0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues8 pages

Corrigé Mathématiques Concours 2022 MP

Ce document présente la résolution d'un exercice de calcul d'intégrales. Il décompose une fonction en éléments simples puis dérive une formule pour l'intégrale de cette fonction sur un intervalle en utilisant la convergence de séries.

Transféré par

Kouamé Koffi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues8 pages

Corrigé Mathématiques Concours 2022 MP

Ce document présente la résolution d'un exercice de calcul d'intégrales. Il décompose une fonction en éléments simples puis dérive une formule pour l'intégrale de cette fonction sur un intervalle en utilisant la convergence de séries.

Transféré par

Kouamé Koffi
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Corrigé du Concours National Commun

Épreuve de Mathématiques I
Session 2022 - Filière MP
[Link]@[Link]

Exercice
Calcul d’intégrales

0.1
0.1.1 On a X 2 + 2λX + 1 = (X − z1 )(X − z2 ) donc z1 + z2 = −2λ et z1 z2 = 1 .
1
0.1.2 Soit θ ∈ R tel que z1 = eiθ , alors z2 = = e−iθ , on en déduit que λ = − cos θ ce qui contredit λ ∈ C\ [−1, 1] .
z1
0.1.3 De la question précédente |z1 | =
̸ 1 et |z2 | =
̸ 1 (z1 et z2 jouent un rôle symétrique) et |z1 | |z2 | = 1 , forcement l’une
des deux racines est plus petite en module que 1 et l’autre et plus grande que 1 , par exemple 0 < |z1 | < 1 < |z2 |.
1 a b
0.2 La décomposition en éléments simples s’écrit : = + avec
Pλ (X) X − z1 X − z1
   
X − z1 1 X − z2 1
a= = et b = =
Pλ (X) X=z1 z1 − z2 Pλ (X) X=z2 z2 − z2

Ainsi  
1 1 1 1
= −
Pλ (X) z1 − z2 X − z1 X − z2
0.3
0.3.1 Soit x ∈ R , la formule d’Euler donne
2
Fλ (x) =
2λ + eix + e−ix
2eix
=
e2ix + 2λeix + 1
2eix
=
Pλ (eix )

0.3.2 De la question 0.2 on a

2eix
 
1 1
Fλ (x) = − ix
z1 − z2 eix − z1 e − z2
!
2 eix 1
= ix
− ix 1 ( car z1 z2 = 1 )
z1 − z2 e − z1 e − z1
z1 eix
 
2 1
= +
z1 − z2 1 − e−ix z1 1 − eix z1
n n
0.3.3 On a 0 < |z1 | < 1 et |z1n cos(nx)| ≤ |z1 | , la série z1n cos(nx) est absolument conver-
P P
|z1 | converge donc
n≥1 n≥1
gente.
Nous avons
+∞
1 X
= z1n e−inx
1 − e−ix z1 n=0

et
+∞
z1 eix X
= z1n+1 ei(n+1)x
1 − eix z1 n=0
+∞
X
= z1n einx
n=1

1
donc
+∞
!
2 X
−inx
Fλ (x) = 1+ z1n (einx +e )
z1 − z2 n=1
+∞
!
2 X
= 1+2 z1n cos(nx) .
z1 − z2 n=1

0.4
n P
0.4.1 On a sup |wn (x)| = |z1 | et |z1 | < 1 donc la série de fonctions wn converge normalement et uniformément sur
x∈R n⩾1
R.
0.4.2 Soit p ∈ N et t ∈ [−π, π] ,de la question 0.3.3 on a
+∞
!
cos(pt) 2 X
cos(pt)Fλ (t) = = cos(pt) + 2 z1n cos(pt) cos(nt) .
λ + cos t z1 − z2 n=1

Soit fn : t 7→ z1n cos(pt) cos(nt) , la série de fonctions


P
fn converge uniformément sur R et donc sur [−π, π] , le
n⩾1
P R
théorème d’interversion de et donne
+∞
!
Z π Z π Z π
cos(pt) 2 X
dt = cos(pt)dt + 2 z1n cos(pt) cos(nt)dt .
−π λ + cos t z1 − z2 −π n=1 −π

