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La Bruyère : Critique du rapport à l'argent

Ce résumé analyse un extrait des Caractères de Jean de La Bruyère qui critique la société de son époque. Il dénonce la tromperie dans le commerce, la recherche excessive des intérêts financiers et les inégalités sociales entre riches et pauvres. Le moraliste condamne les ravages de l'argent et met en lumière une société inégalitaire.

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La Bruyère : Critique du rapport à l'argent

Ce résumé analyse un extrait des Caractères de Jean de La Bruyère qui critique la société de son époque. Il dénonce la tromperie dans le commerce, la recherche excessive des intérêts financiers et les inégalités sociales entre riches et pauvres. Le moraliste condamne les ravages de l'argent et met en lumière une société inégalitaire.

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Texte 11 : Remarque 42 à 47

Introduction Le XVIle siècle est un siècle majeur en littérature, marqué


par deux courants littéraires - à savoir le baroque ayant marqué l'art
et l'architecture, sans oublier la musique et la danse, ainsi que le
classicisme se définissant par 3 mots clés : la clarté, la rigueur et la
raison lesquels s'accompagnent de règles édictées en littérature
notamment pour le théâtre avec la règle des 3 unités. La visée de ce
mouvement littéraire est de tendre l'idéal De nombreux auteurs sont
publiés, comme Mme de la Fayette dans le cadre du roman, Molière
dans le cadre du théâtre et également Jean de la Bruyère qui publie
en 1688, Les Caractères. Au cœur de cette œuvre, celui-ci
s'intéresse aux mœurs de son époque dont il critique certains
aspects. En effet, la forme est assez libre, de longueur variée, de
registres différents et l'auteur y met en scène une série de portraits
satiriques qui présentent des contres modèles de la société
classique. L'auteur porte un regard acéré de moraliste sur les
Hommes de son temps, souvent, il les dénonce avec ironie voire
insolence.
Dans le cadre de cet extrait porté à notre étude, les fragments 42 à
47 sont extraits de la section Des Biens de Fortune., laquelle Éaque
le pouvoir des hommes par rapport à l’argent.

Problématique : Dès lors, nous verrons en quoi, et comment le moraliste dénonce-t-il le


rapport entre les hommes et l’argent ?

Afin d'y répondre, je verrais alors les 3 mouvements qui constituent cet extrait à savoir, la
tromperie (fragments 42 et 43), la recherche des intérêts financiers (fragments 44 à 46) avant
d'analyser les inégalités sociales (dernier fragment)

Mouvement 1 : Dès le fragment 42, La Bruyère expose une certaine tromperie par un infinitif
passif "après avoir trompé" mais également l'univers marchand, par les choix des verbes "on
ouvre [...] on étale" ; ici, l'auteur insiste sur le fait que la fourberie est monnaie-courante,
notamment dans ce domaine-là. Le type de marchandise n'est pas désigné, car le plus
important pour la Bruyère est de montrer ce qu'il en est, plutôt que la marchandise elle-
même. On constate que l'auteur fait une chronologie du matin au soir : "tous les matins" et
"[...] tout le jour", ces expressions soulignent une idée d'habitude, que cela se passe tout le
temps. Par ailleurs, le moraliste privilégie une description essentiellement péjorative,
dépréciative par rapport aux commerces avec le verbe "tromper". Quant au fragment 43,
l'auteur présente un portrait anonyme d'une catégorie professionnelle "le marchand" L4
lequel est envisagé dans sa généralité. Ses activités sont fallacieuses, comme il est dit dans le
texte il "fait des montres pour donner de sa marchandise ce qu'il y a de pire" ; il nous indique
que son but est de montrer et d'être vu plutôt que d'être du côté de la qualité démontrant
alors l'idée du paraître. Pour autant, une description pratique insistant sur le paraître est
faite des ventes, il n'en reste pas moins une part de mystère car sont utilisés les termes :
"cacher" L6 et "fausses et mystérieuses" L8, ces termes participent à l'impression que ce
marchand est vu comme étant un charlatan. Il semble tromper son public, mais surtout
s'enrichir au détriment d'autrui : "afin que celui à qui il l'a livrée la lui paye en or qui soit de
poids".

