Département Sciences Économies et gestion
RAPPORT
DE MINI PROJET
« La politique monétaire »
Module :
Economie Monétaire et financière ( SEF)
Préparer par : Habiba MANY
Encadrer par : Pr. Mustapha JAAD
Année universitaire
2022-2023
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Remerciement
Avant d’entamer mon travail, je tiens à
remercier infiniment toutes les personnes qui ont
contribué, directement ou indirectement, à la
réussite de ce projet.
Je remercie donc Pr. Mustapha JAAD, pour m’avoir
fait confiance et ainsi m’offrir de vivre cette
expérience professionnelle, à Pr. Mustapha JAAD
pour m’avoir formé avec rigueur et patience. Et
aussi n’oublie pas de remercie l’ensemble des
employées pour toute aide qu’ils ont pu me
prodiguer au cours de cette expérience.
Pour finir, je voudrai adresser mes
remerciements à mes parents, ma sœur, mes
frères, et à mes amies qui ont su m’apporter tout
le soutien et les moyens nécessaires pour la
réussite de mon cursus.
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Table des matières
INTRODUCTION GENERALE
CHAPITRE 1 : DEFINITION ET OBJECTIFS DE LA POLITIQUE
MONETAIRE ........................................................................................... 5
1. : DEFINITION.............................................................................. 5
2. : OBJECTIFS................................................................................ 5
CHAPITRE 2 : LES INSTRUMENTS DE LA POLITIQUE
MONETAIRE ........................................................................................... 6
CHAPITRE 3 : LES EFFETS DE LA POLITIQUE MONETAIRE
SUR L’ECONOMIE REELLE ............................................................... 9
CHAPITRE 4 : LES ORIENTATIONS DE LA POLITIQUE
MONETAIRE ......................................................................................... 10
CONCLUSION
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Introduction Générale
La politique monétaire est une politique conjoncturelle qui
inscrit dans le cadre de la politique économique générale.
Avec la politique budgétaire, la politique monétaire est l’un
des principaux instruments dont dispose les responsables
économiques d’un pays.
Définir une politique monétaire est une obligation pour un
pays, car la production de moyen de paiement, c’est -à-dire
la création monétaire, ne peut être laissée à la seule
indicative des agents privés.
Pour mettre en lumière ces propos, il a été estimé nécessaire
de consacrer d’abord une présentation globale du sujet.
Nous verrons ensuite une optique générale des objectifs,
instrument, les orientations, l’effet de la politique monétaire
sur l’économie réelle.
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Chapitre 1 : DEFINITION ET OBJECTIF DE LA POLITIQUE
MONETAIRE
1. Définition
La politique monétaire consiste à agir sur l’activité
économique par l’intermédiaire de la quantité de
monnaie en circulation et / ou du taux d’intérêt.
Depuis le 1er janvier 1999, la politique monétaire des
pays ayant adopté l’euro est placée sous la
responsabilité de la banque centrale européenne (BMC)
qui décide des mesures destinées à agir sur les
conditions de financement de l’économie. Les banques
centrales nationale nationales sont chargées d’appliqué
ces mesures.
D’autre part la politique monétaire est l’ensemble des
mesure prise par le pouvoir publics, et notamment la
banque centrale, visant à faire varier la quantité de
monnaie présente dans l’économie afin d’agir
indirectement sur la valeur de la devise nationale, sur la
production, l’investissement, la consommation et
l’inflation.
2. Objectifs
La mission officielle de la BME est de procurer à
l’économie la quantité de monnaie nécessaire pour
favoriser la croissance tout en préservant la stabilité et
la valeur de la monnaie au niveau interne (prix) et
externe (change)
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La politique monétaire doit, à la fois éviter un excès de
création monétaire et une insuffisance de liquidités
susceptible de freiner l’activité économique (ni trop, ni
trop peu) .la quantité de monnaie en circulation dans
une économie ne doit pas être faible car les agents
économiques : consommation, investissement, et
production. A l’inverse une quantité de monnaie trop
abondante met à la disposition des agents économiques
un pouvoir d’achat bien supérieur à la quantité de biens
disponibles, ce qui peut provoquer une hausse des prix
et générer l’inflation.