De la formule
1
cos(pt) cos(nt) = (cos((p + n) t) + cos((p − n) t) )
2
on a Z π 
0 si n ̸= p
cos(pt) cos(nt)dt =
−π π si n = p (̸= 0)
On distinguant les cas p ̸= 0 et p = 0 , on obtient

4πz1p
Z π
cos(pt)
dt = .
−π λ + cos t z1 − z2

Et par parité on a
π
2πz1p
Z
cos(pt)
dt = .
0 λ + cos t z1 − z2
√ √
0.5 Si λ = 2 alors z1 = −2 + 3 et z2 = −2 − 3 donc

π
√ √ n
π 3 −2 + 3
Z
cos(nt)
dt =
0 2 + cos t 3

Si λ = cosh a. avec a > 0, alors alors z1 = e−a et z2 = ea donc


π
−πe−na
Z
cos(nt)
dt =
0 cos t + cosh a sinh(a)

2
Problème
Étude d’une série entière
1ère Partie
Quelques résultats préliminaires
1.1 Soit φ : [0, 1] −→ R une fonction de classe C 2 telle que φ′′ ≤ 0 et φ(0) = φ(1) = 0.
1.1.1 Soit t ∈ [0, 1] , on fait une intégration par partie
Z t Z t
t
(t − s)φ′′ (s)ds = [(t − s)φ ′
(s)]0 + φ′ (s)ds
0 0
= −tφ′ (0) + φ(t) − φ(0)
= −tφ′ (0) + φ(t)
Z t
d’où φ(t) = tφ′ (0) + (t − s)φ′′ (s)ds (1) .
0
1.1.2 On écrit la relation pour t = 1 on obtient :
Z 1
φ(1) = 0 = φ′ (0) + (1 − s)φ′′ (s)ds
0
Z 1
par suite φ′ (0) = − (1 − s)φ′′ (s)ds (2) .
0

1.1.3 Soit t ∈ [0, 1] , les relations (1) et (2) donnent


Z 1 Z t
φ(t) = −t (1 − s)φ′′ (s)ds + (t − s)φ′′ (s)ds
0 0
Z t Z 1
′′
= (st − s)φ (s)ds + (ts − t)φ′′ (s)ds
0 t
Z t Z 1
′′
= (st − min(s, t))φ (s)ds + (st − min(s, t))φ′′ (s)ds
0 t
Z 1
d’où φ(t) = − (min(s, t) − st)φ′′ (s)ds .
0
2
1.1.4 Soit (s, t) ∈ [0, 1] , on a 
s(1 − t) si s ∈ [0, t]
min(s, t) − st =
t(1 − s) si s ∈ [t, 1]
1
donc 0 ≤ min(s, t) − st ≤ t(1 − t). L’application x 7→ x(1 − x) atteint son maximum en x = 2 d’où :
1
0 ≤ min(s, t) − st ≤ 4 .
Z 1
On a φ′′ ≤ 0 et φ(t) = − (min(s, t) − st)φ′′ (s)ds donc
0
1
φ′ (0) − φ′ (1)
Z
1
0 ≤ φ(t)0 ≤ − φ′′ (s)ds =
4 0 4

φ′ (0) − φ′ (1)
ainsi ∀t ∈ [0, 1] , 0 ≤ φ(t) ≤ .
4
1.2
Z +∞
1
1.2.1 Il suffit de montrer que l’intégrale dt converge .
2 t ln2 t
On a pour x > 2 Z x
1 1 1
2 dt = ln 2 − ln x
2 t ln t
Z x
1 1 1
donc →
2 dt x→+∞ , ainsi la fonction t 7−→ est intégrable sur l’intervalle [2, +∞[ et
2 t ln t ln 2 t ln2 t
Z +∞
1 1
2 dt = ln 2 .
2 t ln t

3
1
1.2.2 La fonction t 7−→ est continue positive et décroissante sur [2, +∞[ , du théorème de comparaison série et
t ln2 t X 1
intégrale on déduit que la série est convergente.
n⩾2
n ln2 n

1.3
1.3.1 Pour x > −1, fα′ (x) = α(1 + x)α−1 donc (1 + x)fα′ (x) − αfα (x) = 0.
X +∞
X
1.3.2 Soit an z n de rayon de convergence R > 0 et r = min(R, 1) , on suppose que ψ : x 7−→ an xn , est solution
n≥0 n=0
de (1) sur l’intervalle ]−r, r[ .
+∞
X
(i) Soit x ∈ ]−r, r[ , on a ψ ′ (x) = nan xn−1 et
n=0

