0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
38 vues13 pages

Injections : Techniques et Contre-indications

Transféré par

ivombomarc2
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
38 vues13 pages

Injections : Techniques et Contre-indications

Transféré par

ivombomarc2
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Thème : les injections

Plan

Introduction

Définition+ préparation d'une injection

I. Injections sous cutanée


a. Définition et lieux d'injection
b. Matériel et techniques
c. Risques et contre indication

II. Injections intraveineuse


a. Définition et lieux d'injection
b. Matériel et techniques
c. Indications, contre indication

III. Injections intramusculaire


a. Définition et lieux d'injection (éléments anatomique et
physiologiques, identification des zones d'administration)
b. Matériel et techniques
c. Indications, contre indication, précautions

IV. Injections intradermique


a. Définition et lieux d'injection (éléments anatomique et
physiologiques)
b. Matériel et techniques
c. Indications contre indication, précautions
(Exemple de certaines interprétations des résultats de réaction
intradermique)

Conclusion

1
Définition

L'injection est une méthode courante pour administrer un médicament ou un vaccin.


Elles sont généralement faites par voie intraveineuse, intramusculaire, sous cutanée ou
intradermique. Nous devons savoir qu'il est très important de suivre les instructions des
professionnels de santé et de maintenir une bonne hygiène lors de l'administration.

Préparation d’une injection

 Chercher les matériels nécessaires ; vérifier l’intégralité des emballages, la date


d’expiration.
 Vérifier les dates de la prescription :
 L’identité de patient ;
 Les médicaments à administrer ;
 La dose à administrer ;
 La voie d’administration (dans le cas intramusculaire) ;
 L’heure de l’administration du médicament
 Laver les mains avec de l’eau et du savon
 Préparer la seringue – selon la technique présentée antérieurement.

2
I. les injections sous cutanée
a. Définition et lieux d'injection

C’est l’injection d’un médicament dans un tissu sous cutané.

Les différents lieux sont :


 Face supéro externe de la cuisse
 Face supéro externe du bras
 Région sus et sous épineuse de l’omoplate
 Paroi abdominale (région péri-ombilicale large)

b. Matériels et techniques

Les matériels sont :


 Plateau décontaminé ;
 Aguille à sous cutanée ;
 Seringue en fonction du volume à injecter ;
 Compresses stériles, antiseptique ;
 Container à objets tranchants et coupants ;
 Gants à usage unique

Les techniques :
 Les sites d’injection habituels sont les suivants : cuisses, abdomen, bras, région
scapulaire.
 Lavage antiseptique des mains ou friction hydro-alcoolique.
 Appliquer l’antiseptique.
 Pincer la peau en formant un pli.
 Introduire l’aiguille rapidement en un seul geste, en piquant sous un angle de 45 à
90° selon l’épaisseur du tissu cutané et le type d’aiguille sous cutanée utilisée.
 Aspirer en tirant sur le piston afin de vérifier l’absence de reflux sanguin, puis
injecter lentement un produit.
 Eliminer l’aiguille dans le container à objets tranchants ou piquants.
 Lavage antiseptique des mains ou friction hydro-alcoolique.
 Transmission écrite et orale.

c. Risques et contre-indications

Les risques sont :


 Réaction anaphylactique au produit injecté ;
 Infection ;
 Abcès stérile ;
 Lipodystrophie, hypertrophie tissus ;
 Erythème, douleur, nécrose tissulaire

Les contre-indications :
 État de choc ;
 Œdème ;
 Peau présentant une cicatrice ;
 Zone péri-ombilicale

3
II. injection intraveineuse

a. définition et lieux d'injection (sur une veine périphérique)


C’est l’introduction dans une veine d’un produit médicamenteux.

b. Matériels et techniques

Les matériels sont :


 Plateau décontaminé ;
 Aiguille intraveineuse ;
 Seringue en fonction du volume à injecter ;
 Compresses stériles, antiseptique ;
 Container à objets tranchants et coupants ;
 Gants à usage unique ;
 Un garrot décontaminé ;
 Une protection à usage unique

