapotranspiration réelle (si l’on néglige l’évaporation du sol) :
𝐸𝑇𝑅 = 𝑞 𝐿 𝑧𝑟
et
𝐻𝑠 − 𝐻𝑟 𝐿𝑜𝑔 𝜋 𝐿 𝑟 2
𝐸𝑇𝑅 = 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑅𝑠 =
𝑅𝑠 4 𝜋 𝐾 𝐿 𝑧𝑟
𝑏
𝑅𝑠 = 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑏 = 0,0013 𝑚
𝐾 𝑧𝑟
𝜌𝐶𝑝
𝐿(𝑅𝑛 − 𝑆) + 𝑟 𝐷𝑃𝑉𝑆
𝑎
𝐿. 𝐸𝑇𝑅 = 𝑟 (4.15)
Δ + 𝛾 (1 + 𝑟𝑠 )
𝑎
𝑟
Si l’on note 𝛾 ∗ = 𝛾 (1 + 𝑟𝑠 ), le rapport ETR/ETP est égal à :
𝑎
𝐸𝑇𝑅 Δ+𝛾
=
𝐸𝑇𝑃 Δ + 𝛾 ∗
𝑟𝑠𝑡
𝑟𝑠 =
𝐼𝐹
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C’est une fonction biunivoque du potentiel hydrique foliaire. La relation entre la résistance
stomatique et le potentiel hydrique foliaire est une caractéristique de l’espèce considérée.
Cette relation présente, en général, une partie dans laquelle la résistance est faible et constante
pour des valeurs de potentiel hydrique faiblement négatives. Ensuite, au-delà d’une valeur
seuil, d’un potentiel critique, la résistance augmente exponentiellement alors que décroît le
potentiel. Le calcul de l’ETR dépendra soit de la mesure de la résistance stomatique soit de la
connaissance du potentiel hydrique foliaire et de la relation liant la résistance stomatique à ce
potentiel.
Nous allons voir sur des exemples quelques applications de la formule précédente.
Considérons le cas de la prairie et de la forêt dont nous avons calculé la résistance
aérodynamique pour une vitesse du vent de 2 m s-1 (paragraphe 4.2.1) et supposons que ces
deux paramètres sont soumis aux conditions microclimatiques suivantes :
Tableau 4.2 : Comparaison de termes du bilan d'énergie d'une prairie et d'une forêt
Dans le cas de la forêt, le terme rayonnement ne représente plus ici que 12 % de l’ETR.
Le rapport rs/ra étant grand nous pouvons utiliser une forme simplifiée de l’équation (4.15) :
𝜌 𝐶𝑝 𝐷𝑃𝑉𝑆
𝐿 . 𝐸𝑇𝑅 =
𝛾 𝑟𝑠
C’est la seule application dans laquelle on peut estimer l’ETR avec une réelle chance
de succès sans utiliser explicitement le rayonnement net.
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Si l’on double la résistance de surface (rs = 150 s m-1) on obtient de nouvelles valeurs
du flux de chaleur latente (tableau 4.3).
Tableau 4.3 : Effets d'un changement de résistance de surface sur le bilan d'énergie
et sur l'évapotranspiration réelle d'une prairie et d'une forêt.
4.3.3 Un schéma global pour décrire les transferts d’eau dans le système sol-plante-
atmosphère
𝐻𝑠 − 𝐻𝑟 𝐻𝑟 − 𝐻𝑓 𝐻𝑠 − 𝐻𝑓
𝐸𝑇𝑅 = = =
𝑅𝑠 𝑅𝑝 𝑅𝑠 + 𝑅𝑝
et d’autre part, l’équation (4.15) qui donne l’ETR en fonction de la résistance de surface,
résistance de surface, elle même fonction de potentiel hydrique foliaire :
𝐸𝑇𝑅 = 𝑓(𝐻𝑓 )
Le couvert végétal ajuste, à chaque pas de temps, son potentiel foliaire de manière à
égaler son évapotranspiration et son extraction racinaire.
Nous avons représenté (figure 4.7) le cas d’un couvert végétal poussant sur un sol
argilo-limoneux dont les caractéristiques hydrodynamiques sont empruntées à Campbell
(1974). La résistance de la plante Rp et le paramètre b/zr de la résistance rhizosphérique sont
pris respectivement égaux à 10000 jours et 3 mm en accord avec les données de la littérature.