Considérant que l’inflation résulte d’une création
excessive de la monnaie, la BCE se consacre à la
maitrise de la croissance de la masse monétaire.
L’objectif prioritaire qui est assigné à la BCE par le
traité de Maastricht : maintenir le taux d’inflation
inférieur à 2%. Les indicateurs utilisés sont : le taux de
croissance de la masse monétaire et le niveau des taux
d’intérêt.
Chapitre 2 : LES INSTRUMENTS DE LA POLITIQUE MONETAIRE
Afin d’attendre les objectifs de la politique monétaire,
trois instruments sont utilisés : la liquidité bancaire, les
taux d’intérêt directeurs et le taux de change.
Pour réguler la masse monétaire, la BCE agir sur la
liquidité des banques afin de réduire indirectement les
montants des crédits accordés à l’économie. Pour cela,
elle privilégie l’utilisation de deux instruments
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monétaires : les réserves obligatoires et les
interventions sur le marché monétaire.
• Les réserves obligatoires consistent un
pourcentage des dépôts que les banques
commerciales doivent conserver de manière
permanente sur le compte ouvert auprès de la
banque centrale. En augmentent ce taux, la BCE
rend les banques moins liquides, ceci va les va les
inciter les banques à octroyer plus de crédits et à
créer plus de monnaie.
• Quotidiennement, l’ensemble des banques se
retrouvent sur le marché monétaire pour
effectuer des opérations de prêts et d’emprunts
de monnaie. Une banque qui a un besoin de
liquidités peut se financer auprès des autres
banques qui ont un excédent de liquidités. Les
interventions de la banque centrale sur le marché
servent à gérer la situation de la liquidité. Si, par
exemple, la banque centrale cherche à augmenter
la liquidité du marché, elle va acheter massivement
des créances (ex : bons du trésor détenu par les
banques) et distribuer en contre partie de la
monnaie supplémentaire. Inversement, si la
banque centrale désire diminuer la liquidité du
marché elle va vendre massivement des titres aux
banques contre de la monnaie. Ces opérations
« open market » ont pour résultat d’augmenter ou
de diminuer les liquidités et donc de les rendre plus
ou moins chères.
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Pour agir sur les taux d’intérêt, les banques
centrales utilisent les taux directeurs. Dans la zone
euro, les banques qui ont besoin de liquidités à
court terme peuvent emprunter auprès de la
banque centrale de leur pays. Elles doivent payer
un intérêt sur les sommes qu’elles empruntent. Le
taux d’intérêt utilisé lors de ces opérations est
appelé : « taux directeurs ». Les banques
appliquent ce taux directeur plus une marge aux
crédits qu’elles accordent à leurs propres clients.
Ce taux a par conséquent une importance
primordiale dans la distribution du crédit aux
entreprises et aux ménages.
Schématiquement, lorsque la BCE augmente son
taux directeur, le cout du crédit sera plus élevé car
il faudra payer plus d’intérêt. Le résultat, en
principe, est que les banques accorderont moins de
crédit, ce qui freinera la croissance de la
consommation et de l’investissement. La demande
globale baissera et l’économie ralentira ainsi que
l’inflation. Si au contraire la BCE diminue son taux
directeur, le crédit sera moins cher, ce qui incitera
les ménages et les entreprises à emprunter pour
consommer et investir, ce qui accélérera la
croissance économique ainsi que l’inflation.
La BCE est amenée à surveiller la position de
l’euro sur le marché des changes par apport aux
devises étrangères.
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Chapitre 3 : LES EFFETS DE LA POLITIQUE MONETAIRE SUR
L’ECONOMIE REELLE
Les agents économiques sont confrontés à des
besoins de financement pour consommer et
investir. Les conditions auxquelles ces agents
pourront trouver leur financement sont fixées via la
politique monétaire. Celle -ci exerce des effets sur
l’activité et le comportement des agents
économiques à travers quatre canaux de
transmission : le taux d’intérêt, le crédit, l’effet de
richesse et le taux de change.