Les techniques :
 Choisir la veine ayant le plus gros calibre (bras gauche ou droit) ;
 Placer une protection sous le bras ;
 Lavage antiseptiques de mains ou friction hydro-alcoolique ;
 Mettre en place le garrot au-dessus du site d’injection pour faire gonfler la veine ;
 Mettre les gants à usage unique ;
 Appliquer l’antiseptique ;
 Tendre légèrement la peau au-dessous de la veine choisie de façon l’immobiliser et
introduire l’aiguille sous un angle de 30° environ, biseau vers le haut, la percer
doucement ;
 Vérifier le reflux sanguin en aspirant doucement avant et en cours d’injection ;
 Oter le garrot et injecter lentement le produit médicamenteux en évitant de
mobiliser l’aiguille.
 Jeter les déchets dans les contenants appropriés. Jeter les gants ;
 Laver les mains
 Surveiller le patient et demander au patient de signaler toute sensation de malaise
lors de l’injection (bouffées de chaleur, etc.)

c. Indications et contre-indications

Les indications
 Dès l’introduction du cathéter veineux périphérique, les injections intraveineuses
sont de plus en plus rares.
 Peut s’utiliser quand on doit injecter un seul type de médicament et le patient n’a pas
besoin d’un cathéter veineux pour d’autres administrations.
 Cette technique peut s’utiliser aussi pour la prise de sang pour les analyses de
laboratoire, bien que les dernières années on ait utilisé des dispositifs spéciaux pour
cette manœuvre.

Les contre-indications
 Le refus du patient.

4
 Allergie au médicament à administrer ou aux matériels qui composent l’aiguille ou
la seringue.
 Parti du membre qui présente un traumatisme, œdème, brûlure, phlébite, thrombose.
Il y a un risque d’extravasation ou déficit de circulation ;
 Les membres où il y a des fistules pour la dialyse ou des shunts. Il y a un grand
risque d’infection.
 L’administration des solutions qui ne correspondent pas à l’administration de
périphérique. Il y a certaines solutions dont le pH ou l’osmolarité ne permet pas leur
administration par cette voie. Egalement certains vasopresseurs ou
chimiothérapiques ne sont pas recommandés à être administrés par voie veineuse
périphérique.
 Le membre supérieur ipsilatéral à la partie qui a souffert une intervention
chirurgicale comme la mastectomie radicale. Dans cette situation, la circulation
lymphatique et veineuse peut être affectée. Canuler une veine à ce niveau peut
favoriser la thrombose.
 Attention aux patients avec des coagulopathies ou à ceux qui prennent des
anticoagulantes oraux ou injectables !! Il faut maintenir la compresse pour 15
minutes. Contre-indication relative de la ponction s’il y a un niveau très baissé des
thrombocytes ou une altération grave de la coagulation. Chez les patients à
traitement avec héparine non fractionnée, on fait la ponction 4-6 heures après
l’administration de la dose ou même avant l’administration de la dose. Chez les
patients à traitement avec héparine fractionnée on fait la ponction à 12 heures après
l’administration de la dose.

Matériels nécessaires :
 Gants ;
 Antiseptique ;
 Garrot ;
 Compresses de gaze

5
III. Injections intramusculaire

a. Définition, Lieux d'injection (éléments anatomique et


physiologiques, identification des zones d'administration)

L’injection intramusculaire est la manœuvre qui permet d’introduire les substances


médicamenteuses dans le tissu musculaire strié. La voie musculaire permet un effet
systémique rapide et l’absorption d’un grand volume de substance médicamenteuse.

 L’injection intramusculaire se fait en 3 régions anatomiques : la région deltoïdienne,


la partie supérieure et latérale de la région glutéale (les fesses) et la parte latérale de
la cuisse. Dans ces régions il y a des muscles bien représentés et on peut éviter de
léser des éléments vasculaires et musculaires.
 La région deltoïdienne correspond au muscle deltoïde :
 En profondeur il y a le nerf radial et l’altère brachiale, qui entoure l’humérus
du postérieur vers l’avant.
 Le relief du muscle deltoïde peut être facilement identifié en tenant les bras
en abduction.
 Le muscle a presque la forme d’un triangle avec la base en haut et le sommet
en bas.
 Le nerf et l’artère sont situés en position inférieure par rapport au sommet de
ce triangle.
 Dans la région fessière il y a les muscles fessiers (glutéaux) :
 Dans la partie médiale il y a le nerf sciatique.
 Faire l’injection dans la partie latérale et supérieure de la région glutéale.
 Au niveau de la cuise il y a les muscles vastes latéral, vaste médial ; vaste
intermédiaire et droit fémoral.
 L’injection dans cette région se fait d’habitude chez les enfants, mais elle
présente le risque de léser les branches du nerf fémoral et d’atrophie
musculaire.
 L’injection se fait dans la partie latérale de la cuisse correspondant au muscle
vaste latéral.
 Le volume de solution administrative par voie intramusculaire est en moyenne.
 1-2 ml au niveau de la fesse ou de la cuisse chez les adultes.
 2-3 ml au niveau de la fesse ou de la cuisse chez les adultes avec une grande
masse musculaire.
 0,5-1 ml dans la région deltoïdienne
 0,5-1 ml dans toutes les 3 régions chez les enfants.

