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Méthodes d'Approximation d'Intégrales

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*Introduction : *

1. L'intégration est une notion clé en mathématiques, particulièrement en analyse. Elle


permet de résoudre de nombreux problèmes pratiques, allant de la physique à l’économie
tels que le calcul de l'aire sous la courbe d'une fonction, qui représente l'intégrale définie
de cette fonction sur un intervalle spécifique/choisi. Cette aire peut être interprétée/vue
comme l'accumulation de quantités infiniment petites, et l'intégrale nous donne/ fournit
une valeur/mesure précise de cette accumulation. Cependant, dans de nombreux cas
pratiques, l'intégrale exacte d'une fonction peut être difficile, voire impossible, à trouver.
Mais alors, par quelles méthodes peut-on déterminer une valeur approchée de l’aire sous
la courbe d’une fonction ? Dans cette présentation, nous explorerons différentes
méthodes permettant d’approcher l’aire sous la courbe d’une fonction. Nous
commencerons par la méthode des rectangles, une approche simple et intuitive. Ensuite,
nous examinerons la méthode des trapèzes, qui offre une précision accrue. Puis, nous
aborderons la méthode de Simpson, qui utilise des polynômes pour une approximation
encore plus fine. Enfin, nous verrons comment la méthode de Monte Carlo s’appuie sur
la probabilité pour estimer l’aire sous la courbe. Chacune de ces méthodes sera illustrée
par des exemples concrets, permettant de comprendre leurs principes et leurs
applications.

*Développement : *

La méthode des rectangles :

Principe : On divise l’intervalle d’intégration en ( n ) sous-intervalles de même largeur. Puis, sur


chaque sous-intervalle, on construit un rectangle dont la hauteur est égale à la valeur de la
fonction à un point spécifique de cet intervalle (gauche, droite ou milieu).

Par exemple, prenons la fonction (f(x) = x^2) sur l’intervalle [0, 1]. Pour approximer l’aire sous
la courbe, on peut diviser cet intervalle en ( n ) sous-intervalles égaux et dessiner un rectangle sur
chaque sous-intervalle dont la hauteur est la valeur de la fonction à l’extrémité gauche, droite ou
au milieu du sous-intervalle. Par exemple, pour ( n = 4 ), on aurait quatre rectangles dont les
hauteurs des réctangles seraient ( f(0), f(0.25), f(0.5) et f(0.75) ) et l’aire approximative serait la
somme des aires de ces rectangles.

La méthode des trapèzes :

Principe : Cette méthode améliore l’approximation en remplaçant les rectangles par des trapèzes,
dont les bases sont les valeurs de la fonction aux extrémités de chaque sous-intervalle.

Par exemple, utilisons la même fonction (f(x) = x^2). Cette fois, au lieu de rectangles, on utilise
des trapèzes. Pour ( n = 4 ), on divise l’intervalle [0, 1] en quatre sous-intervalles et on forme un
trapèze sur chaque sous-intervalle. La hauteur de chaque trapèze est l’amplitude du sous-
intervalle et les bases sont les valeurs de la fonction aux extrémités du sous-intervalle, c’est-à-
dire les bases des trapèzes seraient ( f(0), f(0.25), f(0.5), f(0.75) et f(1) ) .Ainsi, l’aire sous la
courbe est approximée par la somme des aires de ces trapèzes.

La méthode de Simpson :

Principe : On utilise des polynômes du second degré pour approximer la fonction sur chaque
sous-intervalle. La méthode nécessite que ( n ) soit pair et combine les aires sous ces polynômes
pour obtenir l’approximation.

Par exemple : Toujours avec (f(x) = x^2), la méthode de Simpson remplace la fonction par un
polynôme de second degré qui passe par les points aux extrémités et au milieu de chaque sous-
intervalle. Pour (n = 2) (il faut que ( n ) soit pair), on approxime l’aire sous la courbe par la
somme des aires calculées par ces polynômes de second degré sur chaque sous-intervalle. C’est-
à-dire, on utiliserait les points ( f(0), f(0.5), f(1) ) pour construire les polynômes de second degré
qui approximent la fonction sur [0, 0.5] et [0.5, 1].

La méthode de Monte Carlo :

Principe : On utilise des techniques probabilistes pour estimer l’aire. On génère des points
aléatoires dans un domaine connu englobant la fonction et on détermine la proportion de ces
points qui se trouvent sous la courbe de la fonction.

Par exemple, Imaginons un carré de côté 1 englobant notre fonction (f(x) = x^2) sur [0, 1]. On
tire aléatoirement des points dans ce carré et on compte la proportion de points qui tombent sous
la courbe de la fonction. Si on tire 1000 points aléatoires dans le carré et que 300 tombent/ se
trouvent sous la courbe de ( f(x) = x^2), on estime l’aire sous la courbe à (environ) 0,3 (car
300/1000 = 0,3).

*Conclusion : *

Le choix de la méthode d'approximation dépend de la fonction considérée et de l'exactitude


souhaitée. Les méthodes des rectangles et des trapèzes sont simples et faciles à implémenter,
mais peuvent ne pas être très précises pour des fonctions très courbées. La méthode de Simpson
offre une meilleure précision mais est plus complexe à mettre en œuvre. La méthode de Monte
Carlo est utile lorsque les autres méthodes sont difficiles à appliquer, mais elle nécessite un
grand nombre de points pour obtenir une bonne précision. Chaque méthode a ses avantages et ses
inconvénients, et le choix dépendra des besoins spécifiques de la situation.

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