Mouvement 2 Ensuite, dans le cadre du fragment 44; l'auteur généralise le propos dans un
sens où est évoqué "le pauvre" L12, et cette idée de généralisation se poursuit avec
l'utilisation de termes tels que "l'homme de bien", "l'opulent" L13. On précise "dans toutes
les conditions", cette expression prouve que ce n'est pas qu'une seule condition qui est
envisagée. Nous pouvons également remarquer l'utilisation d'antithèses, car s'opposent le
terme de pauvre et, à nouveau "l'homme de bien" est accompagné par "la friponnerie".
Suivies d'une litote : "le savoir-faire" L14 montrant que la tromperie possède des limites. En
ce qui concerne le mot "probité", à la fin du fragment 44, celui-ci est paradoxalement utilisé
par rapport à l'univers de la marchandise précédemment évoquée. A présent, dans le cadre
du fragment 45, ce dernier renforce l'idée de stratégie adoptée ; en effet, nous avons
l'utilisation d'un comparatif de supériorité "le plus court et le meilleur [...]“ L18/19. Nous
comprenons ainsi, que les intérêts personnels dominent par rapport aux intérêts d'autrui, et
ceci, nous pouvons le voir par rapport à l'emploi de "leurs intérêts" et du pronom personnel
"vous" L20. De son côté, le fragment 46 met en lumière 2 temps - à savoir d'une part, les
moyens utilisés pour l'enrichissement et les résultats d'autre part, l'emploi du mot "ensuite".
Cela est suspect grâce au mot Équivoque, mais également grâce au verbe "cacher" que l'on
retrouve à la L24, ou l'adjectif "discrète" L26. En outre, est évoqué l'univers agricole avec les
termes: "cultivent", "récolte" ; ici, l'argent préoccupe et est vu comme une divinité, une
"dévotion" nous dit-on à la ligne 26.

Mouvement 3 : Enfin, dans le dernier fragment, nous pouvons remarquer qu'il s'ouvre sur un
triste constat : "il y a des misères [...] qui saisissent le cœur", il s'agit ici, d'une métonymie
employée pour créer une certaine empathie. Concernant ces misères (ligne 28), elles sont
présentées, nous dit-on par le manque d'aliments (ligne 29), par une saison : l'hiver, on nous
dit même qu'ils appréhendent de vivre (ligne 30), c'est un jeu essentiellement observateur
mettant en lumière une catégorie sociale moindre - à savoir les pauvres. Par un jeu
d'opposition, est envisagée l'opulence des riches, elle a lieu ailleurs : "on mange ailleurs des
fruits précoces" L30/31 ici, probablement, est désignée la cour du roi. La Bruyère met ainsi
en avant, une société inégalitaire. Au fragment 47, il est souligné que les paysans mènent
une vie difficile, or les riches eux, ont l'air d'en profiter davantage : "de simples bourgeois,
seulement à cause qu'ils étaient riches" L32/33. Le "je" qui observe apparait plus bas, ainsi
l'argent joue un rôle central, et est dénoncé par le moraliste implicitement ; il fait preuve
d'humilité quand il souligne : "et si je le puis" à la fin du fragment. Alors qu'il se montre
essentiellement absent, ici, il intervient de manière directe, ce qui renforce son caractère
hypocrite.

Conclusion : En somme, dans sa globalité, cet extrait se compose de 6 remarques


essentielles, montrant les ravages de l'argent. Le moraliste met en évidence une
condamnation. L'énonciateur condamne à la fin du texte, principalement les grandes
extrémités ; une société qui est donc inégalitaire. Il s'agit d'un réel combat qu'ont mené les
écrivains et notamment Victor Hugo avec Les Misérables, où celui-ci dénonce la misère
sociale.

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