Il y a des régions identifiables où l’on peut administrer l’injection intramusculaire.


1. Pour la région deltoïdienne.
Variante 1

6
 Identifier par la palpation le processus d’acromion de la scapula et l’insertion
humérale du deltoïde. Sur le relief du muscle deltoïde on projette un triangle
imaginaire délimité par :
 Une ligne horizontale imaginaire 1-4 cm sous le processus d’acromion.
 Un point situé environ 2-4 cm au-dessus de l’insertion humérale du muscle
deltoïde. On fait l’injection dans le site du triangle délimité.
Variante 2
 Tracer une ligne horizontale imaginaire à travers l’axile.
 Tracer une ligne verticale imaginaire à travers le processus d’acromion.
 Faire l’injection autour de l’interaction des 2 lignes

2. Pour la région fessière


2.a L’injection dorso-glutéale – le patient est allongé en décubitus ventral.
Variante 1
 Identifier les grandes trochanters (droit et gauche) (la partie la plus latérale du corps.
 Identifier le pli inter-fessier
 Diviser la fesse en 4 quadrants par 2 lignes imaginaires.
 Une ligne horizontale qui réunit les 2 grands trochanters (la ligne inter-
trochantérienne)
 Une perpendiculaire sur la première moitié de la distance entre le pli inter-
fessier et le grand trochanter
 Faire l’injection dans le cadran supéro-externe.
Variante 2
 Identifier le grand trochanter et le pole supérieur du pli inter-fessier.
 A approximativement 3 cm en latéral et 3 cm supérieur du pole supérieur du pli inter-
fessier il y a l’articulation sacro-iliaque.
 Faire l’injection au-dessus et en latéral de cette ligne.

2.b L’injection ventro-glutéale – le patient est en position de décubitus latéral.


Variante 1
 Identifier l’épine iliaque antéro-supérieure et grand trochanter.
 Poser la paume sur la cuisse du patient en tenant sur le grand trochanter et en
orientant le pouce vers la partie antérieure de l’abdomen, poser la pointe de l’index
sur l’épine.
 Déplacer le majeur sur la crête iliaque (ouverture maximale des doigts)
 Délimiter un triangle entre la crête iliaque et les 2 doigts. Faire l’injection dans la
zone du triangle délimité.
Variante 2
 Poser la paume sur la cuisse du patient à partir de l’épine iliaque antéro-supérieure.
 Mesurer avec la paume 10-12 cm de l’épine vers le postérieur et vers l’inférieur.
 La partie couverte par la paume représente la zone où il faut faire l’injection.

3. Pour l’injection au niveau de la cuisse


 Identifier le grand trochanter et la rotule.
 Mesurer environ 10 cm (la largeur de la paume) au-dessous du trochanter, à ce
niveau c’est la limite supérieure de la zone de l’injection.

7
 Mesurer environ 10 cm (la largeur de la paume) au-dessus de la rotule, à ce niveau
c’est la limite inférieure de la zone de l’injection.
 Faire l’injection à côté de la ligne verticale tracée au milieu de la cuisse entre les
limites précisées.

b. Matériel et techniques
Les matériels sont :
 Les médicaments à administrer
 Une seringue (1-5 ml)
 Une grosse aiguille (18G) – pour remplir la seringue
 Une aiguille pour l’injection (20-22G) si la substance médicamenteuse est
visqueuse ; on peut utiliser une grosse aiguille – 18G. Les aiguilles utilisées pour
intramusculaire sont longues (2,5-4 cm) afin de les introduire dans la masse
musculaire des patients obèses y compris, avec un hypoderme épais.
 Des gants.
 De l’alcool.
 Des compresses stériles

Les techniques d’injection :