+∞
X +∞
X
(1 + x)ψα′ (x) = nan xn−1 + nan xn
n=1 n=0
+∞
X +∞
X
= (n + 1)an+1 xn + nan xn
n=0 n=0
+∞
X
= ((n + 1)an+1 + nan ) xn
n=0

comme (1 + x)ψα′ (x) = αψα (x) alors


+∞
X +∞
X
((n + 1)an+1 + nan ) xn = αan xn
n=0 n=0

ainsi
+∞
X
((n + 1)an+1 + (n − α)an ) xn = 0 ∀x ∈ ]−r, r[
n=0

par unicité du DSE de la fonction nulle on a ∀ n ∈ N, (n + 1)an+1 = (α − n)an .


(ii) La relation précédente donne pour n ∈ N
α−n
an+1 = an
n+1
α−nα−n+1 α
= ... a0
n+1 n 1
 
α
= a0
n+1
 
α
D’où ∀ n ∈ N∗ , an = a0 .
n
an+1 α−n
(iii) On a = → 1 , d’après la règle de d’Alembert ρ = 1 .
an n + 1 n→+∞
+∞  
X α n
Soit ψ : x 7−→ x pour x ∈ ]−1, 1[ .
n=0
n
Par la même méthode que (i) on a
+∞     
X α α
(1 + x)ψα′ (x) − αψα (x) = (n + 1) + (n − α) xn = 0
n=0
n+1 n

donc ψ est solution de (1) sur l’intervalle ]−1, 1[.


1.3.3 Le problème de Cauchy
(1 + x)y ′ − αy = 0 ∀x ∈ ]−1, 1[

y(0) = 1

4
admet une solution unique , les fonctions ψ et x 7→ (1 + x)α sont solutions de ce problème donc elles coïncident
+∞  
X α n
sur ]−1, 1[ , ainssi ∀x ∈ ]−1, 1[ , (1 + x)α = x .
n=0
n

2ème Partie
Calcul du rayon de convergence et de la somme
de la série entière en question
   
t t
2.1 Soit t ∈ [0, 1] et n ∈ N, on a =1, = t ≤ 1 , si n ≥ 2
0 1
 
t t(1 − t)...(n − 1 − t) 1.2...(n − 1)
= ≤ ≤1.
n n! n!

2.2 On a Z 1  
t
|bn | ≤ dt ≤ 1
0 n
X
donc R1 ≥ Rcv ( z n ) = 1.
n≥0

2.3 Soit x ∈ ]−1, 1[. On note (un )n∈N la suite de fonctions définies sur le segment [0, 1] par :
 
t n
∀n ∈ N, ∀t ∈ [0, 1] , un (t) = x
n
 
t n n n P n P
2.3.1 Soit t ∈ [0, 1] , on a |un (t)| = x ≤ |x| donc sup |un (t)| ≤ |x| , la série |x| converge donc un
n t∈[0,1] n≥0
converge normalement sur [0, 1].
X
2.3.2 Soit x ∈ ]−1, 1[. La série un converge normalement et uniformément sur [0, 1], le théorème d’interversion de
R n≥0
P
et donne
Z +∞
1X +∞ Z
X 1
un (t) dt = un (t) dt
0 n=0 n=0 0

Z 1 +∞ +∞  
X X t
on a un (t) dt = bn xn et un (t) = xn = (1 + x)t , ce qui donne
0 n=0 n=0
n

+∞
X Z 1
bn x n = (1 + x)t dt
n=0 0

de plus Z 1 Z 1
t x
(1 + x) dt = et ln(1+x)
dt =
0 0 ln(1 + x)
+∞
Z 1
x
bn xn = (1 + x)t dt =
P
d’où .
n=0 0 ln(1 + x)

2.4
x−1 −1
2.4.1 Soit x ∈ ]0, 2[, on a x − 1 ∈ ]−1, 1[ donc f (x − 1) = ∼ .
ln(x) x→0+ ln x
−1
2.4.2 On a f (x − 1) ∼ donc f (x − 1) → + +∞ et f (t) → + +∞ , ce qui est absurde car f est définie et de
x→0+ ln x x→0 t→−1
classe C ∞ sur [−1, 1] ⊂ ]−R1 , R1 [ ( elle doit être bornée sur [−1, 1] ) , donc R1 ≤ 1 . D’après 2.2 R1 ≥ 1 donc
R1 = 1 .