La relation donnant l’évapotranspiration réelle en fonction du potentiel foliaire est, dans cet
exemple, simplifiée. L’évapotranspiration réelle est maximale (ETR = ETP) pour un potentiel
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n’atteignant pas -10.103 cm H2O. Au-delà de -10.103 cm H2O, l’évapotranspiration est réduite
linéairement pour s’annuler à -20.103 cm H2O
Si nous utilisons l’équation du bilan d’énergie (équation 4.1) sur un pas de temps qui
permet de négliger les phénomènes d’accumulation et de restitution de chaleur dans le sol, on
aura (équation 4.2)
𝑅𝑛 = 𝐸𝑇𝑅 + 𝐻
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Si, indépendamment des phénomènes énergétiques, ETR diminue lors d’une période
de sécheresse, cette diminution libère une énergie Q1 telle que :
𝐸𝑇𝑃0 = 𝐸𝑇𝑅 = 𝑄1
𝐸𝑇𝑃 = 𝐸𝑇𝑃0 + 𝑄1
En fait, il n’y a pas symétrie entre ETR et ETP par rapport à ETP0. La transformation
n’a lieu sans modification des échanges avec l’extérieur et l’égalité se transforme en inégalité.
Cependant, cette inéquation se rapproche d’une égalité stricte lorsque les échelles de
temps et d’espace sont suffisamment grandes. Après évaluation des composantes du bilan
d’énergie, Bouchet arrive, en première approximation, à l’expression suivante :
Fortin et Séguin (1975) ainsi que Morton (1969 ; 1971) montrent la validité de cette
relation pour des pas de temps supérieurs ou égaux au mois. A la suite de ces travaux, Seguin
(1975) puis Brunet (1981) proposent une méthode d’estimation de l’ETR, valable à l’échelle
du jour ou de la décade, basée sur une estimation locale de l’ETP et sur une estimation de
l’évapotranspiration potentielle limite régionale ETP0. Najjar (1982) utilise cette méthode
pour calculer l’ETR en tout point d’un bassin versant de moyenne montagne. Avant de clore
ce paragraphe, il convient de ne pas omettre les relations empiriques dans lesquelles
interviennent des termes du bilan hydrologique d’un bassin versant. Shachori et Michaeli
(1965), à partir de la compilation de 157 études localisées en zone tempérée, recherchent une
liaison statistique entre l’écoulement annuel Q et le module annuel de précipitation P. Lorsque
ce dernier est compris entre 400 et 1400 mm, ils obtiennent les deux relations linéaires
suivantes :
Q = 0,907 (P - 578)
Dans le cas où le ruissellement de surface est négligeable (P = ETR + Q), ces relations
donnent une estimation de l’ETR annuelle.
21
4.4.2 La modélisation et la simulation de l’évapotranspiration réelle à l’échelle du bassin
versant
D’une manière assez générale, les modèles hydrologiques sont encore actuellement
des modèles conceptuels dans lesquels les chroniques de précipitations et de débit à l’exutoire
constituent respectivement l’entrée et la sortie, la fonction de production est réduite à une
relation entre l’évapotranspiration potentielle ETP et l’évapotranspiration réelle ETR,cette
relation est fonction de l’état hydrique d’un hypothétique "réservoir superficiel"qui simule
l’hydrodynamique de la zone de sol non saturée. Citons par exemple, les modèles Stanford
Watershed Model IV (Crawford et Linsley, 1966) ou CREC (Cormary et Guilbot, 1974). En
dépit des tentatives de discrétisation spatiale du modèle CEQUEAU (Girard, 1972), voire des
sophistications apportées aux lois de réduction de l’ETP en ETR qui permettent au modèle
ASPCON (Jaynes, 1978) de simuler les modifications du débit induites par une succession
végétale, ces modèles sont difficilement transposables, sans calage préalable, à d’autres
bassins versants que celui pour lequel ils ont été conçus. Ils permettent difficilement de rendre
compte, par exemple, des effets de changement de la couverture végétale sur les débits.
La spatialisation de ces modèles ponctuels n’a été abordée que dans le cas des modèles
PROSPER et MANTA qui ont été couplés avec des modèles d’hydrologie de surface (Huff et
al., 1977; Sellers et Lockwood, 1981). Les simu1ations ont porté sur le changement total de la
couverture végétale sous l’hypothèse d’une homogénéité spatiale des propriétés
hydrodynniques du sol des bassins considérés (Swift et al., 1975; Sellers et Lockwood, 1981).
La prise en compte de la variabilité spatiale des sols n’a été abordée que par Peck et al. (1977)
puis par Sharma et Luxmoore (1979). Peck et al. observent que pour un certain niveau de
variabilité, le bilan hydrologique du bassin est voisin de celui que l’on obtient en considérant
le bassin homogène avec des caractéristiques hydrodynamiques moyennes. Un tel résultat ne
peut que conforter les tenants des modèles hydrologiques globaux.