 Poser les matériels nécessaires près de lit du malade
 Expliquer au patient ce qu’on va lui faire
 Laver les mains avec de l’eau et du savon
 Choisir l’endroit de l’injection, délimiter la zone de l’injection selon les règles
précisées antérieurement
 Badigeonner le tégument avec de l’alcool
 Introduire l’aiguille à 90°, d’un seul mouvement, ni trop brusquement (déchirer les
tissus), mais ni trop doucement (causer de la douleur)
 Aspirer en mouvant le piston en arrière pour vérifier si la pointe de l’aiguille
ne touche pas au vaisseau de sang
 Lorsque la main dominante est utilisée pour maintenir la position, utiliser
l’autre main pour actionner le piston.
 Retirer l’aiguille dès que le sang entre dans la seringue, faire l’injection dans
un autre site.
 Introduire le médicament dans la masse musculaire en poussant le piston
 Ne pas forcer l’injection du médicament en poussant fermement le piston, certains
médicaments peuvent causer douleur lors de l’injection ; ceux-ci peuvent causer une
plus grande douleur si le médicament est injecté rapidement.
 Retirement l’aiguille
 Appliquer un tampon et presser doucement
 Jeter l’aiguille dans une poubelle pour les matériels aigus utilisés.
 Vérifier si le patient se sent confortable
 Enregistrer les médicaments administrés dans le dossier du patient.

8
c. Indications, contre-indications, précautions
Indications :
 L’injection intramusculaire a seulement un but thérapeutique
 Par cette voie on peut administrer une large variété de substances

Contre-indications :
 Ne pas administrer l’injection intramusculaire dans les zones enflammées, avec des
infections locales ou des cicatrices.
 Ne pas administrer l’injection intramusculaire chez les patients souffrant des
troublrd de coagulation.
 Ne pas administrer l’héparine par voie intramusculaire, mais par voie sous-cutanée
intraveineuse.

Précautions :
 Pas d’IM si le malade est sous traitement anticoagulant, si hémophile, si
thrombopénie, si patient porteur d’une PTH.
 Ne pas injecter de produits hypertoniques (risque de nécrose) ni produits
spécifiquement IV ou SC (héparine ou insuline par exemple).
 Si produit huileux, faire tiédir l’ampoule.
 Les associations médicamenteuses ne sont pas recommandées mais restent possible
(risque de précipitation).

9
IV. Injections intradermique

a. Définition et lieux d'injection (éléments anatomique et physiologiques)

L’injection intradermique est un acte médical qui consiste en l’introduction d’un volume
réduit de substance médicamenteuse dans l’épaisseur du derme, immédiatement sous
l’épiderme.

 Le tégument est formé par l’épiderme, le derme et l’hypoderme


 Le derme est, d’un côté, un tissu consistant (dans lequel la substance introduite
diffuse lentement) et, de l’autre côté, un tissu bien vascularisé (important pour
initier la réaction immune qui doit être testé) ; par conséquent, il y a les
conditions nécessaires pour que la réaction de test soit limitée localement – les
signes de la réaction peuvent être observés facilement, tout en évitant les
éventuels effets systémiques.
 L’épaisseur du derme varie de 1-2 à 4 mm ; le lieu d’injection est choisi en
fonction de son accessibilité ; de son absence de la pilosité et de l’élasticité du
tégument ; conformément à ces critères, l’endroit préféré pour effectuer
l’injection intradermique est la face antérieure des avant-bras.

b. Matériel et techniques
Les matériels sont :
 Une seringue de 0,5-1 ml avec une aiguille de 25-30G
 Une aiguille de remplissage
 La substance à injecter, correctement diluée
 Une solution antiseptique (alcool) et un tampon pour désinfecter le tégument
 Des gants
 Un contenant pour objets pointus et tranchants