5
3ème Partie
Étude du comportement de la série entière
aux bornes de son intervalle de convergence

3.1 On considère la suite (vn )n⩾2 de fonctions définies sur le segment [0, 1] par :
   
t 1
∀n ⩾ 2, ∀t ∈ [0, 1] , vn (t) = ln 1 − − t ln 1 −
n n

3.1.1 Soit n ⩾ 2 et t ∈ [0, 1] , on a


n n   n  
X X t X 1
vk (t) = ln 1 − −t ln 1 −
k k
k=2 k=2 k=2

et
n   n
X 1 X
ln 1 − = ln (k − 1) − ln (k) = − ln(n).
k
k=2 k=2
n
P
donc vk (t) = hn (t) .
k=2
 
1 1 −1
3.1.2 Soit t ∈ [0, 1] , on a vn′ (t) = − ln 1 − et v”n (t) = 2 donc v”n ≤ 0 de plus vn (0) = vn (1) = 0 .
t−n n (t −n)
vn′ (0) − vn′ (1)
  
′ 1 1 ′ 1 1
D’après 1.1.4 on a 0 ≤ vn (t) ≤ , vn (0) = − − ln 1 − et vn (1) = − − ln 1 − donc
4 n n n−1 n
1 1
0 ⩽ vn (t) ⩽ − .
4(n − 1) 4n
3.1.3 On a pour tout t ∈ [0, 1]
1 1 1
0 ⩽ vn (t) ⩽ − =
4(n − 1) 4n 4n(n − 1)
1 P 1
P
donc sup |vn (t)| ⩽ , la série 4n(n−1) converge donc vn converge normalement sur [0, 1].
t∈[0,1] 4n(n − 1) n⩾2
X
3.1.4 hn est la somme partielle de la série vn qui converge normalement donc uniformément sur [0, 1] , par suite la
n⩾2
suite de fonctions (hn )n⩾2 converge uniformément sur le segment [0, 1] vers une fonction notée h.
Chaque fonction hn est continue sur [0, 1] et (hn )n⩾2 converge uniformément vers h donc h est continue sur [0, 1].
3.2
 
t
3.2.1 Soit t ∈ ]0, 1[ , pour tout k ≥ 1 on a t − k ≤ 0 donc est du signe de (−1)n−1 et (−1)n−1 bn ≥ 0 par suite
n
bn = (−1)n−1 |bn |.
3.2.2 Soit n ⩾ 2,

(−1)n 1
Z
(n + 1) |bn+1 | = t(t − 1) · · · (t − n)dt
n! 0
Z 1
t t
= t(1 − t)(1 − ) · · · (1 − )dt
0 2 n

t t 1
Pour k ⩾ 2 on a (1 − ) = eln(1− k ) = evk (t)+t ln(1− k ) donc
k
n
!
t t X 1
(1 − ) · · · (1 − ) = exp vk (t) + t ln(1 − )
2 n k
k=2
n
!
X
= exp hn (t) + t ln(k − 1) − ln(k)
k=2

= ehn (t)−t ln(n)

Z 1
d’où ∀n ⩾ 2, (n + 1) |bn+1 | = t(1 − t)e−t ln n ehn (t) dt.
0

6
+∞
X
1 1 1
3.2.3 On a pour tout t ∈ [0, 1] 0 ⩽ vn (t) ⩽ 4(n−1) − 4n = 4n(n−1) et h(t) − hn (t) = vk (t) donc
k=n+1

+∞  
X 1 1
0 ⩽ h(t) − hn (t) ⩽ −
4(k − 1) 4k
k=n+1

on calcul cette somme télescopique :