22
des évapotranspirations réelles de chacune des unités ETRi :
𝐸𝑇𝑅 = ∑ 𝜌𝑖 𝐸𝑇𝑅𝑖
𝑖
ρi est le pourcentage de la surface du bassin versant occupé par l’unité i. A l’échelle annuelle,
Rambal (1984c) montre que le débit cumulé (et donc l’ETR cumulé) d’un bassin versant
constitué de deux unités de végétation ayant des indices foliaires différents est égal au débit
cumulé d’un bassin ayant un indice foliaire égal à la moyenne de ceux des deux unités (figure
4.8). Au niveau des modèles, la résistance du couvert végétal de chaque unité est égale au
rapport de la résistance stomatique et de l’indice foliaire. Federer (1979) utilise cette
approximation faute de pouvoir rendre compte dans son modèle des variations spatiales de la
résistance stomatique observée dans la réalité. Swift et al. (1975) introduisent, dans le modèle
PROSPER, une résistance du couvert tenant compte de manière empirique de l’indice foliaire
mais aussi de l’hétérogénéité et de la stratification de la végétation.
Elle fait intervenir la valeur instantanée des paramètres climatiques qui conditionnent
le rayonnement net Rn (équation 4.1) et le flux de chaleur dans les sols, ainsi que la
température de l’air Ta, et la résistance aérodynamiqu ra. Celle-ci dépend de la vitesse du vent
et de paramètres de rugosité de la surface évapotranspirante, mais également de la
stratification thermique au voisinage du couvert.
L’équation précédente nous donne, en fonction d’une mesure de Ts, une estimation du
flux d’évapotranspiration instantanée. Compte tenu de la fréquence de passage des satellites :
1 passage par jour pour NOAA, chaque 2 à 5 jours pour HCMM, et hormis le satellite
géostationnaire METEOSAT qui pourrait donner une évolution continue de l’ETR, le
problème de l’estimation de l’ETR sur un pas de temps compatible avec les préoccupations de
l’hydrologue est un problème d’extrapolation temporelle.
Cette difficulté a conduit Jackson et al. (1977) à rechercher une relation simplifiée
donnant l’ETR à l’échelle journalière :
𝐸𝑇𝑅 = 𝑅𝑛 − 𝐵(𝑇𝑠 − 𝑇𝑎 ) 𝑚𝑚 𝑗 −1
23
Ts - Ta est obtenue à partir d’un seul passage du satellite au voisinage de midi solaire, B est un
coefficient empirique. Le principal problème réside dans la détermination du coefficient B car
ce dernier dépend des conditions climatiques et du couvert végétal considéré. L’estimation de
Jackson (B = 0 ,64) n’a donc aucune portée générale. Le travail théorique de Séguin et Itier
(1983) permet d’obtenir dans le cas de conditions instables (Ts > Ta), ce qui est le cas le plus
fréquent au niveau de midi solaire, les équations suivantes :
L’autre grand groupe de problèmes concerne la validité des informations fournit par le
satellite. En effet, la température de surface ainsi que l’albedo sont grandement affectés par la
transparence atmosphérique et seulement en partie améliorée par les procédures de
corrections actuellement disponibles.
Les ions Cl- constituent l’un des meilleurs traceurs naturels des eaux souterraines. En
désignant par P la hauteur des précipitations dont la teneur en Cl- est cp, ETR
l’évapotranspiration réelle dont la teneur en chlorures est nulle et Q l’écoulement de teneur en
chlorure cs, on peut écrire le bilan de masse suivant :
24
𝑄 = 𝑃 𝑐𝑝 ⁄𝑐𝑠
Cette méthode est utilisable dans la mesure où les aquifères ne sont pas salifères.
𝜌𝐶𝑝
𝐿. 𝐸0 = (𝑒 − 𝑒𝑎 ) = 𝑘(𝑒𝑠 − 𝑒𝑎 )
𝛾𝑟𝑎 𝑠
Pour une variété isotopique pure de l’eau, par exemple H218O, HD16O ou HTD
𝛼𝑒𝑞 = 𝑒𝑠 /𝑒𝑠∗
25
que le fractionnement cinétique αk est égal à :
𝛼𝑘 = 𝑘/𝑘 ∗
𝑐𝑎 = 𝑒𝑎∗ /𝑒𝑎
𝐻 = 𝑒𝑎 ⁄𝑒𝑠
𝑐𝑝
𝛼𝑒𝑞 − 𝐻𝑐𝑎
𝑐𝑒 =
𝛼𝑘 (1 − 𝐻)
Un bilan du 3H aété réalisé sur le lac Tahoe dans la Sierra Nevada par Imboden et al.
(1977).
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