Les techniques :
 Préparer le matériel (voir ci-dessus)
 Expliquer au patient en quoi consiste le geste médical
 Le patient se tient en position assise, l’avant-bras appuyé sur la table ou sur le dossier
de la chaise.
 Aseptiser le tégument sur la face antérieure de l’avant-bras avec un tampon imprégné
d’alcool.
 Si la peau de l’avant-bras est flasque, il est préférable de tendre le tégument en
utilisant la main dominante ; tenir dans la paume la face postérieure de l’avant-bras
et tendre la peau de la face antérieure entre les doigts II-V d’un côté et le doigt I de
l’autre côté.
 Tenir la seringue avec la main dominante entre les doigts II-V, d’un côté et le pouce
de l’autre côté
 Maintenir la seringue parallèle aux doigts II-V, l’embout et l’aiguille orientés
vers le doigt II et le piston orienté vers le doigt V.
 Il est déconseillé de tenir les doigts sur le piston pendant cette étape, afin
d’éviter le risque d’appuyer sur le piston prématurément.
10
 De même, le piston ne doit pas être orienté vers la paume (on pourrait appuyer
trop tôt)
 Tenir la seringue de la main dominante, introduire l’aiguille, le biseau vers le haut,
par la peau, dans un angle d’approximativement 15° (presque parallèlement au plan
cutané) ; introduire l’aiguille 1-2 mm de façon à ce qu’elle soit visible par la
transparence de l’épiderme.
 Introduire la substance médicamenteuse en poussant lentement le piston ; suite à
l’introduction de la substance, l’épiderme est soulevé et il apparaît une petite
élévation de l’épiderme (papule) avec le diamètre de 5-6 mm, blanchâtre.
 L’injection est correcte si …
 … la papule apparaît (si celle-ci n’apparaît pas, la substance a été introduite
trop profondément, dans l’hypoderme ; il est nécessaire de répéter l’injection
à un autre endroit)
 … si aucun saignement n’apparaît
 Retirer l’aiguille, appliquer un tampon, sans appuyer
 Jeter l’aiguille dans le contenant pour objets pointus et tranchant, le même geste pour
l’ampoule de verre d’où la substance a été aspirée
 Consigner dans les documents médicaux du patient (la feuille d’observation, la lettre
médicale, le bulletin médical, etc.) le geste médical effectué. Préciser :
 La substance administrée et la dose
 La date et l’heure de l’administration
 Parfois on administre la substance à tester sur l’avant-bras droit et une
substance-témoin (sérum physiologique) sur l’avant-bras gauche ; ce geste
médical doit être également consigné
 Il est possible de marquer pour un petit cercle la taille de la papule apparue
après l’injection ; la papule disparaît en quelques minutes et le marquage sera
utile pour interpréter le résultat
 Parfois le test se fait pour plusieurs substances à la fois :
 Faire une liste avec les substances à tester et attribuer un numéro à chaque
substance sur la liste
 Après l’injection de chaque substance, écrire le numéro sur le tégument, à
côté de la papule correspondante
 De cette façon, à la lecture des résultats on identifie plus facilement la
substance pour laquelle la réaction est positive et celle pour laquelle la
réaction est négative.
 Interpréter le résultat de l’intradermo-réaction.

c. Indications contre-indications, précautions


(Exemple de certaines interprétations des résultats de réaction intradermique)

Indications :
L’injection intradermique est pratiquée habituellement dans un but diagnostique. Par
exemple :
 La réaction à la tuberculose (PPD), nommée aussi réaction de Mantoux, qui teste
l’immunité à médiation cellulaire au dérivé protéique purifié extrait du bacille
tuberculeux.
 La réaction de Schick, qui teste l’immunité / la susceptibilité à la diphtérie.
11
 Tester la sensibilité à une allergène possible (ou à plusieurs substances à potentiel
allergène – anesthésiques locaux, antalgiques).
Beaucoup plus rarement, l’injection intradermique peut être utilisée dans un but
thérapeutique pour le traitement de désensibilisation en cas de maladie allergique.
Le principe de la méthode consiste en l’administration intradermique de doses
progressives d’allergène standardisé ; on commence avec des doses infinitésimales
qui ne provoquent pas de réaction allergique et on augmente progressivement la dose
pour induire la tolérance immune chez le patient.

Contre-indications et précautions :
 L’injection ne sera pas effectuée dans les zones avec infections cutanées, cicatrices
ou hématomes.
 Le test pour l’évaluation de la sensibilité aux allergènes utilisé de très petites
quantités de substance, en suivant le protocole du test et sans dépasser les
concentrations requises.
 Lorsque l’injection intradermique est effectuée dans un but thérapeutique
(désensibilisation), il y a le risque de déclencher une réaction allergique ; le respect
des doses prévues dans les guides de traitement réduit ce risque.

12
Conclusion

Exemples de certains résultats de l’intradermo-réaction


 Interpréter le résultat de l’intradermo-réaction
 Après 20-30 minutes, pour l’immunité à médiation humorale (exemple le test
pour une allergène).
 Après 72 heures, pour l’immunité à médiation cellulaire (par exemple la
réaction à la tuberculine).
 Rechercher l’apparition d’une induration (voire une phlyctène) et la
dimension de celle-ci. Par exemple, dans le cas de l’intradermo-réaction à la
PPD :
o Induration inférieure à 2 mm = résultat négatif.
o Induration supérieure à 15 mm ou phlyctène chez un patient en bonne
santé = réaction positive.
o Chez les personnes ayant été exposées à une bacille tuberculeux (par
exemple le personnel médical de services de pneumo-phtisiologie)
une induration supérieure à 10 mm est considérée comme une réaction
positive
o Induration supérieure à 5 mm chez le patient à immunité compromise
= réaction positive.

13

Vous aimerez peut-être aussi