+∞   N  
X 1 1 1 X 1
− = lim −
4(k − 1) 4k N →+∞ 4(k − 1) 4k
k=n+1 k=n+1
 
1 1
= lim −
N →+∞ 4n 4N
1
=
4n
1
d’où ∀n ⩾ 2 , ∀t ∈ [0, 1] , 0 ⩽ h(t) − hn (t) ⩽ .
4n
1
3.2.4 Soit n ⩾ 2 et t ∈ [0, 1], on a h(t) − ⩽ hn (t) ⩽ h(t) , la question 3.2.2 donne l’encadrement
4n
Z 1 Z 1
1
e− 4n t(1 − t)e −t ln n h(t)
e dt ⩽ (n + 1) |bn+1 | ⩽ t(1 − t)e−t ln n eh(t) dt
0 0

3.2.5 On fait le changement s = t ln n , on obtient


Z 1 Z ln n
1  s  h( lnsn )
t(1 − t)e−t ln n eh(t) dt = se−s 1 − e ds
0 ln2 n 0 ln n

3.2.6 On note g la fonction définie sur l’intervalle [0, +∞[ par :

∀t ⩾ 0, g(t) = (1 − t)eh(t) si t ∈ [0, 1] et g(t) = 0 si t > 1.

(i) g est continue sur [0, 1[ et sur ]1, +∞[ , et lim+ g(x) = lim g(x) = g(1) = 0 , donc g est continue sur [0, +∞[.
x→1 x→1−
(ii) h est continue sur [0, 1] donc elle est bornée, par suite g est bornée sur [0, +∞[ , soit M sa borne supérieure
( g est positive ).
La fonction wn : s 7→ se−s g lnsn est dominée par φ : s 7→ M se−s qui est intégrable sur [0, +∞[ , de plus


(wn ) converge simplement vers w : s 7→ se−s g (0) , avec g (0) = eh(0) = 1 .


D’après le théorème de la convergence dominée on a
Z +∞  s  Z +∞
−s
se g ds → se−s ds
0 ln n n→+∞ 0

Z +∞ Z +∞  s 
une intégration par partie donne se−s ds = 1 . D’où se−s g ds → 1
0 0 ln n n→+∞

(iii) Des questions 3.2.4 et 3.2.5 on a


Z ln n  s  Z ln n  s 
1 1 1
e− 4n 2 se−s g ds ⩽ (n + 1) |bn+1 | ⩽ 2 se−s g ds
ln n 0 ln n ln n 0 ln n
Z +∞  s  Z ln n  s  Z +∞  s 
et se−s g ds = se−s g ds + se−s g ds.
0 ln n 0 ln n ln n ln n
La domination donne Z +∞ Z +∞
 s 
se−s g ds ≤ M se−s ds
ln n ln n ln n
et on a par partie
Z +∞ +∞
se−s ds = −se−s − e−s ln n

ln n
1 + ln n
=
n

7
+∞
Z ln n  s  Z +∞  s 
−s
−s s
se−s g
R 
donc lim se g ln n ds = 0 et lim se g ds = lim ds = 1 , ainsi
n→+∞
ln n
n→+∞ 0 ln n n→+∞ 0 ln n
1
(n + 1) ln2 (n) |bn | → 1 on en déduit :
n→+∞ n ln2 n
1 n−1 (−1)n−1
|bn | ∼ et b n = (−1) |bn | ∼ .
n→+∞ n ln2 n n→+∞ n ln2 n

3.3
1 P 1
sup |bn xn | = |bn | et |bn | bn xn
P
3.3.1 On a ∼ , d’après 1.2.2 la série n ln2 n
converge donc la série
x∈[−1,1] n→+∞ n ln2 n n≥2 n≥0
converge normalement sur [−1, 1].
x
bn xn converge normalement
P
3.3.2 D’après la question 2.3.2 on a, pour tout x ∈ ]−1, 1[ , f (x) =
, la série
ln(1 + x) n≥0
et uniformément sur [−1, 1] et donc Psur ]−1, 1[ et chaque fonction x 7→ bn xn admet une limte à gauche en 1 , le
théorème d’interversion de limite et donne :
+∞
X +∞
X
bn = lim bn xn = lim f (x)
nx→1− nx→1−
n=0 n=0

+∞
X 1
d’où bn = .
n=0
ln 2
X
3.3.3 La série (−1)n bn converge absolument donc converge .
n≥0
D’après la question précédente
+∞
X +∞
X
(−1)n bn = lim bn x n = lim f (x)
nx→−1+ nx→−1+
n=0 n=0

+∞
X
d’où (−1)n bn = 0 .
n=0

Vous aimerez peut-être aussi