➢ Le taux d’intérêt : lorsque la banque centrale
augmente ou diminue ses taux directeurs, le
coût du crédit augmente ou diminue. En
rendant le coût du capital moins cher, la baisse
des taux d’intérêt dynamise l’investissement
des entreprises et la consommation des
ménages.
➢ Le crédit : en rendant l’accès au crédit plus ou
moins facile et plus ou moins couteux, la
politique monétaire agit sur l’offre et la
demande de biens et de services. Durant la
crise financière de 2007-2008, ce canal a mal
fonctionné dans les pays touchés par la crise,
entrainant un ˆˆcrédit Crunchˆˆ le crédit
Crunch désigne un phénomène selon lequel
les banques rationnent quantitativement leur
offre de crédit, quel que soit le taux auquel
l’emprunteur et prêt à prendre le crédit. Le
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crédit Crunch est difficile à appréhender et à
gérer pour les autorités monétaires.
➢ L’effet de richesse : traduit la variation de la
demande consécutive à la variation de la
valeur du patrimoine des agents économiques.
Lorsque les patrimoines enregistrent des
moins-values, cela incite les agents
économiques à consommer moins et à
épargner plus. Inversement, lorsque les
patrimoines enregistrent des plus-values, cela
les incite à consommer plus et à épargner
moins.
➢ Le taux de change : les fluctuations des taux
de change ont une influence directe sur les
couts des importations et des exportations.
Une baisse du taux de change renchérit les
importations et peut stimuler les exportations
en diminuant leurs prix.
Chapitre 4 : LES ORIENTATIONS DE LA POLITIQUE MONETAIRE
C’est autour de cette question que s’affrontent les
monétaristes et les Keynésiens. Les monétaristes
prônent une politique monétaire restrictive tandis que
les Keynésiens préconisent une politique monétaire
expansionniste.
o Selon la théorie monétaire (Milton Friedman),
l’inflation a des causes uniquement monétaires.
Elle croit lorsque la masse monétaire est trop
importante. La politique monétaire doit donc se
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limiter à contrôler les causes de cette inflation. En
période d’inflation, une politique monétaire
restrictive est susceptible de réduire les tensions
inflationnistes. Cette politique se traduit par la
hausse des taux d’intérêt et la diminution des
liquidité bancaires, ce qui aboutit à une baisse des
crédits distribués, une baisse de la consommation
et de l’investissement, une baisse de la demande et
la réduction des tensions inflationnistes. Cette
politique comporte deux risques majeurs : le
ralentissement de la croissance et l’augmentation
du chômage.
o Pour les keynésiens, la politique monétaire ne doit
pas avoir pour seul objectif la lutte contre
l’inflation mais elle doit également poursuivre des
objectifs de croissance économique, de
production et d’emploi. Ainsi en période de crise,
une politique d’expansion monétaire est
susceptible de stimuler la demande globale. Elle se
traduit par la baisse des taux d’intérêts et un
accroissement des liquidité bancaires, ce qui
aboutit à un accroissement de l’offre de crédit, à
l‘augmentation de la consommation et de
l’investissement et donc à l’augmentation de la
demande globale. C’est une politique qui doit être
conduite avec précaution car elle peut générer de
l’inflation.
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Conclusion
Depuis 2008, du fait d’une situation de crise, le canal
du crédit et le canal du taux d’intérêt fonctionnent mal.
Pour éviter le plocage de ces deux canaux essentiels au
financement de l’économie, la BCE a mis en œuvre une
politique non conventionnelle. Trois mesures ont été
prises : augmenter massivement la quantité de monnaie
fournie aux banques, maintenir des taux directeurs
faibles et acheter des titres aux banques (y compris les
titres de mauvaise qualité).
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